Valérie Hayer : "La trahison c'est de servir les intérêts de la Russie avant ceux de la France"
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
le thme central du meeting hier parlons du fond c'est la menace russe et le cheval de TR que constitueraient les formations d'extrême droite le RN en tête dans chacune de vos prises de parole vous le Premier ministre le RN la formation de Jordan Bardella était torpillé comme si finalement plus aucune autre liste n'existait c'est vous diriez le retour du nous ou le chaos finalement vous l'avez dit parmi les thèmes qui s'imposent et s'imposeront dans cette campagne il y a cette guerre d'agression russe en Ukraine avec les conséquences que ça implique en terme de chamboulement du monde de menace sur notre voisin ukrainien mais direct et de menace aussi directe sur nous Européens on a vu les tentatives de déstabilisation de Vladimir Poutine en Europe en France de manipulation sur le rassemblement national il faut expliquer aux Français la vérité des positions du rassemblement national la vérité du rôle du rassemblement national en lien avec Vladimir Poutine c'est pas effectivement il y a eu des discours hier c'est pas nous seulement qui le disons c'est une commission spéciale à l'Assemblée nationale présidé par un député du rassemblement national qui conclut que le rassemblement national est la courroie de transmission du cremlin en France c'est vos confrères du Washington Post qui conclut également au lien entre le rassemblement national et la Russie de Vladimir Poutine il faut expliquer aux Français quels sont les risques quelle est la menace que pèse la Russie que fait peser la la Russie sur la France et sur l'Europe je voudrais également rappeler deux éléments de menace direct kayacalas premierre ministre estonienne ma propre famille politique qui est très mobilisée dans le soutien à l'Ukraine a subi a fait l'objet d'un avis de recherche de la part de la Russie de Vladimir Poutine le Premier ministre grec mitsotaki fait en déplacement en Ukraine et subi des bombardements à proximité du déplacement accompagné évidemment exactement c'est cette réalité là qu'il faut rappeler et la réalité des liens entre le rassemblement national et la Russie mais vous avez eu des mots très durs des mots que j'avais jamais entendu dans un meeting en tout cas vous avez qualifié les représentants du rassemblement national de traître traître traître à la patrie donc est-ce qu'il y a pas quelqu'un cohérent je dire à les avoir considéré comme partie prenante du rassem de l'arc républicain et puis dire ce sont des traes très trs service de qui donc de Poutine dire mais alors à ce moment-là qu'est-ce qu'il faut faire faut les exclure du jeu républicain la trahison c'est le fait de servir les intérêts de la Russie avant les intérêts de la France Vladimir Poutine ne connaît que le rapport de force euh Jordane Bardella au lendemain à la sortie de des échanges de la rencontre de Saint-Denis la semaine dernière euh dit qu'il faut fixer des lignes rouges à la France h ça n'est c'est à Vladimir Poutine qu'il faut fixer des lignes rouges ça n'est pas à la France certainement pas et c'est encore moins à la Russie de décréter qu'elle doit -être la politique étrangère que nous mais pour poursuivre la question Nicola il y a pas quelque incohérence finalement les recevant à l'Élysée vous parliez de ces format Saint-Denis redire une fois qu'ils sont élus élus au Parlement que on peut voter des textes avec eux alors là-dessus les mots aussi évolue et avoir les discours que vous avez tenu hier le président de la République et le Premier ministre s'adresse à tous les Français et à tous les représentants au Parlement européen moi je considère que l'extrême droite ne fait pas partie de l'arc rpublicain je vous donne aussi un exemple qui est très concret au Parlement européen au Parlement européen nous appliquons le cordon sanitaire c'est-à-dire que nous ne donnons aucune responsabilité aux élus des groupes de l'extrême droite du groupe identité et démocratie dans lequel siège le rassemblement national en considérant que ils ont un projet de destruction de l'Europe nous nous avons un projet pour renforcer l'Europe au service des Français pour créer les condition de la sécurité des Français de de la protection du pouvoir d'achat de la