Législatives: l'interview d'Édouard Philippe sur BFMTV en intégralité
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 65 %Attaque 10 %Défensif 25 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 81 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:15OuverteRéponse directe
Séisme et le mot juste : comment définir ce qui s'est passé dimanche dernier ?
- 0:45OuverteRéponse partielle
Comment expliquer ce résultat en apparence paradoxal entre présidentielle et législatives ?
- 1:45OuverteÉludée
Est-ce qu'il y a eu une erreur de stratégie après la réélection du président ?
- 3:00OuverteRéponse directe
Est-ce que la France est plus à droite qu'on imaginait ?
- 4:15OuverteRéponse directe
Faut-il un accord de législature avec la droite ?
- 5:30OuverteRéponse directe
Le président est-il capable de compromis ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:00Édouard PhilippeChiffre
« en 1988 il manquait une quinzaine de députés de mémoire pour arriver à la majorité absolue là on est à 45 »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
sa parole est rare et mes apparitions millimétré bonsoir et blanc philippe bonsoir monsieur calvi vous prenez la parole pour la première fois depuis le séisme des législatives merci de le faire ce soir sur le plateau de bfm tv où je vous accueille avec le chef du service politique de notre chaîne philippe corbé séisme et il le mot juste comment définir ce qui s'est passé dimanche dernier bon moi vous savez j'aime bien utiliser des propos mesurés alors je ne dirais pas séisme mais et mais reconnaissons que le résultat du deuxième tour de l'élection législative nous place nous france est dans une situation qui est inédite qui n'a aucun précédent c'est pas la première fois qu'on affronte une situation inédite mais c'est une véritable situation inédite qui ne supporte pas la comparaison avec ceux qui par exemple est arrivé en 1988 lorsque après la réélection de françois mitterrand michel rocard a été nommé premier ministre et disposer d'une majorité relative eh bien mon analyse c'est que ça n'a strictement rien à voir pour des raisons moins pour trois raisons la première c'est que en 1988 il manquait une quinzaine de députés de mémoire pour arriver à la majorité absolue là on est à 45 en 1988 la constitution faisait qu'on pouvait utiliser le 49-3 aussi souvent que le premier ministre le souhaitez ça n'est plus le cas on ne peut plus le faire qu'une fois par session totalement changé la donne et enfin en 1988 il y avait dans l'assemblée nationale une famille centriste qui de façon explicite accepté l'idée de travailler avec la majorité relative de l'époque ces trois conditions ont disparu ces résultats vous ont-ils surpris et s agit-il selon vous d'un vote anti macron qui vient de s'exprimer clairement aux jeux je suis beau jurer là aussi et je trouve très difficile d'avoir une clé de lecture unique des élections là quelle est votre recette ira là bas elle est peut-être un peu plus complexe c'est à dire que je constate je ne cherche pas imaginer les raisons qui ont poussé les électeurs à faire le choix qu'ils ont fait je respecte ce que les électeurs ont dit il ya deux sources de légitimité dans la vème république pour ce qui est de la politique nationale et à l'élection du président de la république et puis à l'élection des représentants du peuple à l'assemblée nationale le sénat et en rue et lui aussi de façon à cette fois-ci indirect est content évidemment dans la représentation parlementaire je ne mets jamais de côté le serbe a enfin c'est les deux grands moments où les électeurs français disent des choses et attribue une légitimité à des élus ils ont dit deux choses qui peuvent sembler contradictoires mais qui sont également légitime le président de la république a été réélue et personne ne peut contester sa légitimité ou plus exactement contesté sa légitimité c'est se placer en dehors de l' écoute de ce qu'ont dit les français ils ont voté souverainement librement et ils ont donné leur confiance largement au président de la république point 1.2 les élections législatives ils ont donné un résultat qu'il ne donne à aucune famille politique la possibilité de gouverner seul une situation inédite aucune famille politique ni la majorité danse dans sa configuration actuelle ni évidemment nubes nuptiaux comme on dit dans sa configuration quelle que soit sa configuration ni évidemment le rassemblement national neil r aucun regroupement ne peut à lui seul obtenir une majorité qui lui donne la possibilité de gouverner de façon stable il faut écouter ce qu'ont dit les électeurs et il faut prendre au sérieux les électeurs ça veut dire quoi ça veut dire que les électeurs qu'on le veuille qu'on le veuille pas qu'on soit déçu ou réjouit on dit aux responsables politiques de cette assemblée qu'ils devaient travailler ensemble on va parler des conséquences demain ça va se passer mais juste sur le point vous avez évoqué comment vous expliquez vous qui avait fait campagne pour le président la république avant avant le premier tour la présidentielle second tour puis pour des candidats pour les ati comment vous expliquer qu'il ya moins de deux mois les français pour la première fois réalise à présent la république première fois depuis géré à de gaulle hors cohabitation et que moins de deux mois plus tard il ne lui donne pas une majorité solide comme il l'avait demandé une majorité solide pour gouverner gain