François Baroin : « Je suis hypocondriaque, je me méfie de tout, y compris des vaccins »
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 40 %Attaque 30 %Défensif 30 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:00OuverteRéponse directe
Pour vous, le chef de l'État a-t-il réussi à donner un cap et de la clarté ?
- 2:00OuverteRéponse directe
Sur la réouverture des stations de ski, vous en pensez quoi ?
- 6:00OuverteRéponse directe
Pour vous, jusqu'où peut-on aller avec le « quoi qu'il en coûte » ?
- 8:00OuverteRéponse directe
Vous êtes hypocondriaque, vous vous méfiez des vaccins ?
- 10:00OuverteRéponse directe
En tant que maire, estimez-vous avoir eu assez de pouvoir pour gérer la crise ?
- 12:00OuverteRéponse directe
La loi sécurité globale étend les pouvoirs de la police municipale, vous y êtes favorable ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:10François BaroinFait
« la protection contre des épidémies c'est l'état les maires sont des agents de l'état dans un certain nombre de mesures »
- 2:00François BaroinFait
« il faut qu'on en discute je pense qu'il ya quand même une question sur les restaurants la perspective lointaine du mois de janvier »
- 4:00François BaroinFait
« les prêts garantis par l'état c'est une bombe à retardement réalité puisque on reporte le problème »
- 6:00François BaroinChiffre
« la banque centrale européenne fait son travail jusqu'où on peut aller jusqu'à ce que l'europe qui va émettre en début d'année prochaine 750 milliards »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
et françois baroin bien sûr commencer par cette intervention des manuels macro hier soir est ce que pour vous le chef de l'état a réussi à donner un cap et de la clarté je pense que le point le plus important c'est d'abord la réussite du confinement et qui fait que aujourd'hui l'ouverture d'un certain nombre d'activités professionnelles est possible et décidée par le chef de l'état dont c'est la responsabilité je rappelle que la protection contre des épidémies c'est l'état les maires sont des agents de l'état dans un certain nombre de mesures nous avions alerté sur les problématiques d'une équité concernant le commerce se sera rouvert à la fin de la semaine ça va dans la bonne direction nous avions alerté sur la possibilité de territorialiser un certain nombre de mesures là il faut qu'on en discute je pense qu'il ya quand même une question sur les restaurants la perspective lointaine du mois de janvier doit peut-être amené quand même à réfléchir à ce qu'on ne peut pas imaginer baisser les jo des restaurants de manière obligatoire -20 -30 % réorganiser enfin voila je pense qu'avoir ou sur la aussi en faisant de la dentelle embarras et je pense que là il faut être pragmatique il faut voir la circulation du virus le caractère évolutif de l'épidémie le cadre structurant mais quand même nos restaurateurs nous interroger tous les maires de france ils sont d'abord en rang 1 sur la priorité concernant la santé des français ils sont tous côtés de l'état et aux côtés du président de la république pour garantir cette protection contre le virus mais il ya aussi des enjeux de perspectives on va avoir une casse économique et social qui est très lourd donc je pense que sur les restaurateurs tout comme sur les commerces ou moment de la danse du confinement il faudra discuter en tout cas nous on est disponible pour voir de quelle manière on peut dire que le tout comme vous avez écrit sur les commerces à jean castex vous allez aussi porter non par leur arrière je vous verra sûrement leur origine dans les restos on verra sûrement le projet nice dans les ceux dont les jours dans les jours qui viennent il faudra en discuter c'est très très lointain le 20 janvier je pensais beaucoup de restaurants qui vont fermer mais fermé la porte faire faillite et puis peut-être ouvrir ou pas des activités plus tard mais ça c'est quand même un grand sujet de préoccupation et voilà c'est trouver le bon équilibre c'est ça qui est difficile elle est difficile la gestion pour le chef de l'état et la difficile elle est difficile pour tous les pays confrontés à cette épidémie donc il faut être parlé avec humilité avec prudence et avec distance mais avec sens des responsabilités et le sens des responsabilités c'est trouver le juste équilibre entre quelles sont les bonnes mesures pour protéger contre le virus et qu'elle soit aussi les bonnes mesures équilibrées qui permettent de s'adapter à la présence du virus sans faire prendre de risque mais en maintenant une activité professionnelle je pense que sur les restaurants c'est comme pour les petits commerces il faudrait en discuter et sur la réouverture des stations de ski il s'est montré assez réservé sur la période de noël vous en pensez quoi ce choix je n'ai pas accès à toutes les informations dont ils disposent jeu on peut imaginer comprendre que