protection de la planète donc on a un projet qui est totalement différent là où eux veulent détruire l'Union européenne de l'intérieur ce qui ne veut pas dire qu'ils ne peuvent pas exercer leur responsabilité de députés européens ilent ils sont élus ils peuvent travailler déposer des amendements participer aux négociations puisque tous les groupes politiques sont représentés à la table des négociations moi ce que je vois c'est qu'il ne participe pas aux négociations qu' ne dépose pas d'amendement donc c'est ça aussi l'une des réalités qu'il faut exposer aux Français faire tourner toute la campagne autour du RN en désignant comme l'ennemi avec un grand au détriment d'ailleurs des autres listes qui qui sont également en compétition en France est-ce que c'est pas lui donner finalement une importance considérable qui au final lui profite je je je je voudrais appuyer ma question d'une citation de François patria sénateur proche du président dans le JDD de ce matin il dit maintenant il faut se tourner vers l'avenir etcanter sur d'autres sujets ces autres sujets hier on les a pas entendu on les a entendu j'ai rappelé le bilan qui a été le ntre c'est important je le redis d'expliquer aux Français quelle est la réalité aussi du du travail ou pas et des positions de nos oppositions maintenant pendant 5 ans nous on a travaillé on a travaillé au Parlement européen dans l'intérêt et au service des Français on avait une feuille de route qui était claire en 2017 depuis 2017 avec le discours de la Sorbonne du président de la République pour bâtir cette Europe plus souveraine plus juste plus démocratique en 2019 2022 202 24 pardon s'il y avait une idée justement un élément programmatique que vous voudriez faire ressortir c'est quoi si vous permettez peut-être des éléments de bilan quand même parce que c'est important en 2019 on a été élu avec une feuille de route extrêmement ambitieuse sur la base du discours de la Sorbonne beaucoup disaient jamais vous ne pourrez faire tout ça or on a délivré et en plus on a délivré dans des périodes de crise successiv je vais vous donner quelques exemples on s est mobilisé pour protéger les Français sur nos les les nos enfants sur les réseaux sociaux la régulation des géants du numérique le DSA c'est une réalité aujourd'hui la taxe carbone aux frontières qui a été portée par tous les présidents de la République successifs depuis Jacques Chirac c'est une réalité aujourd'hui l'engagement de lutte contre le réchauffement climatique c'est une réalité aujourd'hui le planénager hein récemment à l'occasion de la crise agricole où on a vu l'Union européenne revenir en arrière on va jusqu'au bout du Green Deal qui est vraiment le fer de lance porté par l'Europe on va jusqu'au bout du Green Deal on peut travailler à des aménagements et mais on va jusqu'au bout du de il faut ajuster également la politique agricole commune on peut l'ajuster mais ça n'enlève rien à l'ambition qui est la nôre et je le redis on n'ppose pas le monde agricole et le monde et l'environnment bilan mais malgré tout on va le voir avec Nicolas la photo les sondages ne sont pas en votre faveur très clairement et le retard est là donc voilà Nicolas alors juste F qu'est-ce que vous espérez et comment atteindre cette espérance autrement dit le gap enfin le fossé il est de plus de 10 points aujourd'hui selon les sondages hein qu'est-ce qui vous pourrait vous permettre de de combler ce fossé là c'est d'être la seule liste européenne c'est un peu la stratégie c'est ça aujourd'hui effectivement nous sommes la seule force européenne avec un un projet et un rapport à l'Europe clair euh dans le débat depuis le premier jour nous avons parlé d'Europe Emmanuel Macron en 2017 euh a imposé le le sujet européen dans les débats public là où dans chacune des des des des familles politiques euh dit de gouvernement il y avait des disparités et des tensions très fortes sur les anjeux Européens là où l'Europe était vu comme technocratique et bureaucratique Emmanuel Macron on a fait l'un des éléments phar de son programme et aujourd'hui c'est encore le cas nous sommes les seuls à avoir un projet clair pour l'Europe euh quand on regarde à gauche euh on a un certain nombre de candidats qui sont enferrés dans dans dans dans laanupes laanupes qui prenait la DO obéissance civile quand