JOP d’hiver 2030 dans les Alpes françaises : pourquoi tant de critiques ?
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France Culture, question du soir, Antoine Dulster La ferveur olympique se serait-elle déjà essoufflée ? C'était promis, après l'immense succès populaire des Jeux de Paris 2024 qui avaient surpris jusqu'à leurs adversaires, on allait enfin pouvoir renouer avec l'optimisme et l'enthousiasme des grands projets sportifs. Un an et demi plus tard, cet élan olympique semble avoir du mal à trouver le chemin des Alpes françaises qui se prépare à une nouvelle édition des Jeux d'hiver pour 2030. Les critiques des défenseurs de l'environnement de la montagne se font déjà entendre. Il y a urgence, nous disent-ils, à mettre en œuvre la transition.
Cet argumentaire rejoint d'autres critiques déplorant un manque de démocratie et de transparence dans l'organisation de ces Jeux. Ce débat prend une tournure politique alors que la loi olympique indispensable à l'organisation de ces Jeux est en ce moment même entre les mains des députés. Les Jeux olympiques d'hiver 2030 ont-ils été bien préparés ? Comment expliquer tant de critiques ? Nous en débattons avec trois invités. Guillaume Desmurs, bonsoir.
Bonsoir.
Vous êtes journaliste, vous avez publié Le Crépuscule des Jeux, paru en février 2025 aux éditions Paulsen. Eric Monin, bonsoir. Bonsoir à vous. Merci d'être avec nous à distance. Vous êtes ambassadeur de l'université Marie et Louis Pasteur, membre de la commission éducative du CIO, ancien ambassadeur de Paris 2024 et auteur de Deux Chamonix à Beijing, un siècle d'olympisme en hiver aux éditions Desiris. Et Benoît Thomasson, bonsoir. Bonsoir. Merci à vous aussi d'être avec nous à distance. Vous êtes directeur général des services de la mairie de la Clusa. Merci à tous les trois d'être au micro de Questions du Soin.
Je voulais vous faire découvrir en avant-première ce qui va être notre site olympique pour le ski nordique. Les équipements qu'on va mettre là pourront nous servir ensuite sur la durée, pour pouvoir accompagner nos jeunes qui pourront ensuite, après les Jeux olympiques, pratiquer le ski nordique ici. Là on voit l'année 2030, ça va être une année charnière, parce qu'on voit déjà en montagne, les impacts du dérèglement climatique, le manque de neige et en 2000. Le projet de loi qui nous est présenté aujourd'hui s'inscrit dans un climat que nous devons regarder avec gravité et qualifié sans détour, un climat de déni.
Faut-il vous rappeler que dans ce type de zone, il est interdit de prélever quoi que ce soit en nature, en termes de faune ou de flore. Et vous, vous allez y installer je ne sais quoi au motif de Jeux olympiques. Nous ne sommes pas du tout opposés au sport. Par contre, ce dont nous ne voulons pas, c'est du sport business.
Voilà un florilège par notre réalisatrice Margot Page, des opposants à l'organisation des JO d'hiver 2030, des manifestants mais aussi des parlementaires, la sénatrice écologiste Mathilde Olivier, la députée insoumise Elisa Martin et le député LR Laurent Wauquiez que vous aurez reconnu. Guillaume Desmurs, c'est avec vous, si vous le voulez bien, que je souhaiterais commencer cette émission. Des oppositions donc qui se font entendre de plus en plus bruyamment, alors que la préparation de cet événement entre dans le dur, c'est-à-dire dans le temps législatif. Y a-t-il un problème de rythme autour de ces Jeux olympiques à venir ? Le train est-il parti trop tôt ?
Oui, on peut dire que le train est parti trop tôt. Il est parti avec la moitié des passagers et puis la moitié du matériel. Pour le dire autrement, ce sont des Jeux olympiques qui ont été construits de façon très opaque entre Laurent Wauquiez qui était à l'époque président de la région Aura et Renaud Muselier, président de la région PACA. Ça s'est décidé entre eux, y compris qui va avoir quelles épreuves. Ça s'est décidé dans un coup de fil de dix minutes, je le rappelle même Laurent Wauquiez dans une interview. Donc il ne s'en cache même pas.
Donc c'est des JO qui sont partis très très vite, qui ont été gagnés puisque l'attribution a été officielle en juillet 2024 sans combattre puisqu'il n'y avait pas d'autres candidatures. Et c'est des JO, je le précise, qui aujourd'hui encore n'ont produit aucun document officiel. C'est-à-dire qu'aujourd'hui, il n'existe aucun document officiel émanant de la candidature qui détaille ce qui va se passer. Où ? Comment ? Quelles épreuves ? La liste des sites d'épreuve n'est toujours pas publiée. Et surtout, combien ça va coûter ? Donc on est aujourd'hui dans le flou le plus total. Et les opposants, je le précise, et j'en fais partie, ne sont pas contre les JO.
