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InterviewPublic Sénat (sur YouTube)· 6 mai 2025 27 minComplaisantActualité / polémiqueInstitutions & électionsSécuritéSolidarités & familleImmigration & asile

Dominique de Legge sur le conclave : « Il y a un consensus pour aller vers un pape européen »

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 35 %Attaque 40 %Défensif 25 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:00OuverteRéponse directe

    Quelles démissions d'élus locaux constatez-vous sur votre territoire ?

  • 2:00OuverteRéponse directe

    Est-ce que c'est la bonne méthode pour le gouvernement d'organiser des conférences financières avec les élus locaux ?

  • 4:00OuverteRéponse directe

    François Bairou a évoqué l'idée d'un référendum sur le budget. Est-ce une bonne idée selon vous ?

  • 6:00OuverteRéponse directe

    Vous vous opposez au texte sur l'aide active à mourir. Pourquoi ?

  • 8:00OuverteRéponse directe

    Pensez-vous qu'un pape européen sera élu ?

  • 10:00OuverteRéponse directe

    Quelles solutions pour les violences à Rennes ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 4:30Dominique De LeggeFait
    « Je suis un peu inquiet lorsque le gouvernement organise des conférences financières. J'ai entendu les propos de François Berou hier expliquant qu'on allait travailler en confiance avec les collectivités territoriales. »
  • 6:30Dominique De LeggeFait
    « Je pense que la grande erreur, ça a été celle du président Macron qui a coupé le lien entre le financement de nos communes et les habitants. »
  • 8:30Dominique De LeggeFait
    « Je pense qu'il faut mettre en place les soins palliatifs. La loi Cléonti les a prévu. Seul problème, c'est qu'ils sont pas financés. »
  • 10:30Dominique De LeggeFait
    « Je pense qu'on ira plutôt vers un pape européen. Je ne sens pas de personnalité extérieure à l'Europe se dégager. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Dominique De on va revenir sur ces sujets. Je le rappelle vous êtes sénateur LR D vilainen. Mais d'abord on va regarder les unes de la presse régionale.

On en a sélectionné trois. D'abord c'est la une de la dépêche référendum. Mais à quoi joue Bairou ?

C'est la question convaincu que les Français peuvent comprendre et soutenir un budget qui leur demandera de nombreux efforts. Le premier ministre aimerait organiser un référendum. La deuxième une, c'est celle des dernières nouvelles d'Alsace Allemagne.

Les grands défis du nouveau chancelier Mertz. Il serait élu aujourd'hui par le Bundestag. Il a présenté hier les priorités de sa coalition basé sur la relance de l'économie et la défense européenne.

Et puis la dernière, c'est celle de presse océan sur le ralbol de certains élus locaux. Pourquoi je ne veux plus être maire ? C'est le témoignage de la mère de Sorinière, Christelle Scotto, qui démissionne à 1 an des municipales.

Quelle lune avez-vous envie de commenter ? Bien évidemment, presse océan pour parler des maires et rendre hommage aux élus locaux. Vous avez vous constatez vous ces démissions d'élus locaux de manière plus importante qu'à l'accoutumé sur votre territoire ?

Moi ce qui me frappe c'est que le pays aujourd'hui il tient principalement par les élus locaux par les maires parce que si on regarde au fond l'état du pays on voit bien que il se délite et ce qui reste qui tient le pays. Ce sont les communes, ce sont les MAES. et face au poids de cette responsabilité qui se trouve confronté à une violence de plus en plus forte et aussi une demande de plus en plus forte de la part des administrés.

Je comprends parfaitement qu'un certain nombre de ma excusez l'expression en est profondément ralobol et ça montre et ça illustre. Vous prenez ces démissions, ces mères qui choisissent de démissionner. Oui, parce que il y a un moment où ils ne sentent plus de solution.

Il sentent plus de solution. Il sentent bien que du côté de l'État, il y a pas grand-chose à attendre. Et il sentent bien que ce qui fait la force de leur engagement n'est pas compris, n'est pas entendu par la population dont ils ont la charge.