oui puis un oui mais voir un nom comment vous expliquer qu est-ce qui explique dans ces derniers mois me voir ces dernières années ce résultat en apparence paradoxal il ya probablement un sujet de moindre mobilisation dans le camp de ceux qui ont porté le président de la république à l'élection relatives au mois de mai elle voulait dire par exemple non non non je parle de moindre mobilisation de l'électorat alors et pour presque l'électorat été moins mobiliser pour les élections législatives lors ça vous devez vous lui posez la question m peut-être parce que la campagne aurait dû être organisée autrement animé autrement je ne sais pas moi je sais pas j'ai pas toutes les réponses jeu je dis juste je dis juste né de soulever de bonnes questions au karibe à un paiement de la pause moi je considère qu'elles peuvent être posées je pas sûr d'avoir la réponse des pièces et sur mon jeu je me reporte la responsabilité sur personne moi j'ai fait campagne pour les élections législatives je me suis si j'ose dire donner à fond bon bain manifestement ça n'a pas suffit donc que je prends ma part de responsabilité mais ce que je veux dire c'est que les deux messages qui ont été adressées sont également légitime on ne peut pas mettre en cause la légitimité mains du président et on ne peut pas mettre en cause les résultats tels qu'ils sont arrivés c'est à dire qu'il faut que les forces politiques représentées à l'assemblée nationale travaillent ensemble à élaborer ce qui peut-être un gouvernement ce qui peut être une direction stable je vais un petit peu plus loin vous permettez ça veut dire quoi ça veut dire que nous nous trouvons pour la première fois en france dans une situation qui elle aussi est inédite où nous allons devoir au semble-t-il constituer une coalition où une grande coalition avec des gens qui spontanément n'ont pas envie de travailler ensemble avec des gens qui se sont engagés sur des programmes différents avec des gens qui se sont critiqués mais la conséquence logique me semble-t-il de ce que disent les français au moment de l'élection législative c'est de dire écoutez prenez les groupes qui peuvent s'entendre constituer une majorité ce ne sera ni l'eau programme entier sur lequel le camp du président de la république s'est engagé ni évidemment le programme entier de ceux qui n'ont pas la majorité mais nous devons trouver l'intersection si j'ose dire si j'étais si j'étais devant une classe de jeunes enfants et que je faisais je dirais que c'est l'intersection des patates c'est dire l'endroit où lé où les choses peuvent être mises en commun est ce que est ce que c'est possible je ne sais pas mais on met toute autre solution me paraît être constitutives d'un déni de prise au sérieux de ce qu'on dit de france on va en parler juste pour comprendre ce qui s'est passé entre le 24 avril et le 19 juin est ce que il ya eu une erreur du présent dans le public dans la foulée de sa réélection voire même dès le soir de ses rédactions quelque chose de flou ou de un peu en suspens ce temps qu'il a passé un pas faire campagne est ce qu'au fond et je dis comme ça parce que c'est comme ça que certains français exprime est ce que il ya une certaine arrogance qu'il paye aussi avec le reste à des initiatives jeu je sais qu'on fait volontiers le procès de l'arrogant certains le font en france mais j'ai pas dit que vous le faisiez je veux jouer le jeu c'est qu'on le fait on a pu le faire à moi on peut le faire au président de la république on peut le faire la majorité on a pu le faire à d'autres majorités à d'autres époques jeu j'entends ça ce qui est certain que je crois à qui sait qu'on était dans une situation qui est une situation qui finalement assez peu courante de réélection et que le rythme dans lequel s'inscrit cette réélection est là la continuité presque mécanique dans laquelle s'est inscrit le gouvernement et le président de la république a pu donner le sentiment parfois juste titre que on ne prenait pas assez en compte ceux qui avaient été formulées par les français au moment de l'élection présidentielle notamment le facture marie le pen avait rassemblé 13 millions de voix le soir du jour du second tour quel effet 42% des voix et au fond est-ce qu'on a pris la mesure de ce qu'ils savaient et et ce message ce jour là vous savez c'est plus facile de commenter ou à l'avant et d'absorber les élections mais edouard philippe qui n'a pas pris en compte ce que pensent les français c'est à dire vous venez nous dire on n'a pas pris en compte ce que pensent les fnac je reprends permanent mais j'ai encore une fois je dis que peut-être le fait que cette réélection inscrivent le processus dans une forme de continuité a donné le sentiment que il ne se passait rien qu'on accélérerait pas qu'on changeait pas brutalement la donne donc c'est le seul principe je crois de la réélection alors voilà donc donc la responsabilité n'est pas recherchée du nantais d'emmanuel mal de temps peut-être peut-être que ça a été trop lents et encore une fois je je veux bien qu'on s'interroge sur les responsabilités des uns des autres plats du chef de l'état c'est normal oui oui mais ben je d'ailleurs personne non personne ne la personne ne s'abstient de l'arche et la démocratie junte va très bien ce que je dis c'est que ce qui est plus intéressant nous semble-t-il à ce stade c'est de s'interroger sur ce que veut dire la situation dans laquelle nous sommes pour le pays parce que on