quand il fait moins 10 - 15 pendant noël et que les restaurants les bars tout et tout part en réalité de sa décision de fermer les bars et les restaurants jusqu'à jusqu'au mois de janvier donc ça veut dire qu'il enjambe la période de noël donc ça veut dire que c'est quasiment impossible à partir du moment où ferme jusqu'à janvier les restaurants et les bars de créer les conditions d'une ouverture des stations de ski est là s'inquiète beaucoup de maires naturellement tous les élus de montagne nous ont déjà alerté et c'est assez normal alors la neige est en train d'arriver elle va arriver c'est pas la partie la plus importante de la réalité de le chiffre économique mais je rappelle quand même que le virus quantité est arrivé à amputer de l'ordre d'un milliard et demi à presque 2 milliards les recettes des stations de ski au moment de la saison dernière donc ça plus ça c'est des investissements très lourds si c'est cette décision au nom de la protection des français contre le développement du virus alors dans ce cas là il faut des mesures économiques plus forte et là il ya un sujet sur les mesures économiques les prêts garantis par l'état c'est une bombe à retardement réalité puisque on reporte le problème je pense qu'il faut que l'état prenne à bras le corps cette problématique s'il veut maintenir et si nous souhaitons maintenir un tissu économique dans nos territoires d'accepter de dire c'est une forme de dette était un éternel ou perpétuelle vous rembourserai sur 15 ans sur 20 ans l'effort produit sur les 10 % + 20 % du chiffre d'affaires pour colmater les brèches pour le petit commerce doit être également produit sur les prêts garantis par l'état c'est pas durable pouvez pas demander à une entreprise aujourd'hui d'avaler tout son cash flow pour rembourser les prêts que l'état lui a donné au moment du coc vide et au bout de cinq ans il a le rendez vous avec la mort il faut intégrer cette perspective il faut intégrer ce moyen terme et il faut prendre des mesures plus importantes et plus rassurante qui permettrait de dire puisque le président de la république a dit au départ quoi qu'il en coûte le quoi qu'il en coûte c'est une dette perpétuelle que l'état apporte au tissu économique pour permettre la durée et le maintien ou survie de ces activités mais il peut aller jusqu'où ce quoi qu'il en coûte françois warrants vous avez été un voix bercy en aujourd'hui avec une dette de 120 % en déficit de + 10 % pour vous on va jusqu'où avec ce quoi qu'il en coûte est ce que là aussi a pas un risque pour l'avenir j'ai été l'un des négociateurs français du traité budgétaire et j'ai tiré un certain nombre de leçons de ces expériences les réductions de dépenses très rapide avec des augmentations d'impôts c'est un effet récessif et nous avons probablement était très ambitieux de fixer les 3% de déficit en 2013 tout ça a volé en éclats et il n'y a plus eu ces problèmes-là la banque centrale européenne rachète toutes les dettes a racheté toutes les dates émises par l'italie toutes les dettes émises par la france la banque centrale européenne qui est en fait la clé la pierre angulaire du dispositif qui permet aux gens de comprendre pourquoi on peut faire de la dette comme ça pour rien c'est que la banque centrale européenne fait son travail jusqu'où on peut aller jusqu'à ce que l'europe qui va émettre en début d'année prochaine 750 milliards sur les marchés c'est du jamais vu et qui rachète également tous les titres des grandes entreprises fait que elle va continuer en fonction de la volonté des pays a racheté ses dettes donc si la france dit nous intégrons une part durable dans nos comptes sur les prêts garantis par l'état pour aider nos entreprises à survivre ce sera une émission d'obligations du trésor pour financer une partie de cet emprunt et la banque centrale européenne ou les rachètera donc c'est possible donc il ya un chemin pour le faire ça veut dire que pour vous l'adage la dette d'aujourd'hui sont les impôts de demain à priori ne pourraient ne pas se réaliser bon alors ça ça veut dire qu'on tue la génération qui vient serge sais pas si vous avez des enfants en tout cas ça veut dire que vos enfants ils auront quasiment plus de services publics ils auront un à un ils seront accablé nabot c'est impossible cette question de la dette du coc vide est une question qui va couvrir plusieurs générations vous savez par exemple que hollande qui était un pays qui était appuyée sur des marais pour assécher ses marais construire ce pays ils ont fait une dette ou 7e siècle quelque chose comme ça qu'ils continuent de rembourser donc une dette perpétuelle c'est possible ça veut dire qu'on remboursent uniquement les intérêts et le capital sont détaillées sur cinq ans 4 50 ans 80 en un siècle c'est possible donc il faut aussi être mesuré rassurant sur ce sujet en tout cas ça ne peut pas se traduire par des