Andréa Kotarac : "Le gouvernement sanctionne toujours les Français !" (Sud Radio)
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 29 %Attaque 49 %Défensif 23 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 97 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 10:05OuverteRéponse directe
Êtes-vous prêt et prête à sacrifier un jour férié ?
- 10:53RelanceRéponse directe
C'est le degré zéro de la décision politique ?
- 11:41OuverteRéponse directe
Les Français travaillent-ils assez ?
- 15:57OuverteRéponse directe
Faut-il encadrer les tailles des piscines ?
- 22:47OuverteRéponse directe
Faut-il encadrer les limites des piscines ?
- 26:42OuverteRéponse directe
Faut-il pénaliser les piscines ou mobiliser pour récupérer l'eau ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:25Invité politiqueChiffre
« En 2003, ils ont fait la journée solidarité. Ça rapporte 3 milliards d'euros. »
- 0:34Invité politiqueChiffre
« 2003, 3,5 milliards, 3 milliards au départ, c'est près de 60 milliards d'euros qui sont dans les caisses de l'État. »
- 0:46Invité politiqueChiffre
« le tabou sur l'augmentation de 8 milliards d'euros qui passent de l'argent de la poche des Français vers la Commission européenne. »
- 0:55Invité politiqueFait
« On est le seul pays à augmenter notre contribution à l'Union européenne, taxer les rachats d'actions, augmenter d'un point la taxe sur les transactions financières. »
- 2:25Invité politiqueChiffre
« l'exemple Princeps pour moi, c'est ce chiffre de 211 milliards d'euros qui est alloué par l'État aux entreprises. »
- 3:17Invité politiqueChiffre
« Le déficit de la France, c'est 139 milliards d'euros. »
- 3:21Invité politiqueChiffre
« 139 milliards d'euros, déficit annuel de la France, en tout cas. »
- 3:26Invité politiqueFait
« On donne 211 milliards aux entreprises. On nous dit qu'il n'y a plus d'argent. »
- 3:31Invité politiqueChiffre
« Le déficit des caisses de retraite, c'est 6 milliards d'euros. »
- 3:36Invité politiqueChiffre
« Ah mais justement, 6 milliards d'euros, avec un prévisionnel en 2035, de 15 milliards d'euros. »
- 36:24Invité politiquePromesse
« Je travaille sur une proposition de loi qui vise à instaurer une certification obligatoire à l'usage des réseaux sociaux pour les moins de 15 ans. »
- 36:59Invité politiqueFait
« Il y a des certifications qui existent. On pourrait travailler sur les réseaux sociaux. »
- 38:32Invité politiqueFait
« L'État, au fond, le pouvoir public est obligé de réguler et de mettre son nez dans l'affaire pour arriver à ne pas produire justement des monstres qui sont complètement phagocytés par les réseaux sociaux. »
- 39:28Invité politiqueFait
« Il y a les certifications, il y a aussi un contrôle des publications et notamment des plus jeunes et puis, une suspension provisoire quand il y a des publications qui ne sont pas correctes ou qui ne sont pas adéquates. »
- 47:12Invité politiqueFait
« Moi, j'ai un fils de 12 ans, 12 ans et demi, et je vois mon gamin qui va chercher des sources d'informations, par exemple, sur Perplexity. »
- 56:30PrésentateurFait
« La France est mon adversaire principal en Europe, disait Vladimir Poutine. »
- 57:07PrésentateurFait
« On ne sait pas si Vladimir Poutine a dit ça. On ne sait pas quand. On ne sait pas où. »
- 57:27PrésentateurFait
« À l'heure où on doit redonner confiance aux Français sur l'armée, redonner confiance vis-à-vis des politiques, vis-à-vis de la justice, comment peut-on tolérer de tels mensonges ? »
Temps de parole
- Locuteur 851 %
- Andréa Kotarac13 %
- Locuteur 311 %
- Locuteur 47 %
- Présentateur7 %
- Locuteur 95 %
- Locuteur 52 %
- Locuteur 22 %
≈ 4,2 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
C'est toujours la même chose avec le gouvernement, d'ailleurs, pas que celui-là, mais celui d'avant. Il n'y a plus d'argent dans les caisses, donc on va sanctionner les Français. On va geler les allocations familiales, on va désindexer les retraites, on va supprimer des jours fériés. Bon, d'accord, très bien. Mais on ne fait pas de la politique. Supprimer des jours fériés, tout geler, l'année blanche, c'est pas faire de la politique. C'est pas des choix. Vous l'avez rappelé, en 2003, ils ont fait la journée solidarité. Ça rapporte 3 milliards d'euros. C'était fait pour... 3,5. Pour avoir de l'argent et pour pouvoir faire face, notamment, aux canicules. On a bien vu ce que ça a donné.
2003, 3,5 milliards, 3 milliards au départ, c'est près de 60 milliards d'euros qui sont dans les caisses de l'État. Est-ce qu'on gère mieux la canicule ? Certainement pas. Donc, si vous voulez, les choix politiques qu'il faut faire, c'est le tabou. Ça ne va pas vous surprendre sur l'immigration, mais aussi le tabou sur l'augmentation de 8 milliards d'euros qui passent de l'argent de la poche des Français vers la Commission européenne. On est le seul pays à augmenter notre contribution à l'Union européenne, taxer les rachats d'actions, augmenter d'un point la taxe sur les transactions financières.
Bref, faire de la politique, faire des choix et laisser tranquilles les Français qui n'en peuvent plus. Ils n'en peuvent plus. Alors, moi, j'écoute avec beaucoup d'intention tout ce que vous dites, mais dans ce cas-là, on ne va jamais se redresser ce pays. Parce qu'en réalité, les retraités ont le niveau de vie le plus confortable de toute l'Union européenne. On ne bosse pas suffisamment. Notre productivité n'est pas assez élevée. On parle de supprimer un jour férié, j'ai l'impression qu'on nous parle de retourner à la mine. Je veux dire, on ne va jamais s'en sortir de ce pays.
J'entends beaucoup parler de retraités qui vivent comme des rois. Moi, je ne sais pas, j'en vois aussi beaucoup qui vivent péniblement et qui arrivent à peine à survivre. Donc, il faut peut-être aussi arrêter avec ce mythe du retraité qui vit dans l'opulence, au bord de sa piscine avec son cocktail à la main.
Ce n'existe pas beaucoup, quand même. En réalité, c'est juste que quand on voit le niveau de vie, je veux dire, c'est le seul pays dans l'Union européenne, le niveau de vie des retraités est supérieur à celui des actifs.
Mais c'est ça le problème. Le problème, il est là.
Donc, en fait, personne ne doit faire des ports. Moi, je vous souviens, on n'a pas eu de grand débat comme on a actuellement sur les retraites quand on devait supprimer 5 euros d'appel au début du quinquennat Macron. Là, les jeunes, bien sûr, il y a quelques personnes de gauche qui ont dit que ce n'était pas bien. Mais alors là, l'idée que la jeunesse devait trinquer comme pendant le Covid, ça n'a échappé à personne. Donc, je vous dis, est-ce que si déjà on a du mal à supprimer un jour férié, est-ce qu'on va pouvoir s'en sortir, Mathias Deleveuf ? Je n'ai pas l'impression.
Moi, je pense qu'encore une fois, quand on nous dit qu'il n'y a plus d'argent, c'est à la fois vrai et faux. Et je pense que l'argent est très mal distribué et très mal ventilé. Et voilà, l'exemple Princeps pour moi, c'est ce chiffre de 211 milliards d'euros qui est alloué par l'État aux entreprises. et notamment à 42% sur des grandes entreprises. C'est incroyable. Ça fait des entreprises le premier budget de l'État. Et il y a probablement des économies à faire. Alors, il y a des niches fiscales.
