Investissements étrangers, affaire Canal+, montres Swatch… : Le Club | 28 minutes | ARTE
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 2:00OuverteRéponse directe
La France reste-t-elle le pays le plus attractif d'Europe pour les investissements étrangers ?
- 4:00OuverteRéponse directe
Les investissements chinois en France sont-ils une bonne nouvelle ?
- 6:00OuverteRéponse directe
La baisse des investissements en R&D (-47%) est-elle préoccupante ?
- 8:00RelanceRéponse directe
La nomination d'Emmanuel Moulin à la Banque de France est-elle un recasage politique ?
- 10:00OuverteRéponse directe
Pourquoi cette nomination a-t-elle ulcéré l'opposition ?
- 12:00OuverteRéponse directe
L'UE doit-elle sanctionner Israël après les images de la flottille de Gaza ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 10:40Thomas PorcherFait
« Il faut pas que l'Europe ait une géométrie variable dans les sanctions qu'elle attribue. »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Bonsoir et bienvenue coucou nous revoilà, je suis ravi de vous accueillir dans ce nouveau numéro du club de 28 minutes, vous connaissez la maison, elle est très bien fréquentée par nos clubistes bien sûr, ils sont économistes essayistes dessinateurs et vont se pencher dans un instant sur l'actualité de la semaine au menu ce soir tempête sur la Croisette à l'occasion du Festival de Cannes une pétition signée par près de 2000 professionnels du cinéma dénonce l'emprise croissante de Vincent Bolloré le président de Canal Plus Maxime Saada réplique en menaçant de ne plus travailler avec les signataires. La place majeure de cette entreprise dans le cinéma lui donne une voix qui compte. Je regrette que la réponse disproportionnée à tout le moins apportée aux inquiétudes bien réelles qui se sont exprimées les avis valent alors.
Mais le monde du cinéma reconnaît aussi que jusqu'ici Canal Plus a toujours respecté ses engagements sans exercer de censure. Alors le cinéma et Canal Plus peuvent-ils vraiment se combattre et se passer l'un de ? La bataille culturelle sera-t-elle au cœur de la présidentielle de ?
On en débattra. Puis nous accueillerons un monument du punk Didier Van Pass. Depuis près de 45 ans, il écume la scène hexagonale pour chanter la banlieue, le monde ouvrier, la révolte sans jamais se prendre sérieux.
La preuve pour leur 15e album Les Van Pass se sont philosophes pour répondre à l'indépassable question "Où ?" Et en fin d'émission, nous retrouverons notre philosophe à nous le toujours méditatif David Castello Lopez. Salut David.
Bonsoir Renaud. De quoi nous parlez-vous ce ? Euh du mobilier de bureau.
C'est de niche mais j'ai des choses à dire. Quelle bonne idée à tout à l'heure David. Voilà donc le programme du club de 28 minutes, c'est parti.
Bonsoir Marjorie Adelson. Bonsoir Renaud. Bienvenue à vous Marjorie et Frédéric Says bien sûr c'est un Bonsoir Renaud.
Bienvenue à tous les deux les amis voici nos clubistes de ce soir. Bonsoir Julie Graziani. Bonsoir Renaud.
Ravi de vous retrouver Julie, je rappelle que vous êtes essayiste et que votre dernier ouvrage paru aux éditions de l'Artilleur s'intitule Les Escrocs, le blanchiment des idées sales. À vos côtés Isabelle Saporta, bonsoir Isabelle. Bonsoir.
Bienvenue essayiste éditorialiste. Et à vos côtés Thomas Porcher. Bonsoir.
Salut Thomas, bienvenue économiste membre des économistes atterrés, professeur à la Paris School of Business. Votre dernier livre co-écrit avec votre compère Dominique Seux. Ce sont Les Débats de l'éco, il vient de paraître cet ouvrage aux éditions Plon et au pupitre c'est notre ami Thibault Soulcié.
Salut Thibault. Salut Renaud. Toujours ?
À fond. Ça tombe bien et je rappelle votre dernier votre dernière BD Dans la tête d'un dessinateur de presse paru aux éditions XP. Tout de suite Frédéric la première actualité de la semaine.
C'est un paradoxe hein la crise économique est là et pourtant la France reste plus attractive que ses voisins européens. Oui voilà qui devrait réjouir l'Élysée où les bonnes nouvelles ne sont pas légions en ce moment. La France conserve son titre de pays le plus attractif d'Europe, plus de 850 projets d'investissement étrangers l'an dernier devant le Royaume-Uni et devant l'Allemagne comme un démenti au pessimisme ambiant selon le directeur de Business France, c'est l'organisme chargé de promouvoir les entreprises françaises à l'étranger.
Nous sommes premiers sur un certain nombre de sujets, les sujets industriels, les sujets liés aux data centers et ça c'est bien parce que ça prouve que les investisseurs veulent s'établir en France. Nous avons alors un peu plus que les autres. C'est vrai mais ça reste on reste à notre première place et je suis content de voir que alors certains alors que certains même nous avaient prédit que nous allions perdre notre première place, nous le sommes toujours.
Et cette première place est bien sûr un trophée politique pour Emmanuel Macron qui justifie sa politique de l'offre depuis 2017 justement par cette volonté d'être attractif pour les investisseurs à l'étranger. Alors il y a beaucoup de nuances à apporter mais Isabelle Saporta, quand on entend le discours du MEDEF qui dit que la France est trop bureaucratique, trop fiscalisée. Ça c'est une sorte de de démenti pour ?
Bah en fait quand on lit en les lignes mais mais Thomas Porcher sera beaucoup plus brillant que moi pour le faire, c'est qu'on se rend compte que malgré tout pour les investissements en recherche et développement, ça ça ça tombe que c'est effectivement beaucoup d'investissements mais moins pourvoyeurs d'emplois que d'habitude. Donc on voit qu'il y a malgré tout des bémols. Et par contre ce qui est assez intéressant, c'est qu'il y a plus de d'investissements chinois.
Et qu'on voit effectivement pour la première fois une des Chinois qui sont prêts à investir dans une usine d'automobile en France. se rend compte que le transfert de technologie qui jusqu'à présent était effectivement du monde occidental vers la Chine est aujourd'hui dans le sens inverse et je me dis peut-être demain miracle que la politique tarifaire de l'Europe touchée par la grâce permettra effectivement de réimplanter des usines chinoises chez nous plutôt que l'inverse. Hmm.
Thomas Porcher, la Chine va nous sauver ? Mais non mais Isabelle a pointé quelque chose de très intéressant. C'est-à-dire que les investissements directs étrangers, c'est plusieurs choses.
Soit on peut effectivement ouvrir une usine et créer des emplois, ce qui est une bonne chose. Mais soit on peut racheter un fleuron français et là c'est compté comme un investissement. Une des Chinois qui rachètent, je sais pas moi, Renault ou autre chose, c'est compté comme un investissement direct étranger.
Et c'est une mauvaise chose parce qu'il peut le racheter, récupérer le savoir-faire, restructurer l'entreprise, détruire même des emplois mais ça comptera quand même comme un investissement étranger. Donc il faut plutôt regarder le solde entre les créations d'usines et les usines qui disparaissent et là le solde est repassé dans le négatif depuis 2 ans. Hmm.