impôts ont déjà numéro 1 sur les prélèvements obligatoires il faut plutôt imaginer comment relancer l'activité économique par une baisse de la fiscalité que augmenter les taxes et des impôts pour la suite c'est ce qu'il restera d'activité on va parler d'un autre sujet évoqué par emmanuel macron hier celle isolement des personnes contaminées oui deux sujets qui est qui et réveilleront en effet président de la mfr en vous puisque vous avez critiqué la verticalité du pouvoir sur la question de la crise sanitaire là il ya deux annonces qui qui vous met en jeu si je puis dire c'est l'isolément des personnes malades puisque le président a voulu interpeller le gouvernement et le parlement pour imaginer des mesures plus contraignantes et veut s'appuyer sur les mers aussi pour l'aider en ce sens et puis il ya la question de la vaccination vous aviez dit à olivier derand le ministre de la santé que vous n'avez on n'avait pas le droit à l'erreur est-ce que là vous comment vous situez par rapport à ces deux questions il faut on peut avoir un bref recul sur ce qui s'est fait sur les deux périodes de confinement la première partie de confinement a montré une défaillance de l'état pour ne pas dire un effondrement de l'état sur la logistique la bataille de la logistique a été perdue qu'il a colmaté les entreprises qui ont été très remarquable et très véloce les collectivités locales des régions les départements les communes les intercommunalités qui ont achetés les masques proximité qui ont assuré le show l'acheminement et l'état a été incapable de répondre à cette dernière qui est ce dernier kilomètre l'état était très centralisé en silo avec le ministère de la santé une lecture hospital au centre et alors que 98% des soins se fait par la médecine de ville et par le privé donc il ya un problème culturel il faut en tirer les leçons une commission denquête au sénat une commission denquête à l'assemblée nous y avons répondu nous avons apporté notre témoignage et et je pense qu'il y aura des leçons à tirer de tout cela sur les tests même motif même punition si j'ose dire ça a été très aléatoire au départ et si les collectivités les maires n'avaient pas été au rendez vous notamment durant l'été pour anticiper avoir quinze jours d'avancé sur la possibilité de savoir qui était contaminée qui n'étaient pas l'état n'aurait pas été en situation de le faire la vaccination sera la même chose et il faut naturellement anticipé nous écrivions nous écrivons d'ailleurs ce jour territoire unis c'est à dire le président des régions de france renaud muselier le président départements de france 2 minibus ou et moi même titre de la nef au premier ministre pour lui demander d'organiser un tour de table sur l'organisation de la campagne de vaccination sur la problématique que vous évoquez si j'ai bien compris qui est une initiative de membres de la majorité à travers une ppl sur le tester tracé isolé protéger protéger isolé effectivement c'était le terme vergine mais le régime chinois est pas tout à fait de la même nature que celui que nous vivons est d'une certaine manière forte heureusement pour autant cette problématique elle pour une vraie question c'est que si on indemnise comme si c'était une maladie classique traditionnelle ce qui semble être le chemin proposé par les parlementaires et si on met en place un dispositif d'accompagnement de lmr serait naturellement disponible pour apporter l'alimentation trouver des partenariats avec des associations prodiguer les soins faire un lien avec la médecine de ville très bien derrière est-ce que vous pensez que les gens vont continuer à se tester si leur emploi est en jeu si la survie de l'entreprise la petite pme ou de tpe dans laquelle il travaille j'ai bien peur qu'il y ait un effet boomerang qui soit dangereux donc je pense qu'il faut pas se hâter trop vite sur ce terrain là un dernier mot sur la vaccination il dit pas de vaccination obligatoire le chef de l'état vous êtes aussi sur cette position par d'avoir on voit bien les réserves qui existe dans notre pays sur la vaccination en général et sur celle ci en particulier les interrogations sur la nature du vaccin quel vaccin d'où vient-il quel est il est-ce que c'est scouting dans les airs russes ou est ce que c'est la puissance américaine en partenariat l'annnonce du calendrier très rapide par le président de la république est une information qui va quand même dans le sens progressif d'une normalisation des relations sociales à terme donc c'est vrai que la campagne de vaccination la pédagogie pour le plus grand nombre la communication le plus large la protection des publics les plus fragiles c'est quelque chose pour lesquels les maires seront à la disposition de l'état pour favoriser cette campagne mais la rendre obligatoire compte tenu des réserves des incertitudes et du cadre général de la rapidité avec laquelle ces