Le coup de gueule de Bernard Arnaud au Sénat | Ça vous regarde - 22/05/25
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 40 %Attaque 39 %Défensif 21 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 92 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 10:00OuverteRéponse directe
Charles Rodwell, vous soutenez la politique de l'offre d'Emmanuel Macron ?
- 15:00OuverteRéponse directe
Aurélie Trouvé, comment vous positionnez-vous dans ce débat ?
- 20:00OuverteRéponse directe
Philippe Trénard, où est la limite entre politique économique et ingérence ?
- 25:00RelanceRéponse partielle
Charles Rodwell, Bernard Arnault dit que l'État se mêle trop des entreprises. Vous sentez une mise en cause de Macron ?
- 30:00OuverteRéponse directe
Aurélie Trouvé, Bernard Arnault est-il représentatif des patrons français ?
- 35:00OuverteRéponse directe
Philippe Trénard, les dividendes augmentent-ils au détriment des salaires ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 5:00Bernard ArnaultFait
« Il est très mauvais pour l'État de se mêler de la gestion des entreprises privées et en général ça mène à la catastrophe. »
- 8:20Bernard ArnaultChiffre
« Notre pays représente 8 % du chiffre d'affaires de LVMH, mais aux États-Unis, c'est 25 %. »
- 21:40Philippe TrénardFait
« L'État s'ingère trop dans la gestion des entreprises. »
- 0:10Fait
« enseigner l'arabe d'abord dans face à la montée de l'islamisme, c'est une façon d'avoir les enfants à l'école et pas à la mosquée »
- 4:10Fait
« il y a une dimension politique dans tout ce que fait l'État turc pour contrôler les franco-turcs »
- 6:10Promesse
« condamner tout propos, discours, contenu antirépublicain »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Bonsoir à tous et bienvenue dans Saourgarde. Au sommaire ce soir, cette question, est-ce que l'État se mêle trop des affaires, des entreprises comme l'affirme le patron d'VMH ? Nouveau coup de gueule donc de de Bernard Arnaud.
Emmanuel Macron est-il dans son rôle quand il demande au patrons d'être patriote et les grands patrons eux-mêmes. Est-ce qu'ils ne font pas un peu de politique sans le dire ? Autant de questions dont on débattra avec nos invités.
On accueillera ensuite le corréalisateur d'un documentaire passionnant qui est consacré à à Zelinski. Yve Gelan sera notre invité. Il explore la mu de celui qui s'est transformé en chef de guerre après avoir été l'humoriste star de la télé russe et ukrainienne.
Enfin, faut-il développer l'enseignement de l'arabe à l'école publique comme le préconise le rapport consacré à l'entrisme des frères musulmans ? Ce sera le débat de la question qui fâche à la fin de l'émission. Voilà pour le sommaire.
On est ensemble pour 1 heure. C'est parti pour savoir vous [Musique] garde. Ça devient presque une habitude.
On guettete désormais les punchlines de Bernard Arnaud. Normal quand on est la 6e fortune mondiale, mais sur le fond, a-t-il raison de dénoncer une intervention excessive de l'État dans la gestion des entreprises ? On en débat ce soir avec nos invités Aurélie Trouvé.
Bonsoir. Euh alors, vous présidez la commission des affaires économiques à l'Assemblée. Vous êtes vous-même économiste et vous êtes députés membre du groupe La France insoumise.
Face à vous Charles Rodwell. Bonsoir. Bonsoir.
Merci pour votre invitation. Vous êtes député membre du groupe Ensemble pour la République et vous êtes président en ce moment même d'une commission d'enquête qui est consacrée au frein à la réindustrialisation. Vous êtes le tenant d'une ligne plutôt libérale, on va dire au sein du groupe Ensemble pour la République.
Ça vous va ? Ça me va. Ça me va très bien.
À vos côtés, Philippe Trénard. Bonsoir. Bonsoir.
Euh, vous êtes économiste, professeur honoraire de la chair assurance du Conservatoire national des arts et métiers et membre du CC économistes. Et enfin, Fanny Guinoché. Bonsoir.
Bonsoir. Vous êtes journaliste économique à la tribune et à France info et habitué du plateau de Savourgarde. Nos téléspectateurs vous connaissent bien.
On commence avec le récap de Marco Pomier. [Musique] Bonsoir Marco, bonsoir Clément et dans votre récap, vous revenez donc sur ce tacle de Bernard Arnaud à Emmanuel Macron. De quoi tu te mêles ?
C'est un peu le message de Bernard Arnaud à Emmanuel Macron hier lors de son grand oral au Sénat devant une commission d'enquête sur les aides publiques aux grandes entreprises. Le patron de LVMH a mis les pieds dans le plat. Je je crois qu'il est très mauvais pour l'État de se mêler de la gestion des entreprises privées et en général ça mène à la catastrophe.
Une réponse à l'appel du président de la République au patriotisme économique début avril. Donald Trump agite la menace d'une hausse massive des droits de douane sur les produits européens importés aux États-Unis. Emmanuel Macron riposte en demandant aux patrons français de suspendre leurs investissements chez l'Oncle Sam.
Quel serait le message d'avoir des grands acteurs européens qui se mettent à investir des milliards d'euros dans l'économie américaine au moment où ils sont en train de nous taper ? Donc il faut qu'on ait de la solidarité collective. Bon, alors visiblement ce mot d'ordre Bernard Arnaud l'a pas vraiment pas vraiment entendu, on va dire.
Et pourtant, Bernard Arnaud affirme que son groupe est sûrement le plus patriote des entreprises du CAC 40 en payant notamment, vous le voyez, 4 milliards d'euros d'impôts en France l'année dernière alors que notre pays représente 8 % du chiffre d'affaires de LVMH, mais aux États-Unis, c'est 25 %. Patriote. Oui, mais il est aussi très proche de Donald Trump, Bernard Arnaud et son fils se qualifié de très bons amis par le président américain lui-même.
C'était débumé. Et puis souvenez-vous hein, le milliardaire était même présent à son investiture. Alors face à la menace des taxes américaines, le cœur du patriote français touche penche plutôt vers les États-Unis.
Il faut négocier comme font comme on fait les anglais hein. C'est pas faut pas dire on approuve, on désapprouve, il faut discuter. C'est le premier marché du monde.
Et pour l'instant cette négociation, je ne suis pas sûr qu'elle soit menée comme il faut au niveau de l'Europe. Al on a beaucoup parlé d'VMH, mais c'est pas le seul groupe à faire bande à part. Non.
Regardez cette photo, elle va arriver début mars. Rodolphe Saadé, le patron français de l'armateur CMA CGM, se retrouve dans le bureau oval pour signer un contrat juteux avec Donald Trump. Nous investissons 20 milliards de dollars dans le transport maritime et la logistique, ce qui signifie la création de 10000 nouveaux emplois américains.
Autre exemple, Clément Sanofi, le groupe pharmaceutique français va investir 18 milliards d'euros sur les 5 prochaines années aux États-Unis. Pas de délocalisation de la production française pour autant affirme la direction du groupe. Mais ce qui choque à chaque fois, c'est que ces groupes français ont été soutenus par l'État.
Crédit d'impôts, niche fiscale, subvention. Selon un rapport de France stratégie, ces aides représenteraient entre 139 et 230 milliards d'euros chaque année. L'État se mêle des affaires des entreprises, oui, mais il est aussi bien généreux.