On a grandi dans les montagnes, on aime le sport. Les JO, c'est un événement qui est assez extraordinaire.
Qui marque l'esprit public en France. Il y a eu des grands précédents, Grenoble au 68, Albertville 92.
Bien sûr, qui marque l'esprit, qui marque une époque aussi. Les opposants ne sont pas contre les JO, ils sont contre la façon dont ces JO-là se construisent et se financent.
Éric Monin, ces perturbations relèvent-elles de l'exercice de style classique, somme toute, des opposants aux grands projets sportifs ? Est-ce que la ferveur olympique peut avoir raison de ces discussions, comme c'était le cas à Paris 2024 ? Beaucoup de critiques en amont, et puis finalement des JO qui se passent très bien.
Merci tout d'abord de votre invitation. Simplement, ce que je voudrais dire, c'est que quelle chance d'avoir des personnes qui puissent peut-être aussi, pas forcément s'élever, mais être dans une logique, pas contestataire, ce n'est pas mes termes, mais de pouvoir demander des explications. Pourquoi ? Parce qu'en fait, nous sommes dans un état démocratique, et je crois que c'est une véritable chance. Il faut le dire, ça quand même. Nous ne sommes pas dans un état autoritaire ou dictatorial. Donc c'est une chance de pouvoir s'exprimer.
Donc la critique est bénéfique à l'organisation des JO, c'est ce que vous dites ?
Je crois que moi, que tout le monde a le droit de s'exprimer, ça c'est la première chose. La deuxième chose, je voudrais dire que le système olympique international a totalement changé. Nous ne sommes plus du tout dans le même système opérationnel. Je vais peut-être un petit peu développer, si j'ai un petit peu de temps. C'est-à-dire qu'avant, il y avait des villes candidates. Des villes candidates, et ils étaient sept ans avant, elles pouvaient déposer des dossiers, etc. Aujourd'hui, tout le système a changé. Nous sommes dans ce qu'on appelle le dialogue informel, où des villes vont demander, vont proposer.
Moi, par exemple, je rentre d'Inde, là, je suis rentré samedi d'Inde, où en fait, l'Inde, aujourd'hui, est dans le dialogue informel avec le CEO pour tout simplement solliciter l'organisation des JO de 2036. Rien n'est fait, mais ils sont dans un dialogue informel. C'est ce qui s'est passé, en fait, pour Paris, pardon, pour Alpes 2030. Et après, donc, en fait, il y a eu ce qu'on appelle un avis consultatif qui a été favorable du CNOSF. Moi, je vous le dis, où je siège au CNOSF.
Le 19 juillet 2023, il y a eu une confirmation de l'État avec tout simplement une lettre d'attention en 2023 qui a été rendue avec des documents, notamment, qui ont été réalisés pour Alpes 2030, avec notamment une étude de faisabilité du CEO sur les JO d'un pays divers. Donc, en fait, il y avait d'autres candidatures, pas candidatures, mais dialogues informels avec la Suède et avec la Suisse. Et en fait, c'est la France, le 24 juillet 2024, à la 142e session du CEO, qui s'est vue attribuer les JO. Donc, en fait, il y a tout un protocole.
Et effectivement, tout ça a changé, notamment avec ce qu'on appelle l'agenda 2020 du CEO, où, en fait, c'est une remise en cause, en quelque sorte, des candidatures comme on l'a vu par le passé. Donc, oui, tout le système a changé au niveau international et Alpes 2030 s'inscrit dans cette logique-là de dialogue informel pour passer après à un dialogue ciblé. C'est un peu technique, mais simplement, c'est pour vous expliquer que tout ça n'est pas quelque chose de coutimieux comme on pouvait le voir par le passé.
Alors, Benoît Thomasson, comment se profile de votre côté la préparation de ces JO 2030 à la Clusa ? Êtes-vous confiant, y compris avec ces oppositions qui font un peu de bruit dernièrement ?
Alors, déjà, merci, effectivement, de nous inviter et de donner la parole aussi aux collectivités hautes. Et on a saisi l'opportunité parce que c'est important pour nous de vous dire qu'on est en responsabilité et le défi est grand. Le défi est grand parce qu'il reste 4 ans, que dans 4 ans, on sera à la veille des Jeux olympiques et qu'on a quelques aménagements à réaliser, notamment en matière de mobilité. Et surtout, un grand défi, comme vous l'avez souligné, c'est celui d'emporter les populations dans un enthousiasme olympique, en tout cas dans un travail de communication et de transmission des informations.
Et on ne peut pas nier qu'aujourd'hui, pour l'instant, l'information n'a pas été développée à son paroxysme, ça c'est certain. À la Clusa, nous avons déjà travaillé avec la jeunesse de la Clusa. On a fait, il y a bientôt un an, une réunion avec les jeunes de la Clusa pour comprendre ce que représentait pour eux l'accueil des JO, ce qu'ils en attendaient, quelles étaient leurs lignes rouges. Des choses très intéressantes sont ressorties et deux axes principaux. Le premier élément, c'est que ce soit un esprit de fête et un esprit qui engage le rêve, en fait, le rêve olympique, le rêve sportif.