D'ailleurs la Chine investit beaucoup en en Hongrie, c'est aussi ça une forme de soft power. On sait que Viktor Orbán était au pouvoir pendant longtemps en Hongrie, Julie Garcianne. Oui, beaucoup et c'est pourquoi que la notion d'investissement étranger doit aussi être prise avec précaution parce qu'on sait que ça peut être un vecteur d'influence étrangère.
Il y a d'ailleurs un contrôle des investissements étrangers qui est réalisé en France. Plus généralement sur le plan politique, cette question des investissements et des chiffres, on peut la lire de différentes manières. Oui, en valeur absolue les annonces paraissaient importantes, première place du podium, vous l'avez dit.
En proportion de diminution des intentions d'investissement, il y a quand même une baisse qui est significative et qui est préoccupante. Ensuite, les intentions ne pas forcément lieu à des concrétisations dans les années qui suivent et surtout surtout l'investissement, il doit être appréhendé vraiment en amont et en aval. En aval, les investisseurs c'est évident attendent un retour de leurs investissements donc ils ont besoin de stabilité politique, réglementaire et fiscale pour faire leur tableau et savoir ce qu'ils pourront mettre par rapport à ce qu'ils peuvent en attendre et surtout en amont et ça je le dis parce que tout brillant qu'il soit je veux pas X me le dira pas.
La petite méfiance à laquelle on a assisté de haro sur les holdings avec la taxe humaine et la volonté de taxer les holdings, attention parce que la vocation d'une holding c'est de thésauriser des fonds pour pouvoir ensuite les investir. Et sans doute dans un temps long. Non, c'est pas fait que pour acheter des choses mais pas que pour investir aussi.
En tout cas, c'est très important. En tout cas, c'est normal que les sommes qui sont dédiées in fine à l'investissement soit soulagé d'impôts pendant le temps où elles sont accumulées pour pouvoir ensuite être investi. Isabelle Saporta, vous parlez tout à l'heure de la baisse des investissements étrangers dans la recherche et le développement, c'est - 47 % est-ce qu'il faut ?
Est-ce que ça veut dire que maintenant on est à la traîne dans ? Écoutez-moi, il y a un il y a une audition qui m'a qui m'a sapé le moral je pense pour l'année à venir, c'est celle d'Arthur Manches effectivement devant le Parlement français c'est-à-dire le patron exactement et qui dit soit il y a un sursaut européen pas que français dans les quelques mois qui viennent dans les 2 ans il dit en fait même les 18 mois qui viennent notamment sur la recherche et développement sur un marché parce que plus que les holdings sur un marché unifié des capitaux européens, sur un marché unifié d'énergie parce que ce sera le seul moyen en fait pour être capable de faire face à l'intelligence comment dire l'intelligence artificielle américaine. Vous savez que l'intelligence artificielle américaine ils mettent chaque jour qui passe chaque jour qui passe 3 milliards sur les projets de recherche et développement sur l'intelligence artificielle.
Donc effectivement 1, a intérêt à capitaliser à avoir des investissements français sur notre recherche et développement mais aussi être capable de faire enfin cette Europe pour pouvoir avoir un marché unifié. pour une masse critique Ça c'est hyper important. Vous allez voir Isabelle que Thibault Soultz va nous redonner de l'espoir, n'est-ce pas ?
Oui, parce que l'économie française va mal, assez mal et Macron propose qu'on demande au pape de la ressusciter quand il viendra en septembre. Voilà. C'est comme si c'était fait.
Merci Thibault. Frédéric, on va enchaîner avec votre duel de la semaine. Ce duel, il oppose un insoumis à un gouverneur, un futur gouverneur.
Oui, Renaud à ma gauche, Eric Coquerel, 67 ans, député LFI, président de la commission des finances de l'Assemblée nationale. À ma droite, Emmanuel Moulin, 57 ans. Jusqu'ici, il était le plus proche collaborateur d'Emmanuel Macron, son secrétaire général à l'Élysée.
Et bien, il va devenir le prochain patron effectivement de la Banque de France. Cette nomination a ulcéré l'opposition très clairement. Elle y voit le fait du prince à moins d'un an de son départ.
Emmanuel Macron place ses fidèles et verrouille l'appareil d'État, dénonce chez LFI Eric Coquerel. C'est un canassage des institutions auxquelles nous devons, nous parlementaires, nous opposer quel que soit notre opinion politique. Et n'oublions pas que l'objectif profond de cette tentative de nomination, comme pour la Cour des comptes et le Conseil constitutionnel, c'est que même une fois monsieur Macron parti l'an prochain, il demeurera à travers ses plus fidèles qui dirigeront les principales institutions indépendantes et juridictions du pays.
Mais ce plaidoyer d'Eric Coquerel n'a pas convaincu assez de députés pour empêcher cette nomination. Alors, ils sont une majorité à avoir voté contre mais il faut une majorité des 3/5e, c'est le seuil du veto pour le Parlement qui n'a pas été atteint. Qui est Emmanuel Moulin, ce nouveau patron de la Banque de ?
C'est un ancien partisan de Michel Rocard qui a ensuite travaillé avec Nicolas Sarkozy, avec Bruno Le Maire et donc Emmanuel Macron. Les macronistes justement décrivent un homme compétent, nuancé, expérimenté. Emmanuel Moulin a dû affronter la crise financière de 2008 et celle du Covid, un torrent de compliments qui apporte de l'eau au moulin d'Emmanuel Moulin justement.
Je me tiens donc devant vous en homme libre, en homme du service public qui sert l'État depuis 30 ans et qui s'engage à exercer ses fonctions en toute indépendance et toute impartialité tant à l'égard du pouvoir exécutif que des intérêts privés. Alors, ce n'est pas la première fois bien sûr qu'une nomination de ce genre fait polémique, y compris dans les derniers mois. Emmanuel Macron a propulsé son ancienne ministre Amélie de Montchalin à la tête de la Cour des comptes.
Il a aussi recasé l'un de ses fidèles, Richard Ferrand, au Conseil constitutionnel. Des postes clés qui sont autant de contre-pouvoirs face au prochain ou à la prochaine présidente de la République. En plus, en tant que nouveau patron de la Banque de France, Emmanuel Moulin représentera notre pays au sein du Conseil des gouverneurs de la Banque centrale européenne, la BCE, institution majeure qui est chargée de lutter contre contre l'inflation.
D'où là aussi, sans doute, la colère des proches de Marine Le Pen. C'est une voix à Bruxelles et vous savez à quel point notre programme a aussi des enjeux de de rapports de force, de renégociation d'un certain nombre de normes ou de réglementations européennes et la voix de la France à Francfort, à la Banque centrale européenne, elle sera portée par Monsieur Moulin, donc un très proche d'Emmanuel Macron. Alors, dans ces nominations décidées par Emmanuel Macron, quelle est la part de compétence, de mérite, de vertu, de remerciement pour services rendus, de calcul ?
Ce type de controverse, évidemment, n'est pas nouveau hein pour quiconque observe la 5e République. En 2007, souvenez-vous, dans les derniers mois de son mandat, Jacques Chirac a nommé son très proche Jean-Louis Debré à la tête du Conseil constitutionnel. C'était une de banane, évidemment, pour son successeur à l'Élysée, Nicolas Sarkozy.