Je voyais hier soir encore dans une émission télévisée un adjoint qui avait été agressé tout simplement parce que il rappelait à l'ordre quelques jeunes qui faisaient des rodéos. s'est retrouvé totalement tuméfié. Les images sont sont impressionnantes et donc je peux parfaitement concevoir que il y a un moment donné les élus locaux baissent les bras.

Mais ce qui me frappe aussi c'est que beaucoup finalement continuent à se battre et je faisais le tour dans mon département. Beaucoup même s'ils en ont ral ont envie de s'engager, ont envie d'assurer la succession parce qu'ils ont compris que vraiment le pays aujourd'hui il tient par les les maires par les élus locaux. Et François Bayerou qui va rencontrer aujourd'hui les élus locaux une conférence financière des territoires.

Est-ce que c'est la bonne méthode ? Je suis un peu inquiet lorsque le gouvernement organise des conférences financières. J'ai entendu les propos de François Berou hier. expliquant qu'on allait travailler en confiance avec les collectivités territoriales, mais c'était pour parler du financement des transports.

Je voudrais pas que sous couvert d'entretenir un dialogue avec les élus locaux, ce soit une fois de plus pour transférer des charges, pour transférer des problèmes et dire aux élus locaux, vous savez les transports c'est très important, on va vous dire comment les organiser mais pour le financement vous avez bien compris quel était l'état des finances publiques. Débrouillez-vous. Je pense que c'est pas comme ça qu'il faut aborder la question.

Faire des conférences de financement, c'est bien, mais on connaît l'état des finance publiques, on connaît l'état du réseau ferré. Il est peut-être temps de prendre des décisions sur les les finances. Justement, le ministre François Saben, il a évoqué l'idée d'une contribution sort d'une nouvelle taxe d'habitation.

François Bairou a immédiatement fermé la porte. Est-ce qu'il a eu raison ? Est-ce que pour vous, il faut faire revenir une forme de taxe d'habitation ?

Je pense que la grande erreur, ça a été celle du président Macron qui a coupé le lien entre le financement de nos communes et les habitants. Donc, il faut recréer un impôt local pour vous. Lorsque j'étais maire et qu'on venait me demander quelque chose, j'avais l'habitude de dire aux gens coûte temps.

Ça veut dire tant d'augmentation de votre taxe d'habitation potentiellement. À ce moment-là, il y a un débat qui peut s'organiser. Il y a un chouran.

On peut faire de la pédagogie mais à partir du moment où tout est gratuit, je pense que ça devière très compliqué d'expliquer aux administrés qu' un moment donné, il va falloir que quelqu'un paye. Et ce lien entre les habitants et la commune, c'était la taxe d'habitation. Je pense donc que c'est pas complètement stupide de penser qu'il faut recréer ce lien.

Maintenant, comment ça devient compliqué ? parce que toutes les économies que l'État a fait sur le dos des collectivités territoriales, il faudrait pas que ce soit à nouveau les collectivité territoriale qui paye deux fois. Emmanuel Macron qui prendra la parole mardi soir, une grande émission sur TF1 à partir de 20h et il devrait annoncer notamment les sujets qu'il souhaitent soumettre à référendum.

Sur quoi il faut faire voter les Français selon vous ? Quel est l'objectif recherché par monsieur Macron en voulant organiser un référendum ? C'est occuper le terrain médiatique, c'est venir contrer son premier ministre qui a lui aussi une idée de référendum, c'est d'amuser les Français.

Je pense que le référendum, c'est un élément de la constitution qui est un élément sérieux pour faire fonctionner nos institution. Et donc je pense que avant de se poser la question de savoir si on doit ou non organiser un référendum, il faut regarder quelle est la question que l'on veut poser, quel est le sujet que l'on veut poser. Et lorsque le président de la République au moment de ses vœux nous a expliqué "Je veux réhabiliter le référendum", il ne savait pas quelle était la question qu'il voulait poser.