Et un deuxième esprit, un deuxième point, pardon, la responsabilité, celle de faire que ces JO soient l'opportunité d'emmener la Clusa dans une évolution, évidemment, et de préservation des espaces naturels, puisque pour nous, les compétitions de ski de fond auront lieu sur le site magique, et on ne peut pas dire autre chose, des confins, un site qui ne devra pas et ne sera pas mis à la sauce JO. C'est bien les JO qui s'adapteront au site des confins et pas l'inverse. Edgar Gros-Piron, le président du COJOP, l'a rappelé quand il était présent sur site début décembre.
Et c'est vraiment dans cet état d'esprit-là que nous sommes, c'est-à-dire la responsabilité, l'engagement énorme de tous les acteurs de la Clusa et au premier chef de nos élus, et puis aussi la responsabilité par rapport au patrimoine naturel qui nous entoure tous les jours.
Alors, Guillaume Desmurs, Benoît Thomasson évoque la consultation des habitants de la Clusa il y a quelques instants. Vous évoquez, vous, un manque de consultation populaire et qui risque d'avoir des conséquences juridiques importantes puisque la France doit justifier ce manque de consultation devant une instance de l'ONU en vertu d'une convention qui oblige justement ce type de consultation. Où en est-on ?
Alors, déjà, il faut faire la différence entre information et concertation. Informer, ce n'est pas tout à fait demander leur avis à la population. Et puis après, il faut l'écouter, l'avis. C'est-à-dire qu'il faut avoir une gouvernance qui puisse intégrer l'avis qui remonte. Ça, ça n'existe pas dans le COJO, par exemple. Le COJO n'a pas organisé aucune réunion ni d'information ni de concertation. Concernant la légalité, puisqu'il s'agit de l'égalité, c'est-à-dire de respect à la fois à des conventions internationales, celle d'Aurus, et donc une plainte a été déposée et reçue par l'ONU.
Peut-être quelques mots sur cette convention d'Aurus. C'est un traité de 1998 qui est censé garantir l'information et la participation du public en matière d'environnement et qui a donc été ratifié par la France en 2002, qui donc impose ce type de consultation.
Voilà, de consultation en amont de l'événement qui puisse conduire peut-être à son annulation si tel est le souhait de la population. La France n'a pas respecté. C'est un groupe d'associations qui a porté plainte en disant la France n'a pas respecté cette convention. Et puis, il y a d'autres plaintes qui ont été déposées également au tribunal administratif de Marseille et de Lyon pour dénoncer. Et elles ont été reçues. Elles sont donc, en ce moment, étudiées par la justice pour dénoncer l'illégalité, en fait, de cette démarche de l'absence de concertation. Donc là, on parle de respect des lois françaises.
Alors, Benoît Thomasson, alors sans se projeter dans une annulation des JO réellement, on voit tout de même que, alors sans parler forcément des Jeux olympiques, mais une conflictualité existe bien autour de l'usage de la montagne aujourd'hui. Je voudrais faire une incise dans le développement de cette émission puisqu'une ZAD a été, voilà, a emporté un combat justement sur la commune de Laclusa. il s'agissait d'un conflit d'usage concernant les retenues d'eau pour de la neige artificielle. Alors, la justice a donné raison aux défenseurs de l'environnement et ça montre bien la sensibilité de ces enjeux autour de l'avenir de la montagne. Comment gérer cette conflictualité localement ?
Benoît Thomasson, pardonnez-moi.
Alors, gérer cette conflictualité localement, c'est d'abord communiquer en amont, c'est présenter nos projets, recueillir évidemment la vie de la population et puis faire les choses de manière approfondie en travaillant. La décision de justice s'est notamment appuyée sur l'insuffisance de l'étude d'impact environnemental. Cela veut dire qu'au moment où les études ont été réalisées, elles ne l'avaient pas été de manière assez approfondie. Donc, ça veut aussi dire faire les choses de manière plus approfondie en respectant toutes les règles liées notamment au code de l'environnement, à la dérogation aux espèces protégées.
Alors, pardonnez-moi, c'est un peu technique, mais l'aspect principal sur le conflit d'usage, c'est de travailler sur les sujets et notamment les sujets qui fâchent, par exemple la question de l'eau, qui fâchent en tout cas les sujets essentiels, qui fâchent parce qu'il y a eu une ZAD et parce qu'il y a eu des sujets conflictuels effectivement à la Clusa, mais on a dépassé tout cela. On organise des réunions publiques, on fait intervenir des experts, on fait intervenir un certain nombre de personnes qui sont à même de transmettre et de donner de l'information, donner des connaissances.