Idem sous François Mitterrand qui nomme Pierre Joxe à la Cour des comptes quelques années avant de partir de l'Élysée. Julie Graziani, pour vous, cette nomination d'Emmanuel Moulin à la Banque de France, c'est un faux procès ou c'est un vrai ? C'est une vraie question, en tout cas.
Et vous avez pas cité, et ça vaudrait le coup de le faire, Nicolas Sarkozy qui, devant la même bronca, avait renoncé à quelques mois de la présidentielle en disant "Il appartiendra à mon successeur de procéder aux nominations pour pas être accusé justement de parti pris ou de volonté de recasage. Musca euh secrétaire général également à la tête de la Caisse des Dépôts et Consignations. Ouais.
Euh la question en fait c'est pourquoi c'est si mal pris aujourd'hui par l'opinion ? Il y a le côté recasage par convenance et pour permettre à des amis même compétents euh d'avoir un point de chute après qu'ils aient cessé leurs fonctions. Mais il y a aussi euh plus profondément sans doute le sentiment du citoyen que là où c'est constamment un parcours d'obstacles pour trouver un emploi, envoyer son CV, on doit faire des entretiens d'embauche à répétition, euh la moindre entreprise qui veut soumissionner à un appel d'offres public y compris pour des petits montants est obligé de monter des dossiers, constamment mis en concurrence, c'est un des derniers euh euh carrés euh où il y a pas de mise en concurrence à part le fait d'être dans le petit cercle du président.
Euh maintenant, euh il peut aussi y avoir des bonnes raisons et des bonnes intentions. Si vous êtes un président en exercice et que vous dites qu'il y a réellement un danger euh d'accès au pouvoir de l'un ou de l'autre extrémisme droite ou gauche, vous pouvez vous dire que placer sur des postes inamovibles et indépendants des gens qui sont connus pour leur centrisme, c'est quand même une garantie de sécurité pour la démocratie. Il a selon vous cette arrière-pensée euh Emmanuel Macron dans la perspective de l'arrivée du Rassemblement National au ? pense pas parce que je pense que Emmanuel Moulin va dire exactement la même chose que euh Villeroy de François Villeroy de ?
Voilà, exactement, ils vont dire exactement la même chose mais ça va être Oui, mais dès lors que c'est Emmanuel Macron qui le nomme, ça n'est pas son successeur par exemple Jordan Bardella ou Marine Le Pen. Oui, mais de quel est le pouvoir aujourd'hui de de de la Banque de ? Enfin ils ont un certain certain pouvoir mais c'est un pouvoir intermédiaire, c'est la BCE qui décide.
Enfin voilà, y y compris la Cour des comptes, la Cour des comptes, ils font des rapports, ils disent des choses mais souvent le président de la République Emmanuel Macron n'a pas écouté ce que ce que disait euh la Cour des comptes. Donc c'est plutôt euh une façon de recaser un proche comme ça a été la tradition. Mais pourquoi ça ne passe pas ?
Je pense ça ne passe pas parce que le discours que l'on tient aux populations c'est qu'elles ont trop profité euh que que que la la France est en danger de mort et cetera. Et là on nomme un proche au au au salaire le plus élevé dans la fonction publique, hein, c'est un peu plus de 300000 euros euh euh euh l'année et et et ce et ce qu'il va produire comme discours, ça va être un discours de l'économie, de la réforme du modèle social et cetera. Et ça c'est très difficile à entendre. opposants qui protestent aujourd'hui, par exemple Le Pen ou le RN, s'ils gagnent et qu'ils sont présidentiels, ils ne le feront pas, bien sûr.
Oui, personne ne l'a fait jusqu'à présent. Tout le monde a Tout le monde a toujours nommé des copains, donc je vois pas pourquoi d'un coup est touché par la grâce euh les successeurs d'Emmanuel Macron seraient plus vertueux que les autres. Donc je pense, oui.
Un dessin de Tibo Soulcié. Mais oui. Les rats quittent leur le navire dans leurs pantoufles et disent "On va répandre le macro virus." Merci, Tibo.
C'est maintenant l'heure de la une internationale. C'était hier à la une de l'Irish Daily Mirror, un quotidien irlandais, "Shame on you". Une vidéo a provoqué un tollé international.
On y voit des dizaines de militants pro-palestiniens de la flottille de Gaza agenouillés, visage collé au sol, les mains liées, humiliés devant le ministre israélien d'extrême droite Ben-Gvir qui leur lance "Bienvenue en Israël, vous Nous sommes chez nous." Des images condamnées à Rome, Madrid, Paris, mais aussi par le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou qui a estimé, je cite, qu'elles ne sont pas conformes aux valeurs d'Israël. Alors, Thomas Porcher, est-ce que l'Union européenne doit désormais aller plus loin que ces condamnations qui sont de plus en plus euh ?
Euh je je je pense que il faut pas que l'Europe ait une géométrie variable dans les sanctions qu'elle attribue. Euh là, on voit ce qui s'est passé. Moi, j'entends des géopolitologues, je suis pas un spécialiste de la question, mais des géopolitologues comme Frédéric Encel qui disent qu'il y a eu des crimes de guerre.
Je vois là, finalement, des mises en scène qui sont pas dignes d'une démocratie. Euh est-ce que si un autre pays avait fait ça, l'Europe n'aurait pas mené des ? Donc pourquoi euh Israël a le droit d'avoir un privilège aussi fort, si ce n'est euh l'histoire de l'Europe vis-à-vis euh des des des Juifs, mais pourquoi Israël a a le droit d'avoir comme ça un espèce de ? la dénonciation éventuelle de l'accord d'association, c'est-à-dire du traité de libre échange entre l'Union européenne et Israël. eu Il y a pas eu de vraies sanctions menées euh très fortes, me semble-t-il, à l'égard d'Israël, les sanctions commerciales.
Alors que d'autres pays n'ont pas euh ce privilège là. Effectivement Julie Graziani jusqu'à présent beaucoup de pays en Europe bloquent toute évolution sur ce traité de libre-échange avec Israël, c'est le cas de l'Autriche, de l'Allemagne, de l'Italie en partie. Selon vous, est-ce que il pourrait y avoir un choix qui soit de faire des sanctions plus nationales même symboliques par exemple le renvoi de l'ambassadeur au moins temporaire pour ?
Non mais il faut revenir sur la polémique en elle-même parce que on ne dénonce pas des accords internationaux sur la base d'une polémique et c'est bien de celle-là dont on parle aujourd'hui. Il faut expliquer en quoi la diffusion de ces images constitue une violence morale parce que en soi l'entrave des militants arrêtés, l'agenouillement forcé font partie des gestes techniques d'intervention qui sont utilisés par beaucoup de services de police y compris dans beaucoup de démocraties. Là où ça devient une violence morale, c'est que la diffusion de ces images est visiblement fait dans le but d'humilier les personnes concernées en les mettant dans une situation de faiblesse, de vulnérabilité en le faisant apparaître clairement avec une espèce de de joie qui est exprimée par ce ministre.