vaccins ont été effectuées justifie naturellement qu'on puisse pas rendre obligatoire vaccin ça vous feriez vaccinés s'ils étaient disponibles pour vous en janvier alors moi j'ai un problème c'est que je suis hypocondriaque donc je me méfie tout y compris des vacances va continuer à parler de la gestion de la crise sanitaire on va aller du côté de canal 32 c'est votre télévision locale françois baroin il est une question pour vous d'aurélie juigné de canal 32 à propos de cette gestion de la crise sanitaire bonjour françois baroin une question de la part de la rédaction de canal 32 en tant que maire estimez-vous avoir eu assez de pouvoir assez de poids pour gérer la crise sanitaire et économique au niveau local on sait qu'à 3 vous avez rendu le port du masque obligatoire dans le centre-ville vous avez demandé et obtenu le soutien logistique des militaires aménager des lieux de dépistage kobe 19 ou encore allouer des aides pour les entreprises est ce que vous auriez aimé pouvoir en faire plus c'est ce que les maires devraient selon vous avoir plus de latitude pour gérer ce type de crise ou à l inverse considérez vous que l'état aurait dû être plus présent à vos côtés pour soutenir les collectivités locales je pense que les deux on aurait aimé avoir plus de latitudes plus de moyens mais je rappelle au fond deux idées simples la santé est une prérogative de l'état c'est à l'état qu'il appartient de garantie à la protection de sa population contre le développement d'une épidémie quelle qu'elle soit les maires n'ont pas de compétences en matière de santé donc nous agissons en général comme des agents de l'état au service de la mise en oeuvre de décisions qui ne sont pas les nôtres deuxièmement nous vivons sous un régime juridique très particulier qui est un état d'urgence sanitaire qui est inédit espèces d'articles 16 de la constitution appliquée à la santé publique et qui a réduit très significativement les pouvoirs de police propre du maire y compris en matière de police donc là aussi nous avons eu nos pouvoirs réduits pour autant au début nous avons fait preuve d'agilité mais nous avons été contraints par des décisions j'ai en tête l'initiative du maire de sceaux secrétaire-général par ailleurs de l'association des maires de france qui avait imposé de manière obligatoire le port d'un tissu ou d'un masque à l'époque dans sa ville le conseil d'état dit c'est pas possible parce que ça n'est pas compatible avec l'état d'urgence sanitaire si les décisions vont dans la bonne direction ça pose pas de problème mais je pense que on peut imaginer quand même sortir assez rapidement de ce système d'état d'urgence sanitaire je pense que ça s'est il appartient au parlement d'être très vigilants et très attentif ça pose un problème quand même de libertés publiques en général et ça pose un problème de coordination de liberté ou de libre administration des collectivités territoriales et rendre compatible dans la durée un système que celui ci à mon avis est quelque chose qu'il faut regarder avec beaucoup d'attention ensuite est ce que l'on aurait aimé que l'état soit plus à nos côtés franchement ça s'est bien rapproché avec les préfets de département je l'avais demandé à l'époque à monsieur castex qui était le monsieur confinement nous étions à l'origine d'une certaine manière de cette idée de redonner le pouvoir aux préfets de département bassin de vie pertinents ils ont des moyens ça n'a pas été le cas avec les ars en tout cas inégalement répartie selon les territoires mais là c'est le problème du ministère de la santé qui est en silo même un prêt faire du mal à discuter parfois avec les agressent ça va mieux parce que l'urgence de la situation amène à discuter mais il ya quand même des grandes leçons à tirer toute cette il faut les réformes et les agences régionales de santé oui je penche pour ce qu'il faut que le président du conseil régional et le préfet de région soit coprésident des ars à l'échelle régionale je pense que tout le médico social doit aller sous l'autorité du président de département je pense qu'il faut modifier les conseils de surveillance des hôpitaux pour que le maire soit à la tête d'une administration d'un hôpital qu'il puisse écrire avec les professionnels les plans de développement d'établissements le plan d'investissement de chacun des investissements que le maire soit au coeur du dispositif du rapprochement entre le public et le privé qu'il soit un acteur majeur d'accompagnement du développement de la médecine générale qu'on puisse embaucher des médecins ont bougé embaucher des sages-femmes des infirmières et c'est pour ça que nous avons une grande ambition d'une nouvelle organisation des pouvoirs publics qui toucherait la santé mais pas seulement la santé ça peut aller sur le logement le sport la culture le tourisme beaucoup de sujets doivent être revus et corrigés à la