François Baou, il dit "Lui, il évoque l'idée d'un référendum sur le budget, sur un grand plan de réforme." Ça pour vous, c'est une bonne idée ou pas ? un peu dans dans la démarche de François Berou, c'est c'est que je voudrais revenir aux origines.

Le Parlement a été créé sous la Révolution française pour contrôler l'action de l'État, voter le budget et vérifier qu'il est exécuté de façon correcte. Il me semble donc que aujourd'hui c'est au Parlement qui de travailler sur ces questions là et le débat il doit être organisé au parlement À partir du moment pas de référendum sur le budget mais surtout que je ne vois pas quelle peut-être la question est-ce que la question ça va être est-ce que vous voulez plus de déficit ou moins de déficit bon on on voit mal la question posée comme ça bon alors après ça va être de dire est-ce que vous voulez moins de dépense de santé plus de dépenses militaires et cetera, on va rentrer dans quelque chose qui est absolument impossible. Et donc, je crains que François Berou cherche à gagner du temps.

Et puis on va se dire les choses très clairement. Il veut surtout pas aborder la question au travers d'une loi de finance rectificative parce qu'il a peur de tomber sous le coût d'une motion de censure. Il veut donner l'impression qu'il s'occupe du déficit public.

Alors, lançons l'idée du référendum. Emmanuel Macron qui s'est exprimé hier sur le sujet de la fin de ville. La semaine prochaine, l'Assemblée nationale va entamer en séance l'examen de ce texte et le chef de l'État a pris la parole sur le sujet.

C'était hier soir devant les franc-maçons de la Grande Loge de France. On l'écoute. Le débat résolument ne peut-être réduit à la question de savoir si on est pour la vie ou contre la vie ou si d'un côté il y aurait un humanisme qui voudrait le traitement et de l'autre l'abandon à la mort simplement.

Non, comme vous l'avez bien posé. C'est la question du rapport à la mort aussi, à la souffrance et à la dignité humaine jusqu'à la dernière [Musique] seconde. Et j'ai peur que parfois dans nos débats des choses se précipitent qui oublient l'épaisseur et la grande difficulté parfois aussi de simplement penser le moindre mal.

C'est pas la question le débat de la pour ou contre la vie, c'est penser la question du moindre mal. C'est comme ça que vous allez aborder l'examen de ce texte ? Personnellement, non.

Je suis assez choqué qu'on puisse parler de la mort avec le moindre mal. Je pense que c'est une erreur de vouloir judiciariser la mort. Je pense que c'est pas le rôle du parlement et que nous sommes dans une évolution anthropologique qui me paraît terriblement périlleuse.

Je pense que comme m'avait enseigné mon prof de philosophie dans son dernier cours, il m'avait dit si vous deviez retenir qu'une seule chose, c'est que à un moment donné on pense seul et on meurt seul. Bien, je trouve que c'est très dangereux de vouloir judiciariser la mort et de faire une loi autour de la mort. La mort, c'est un problème, c'est un problème de conscience.

C'est pas à l'état d'aller expliquer quelle est la bonne ou la mauvaise mort. Vous allez vous opposer à ce texte, à ces textes parce qu'il y a deux textes. Un texte sur les soins palliatifs, un texte sur l'aide active à mourir.

Quelle va être votre position ? Bien évidemment, je pense qu'il faut mettre en place les soins palliatifs. La loi Cléonti les a prévu.

Seul problème, c'est qu'ils sont pas financés. Donc la question c'est même pas de faire évoluer la loi CL Leoniti, c'est de la financer. Ça c'est un sujet qui est un sujet de fraternité et de solidarité.

Donc vous voterez plutôt cette partie soins palliatif. Je voterai bien évidemment la loi sur les soins palliatifs. En l'état, je ne peux pas voter la loi telle qu'elle semble vouloir sortir de l'Assemblée nationale.

Vous êtes président, on l'a dit, du groupe interparlementaire d'Amiersé France Saint-Siège ici au Sénat et vous étiez présent à l'enterrement du pape François. Demain s'ouvre le conclave pour élire son successeur. Alors, comment cela va se passer ?