Merci beaucoup Marco Pomier. C'était clair et complet comme d'habitude. Je commence peut-être avec vous Charles Rodwell.
Vous soutenez vous la politique de l'offre d'Emmanuel Macron qu'il a déployé depuis 2017 ? Ça vous agace pas d'entendre Bernard Arnaud balayer comme ça presque d'un revers de main tout ce qui a été fait pour les entreprises par le chef de l'État depuis 2017 ? On peut pas demander au patron de venir dans nos commissions d'enquête donner leur point de vue et ensuite s'agacer de du point de vue qu'ils expriment.
Mais vous sentez pas une mise en cause direct de la politique économique menée par Emmanuel Macron du Non, parce qu'il y a largement contribué comme la plupart des patrons français, comme la plupart des entreprises françaises. Moi je suis conscient que depuis 7 ans, nous n'avons pas tout réussi. Mais s'il y a une chose dont je suis fier, c'est de voir que nos entreprises et que les hommes et les femmes qui font ces entreprises ont permis la création de 2,5 millions d'emplois dans notre pays depuis 7 ans.
Et 2,5 millions d'emplois, c'est pas juste un chiffre, c'est 2 millions et demi de familles dont le père ou la mère ont retrouvé un emploi et ont pu tout simplement voir leur vie basculer pour le mieux. Et donc quand je vois qu'il y a 300 usines qui ont ouvertes en solet dans notre pays depuis donc là vous faites le bilan de de la politique d'Emmanuel Macron mais mais quand il dit que l'État se mêle trop de la gestion des entreprises privées pour vous il est vous sentez pas une mise en cause de la politique. Nous la philosophie que nous défendons, c'est qu'en temps de crise il est normal que la que l'État vienne abonder et l'État c'est en fait nos impôts.
C'est le contribuable français qui par le paiement de ses impôts vient intervenir dans l'économie pour répondre aux crises notamment par exemple la crise Covid ou la crise énergétique. En revanche, la philosophie que nous défendons aussi, c'est que dans une période de croissance, les toit l'État doit reculer. Or, cela fait maintenant près de 30 ans voire 40 ans que la place de la dépense publique et la place de l'État dans l'économie française est trop important selon nous pour tout un tas de raisons dans lesquelles on pourrait revenir.
Je voudrais pas être trop long et c'est la raison pour laquelle moi j'entends le message qui est celui des patrons d'entreprise qui dire que l'État doit se mêler de ses affaires. Encore faudrait-il que les entreprises à chaque moment de secousse ne viennent pas toquer à la porte des collectivités ou de l'État pour demander une subvention un peu d'aide. C'est tout l'enjeu, je crois de leur activité, de la nôtre.
En tout cas, c'est un débat philosophique important l'Assemblée nationale aujourd'hui. Aurélie Trouvé, comment vous vous positionnez dans dans ce débat ? Déjà, on peut se dire que la politique de l'offre du président Macron, excusez-moi, mais est une catastrophe puisque tous les indicateurs économiques sont au rouge.
La productivité du travail est en berne, les investissements productifs diminuent. C'est le cas en 2024, le taux de chômage réaugmente et même si et les créations d'emploi en fait, c'était surtout de l'emploi très précaire, des apprentients. Bref, euh vraiment on n'est pas dans une dans un moment du tout qui on n pas débat on n'est pas là pour débattre du bilan d'Emmanuel Macron, mais vraiment du rapport entre les entreprises et l'État, de ses relations.
Rienz-nous avec plaisir sur ce sujet. J'y j'y arrive. En fait, justement la la politique libérale sur le plan économique du président Macron est complètement à contetemps.
C'est-à-dire qu'il faut absolument réintervenir sur dans l'économie. D'ailleurs, les Allemands le font, ils ont prévu des centaines de milliards d'euros d'investissement. On voit bien que le président Trump intervient très fortement et beaucoup plus fortement.
Mais même Joe Biden avant lui, hein, Laa, il y a eu toute une politique extrêmement forte d'investissement. Je suis pas sûr que ce soit ce type de de mesure que Bernard cible quand il dit que l'État s'ingère dans les affaires des entreprises. Je vais vous dire Bernard Arnaud c'est un intérêt privé.
Je veux dire, il faut il faut pas avoir de naïveté quand le président Macron dit "Oh oui, il faudrait que Bernard Arnaud soit patriote." Je un un PDG multinational et là pour faire en sorte que la rentabilité des capitaux soit maximale. Voilà.
Et donc c'est à l'état évidemment d'aller réguler tout ça pour que les entreprises son activité se fasse aussi au bénéfice des salariés et de la société. Donc évidemment, Bernard Arnaud parle comme un PDG, mais sauf que l'État et nous parlementaires, on agit pour l'intérêt général et oui, heureusement que l'État dans dans toute l'histoire et dans tous les pays du monde intervient fortement en faveur de l'intérêt général. Ginochet, quand Bernard Arnaud dit cela, est-ce que il traduit un sentiment répandu chez les patrons français, grandes entreprises ou ou petites ?
Bah, on le voyait dans votre sujet hein, un certain nombre de patrons là ces derniers mois effectivement s'autorisent à critiquer une politique qui a pas si longtemps. Ils avaient euh plutôt l'habitude de féliciter ou de valoriser. Donc c'est il y a une vraie rupture.
La rupture, moi je la note finalement à l'été dernier. Euh la politique très la politique de l'offre qui était perçue comme très pro business et qui était apprécié par les chefs d'entreprise. Elle a été tout d'un coup les chefs d'entreprise ont changé leur leur fusil d'épaule quand Emmanuel Macron a fait la dissolution.
Ça a vraiment marqué un coup net en disant l'été dernier mais qu'est-ce qu'il fait le président ? déjà on est déjà dans une période d'incertitude notoire déstabilise l'écosystème et c'est vrai qu'à ce moment-là on a vu les relations état patron entreprise changer avant il y avait toujours des chefs d'entreprise qui se plaignaient de la réglementation de du fait qu'il y ait trop de charge dans notre pays mais c'était regardez c'était tout ce que vous avez décrit regardez il y a quand même une politique de l'offre là on a vu une vraie saisure un un voilà une vraie saisure entre le pouvoir politique et les patrons. Sachant qu'au moment du Covid, ils étaient plutôt main dans l'avant dans la main.
Souvenez-vous Bernard Arnaud, ce même Bernard Arnaud qui critique, il était allé chercher les masques, il avait transformé les usines en gelalcooliques, ses usines de parfum pour que les Français. Donc c'était il y avait une vraie coopération. Là il y a effectivement une forme de divorce.
Philippe Trénard, votre regard là-dessus, moi je me pose une question. On parle de politique économique, ça fait partie quand même bah des prérogatives d'un gouvernement. Comment où est la limite pour vous entre le champ de la politique économique et l'ingérence dans les affaires des entreprises ?
Bon, je je parlerai pas d'ingérance, je parlerai peut-être plutôt d'interventionnist. Je suis assez favorable au fond au propos de Bernard Arnaud quand il dit l'État s'ingère trop dans la gestion des entreprises. J'entends bien gestion n'est-ce pas ?
Alors qu'est-ce que vous voulez dire par là ? Qu'est-ce qu'on veut dire par là ? Premier point, je trouve qu'il est normal, nous sommes dans une dans un pays libéral, il est normal que différents points de vu s'expriment dont celui du président appelant à la solidarité, peut-être celui d'Arnaud disant "Je doute de la solution".