Beaucoup de choses ont été dites lors de la mobilisation contre la retenue de la Colombière, notamment qu'il y aurait une réserve d'eau de 5 millions de mètres cubes sous la Clusa. Après investigation, on en a trouvé 18 000, ce qui est bien loin des 5 millions et malheureusement, ça a aussi emporté des choses.
Donc l'importance de la transparence de l'information et de partir sur des bases et je pense que c'est nécessaire à tout débat public d'ailleurs et moi, en tant que fonctionnaire territoriale, j'y suis très attaché, c'est le point de départ, c'est qu'il faut que l'on soit d'accord sur les données d'entrée, sur les données du débat et pour cela, la collectivité publique a un rôle essentiel qui est celui de transmettre, de partager les informations. C'est ce qu'on s'attache à faire depuis plus de 2 ans maintenant avec des réunions publiques organisées par nos élus qui mettent en avant l'ensemble des sujets clés.
Alors il y a des sujets plus intéressants médiatiquement et des sujets un peu moins intéressants quand on développe des services à la population avec une maison des habitants et des animations socio-culturelles, ça fait moins rêver que quand on met une ZAD avec des protestataires qui montent des cabanes dans les arbres pour protéger des armes mais ce sont deux sujets absolument essentiels. Chacun défend ses causes et on est en démocratie, ils ont chacun le droit de le faire. L'important et le rôle de la collectivité c'est d'abord et avant tout je pense de partager l'information pour que tout le monde parte sur un pied d'égalité en la matière.
Alors venons-en si vous le voulez bien aux enjeux financiers de ces Jeux Olympiques d'hiver 2030 puisque c'est l'un des nœuds du problème qui nous amène d'ailleurs à reparler de Paris 2024 puisque la Cour des Comptes dressait le bilan de ces Jeux récemment 6,65 milliards d'euros pour les dépenses de l'État et des collectivités pour l'organisation de ces Jeux Olympiques et moins de 300 millions d'euros de recettes fiscales générées. Guillaume Desmurs vous vous évoquez un budget de ces Jeux qui sera en constante augmentation où en est-on ? Que savons-nous aujourd'hui sur ces chiffres ?
Ce budget ce n'est pas moi qui l'évoque c'est l'inspection des finances un rapport de mars 2025 qui a fuité heureusement parce que sinon on n'a aucune information c'est le quatrième rapport d'inspection des finances qui ont été demandés par les trois premiers ministres successifs ils sont restés confidentiels celui-ci a fuité et qu'est-ce qu'il nous indique ?
Il nous indique que malgré ce que nous dit le COJO on ne dépassera pas les 2 milliards ils en sont revenus depuis le budget devrait en tout cas selon l'estimation de l'inspection des finances le budget du COJO c'est-à-dire juste le comité d'organisation atteindre 2,2 milliards et avec un investissement de l'État donc de l'argent public à hauteur de quasiment 750 millions d'euros alors qu'avant il était annoncé à 425 donc ça augmente de partout le budget de la Solideo qui est l'autre organisme qui est chargé de livrer les infrastructures pérennes on ne le connaît pas encore et puis il y a un troisième budget dont on parle peu c'est celui de la mobilisation des services de l'État notamment la sécurité
ça a coûté plus cher que prévu notamment à Paris en 2024 pour la sécurisation notamment
exactement il y a la sécurité il y a aussi tous les fonctionnaires y compris les services hospitaliers qui seront mis à disposition tout ça c'est un coût et ce budget là on l'oublie on l'oublie souvent donc en réalité ces JO ils ne vont pas coûter 2 milliards ni 2,2 ils vont coûter le COJO 2,2 aujourd'hui le COJO
pour préciser quand même c'est le comité d'organisation
des Jeux Olympiques et Paralympiques le COJO 2030 son véritable nom aujourd'hui on ne connaît pas la liste des sites officiels par exemple la question est est-ce qu'il y aura des épreuves à Val-de-Isère ou pas ça aura un impact sur le coût ce qui est important c'est qu'on ne connaît toujours pas le budget de ces Jeux Olympiques d'ailleurs c'est l'une des raisons pour laquelle le président du département de la Savoie Hervé Guémard s'est retiré courroucé une lettre assez agacée qu'il a envoyée au COJO disons le département de la Savoie se retire des réunions de préparation des JO 2030 notamment en disant et je le cite la Savoie le département de la Savoie n'est pas la variable d'ajustement budgétaire aujourd'hui il n'y a pas de maquette
un mouvement d'humeur mais qui ne préjuge pas de ce qui sera finalement la participation du département in fine
sauf qu'aujourd'hui Hervé Guémard nous dit qu'il n'y a pas de maquette budgétaire il ne sait pas où il va les collectivités non plus ne savent pas combien ça va leur coûter la CLUSA aujourd'hui et M. Thomasson pourra peut-être me contredire mais comme tous les autres sites potentiellement olympiques puisque la liste n'est pas encore officielle ne savent pas exactement combien vont coûter les installations aux finances publiques et le coeur du débat sur le budget c'est ça c'est combien ça va coûter d'argent public argent public dont on a besoin notamment pour la transition mais dans un contexte aussi assez tendu sur le plan budgétaire dans la France
Eric Monin ces investissements très lourds sont toujours nécessaires dans une logique de grand événement sportif est-ce que les acteurs locaux s'y retrouvent voilà est-ce que c'est quelque chose de finalement assez classique
alors déjà je voudrais revenir sur quelque chose qui a été dit par M.