on regarde à notre à notre droite le rapport des républicains au projet européen est pas si clair et à leur président de de commission de même famille politique non plus et donc on a deux projets qui s'opposent un projet de renforcement ça rejoint la question de François tout à l'heure vous renvoyez toutous les autres au fond un statut de non proeuropéen dire qu' a une façon quand même de d'être un peu réducteur je le redis notre position à nous elle est claire on a un engagement très fort en faveur du projet européen et on est en responsabilité aujourd'hui au Parlement européen moi je suis présidente d'un groupe qui est le troisième groupe du Parlement européen sans lequel aucune majorité n'est possible c'est ça aussi l'influence française qu'on a retrouvé en 2017 en 2019 avec les députés les députés les 23 députés qui avont été élu au certains dans la majorité vous définissent s'autodéfinissent comme on se considère comme des outsiders qui qui ont la force de la cohérence quand on il regarde finalement ces sondages qui se succèdent et avec une avance réelle du rassemblement national et un creux qui est là pour vous est-ce que on entre dans la bataille mais vous êtes d'accord avec cette définition on entre dans la bataille les sondages je les vois effectivement il révèle une situation à un instant T quand on se remet euh dans dans la position de 2019 les les commentaires et les commentateurs avait les mêmes discours à savoir à à savoir la majorité lo ne gagnera et ne gagnera pas l'écart n'était pas si important qu'aujourd'hui je le reconnais vous souhaitez le réduire vous comptez le réduire bien sûr on va mettre toutes nos forces dans la bataille avec les éléments de bilan avec un projet notre projet c'est de renforcer l'Europe pour servir les intérêts des Français pour assurer leur sécurité pour accélérer en tout cas confirmer nos ambitions pour protéger la planète pour bâtir notre autonomie stratégique dans un monde qui est de plus en plus chamboulé et c'est un projet de fierté et de puissance européenne là où d'autres voudraient la laffbl et on va y revenir valéer hier dans la salle des drapeaux européens des drapeaux français et des drapeaux Ukrainiens tous au fin hasard 2 ans après le début de la guerre en Ukraine évidemment le patron des républicains Eric cioti affirme que le président français Emmanuel Macron après ses propos ces dernières semaines instrumentalise ce conflit en Ukraine en vue de ces élections européennes qu'est-ce que vous lui répondez là encore ce conflit en Ukraine et Vladimir Poutine nous menace directement il est pas question d'instrumentalisation pas d'instrumentalisation dans cette campagne il faut dire aux Français quelle est la réalité de la menace russe aujourd'hui et le président de la République il est en responsabilité lui et son rôle sa mission c'est de protéger les Français mais si on s'attache au mot François sur le sens des mots pardonnez-moi oui sur le sur le fond du sujet bon il y a pas de débat sur le fait que en tout cas c'est pas là-dessus je veux faire porter le débat sur le fait que la Russie est notre ennemi considérons ça comme attant manifeste mais il peut y avoir un débat et une question sur la stratégie choisie par le président le fait d'avoir suggéré l'envoi de troupe au sol et d'avoir mécaniquement déclencher le refus de la part de la quasi totalité des capitales occidentales ça a exposé notre division aux yeux de Poutine finalement vous pensez pas que on a eu envie de faire la fête à Moscou ce jour-là en comprenant grâce à Emmanuel Macron que sur cette question essentielle sur laquelle le maintien de l'ambiguïé était nécessaire et bien il y avait à la fois la rupture de l'ambigué et la révélation que nous n'étions pas prêts du tout parce que nous ne nous entendons pas du tout ni sur les objectifs ni sur la façon de les atteindre Vladimir Poutine ne comprend que le rapport de force oui je réponds à votre question Vladimir ptine comprend que le rapport de force on est entré il est entré en guerre pardonnez-moi et il a entendu quoi comme message de la part des Occidentaux des mess des lignes rouges avant tout je pense que c'est important de rappeler aujourd'hui d'envoyer un message très clair à Vladimir Poutine que nous la France nous les Européens nous aiderons l'Ukraine jusqu'au bout