voit bien que on est dans une séquence un moment extrêmement politique les députés arrivent à l'assemblée les groupes se forment ça bouge dans tous les sens ça c'est normal c'est la vie c'est comme ça sauf que dans le même temps il se passe des choses dans le monde le pays va avoir affronté un certain nombre de difficultés on le sait elle arrive on les voit et ce qui compte c'est maintenant de savoir comment est-ce qu'on va les affronter et donc leur l'envoyer vous me semble-t-il est beaucoup plus beaucoup plus à la préparation et de la suite à la discussion avec des gens et dans une culture politique où le compromis la coalition sont finalement peu pratiqué et et pas classique et je crois que c'est ça que nous avons c'est très difficile vous fier et je reviens à lui parce qu'il est notre chef de l'état et c'est par lui que tout passe un moment ou un autre vous qui avez travaillé avec lui pendant plus de deux ans est il capable de compromis reprend votre vieille ah oui je crois je crois oui mais vous savez vous savez monsieur calvi la vème république il ya beaucoup de gens qui pensent que ce que je dis n'est pas vrai c'est à dire la vème république est un régime parlementaire bon il ya plein de gens beaucoup de présidents l'ont oublié dans leur pratique du pouvoir il presse le président actuel il ya beaucoup de gens qui pensent nous et pas simplement des présents qui pense qu'en réalité c'est presque un régime présidentiel la vérité c'est que c'est un régime parlementaire et que le président de la république il doit prendre en compte l'élection parlementaire telle qu'elle a été faite à l'assemblée nationale voilà donc il va le faire parce que ma question était plus psychologique parce que je dis pas ce que selon vous de s'adapter à cette situation je vous dis les choses autrement le marais c'est we do et qui a l'habitude de gagner un gagnant qui ne composent jusqu'ici avec personne je tu ils s'adapter à cette situation oui et je dois dire que j'ai vu le président de la république être en mesure de faire preuve d'un très grand pragmatisme et de s'adapter à des choses que personne n'avait jamais affronté donc pas réponse est oui et d'ailleurs que fait-il en ce moment il consulte il consulte les responsables des forces politiques ce qui est parfaitement adapté à la situation que nous vivons c'est à dire au début du commencement d'un travail qui doit permettre de voir dans quelle direction on va organiser le lac la conduite des affaires publiques donc le président de la république permettez moi de vous dire qu'il est déjà en train de s'adapter et que l'exercice de consultation qu'il a engagées et déjà la traduction de cette adaptation se fait moins de revenir à je crois c'est comme ça que j'analyse moi j'ai pas la vérité révélée mais c'est comme ça que l'analyse filles moins de revenir à un point évidemment la situation est inédite occupe les esprits mais est ce qu'on n'est pas collectivement et juge par la france entière jusqu'au présent l'appliquent passer à côté de ce qui s'est passé le le 24 avril 13 millions de français ont voté marine le pen deux mois plus tard il ya 89 députés rêve dans l'histoire politique de la vème république c'est un événement politique majeur est ce qu'on as qu'au fond les leçons n'ont pas été tirées de cela est-ce que vous pour dire les choses autrement la france est plus à droite qu'on imaginait et que et que et que le président ne l'a peut-être pas vu un psy ou plutôt n'a pas compris que ses 58 % étaient en partie aussi un vote entier anti le pen bon monsieur corbeil vous pouvez dire que le président de la république n'a pas compris et que ces prisons de la république jeudi collectivement mais voilà c'est ça revenons à une approche un peu collective après le premier tour de l'élection d'une vie dans ciel celui qui a occupé l'espace médiatique plus que n'importe quelle autre c'est pas le leader texan droite c'est pas un madame le pen c'est monsieur mélenchon avec une capacité bien mais voulaient attirer tire pas d'entre deux tours la présence et pas dans l'autre de taux la présidentielle mais assez vite après c'est quand même le leader de la nuque ce qui avec du talent incontestable a réussi à occuper l'espace l'espace médiatique l'espace politique et à donner le sentiment que la campagne devait tourner autour de lui ce kit ce qu'on appelle une victoire politique d'afrique ont parfois une victoire tactique qui a fait il a fait un choix stratégique et il a remporté une victoire taxi à s'appeler élisez moi c'est même une c'est tout à fait c'est tout à fait notable et il faut le dire mais en regardant et en étant obnubilé par ce spectacle par ses propos ben on n'a peut-être pas suffisamment vu qu'en effet le sujet se passer sur un autre aspect du spectre politique et c'est aussi ça qu'a révélé élections de dimanche dernier où après avoir entendu parler lannux comme des fous pendant six semaines on a un groupe rassemblement national qui est plus important que le groupe de la france à sugo lier les deux pardon vous lier les deux c'est à dire à ce que je je je sais pas si je lis les deux mais je constate là nous aussi vous le constater tout le monde a beaucoup plus parlé qu'est ce que vous croyez votre regard dans ce sens mais moi je lis que venait de faire je vais vous dire moi je ne suis pas un commentateur de la vie politique je suis un acteur louis absolument pas et donc ça m'arrive de me tromper ça m'arrive