Quand on donne 250 millions à Bernard Arnault, à LVMH, et qu'il en rapporte 6 milliards à l'État, je pense que c'est plutôt un gagnant. Si l'État serait réaussi légèrement, c'est formidable.
Encore une fois, ce n'est pas à l'État de mettre les entreprises sous tutelle et de perfuser les entreprises. Bien évidemment qu'il faut aider les entreprises qui sont en difficulté. Je ne dis pas qu'il ne faut pas aider les entreprises. Mais quand on voit que sur ces 211 milliards... Juste une chose, le déficit de la France, c'est 139 milliards d'euros. 139 milliards d'euros, déficit annuel de la France, en tout cas. On donne 211 milliards aux entreprises. On nous dit qu'il n'y a plus d'argent. Le déficit des caisses de retraite, c'est 6 milliards d'euros.
Ah ben oui, les retraites, on y revient.
Ah mais justement, 6 milliards d'euros, avec un prévisionnel en 2035, de 15 milliards d'euros. Et on nous dit qu'il va falloir se serrer la ceinture, il va falloir travailler plus longtemps.
Mais le débat est posé en ces termes, et vous connaissez le bon numéro pour venir participer à cette conversation. Justement, aller dans le sens des uns, des autres. Faut-il aller jusqu'à la suppression d'un jour férié pour participer au redressement du navire France ? 0826 300 300, réseau sociaux, application Sud Radio. On revient dans quelques instants, à tout de suite. Sud Radio.
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Radio, on a le droit, nous sommes en vacances, il est 11h02. Parlons vrai. Et les informations, c'est avec vous, Léna Sidimoussa. Bonjour.
Bonjour à tous. François Bayrou, le Premier ministre, doit présenter aujourd'hui son plan pour réaliser 40 milliards d'euros d'économies et dans le même temps rétablir les finances publiques de la France. Avant la présentation de ses orientations pour 2026, François Bayrou s'entretiendra avec Emmanuel Macron dans la matinée. La France et 4 autres pays européens vont tester une application qui permet de vérifier l'âge des utilisateurs en ligne et empêcher les plus jeunes d'avoir accès à des contenus inappropriés. Emmanuel Macron avait déclaré début juin qu'il s'engagerait à interdire les réseaux sociaux au moins de 15 ans d'ici quelques mois si ce n'était pas fait au niveau européen.
Dans le reste de votre actualité aussi, plus 0,18% pour Paris, plus 0,10% pour Londres. Les bourses européennes ont ouvert en légère hausse aujourd'hui, dans un contexte international et économique brûlant, avec notamment les nouveaux tarifs douaniers envisagés par Donald Trump. Hier, l'ex-commissaire européen Thierry Breton avait appelé la présidente de la Commission européenne. Ursula von der Leyen a s'impliqué dans les négociations commerciales avec les Américains. Le nord-est des Etats-Unis sous des pluies record. New York a connu hier soir sa deuxième heure la plus pluvieuse jamais enregistrée. Un peu plus de 5 cm de pluie tombée entre 19 et 20 heures.
Le service météorologique national a mis en alerte des dizaines de millions d'habitants quelques jours après les inondations meurtries hier au Texas. On reste aux Etats-Unis. Le parc du Grand Canyon en Arizona ferme sa rive nord aux touristes pour le reste de la saison 2025. A la suite d'un incendie qui a détruit plusieurs dizaines de bâtiments dans la zone en fin de semaine dernière, la gouverneure de l'Etat a appelé à mener une enquête plus approfondie sur la gestion de ces feux. Et il y a tout pile, 60 ans, en 1965, la NASA a capturé les premières images de la planète Mars avec la sonde américaine Mariner, partie dans l'espace 8 mois plus tôt.
Retour en France, journée de repos aujourd'hui pour les coureurs du Tour de France. Demain, la 11e étape du Tour emmènera les coureurs dans une boucle de 156,8 km autour de Toulouse. Voilà pour l'essentiel de votre actualité. Excellente journée à notre écoute.
Merci beaucoup, Léna Cidimoussin. Et ça, c'est le moment préféré de mon émission. On vous retrouve, Jean-Paul Delperrier. Bonjour pour vos pronostics, parce que les courses se passent du côté de Vichy aujourd'hui.
Oui, bonjour. On continue la semaine du galop à Vichy avec aujourd'hui, dans la quatrième épreuve de la Réunion 1, un départ prévu à 18h, le prix Uber de Cateux sur 1400 mètres, avec 16 concurrentes. Dans le cadre, Chirico, qui sera mon favori, devant le 8, Rêve de Valarza, 11, Souvenir des Cajelles, 9, Forchester, 12, Nord-Esté, 10, Cosmovo, 3, Divide and Rule, et 7, Malenbach, 4, 8, 11, 9, 12, 10, 3 et 7. Pour le Quintet, en Rignon 3, Courses 2 sur l'Hippodrome de Langolibourne, ma sélection du jour, le 7, Lovanito.
Merci beaucoup, mon cher Jean-Paul. Et je rappelle que tous vos pronostics sont évidemment à retrouver sur le site sudradio.fr.
Sud Radio, les débats de l'été, 10h-13h, Maxime Liedot.
Nous sommes toujours en compagnie de Rémi Cardon, sénateur PS de la Somme, Andréa Cotarac, porte-parole du RN, Mathias Leboeuf, journaliste et philosophe, ainsi qu'Alexandra Spinner, enseignante et déléguée spéciale en charge du décrochage scolaire à la région Île-de-France. Et ce débat qui commence évidemment à provoquer quelques remous, vous le savez, sur les réseaux sociaux. Êtes-vous prêt et prête à sacrifier un jour férié, par exemple ? Non, évidemment, à plus de 90% sur les réseaux sociaux Sud Radio.
Diès qui nous dit que les ministres et députés commencent déjà à sacrifier 50% de leurs revenus, qu'ils soient payés, par exemple, au salaire médian, et que vienne la suppression du cumul de leur retraite. Et peut-être qu'à ce moment-là, quand les politiques donneront l'exemple, on pourra commencer à discuter. Non, évidemment, nous dit Simone, d'autant plus que ce sera forcément le jour d'une fête religieuse. Et c'est important que ces dates-là soient préservées, c'est ce que vous disiez, notamment Alexandra et Mathias.
Et puis, Biotech qui nous dit, par exemple, mais hors de question, l'État doit commencer, lui, par faire des économies, supprimer un jour férié, va forcément, au bout d'un moment, diminuer aussi la consommation. Et à force que les gens travaillent pour gratis, ça va commencer à se voir. C'est vrai quand même qu'autour de la table, il y a cette sensation de frustration, Mathias ?
Il y a surtout l'idée que c'est le degré zéro de la décision politique. C'est-à-dire que c'est symptomatique d'une chose, c'est qu'il n'a aucune idée et il n'y a aucune proposition réelle. Donc, il ne sait pas quoi faire. Il a voulu supprimer la vente des couteaux de cuisine quand il y a eu un problème. Maintenant, il va supprimer les jours fériés. C'est le grand suppresseur, François Bayrou. Donc, moi, je suis stupéfait de voir qu'il n'y a pas d'idée et d'innovation politique plus importante que ça. Et que, voilà, on a des réponses à minima. Il sait que, de toute façon, c'est une décision qu'il peut prendre facilement.
Et que, bon, ça fera peut-être un peu grincer, mais c'est vraiment le degré zéro de la politique.
Rémi Cardon. Oui, et puis s'ajoute à ça, aujourd'hui, les Français, en tout cas, la France qui travaille et qui se lève tous les matins, qui bosse. On voit bien qu'il y a quand même un vrai problème en France, puisque vous voyez le SMIC qui a 138 euros du seuil de pauvreté. Donc, il faut quand même qu'on s'interroge, quand même, les uns les autres. La pauvreté qui a explosé en France, comme disait un rapport de l'INSEE la semaine dernière. Et donc, tout ça, ce sont des indicateurs où c'est plutôt une sonnette d'alarme, premièrement. Deuxièmement, je pense qu'on peut avoir un débat en France sur comment se fait-il qu'on taxe plus le travail que le capital. C'est un vrai sujet.