Benoît Thomasson et c'est absolument vrai c'est un peu l'adage du comité international olympique c'est que les jeux s'adaptent à l'autre et l'autre ne s'adapte pas aux jeux voilà ça c'est une priorité pourquoi parce que comme ça a été dit on a un célèbre économiste qui s'appelle Vladimir Andreef c'est que les jeux par le passé ont toujours été extrêmement déficitaires avant cette émission j'ai fait quelques recherches et notamment il y a une étude qui a été menée par Alexander Butzer également Flevberg d'Oxford qui nous dit que globalement Tokyo c'est les plus chers jeux avec 33,4 milliards de dépenses après nous avons Rio 23 milliards après Londres nous avons 16 et pour les jeux olympiques divers c'est Souchi qui trône en premier avec environ un peu moins de 30 milliards de dépenses et après Beijing 8,7 milliards donc oui les jeux par le passé c'est ce que dit Vladimir Andreef c'est que lui il va même parler d'un concept le vainqueur maudit le vainqueur est maudit voilà parce que tout ça entraîne des dépenses incroyables par contre comme ça a été souligné il y a quelque chose qui est très important à dire quand même je crois à l'antenne c'est que les jeux de Paris 2024 ont pour le coup eux créé un excédent d'environ à peu près 30 millions d'euros et là pas plus tard que cette semaine est sorti notamment quelque chose qui est très très intéressant c'est sorti sous l'égide du Credoc et notamment à la demande du haut commissariat à la stratégie au plan qui est une donnée fondamentale qui doit être prise en compte c'est qu'effectivement comme ça a été rappelé la dépense publique sur les jeux de Paris 2024 c'était environ à peu près de 7 milliards de dépenses publiques mais le Credoc et le haut commissariat à la stratégie et au plan nous rappellent que le coût en fait doit être divisé par deux pourquoi ?
parce qu'il y a une donnée fondamentale qui doit être prise en compte notamment quelque chose qui est impalpable qui est compliqué à mesurer la satisfaction des volontaires l'amélioration des transports franciliens pour le coup l'amélioration de l'accessibilité pour les personnes en situation de handicap ou plus généralement la fierté et l'image de la France et tout ça d'après le Credoc d'après le haut commissariat de la stratégie et au plan et bien est mesuré à environ à environ à peu près je dirais 3 milliards d'euros 2,8 milliards d'euros donc en fait aujourd'hui il y a une donnée fondamentale ce qui compte ce n'est pas en fait le tangible ce qui compte c'est l'intangibilité quelque chose d'immatériel
un élan populaire comparable à ce qui a eu lieu pendant Paris 2024
voilà c'est ça quelque chose où ça entraîne
mais ça a quand même un coup
ça a un coup mais comme nous le rappelle le Credoc cette semaine c'est le haut commissariat tout ça en fait doit être comptabilisé dans les dépenses publiques donc effectivement comme ça a été rappelé il y a à peu près 7 milliards mais en fait cette dernière annonce 2,8 allez à peu près la moitié doit être considérée comme une fierté nationale comme une image positive et qui va nous ramener en fait du tourisme et plein plein d'autres choses donc en fait ce que je voudrais essayer de vous dire c'est qu'il y a une nécessité à aller peut-être au-delà d'un budget comptable mais également quelque chose d'immatériel qui doit être pris en compte
Benoît Thomasson alors de quels moyens avez-vous besoin du côté de la Clusa pour l'organisation de ces Jeux Olympiques et Paralympiques d'hiver 2030 quels aménagements des routes des lieux d'hébergement quels sont vos besoins réellement
alors les besoins on les a déterminés et on a comme l'a dit l'interlocuteur précédent on a travaillé avec Solidéo avec le COJOP et on travaille en étroite collaboration de manière quasi quotidienne parce que nous avons et les élus avaient déterminé un projet pour la Clusa qui préexistait au projet olympique et on a adapté le projet olympique à ces projets-là et de ce fait en matière financière pour nous il était inenvisageable d'accueillir les JO et que ça devienne un gouffre financier nos élus l'ont posé dès le départ dès le début des discussions et nous ne dévions pas de ce cap nous savons où nous allons aujourd'hui alors on est en train de discuter les éléments financiers effectivement comme l'a dit M.