Deuxièmement, la gestion pour moi, c'est la gestion au quotidien. C'est comment on gère l'entreprise. Et je crois que là, on fait allusion probablement à beaucoup de régulations, beaucoup trop de régulations en Europe, beaucoup trop de régulations surtout qui n'ont pas fait l'objet d'une analyse pour avantage qui n'est faite ni au niveau du Parlement européen ni au niveau du parlement français.
Un vrai problème, n'est-ce pas ? Il y a par exemple au aux États-Unis, vous avez le CBO qui est un organisme qui va essayer de peser le pour et le contre économique de façon indépendante d'une mesure économique. Et chez nous ça m ça reste dans le débat politique.
Et je crois qu'alors par rapport à la au propos de Bernard Arnaud, en revanche là où je ne suis pas d'accord, c'est par rapport à l'appel de de d'Emmanuel Macron de dire soyons solidaires. So patriotes, soyons patriotes et en un mot, soyons un petit peu solidaire face aux États-Unis. Nous sommes face à une administration qui nous a agressé, qui nous a insulté, n'est-ce pas ?
Tous les mots sont possibles, n'est-ce pas, sans aucun fondement qui n'a aucun argument. Et effectivement, je pense quelque part, nous devons en tant que français être solidaire, même si au fond nous ne sommes pas totalement d'accord avec le politique, moi je serai derrière Emmanuel Macron parce que je suis français. Et je pense que là, voyez-vous, c'était pas une question de gestion d'entreprise.
C'est comment nous gérons non point l'entreprise, mais notre relation avec les les États-Unis et comment les Français constituent un front solidaire face euh à à l'action américaine. Charles Rodwell sur cette question du patriotisme des grands patrons, à cela Bernard Arnaud il répond ce que Marco Pomier disait, c'est-à-dire moi je paye 4 milliards d'euros par an pour financer bah l'État français. C'est une forme de patriotisme.
J'investis 3,8 milliards d'euros en 2023 en France. Voilà, ça c'est les chiffres qu'il a qu'il a donné hier au au Sénat. J'ai pris bien vous attendez plus de lui.
Moi j'ai pris bien peu de grands patrons et d'ailleurs de patrons d'entreprise de taille moyenne ou de taille en défaut de patriotisme. Quand vous êtes patron d'une entreprise qui depuis 40 ans a subi tous les boulets au pied au monde, les 35 heur par exemple ou l'explosion du coût du travail ou l'effondrement de votre compétitivité ou le fait de vivre dans un pays qui a été incapable de créer autant de richesse qu'une zone commerciale et économique comme celle des États-Unis. appelle un chiffre, c'est que si le PIB de la zone euro et le PIB des États-Unis avait été égau au lendemain de la crise des subprimees, aujourd'hui il y aurait 16 points d'écart.
Donc on est dans une zone économique qui arrive à créer moins de richesse que celle des États-Unis. Et bien quand malgré ça vous continuez à créer des centaines de milliers d'emplois dans un pays comme la France et bien il n'y a pas plus patriotique. Et nous ce que nous avons essayer de mettre en œuvre depuis 2017 c'est pas des chèqus au grands patrons, c'est tout simplement de mener une politique économique qui allait les accompagner à retrouver de la compétitivité au service de tous les Français.
On n pas tout réussi mais objectivement c'est l'exemple que que madame donnait tout à l'heure lorsque pendant la crise Covid nous avons travaillé main dans la main c'est parce que l'État et les entreprises notamment les grandes entreprises mais pas que ont chacun joué leur rôle un pour protéger les Français et deux pour relancer notre économie ça c'est notre philosophie pour vous dans dans ce faire Trump Europe sur les tarifs douaniers il y a rien à attendre de Bernard Arnaud c'est normal qu'il se comporte comme il se comporte Bernard Arnaud ou ou les autres J'ai mal à croire est-ce que par exemple Bernard Arnaud ou d'autres hein d'ailleurs Patrick Pouyané euh est-ce que vous voyez ces entreprises fermer toutes leurs activités en France pour délocaliser aux États-Unis ? Je crois pas que ce soit la réponse. En revanche, il faut qu'on trouve des solutions ensemble.
Moi, je vous en propose une. Je propose par exemple une solution à la présidente de la commission des affaires économiques. Nous, la proposition qu'on va faire dans le cadre de notre commission d'enquête, c'est de proposer d'augmenter les taxes carbone aux frontières européennes ou nationales, le fameux MCF, le l'étendre au produits finis secteur industriel par secteur industriel.
Et toutes les recettes qu'on qu'on capte de cette taxe carbone, on la dédié à une chose, c'est la suppression des impôts de production. Donc on dit une chose, c'est qu'on taxe l'importateur américain ou chinois qui pollue pour importer en Europe ou en France et on dédie 100 % des recettes à la baisse des impôts sur nos propres entreprises. Nous, on pense que c'est une solution qui est pragmatique, qui sert à la fois les Français et qui sert à la fois nos entreprises pour relancer la compétitivité en Europe et qui en plus nous permet de décarboner.
Sur cette question du patriotisme, vous vous l'avez évoqué d'un mot, vous vous attendez rien de Bernard Arnaud. C'est normal qu'il raisonne en en patron d'entreprise avec ses ses propres intérêts. En patron multinational parce que déjà je rappelle qu'il ne représente absolument pas le patron le patron lambda en France.
Je rappelle que 95 % des entreprises c'est des TPE et des PME. Bon c'est quand même la 6e fortune la 6e plus grande fortune de France ensuite du monde pardon. Euh et ensuite, je rappelle aussi que euh Bernard Arnaud profite fortement de l'état de la puissance publique, 295 millions euh d'euros d'a par an, mais il profite de quoi aussi ? du made in France et de toute l'image et et de toute voilà de tout ce qui est fait en France pour aussi qu'il y ait une formation de qualité et dont bénéficie ces salarié des infrastructur 3,8 milliards d'impôts en 2023 4 milliards en 2024 ça ça vous parle pas mais je dis qu'il profite de la France et ne serait-ce que le made in France enfin voilà c'est il l'a construit sur une image de la France et donc évidemment qu'il profite de de beaucoup de choses qui sont qui sont faites en France et je le rappelle aussi c'est quand même il fait tout pour éviter aussi l'impôt.
Je rappelle qu'il a, je crois que c'est 33 filiales au Luxembourg, des dizaines de filiales hors enfin dans les paradis fiscaux et judiciaire. Donc je dis juste que ça n'est pas je ne voudrais pas mettre sur le même plan tous les patrons de on va avancer dans le débat peut-être. Et et dernière chose juste sur la la gestion pour vous répondre, bah heureusement que l'État parfois se se mêle de la gestion.
D'ailleurs, le Royaume-Unient de le faire en nationalisant le dernier haut fourneau en Angleterre. Euh l'Italie l'a fait en nationalisant des haut fourneaux et parfois les multinationales et même souvent d'ailleurs en visant quand même principalement la rentabilité des capitaux et bien elles baissent leurs investissements, leur production, elles baissent leur salaire euh et elle sabr aussi la souveraineté par exemple industrielle d'un pays. Et donc fort heureusement parfois et même souvent l'État doit intervenir y compris dans la gestion.
Fanny Guinochet, j'aimerais qu'on avance peut-être un peu et aller sur l'autre point qui est ressorti de l'audition de Bernard Arnaud hier, cette façon qu'il a de donner son avis sur les négociations en cours entre l'Europe et les États-Unis sur les tarifs douignés. Il faut négocier comme l'ont fait les anglais avec des concessions réciproques. Si on menace Donald Trump, on aura le résultat inverse.