Il faut aussi ajouter qu'il a été désavoué par l'ensemble des membres de son propre gouvernement. Donc rappelons-le et il faut aussi ajouter que parmi les opposants à l'État d'Israël, on voit bien qu'ils se font un malin plaisir de rebondir là-dessus pour continuer à affubler l'État d'Israël de tout un ensemble d'épithètes. Giorgia Meloni c'est pas une opposante de l'État d'Israël, c'est elle a été la première à à à réagir.
Non non non, je faisais référence à d'autres opposants. pour l'instant d'ailleurs à la dénonciation de l'accord d'association avec Israël. Mais moi je voudrais juste revenir sur Ben-Gvir parce que c'est pas Israël en fait.
Ça c'est un ministre fasciste en fait d'Israël. Qui est membre du gouvernement. Qui est membre du gouvernement mais ce que je veux dire Je veux dire parce que ce normalement vous savez des élections anticipées là qui vont se jouer incessamment à la rentrée exactement et effectivement se joue la la la coalition à venir au pouvoir et donc Ben-Gvir surjoue.
Et moi ce qui m'a choqué ça ça m'a choqué énormément mais moi ce qui m'avait choqué encore plus c'est quand il a sorti le champagne pour fêter en fait la réintroduction de la peine de mort uniquement pour les Palestiniens. Donc il a fait fait ça, il avait dit aussi que si jamais il était poursuivi en justice, il raserait un village palestinien et jamais Benjamin Netanyahu n'était intervenu. Là au moins Benjamin Netanyahu est intervenu, c'est déjà une première chose et Giorgia Meloni qui peut pas être vu comme un ennemi d'Israël donc Là je pense qu'il y a des choses qui vont agir contre eux mais l'inverse est parfaitement légitime et ça a été fait.
Mais il Il était justement que Israël subisse des sanctions. Est-ce que c'est pas pour ça que Benjamin Netanyahu a voulu manifester justement son mécontentement pour éviter qu'Israël soit sanctionné par l'Union ? Je pense que peut-être mais en tout cas je pense même plus loin que ça.
Si vous voulez quand vous avez des gens comme Dov Alfon qui vous disent que aujourd'hui si Israël se met en directeur de libération et qui a travaillé pour un raid pendant des années qui vous dit que si Israël se met se met un même niveau moral que ceux qu'il combatte, c'est-à-dire le Hamas et le Hezbollah, alors comment pourrons-nous défendre Israël ? Donc je pense qu'il se pose vraiment des vraies questions morales aujourd'hui. commerciale et financière finalement.
Un dessin de Tibo Soulcier. Oui, c'est le ministre israélien qui accueille la flottille en Israël et qui dit "Si l'expérience vous a plu, mettez-nous cinq têtes de mort sur TripAdvisor." Merci Tibo.
Frédéric, on va passer à un autre dossier d'actualité de la semaine en France après l'édition. Voilà donc un un autre secteur, le cinéma où la bataille culturelle vire à l'affrontement politique. Oui, ambiance lourde au festival de Cannes cette semaine.
Est-ce parce que c'est la dernière édition avant l'élection ? En tout cas les nerfs sont à vif. Plus de 600 professionnels du cinéma ont dénoncé dans une tribune l'emprise de l'extrême droite et la main mise de Vincent Bolloré qui est cité nommément sur l'industrie du cinéma.
En réponse le groupe Canal Plus qui est le premier financeur des films français a menacé les signataires de ne plus travailler avec eux. Signataires parmi lesquels les acteurs Swan Arlaud et Juliette Binoche. Ils ont depuis été d'ailleurs soutenus par 2000 nouveaux signataires pour cette pétition.
Un épisode qui rappelle celui de la maison d'édition Grasset il y a quelques semaines que des dizaines d'auteurs ont quitté pour protester là aussi contre les méthodes de Vincent Bolloré. Thomas Porcher, qu'est-ce qui se joue ? Est-ce que c'est une forme de bataille culturelle à l'orée précisément de la campagne ?
Moi, j'en suis persuadé. Je pense que la campagne présidentielle 2027, il va y avoir deux piliers essentiels. D'ailleurs, les piliers qui sont qui ont été défendus également par des gens comme Trump, c'est la bataille culturelle et après le pilier aussi économique.
Ça va ça va être vraiment les les les deux. Mais la bataille culturelle va être va être très importante. Alors, quand on regarde Alors, il y a il y a on va dire qu'il y a deux deux gros blocs dans la bataille culturelle, il y a aussi enfin on va dire trois, un peu comme le bloc politique, mais un qui se fait moins entendre que le bloc finalement centriste hein, qui peut prendre tout le centre droit ou centre gauche, c'est-à-dire les les médias traditionnels qui sont pas des médias de d'opinion forte.
Mais après, il va y avoir vraiment la bataille une bataille culturelle très forte. Après, il faut Moi, je suis pas contre le fait que que des gens aient des lignes éditoriales. Tous les journaux ont toujours eu des lignes éditoriales.
C'est plutôt la méthode d'intervenir dans des journaux et là, on a quand même un passif concernant monsieur monsieur Bolloré puisque on on sait ce qu'il a fait sur certaines chaînes de télé, maisons d'édition et cetera. Et donc, c'est ça qui est problématique plus que le fait que que des des médias aient une ligne éditoriale. Y compris pour le cinéma, ils avaient certains on peut tirer effectivement un trait d'union entre ce qui s'est passé chez Grasset ou ce qui est en train de se passer ou dans certains médias.
Et le cinéma ou Canal Plus a jusqu'à présent respecté parfaitement la diversité sans exercer de censure. D'ailleurs, les acteurs eux-mêmes du cinéma le le reconnaissent. Ce que je trouve un peu paradoxal dans ce dans ce qui s'est passé là, c'est qu'effectivement enfin reprenez-moi si je me trompe, mais ça fait 10 ans que effectivement Vincent Bolloré a repris Canal Plus qu'en disant il y a pas eu manifestement de de véritable problème, que cette pétition qui raconte sûrement en angoisse une angoisse certaine crie avant d'avoir mal en fait.
Et et effectivement, on a en face de de de ces pétitionnaires, le patron de Canal qui dit "Bah si c'est comme ça, vous travaillerez plus avec moi." Et après, les pétitionnaires qui disent "Ah non, mais pardonnez-nous, en fait, on s'est mal compris. On parlait à titre personnel, on veut continuer à travailler." J'avoue que si vous voulez, je je comprends pas ce pas de deux en fait et je trouve qu'on est tous finalement collectivement dont cette pauvre ministre de la culture, je me mets à sa place, j'aimerais pas être à sa place et dit Catherine Pégard qui dit "Oh là là quand même le patron de Canal Plus a réagi un peu vertement, c'était pas la peine et cetera." Et on est tous sommés parce qu'on est dans la culture de la sommation aujourd'hui de choisir son camp, je trouve vraiment que personne ne sort très grandi de cet épisode pour tout Et d'ailleurs et d'ailleurs les politiques eux-mêmes se sont emparés de ce débat, écoutez par exemple Jérôme Guedj, député socialiste et candidat à la présidentielle.
On est dans une situation très inédite en France. Jamais on a eu un investisseur unique, un propriétaire unique sur tout ce spectre de l'action culturelle. Que ce soit les auteurs de Grasset, que ce soit hier, rappelez-vous quand i Télé est devenue CNews et on a vu ce que ça a donné comme type de dérive.