lumière de cette crise et à la lumière de ces années qui montre que l'état s'est totalement désengagé dans les territoires et il est tellement obèses au niveau parisien qu'il ya un déséquilibre pour tout le monde y compris pour l'état lui-même et sur cette crise qui s'aggrave à ce qu'elle aggrave pour vous la fracture sociale la fracture territoriale et est ce que vous redoutez un mouvement de colère qui peut aller jusqu'au bout pour vous grande colère on ne le sait pas ce que l'on voit en tout cas sur le terrain c'est les plans sociaux qui s'annonce sur les entreprises de taille intermédiaire ou sur les petites et moyennes entreprises on voit bien qu'un certain nombre d'entreprises ne vont pas résisté à la double lame du premier confinement et du second confinement le temps des procédures vous aurez un rendez-vous estimatif est précis du nombre de chômeurs que aura eu cette crise dans notre pays à la sortie du printemps mois de mai au mois de juin ensuite l'été va passer et puis il y aura un nouveau temps avec des revendications la colère qu'elle prend peut-elle prendre je n'en sais rien il ya une fracture territoriale qui s'est aggravée aussi avec cette crise pour vous alors elle s'est en tout cas elle a été mise en lumière de façon spectaculaire là où il y avait un retard sur le numérique là où les hôpitaux n'étaient pas accolé à une fac de médecine c'est à dire clairement si vous êtes chu vous êtes à mieux un peu mieux protégés si vous n'êtes pas vous êtes un peu moins bien protégés la désorganisation complète de dispositifs amené beaucoup de maires beaucoup d'élus a complété à boucher les trous et d'ailleurs vous avez des études de francs stratégie qui montre bien que sur toute la façade ont globalement qui va du nord de l'île jusqu'au nord de bordeaux toute cette grande langue en quelque sorte a vu une désertification ou unes des implications très nettes de l'état d'en cesser ses effectifs ses moyens et c'est là où les collectivités locales on compensait largement la défaillance de l'état ce désengagement de l'état vous le critiquez sûr d'un point de vue financier hier vous aviez votre conférence de presse du congrès des maires dématérialisée pour une grande partie vous avez parce que c'est important d'expliquer pour poursuivre aujourd'hui ses grilles normalement c'est la semaine du congrès des maires tout à fait il pour la première fois en dehors des périodes de guerre nous ont pris une décision qui était d'annuler le congrès des maires mais de maintenir une présence d'expression publique pour éclairer l'opinion publique sur les débats que nous avons avec l'état nous sommes en guerre sani et merci au public ses mains d'hommes la trup un relais précieux de ces débats vous avez demandé une nationalisation des des pertes de recettes enregistrées durant cette crise sanitaire qu'est ce que vous entendez par là c'est très simple on a évoqué la question de la dette et on n'a bloqué que ça posait pas de problème je rappelle que la france est aujourd'hui le premier émetteur au monde de 170 milliards autour de 270 milliards cette année globalement si on globalise les deux vagues de confinement l'effet de ciseau entre les recettes qui ne rentrent pas dans les caisses des communes ou des intercommunalités si on prend ce bloc là et est évidemment les mesures de dépenses supplémentaires qui ont été affectés nous avons autour de 15 milliards pour les communes les intercommunalités les départements les régions la deuxième vague on peut pas encore l'estimé mais on peut imaginer qu'on va se rapprocher d'un point de pib qu'est ce que ça pouvait faire pour l'état de négocier une émission d'emprunts supplémentaires et challes hauteur d'un point de pipe qui nous garantissait la totalité de nos recettes et l'état négocier avec bruxelles ce dispositif qu'est ce que ça pouvait faire d'être à 117 118 119 et de passer à 120 on sera à 124 125 avec un niveau de déficit tout à fait excessif en faire une fois qu'ils ont un rebond économique ça reviendra et puis l'état négociera cela on a des très bons gestionnaires de notre dette c'est ça que nous avons demandé et la nationalisation des pertes de recettes ça veut dire ça ça veut dire l'état prend à sa charge cette problématique des administrations publiques locales et porte pour les administrations publiques locales le cadre général des émissions de dette par rapport à nos besoins cela aurait évité quoi c'est cette suradministration ces débats que nous avons ces anticipations sur des difficultés supplémentaires avec la suppression des impôts de production que nous contestons car tout comme nous avons contesté la suppression de la taxe d'habitation qui n'est pas une suppression d'un impôt pour les gens qui est une nationalisation du contribuable c'est plus le contribuable local qui payent la taxe d'habitation c'est le contribuable national qui paye ou ses