Bah là, c'est compliqué parce que il sort un peu de son rôle. Effectivement, ceux qui négocient normalement ce sont les diplomates. Alors, effectivement, il là le risque c'est d'être jugé parti.
Euh ce qui est intéressant de voir, c'est que dans toutes ces prises de position, finalement, elle n'étaient pas elle elle n'était pas autorisée, entre guillemets, auparavant. C'est-à-dire que on ne les entendait pas. Les patrons ne s'autorisaient pas à donner leur avis de cette façon-là.
C'est comme s'il prenaient à partie l'opinion. Voilà. Et là, c'est vrai que les commissions d'enquête se multipliant, il y en a eu plusieurs hein sur la réindustrialisation.
Là, il y en a une sur les aides publiques. Ça donne ça donne du champ au aux patrons qui ne qui sont pas trop encore dans les médias. Mais quand même, on voit que la prise de parole, elle elle prend place.
Alors, est-ce qu'elle prend place parce que du côté des organisations qui sont censées les représenter comme le MEDEF ou la CPME, est-ce que finalement ces organisations sont en retrait ? Euh et finalement son vra, tout se souvient du MDF de Pierre Gatas, le MDEF d'aujourd'hui, on l'entend moins. Bah, en tout cas, on l'entend moins.
On entend en tout cas des patrons qui à nominem en fait se présentent devant les Français pour donner leur avis. On a eu, on le voyait très bien dans votre sujet, des patrons charismatiques, le patron de Total Pouillané, le patron Safran qui dit "Je veux plus aller dans des villes où il y a des écolos, le patron de Michelin qui explique pourquoi on va le voir le sujet, vous l'avez déjà vu vous mais nos téléspectateurs encore." Ça effectivement, on on voit bien que là-dessus les patrons s'autorisent ça, mais ils s'autorisent ça aussi parce que les Français sont demandeurs de ça.
Il y a eu un on a publié dans la tribune dimanche il y a quelques quelques jours, quelques semaines un observatoire qui est fait par Avas et qui montre que quand même pour les Français les entreprises désormais sont politiques. Vous avez quand même 78 % des Français qui pensent que les entreprises font de la politique. Vous avez 78 % d'entre eux qui pensent non moi c'est mais c'est quelque chose je pense d'assez nouveau.
Vous avez 70 % des Français qui pensent qu'il existe des entreprises de droite ou de gauche. Donc vous voyez, ça devient en fait un espace bah où des positions politiques s'affrontent encore plus qu'auparavant. Charles Redel, il fait de la politique Bernard Rot quand il s'invite dans ses négociations entre l'Europe et les États-Unis parce que l'enjeu il est pas que économique commercial, c'est aussi l'affirmation d'une Europe politique qui se joue à travers à travers ces négociations.
La raison pour laquelle il s'y implique, c'est que les intérêts qui défendent pour ces entreprises et pour notre pays, c'est l'intérêt de centaines de milliers de personnes qui travaillent en France. Donc moi je suis très heureux de voir qu'il y a des patrons. On parle beaucoup de Bernard Ran mais il y en a beaucoup d'autres.
Jean Jean-Pascal Trquir, le patron de Schneder. Quand vous prenez Florent Ménégal, le patron Michelin, quand vous prenez Olivier Andriez qui s'exprimé dans notre commission d'enquête qui est passé sur votre sujet qui intervient dans notre commission d'enquête au nom de Safran. C'est des patrons qui ont des avis très différents.
D'ailleurs, je pense que votre sujet va le montrer. Ils n'ont pas du tout les mêmes avis sur des questions. On va on va le regarder ce sujet parce que tout le monde en parle.
Mais alors, on va peut-être le regarder. L'idée l'idée c'est d'élargir un peu le débat. La seule chose que je voulais dire sur ce point, c'est que je trouve qu'il est très sain que les patrons nos entreprises prennent leur part dans le débat public au même titre que les syndicats, au même titre que les associations, au même titre que les associations tout cours d'ailleurs et que le reproche qui nous est fait d'interroger les patrons est à mon avis assez illégitime parce que les mêmes qui se plaignaient que le parlement prenait soi-disant des décisions hors seul alors que la vérité c'est qu'on vit pas en vase clos ici.
On travaille jour et nuit avec des associations, des entreprises, des représentants, mais les mêmes qui se plaignaient que le Parlement prenait descis en vclos se plaignent pour certains de venir maintenant s'exprimer devant la représentation nationale. Donc moi, je trouve qu'il est très sain que ces chefs d'entreprise viennent s'exprimer publiquement pour exprimer leur point de vue très varié sur des questions structurantes pour la vie de notre pays et pour la vie de notre économie. On va donc élargir un peu le champ du débat euh parce que Bernard Arnaud, vous l'avez dit, il est pas le seul grand patron à avoir fait entendre sa voix ces derniers mois.
D'autres ont poussé leur coup de gueule. On fait donc le point avec Stéphanie Despierre. D'ordinaire, les grands patrons français sont très discrets.
Pourtant, ces derniers mois, plusieurs figures du CAC 40 ont poussé des coups de gueule. En décembre, lors d'un colloque sur l'électricité, le PDG de Total et l'ancien directeur de DF fustigent les lenteurs française. J'ai 500 développeurs énergie renouvelable en France qui arrivent à faire péniblement 300 à 400 MW par an.
Aux États-Unis, j'ai construit 2 GW en 1 an, quoi. Je peux pas continuer à investir. C'est l'enfer d'investir en France pour des raisons réglementaire.
C'est des délais administratifs qui sont juste incommensurables avec ce qu'on vit ailleurs dans le monde. Il faut qu'on s'occupe de ça. Plan de réindustrialisation, commission d'enquête au Parlement, appel au patriotisme face aux droits de douan américain.
En ce moment, les patrons de nos fleurons sont très sollicités par les politiques. Alors, il réplique parfois vertement, comme le directeur de Safran au députés qui l'interrogent sur les freins à la réindustrialisation. Pour moi, il n'est plus question aujourd'hui d'investir en France dans une ville qui est détenue par une majorité écologiste.
C'est plus possible, je ne ferai pas. Si c'est pour se faire accueillir quand on crée 500 emplois dans une région, si c'est pour se faire accueillir par des tomates, ce n'est pas la peine. Je ne ferai pas.
Il y a les patrons qui parlent politique et il y a ceux qui sont tentés d'en faire vraiment. En une du magazine économique challenge, le visage de Michel Édouard Leclerc et une question si c'était lui à l'Élysée en 2027, le roi des hypermarchés, homme très médiatique, laisse planer le doute sur une candidature à la présidentielle. Pourquoi pas ?
Mais je me sens plus utile sur le terrain. C'est pas forcément d'être candidat à quelque chose. C'est aussi d'accompagner des candidats.
C'est aussi d'accompagner des forces politiques. Mais en tout cas de nourrir la vie politique. Oui, j'en ai envie.
Selon un sondage commandé par l'bdomadaire, les Français interrogés font plus confiance à Michel Édouard Leclercà Jean-Luc Mélenchon ou Marine Le Pen pour faire des propositions efficaces pour le pays. Seul Édouard Philippe, Ludame Lepion. Philippe Traînard.