Moi, si on parle de valeur travail, la sueur de son front quand on travaille, c'est bien évidemment la question des travailleurs qui bossent leurs heures. Alors que d'autres, pendant ce temps-là, ont plutôt une espèce de spéculation avec les actionnaires. Donc, moi, la question, il serait temps quand même qu'en France, qu'on oriente le débat pour favoriser le travail et moins le capital. Donc, avec cette logique-là, on finit par un moment par taxer un peu plus les retraités, mon cher Rémi. Parce que dans ce cas-là, si on met en valeur le travail, il était normal que ceux qui bossent... Non, vous voyez, pourquoi vous divisez les Français en faisant...
Non, mais je ne dis pas, on est dans un moment...
Maxime, il a un problème avec les retraités. Il a un problème avec les retraités, apparemment. C'est les retraités.
J'ai invité au Salle d'Olonne, j'ai eu un petit traumatisme, nous en parlerons dans une autre émission, sans doute. Non, mais moi, j'adore un pays où tout le monde dit, c'est vrai que la France va mal. Je crois que c'est 80% des Français estiment que la France est en déclin. Et dès qu'on met des solutions sur la table, on ne parle pas de tous les retraités.
Comme le disait Alexandra, il y a beaucoup de retraités pauvres.
Alors déjà, que des retraités est une retraite qui n'avoisine même pas les 1 000 euros, évidemment que c'est un scandale, évidemment qu'il faut les revaloriser. Mais ceux qui ont une retraite confortable, elle est évidemment totalement méritée. En revanche, on ne peut pas se contenter d'un pays où il y a des personnes à la retraite qui vivent moins bien. Ce n'est pas une question d'opposer les Français, c'est que j'entends les taxis manifestes. Ah non, pas d'effort, les taxis manifestes, alors on va taxer les plus riches. Ah non, surtout pas. Alors si, au contraire, vous aussi vous opposez les Français dans ce cas-là, on vous dit tous qu'il faut aller taxer les plus riches.
Je dis juste que ce sont les Français qui ont été oubliés, les ultra-riches, dans les derniers années à Macron. Ils sont tout le temps là. On pense quelque chose. Oh, une taxe sur les ultra-riches. Oh, une taxe sur les entreprises. Andréa Cotarac, c'est vrai. Ce n'est pas une question d'opposition à les Français. C'est que vous ne voulez pas que certains fassent des efforts. Non, ils ont oubliés. Ça dépend de quel Français. Moi, pourquoi je suis opposé ? Parce que supprimer un jour férié, c'est aux antipodes du Rassemblement National. Ça s'attaque à la fois à l'identité, à la signification d'une date qui est fériée, et à la fois aux travailleurs.
L'ERN, je considère des efforts à la fois à l'identité et la justice sociale. Par ailleurs, on dit, mais est-ce que les Français peuvent faire des efforts ? Mais quels Français ? Est-ce qu'on peut demander à la Commission européenne de faire des efforts ? Ils vont avoir 10 milliards jusqu'en 2027 de la part des Français. Est-ce qu'on peut demander à la finance de faire des efforts ? On pourrait augmenter ce qu'on propose de moins d'un point, la taxe sur les transactions financières. Est-ce qu'on peut demander à Bercy de faire des efforts pour aller chercher l'argent des fraudeurs ? Est-ce qu'on peut demander au Conseil économique et social ?
Vous avez dit, rappelez-vous la promesse, tous les ministères vont devoir faire un effort sur le budget. J'espère que cette promesse sera respectée. Il a aussi dit qu'il ferait la proportionnelle, il a aussi dit il y a 8 ans qu'il ferait la banque pour la démocratie. Je suis d'accord avec lui. Maintenant qu'il le fasse, et qu'on arrête d'aller sanctionner les travailleurs, les actifs, les employés, les salariés, les petits patrons, stop !
Le problème, c'est que si on supprime un jour férié, est-ce qu'on va mettre des gens qui ne travaillent pas au travail ? Non, on va prendre un jour férié à des gens qui travaillent déjà, à ceux qui payent déjà. Au fond, c'est un nouvel impôt.
Oui, en tout cas, c'est ce que vous disiez au début, comme ça la boucle est bouclée. C'est une sensation de travailler plus pour gagner moins. Et je ne suis pas sûr que dans la période, ça encourage en effet beaucoup de Français. Autre sujet, peut-être qu'après un débat comme ça agité, on aurait envie, par exemple, regardez, de nous imaginer en maillot de bain, et de faire une bombe dans une fantastique piscine. Nous sommes déjà en maillot de bain. On va dire que comme tout le monde n'est pas en train de regarder la radio, mais de l'écouter, ne leur donnant pas trop de projections comme ça.
Et on aurait besoin comme ça d'aller faire une petite brasse dans une piscine, parce que l'un de vous a une formidable petite maison dans le sud. Ben ça, c'est fini. Ça, c'est fini, parce que dans ce cadre-là, de sécheresse, de canicule, de plus en plus ont du mal avec les réserves d'eau, s'inquiètent. Et donc, certaines municipalités, certaines communautés ont décidé de, tout à coup, d'en limiter la taille ou de les encadrer. Est-ce qu'autour de la table, ça vous interpelle ?
Ou est-ce qu'au contraire, vous trouvez ça totalement normal, sachant qu'il y a, bon, ça c'est qu'en France, il y a une fédération des professionnels de la piscine et du spa, oui, messieurs, dames, qui calcule qu'on a quand même 3,6 millions de piscines en France, ce qui n'est pas rien, et qu'elles ont été multipliées par 5 entre 1999 et 2004. Je me tourne vers le sénateur PS de la Somme. Est-ce que, pour vous, dont le parti est sensible à tout ce qui est l'écologie, le climat, est-ce que c'est une solution qui a votre oreille ? Ben, disons que c'est des choses qu'il faut gérer, d'ailleurs, à l'échelon d'un département, avec un...
Moi, j'ai déjà vécu des comités préfectoraux sur la question de la sécheresse, où il faut faire des choix. Est-ce que ça va par le fait de réduire la taille des piscines, par exemple ? Oui, je n'ai pas fini mon raisonnement. Non, mais comme il y a la question... Oui, non, et après le raisonnement, c'est quand même... Moi, je suis pour limité quand il y a des circonstances aggravantes. Voilà, c'est tout. Il faut être clair. Au bout d'un moment, on ne peut pas faire semblant d'être... Attention, il y a un réchauffement climatique, il y a des périodes de sécheresse, et puis, on n'aura pas assez pour arroser, justement, nos surfaces agricoles.
Et donc, on va demander, toujours au même, de faire des efforts. Du coup, on va rationner les Françaises et les Français, on va leur distribuer des bouteilles d'eau, ils seront limités. On va aller où, jusqu'à vous, dans ces lirs ? Donc, la piscine, le sujet de la piscine, c'est un sujet quand même majeur. Alors, il y a une répartition. En France, vous avez certains qui ont, effectivement, des piscines. Alors, c'est réglementé, déjà, puisque vous avez les piscines avec des permis de construire, quand elles sont creusées. Donc, tout ça, c'est réglementé par la mairie, qui peut avoir connaissance d'une telle piscine. Après, il y a d'autres formats de piscines qui sont moins réglementés.
En tout cas, voilà, il faut encadrer. C'est quelque chose qu'on peut, qu'on doit étudier, Alexandre Aspiner. Je vous vois être très attentif aux propos.