successeurs parce que c'est du déficit un impôt qui crée un lien entre le territoire et son habitant les impôts de production c'était le lien entre l'agent économique et son territoire l'état au nom de la crise doit faire un geste pour les entreprises ils se trompent de cible et j'ai dit que c'était une erreur économique parce qu'il nous dit c'est pour aider à relativiser mais c'est pas des impôts de production qui bloquent la rue de localisation ces poids des charges le poids des charges et 16 à 17% du pib et donc c'est bien sûr sur les charges qu'il fallait travailler les impôts de production en prenant cette mesure déstabilise les intercommunalités ne nous garantit aucune recette puisque on prend une référence justement qui sera trop faible par rapport à nos besoins et je vous l'annoncé et nous l'avons dit hier à l'unisson toutes sensibilités politiques confondues l'association des maires elle rassemble tout le monde toutes sensibilités politiques on laisse au vestiaire nos engagements militants on se retrouve autour de la table on discute on aura un problème d'autofinancement l'autofinancement c'est quoi c'est ce qui nous reste pour avoir un effet de levier pour négocier avec les banquiers investir l'état dit la relance les 100 milliards ça va se faire par de l'investissement public qui porte l'investissement public en france les collectivités locales à 70% nous aurons du mal être au rendez-vous de la relance par l'investissement à raison justement d'une mauvaise approche de la problématique de béthune où les ags manquer puisque le projet de loi de finances est actuellement en examen c'est trop tard pour 2021 oui enfin on a alerté tout de suite très vite très tôt ils n'ont pas voulu l'entendre que son prix d'autres décisions nous avons un désaccord qui est réel qui est majeur qui manifestent que nous évoquons à chacune des réunions que nous ne manquerons aucune occasion d'évoquer à l'avenir c'est une erreur et ça nous met en difficulté et en nous mettant en difficulté cela mettra en difficulté la relance par l'investissement public c'est à dire le bâtiment les travaux publics je tiens d'ailleurs après cette réunion une visio avec les représentants du bâtiment au niveau national pour expliquer la situation et pour que nous fassions donc en quelque sorte cause commune auprès de l'état pour avancer sur ce sujet et un mot sur la décentralisation et la fameuse la 3d un jeu wii qui est tout est toujours qu'on attend toujours ses c1 c'est ce ram sera ne vois-tu rien venir a priori quand même en début d'année ça devrait se décanter mais cela dit vous avez critiqué une descente à une recentralisation rampante alors même que donc l'état s'apprête à proposer cette loi 3d est-ce qu'il faut déjà s'attendre à un échec en tout cas ça ne s'annonce pas comme un grand succès puisque ses ordres et laignel premier vice-président de 2 de l'aef qui a trouvé une belle formule quand on parle de 3d s'agissant décentralisation avec ce pouvoir ça manque de relief et c'est vrai j'évoquais tools toutes les leçons que nous devons tirer il faut le faire de manière apaisée je le dis aussi on n'est pas des adversaires de laitages l'avait rappelé j'ai été en responsabilité à bercy ou dans d'autres ministères à l'intérieur ou à l'outre-mer il n'y a pas plus régaliens que ces ministères là et nous aimons servir l'état mais mais mais on est au rendez vous d'un constat d'impuissance dans un cas et d'un besoin immense de libertés locales de respiration et d'organisation la nouveau partage des responsabilités publiques ce modèle là d'un état sur un ministre à paris sur centralisée de surcroît dominé par un courant politique qui pense que en prenant ces décisions et en appuyant sur un bouton ça descend directement sur les territoires ça ne marche pas ça ne marche pas depuis très nombreuses années c'est une mauvaise compréhension du fonctionnement en quelque sorte de l'administration de notre pays il faut avoir une grande ambition en matière de décentralisation je les dis en matière de santé je les dis sur le médico social le logement quel est le sens à donner à une apl qui est du même niveau selon que vous trouvez à neuilly à paris a3 ou dans une ville qui à 70 % de logements sociaux il faut décentraliser mais décentralisée ça veut dire quoi ça venir doubler les effectifs nous donner les moyens et l'état ne s'en occupe plus nous nous en occupons est bien mieux même chose sur le tourisme même chose sur la culture quels sont les acteurs qui finance la culture et qui sera au rendez-vous de la relance du du spectacle vivant du financement des associations ce sont les maires le sport qui finance les complexes sportifs les piscines les stades sont les maires qui finance les associations sont les mères c'est plus l'état donc il faut en tirer les conséquences et avoir cette grande ambition on est à ce stade très loin de cette