de me tromper dans mes choix stratégiques je le reconnais parfaitement moi j'ai fait campagne à fond j'ai fait campagne à fond pour mes candidats et j'ai dit en permanence vous pouvez le reconnaître parce que je les écris que qu'il était dans intérêts du pays de le doter d'une majorité stable parce que je pense c'est ma conviction malheureusement que nous vivons des moments des moments extrêmement difficiles et que nous allons vivre des moments extrêmement difficiles et je je sais pour le coup d'expérience je veux pas du tout faire jouer l'argument d'expérience je sais que faire face à des situations difficiles c'est redoutablement compliqué mais faire face à des situations difficiles sans majorité stable alors là c'est vraiment laventure et donc je pense qu'il est dans l'intérêt du pays et que c'est urgent ça va pas se faire en deux jours mais qu'il est dans l'intérêt du pays de constituer compte tenu des résultats tels qu'ils sont une majorité stable vraiment je le crois très sincèrement et c'est au fond ce que je fais en ce moment c'est un appel au sens des responsabilités de tout le monde ouais au sein de la majorité comme au sein des oppositions nous avons besoin de créer les conditions d'une majorité stable sans quoi nous allons avoir de vraies difficultés si vous vous décrivez une situation où la situation politique l'equilibre de certaines mères craint difficulté une forme de de chaos c'était aussi le message qu'a essayé de passer le présent un public entre tournée asiatique mon rôle chaos est-ce que ce message a été efficace est ce que c'était le bon message est ce que est ce qu'il aurait dû être exprimé différemment est-ce que voilà est-ce que c'était le message qui devait être exprimé le discours pour faire simple le discours sur le tarmac d'orly écoutez je n'en sais rien je suis comptable de ce que je dis moi je pense très sincèrement que si nous n'arrivons pas par une logique de coalition par une logique d'union encore une fois entre des gens qui ne sont pas spontanément faits pour s'entendre nous n'en sortirons pas et que donc il y a nous devons prendre au sérieux ce que les électeurs nous ont dit en tout cas les français l'absence de la démocratie et et remarquée avec moi que dans d'autres régimes parlementaires on sait faire ça fatma d'autres électeurs - chaos à quelques jours des élections les eaux de régimes parlementaires ont dit on essaye plutôt de trouver les laisser des portes ouvertes ou des fenêtres ouvertes vers des possibles coalition à moi j'ai indiqué encore une fois je suis comptable de ce que je dis moi j'ai indiqué qu' il me semblait que une france ingouvernable n'était pas une bonne solution est qu un gouvernement et une majorité stable était indispensable au minimum assume ses propos parce que je crois que c'est vrai edouard philippe au minimum les français ne se sont pas laissés intimider par le chaos si je puis dire maintenant il faut gouverner comment faire et faut-il un accord par exemple de législature avec la droite dont vous êtes issu dès lors qu'on se place dans la logique que j'ai évoquée d'une logique de coalition moi comme on l'appelle grande coalition coalition bras logique de coalition il me semble difficile d'imaginer personnellement je me refuse d'imaginer que cette coalition puisse intervenir entre la majorité relative telle qu'elle existe et le rassemblement national - ça n'existe pas ça n'existe pas parce que les positions sont allés dire radicalement contraire on n'est pas dans le champ de ce qui est envisageable je ne crois pas que ce soit possible avec la france insoumise et donc je regarde le groupe qui suit et qui lui me paraît être dans un champ qui n'est pas le même avec des gens qui ne sont pas des alliés et qui même souvent sont des adversaires et je vois il me semble qu'il est possible d'imaginer une 10 sur hon franche directe un compromis qui supposera que certains reviennent en arrière sur un certain nombre de propositions auxquelles ils sont attachés et qui sera je crois bénéfique pour le pays ça pourrait aussi exister avec à gauche de la majorité avec peut-être les socialistes peut-être les écologistes je n'en sais pas ça n'est pas moi qui suis en train de consulter un excellent président et je pense je pense que nous devons nous mettre dans la tête que c'est la seule façon d'avoir un compromis et une majorité stable sans quoi nous emmener dans le sang c'est peut-être vous qui pouvez consulter pour lui à droite se seraient même d'ailleurs assez logique crois pas non non pas du tout pas du tout je pense que le président de la république a parfaitement encore une fois je pense qu'il a pris une excellente décision en consultant en tête à tête les responsables des partis politiques nous des forces politiques je pense que c'est ce qu'il faut faire et attendez il le fait on va voir ce qu'il en cause qu il en conclut qu'il aurait dû y va quand même faire des conclusions avant devient vide warner avait quand même compris qu'après ces résultats des élections législatives il a vraiment besoin de vous après une période où on peut imaginer qui vous a un peu négligé d'ailleurs mais mais mais monsieur qu'elle vit la vérité c'est que pas pardon mais le pays est en face d'une situation qu'ils en avaient assez dangereux maintenant qu'on a besoin de tout le monde exactement deux mois dont l'ancien 1er mai mais de tout le monde et arrêtons de de personnaliser je le faisais pas avant je vois