Desmurs ne sont pas encore communiqués validés délibérés néanmoins nous avons des discussions et des échanges on n'en est pas encore à l'ère de la communication parce que tout n'est pas figé on a des interlocuteurs fiables on a le département de la Haute-Savoie qui s'est récemment positionné en responsabilité autour des collectivités hautes dans les Aravies et donc nous avons trois grands projets phares qui concentrent qui projettent des choses sur la mobilité l'accueil notamment de véhicules de navettes de bus à la Clusa comment on les accueille au mieux pour favoriser la mobilité évidemment dans le contexte olympique mais de manière beaucoup plus large pour l'accès à la Clusa en hiver en été en transport en commun notamment depuis Annecy on travaille également sur l'aménagement du plateau des confins mais principalement sur l'extension d'un chalet d'accueil le chalet d'accueil du ski nordique aujourd'hui à la Clusa il est restreint il est contraint on veut l'agrandir sans faire quelque chose de démesuré on ne veut pas faire de surinvestissement et pourquoi on veut faire cela parce que demain cela va nous permettre aussi d'accueillir les jeunes les collégiens des classes et j'ai envie de dire pas que des classes de neige des classes de montagne qui viendront à la fois en hiver apprendre pratiquer tant que cela sera possible les sports de neige donc le ski de fond sur le plateau des confins mais aussi l'été et j'ai envie de dire en toute saison parce que venir à la Clusa en toute saison et découvrir les combes des Aravies en toute saison c'est quelque chose d'extraordinaire on voit la flore on voit la faune et on voit aussi le patrimoine pastoral les agriculteurs travailler à cet endroit avec leurs bêtes pour faire perdurer des productions notamment la production du reblochon voilà et puis au centre du village on va construire un gymnase un gymnase un pôle sportif on appelle cela à la Clusa un pôle indoor qui permettra à la fois en phase olympique d'être le camp de base pour les volontaires et on sait qu'on a besoin de beaucoup de bénévoles beaucoup de volontaires pour accueillir tout le monde on chiffre cela à 700-800 bénévoles donc il faut pouvoir les accueillir dans de bonnes conditions mais surtout en post-JO être en capacité de proposer à la fois à nos associations locales à nos jeunes des infrastructures sportives pour s'entraîner pour aller chercher le haut niveau ou la pratique sportive aujourd'hui on a 17 athlètes de la Clusa qui sont dans de nombreuses équipes de France différentes dans des pratiques différentes c'est une chance énorme et aujourd'hui nos jeunes ils n'ont pas les infrastructures pour s'entraîner comme ils le pourraient ou comme ils le devraient et en tout cas comme ils en ont besoin et ce pôle indoor va aussi proposer d'autres activités avec donc un aspect plutôt service public gymnase salle d'entraînement et un aspect plutôt pôle commercial diversification de l'activité pour emmener la Clusa dans des transitions tout cela au centre du village en consommant le moins d'espace possible
alors j'aimerais qu'on évoque si vous voulez bien la loi olympique qui est en examen à l'Assemblée nationale en ce moment en fait dont l'examen sera repris à la rentrée cette loi comporte dans sa version à l'étude de nombreuses dispositions dérogatoires aux droits communs dans les domaines de l'urbanisme de la fiscalité ou de la sécurité il s'agit d'une nécessité pour ne pas prendre de retard dans la préparation des jeux à préciser Marina Ferrari ministre des sports Guillaume Desmurs ce principe dérogatoire aux droits communs dans tous les domaines c'est peut-être une technique qu'on pourrait qualifier de rouleau compresseur pour aller plus vite mais en fait c'est une loi qui est comparable à celle des JO de Paris 2024
et de tous les JO et j'aimerais revenir sur ce qu'a dit l'un des interlocuteurs le CIO impose sa loi et là on en a un très bon exemple le CIO a conditionné la tenue des JO 2030 dans les Alpes françaises à deux conditions la première c'est la signature d'une lettre de garantie par l'Etat ça a été fait le 2 octobre 2024 par Michel Barnier une lettre qui dit on peut la lire d'ailleurs qui dit l'Etat s'engage à organiser coûte que coûte ces JO et à assumer tous les dépassements de budget c'est-à-dire que le CIO qui est un organisme international défiscalisé qui n'est surveillé par aucun organisme ni d'un point de vue éthique ni budgétaire organisme indépendant qui est basé à Lausanne cet organisme défiscalisé international impose aux Etats ce genre de choses en échange du droit d'utiliser la marque déposée Jeux Olympiques la deuxième condition qui a imposé le CIO à la France c'est le vote d'une loi olympique une loi olympique qui dit vous l'avez résumé dérogation en code de l'urbanisme pour aller beaucoup plus vite et puis de la défiscalisation c'est-à-dire on ne va pas payer d'impôts pour les partenaires et pour les organismes impliqués bon ça s'appelle des dérogations ce sont des dérogations imposées par le CIO le CIO impose sa loi à la France et la France obéit je trouve ça je trouve ça très curieux alors ok ça a déjà eu lieu au CIO de 2024 à Paris et c'est le cas dans les autres les autres éditions cela dit on a le droit aussi nous sommes dans une démocratie on l'a rappelé au début on a le droit de dire qu'on n'est pas d'accord