Oui, je suis très attentive aux propos. Alors, nous aussi, chez les Républicains, on est sensibles à l'écologie, mais pas à l'écologie punitive. Et je crois, si c'est de l'écologie, je crois qu'il y en a assez, de vouloir toujours tout interdire. C'est un confort, la piscine. Non, mais c'est un confort, mais pas forcément pour les plus riches. On ne peut pas toujours. Alors, déjà, on est en train d'observer la taille de vos appartements. Bon, alors, on... Selon une étude de l'INSEE, on rappelle. Mais oui, mais enfin, on est quand même dans cet esprit de toujours tout contrôler, de... on ne peut pas régler le problème de l'eau.
Est-ce que l'eau, c'est un bien commun ?
Bien sûr. Bon, ben voilà, c'est déjà bien.
On arrive déjà, donc pourquoi on privatise ?
Mais vous savez, cette politique du rationnement, ça n'a jamais marché, ça ne marchera pas, parce qu'elle échoue à tout, sauf à mettre des branches économiques par terre. C'est quand même notre spécialité, vous parliez d'une fédération. Mais cette fédération, elle représente quoi ? Des gens qui travaillent, de la jambe qui rentre dans les caisses. Donc c'est toujours la même histoire. Alors oui, localement, comme vous l'expliquez à l'instant, pourquoi pas, sur un temps ponctuel. Bien sûr. Oui, oui, ok. Mais tout de suite, de se dire, alors qu'il y a une grande histoire d'amour entre les Français et les piscines, se dire qu'on va supprimer les piscines privées, mais c'est un délire total.
Je pense que c'est un débat qui va enflammer le studio, et nous avons besoin d'un juge de paix, et comme d'habitude, les juges de paix, c'est vous, auditeurs 0826 300 300. Je vois le camarade Alain qui est avec nous, on va le prendre dans quelques instants, et vous restez sur Sud Radio, à tout de suite. Sud Radio. Sud Radio. Parlons vrai. Parlons vrai. Sud Radio. Parlons vrai.
Et si vous faisiez halte au bord de l'étang de Thau, véritable lagune près de Sète ? À la terrasse du Saint-Barthes à Marseillans, offrez-vous un plateau de fruits de mer, accompagné d'un verre de listelle. Listelle, frais, délicat, un vin gris venu du Sud. À l'horizon, son terroir, riche de soleil et de vent marin, baigné par une étendue d'eau azure. Listelle, les saveurs de Méditerranée depuis 140 ans. Pour votre santé, attention à l'abus d'alcool. Sud Radio Nîmes.
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Sud Radio. Les débats de l'été, 10h-13h. Maxime Liedot.
Et on est sur ce débat brûlant à l'heure où la canicule commence à s'installer véritablement en France. Il y a peut-être des petits vénards qui nous écoutent et qui sont en train de se préparer à faire quelques mouvements de crawl dans leur piscine, installés, payés durement. C'est fini, parce que de plus en plus de communes décident, et c'est notre débat en ce moment, d'encadrer les tailles. Parce qu'en effet, on le disait, il y a des impératifs de sécheresse. Avant d'aller voir l'ami Alain qui nous a appelé au 0800 26 300 300, on finit le tour de table quand même, Mathias Leboeuf.
Comment vous observez cette nécessité, comme ce que disait Rémi, quand parfois il y a des problèmes, c'est un peu comme sur les jours fériés. Il faut faire des efforts, peut-être ciblés, mais en tout cas, il faut encadrer les limites des piscines. Qu'est-ce que vous en pensez ?
Moi, j'ai une pensée pour le grand philosophe qui était Jean-Yann. Jean-Yann disait, tout le monde veut sauver la planète, mais personne ne veut descendre la poubelle. Et cette histoire de piscine, c'est un peu ça. C'est-à-dire que, voilà, si on est en rupture d'eau et qu'il y a un vrai problème de sécheresse, effectivement, je pense qu'il faut avoir le dispositif qui permet de réguler, et en tout cas, de ne pas réalimenter les piscines en permanence. Après, je suis un peu comme Alexandra, je pense que l'écologie ne progressera que quand elle arrêtera d'être punitive. Donc, être en permanence dans l'interdiction, c'est un peu un syndrome français. Limité. Alors voilà, c'est ça.
Limité, régulé, oui. Envoyons les bons mots. Dans des circonstances exceptionnelles, bien sûr, mais ça existe déjà, parce que je crois déjà que même les arrosages de jardin sont limités à certaines périodes. Donc, après, dire qu'on va interdire, qu'on va faire un espèce de, comment dire, de quantum au numerus clausus des piscines, ça paraît aberrant.
Faisons confiance à nos maires, qui peuvent ponctuellement prendre des arrêtés et qui savent localement ce qu'on va faire.
Mais au-delà des maires, je pense que c'est une politique nationale qu'il faut avoir, de gestion de l'eau. On ne veut interdire tout de suite aux gens qui ont des piscines limitées, etc. On a, dans notre pays, des millions de mètres cubes d'eau potable qui fuient des réseaux. Personne ne dit rien. On a, dans le département français, comme Mayotte, un manque d'eau potable. On a, en Martinique et en Guyane, de véritables problèmes de distribution. Donc, plutôt que de commencer à vouloir interdire, à lancer des drones de l'administration fiscale pour aller taxer des gens qui n'ont pas déclaré leur piscine, etc.
L'État devrait d'abord permettre à des Français de Mayotte, de la Martinique, de Guyane, de pouvoir avoir accès à l'eau potable. Je pense que c'est ça la priorité. Et ça fait des décennies qu'on en parle. C'est jamais fait, c'est jamais réalisé. Le compte de Montecristo sur les réseaux sociaux qui nous dit « Je vais vous répondre par une autre question. Est-ce qu'on doit foutre la paix aux Français ? » Oui. Oui. Exactement, il a raison. Ça c'est sûr.
On peut aussi penser à mettre en place des bassines au lieu de les saccager, par exemple. Par exemple.
Chose promis, chose due. Bonjour, cher Alain. Bonjour, Maxime. Merci beaucoup d'être à l'écoute de Sud Radio. J'ai l'impression, je dis bien j'ai l'impression, que ça vous fout en ron, cette histoire de l'imitation de piscine, mon cher Alain. Je me trompe ? Moi, je suis un écologiste, mais pas à l'écologie politique, pas un décroissant comme sont les roussaux et les grands-mères des grandes villes qui se battent contre le productivisme, mais en aucun cas pour l'environnement. L'écologie a été récupérée par des gens qui, aujourd'hui, font de l'écologie sociale et compagnie. Ça n'a plus rien à voir avec l'environnement. Moi, je m'occupe d'environnement.
Les piscines, bien sûr, il y a un problème.
Mais il ne faut pas croire qu'il n'y a plus d'eau, parce qu'au contraire, plus il fera chaud, plus il y aura de l'eau. Seulement, l'eau, elle tombe en quantité astronomique.
On n'a pas les structures pour la récupérer. On n'a rien prévu, comme d'habitude, donc elle va direct à la mer. Puis après, il y a des longues périodes où il n'y a plus d'eau, puis elle retombe en grande quantité. Donc, il y a de l'eau. Simplement, l'eau, on ne la récupère pas. Les piscines, de toute façon, si on va vers des vagues de chaleur, il va falloir quand même... C'est un très bon produit pour que les enfants puissent se rafraîchir.
L'environnement, avant toute chose, c'est quand même oeuvré pour la qualité de vie des gens à partir des contraintes que crée la vie moderne, donc les pesticides, etc., mais aussi maintenant le dérèglement climatique, qui emmène entre autres des vagues de chaleur.
Mais les vagues de chaleur ne sont pas que le dérèglement climatique. Les dérèglements climatiques, c'est trop chaud, trop froid, trop d'eau, pas assez d'eau, etc. Il faudrait quand même que nos chers élus travaillent à comment récupérer l'eau
sans mettre à l'eau.