Alors, on va on évoquera peut-être après le cas de Michel Édouard Lecler, mais tous ces coups de gueule de patron là, est-ce qu'ils sortent de leur rôle et est-ce qu'ils font de la politique ou est-ce que c'est des choses qui faisaient avant plus en coulisse et qui se jouent maintenant devant les Français ? Ça se joue plus maintenant devant les Français, mais c'est parce que la société française a changé et que les débats sont beaucoup plus publics. Je crois qu'ils ont raison de souligner qu'il y a un problème et que ce problème pèse sur notre capacité à créer des emplois et à implanter des entreprises.
Et je crois qu'ils sont dans leur rôle, ils sont légitimes. Ils sont légitimes de dire aux politiques voilà les problèmes que nous rencontrons quand nous exerçons notre métier. Et d'ailleurs, il est légitime qu'il soit à un moment donné d'ailleurs ces problèmes reviennent jusqu'à l'Assemblée nationale.
Naturellement dans des circonstances comme celle qu'on a vu où on a un débat sur les sur les droits doues, il est légitime aussi que le politique parfois se tourne vers les entreprises et leur disent "Ben, aidez-moi quand même à négocier et à gagner une négociation dont vous serez les gagnants infés." H mais par exemple, il est absolument légitime que les entreprises que Bernard Arnaud disent ce qu'ils pensent sur la façon de négocier les droits douanes. Est-ce qu'on va le suivre ?
Ça c'est une autre affaire mais qu'il donne son point de vue, c'est extrêmement important. Aurélie Trouvé, vous les accueillez comment ces paroles de patron qui pestent contre réglementation, trop de normes, trop de contraintes ? Alors, d'abord, je veux dire que moi, j'ai fait beaucoup d'auditions et en tant que président de la commission des affaires économiques avec mes collègues de de patron évidemment de de grands groupes parce que c'est important évidemment et ils font de la politique au sens de la vie de la cité hein.
C'est ça le sens de la politique et c'est normal. Maintenant euh évidemment tous les patrons d'ailleurs ne disent pas il faut que l'État se retire du tout hein. Nous moi j'ai eu des des représentants par des dirigeants de Valéo ou d'autres grandes boîtes qui disent attention on a trop dérégulé et le président Macron et ses gouvernements ont trop dérégulé hein.
C'est ça qui a été dit grosso modo. Il y a pas assez de protection aux frontières européennes mais aussi d'intervention de la part de la France. Bon il y a ça aussi qui est dit.
Ensuite, je rappelle aussi que la on entend ici Pouyané, le PDG de Total qui dit "J'ai construit ça à l'étranger." C'est pas lui qui l'a construit, c'est ses salariés. En fait, je veux rappeler quand même que la production de la richesse, la valeur ajoutée, c'est les salariés, c'est les travailleurs, c'est celui qui contribue directement et concrètement à produire de l'acier.
Si par exemple, je pense au salariés d'arceloral. Et donc ce que je veux dire aussi, c'est que le point de vue des salariés est important et que par ailleurs, moi ce qui m'inquiète aujourd'hui dans ce pays, c'est que les dividendes sont de plus en plus importants. Il y a eu, je crois que c'est plus 30 % de dividendes en pardon, plus 60 % de dividendes en 5 ans et les salaires ont diminué 3 %.
Comment ça se fait que ceux qui détiennent le capital gagnent gagnent de plus en plus et ceux qui travaillent gagnent de moins en moins ? Et là, il y a un problème. Et là, on se on doit se mêler de la gestion des entreprises.
Où vont les bénéfices ? Fanny Guinochet, ce débat, est-ce que les patrons vont trop loin ? Est-ce qu'ils sortent de leur rôle ?
On les entend aussi parfois se plaindre que l'État est pas forcément une une vision stratégique à long terme aussi. Ils ont pas tort. Il y a quand même eu des ratés dans la gestion de l'État.
On voit bien euh que certaines entreprises euh enfin ils peuvent se dire que ils pourraient donner des cours de gestion. En même temps, c'est très difficile parce que de l'autre côté quand vous avez être politique aujourd'hui euh c'est pas une sinécure je pense vu les injonctions contradictoires. Donc chacun si ces deux mondes arrivent à se parler tant mieux.
Là aujourd'hui, on voit que que c'est difficile, que c'est un moment de crispation, mais à un moment ou un autre, ils reviennent toujours à demander l'aide de l'un ou de l'autre. Bernard Arnaud était parmi les patrons qui au moment des gilets jaunes disaient Emmanuel Macron, faut peut-être lâcher sur le SMIC. De l'autre côté, vous avez un certain nombre politique qui va demander au patron dans certaines zones de garder une usine ouverte parce que pour un bassin d'emploi, c'est important quit avoir quelques pertes.
Donc vous voyez, c'est quand même ce sont deux mondes et c'est vrai que pour les Français, c'est c'est difficile de se dire que on est toujours en opposition. Si on arrivait un peu à sortir de ça parce que oui, les salariés de Total, ils contribuent à la richesse de l'entreprise totale mais ils en bénéficie aussi hein, ce sont pas les plus maltraités les salariés de Total et de l'autre ils ont de l'intéressement, ils ont un certain nombre, ils ont des salaires qui sont plus élevés et de l'autre côté les patrons, ce sont aussi ceux qui prennent des risques, qui donnent un cap, qui effectivement souvent mouillent leur chemise. Quand vous parlez avec les patrons de PME, ils disent bon bah moi, je prends des risques.
Voilà. Donc c'est vrai que on voit bien que chacun défend son point de vue. On a si on arrivait he ça manque un petit peu de de dialogue, on va dire dialogue serein.
Quand je vous dis qu'il y a une diminution de salaire de 3 % en 5 ans et qu' a une augmentation de dividende 60 %. Bon c'est c'est des chiffres. Vous regardez il y a des chiffres aussi.
Oui, mais quand vous regardez par exemple total, c'est les salaires sont plus élevés que la moyenne par macroéconomiquement, c'estàdire il y a un problème Charles Redwell peut-être votre mot là-dessus et après j'aimerais qu'on parle de Michel Édouard Leclerc et moi je n'ai pas les mêmes chiffres que madame Trouvé mais il est évident par contre la raison que les dividends n'ont plus augmenté que les salaires mais deux choses une sur ce point là un il y a des millions de français qui sont actionnaires dans leurs entreprises. Donc quand on parle de dividendes, ces dividendes, ils sont aussi versés aux français, quel que soit d'ailleurs leur catégorie socioprofessionnelle. Et la deuxième des choses, c'est que tout le monde touche un peu, mais la vérité, c'est qu'on gagne beaucoup moins collectivement notamment que les États-Unis.
On a un modèle économique macroéconomique qui nous empêche de créer de la richesse à sa juste valeur en Europe et en France. Et la politique économique qu'on a essayé de mener depuis maintenant 7 ans avec son lot de succès, c'est de rattraper ce retard en matière macroéconomique, en matière de création de richesse par rapport aux 30 années qu'on a passé où le déficit de création de richesse était habissal entre les États-Unis d'une part et l'Europe d'autre part au service tout simplement de nous tous. Philippe Treard d'un mot et après on parle de Michel Édouard Lecler.
à propos des dividendes parce que c'est quand même important par rapport au sujet qu'on regardait au départ par rapport à l'étranger. N'oublions pas que les Dubiants ont grossi tout simplement parce que nous avons un déficit commercial, c'est-à-dire que nous devons avoir nous avons besoin de capitaux étrangers pour financer ce déficit et que donc nous herçons de plus en plus de dividendes à l'étranger. Premier point. 2e point, la structure de nos entreprises devient de plus en plus complexe, c'est-à-dire il y a énormément de dividendes interentreprises.