Les explications de Stéphane Dug qui nous rejoint. [Musique] Bonjour Stéphane, bonjour Orian, bonjour Dominique de Lèche. Bonjour et Stéphane.

On va donc parler avec vous du conclave qui s'ouvre demain au Vatican pour qu'on comprenne bien Stéphane comment il va se dérouler ce conclave. Alors, demain après-midi à 16h30, les Cardinaux vont se réunir dans la Chapelle Sixtine à H closeur pour élire le pape, le prochain pape qui se trouve parmi les votants. Un premier tour aura lieu mercredi soir.

Ensuite, ce sera deux tours par demi-journée. Si aucun candidat n'a reçu au moins 2/3 des voix, l'élection continue. En tout cas, jusqu'à aujourd'hui, Orian, des réunions dites de congrégation générales sont organisées. 179 cardinaux échangent et écoutent les potentiels futurs papes, les fameux papa Billy. 179 cardinaux lors de ces réunions.

Mais ils seront bien moins nombreux à voter. Oui, seulement 135 sont des cardinaux électeurs parce que les votants doivent être âgés de moins de 80 ans. Alors, on sait déjà que sur ces 135 cardinaux, deux seront absents et ça a son importance parce que je vous le disais tout à l'heure, pour être élu, le futur pape doit recueillir 2/3 des voix, soit 89 voix en comptant les absents.

Et parmi ces cardinaux électeurs, il y a une large majorité qui a été choisie par le pape François 108/ 133. Rien que ça. Alors ça ne veut pas dire pour autant que ces cardinaux voteront tous de la même manière.

Ils viennent de pays différents, des cultures différentes, ne se connaissent d'ailleurs pas forcément tous entre eux. Donc le suspense reste entier. Justement, qui sont les principaux candidats pressentis pour devenir pape ?

Une quinzaine de candidats de cardinaux sont pressentis, chacun tenant des positions différentes sur l'orientation que doit prendre l'église. Quelques exemples que vous avez derrière moi. L'un des favoris, c'est l'actuel numéro 2 du Vatican, Pietro Paroline, bras droit du pape, fin connaisseur de l'administration du Saint-Siège.

Il y a aussi Pierre Baptista Pizzabala, italien mais patriarche de Jérusalem, très actif diplomatiquement pour appeler à la paix entre le Hamas et Israël. Autre nom d'un proche de François italien encore, Matth Zupi. Il était son émissaire en Ukraine et un nom français celui-là, Jean-Marcine, archevêque de Marseille.

Alors ça c'est pour les plus progressistes. Il y a aussi des candidats plus conservateurs. Oui.

Plus critiques du bilan du pape François, citons ici l'archevêque de Budapest, le hongrois Peter R2. Il y a aussi sur le continent africain Fridolin Abongo, archevêque de Kinshasa, très critique par exemple sur l'ouverture de l'église aux personnes homosexuelles. Ou encore Robert Sarah, cardinal guinéen, lui aussi très conservateur.

Vous le disiez Orian Dominique de Lège, vous êtes le président du groupe d'amitié France Vatican. Est-ce que vous avez une préférence vous parmi ces quinzaines de papa Billy et de futur pap ? Quand on parle de l'élection du pape, on a souvent tendance à vouloir faire la comparaison avec l'élection du président du Sénat, du président de l'Assemblée nationale voir du président de la République.

Ça marche pas tout à fait comme ça. Euh d'abord parce que dans cette élection, il y a pas de candidat. La deuxième chose qui est très particulière, c'est que il y a pas de durée du mandat.

Donc plus vous prenez un cardinal jeune, plus il risque potentiellement de siéger longtemps. Chacun se souvient de la durée du pontifica de de Jean-Paul II pratiquement un quart de siècle. Il avait 58 ans quand il a été pensé que ça sera pas un jeune c'est fini.

Je ne pense pas. Je ne pense pas. Troisièmement, on a un rapport autant dans le monde laïque qui est pas tout à fait le même que celui du monde de l'église qui croit en l'éternité.