je le ferais maintenant on a besoin de tout le monde on a besoin d'une logique de coalition de compromis et de responsabilité etc je ne dis pas la légère c'est pas facile ni pour l air ni pour la majorité ça n'est pas dans notre culture ça n'est pas quelque chose qui a été annoncé pendant l'élection mais quelle est l'alternative quelle est l'alternative le blocage complet la possibilité dès lors qu'on abordera une question difficile d'avoir des majorités de rencontre contre un projet moi je vous le garantis il n'y a pas un régime parlementaire qui subsistent à ça et qui prend les bonnes décisions c'est à dire les décisions qui sont souvent difficiles ce que vous inquiétez pas quand édition seront faciles à prendre on trouvera des majorités et quand elles seront difficiles il faut un socle et ce socle il faut le construire et vous le construire dans la clarté dans les français en acceptant l'idée qu'il ya un certain nombre de choses qui vont changer donc construire notamment avec l air a je crois mais vous avez entendu christian jacob avant d'aller à lisais ce matin ils parlaient d'eux de tambouille je crois seulement qu'il a utilisée et en sortant de l'elysée il a dit il a dit à peu près la même chose en disant même que non seulement ça n'était pas souhaitable mais que même leur ai laissé les électeurs de l air considéré que ce serait une trahison bah écoutez trahison c'est un moment assez lourd moi je moi je suis pas responsable des propos de monsieur jacob généralisation dire ses critiques sur moi donc moi je ne dis jamais de mal de monsieur jacob mais lui on dit souvent sur moi et ça n'est pas grave je dis simplement que je ne crois pas ceux de mon point de vue que je ne crois pas que les électeurs aient l'air et d'ailleurs les autres électeurs est en vie que la france aborde dans le désordre et dans l'instabilité des crises qui sont devant nous je crois pas je ne crois pas aidons donc et je n'entendrai et je ne vois pas du tout donc il faut mais si on était dans une logique de régime parlementaire puisque vous l'évoquez le présent à un public après consultation de l'un est un monsieur corbeil s'est assis on était dans une logique parlement n'est dans la vie on est dans une phase cruciale s'il en est et dans les autres pays ce qui se passerait si le chef de l'état confiera à une personnalité issue peut-être de ce parti dieu ou de la république en marge de l air le soin de consulter de confier de construire un gouvernement je le président la république a décidé de consulter mais dit il il a commencé ce processus on va pas prendre les les conclusions avant qu'il ait fait ce processus moi je ne sais pas ce qu'il va en déduire je le vois demain jusqu'au bout at il consulté comme les autres est l'exact heures bon ben voila je lui dirai ce que je pense je dirai ce que je crois je verrai ce qu'il dit et puis ensuite ce sera à lui après avoir entendu tout le monde c'est quand même extrêmement précieux de dire quelles conséquences et quel processus d'édition disposition le disions choses commençaient pas elisabeth bornes qui plaide la première ministre d'une coalition lr ensemble je ne peux pas préjuger de ce que le président de la république tirera comme conclusion des consultations qu'il est en train d'avoir je ne peux pas le préjugé et j'ai aucune envie de me livrer au jeu des conjectures mais une lueur et visuel surtout du titre aussi grave on a ça dans un subtil n'a pas confié élisabeth bornes les jeunes conscrits de la partie et je pense qu'il est normal que ce soit lui qui le fasse demain vous allez parler au président qu allez-vous lui dire notamment au sujet de la première ministre et pensez vous qu'elles doivent rester à son poste je vais lui dire et j'espère que vous ne serez pas surpris à peu près ce que je vous ai dit ce soir parce que je voudrais vous que j'aurai de se faire rassurante mais oui mais voilà donc je vais lui en font bien tirer les leçons de ce scrutin je vais lui dire qu'il douane sur une octogénaire lité jeu même importante je vais lui dire qu'il doit tirer les leçons de ce scrutin que ce scrutin doit être pris au sérieux que ce scrutin nous emmène directement une logique de coalition c'est à dire quelque chose de très différent de ce que nous avons connu pendant très longtemps quelque chose qui impose probablement d'envoyer un certain nombre de signaux sur le fait qu'on a bien compris comment entrer dans cette phase nouvelle s'est prise en navigant décidée hier le chargement premier nice par exemple c'est une possibilité je vous écoute et moi j'ai entendu que madame ben on avait donné sa démission et le président l'a refusé pour que le gouvernement reste à sa tâche bon je pense que le président de la république encore une fois il s'est lancé dans des consultations demain il les aura terminé je crois sauf si vous leur sophie veut recommencer il lui appartiendra à lui et à personne te dire les conséquences qu'il en tire et je pense que nous allons tous écouté avec beaucoup d'attention parce que de ce qu'il tirera de ces consultations dépendra assez largement la direction des affaires dans les mois qui viennent et donc moi je peux vous dire que je l'écouterai avec beaucoup beaucoup beaucoup d'attention il est d'ailleurs il doit il doit parler aux français s'exprimer je crois là mais je dirais à courte échéance puisqu'il part à partir de jeudi pour une série de sommets à l'étranger côté président de la public qui