Donc le grossissement des dividendes ne signifie pas grossissement des dividendes que un un Arnaud se met dans sa poche pour s'acheter des châteaux, je sais pas quoi. Pas du tout. Et d'ailleurs, on a bien vu dans la part, n'est-ce pas, des salaires dans la valeur ajoutée n'a pas diminué, n'est-ce pas ?
Et ce qui a vraiment augmenté, c'est la part des impôts. D'un mot aux deux députés, un grand patron candidat à la présidentielle en 2027, Michel Édouard Leclerc ou un autre. Vous y croyez ?
C'est il y a eu des patrons d'association, il y a eu des patrons de syndicat, il y a eu des hommes et femmes politiques qui issuent de la société civile aussi qui sont régulièrement cités pour être candidats. Donc pourquoi pas un patron pour les trouver ? J'ai envie de dire, on a déjà un président de la République qui fait une politique en faveur des grands patrons.
Donc je pense qu'il faut maintenant une alternative. Voilà. Donc ça sera certainement pas un grand patron qui fera l'alternative.
Bon, merci à tous les quatre d'être venus sur le plateau de Savourgarde. On reçoit à présent un documentariste qui aime entrer dans la vie de ses personnages, que ce soit des artistes ou des hommes politiques. L'humain d'abord pourrait être sa devise.
Bonsoir Yve Gelan. Bonsoir. Vous êtes le coéalisateur donc d'un documentaire en deux parties qui est consacré à à Zelinski qui est diffusé sur une plongée fascinante dans la vie de ce saltin banque de la télé qui est devenu chef d'un pays en guerre.
On voit cela avec Hélène Banduel. Si on vous invite Yve Gelan, c'est pour évoquer l'incroyable destin de l'homme qui a envahi nos écrans depuis 3 ans et à qui vous consacrez un documentaire. Volodimir Zelenski.
De la scène à la guerre, un parcours qui mêle les souvenirs intimes et les sous-brosseaux de l'histoire. [Musique] Ces enfants du même quartier vont pendant plus de 20 ans monter ensemble sur les scènes d'Ukraine et d'ailleurs. Le Gartal 95 du nom du quartier où ils ont grandi.
L'histoire d'un gosse soviétique qui rêvait de paillettes et d'applaudissement. Votre film s'appuie sur des archives inédites, sur le témoignage du président ukrainien et celui de ses amis les plus proches. Notre première affiche, c'est comme ça qu'on s'est lancé dans tous ces projets.
C'était des projets complètement fous. Personne croyait ça possible mais lui c'était un leader, un super chef, un homme plein d'idées comme un briseglace qui ouvre le chemin. La fiction et la réalité qui se mêle avec sa série serviteur du peuple et l'incroyable annonce de sa candidature à la présidentielle bien réelle cette fois en plein milieu d'un show. пообіцяю яду впреде [Musique] украles tragique et le tournant ce 24 février 2022 lorsque la guerre éclate et cette image du président Zelinski qui refuse de quitter le palais présidentiel Шгаль тут président des scèes de spectacle aux scèes de guerre le pouvoir de l'image n'a jamais quitté le saltin banque devenu président bonsoirelan bonsoir alors quand on revoit cette vidéo de Zelinski et de sa garde rapprochée en 2022 devant le palais présidentiel on voit d'abord l'homme politique et puis quand on a regardé tout votre documentaire on voit aussi l'ancienne humor de la télé qui connaît parfaitement le pouvoir de l'image.
C'est aussi ça Zelinski, c'est Oui, c'est une nouvelle génération d'hommes politiques qui sont presque en avance sur la France en Ukraine quand on voit un peu quel est son entourage. Alors, je sais pas si c'est de l'avance, en tout cas c'est une autre manière de voir de la politique même si ici aussi on est très accro aux réseaux sociaux et que les hommes politiques s'en servent. Mais lui en tout cas effectivement c'est un Saltinban qui est devenu président sans même passer par la case homme politique.
C'estàdire qu'il n'a pas été élu. Il a même pas vraiment fait une campagne politique et il est passé directement de la scène à la présidence. Tout ça vient de loin peut-être mais en tout cas effectivement il n'a pas été député et autour de lui les gens qui sont autour de lui et ben c'est des gens qui viennent de l'audiovisuel du spectacle.
C'est vraiment un chaman jusqu'au bout. C'est un homme qui vient du monde de la culture, qui est allé vers la politique. Ce sont les deux domaines dans lesquels vous avez travaillé.
C'est ça qui vous a convaincu de d'aller sur sur ce projet avec Arian Chemin et Vap. Elisa Vapné. Voilà, vous êtes à 3 sur ce travail. film et est venu me chercher, ça devait être sans doute en juin 2022, donc quelques mois après le déclenchement de la guerre ou de la j'allais dire presque de la seconde guerre puisque la guerre pour les Ukrainiens a commencé en 2014 avec l'invasion du Donbas, enfin l'annexion de la Crimée.
Et donc je venais, j'avais été cette année-là au festival de Cann et j'avais vu Zelinski apparaître en en un mois plus t un mois non c'était l'année d'avant. Oui, je me trompe d'une année. Mais enfin, en tout cas, quand Arian quand Arian est venu me chercher, il m'a Oui, c'est ça.
Et quand Arian est venu me proposer ce film parce qu'elle avait fait toute une série pour le journal Lemande chemin qui s'appelait les cinq vies de Volodimir Zelenski, elle a pensé évidemment à mon ma passion d'enfance, mes deux passions d'enfance qui sont oui, vous le rappelez, qui sont les artistes et et la politique, les hommes politiques et et les artistes et Chaplin que vous partagez avec Zelsk, sa passion pour Chaplin. Oui. avec beaucoup d'autres personnes aussi on le voit dans c'est dans le costume de Chaplin qu'il est devenu lauréat de danse avec les stars.
Exactement. Ouais, il y a eu plusieurs étapes mais parmi les différentes étapes, il y a eu effectivement voilà, il y a eu Charlot qui fait partie de ses références comme d'autres d'ailleurs puisque il nous a confié comme lui, comme son copain d'enfance de Nissan Josoph que quand ils étaient gosses, il se passait en boucle les films de Louis Funesse et de Pierre Richard. J'ai découvert dans votre documentaire que Zelenski parlait pas l'Ukrainien avant de se lancer dans dans la campagne présidentielle et il l'a appris pendant cette campagne.
On va voir comment justement lui-même a un peu mise en scène son apprentissage. Volodia Zelenski est russophone. S'il veut devenir président de l'Ukraine, il doit maîtriser l'Ukrainia.
Alors il met en scene son apprentissage et invente un nouveau jeu la langue et les muscles. D ойд неприятно близко мерзки неприятный мерзкий синоним о два далі офть можу потяхло OK. Alors, d'abord sur cette mise en scène, on est en pleine campagne présidentielle et on a l'impression que ce qui était un point faible pour lui face à son adversaire Petro Porchenko, bah il en fait finalement un atout presque.