grande ambition on dit oui mais s'avère de la différenciation c'est déjà dans les textes c'est bien ça va dans la bonne direction il faut probablement avoir plus de liberté en fait on voit bien qu'avec le coe j la différenciation aurait pu prendre la forme de la territorialisation serre l'adaptation des contraintes pour toute une série d'activités économiques selon la présence du virus on n'a pas du tout parlé ça n'a pas du tout été retenue on évoquait les commerces on évoque aujourd'hui les restaurants alors on nous dit mais à des concentrations et des concentrations ce sera très bien si c'est dans la loi mais il suffit que le premier ministre dix les préfets aux autorités dans les départements sur toutes les administrations et l'affairé réglée et l' affaire réglée parce que du coup avec un peu plus d'effectifs là où ils sont été réduit nous avons les moyens d'avoir un état fort et les maires sont en demande d'avoir un interlocuteur fort puissant et qui lui garantit le fait que lorsqu'il y à un accord entre l'état et amer il y a la certitude du chili françois baroin va parler de la loi sécurité globale on va parler de l'article 24 dans quelques instants mais n'y a pas que ça dans cette loi il ya notamment un article qui étend les pouvoirs de la police municipale est ce que vous êtes favorable à ça on sera police municipale la position des maires de france est constante depuis de très nombreuses années puisqu'il ya une récurrence poussée de ses sujets c'est le maire qui décide de présenter au conseil municipal ou pas il décide il est libre la création de la police le la voilure de cette police municipale la renommant naturellement c'est le maire qui décide ensuite aller dans la direction d'un partenariat entre la nationale et la municipale pour renforcer le rôle d'agent ou d'officier de police judiciaire dans certaines circonstances ça va dans la bonne direction à la condition que ce soit une faculté c'est à dire c'est donc là encore le maire et le conseil municipal qui décide souverainement du cadre général d'emploi des effectifs de la police municipale sur l'armement il a été clair gérald darmanin il a 17 au maire de décider mais est-ce que déjà dans cette loi il ya trop de décisions sur le rôle de la police municipale est ce qu'elle va trop loin pour vous non non je veux savoir pourquoi il ya des polices municipales c'est trop général parce que l'état s'est désengagé dans sa police nationale l'histoire elle est là et les preuves les maires qui ont produit des efforts financiers budgétaire important et aussi d'accompagnement d'investissement dans des centres de supervision urbaine ou autre c'est en général là où malheureusement l'état s'est désengagé sauf que je rappelle que dans notre pays les problématiques d'ordre public c'est l'état on n'est pas aux états unis 1 le maire c'est pas un shérif sa police municipale ne porte pas une étoile l'ordre public c'est l'état la tranquillité du voisinage c'est le maire alors qu'il y à meilleur partenariat dans des conventions signées décider souverainement par l'instance délibérante qui s'appelle le conseil municipal pour que dans certaines occasions il y ait la possibilité de mettre les polices municipales au service de la nationale pour maîtriser l'ordre public oui mais ça doit se faire sous le contrôle de la police nationale mais on doit pas non plus être là pour soulager totalement les activités de la nationale et sur des activités je dirais de plein air donc ça il faudra en discuter mais ça va plutôt dans la bonne direction de renforcer le travail entre la nationale et municipale et l'article 24 mai 24 tant décrié qui est qui encadre la diffusion de d'image des forces de l'ordre vous en pensez quoi moi je suis un ancien journaliste donc je suis très très attaché à une liberté fondamentale qui est la capacité en tout en tous lieux et toutes circonstances pour un journaliste de faire son travail et d'éclairer l'opinion publique sur ce qui se passe je suis un ancien ministre de l'intérieur et je suis d'une famille de policiers et j'ai une passion immense une admiration sans limites pour le courage de ces hommes avec peu de formations qui font un travail remarquable au service de la protection de nos de liberté et c'est là où le parlementaire son honneur et sa dignité c'est trouver le juste équilibre entre la garantie de ses libertés fondamentales et la protection naturelle des policiers qui ne demande pas à avoir des droits exorbitants du droit commun ils ne le demande pas en plus ils veulent juste pouvoir dans l'exercice de leurs missions être protégé par l'état et juste pouvoir rentrer chez eux sans avoir à subir de craintes pour leur famille et donc là nous devons aussi aller sur le terrain n'a renforcement et d'une écoute supérieur est clairement c'est vraiment notre a été trouvé dans ce qui a été voté à l'assemblée où il faut leur