Donc les acteurs du cinéma, ils sont légitimes à lancer cette alerte et donc moi j'attends de Canal Plus une forme de désescalade et on peut pas imaginer une sorte de liste noire. Et dans le champ politique toujours, Jean-Luc Mélenchon a promis que l'année prochaine s'il arrive au pouvoir, il ferait voter une loi contre la concentration des médias dit-il sous-entendu pour dépecer le conglomérat Bolloré. Julie Graziani, ça vous fait peur cette campagne présidentielle qui s'annonce ou finalement comme le disait Thomas Porcher, peut-être qu'on ne va pas tant parler que ça de mesures concrètes, d'économie, faut-il augmenter le SMIC, faut-il réformer les retraites, mais de valeurs, de médias, de ?
Mais ce qui m'inquiète, c'est qu'on est en train d'introduire cette logique non pas de la controverse parce que la controverse est saine mais de la guerre de tranchées dans le secteur de la culture qui était quand même en dépit des lignes éditoriales différentes, des cadres de référence différents, des visions du monde différents et heureusement qu'il y en a, c'est ça aussi qui donne sa chair aux films et aux œuvres de fiction, on est en train d'introduire cette antagonisation permanente avec comme disait Isabelle l'obligation de choisir un camp. Et ça au risque de vous paraître puéril, j'ai presque envie de répondre c'est celui qui dit qui est parce que non mais exactement ça en dit long sur la mentalité des accusateurs qui estiment que parce qu'il existe une emprise au sens capitalistique du terme, il doit forcément résulter un infléchissement de la ligne éditoriale et voir même plus loin une propagande savamment orchestrée œuvre par œuvre. Et il y a un passif quand même.
Enfin, il y a quelques histoires. Mais est-ce que c'est pas un peu différent puisque là dans le cas du cinéma, Canal Plus pré-achète en fait des films pour pouvoir les diffuser à l'antenne avant les autres chaînes. Donc ça serait pas l'intérêt peut-être du propriétaire de Canal Plus de rompre cette logique, ?
Non, je je pense pas mais mais en même temps, c'est peut-être ce que se disaient aussi les auteurs de Grasset à un moment et puis peut-être ce que se sont dit les gens du JDD aussi. Euh on a l'impression en fait, je pense que le sentiment, je suis pas à leur place. Encore une fois, je suis pas acteur et cetera mais on a cette impression en fait que demain, au bon vouloir d'une personne, tout peut changer.
Toutes les règles peuvent changer. Et je pense que c'est ça euh que les que les gens qui fait qui fait peur aux gens et aux gens du milieu artistique et c'est compréhensible quelque part. Un dessin de Tibo Soulcié.
Et oui, euh Bolloré euh c'est son avis est simple avec la culture, c'est celui qui paye l'orchestre qui choisit la musique. Et l'orchestre joue. Maréchal, nous voilà.
Merci, Tibo. Marjorie, c'est maintenant l'heure de votre point.com de la semaine.
Alors ce soir, ce point.com, c'est l'histoire d'une montre qu'on s'arrache hein littéralement. Oui, 40 mm de diamètre pour 8 mm et quelques d'épaisseur, un tout petit objet mais qui a créé euh de grandes tensions.
Alors cette montre, la voici. Alors vous le voyez, elle n'a pas de bracelet, on dirait un petit peu un jouet. C'est un détail qui n'a pas échappé aux twittos.
Pour ce monsieur, c'est sûr, il s'agit du nouveau jouet venu enfant chez McDonald's et pourtant non, la Royal Pop, c'est son nom euh et bien issue d'une vraie collaboration entre la marque Swatch et celle de l'horloger suisse de luxe Audemars Piguet. Alors chez Swatch, vous savez peut-être une montre commence à peu près à 60 euros mais chez Audemars Piguet, ça peut grimper à 30000 euros voire plus. Alors le mariage des deux, ça donne ?
Et bien une montre à 400 euros mais qui pourrait se revendre à plus de 1500. Il n'en a pas fallu plus hein pour que cette collaboration déchaîne les passions, vous le voyez des files interminables se sont formées dès la veille du lancement devant les magasins. Alors là vous voyez c'est à Dubaï, en France aussi c'était le cas.
Beaucoup de gens ont même eu l'idée de camper ou de venir très très tôt. Bilan de grosses tensions à Paris, Bordeaux ou Lille où la police a parfois dû intervenir. De nombreux magasins ont même choisi de rester portes closes par sécurité.
Alors sur les réseaux forcément bah ça a entraîné beaucoup de commentaires. Swatch a vraiment transformé une collab à 400 euros en émeute. Police anti-émeute, file d'attente folle dès 5h du mat, des gens qui se battent, le luxe accessible n'a jamais été aussi violent peut-on lire.
Certains internautes eux ne comprennent pas du tout cette folie. C'est pathétique de voir des gens faire la queue pour une montre dont ils se fichent pour la revendre à des pigeons. Le capitalisme décérébré a de beaux jours devant lui.
Après il y a ceux qui préfèrent plutôt s'en amuser hein et le font faire des comparaisons avec la politique. La vente était plus intense que prévue nous dit ce monsieur avec un montage où l'on voit Macron, Hollande, Marine Le Pen ou Mélenchon. Objectif vous l'avez compris être le premier de la file.
Alors au final qui est-ce qu'il faut ? Et bien pour beaucoup d'internautes, il y a vraiment aucun doute. Ne mettez pas la faute sur le consommateur peut-on lire, assumez les dérives de votre modèle marketing et arrêtez de faire ça.
Face au tollé la marque a quand même réagi sur les réseaux sociaux mais de manière très très molle hein. Pour garantir la sécurité de nos clients et de nos équipes ne vous précipitez pas dans nos boutiques nous dit-elle. La collection Royal Pop sera disponible plusieurs mois.
Bref vous l'avez compris business is business. Alors sur son site Swatch a quand même été un petit peu plus loin. Elle annonce que la vente sera limitée à une montre par jour et par personne.
Une attitude qui toutefois ne passe pas. La ville de Lille a d'ailleurs décidé de porter plainte contre la marque. Isabelle Saporta je vois que vous réagissez.
Ah non ils ont bien fait. Moi, je fais folle de vous. Vous pensez que c'est un plan marketing qui a vraiment été orchestré ou c'est un débordement qui au final a mal été ?
C'est un bien sûr que c'est un plan marketing qui a été orchestré avec une collab dont on ne savait pas si elle serait en édition limitée, on ne savait pas qu'elle serait les gens. Il y avait un flou il y avait un flou donc les gens sont tous précipités. Moi, je suis entièrement d'accord avec la ville de de Lille, c'est-à-dire que c'est à Swatch de payer au fond nos forces de l'ordre, les détériorations qui peut y avoir sur la voie publique, je trouve ça lamentable parce que ce côté on est faire du pognon hein, il y a toujours trop d'État mais quand il s'agit d'encadrer les choses, on est content quand même d'envoyer les policiers donc ça je trouve ça lamentable.