C'est oui ben c'est son sens formidable qu'il a de l'autodérision. Alors à vrai dire, il parlait déjà un peu l'Ukrainien qu'il a appris à l'école. a d'ailleurs euh filmé à Crivé sa ville natale, ses institutrices, les deux enseignantes qui lui ont appris l'Ukrainien, mais sa langue maternelle euh c'est quand même le russe. et il avait de grosses difficultés quand même à parler l'Ukrainien et donc aujourd'hui il ne parle plus qu'rainien mais là ça devient presque il nous presque il dirait aujourd'hui que c'est sa langue maternelle comme autoperuasion parce que c'est devenu politique et la langue on le voit est devenue une question politique et avec Arian on a demandé à chacun des des hommes et des femmes que l'on a filmé de s'exprimer dans la langue de leur choix.
Voilà vous l'avez évoqué d'un mot mais votre documentaire il montre l'enfance de Zelinski dans cette ville à Crivé. C'est comme ça qu'on dit. C'est ça.
Oui. Oui. Euh qui est vraiment une ville industrielle triste, humide où on ne parlait que le rusque.
Et Zelenski, en fait, c'est c'est plus l'enfant de l'Union soviétique que qu'un enfant de l'Ukraine. C'est oui, on a du mal à l'imaginer et quand on est tombé sur les photos, ses photos de classe et les photos où il nouvre son petit foulard rouge de pionnier avec avec l'insigne de de Lénine à la boutonnière, on le voit d'ailleurs, c'est le le c'est le c'est lui ici. Quand on peut l'apercevoir, c'est celui qui se tient d'ailleurs très souvent sur les photos, on on les photos de groupe, on voit il y a il y a vraiment le petit Volodimir qu'on appelait à l'époque, voilà le voici, qu'on appelait Volodia, qu'on appelait Vova et les autres et il se tient presque au garde à vous et il y a une sorte de alors c'est facile de le dire après coup mais vraiment on a l'impression qu'il y a lui et les autres.
D'abord, il est le plus petit, il est souvent au premier rang et puis il a une sorte de détermination dans le regard. Là, on le voit, c'est devenu l'affiche de de notre film. Et là, oui, il a l'insigne, oui, de l'énine à la boutonnière.
Et donc, c'est un petit soviétique qui euh qui presque prête à allégance au parti communiste comme tous les gosses allaient à dire vrai. C'est la dernière génération, là, il a 12 ans et il devient donc membre des pionniers. Et puis petit à petit, très vite, l'année d'après, l'Ukraine devient indépendante.
Il dénoue son foulard et il va vraiment avec satisfaction. il nous le dit même s'il dit honnêtement à cet âge-là il était pas vraiment politisé sa conscience politique sera très tardive alors la grande richesse de votre documentaire sont les archives hein que vous nous faites découvrir. Un énorme travail sur les archives Vapné qui les a qui a passé des heures et des heures a trouvé ça oui. russophone et donc elle a elle a pu retrouver notamment dans cette émission le fameux KVN et c'est des heures et des heures KVN c'est c'est une sorte d'interville du rire on va dire ça on peut dire ça mais qui rassemblait tous les pays de l'ex URSS après la chute de l'URSS entre l'Interville et et comment on a l'Eurovision enfin c'est y a c'est c'est un énorme télécrocher où on va tester ce qui va servir beaucoup encore aujourd'hui à Zelandski on trouve des traces de cette formation qui va être pour lui d'ailleurs un ascenseur social qui est euh finalement le la le sens de la répartie et c'est la tête et les jambes aussi et puis c'est savoir danser, savoir rire.
Je crois que s'appelle le club des joyeux débrouillards littéralement le KVN. Voilà. Alors il a on y voit l'homme de spectacle, l'humoriste, la star de la télé puis on on voit dans votre documentaire la mu de Zelinski.
On va regarder sa première prise de parole politique. C'était en en 2014, juste avant ce que vous avez appelé la première guerre d'Ukraine. Et alors, ce jour-là, Zelenski quitte son costume d'humoriste et il s'adresse directement à Vladimir Poutine.
On va regarder ça. Владимир Владимирович, не допустите со своей стороны даже нам на военный конфликт, потому что Россия и Украина, мы действительно братские народы. Мы все друг друга понимаем, независимо от языка. Если вы хотите, ну я лично, я вам честно говорю, я готов не знаю надо вам, я могу вас умолять на коленях, но не ставте нажаien.
Il ne comprend pas. On est on est très loin du Zelinski d'aujourd'hui. Oui.
Et il s'adresse d'ailleurs au au même temps euh à aux ultranationalistes ou aux nationalistes ukrainien en disant "Mais laissez tranquille ceux qui veulent parler Russes euh en Ukraine." Voilà. Et donc euh il est dans une position de pacification euh et le fait de qu'il dise "Je suis prêt à m'agenouiller devant Poutine pour que le peuple ne soit pas à genou" lui sera ensuite reproché lorsqu'il sera vraiment candidat.
Là à ce moment-là, ce jour-là, il pense pas une seconde être candidat à la présidence. s'il a vraiment pas ça en tête et ça lui sera reproché par rapport au chin en disant mais vous rendez compte vous vous agenouillez devant Poutine. Donc il a une position oui de de d'essayer, ça a toujours été ça même pendant sa campagne de faire en sorte que le sang ne coule pas et d'ailleurs lorsqu'il sera fera son discours comme président son discours d'investiture, il dira "Je je vous ai fait rire jusqu'à maintenant et j'espère ne pas faire pleur vous faire pleurer." Je ferai tout pour ne pas vous faire pleurer.
Voilà. Donc ne pas hélas le l'avenir en décidera autrement. Euh vous montrez aussi ce moment important dans sa bascule justement vers la politique, c'est quand il prend conscience qu'il est populaire et qu'il est populaire auprès justement des soldats ukrainiens.
En 2014, il se rend euh sur le front dans le Donbas, il va rencontrer les les troupes ukrainiennes. C'est un moment important. Vous pensez dans Oui, je pense.
En tout cas, on l'a interrogé là-dessus, hein. Donc, on l'a vu en fin août et il nous dit que pour lui, c'est vraiment un moment important. C'est un moment important parce que il voit la guerre de loin jusqu'à maintenant, ça l'intéresse pas.
Les caution militaires, il n'a jamais eu rien à faire de ça jusqu'à maintenant. Faut rappeler que c'est un homme qui a peur de la vue du sang, qui a pas voulu faire son service militaire, il a pas fait son il a échappé au service militaire, ce qui va lui être évidemment reproché par son adversaire pendant la campagne présidentielle. Et donc tout d'un coup, il se retrouve oui à quelques kilomètres ou centaines de mètres du front au Dbas et il rencontre oui ses ces hommes et ses femmes et il voit combien avant même la série serviteur du peuple le fait qu'il soit tous les soirs le samedi à faire ses shows avec sa bande de crique ses joyeux copains de du du quartel 95 il mesure sa popularité est-ce que ce et à ce moment-là il y a des soldats qui lui disent si tu te présentes je vote pour toi oui oui alors c'est à ce moment-là l'élection est encore loin et il n'y pense pas Mais rétrospectivement, ça nous a quand même interpellé que notamment Yuri Tira qui l'accompagne ce jour-là qui est un des témoins du film puisqu'on a tous les gens qui ont jalonné sa vie de l'enfance jusqu'à la présidence se rappelle très bien de ce moment-là où il y a des soldats qui disent "Vas-y, présente-toi".