et ça c'est un point important moi ce que je vois message européen qui l' envoyé ce que je vois français depuis le début de la guerre en Ukraine euh on a un message d'unité de la part des Européens à la fois en soutien l'Ukraine et en et en et en sanction et en sanction pardonnez-moi il y a pas eu du tout d'unité sur cette question quelques heures après il y a eu Washington Londres Berlin Rome tout le monde a dit non nous n'en verrons pas de troupe au sol des unions spectaculaires là-dessus les troupes au sol le président de la République l'a préciser ça peut être des de l'aide militaire pardonnez-moi de l'aide pour le déminage ça peut peut être de l'aide à la formation c'est absolument essentiel exactement donc c'est essentiel pour accompagner aussi les Ukrainiens là-dessus moi ce que je retiens j'entends ce que vous me dites et les réactions des uns et des autres c'est souvent comme ça aussi parfois il y a des prises de position puis des discussions des dialogues et à la fin on arrive sur une position qui sont communes moi ce que je retiens également c'est que nos pays les pays de l'Europe de l'Est depuis le premier jour nous ont dit attention ne sous-estimez pas la menace de Vladimir Poutine nous de ons être solides et être fort et envoyer des messages très clairs il y a aussi cet élément là qu'il faut avoir message très clair mais entre par VI a aussi dit qu'il n'enverrait pas de troupe au sol pardonnez-moi vous évoquez les pays de l'Est mais chez eux aussi on a senti une espèce de surprise d'abord d'avoir été pris de vitesse par la déclaration du président et deuxièmement une distance par rapport au fond de ce qu'il a suggéré là encore ce qui a été convenu à l'occasion de ce temps d'échange au cours duquel le président de la République a reçu 21 chefs d'État et de gouvernement c'est euh unité sur le soutien à l'Ukraine et nécessité à 27 d'avancer euh pour pour sortir ou bâtir notre indépendance y compris sur les enjeux de défense par ex message de clarté mais malgré tout on observe des propos qui en 2 ans ont varié de ne pas humilier la Russie a finalement aujourd'hui ne plus rien lui céder écoutez c'est intéressant d'écouter l'ancien président de la République François Hollande sur ce sujet et les mots du président de la République qui était reçu ce mercredi par Emmanuel Macron à l'Élysée on l'écoute et on on parle ensemble après ma position sur les questions militaires je l'ai montré quand j'étais Président c'est que moins on en dit mieux on agit ne pas dire ce que l'on fait mais faire ce que l'on na pas dit c'est ça qui permet d'avoir le plus d'efficacité et de ne rien faire connaître à en l'occurrence Vladimir Poutine de nos intentions mais de faire savoir à zenski que nous sommes à ses côtés Nicolas domenac au moins sur la forme vous pouvez concéder quand même qu'il y ait eu quelques maladresse diplomatique de la part de la France et du président et en particulier sur un point que vous connaissez bien la relation avec l'Allemagne quand même laisser entendre que il y a eu la lâcheté de la part des Allemands qui sont nos alliés privilégiés d'une certaine façon c'était pour le moins maladroit le MO est faible non les discussions avec les relations avec l'Allemagne sont très fortes et ce couple franco allemand il est évidemment décisif dans la construction européenne et y compris dans dans le soutien à à l'Ukraine le président de la République et Olaf Scholz sont en dialogue continu constant l'Allemagne a fait beaucoup ces dernières complètement changé de logiciel l'Allemagne a complètement changé de logiciel euh depuis depuis la guerre la guerre en Ukraine et moi je suis confiante sur notre capacité et la nécessité absolue de continuer à travailler ensemble bien entendu quand on regarde quand même l'État les relation franco-allemande euh personnellement je n'ai jamais vu ça ça fait quand même quelques décennies que je m'attache à suivre l'évolution des deux pays leur approchement leur éloignement qui arrivent de temps en temps au gré des coupes qui se forment on n jamais vu un tel niveau de froideur sur les questions industrielles sur les questions diplomatiques sur les questions stratégiques sur les questions budgétaires est-ce qu'il y a pas une responsabilité aussi du président français là-dedans dans la détérioration spectaculaire