Donc en fait, c'est ça que vous dites, Alain, c'est ce que j'allais vous poser comme question. Vous dites, en réalité, foutez la paix aux gens avec leurs piscines, et au contraire, mobilisez-vous, peut-être, c'est ce que disait Alexandra, pour faire en sorte qu'on ne saccage pas les méga-bassines quand elles sont installées, qu'on commence à penser des structures un peu intelligentes, un peu modernes, un peu ingénieuses pour récupérer l'eau de pluie, et qu'on mette ces systèmes-là en place plutôt que de pénaliser les piscines, c'est ça ? Oui, enfin, les méga-bassines, il y en a qui ne posent pas de problème, puis il y en a qui posent de très gros problèmes, comment l'eau est récupérée,
si elle est pompée directement dans les nappes phréatiques pour s'évaporer, c'est absolument rien, c'est de l'eau de ruissellement, puisque chaque cas est une spécification. On veut généraliser, comme d'habitude en France,
mille cas différents, il faut faire au cas par cas.
Il serait temps peut-être que nos chers constructeurs de piscines, qui ont fait des fortunes, des joyaux pour ne pas le citer, commencent à réfléchir comment protéger les piscines pour que l'eau s'évapore moins. Peut-être qu'il va falloir commencer à penser, à construire des piscines, elles ne seront pas en plein soleil, elles seront peut-être à l'ombre, ça n'empêchera pas les gens d'être en plein soleil pour faire bronzette, mais l'eau elle-même peut être construite à l'ombre, par exemple,
on peut être structureux au-dessus, simplement planter des arbres, elles peuvent être construites en fonction de la direction du soleil, nord-sud, est-ouest, on plante des arbres, ça fait que toute la journée la piscine sera à l'ombre. Il y a mille choses, mais nos chers décroissants,
ça ils s'en foutent complètement. Excusez-moi d'être grossier, mais c'est la réalité. Les décroissants qui se disent écologistes,
luttent contre le productivisme. L'environnement ne l'intéresse pas. Ils ne connaissent rien. Merci beaucoup Alain d'avoir basé votre Google et d'avoir reparlé vrai sur Sud Radio. Vous pouvez nous écouter, d'ailleurs, du côté de Lyon au 105.8. Merci beaucoup. Et j'accueille au Standard une auditrice qui était tranquillement dans sa piscine quand elle a bondi. Bonjour Marlène. Bonjour. Merci beaucoup d'être avec nous en direct sur Sud Radio. Alors j'ai l'impression que ce débat, vous avez sorti de votre piscine Marlène. Qu'est-ce que c'est que cette histoire ?
Oui, oui, tout à fait. Tout à fait, tout à fait. Tout d'abord, je veux dire que je suis tout à fait d'accord avec mon prédécesseur. C'est vrai qu'il y a certainement à trouver des solutions pour garder l'eau qui tombe, parce qu'il y en a quand même beaucoup qui tombent. Et puis pas forcément dans les bassines, d'ailleurs. Je pense qu'il y a aussi d'autres systèmes. Pour revenir aux piscines...
Parce que vous, vous êtes propriétaire d'une piscine, Marlène, c'est ça ?
Voilà, et nous, moi je suis en Aquitaine, je suis originaire d'Aquitaine. Oui. Et ça fait une trentaine d'années avec ma sœur, on a construit une piscine entre nos deux maisons. Elle fait 10 mètres sur 5, elle est très très bien. Et quelquefois on est une vingtaine dedans, donc quand même c'est bien...
Ah oui, c'est une piscine au lundi, Marlène.
On ne la vide pas, on complète... Alors l'évaporation, moi je ne trouve pas qu'on en rajoute énormément. On a un puits, on a une nappe d'eau à 4 mètres, donc quand on veut remettre un niveau, pour les filtres c'est quand même bien, on ne la vide pas l'hiver. L'hiver, moi je mets du chlore, je la fais tourner.
En fait, vous l'entretenez, c'est ce que vous nous dites, Marlène. Il n'y a pas besoin de faire la guerre à la piscine à partir du moment où on en prend soin.
Alors, par contre, on devrait quand même dire à ceux qui les vident tous les ans, parce que ça j'ai des amis qui sont dans le midi et ils laissent pourrir leur piscine l'hiver, et après ils vident l'eau, ils en mettent de la propre, ça non, ça on devrait dire aux gens, écoutez, vous ne videz plus les piscines complètement. Là je suis tout à fait d'accord. Mais de supprimer les piscines, là je ne suis pas d'accord du tout. Parce que les gens, s'ils ne peuvent pas se tremper dans l'eau, ils vont prendre des douches. Alors je sais bien qu'une douche, ça ne prend pas beaucoup d'eau, mais dix douches dans la journée aussi, si vous êtes quatre ou cinq dans la maison.
Donc en fait, apprenons, Marlène, aux gens à entretenir peut-être la piscine, à avoir quelques premiers gestes pour l'entretenir et pour en prendre soin, plutôt que ceux qui la vident trois fois dans l'année pour en avoir une impeccable durant l'été.
Voilà, et oui, oui, l'entretien, et on arrive à bien les entretenir, parce que nous aussi on a eu des soucis, et là, on n'a plus de soucis du tout. Il y a des conseillers qui sont très très bien dans les piscinistes et les commerces qui vendent les produits, qui sont capables de donner des conseils.
Dites-moi, Marlène, dans quel coin vous êtes précisément ?
Au sud de la Dordogne.
Mais au sud de la Dordogne, écoutez, moi j'ai un train qui part de Paris vers 13h, vous m'avez vanté une grande piscine sur les coups de 16h, si vous voulez, je ramène le goûter, Marlène. Oui, mais il n'y a pas le train chez nous. Ah ben d'accord, bon, écoutez, je vais me débrouiller pour arriver en parachute, je vais voir ça avec la France même, trouver quelque chose. Merci beaucoup, Marlène, d'être à l'écoute de Sud Radio durant l'été, et profitez de votre piscine bien méritée, ma chère Marlène, merci beaucoup. Au revoir, Marlène. 0826 300 300, vous êtes comme Marlène, et vous voulez participer à la conversation, mettre un peu d'animation dans ce studio, vous êtes la bienvenue.
C'est vrai que les cris du cœur des uns et des autres quand même mettent le doigt sur un sujet qui a écouté, un, la piscine, on n'a pas volé, de deux, quand on s'y connaît un peu, il y a quand même moyen, sans gaspiller des hectolitres peut-être de flotte et vider toutes les nappes phréatiques, d'être un peu raisonnable. Et c'est peut-être ça qu'on a envie de dire à tous ceux qui nous écoutent et tous ceux qui prennent parfois ces décisions ou qui ont ces idées bizarres, un peu de raison, un peu raison gardée. Dans quelques instants, l'âge des réseaux sociaux, parce qu'on a eu plusieurs propositions, faut-il les interdire à ceux de 15 ans ? Faut-il s'inspirer de la Chine ?
Je vous rappelle que c'était notamment Chinois, ne riez pas, c'est arrivé. Eh bien, figurez-vous que la Commission européenne a autorisé les Etats membres à instaurer une limite d'âge dans les pays pour avoir accès aux réseaux sociaux. Est-ce que c'est vers ça qu'on doit aller ? Ou au contraire, dehors l'URSS, ce n'est certainement pas à l'État de s'occuper des réseaux sociaux. Vous êtes bien sur Sud Radio et vous avez le numéro pour participer. 0826 300 300. A tout de suite, restez avec nous. Sud Radio.
Sud Radio. Parlons vrai. Parlons vrai. Sud Radio. Parlons vrai.
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Sud Radio, les débats de l'été, 10h-13h, Maxime Liedot.