travail et la définition juridique de malveillant elle nécessite certainement pour le sénat puisque le texte viendra ici d'être retravaillé la malveillance elle est très subjective pour certains c'est bienveillant de montrer des images pour d'autres c'est malveillant donc pense que l'interprétation juridique peut pas être uniquement laisser à la main des tribunaux le premier parlementaire le premier ministre il a eu raison de saisir le conseil constitutionnel sur cette question on verra en tout cas quoi le conseil constitué sûrement que c'est quand même la cour qui est chargée de garantir l'exercice de la loi fondamentale et dans notre loi fondamentale dans notre coin suprême et l équilibre de ses libertés fondamentales c'est pas un petit sujet c'est pas un sujet médiocre un mot sur la loi séparatisme bien oui autres grands textes qui va arriver le au mois de décembre dans la cette loi alors dit confortant les principes républicains bien sûr l'article de prêt permet au préfet de saisir la justice s'ils considèrent qu'une décision d'une collectivité territoriale je le cite un est de nature à porter gravement atteinte au principe de neutralité des services publics hier j'ai cru comprendre que vous ont dénoncé un peu la main mise sous jacente de l'état sur les communes salut pour il faut absolument que le parlement corrige ce texte il ne va pas dans la bonne direction d'abord puisqu'elle est le maire objectivement qu'elle est aujourd'hui issu des élections qui va être un acteur de la déstabilisation des valeurs de la république qu'il est censé faire respecter est pas un maire aujourd'hui et la mfr été aux avant postes de cette problématique de la laïcité et si vous le permettez je l'étais moi même il ya une quinzaine d'années puisque j'étais l'auteur d'un rapport qui a créé les conditions sous l'autorité de la présidence de jacques chirac de l'interdiction du voile et des signes religieux à l'école et il était temps les maires seront les garants de la laïcité dans sa valeur son expression et dans l'application de ces règles est pourquoi nous pouvons pas accepter un article de cette nature s'il n'est pas corrigée c'est tout simplement parce que ça redonne des pouvoirs à l'état et ça nous en enlève alors que nous sommes des acteurs qui sont beaucoup plus efficaces que l'état pour justement faire vivre ces règles de laïcité notamment dans les tissus associatif notamment dans les complexes sportifs notamment dans les piscines et notamment dans un sujet que j'aimerais avoir discuté par le parlement qui est la définition d'un espace du service public élargir une reconquête territoriales qui fait qu'on peut dire l'espace l'association la subvention et les gens qui sont sont chargées de faire respecter cette règle de la laïcité donc c'est un tout donc oui nous avons une position plus que réservé on va le dire poliment sur certains articles de mêlée mais rompt-il espèces suffisamment usage de surveillance autour de autour de saskia pas eu des failles des failles il y en a sûrement mais une fois encore les problèmes que nous évoquons et qui aboutissent au drame que nous avons vécu très récemment où il y a quelques années avec la menace permanente qui existe c'est de l'ordre public c'est même de la surveillance générale c'est de la sécurité du territoire les files sont d'abord et avant tout c'est pour l'association c'est on sait combien ça peu comment ça peut se passer aussi mais oui oui ça il faut avancer sur ce terrain là nous avons des propositions des propositions de formation obligatoire des responsables associatifs de surveillance de ce qui s'y passe d'engagement la responsabilité des représentants associatifs qui touchent des subventions et la possibilité avec des rendez vous deux fois par an par exemple de supprimer la subvention est donc de mettre l'association au pied du mur de ses responsabilités avant de se quitter françois baroin on va écouter le secrétaire général de votre parti et les républicains aurélien pradié c'était il ya quinze jours sur notre antenne je dis simplement que jusque là mon candidat a été françois baroin et que j'ai une forme de décence de ne pas être la mouche qui change de deux bêtes en l'espace de mais c'est fini françois baroin on m'a toujours dit qu'en politique comme en amour il y avait une phrase qui va aller il ne faut jamais dire jamais et jamais dire toujours il a encore raison d'espérer ayant prédit l est pas prise alors je vous rappelle que nous sommes dans spes de congrès des maires vitres virtuel et je suis naturellement pas venu si avec vous répondent à votre invitation pour répondre à cette question chez venu pour mettre en place les perspectives d'une en allemand et on en a bien sûr langue et cela comprendra pas mais ça ne me surprend pas de cette décision est prise ou pas même si vous ne nous a donnés je ne vous répond [Musique]
François Baroin