de ce lien qui tous les Européens le disent et je pense que vous retrouverez là-dessus est essentiel à la marge des des affaires commun absolument ce lien il est essentiel à la marche des affaires communautaires on voit que la relation n'est pas la même entre la France et l'Allemagne qu'elle pouvait qu'elle pouvait l'être avec Angela Merkel alors dans mon groupe politique j'ai des partenaires qui sont membres de la coalition d'Olaf Scholz sa coalition est difficile à piloter et je pense même que il pourrait il pourrait parce que sa coalition est difficile à piloter en interne il pourrait utiliser le levier des affaires européennes et internationales pour prendre la hauteur et et et mieux guider sa coalition ce qui te ce qu'il ce qu'il ne fait pas et et voilà c'est la réalité de la difficulté aussi pour schz de de de piloter sa coalition avec parfois des des des partenaires au sein de la coalition qui sont qui ont des positions divergentes le ministère le ministre des Affaires étrangères dit qu'il n'y a pas de cloche franco-allemand nous sommes d'accord sur 80 % des sujets ça fait 20 autres 20 autres% ce n pas négligeable non plus a bien sûr mais on se retrouve sur l'essentiel c'est ça qui compte à la fin et l'essentiel c'est le projet de défense européenne ou pas il faut qu'on accélère là-dessus et alors et le couple franco-allemand il est extrêmement important on y est très attaché et et et d'ailleurs c'est intéressant de voir que nous Français nous parlons de couple franco-allemand la la lecture est pas nécessairement la même il faut pas oublier non plus les autres pays de l'Union européenne je pense que c'est important de travailler et de renforcer les liens avec d'autres pays notamment avec la Pologne euh cont tenu du du contexte international c'est encore plus important et l'arrivée au pouvoir de Donald Tusk avec nos partenaires de Polska 2050 qui est membre de la famille politique renew change aussi la donne puisque les conservateurs ont été chassés du pouvoir donc c'est aussi une configuration politique nouvelle euh à laquelle il faut accorder de l'importance dans dans dans les partenariats politiques qu'on construit pour faire avancer l'Europe Valérie ayer sur le soutien à l'ouukraine ces chiffres qui interpellent aussi sur le soutien de l'opinion française quant à l'aide que nous fournissons aujourd'hui à ce ce pays en guerre 41 % des Français aujourd'hui selon un sondage qui a quelques semaines euh sont pour les maintenir 21 en baisse de 10 points par rapport à juin 2023 21 pour les augmenter 38 % pour les réduire est-ce que comment vous lisez d'abord premièrement ces chiffres euh vous comprenez peut-être une forme de lassitude d'incompréhension aussi de la population française quant à cette aide apportée à l'Ukraine et qu'est-ce que vous y répondez à l'inverse on voit dans les différents sondages queil y a un soutien massif de la la population française à l'Ukraine au fait de soutenir par principe l'Ukraine et ça c'est important et ça c'est important et après quand on va dans les détails il peut avoir il peut y avoir effectivement des des différences ou des lectures différentes moi ce que je crois c'est que on doit continuer on a une phase où peut-être on a moins parlé de l'Ukraine et des risques que la guerre en Ukraine pèse directement sur nous il y a eu le déclenchement de la guerre il y a eu la crise énergétique avec des conséquences très directes sur sur sur la hausse des prix de l'énergie aujourd'hui on parle moins du risque que fait peser cette guerre et de la du risque que ferait peser une victoire de la Russie pour nous français et pour nous Européens donc l'enjeu aujourd'hui c'est d'expliquer aux Français que l'option d'une victoire de la Russie n'est pas entendable n'est pas possible que une victoire de la Russie ça veut dire pour vous donner un exemple très concret ça veut dire que la Russie demain détiendrait 80 % des stocks mondiaux de blé h avec les conséquences très directes que ça aurait en terme d'inflation alimentaire notamment déjà un peu oui donc c'est c'est sans comme unee mesure avec ce qu'il passerait ce qu'il se passerait demain si la Russie gagnait d'un point de vue de déstabilisation encore plus forte sur sur sur l'Europe et sur et sur notre pays donc c'est ça qu'il faut expliqu
Valérie Hayer