parle quand il veut c'est à lui d'apprécier le moment je vais pas me mettre à sa place vous aviez imaginé le niveau de complexité qu'il a à gérer mais ce serait les gens qui parlent et je pense que il sera utile qu'il puisse dire aux français le moment venu et est probablement assez vite ce qu'il retient de ces consulations est-ce que c'est immédiatement après ou quelques jours après je n'en sais rien c'est à lui d'apprécier mais mes jeux mais je pense qu'il faudra qu'il explique parce qu'encore une fois il part dans moins de deux jours à bruxelles parce que eux-mêmes parce qu'encore une fois on a le sentiment que au fond on est dans une situation un peu classique que c'est un revers électoral et que bien sûr que non non non c'est quelque chose de véritablement inédit et il faut l'expliquer dans toutes les situations inédites j'en ai connu quelques-unes dont le co vie des situations inédites il faut dire les choses dire ce qu'on sait et dire ce qu'on sait pas dire les choix qu'on fait et dire ce qu'on fera pas comme choix je fais ma lancée et vient exactement la radio 20 mai c'est exactement la différence entre vos prises de parole pendant qu vide et il n'est pas reprise par le président vous étiez simple carré factuel lui été plus vague et plus ont été virés parfois on était chacun dans notre rôle et j'ai toujours pensé que le rôle du président est le rôle du ministre ça n'était pas le même et que ça marchait bien quand il est complémentaire edouard philippe cet accord avec l air que vous appelez de vos voeux vous l'avez dit très clairement ce soir sur l'antenne de bfm tv est ce que c'est la fin du et en même temps dont vous avez été un des acteurs en tant que premier ministre et qui fut l'objet de la campagne du président de la république lors de sa première élection je vous dis est ce constat est ce qu'on renonce définitivement à la gauche non non pardon mais je vous ai dit monsieur calvi que cette logique de coalition elle pouvait aussi englober un certain nombre de partenaires à gauche vous ai parlé des socialistes souhaité parler des écologistes je ne sais pas si un certain nombre de sujets sur lesquels on peut s'entendre et je crois qu'il est urgent de sang parler donc je ne dis pas je joue le goût le groupe numériquement le plus important dans le champ possible me semble-t-il d'une coalition c'est le groupe ait l'air on c'est factuel mais il me semble qu'il faut essayer crois que c'est françois bayrou qui a utilisé cette expression voyez je cite les bons auteurs quelque chose qui ressemblerait ou qui s'approcherait d'une forme d'union nationale devant jouer dans une cité il faut s'approcher au plus près possible de l'union nationale et bah c'est une bonne formule dans laquelle je me retrouve je pense que c'est de ça qu'il faut aussi le faire et si on essaie de faire ça il faut clair chacun devra renoncer à quelque chose puisque puisque nous sommes en dix ans cette année un compromis ça n'est pas un gros mot c'est indispensable dans la situation dans laquelle on se trouve et c'est même je le dis c'est même la responsabilité de ceux qui sont engagés au service de leur pays c'est une responsabilité puisqu'une seule dans des situations inédites hypothèse n'est dit s'il vous demande à vous de décider consulter ces deux parties en vue de constituer un gouvernement jeu pour faire de la politique fiction les tuer j'ai regardé quand je fais la politique fiction j'écris des livres c'est plus intéressant vu qu'il délivre qui ont autour et avec des clés tout les jeunes et elie phrase mais c'est énorme c'est là on est dans cette situation on est dans une situation inédite on a connu à l'époque de la 3ème 4ème et public des promus nice qui n'était plus fraudées mr donner parfois qui du président du conseil qui n'était plus brillant des coordonnées et soyons très franchement tu vous prêt à devenir premier ministre dans là franchement qu'ils affrontent des circonstances historiques je vous avait qualifié au début de notre entretien je ne suis pas sûre et quand je dis je ne suis pas sûr je suis même certain que je ne suis pas le mieux placé pourquoi pour discuter avec dlr qui voient en moi quelqu'un qui est un irritant je parle je regardais donc pas bruno le maire non plus que jaro darmanin qui quitte pas ce prix du lait en 2010 f parle de moi où m'adresser la question oui je pense que je ne suis pas le mieux placé pour discuter avec eux et pour montrer que nous sommes dans une logique nouvelle je n'en suis pas sûr bon voila vous me demandez mon sentiment je pense que parce que vous êtes un ancien élève vous avez quitté les rangs mais parce que parce que j'ai contribué pendant trois ans activement à mettre en oeuvre les engagements du président de la république parce que je me suis engagé à ses côtés et parce que j'ai des saints campagne présidentielle où je pense que si on veut entrer dans une logique de coalition il faudra peut-être trouverez des profils nouveaux jeux je pense en même temps je vais vous dire c'est pas à moi de définir le profil type du futur proche du ministre c'est une responsabilité redoutablement complet qui appartient au président de la république et à lui seul mais je comprends quand vous le décrivez que vous n'êtes pas le mieux placé pour eux pour faire cette coalition mais que logiquement puisque votre logique ni gérald darmanin ni bruneau maire ne le sont non plus puisqu'ils viennent eux aussi du parti elle est et il