Et comme le rappelait Monseigneur Aveline récemment, il s'agit pas d'élire un successeur au pape François mais délire un successeur à Pierre ce qui n'est pas tout à fait pareil. Et justement cette élection du successeur, elle peut prendre longtemps. Alors le peuple François lui, ça avait duré 3 jours mais Jean-Paul Jean 23 pardon en 1958 ça avait duré 11 tours.

Vous pensez qu'il faut que ça aille vite pour que l'église ne montre pas ses divisions ? Je pense pas que ce soit le sujet. Vous savez, c'est excusez la comparaison, c'est lorsque vous passez votre bacuréat, on vous demande pas si vous l'avez eu avec mention bien ou très bien.

Donc là, le jour où le pape sera élu, il sera élu, on dira "Bon, ça a duré 3 jours ou ça a duré 24 heures. Mais il reste le pape et et dans le fonctionnement de l'église, je pense que ça n'a pas d'importance." Et regardez Jean 23, ça a peut-être mis très longtemps.

C'est lui qui a lancé la réforme de l'église, la grande réforme qui est qui est Vatican 2. Donc je ne pense pas que la durée euh sur le du conclave influence ou influe pardon sur le fonctionnement futur de l'église. Est-ce que vous pensez queun un français a une chance d'être élu ?

Stéphane cita Jean-Marc Aveline. Vous pensez qu'il il y a des chances que ce soit lui ? Donc français, on est tous un peu chauvin et on serait très content que ce soit mon seigneur avil.

Mais ça fonctionne pas comme ça. Encore une fois, l'église catholique, par définition catholique, elle est universelle. Donc nous, on a tendance à à lire les choses par le prisme français.

Mais moi, j'étais frappé quand j'étais aux obsèques du pape François. le plus petit état du monde qui réunit un plateau aussi important de personnalité du monde entier. Donc c'est cette vision universelle qui qui compte pour les cardinaux et les hommes d'église.

Et puis il faut rajouter quelque chose auquel nous ne sommes peut-être pas habitués les uns et les autres. Mais les cardinaux y croient, c'est l'Esprit Saint. Bon, considère que l'élection, le choix, il est éclairé par le Tout-Puissant, par Dieu lui-même au travers de l'Esprit Saint.

Donc, il y a toutes ces données là qui font que on ne peut pas raisonner tout à fait comme si on était sur une élection d'un personnage politique ou d'un président d'association. Mais vous pensez que ce sera un pape européen ou pas ? forcément.

Je pense qu'on ira plutôt vers un pape européen. Je ne sens pas de personnalité extérieure à l'Europe se dégager et après l'expérience argentine, je je crois qu'il y a il y a consensus plutôt pour aller vers un pape européen. Et justement, quel rôle diplomatique selon vous va devoir jouer le prochain pape ?

Sur quel sujet il va devoir se positionner ? C'est certain que le conflit aujourd'hui au Moyen-Orient, et c'est une des raisons pour lesquelles sans doute le patriarche de Jérusalem est souvent cité, ça aurait une symbolique très forte, un peu comme a pu l'avoir Jean-Paul II lorsqu'il a été élu et ça a entraîné la la chute du du mur. On se souvient du rôle joué par le Vatican dans les relations États-Unis, la Havane.

Donc le Vatican a ceci de particulier, c'est que c'est l'État du monde aussi qui a le plus de personnalités diplomatiques accrédité auprès de lui. Et il a ce réseau des catholiques qui fait qu'il y a une information qui remonte au Vaticans qui passe par des canaux qui sont un peu particuliers qui sont pas les canaux des États en tant que tels mais des populations qui composent l'Église catholique. Et si c'est un pape plus conservateur comme je disais tout à l'heure dans la chronique, est-ce que vous pensez qu'il pourra réellement revenir sur certaines avancées que qu'a permis le pape François par exemple ?

C'est très curieux cette classification conservateur progressiste. Voilà, il il faut classer le pape François du côté des progressistes voire des gauchistes au motif qu'il a eu un discours très fort sur les migrants. C'est un pape qui a eu des paroles très fortes sur les questions éthiques de fin de vie et de l'avortement et les paroles autrement plus fortes que celle du conservateur Benoît X.