alors Benoît Thomasson en quelques mots si vous voulez bien parce que malheureusement le temps file dans cette émission est-ce que ces dérogations constituent une demande des acteurs locaux pour aller plus vite justement dans la préparation
alors ce qu'il faut savoir surtout c'est que ces dérogations ce ne sera néanmoins pas le Far West on n'entre pas dans une anarchie quelconque on a simplement par exemple en matière d'urbanisme et pour être rapide un raccourcissement des procédures urbanistiques en cas de recours avec une seule instance d'appel qui sera le Conseil d'Etat ça c'est pour faciliter la possibilité de prendre une décision de justice ça veut dire qu'on s'en remet quand même à la justice à l'état de droit néanmoins avec des procédures accélérées au lieu d'être dans une première instance un appel et une cassation on aura une première instance puis une cassation c'est l'exemple que je peux vous donner le droit s'applique le code de l'environnement est toujours applicable le code de l'urbanisme est toujours applicable les règlements d'urbanisme seront toujours à respecter en revanche il y aura une seule instance d'appel pour que les projets puissent sortir c'est dans 4 ans et dans 4 ans il faut que tout soit prêt s'il y a des autorisations d'urbanisme à obtenir il faut que nous puissions les obtenir ou les délivrer évidemment en tant qu'autorité de délivrance des autorisations d'urbanisme néanmoins il faut aussi que les personnes qui seraient opposées puissent formuler des recours et que la justice ait le temps de se prononcer et que les organisateurs puissent éventuellement avoir le temps de se retourner également donc on reste tout de même et je tiens à le dire dans un état de droit
un état de droit malgré tout des questions apparaissent notamment sur le plan environnemental et c'est l'un des sous-dossiers de ce grand dossier que j'aimerais vraiment évoquer avec vous trois en détail si vous le voulez bien avec une empreinte carbone importante donc de ces jeux alors même que la fonte des glaciers s'accélère la disparition du permafrost également le recours systématique à la neige artificielle dans les stations de plus en plus Eric Monin est-il est-ce que l'organisation de ces JO correspond à l'urgence climatique aujourd'hui est-ce qu'il n'y a pas peut-être un décalage
alors déjà ce que je voudrais dire c'est que par rapport à ce qui vient d'être dit par les différentes personnes qui sont intervenues c'est qu'en fait le CIO le comité international olympique a été créé à Paris en 1894 lui il évoque ces règles après c'est aux nations de candidater ou ne pas candidater voilà donc on accède on accepte ou on n'accepte pas c'est un peu ça la logique alors ce que je voudrais dire maintenant par rapport à votre question c'est que je crois moi il me semble que Paris 2024 je reviens je vais faire le lien avec Alpes 2030 c'est que Paris 2024 a été un véritable laboratoire expérimental et bien d'un mieux vivre ensemble de mieux comment dire comprendre ces sociétés de demain je vais vous prendre un exemple vous savez qu'avant Paris 2024 tous les grands événements mondiaux étaient principalement comment dire avaient recours systématiquement à des groupes électrogènes qui fonctionnaient aux énergies fossiles pour éclairer un stade ou des sites de compétition je vous rappelle quand même que les Alpes depuis une dizaine d'années ont accueilli 94 chupières du monde ou coupes du monde dans 11 des 15 disciplines il faut imaginer qu'à chaque fois à chaque fois avant Paris 2024 tout ça était orchestré à travers des groupes électrogènes à l'énergie fossile grâce à Paris 2024 il y a eu une expérimentation je dirais à ciel ouvert en quelque sorte où tous les sites olympiques ont été raccordés au réseau public électrique et notamment tous les sites avec de l'énergie donc renouvelable et je crois qu'en fait il me semble que pour Alpes 2030 nous allons assister à un véritable laboratoire expérimental il me semble en allant vers un nouveau modèle en essayant de comprendre la montagne de demain ce laboratoire expérimental doit être une véritable à mon avis force pour se concentrer sur peut-être son attractivité sur son inclusion sur son accessibilité et je crois que Paris 2024 si j'ai fait encore ce lien a réussi à combiner trois choses trois concepts l'excellence sportive on l'a vu avec des énormes champions tels que Teddy Riner avec un patrimoine incroyable et qui a engendré un tourisme donc en fait excellence patrimoine tourisme mais je crois que les mots-clés à mon avis les concepts-clés qui doivent gouverner notamment Alpes 2030 et bien ça a été rappelé et je vais dans ce sens-là c'est cette sobriété financière c'est cette sobriété écologique l'inclusion et la jeunesse et je crois que c'est ça en fait qu'il faut aller et je crois qu'en fait c'est un peu une chance alors pardonnez-moi de vous interrompre