Dernière ligne droite pour nos débats de l'été avec ce thème qui vous concerne forcément. Vous êtes peut-être en vacances avec des ados qui traînent sur leur téléphone, sur Instagram, sur Twitter, actuellement X ou sur d'autres réseaux sociaux dont nous n'avons pas le secret avec des formes étranges, des couleurs bizarres où ça s'envoie des photos, des vidéos, des musiques. Bref, figurez-vous que la Commission européenne a autorisé ses États membres, dont nous, la France, a instauré une limite d'âge ? Est-ce que pour vous c'est quelque chose vers lequel on doit aller ou surtout pas ? Ça passe avant tout par l'éducation des parents.
C'est quand même ce qu'on nous dit, je vous pose la question sur les réseaux sociaux et l'application Sud Radio. À propos de ça, de cet argument, est-ce que c'est à l'État de le faire ? Étrangement, c'est plutôt partagé. Ce n'est pas une habitude chez les auditeurs de Sud Radio, mais faut-il un âge limite pour y avoir accès ? Oui, 53 %, non, 47 %. Donc je crois qu'autour de la table, ils ont besoin de vos arguments comment vous envisagez, comment vous regardez ce débat ? Déjà avec beaucoup d'attention parce qu'en réalité, c'est plus qu'important.
Et moi, c'est la raison pour laquelle je travaille sur une proposition de loi qui vise à instaurer une certification obligatoire à l'usage des réseaux sociaux pour les moins de 15 ans, justement, parce que je pense que l'éducation nationale doit jouer aussi son rôle. 15 ans, âge limite. Ça serait effectivement, mais en fait, le travail, il faut le faire en amont, avant 15 ans. Parce qu'une fois qu'ils ont 15 ans, l'idée, c'est quand même qu'ils aient un tout petit peu de culture et d'esprit critique sur la désinformation, sur le cyberharcèlement, sur, en tout cas, qu'ils aient conscience de ce que les réseaux sociaux peuvent leur apporter. C'est ambitieux. Ou créer des menaces.
C'est très simple à faire. Ça glisse déjà sur le numérique dans l'éducation nationale. Il y a des certifications qui existent. On pourrait travailler sur les réseaux sociaux. Je pense que, dans un premier temps, ça serait effectivement un travail en cinquième, notamment, par exemple, ça pourrait être au collège, de la sensibilisation du débat en classe et après, derrière, une certification parce que je pense que c'est essentiel. Alors, on ne résout pas de problème parce que, dans votre problématique, aujourd'hui, c'est l'aspect technique. Comment on empêche des moins de 15 ans d'aller sur les réseaux sociaux ?
Et ça, désolé, les plateformes vont se jeter la balle sur les opérateurs, les opérateurs vont se jeter la balle sur les plateformes et ainsi de suite. Le gouvernement va se retrouver à regarder les balles partir dans tous les sens. Je pense qu'il faut travailler. Par contre, l'État doit prendre ses responsabilités avec le ministère de l'Éducation nationale pour, justement, apporter une certification obligatoire pour que ces jeunes arrivent à l'âge de 15 ans avec des notions, une compréhension et surtout les menaces et les opportunités des réseaux sociaux.
Mais vous mettez au cœur de la discussion peut-être ce qui intéresse le plus et peut-être ce qui gêne le plus, ceux qui nous écoutent, à savoir la présence de l'État dans ça. Je lis notamment Réseaux sociaux, Application Sud Radio, Gabriel Maisonneuve qui nous dit oui, certainement qu'on doit instaurer un âge limite mais ça doit avant tout se jouer dans le milieu familial. Dac Dac nous dit mais peut-être qu'on doit instaurer un âge limite mais c'est aux parents. Oui,
parce que ça, c'est des, comment dire, des pétitions de principe mais quand on est face à la démission parentale et qu'il y a des tas d'enfants qui sont livrés à eux-mêmes, forcément, à un moment donné, l'État, au fond, le pouvoir public est obligé de réguler et de mettre son nez dans l'affaire pour arriver à ne pas produire justement des monstres qui sont complètement phagocytés par les réseaux sociaux. Donc, effectivement, ce n'est pas le rôle régalien de l'État de gérer les réseaux sociaux mais de fait, pragmatiquement, l'État doit quand même mettre son nez là-dedans et tenter de réguler. Moi, ce que je voulais dire là-dessus, c'est que là, c'est pareil.
On est entre laisser faire ou interdire et on a l'impression qu'entre laisser faire... Non, mais justement, je suis entièrement d'accord avec ce que vous venez de dire. Laissez faire, ben non, on ne peut pas laisser faire parce qu'il y a une vraie dangerosité, dur à dire, des réseaux sociaux. Interdire, ça me paraît à la fois complètement inefficace et puis contre-productif. Donc, effectivement, il faut chercher à réguler. Il y a les certifications, il y a aussi un contrôle des publications et notamment des plus jeunes et puis, une suspension provisoire quand il y a des publications qui ne sont pas correctes ou qui ne sont pas adéquates et voilà.
Donc, je pense qu'il y a énormément de choses à faire pour pacifier l'usage des réseaux sociaux. Les réseaux sociaux, ça peut être formidable quand on les utilise bien. Donc, voilà, interdire, c'est toujours la solution à minima. On croit qu'on va interdire mais en fait, c'est contre-productif. De toute façon, on peut chercher à interdire. Il y aura toujours des contournements et ça me paraît complètement... Moi,
je suis assez toujours prudent à l'idée d'interdire ou de réguler puisque je suis plutôt... Je considère plutôt que la liberté, c'est le principe et que restreinte, c'est l'exception. Maintenant, je pense que les réseaux sociaux, quand on dit mais c'est aux parents de gérer, etc., ça, c'est pour les moins de 15 ans. Mais je veux dire, les réseaux sociaux vont prendre une ampleur et ça va être un enjeu majeur parce que je crois que les réseaux sociaux vont remplacer la télévision qui finira dans un musée d'ici quelques décennies. Vous voyez déjà aujourd'hui que des milliardaires achètent des comptes d'informations sur les réseaux sociaux, Serfia, Blas, machin, etc.
Donc vous voyez l'ampleur que ça va prendre. Ça a une ampleur aussi parce qu'il y a énormément de data. Qu'est-ce que vous achetez ? Où est-ce que vous informez ? Qu'est-ce que vous achetez ? C'est des données extraordinaires qu'aucun service de renseignement ne dispose. Et dernier point sur les enfants, moi, c'est comment protéger nos enfants ? Parce que si sur les réseaux sociaux on laisse passer des contenus pornographiques, dangereux, terroris, etc., ben non, c'est pas aux parents d'aller gérer. C'est à l'état de supprimer cette hypothèse qui vise à polluer le cerveau de nos enfants. Moi, je suis partisan pour protéger nos enfants. C'est l'exception d'une liberté générale.
Alexandre Aspinard qu'on n'a pas entendu. Et je rappelle que vous êtes en plus délégué spécial en charge du décrochage scolaire. Donc parfois, avec certains élèves, vous devez être confronté à ces cas parfois d'affection peut-être de réseaux sociaux ou de déconnexion.
De façon générale, ils sont confrontés à ce fléau. Enfin, je rappelle quand même que les réseaux sociaux sont déjà en théorie interdits au moins de 13 ans. Donc on n'a pas réussi à gérer cela. C'est pour ça que le débat il a... En fait, tout ça n'a pas de sens. Alors, je suis partiellement d'accord avec vous quand vous dites... Oui, parce que vous dites il faudrait que... Partiellement avec Rémi.
Avec une très socialiste.