Donc là encore, je trouve que on a trop tendance à vouloir classer nos papes en progressistes et conservateurs. Il faut lire, me semble-t-il, l'histoire de l'église et l'histoire des papes dans la durée. Ouais.

Jean 23, c'est Vatican 2. Euh Jean-Paul I, c'est l'ouverture au monde, c'est la lutte contre l'athéisme communiste. La réponse, ça a été François sur la dénonciation d'un capitalisme débridé.

Donc vous voyez, je pense qu'il faut avoir cette lecture dans la durée et pas simplement sur l'instant, on va trouver un successeur à François. C'est pas comme ça que ça se passe. Sur les migrants, vous en parliez, le pape François, il avait des positions très différentes DLR notamment, il avait dit sur la Méditerranée, il avait appelé à ne pas faire de marérum, maré Mortum.

Est-ce que vous entendiez ce discours ? Bien évidemment, qu'est-ce que vous voulez que le pape tienne comme discours autre que celui-là qui est forcément l'accueil des migrants ? Pour autant, le pape n'a jamais dit qu'il y avait un droit à migrer.

Il a simplement dit, il faut accueillir. Et ce que répond le politique, et c'est ça la séparation entre l'église et la République, ce que répond le politique, c'est que bien évidemment il faut accueillir mais il faut organiser cet accueil. on ne peut pas accueillir tout le monde au risque de ne pas pouvoir les intégrer.

Et donc il y a un message qui est le message de la prise en compte des migrants et puis après il y a la traduction pour les politiques de cet accueil dans des conditions dignes. Et il s'agit pas de vouloir attirer tout le monde chez soi en se disant puisqueaujourd'hui on vit mieux chez nous qu'à côté nous n'avons qu'à accueillir tout le monde. pas comme c'est pas ça le message de l'église et c'est pas ça l'obligation morale qui est la nôtre.

Ouais. Vous êtes président, on l'a dit hein, du groupe d'amitié France Saint-Siège. Est-ce que vous espérez que le prochain pape soit peut-être plus proche de la France que l'était le pape François ?

Évidemment, évidemment. On est chauvin. Voilà, on aurait aimé que le pape vienne pour la réouverture de Notre Dame.

Alors, on c'est un peu curieux quand même la France parce que nous sommes quand même les champions de la laïcité et nous revendiquons en même temps une relation particulière avec le Vatican au titre de la France fill née de l'église. Nous sommes plein de contradictions dans cette affaire. Merci Stéphane.

À tout à l'heure. À tout à l'heure. On parlera des propositions sénatoriales pour limiter le droit de greffe dans les transports publics.

Et on y revient tout à l'heure dans le club. Un mot sur l'actualité politique. On va parler de ce qui se passe dans votre partie.

Le duel Bruno Retaillot le renvoquier mais d'abord on l'a entendu dans le journal Bruno Retaillot qui appelle à durcir les critères de naturalisation. Il appelle les préfets très très exigeant sur les naturalisations. Vous approuvez cette politique ?

Bien sûr, parce qu'il y en a besoin. Et moi ce que j'apprécie chez chez Bruno Rotaillot, c'est que c'est le premier sans doute depuis très longtemps qui tient le même discours en étant euh je dirais en opposition et en étant en responsabilité. Le grand problème de la droite c'est qu'on a toujours eu un discours pour expliquer ce qu'on allait faire si on arrivait au pouvoir.

Et en arrivant au pouvoir, on oubliait de le faire. Et bien dans donc vous payez encore le quinquena Nicolas Sarcodip pour vous. Ça a été c'est vrai un peu une déception.

Bon et moi ce qui me frappe chez Bruno Rota c'est que aujourd'hui il tient exactement le même discours que celui qu'il tenait au Sénat. Et non seulement il tient le même discours, mais il met en acte ce discours dans un contexte quand même très particulier, à savoir celui où nous n'avons pas véritablement de majorité et dans un contexte où je ne suis pas sûr que ces prises de position soient totalement applaudies par l'ensemble de ses collègues du gouvernement. Et est-ce que on va on va aller à Renn hein dans dans quelques secondes.