rejoint le présent a pu qu'en 2010 j'en sais rien encore une fois je ne sais pas comment un abordera le présent la république les consultations auxquelles il a procédées je ne sais pas comment les responsables des groupes parlementaires et des partis politiques que je viens d'évoquer prendront ou non leurs responsabilités aborderont ou non cette logique parlementaire à laquelle normalement ils doivent faire face je ne sais pas mais pour pour l'instant je ne sais pas je vais regarder jeudi quelques idées il me semble que la logique c'est ça on va voir comment ça se passe juste pour faire la différence à va pas se faire en deux heures juste pour comprendre la logique il faut que si chef du gouvernement chef du clan des gars il faut qu'ils viennent de lr aujourd'hui non c'est parce que j'apporte non non non je repas non je crois pas ça peut être quelqu'un qui a soudé mais malgré ces derniers je ne sais pas je pense que en tout cas je pense que il y aurait quelque chose de déraisonnable a donné le sentiment qu'on ne tire pas pleinement les conséquences du résultat de dimanche et tirer pleinement les conséquences du résultat de dimanche c'est forcément pour chacun pour chacun des camps renoncer à un certain nombre de choses peut-être un certain nombre de symboles pas à tous ouais et il faut voir l'art du barreau me là où on peut s'entendre et là où on peut s'entendre alors il faut faire par exemple pour prendre l'exemple puisque vous parlez de symbole est-ce que sur la réforme des retraites il faut ce que le président a plus d'entrepôt à 10 64 ans dans un premier temps il faut retourner à 65 ans comme le promettait jeu comme le promettait à l'air dans la champagne les est la pire des façons de construire un compromis c'est de donner le point d'arriver ça joue bien ce qui me paraît évident mais c'est un des sujets pendant six à dix sculpteurs évident c'est que si on doit alors rentrer dans une logique de coalition il faut se mettre d'accord sur ce sur quoi on peut se mettre d'accord et qui est nécessaire au pays bon bah voilà donc ça veut dire que ce sujet probablement pour être à un sujet de discussion mais je ne sais pas quel serait le compromis je ne sais pas quelle est l'urgence pour le pays au moment où nous parlons le pouvoir d'achat des français à vous les dire l'urgence pour le poly pays il ya un certain nombre d'urgences qui vont arriver rapidement puisque les mesures relatives à la limitation des prix de l'énergie doit faire l'objet d'un vote législatif au mois de juillet donc ça va arriver très vite alors je vous dire je suis un peu je reconnais que ça peut donner le sentiment d'une complexité incompréhensible je suis à la fois celui qui dit qu'il faut tu aller vite pour essayer de construire cette coalition est compromis et en même temps je sais que ça va prendre du temps et que donc il faut se prendre ce temps il faut prendre ce temps pour que les gens puissent se dire ok ça on peut pourra pas ça et ça on peut que les gens se mettent d'accord et que les choses soient claires vous savez il ya des pays des régimes parlementaires très solide très solide on met quatre mois à écrire la collection oui mais l'allemagne en 2017 mais une fois ça va signer le papier reste dessus une fois qu'on est signée papillon est dessus oui et c'est peut-être ce qui nous manque aujourd'hui en france cinq républicains turbo de court alors en bout de course vous savez celle que nous a légué le général de brousse vous savez monsieur calvi en 1986 j'étais pas vieux j'avais 15 ans mais je me souviens assez bien quand est arrivée la première cohabitation qu'on disait les institutions n'y résisteront pas il y avait beaucoup de gens qui pensaient que c'était la fin d'un cinquième recul ça prend du tout été la fin de la cinquième république les institutions il faut les respecter est ce que quand je vous dis qu'il faut aller jusqu au bout du régime parlementaire et venir une logique de coalition je vous le dis parce que c'est exactement la logique n'ont pas prévu mais la logique d'application de la constitution telle qu'elle est il ya une donc il faut prendre au sérieux les institutions il faut les respecter vous savez quand on est un responsable politique ou respectent le suffrage on respecte les institutions moi je le crois très profondément peut-être que ça fait de moi un vieux schnock peut-être que ça fait de moi un type irrémédiablement à droite mais je vous le dis il faut d'ailleurs fera pas le plein de gens de gauche qui pense la même chose doit évidemment mais il faut respecter les institutions et il faut respecter le vote des électeurs respecter les institutions c'est considérer que dans un régime parlementaire tels que le d'autres même s'il n'a pas été fait pour ça la logique c'est le compromis et c'est une forme de coalition il ya quand même une différence majeure entre eux et vous savez quoi même peut-être que la meilleure coalition c'est la plus large possible peut-être que la meilleure coalition c'est celle qui justement est la plus large possible parce qu'elle montre à tout le monde que chacun renonce à quelque chose dans l'intérêt du pays il ya quand même une différence entre la forêt la vème république et d'autres régimes parlementaires en europe c'est la dissolution le droit pour le président de dissoudre c'est une hypothèse c'est une carte il a dans son enfin secteur punk funk à cesser les émissions constitutionnel qu'il peut être utile c'est