Non, non, non. Parce que vous dites il faudrait que l'école supplée en fait à tous ces manquements. Non, pas supplée. Si, vous dites il faudrait que les enseignants... Parce que je sais très bien que les parents font leur rôle et que l'école doit aussi jouer son rôle. Ce n'est pas le rôle de l'école. Les enseignants font déjà leur travail pour insuffler un esprit critique. On ne peut pas en plus des cours de sexualité, des cours de... Je ne dis pas que c'est pas le cas aujourd'hui. On demande maintenant aux enseignants de régler tous les maux de la société. Ça n'est pas possible. Si, vous dites il faudrait que ce soit en lien avec l'éducation nationale. C'est tout simplement...
En même temps,
l'outil le plus adapté... Moi, je suis enseignant également et j'enseigne la culture G en enseignement supérieur. J'ai des modules sur les réseaux sociaux, sur les spectres critiques... Il faut réguler.
C'est cet aspect-là.
L'éducation nationale parce qu'il y a une neutralité. Non, mais je suis d'accord. Si on allait prendre un avis auprès des socialistes comme un psychologue...
Je vous rappelle quand même que nous, les enseignants, nous avons, pendant des années, demandé à ce qui est moins numérique à l'école. On n'a jamais été entendus. Je ne sais pas si vous partagez, mais nos élèves ne savent plus écrire. Ils ont un problème de graphie. On ne peut plus lire leurs copies.
Ils ont tous le mec. Ça, c'est quand même drôlement. Bien bonjour, Dominique.
Évidemment que les réseaux sociaux, c'est un danger. C'est le terreau de tous les dangers pour nos enfants et qu'il faut les protéger. Mais c'est à nouveau pas le bon moyen de le faire.
On va entendre un spécialiste qui nous a appelé au 0826 300 300. Bonjour, Dominique.
Bonjour. Bonjour à tous les auditeurs et puis bonjour à tous les intervenants sur le plateau.
Merci beaucoup de nous avoir appelé. Vous êtes psychologue, c'est ça ? Ah, c'est ça. Psychologue du sport. Alors, précisément, vous devez voir quand même passer un certain nombre d'ados, d'adolescents. Cette question des réseaux sociaux, est-ce que vous voyez à quel point elles grignotent leur vie et est-ce que l'âge peut réduire peut-être ce grignotage ou alors ce n'est pas du tout la question ? Vous nous dites, Dominique.
Effectivement, oui. Bien sûr, les ados, aujourd'hui, sont grignotés, sont plus que grignotés. Ils sont complètement avalés par les réseaux sociaux qui est un nouveau mode de consommation du temps. Mais pire que ça, il est en train de modifier complètement et en profondeur tout leur système émotionnel. C'est-à-dire que vous n'avez plus, par exemple, regardez un ado qui joue sur un réseau social ou qui joue en ligne ou qui est sur TikTok, etc. Il n'a plus que deux émotions, c'est colère des goûts. Et c'est assez effrayant parce qu'en fait, ce qui va débloquer tout votre système émotionnel, c'est justement le partage, le partage direct avec le verbal, le non-verbal de votre interlocuteur ami.
Et là, vous n'avez plus du tout le non-verbal. C'est-à-dire que vous vous coupez de 90% de la relation et vous avez des jeunes qui sont enfermés, en fait, dans l'envie, l'envie d'être comme l'autre visuellement parce qu'ils le regardent, mais ils n'ont plus du tout la notion de relation. J'entendais une des personnes qui disaient qu'ils ne savent plus écrire, mais c'est une catastrophe. Effectivement, il y a des écrits. Il y a des écrits. La Suède a complètement retiré
tout ce qui était numérique de toutes les classes pour revenir à une éducation qui est une éducation de base. Le savoir, le écrire, le lu,
le appris de manière à ce qu'on donne des armes à notre génération, aux générations. Aujourd'hui, on les a désarmés. Et moi, pour en revenir...
On a désarmé des générations avec les réseaux sociaux.
Ah, mais complètement. Et on va le prendre en pleine figure. Mais le plus grave, c'est que je pense que les gens qui ont réfléchi à cette loi interdisante sont des cinquantenaires et je n'imagine pas qu'ils ont interrogé des gamins de 15 ans pour leur dire « Mais toi, si on t'interdit, comment tu fais ? » Parce que les gamins de 15 ans, aujourd'hui, mais allez-y, interdisez-leur. Vous verrez, ça ne changera absolument pas leur vie. Ils trouveront toutes les parallèles. Ils sont bien meilleurs que nous, bien plus forts, bien plus madrés sur tout ce qui est informatique que ne peuvent l'être aujourd'hui des dénarques de 50 ans qui ont réfléchi confortablement.
En l'occurrence, en première ligne, il y avait Gabriel Attal qui n'a pas encore 50 ans. Qui n'a pas encore 50 ans, mais peut-être...
Qui n'a pas encore 50 ans, mais qui a déjà un vieux dans sa tête. Excusez-moi. C'est déjà un vieux politicien dans sa tête. Non, non, mais franchement, je suis inquiet. Et moi, ce que je voudrais dire, c'est qu'aujourd'hui, en fait, cette mesure est une mesure pour se donner bonne conscience. Elle n'apportera rien. C'est comme la mesure d'interdire les couteaux aux enfants On va voir comment ça va se matérialiser,
Dominique. L'idée, là, c'est juste la commission qui autorise les États membres à réfléchir à ça. Donc, on verra aller.
Vous voulez enterrer un problème ? Créer une commission. Voilà.
Là, comme c'est la commission européenne, ça va être difficile de s'en séparer, Dominique, mais je vous remercie de vous avoir rappelé. Je ne suis pas celle-ci difficile.
Excusez-moi, c'est la grosse commission.
Merci beaucoup, Dominique, du côté du Rossino qui nous avait appelé au 0826, 300, 300. C'est quand même intéressant ce que dit Dominique, notamment avec son regard de psychologue, en disant que le cœur du prologue, en étant expert du sujet, je vois bien à quel point ça vient. Il a dit ne pas grignoter les émotions, avaler les émotions. C'est-à-dire qu'en fait, on les pulvérise à avoir le minimum d'émotions. C'est vraiment un phénomène de débilisation de masse en fonction de comment ? Mathias Leboeuf. Depuis tout à l'heure, il y a des grands signes de Mathias Leboeuf.
Parce que moi, je trouve que sur ce sujet, on est très binaire et que je crois qu'on ne gagne pas à diaboliser les réseaux sociaux ou à les refouler. C'est-à-dire dire ça n'existe pas, on n'en veut pas. C'est un danger incroyable et il y aura un retour de refouler. Moi, j'ai un fils de 12 ans, 12 ans et demi, et je vois mon gamin qui va chercher des sources d'informations, par exemple, sur Perplexity. Ce n'est pas vraiment un réseau social, c'est l'intelligence artificielle. Et je lui apprends à poser des questions, à aller vérifier les sources. Et c'est un outil magnifique. Mais c'est un outil. C'est un outil magnifique. Qu'il faut maîtriser. C'est un outil qu'il faut maîtriser.
Et apprendre à maîtriser. Et c'est pour ça qu'il faut éduquer. Il faut à la fois réglementer, parce qu'on ne peut pas être dans le Far West sur les réseaux sociaux. Moi, je suis toujours très surpris de voir à quel point ces réseaux ont une impunité totale sur ce qu'ils éditent. Ça paraît dingue. Et puis, il faut éduquer.
Rémi Gardon. En fait, la solution, elle est sur deux volets. Le volet, effectivement, des parents qui viennent réguler le temps d'écran, avec le temps de connexion sur les réseaux sociaux. Ça, c'était aussi. Et puis, aussi, de débattre aussi avec eux sur les sujets, prendre du recul sur les vidéos et autres. Et puis, de l'autre côté, il y a effectivement l'État qui doit s'organiser pour former sa génération aux menaces et aux opportunités. Je dis bien les deux. Il y a les menaces et les opportunités des réseaux sociaux. Et ça, c'est un enjeu majeur. Donc, c'est très simple. En fait, on a les deux volets. Maintenant, il faut juste attaquer au sujet.