Est-ce que pour vous Bruno Retaillot ou le 1LR doit être candidat à la présidentielle ou est-ce qu'il faut un candidat commun du bloc central ? Je pense que le positionnement de Bruno Rota son mode de fonctionnement c'est que là où il est en responsabilité il fait le boulot pour lequel il a été désigné. Après ce sera une autre étape.

Allez on va terminer en allant chez vous à Renn. On retrouve Stéphane Béniet directeur de l'information de TVR. Bonjour Stéphane, merci d'être avec nous.

La ville de Renn qui défrait la chronique ces derniers temps avec des fusillades en pleine rue sur fond de trafic de drogue. Oui, c épisodes de tir depuis décembre 2024 et des nouveaux tirs à Rennes. C'était samedi vers 19h30 dans le quartier de Villean.

C'est un quartier qui abrite, il faut le dire, entre autres, l'université de Renn 2. Samedi, deux jeunes ont été blessés par balle aux jambes et aux genoux. 14 douilles de type Kalashnikov ont été retrouvés.

Les trois assaillés en présumé ont été interpellés très rapidement par la brigade anticriminalité, la BAC. C'est un nouvel épisode Orian qu'il faut signaler qui euh arrive après une fusillade qui a beaucoup marqué les esprits. C'était le jeudi 17 avril en fin d'après-midi.

Là encore, trois hommes armés arrivent sur la dalle Kennedy. Ils ouvrent le feu dans un restaurant ce boué faisant quatre blessés avant d'être là encore rapidement interpellés. Alors, ce sont deux faits d'hivers liés au narcotrafic.

C'est la défense de point de deal qui est un peu en filigrane, il faut dire que c'est particulièrement lucratif entre 20000 et 100000 € par jour et a priori il s'agirait peut-être de bandes locales face à des bandes extérieures à la Bretagne qui se dispute ces ces points de dénateur Domic de Lège, bonjour. La question que j'ai envie de vous poser, c'est entre la mère socialiste de Ren Nathalie Peré qui demande à l'État plus de moyens humains pour assécurité dans sa ville et principalement l'opposition municipale qui demande un plan clair, fort et immédiat en renfor la police municipale et la vidéo protection. On fait quoi et comment pour sortir de cette spirale ?

Sénateur, monsieur Bigier, je suis pas tout à fait d'accord avec vous. Lorsque vous dites fait d'hiver, ça fait maintenant de nombreuses années que la ville de Rennes connaît ces violences et singulièrement depuis un an puisque vous vous souvenez que dans le quartier du Blond, on avait déjà eu une fusillade qui avait duré près d'une heure et qui s'était terminée par une course poursuite sur l'autoroute avec des blessés dans le secteur de de Cogle à côté de de Fougère. Vous vous souvenez qu'au mois de novembre, le ministre Rotaillot était venu à la suite encore d'agression et vous évoquez à l'instant celles qui ont eu lieu à Villean.

Donc vous voyez bien, ce ne sont plus des faits d'hiver, c'est un mal terriblement profond qui gangraine la ville de Rennes. Alors, j'entends les demandes de madameé. Elle a raison bien évidemment d'appeler à la RCOUS l'État mais je me souviens d'une période où madame Apéré ou ses prédécesseur était en conflit en bisbille avec la préfaite de l'époque qui cherchait à mettre bon ordre dans la rue de la soif et je me souviens encore d'un certain nombre de ces élus qui considéraient qu'il fallait dépénaliser la drogue.

Donc je crois qu'à un moment donné on récolte malheureusement ce qu'on a semé. Merci beaucoup. Merci Stéphane Beier d'avoir été directeur de l'information de TVN et merci Dominique de Lège.

Merci d'avoir été notre invité pendant cette première demi-heure. On va accueillir notre prochaine invité, c'est la ministre Alpaginachev qui nous rejoint. M.