une possibilité d'aider député élu il ya deux jours de gauche de droite se disent c'est une possibilité ça y aura peut-être probablement une dissolution avant 2027 est-ce que c'est dans un an un an et demi de grossesse et c'est une hypothèse on a une hypothèse importante qui évite si un blocage qui a pas de coalition si un blocage il faudra bien dissoudre un monde oui vous savez qu'il ya des pays où il n'ya pas la dissolution mais il ya la possibilité de convoquer des élections anticipées c'est vrai ce qu'ils reconnaissaient revient quand même c'est la majorité qui le décidera c'est quand même un usage qui tape est un peu similaire un peu différent c'est vraiment bien sûr que le président de la république a cette capacité que lui préserve et donne la constitution bien sûr ce qu'a choisi le moment il peut choisir quand les conditions sont réunies quand il juge qu' il convient de dissoudre il peut le faire très bien très bien il peut le faire c'est un élément qui était à sa disposition il ne les a pas tous et l'exécutif on a plutôt moins qu'avant je parlais tout à l'heure du 49 3 et je vous assure que ça fait une sacrée différence sacrée différence avec 1988 voilà c'est comme ça c'est la constitution bon on applique juste fort premiers présumés vous dites que vous êtes vous dira pas optimiste mais en tout cas vous dites là quand la 5e peut tenir si on construit une condition la dissolution n'est pas la seule issue et vous donc dans cette optique là vous serez un allié indéfectible du président un public dense et moi et peut-être années difficiles qui vont être si vous avez qui nous attend à l'écouté moi j'essaie d'être cohérent avec moi même et dans l'ensemble ça me paraît une bonne idée donc j'essaie d'être cohérent avec moi même je pense que le pays a besoin d'une majorité stable et donc je contribuerai dans toute la force de mes moyens à cette majorité stable parce que jusqu'en 2005 l'intérêt du pays voilà et j'ai toujours dit que je serai 1 1 un allié un soutien loyal du président là public et je n'ai pas changé d'avis est-ce que vous n'êtes pas pour 2027 c'est une date que vous avez en tête beaucoup de français le souhaitent en tout cas c'est hier dans toutes les enquêtes d'opinion je pense que le par vous poser la question serait vraiment incroyable oui mais vous répondre serait vraiment indécent franchement et franchement je trouve cet indécent on vit c'est le truc c'est la chose qui me qui me choque le plus ce qui m'inquiète le plus c'est que nous sommes vraiment dans une situation politique qui me paraît périlleuse nous allons avoir à affronter un ralentissement économique qui est là qui va faire mal nous avons une situation en terme de souveraineté alimentaire de sécurité qui est dangereuse et nous allons passer un temps infini à parler pardon de petites choses incertaine hypothétique qui ne sont pas d'actualité moi je ne je ne rentrerai pas ce qu'elle vit dans la tonalité trop souvent désinvolte avec laquelle on parle des échéances présidentielles dans cinq dans 10 ans 20 ans j'en parlerai pas à plusieurs reprises dans cet entretien que vous avez parlé de des menaces les plus graves qui pèsent aujourd'hui sur le pays la menace la plus grave s'appelle-t-elle jean luc mélenchon marine le pen j'ai déjà décidé des désaccords sérieux avec eux avec monsieur mélenchon et madame le pen c'est des désaccords documenté et et si j'oubliais les documenter vous inquiétez pas eux le feraient avec avec vigueur et précision donc je ne suis pas d'accord avec eux ce sont des adversaires politiques et les menaces pour la france c'est pas ses adversaires politiques des menaces pour la france c'est qu'est ce qui se passe sur le front de l'est et menace pour la france c'est comment est-ce qui évolue notre agriculture les menaces pour la france c'est qu'est ce qui se passe si compte tenu de l'instabilité politique dans laquelle nous sommes les taux d'intérêt augmentent rapidement et notre situation budgétaire et financière se trouve très fortement aggravée pardon mais ça c'est dégueulasse donner un bon programme de gouvernement notamment pour un gouvernement de coalition ça veut dire que ce qui s'est passé dimanche affaibli la france rend les problèmes qui se présentent à la france encore plus vif et encore plus difficile vous parlez des de la dette mais c'est un exemple vous citez j'ajoute puisque c'est la dernière question de cette émission êtes vous finalement ce soir inquiète ou optimiste dépit des difficultés je sais quand on pose cette question j'essaie de dire que la lucidité n'est pas le contraire de l'optimisme et peut se concilier avec l'optimisme donc j'essaie d'être lucide et je vois une situation qui est tout à fait délicate et peut-être plus délicate que certains ne le disent mais je vais way très délicate et périlleuse même à certains égards mais moi je fais partie de ceux qui font confiance et qui ont une confiance absolue dans notre pays je suis totalement convaincu que notre pays quand il est lucide et quand il est responsable peut relever tous les défis jeu j'en suis je vous le dis absolument convaincu mais on ne peut pas ne pas être lucide donc pour moi l'optimisme et la confiance dans notre pays qui a des atouts exceptionnels passe par une lucidité qui parfois est un peu corrosif peut-être mais qui est indispensable merci voir philippe merci d'avoir pris la parole ce soir sur bfm tv à bientôt sur notre antenne
Édouard Philippe