Il y a un volet sur lequel on a moins la main parce que les parents sont quand même... Excusez-moi, ils ont le fond de son parental et c'est à eux de gérer.
Et les parents sont très divers. Oui, voilà. Ils sont très divers. Avec des moyens très divers. Malheureusement,
les enfants ne sont pas logés à la même enseigne. Par contre, ça, c'est sûr. C'est à l'éteindre le dire.
On sait très bien que les enfants fragiles socialement, évidemment, on paieront le prix. Donc, c'est très compliqué. Juste sur les réseaux sociaux. Moi, je vois, par exemple, sur des jeunes qui ont toutes ces maladies invisibles, ces handicaps invisibles. Parfois, les réseaux sociaux, c'est un formidable outil pour eux.
Ah bien, bien sûr.
Donc, on ne sait pas tout blanc, tout noir. Je veux dire, il faut un petit peu de mesure.
Et parfois, du cas par cas.
Et du cas par cas. Et je trouve effectivement très intéressant d'entendre des experts sur ces sujets-là. parce que Dominique, psychologue qui nous a Andréa Cotarac, le mot de la fin.
avec Dominique, psychologue. Je veux dire, je partage tout à fait son analyse. Maintenant, il ne faut pas non plus tout mettre sur les réseaux sociaux. Si les enfants ne savent pas lire, écrire ou compter, ce n'est pas que les réseaux sociaux. C'est l'école, les parents. Il ne faut pas non plus généraliser les parents ou les réseaux sociaux. C'est bien plus complexe. C'est pas l'école. C'est le mal qu'on appelle l'école. C'est bien plus complexe que cela. Donc, voilà, c'était juste pour souligner une pointe de subtilité. Mais vous avez aimé les débats. Restez encore jusqu'à midi avec nous parce que c'est l'heure des coups de cœur et des coups de gueule dans quelques instants.
Des uns, des autres. Nous sommes toujours évidemment avec Rémi Cardon, sénateur PS de la Somme, Andréa Cotarac, porte-parole du RN, Mathias Leboeuf, journaliste et philosophe, ainsi qu'Alexandra Spinner, enseignante et déléguée spéciale en charge du décrochage scolaire à la région Île-de-France. On revient dans une poignée de secondes. Une poignée. A tout de suite sur ce site radio. Sud Radio, c'est vous qui donnez le temps. Tout le monde ne peut appeler, donner son avis qui plaise ou qui ne plaise pas. L'important, c'est d'essayer de rester constructif. J'aime bien l'esprit qu'il y a chez vous. Sud Radio, parlons vrai.
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Sud Radio, les débats de l'été, 10h-13h, Maxime Liédo.
On est toujours en direct sur Sud Radio, vous savez qu'on ne vous lâche pas de l'été. Dans quelques instants, vous aurez le journal avec les actualités du Tour de France et le camarade Joseph Ruiz. Mais avant ça, c'est le moment des coups de cœur et des coups de gueule des uns et des autres. On va commencer par un coup de cœur pour se mettre en joie, aux joies. Il y a, et je ne savais même pas que ça existait mon cher Rémi, la journée citoyenne dans nos communes et c'est une belle idée qui prend vie. Vous êtes vraiment notre monsieur de bonne nouvelle de la journée. Eh bien voilà !
Eh bien oui, commune de Quérieux, dans la Somme, 600 habitants, lance des journées citoyennes de manière régulière chaque année, plusieurs fois dans l'année, où il y a à peu près septembre prochain, ils vont justement débarrasser, nettoyer l'ancienne boulangerie pour préparer, mettre à disposition pour l'entreprise qui va venir faire les travaux pour récupérer une boulangerie demain. C'est ça qui est beau, je trouve que l'image est belle et donc c'était mon coup de cœur et Jonathan Sanglard, le maire en question, œuvre pour faire le tour du département pour faire valoir les journées citoyennes dans d'autres communes.
Je trouve que ça permet de mettre du commun, un projet à plusieurs au moment où justement les comités des fêtes, les associations sont parfois en difficulté en termes de force vive, je trouvais que c'était important de valoriser par un coup de cœur cette journée citoyenne. C'est vrai ? Magnifique initiative. C'est formidable.
Je ne sais pas
si vous avez vu l'étude qui est totalement à contrario de ce que vous dites qui est que de plus en plus on a installé des machines automatiques dans les communes notamment rurales. Donc en fait, vous n'avez plus de boulangerie, vous avez des machines à pain, vous n'avez plus de la petite pizzeria. Vous avez des machines à pizzeria.
C'est épouvantable. Moi, je trouve cette initiative formidable parce que ça redonne justement du sens à l'espace public et on est aujourd'hui dans une perte de ce qu'est l'espace public et l'espace public, c'est ce qu'ils font la République. Et donc, on est vraiment à la racine même de ce qu'est le politique au sens noble du terme et ces journées citoyennes, je trouve ça formidable et je trouve que ça devrait effectivement s'aimer dans un nombre de communes le plus possible. Les citoyens
se réapproprient leur espace, leur pays.
On va diffuser cette élan de journées citoyennes dans nos communes. Beaucoup de connexions. Finalement, ces journées citoyennes, c'est le vrai réseau social, le réseau social de terrain. Ça, c'est vraiment
une parade de philosophie. Ça, c'est vous le versant.
André O'Cotarac, sur ça. Très, très rapidement, je suis d'accord aussi, je vous l'ai dit tout à l'heure en off et je pense même au-delà de ça que le monde rural est l'avenir de la France. Je pense qu'on a tout à démétropoliser, à soulager les métropoles. On parlait tout à l'heure de canicule, les territoires ruraux sont bien plus résilients. On parlait de bien vivre, de bien manger, de bien s'alimenter et je pense que l'avenir de la France, c'est le monde rural, c'est la démétropolisation. On a eu un coup de cœur par l'intermédiaire de Rémi Cardon. Vous avez la parole, mon cher Andréa. Gardez-le pour un coup de gueule cette fois, chaud ou froid. Oui, évidemment, j'ai cherché.
La France est mon adversaire principal en Europe, disait Vladimir Poutine. C'est en tout cas ce qu'a affirmé le général Bucard il y a quelques jours. Par de sa conférence de presse. Exactement. Tous les médias ont enchaîné. La France est-elle une menace pour la Russie ? La Russie, véritable menace pour la France. Emmanuel Macron, chef suprême des armées, a lui-même utilisé cette citation comme fondement à son intervention pour le 14 juillet. Il a parlé de la sécurité, il a défini la stratégie de l'armée française. Rien que ça. Oui, mais il y a un problème. Un problème. Et d'ailleurs, c'est ce que nous a rappelé le journaliste Merchet. Jean-Dominique Merchet.
Qui est spécialiste défense à l'opinion. Qui a justement fait une petite enquête et qui a dit mais on ne sait pas si Vladimir Poutine a dit ça. On ne sait pas quand. On ne sait pas où. D'ailleurs, il n'y a aucune source et on n'a pas retrouvé ça. Donc il a interrogé le chef, en tout cas la centrale, l'état-major des armées françaises qui est incapable, c'est-à-dire que ceux qui ont lancé cette polémique-là sont incapables de donner une source. Donc moi, mon coup de gueule, c'est le suivant, c'est très rapide. À l'heure où on doit redonner confiance aux Français sur l'armée, redonner confiance vis-à-vis des politiques, vis-à-vis de la justice, comment peut-on tolérer de tels mensonges ?
Moi, si vous voulez, j'ai toujours combattu les complotistes. Aujourd'hui, avec un tel amateurisme, c'est aujourd'hui que je les comprends mieux.
Andréa Kotarac