Et par ailleurs, il y a une autre chose que j'ai trouvé lamentable, c'est la petite queue dont vous avez pas parlé peut-être par pudeur, c'est la petite musique raciste qui a eu aussi en disant ceux qui étaient dans les files que c'était des chômeurs, des gens de milieu extrêmement populaire et cetera. Exactement, que c'était les gamins de banlieue et c'était voilà et c'est toujours les mêmes et cetera. Oui, c'est toujours les mêmes, je vais vous dire pourquoi c'est toujours les mêmes parce qu'en fait les jeunes sont paupérisés en France parce qu'on est en gérontocratie et que même si c'est qu'une seule montre, si c'est une montre que vous achetez 400 euros et que vous la vendez 1500 euros Faut déjà avoir 400 euros quand même au départ.
Oui, d'accord mais sauf que c'est manifestement, ils se sont arrangés pour cotiser, j'en sais rien comment ils se sont arrangés. Mais enfin en tout cas, quand vous avez cet âge-là, que vous avez pas un rond, qu'on en est à prendre des des repas à 1 euro, vous voyez la culbute que vous pouvez faire et ben vous vous dites 3 jours, ça vaut le coup de camper. Donc j'ai pas aimé non plus cette petite musique raciste qui a eu sur les réseaux sociaux pour tout vous dire.
Thomas Porcher, vous êtes d'accord avec ? Moi, je crois que aujourd'hui le de depuis l'arrivée d'Internet, le le capitalisme a besoin de créer des événements, des événements constants, des pop-up stores, des choses comme ça et chaque fois, on arrive à la même conclusion, même quand c'est pas du luxe hein. Les pop-up stores éphémères que l'on monte comme ça parce que les gens, ils peuvent acheter à n'importe quel moment donc il faut créer une expérience, un événement pour les inciter encore plus à aller acheter.
Un dessin de Thibault Soulcié. Oui, est-ce que c'est ici la queue pour la ? Non, nous on fait la queue pour porter plainte contre la personne de Noël.
Merci Thibault. Euh alors, vous avez chacun choisi une photo qui illustre à vos yeux un autre euh sujet d'actualité que vous vouliez évoquer ce soir. On va commencer avec une autre file d'attente interminable.
Gilles Graziani, c'est votre photo. Nous sommes sur l'Everest là. Alors, on voit une très longue file.
Il y a probablement encore un guichet Swatch euh en haut de l'Everest. Bref, il y a beaucoup trop de monde sur l'Everest. Oui, alors, c'est vrai que c'est étonnant parce que je pense qu'on a tous conçu l'ascension de l'Everest comme quelque chose d'extrêmement difficile et ça l'est, réservé à quelques-uns extrêmement sportifs et ça l'est aussi.
Mais n'en reste pas moins qu'avec la mondialisation du désir de grimper l'Everest et la réduction de la fenêtre de montée entre avril et juin, on se retrouve avec ce type euh de de file d'attente interminable. Donc, ça peut donner l'impression qu'on est passé un pont ce weekend, donc on peut imaginer qu'il y a encore plus de monde sur l'Everest. Non, mais ça donne l'impression qu'on est passé de l'alpinisme au tourisme, sauf que ça reste des conditions climatiques et de dangerosité euh extrêmement hostiles, hein.
On est à plus de 4000 et quelques. Euh donc, euh ça il y a un contraste, en fait, entre le côté tourisme et le côté alpinisme. Merci Julie.
On va enchaîner avec votre photo, Thomas Porcher. Il s'agit d'une manifestation de d'agents qui travaillent pour le périscolaire, secteur du périscolaire à à Paris, euh secteur dans lequel il y a eu beaucoup euh de scandales, il y a toujours en ce moment beaucoup de scandales de pédocriminalité. Tout à fait, il faut avoir une tolérance zéro pour les violences sexuelles et les violences physiques et nous sommes tous d'accord, mais la grande majorité de ces gens qui travaillent dans le périscolaire euh font très bien leur travail.
Euh c'est une filière qui a été complètement précarisée depuis des années où il y avait un grand manque de personnel et c'est pour ça qu'on on recrutait un petit peu n'importe qui parce qu'il fallait mettre quelqu'un euh de devant de de devant les les enfants et surtout c'est c'est c'est aussi une filière qui manquait de formation. Or, la formation est très importante, ne serait-ce que pour identifier les comportements euh divergents en amont et éviter qu'il se passe ce qui se passe des choses. Donc, c'est dommage qu'il faut attendre autant de scandales pour qu'on puisse se pencher un peu sur cette filière qui a été précarisée dans la différence générale depuis des années.
Merci Thomas. Et on va finir avec votre photo, Isabelle Saporta. Euh deux amis, j'allais dire deux amis pour la vie quasiment Xi Jinping qui donc reçoit Vladimir Poutine.
Bah écoutez, vous vous souvenez quand Donald Trump est arrivé, il a dit qu'en fait c'était fini, il allait rompre les relations entre Moscou et la Chine et Pékin et ce serait en fait une nouvelle alliance avec avec Moscou. Bon bah c'est raté manifestement, Donald Trump, il a pas du tout réussi à les séparer. Ce qui est intéressant aussi avec la guerre qui se passe en Iran et donc le blocage du détroit d'Ormuz, c'est que la Chine a décidé effectivement de Bah voilà, de voir en fait tous les hydrocarbures russes avec beaucoup de bienveillance, peut-être même enfin avec le pipeline que lui promet Siberia Power 2 que lui promet Poutine.
Donc on voit bien là aussi un échec de Trump. Merci Isabelle. Un dessin de Thibault Soulcié.
Il y en a un qui est pas content au Tibet, c'est le Yéti qui dit 1000 milliards de 1000 relous. Merci Thibault. C'est maintenant l'heure d'accueillir notre invité de la semaine.
Punk is not dead, la preuve, Didier Wampas est bien vivant. Un retraité de la RATP toujours aussi actif et bondissant. Bienvenue à vous Didier Wampas, le le pape le pape du punk ouvrier.
Si si, le punk ouvrier, c'est le titre de votre autobiographie qui vient d'être rééditée d'ailleurs chez Harper Collins. Depuis plus de 40 ans, il faut bien le dire, vous sillonnez le pays avec votre groupe pour chanter le monde ouvrier, la colère populaire, toujours avec humour, avec beaucoup d'humour. Les Wampas sortent donc leur 15e album que voici.
À la fois plein d'humour évidemment et plein de philosophie aussi puisque vous posez cette question indépassable Où ? Où ? C'est une question qu'on se pose évidemment sans arrêt.
Vous vous lancez dans une nouvelle tournée. Et pourtant à l'origine, Didier Wampas, votre vocation punk il y a un disque que vous écoutiez à l'âge de 10 ans dans votre HLM de Villeneuve-la-Garenne d'un artiste qui vous procurait beaucoup d'émotions et qui était pas très très punk, ? Un certain Mike Brant qui sort Mike Brant, pourquoi Mike ?
Bah j'en sais rien, c'est la première chanson qui m'a touché. J'avais 10 ans et un jour, il y a une la musique qui vous touche complètement, ça vous fait des frissons partout, c'était Qui saura, voilà. Et encore aujourd'hui, j'ai des frissons à chaque fois.
Et comment on passe de Qui saura au punk ? Bah, l'amour de la musique, voilà. Je j'ai adoré j'ai adoré Mike Brant, après Claude François, Johnny.