vraiment Eric Monin il faut qu'on avance je voulais vraiment entendre Benoît Thomasson sur cette question de la transition de la montagne parce qu'on parle souvent de fuite en avant dans la façon dont les sports d'hiver aujourd'hui continuent leur emprise sur les montagnes est-ce qu'à la Clusa c'est une question que l'on se pose cette question de la durabilité aujourd'hui de ce type d'activité dans les montagnes pour les prochaines décennies alors l'activité ski
de toute façon est une activité économique importante pour pour tout l'écosystème montagnard notamment à la Clusa moi je parle pour le site de la Clusa et on sait qu'aujourd'hui on est en train d'inventer un nouveau modèle on travaille aux transitions et les jeux sont un formidable accélérateur de ces transitions à la Clusa dans notre état d'esprit je vous ai parlé des investissements qu'on souhaitait réaliser on a mis en place un certain nombre de choses alors qu'ils ne font pas les gros titres mais qui sont néanmoins des ajustements des adaptations on travaille avec notre office de tourisme avec notre exploitant de domaine skiable pour justement poser des investissements petit à petit poser des jalons avec la mairie de la Clusa bien sûr pour poser des jalons de transition et de responsabilité on va rénover un espace aquatique pour mettre moins d'eau utiliser une énergie renouvelable faire en sorte de consommer moins d'énergie on va transformer notre patinoire l'été en grange pour les plus petits sans glace pour éviter de consommer de manière inconsidérée on va faire en sorte que notre domaine de montagne soit protégé respecté et qu'on puisse apporter des activités pardon je vais très vite j'ai compris on puisse apporter des activités dans les espaces déjà aménagés et qu'on laisse la place à la nature là où elle n'est pas touchée et là où elle est préservée
Guillaume Desmurs quel est l'avenir à la fois pour les Jeux Olympiques d'hiver et aussi pour la montagne j'aimerais qu'on parle peut-être de la façon dont ces montagnes aujourd'hui peuvent vivre en 1963 donc quand même quelques décennies en arrière le parc national de la Vanoise a été créé pour sauver des espèces animales en l'occurrence les bouctins ça a marché donc ça montre peut-être que d'autres usages même une sanctuarisation des montagnes sont possibles quel avenir à la fois pour les montagnes et les géodiverses
alors d'abord merci pour votre question il m'est extrêmement difficile de reprendre la parole après avoir entendu autant de mensonges autant de fables autant de contes de fées et autant de mots et d'idées creuses marketing je suis désolé mais tout ce que je viens d'entendre me rend triste ça n'est absolument pas la direction que prennent les Jeux Olympiques les Jeux Olympiques se moquent comme de leur première chemise de la transition de la montagne les Jeux Olympiques c'est une marque déposée par le CIO dont il autorise les pays à l'utiliser avec des conditions très strictes la transition de la montagne n'est pas à l'ordre du jour des Jeux Olympiques soyons très clairs le CIO en parle souvent Edgar Gropiron qui est le président du comité d'organisation en parle souvent mais il nous a même dit qu'il avait une vision pour la montagne il y a quelques mois on l'attend toujours il n'y a pas de vision il n'y a pas de stratégie de long terme ça n'est pas le sujet du COJO le COJO il est là pour organiser des épreuves sportives donc il faut arrêter d'attendre des Jeux Olympiques de la transition il n'y a même pas de stratégie
au-delà des Jeux Olympiques justement sur ce que j'évoquais par exemple la création de parcs nationaux
alors la création des parcs nationaux c'était extrêmement important celui du Vercors celui de la Vanoise aujourd'hui l'enjeu c'est quoi ?
l'enjeu c'est notre capacité à habiter en montagne aujourd'hui vous avez une commune comme la Clusa comme la plupart des stations de ski d'ailleurs qui perd 1% d'habitants par an depuis 10 ans ce sont des communes qui sont extrêmement riches d'un point de vue économique et moi j'en viens j'ai grandi dans une commune des Trois-Vallées qui s'appelle la Vallée des Bellevilles avec 3 stations internationales Val-Torins Les Menures Saint-Martin de Belleville toutes ces communes perdent des habitants depuis 10 ans ces communes font face en 85 à 90% de résidences secondaires elles font face à des enjeux liés au nouveau régime climatique qui sont existentiels nous devons travailler urgemment pour permettre aux habitants de la montagne de continuer à habiter et à travailler à grandir à s'éduquer à travailler et à faire du sport dans ces montagnes les Jeux Olympiques n'ont pas au programme
la transition de la montagne Le débat continuera sur cette antenne en tout cas prochainement pour comprendre tous les enjeux tous les tenants et aboutissants de ce dossier extraordinairement complexe grand merci à tous les trois Guillaume Desmurs Benoît Thomasson Eric Monin d'avoir pris part à ce débat merci d'avoir été au micro de questions du soir et merci à toute l'équipe de questions du soir cette émission a été préparée par Louise Morfoy c'est Louise Cognard à la réalisation Margot Page à la technique aujourd'hui Marais-Claire ou Mabadi Marais-Claire