J'écoutais le hit-parade d'Europe 1 tous les soirs. Et des fois, il y avait un peu de rock and roll avec les Roubettes ou avec Bowie qui passait. Et après, un jour, j'ai vu Clash à la télé et là, ça a été la révélation.
Alors, tout de suite, on va voir un un un extrait justement euh de ce dernier album, un clip. C'est C'est C'est Les chansons sur toi. C'est beau l'amour.
C'est un peu Mike Brant, ? J'allais le dire. Sur votre album, vous avez une chanson qui s'appelle Pipi au lit et vous dites "Je ne serais pas là aujourd'hui si j'avais pas fait pipi au lit." En quoi ça a initié votre votre rébellion ou votre votre ?
Non, mais j'étais un peu pas très bien dans ma peau petit, j'avais pas trop de copains, je jouais pas au foot, voilà et je faisais pipi au lit donc en plus, tu étais encore plus mal dans ta peau et c'est peut-être pour ça qu'après voilà, je j'ai réussi peut-être à à sortir de ma timidité en en rajoutant beaucoup beaucoup. Avant la musique, il y avait un peu la lecture d'ailleurs aussi pour sortir de la timidité. Heureusement qu'il y a une bibliothèque.
Don Raoul d'ailleurs, puisqu'il faut rappeler que Vant Pass c'est un hommage à Raoul la bande dessinée. Voilà, oui. Bah, mes parents étaient communistes, on lisait Pif le chien donc dans Pif, il y avait Raoul.
Alors, sur l'engagement politique justement, c'est intéressant parce que alors, vous faites pas mystère effectivement, vous êtes plutôt engagé à gauche, que vos parents étaient communistes, mais vous êtes toujours un peu réticent à voir des artistes se proclamer comme les porte-voix du peuple, s'engager et cetera. Pourtant, en 2000 en 2006, vous avez fait une chanson qui s'appelle Chirac en prison. Chirac en prison.
Là, vous allez vous engager pour la prochaine campagne de 2027 ou ? J'en sais rien. Après, que déjà derrière ?
Ouais. J'aimerais bien savoir derrière qui. Dans le débat pour des valeurs, contre des gens aussi.
Non non non non non, c'est trop facile de slogan sur scène, c'est facile quoi. Ouais ouais. C'est pas parce qu'on est artiste qu'on doit Il y a une chanson sur votre album là, Anarchiste intermittent.
Ouais. Et ça aussi c'est une façon un peu de prendre du recul justement par rapport au Ben non, mais moi j'ai jamais voulu être intermittent par exemple. Hmm.
Parce que les mecs sont Ils se disent anarchistes, après ils sont payés par le gouvernement pour enfin Non seulement vous étiez pas intermittent, mais vous étiez cumulard puisque vous avez fait toute votre carrière à la RATP. J'ai jamais voulu vivre Je suis retraité de la RATP. Comment vous faisiez pour cumuler le boulot et la musique, la RATP, les ?
C'était plutôt les concerts ? Je faisais les 3/8. Ouais.
Et ben donc quand je bossais le matin, j'allais faire les concerts le soir. Je permutais pour être d'après-midi le lendemain pour reprendre un train pour aller travailler. Voilà.
Isabelle. Oui, mais ça m'a beaucoup intéressé que vous vouliez garder jusqu'à la retraite en fait la RATP et ce que vous avez dit sur l'intermittence, effectivement, j'ai trouvé ça passionnant et je me suis demandé si c'était pas au fond Alors vous allez peut-être me trouver caricatural, mais un sport de riche d'être un artiste. C'est-à-dire que est-ce que au fond quand quand on est comme vous un pur produit de la méritocratie, qu'on vient d'un milieu populaire, on se dit "Ben tu sais ?
Faut quand même garder un emploi stable, solide." Est-ce qu'il y a ce côté "Je lâche pas la proie pour ? Ou à l'inverse, est-ce que vous auriez encore mieux réussi Non. si vous aviez tout concentré sur la fait de plus.
Je j'en ajoute une troisième. Allez-y. Comment on fait pour gérer les les les ?
C'est-à-dire être rock Regardez. Rockstar devant tout le monde et après on retourne à la RATP. ça fait du bien.
Ouais, mais c'est quand même pas évident de de Parce que nous on a une double vie avec Isabelle. Moi quand je connaissais pas Mais des grands chanteurs aussi. Ça sert à rien sur scène de se prendre pour une rockstar, jouer et de faire le le maximum.
Après non non, on retourne bosser. On On sait que c'est pas vrai. Il y a le chef qui dit "Allez, va bosser." Alors que c'est vous la star la la la star du groupe.
Non, c'est le chanteur donc finalement c'est le chanteur qui est là. a beaucoup d'humour. Je me souviens d'un t-shirt il y a très très longtemps euh qui était euh si je me trompe pas corrigez-moi bien sûr le chanteur des vents passe chantent faux mais c'est fait exprès.
Oui, vous aviez mis en vente ce t-shirt. Oui oui oui oui ça beaucoup marché non mais je fais pas exprès de chanter faux mais je fais exprès de de faire de m'exprimer je vais d'abord m'exprimer faire passer quelque chose au-delà de faire du rock and roll c'est juste un moyen d'expression on s'en fout de faire du rock and Il y a pas que les vents passent il y a votre groupe familial aussi. Oui Sugar and Tiger avec ma femme et mes enfants ouais.
Alors c'est quoi ce ? Vous l'avez lancé donc avec Et ben ça il y avait mes deux enfants il y en a plus qu'un maintenant mais il y avait mes deux fils qui jouaient avec moi et ma femme qui chante et moi qui joue de la guitare et et le bassiste des vents passent. Et donc ça veut dire depuis que vous êtes à la retraite vous vous consacrez 100 % à la musique.
Ouais un peu plus oui. Enfin oui oui je suis plus tranquille en tout cas. Comment ça se passe avec vos petits camarades du milieu ?
Comment ça s'est ? Donc vous vous êtes moqué gentiment. On se souvient de Manu Chao évidemment vous aviez le portefeuille de Manu Chao vous seriez allé jusqu'au Congo.
Louise Attaque aussi dans la même chanson qui était un petit peu dans le même Ouais mais maintenant il y en a qui l'ont mal pris au moment des festivals je faisais des affiches les chanteurs présentaient intermitant ils ont mal pris des fois un peu mais bon. Donc voilà votre humour a porté ses c'est bien passé quand même. Ils ont pas eu failli avoir quelques concerts annulés mais bon ça va.
Il y a pas eu finalement ça s'est bien passé. Oui. Et est-ce que je en prison c'est pareil.
On a fait ça parce que dans la famille de Manu Chao on avait un peu accès aux médias je me suis dit autant faire quelque chose autant un peu le bordel. Ça a été assez peu à l'époque diffusé d'ailleurs il y a eu une forme de sanction ouais. diffusé mais tant mieux.
Ouais. Tant mieux tant mieux. ?
Bah parce que c'est pas le but de de diffuser. Bah les cris de la Tout le monde nous disait vous tirez une balle dans le pied peut-être sur le moment mais sur l'ensemble de notre carrière ça nous a plutôt servi quoi. Enfin servi Oui si on veut.
Non mais c'est normal je veux dire à l'époque tu as la gardière a refusé que ça passe sur Europe 2 mais c'est normal je vais pas me plaindre. Toi les gens aujourd'hui qui se plaignent parce que la gardière enfin ça Voilà qu'on dit quelque chose tant mieux je suis content je vais pas me plaindre de pas passer à la télé à la radio si je suis encore en prison que je fais exprès de le bordel. Je le cherche.
Et ben oui, c'est et souvent vous le trouvez et souvent vous le trouvez c'est assez bien réussi. Merci merci Didier Van Pass de passer par le plateau de 28 minutes. Je rappelle que vous serez en tournée un petit peu partout en France durant tout l'été donc et que ce dernier album Où va nous euh voilà euh évidemment la réponse est à l'intérieur voilà.
Voilà, on sait d'où on vient mais Où va nous voilà toutes les toutes les réponses et même mieux sont à l'intérieur. Merci Didier Van Pass un dessin de notre ami Thibault Soulcié. Et oui Renaud, nous c'est pas nous c'est pas où va nous mais nous s'en fout s'il nous va avec Didier Van Pass.
Très bien. Et nous vous remercions euh Didier Van Pass merci. Moi content.
Au revoir. Merci Didier Van Pass et c'est l'heure maintenant de retrouver euh un autre punk en quelque sorte notre ami David Castello Lopez en vrai sur le plateau le voici. Bonsoir David, bienvenue.
Bonsoir Renaud. Chaque semaine David bien sûr vous venez nous parler d'un objet et votre chronique s'appelle je le rappelle le monde des choses. Le monde des choses le monde des choses.
Posez cette théière David. Ce soir vous allez nous causer mobilier plus précisément mobilier de bureau. Tout à fait euh alors sauf déviance manifeste le bureau c'est pas associé au plaisir.
On se dit pas "Hmm j'ai hâte d'aller au bureau." Et pourtant on arrête pas d'y aller au bureau parce qu'on est obligé parce que c'est la forme standard du travail dans les villes occidentales. Après pour qui sait regarder il y a une petite poésie de l'open space.
Prenez par exemple les bureaux de 28 minutes qui se trouvent juste au-dessus de ce studio et que je suis venu filmer spécialement. Bien sûr à première vue c'est un open space banal avec des faux plafonds et aussi des agrafeuses orphelines mais quand on regarde on regarde de plus près il y a plein de choses super. Regardez par exemple le bureau de Valentin l'un des responsables de la programmation chez 28 minutes.
Il s'est fait une sorte de forteresse de littérature qui le protège des agressions extérieures avec juste la place pour son tout petit ordinateur. Regardez cet étrange lapin couvert de fausse pelouse qui vous observe avec toute sa tristesse végétale ou ces deux chaises hautes qui ont l'air d'être en train de se raconter les derniers potins de la rédaction. Regardez enfin cette bande podotactile qui se dégarnit par endroit comme vous le voyez et dont on garde délicatement sur le côté les clous tombés au champ d'honneur.
Mais alors, qu'est-ce qu'on peut ? Est-ce qu'on peut faire quelque chose de ? Est-ce qu'il y a une façon d'améliorer les locaux de 28 ?
Et bien pour le savoir, je suis allé au salon Workspace Paris, le salon international du mobilier de bureau. Alors déjà, quand on arrive, on tombe sur ce miroir d'eau bien shiny shiny qui à mon sens aurait tout à fait sa place dans nos locaux. Ça permettrait d'impressionner le visiteur, voire de l'intimider, ce qui peut toujours être utile.
J'ai aussi appris sur un panneau à l'entrée que le bureau de demain, on le voit écrit ici, était un nouvel art d'habiter le travail dans lequel on ne vient plus seulement travailler mais participer à une expérience collective. Une expérience collective qui passe notamment par des canapés de très bonne qualité. Regardez-moi ces merveilles présentes au salon, ces merveilles en demi-cercle version banque d'affaires en marron et en gris ou version startup nation en jaune vif.
Regardez-moi ceux-là en forme de coquillage du futur avec des coussins parfaitement sphériques. Bon, quand on compare tout ça au canapé de 28 minutes avec leurs coussins en forme de coussin, on se dit qu'il y a une belle marge de de progression. Deuxième chose, la grande tendance dans le mobilier de bureau aujourd'hui, ce sont les cabines dans lesquelles on peut s'enfermer pour passer des coups de téléphone.
Celles de 28 minutes sont pas mal, mais il y a beaucoup mieux. Regardez-moi celle-ci par exemple, toute en rondeur, accueillante. Il y a même des versions où on peut être à deux, voire à quatre comme celle-ci.
Il y a d'autres choses qui manquent dans les locaux de 28 minutes, je m'explique. Renault, vous travaillez très bien, vous êtes ce qu'on appelle un bon élément au sein de l'entreprise. Je pense donc que la moindre des choses, ce serait que votre employeur vous fournisse des chaises de massage comme celle-ci pour souffler un petit peu après les émissions.
Alors, dans les locaux de 28 minutes, soyons honnêtes, il y a un bel effort de végétalisation. Il y a notamment cette plante qu'on voit ici, mais également celle-ci. C'est très bien, mais le futur, c'est peut-être plutôt ça.
Des plantes mortes, mais que l'on a traité pour qu'elles ne fanent jamais. Ce sont en quelque sorte des plantes empaillées. À 28 minutes en plus, on a déjà empaillé des choses et notamment cette pintade qui veille sur le open space.
Il serait temps de le faire avec les plantes. Autre chantier, on pourrait aller plus loin encore dans le respect de l'environnement. Certes, les locaux de 28 minutes sont certifiés EcoProd, c'est marqué ici, ça c'est classe, mais je n'ai vu dans votre open space, dans notre open space, aucun exemplaire de ces tabourets faits en billets de banque recyclés, à la surface desquels on lit encore précisément des bribes du mot "banque".
Ça, c'est du développement durable. Enfin, un bureau ne serait pas un bureau sans cafétéria. Celle de 28 minutes est assez sympa, avec des machines à café haut de gamme et une armée de micro-ondes, mais on pourrait peut-être y adjoindre cette machine qui s'ouvre et qui se ferme comme une capsule spatiale du futur et qui permet de laver, désinfecter et sécher vos tasses sales.
Voilà quelles sont aujourd'hui les pistes d'amélioration. Merci beaucoup. Merci à vous pour tous ces bons conseils, David, et puis merci pour cet effort d'économie puisque un reportage en éco de 28 minutes.
Normalement, la note de frais devrait être un petit peu moins onéreuse que d'habitude. Merci, David. Un dessin de Thibault Soulcié.
Et oui, il fait beau, alors je vous présente l'accessoire indispensable du printemps, la combi anti-Ebola avec un petit trou pour la paille pour l'apéro. Quelle bonne idée. Merci, Thibault.
Merci à tous, les amis. On se retrouve demain à la même heure, 20h05 sur Arte pour 28 minutes samedi et son climat international. Comme toujours, on va se quitter en musique avec un clin d'œil évidemment à notre invité de la semaine.
On a pas tous les jours la chance de recevoir Didier Van Pass, alors profitons-en. C'est l'occasion ou jamais de réécouter un des titres des Van Pass dont on a parlé à l'instant et qui donnait lieu à une belle polémique, Chirac en prison. Tchuss.