Peut-être que là, il y a eu un petite chose qui a germé, on le saura pas vraiment. Mais en tout cas, ce qui est sûr, c'est que dans la foulée, peu de temps après, il se lance dans cette série serviteur du peuple dont vous avez parlé qui n'est pas encore à ce moment-là un instrument électoral qu'il deviendra uniquement à la lors de la 3è saison la fin de la dernière saison. Donc, il y incarne un Ukrainien un peu lambda, on va dire, qui se retrouve propulsé à la à la présidence de de l'Ukraine.
Euh, serviteur du peuple, ce sera ensuite d'ailleurs le nom de son parti quand il se lancera. Hein ? C'est tout mais c'est incroyable quand on réfléchit que que quand même que le ses copains qui jouent le rôle de ses copains dans la série ils sont dans ils sont ses copains ses copains d'enfance sont dans sa troupe au tout début puis il compagne joue il joue il joue le rôle des des des copains d'enfance ensuite dans la série celui qui est le scénariste de la série aujourd'hui et devient le le la plume du président le nom de son quartier 95 va devenir le nom de sa troupe.
Donc tout est entremêlé dans disant d'une confusion pas possible. Il en joue, il en joue de manière assez brillante finalement. Et on va écouter un un moment très fort dans votre documentaire.
C'est justement une de une de ses amis d'enfance qui fait partie de sa troupe et qui a participé à cette série là, Olena. On l'écoute et on en parle après. Au départ, c'était une série comique et ça s'est transformé en cauchemar.
Et ceux qui disent maintenant que ça faisait partie d'un plan cette série et toute la campagne électorale rien n'était prévu. Ça s'est fait comme ça. C'est devenu la vraie vie et nous sommes sortis du scénario.
Ces larmes et ces phrases, elles sont elles sont terribles. On sent presque une pointe de regret. Comment vous les interprétez ?
Comment vous les accueillez ? parce que oui, on lui a montré beaucoup d'images notamment de de des jours heureux et de Mais c'est aussi peut-être enfin ça donne le sentiment que tout est parti d'une sorte de blague à la coluche qui a mal tourné en tout cas qu'elle le vit comme ça. Oui.
Puis on faut savoir le moment où on la filme, c'estàdire que une demi-heure avant, on a eu une alerte et il y a eu Oui. l'alarme qui a qui a sonné, il fallait descendre aux abris. Donc elle est très présente dans leur vie aujourd'hui et donc maintenant c'est évidemment il y a quelque chose qui leur a échappé et il n'est quasiment pas question de la guerre dans cette série.
Donc ça ce n'était pas dans le scénario. Elle le dit à part une séquence que je je vous laisse découvrir dans le film qui est qui clôture presque ces deux épisodes et où on voit que oui, il y a un petit peu déjà quelque chose de prémonitoire qui est qui était un rêve dans dans le film et qui devient aujourd'hui un vrai cauchemar. un mot de de la place de ses amis dans son entourage, dans sa vie.
Vous l'avez dit d'un mot mais on le voit dans votre documentaire, son chef de cabinet et celui qui écrit ses discours aujourd'hui, bah ils l'ont accompagné avant avant cette période de sa vie. Ouioui lui c'est pas le chef de cabinet, lui c'est la plume du président et derrière vous voyez André Yermac qui est le numéro 2 de la présidence qui est le chef directeur de cabinet et qui lui travaillait déjà pour le quartal 95. C'est un ancien producteur.
Il a produit des films de gangster et cet homme-là était était l'avocat de de de de la boîte de production boîte de prod. Ouais. Donc ils viennent tous de ce milieu-là.
Effectivement l'amitié c'est c'est quelque chose et on lui reproche même d'ailleurs de ne de ne s'entourer que d'un tout petit cercle de très proches qui sont souvent des gens de Crivé, des gens qui l'ont accompagné déjà dans le milieu du de du spectacle de des shows de l'audiovisuel et qui sont souvent toujours les mêmes à qui il fait confiance et qui ne sait pas élargir trop vraiment le son entourage entourage. Un mot quand même de la mu en chef de guerre parce que quand il parle de des premières années de son mandat, on sent que il se sentait pas à sa place. Et en fait, il était pas fait pour ça, il était fait pour devenir chef de guerre parce que c'est là qui se révèle finalement.
Personne ne pouvait l'imaginer. C'est ce qui est passionnant et c'est pour ça qu'on s'est lancé dans cette entreprise et quand on parle de toutes les vies qu'il a eu, c'est que personne ne pouvait imaginer qu'il se révélerait et que c'est c'est ça qui enfin la mutation de cet homme, cette transformation qu'on raconte de depuis son enfance jusqu'à la présidence, c'est vraiment le février 2022 qui va tout changer, qui va tout changer dans les paroles, qui va tout changer dans même dans le physique. Regardez-le.
Euh il a il s'est on dit il s'est laissé pousser la barbe, il s'est laissé pousser les muscles. C'està dire qu'il a même comme c'est un acteur, il a réussi à trouver une autre manière de s'habiller très longtemps en couleur militaire et depuis peu, il est en noir. Et évidemment c'est là qu'il va se révéler comme président.
Il a d'une certaine façon déçu entre 2019 et 2022. Merci beaucoup Yve Gelan d'être venu nous voir sur le plateau de Savoggarde. Je rappelle le titre de de ce documentaire donc qui est en deux parties à voir sur en replay.
Zelinski, merci. Merci à vous. C'est euh lors de la question qui fâche à présent. [Musique] [Applaudissements] Merci à vous de nous accueillir pour cette question qui fâche Vincent Jean-Brin.
Vous êtes député maire de ancien maire de Laï les Rose, député du groupe de la droite républicaine. Face à vous Hakim El Caroui. Bonsoir.
Vous êtes essayé président du club 21e siècle et fondateur du cabinet de de conseil Volencia. Euh la question qui fâche aujourd'hui, faut-il développer l'enseignement de l'arabe dans les écoles publiques ? C'est ce que préconise le rapport sur l'entrisme des frères musulmans.
On on va peut-être commencer par une mise en perspective de ce débat, si vous le voulez bien, avec Clément Perou. Notre question qui fâche nous est inspirée ce soir par le rapport sur les frères musulmans et l'islamisme politique en France. Il préconise notamment de renforcer l'apprentissage de l'arabe à l'école.
Les chiffres à ce sujet sont éloquents. En 2023, dans les lycées français, seul 3356 élèves apprenaient cette langue. En 2024, seuls sept postes sur 1271 en langue vivante ont été ouverts à l'arabe au CAPÈ, le concours des enseignants.
Alors qu'on estime à 5 millions le nombre de personnes d'origine arabe en France, cette langue est clairement sous-enseignée. Elle semble souffrir de certains préjugés. La langue, vous savez, c'est ce qui véhicule la culture, les l'imaginaire.
Donc, la langue arabe, c'est la langue de l'Islam, c'est la langue des Maghrébains, c'est euh la violence, euh tout ce qui est euh euh véhiculé actuellement. Le rapport pointe une problématique. Le manque d'enseignement de l'arabe dans le cadre scolaire laisse la porte ouverte à un apprentissage dans d'autres cadres, notamment les mosquées.
La langue s'apprend alors en même temps que le Coran et les cours deviennent autant religieux que linguistiques. Un phénomène dénoncé par plusieurs responsables politiques a commencé par le président de la République, c'était en 2020. Et il faut sur ce sujet sortir de l'hypocrisie dans laquelle nous sommes.
Quand nous ne l'enseignons pas à l'école ou dans un péri scolaire qui est compatible avec les lois de la République, nous acceptons qu'il y ait plus de 60000 jeunes aujourd'hui qui vont l'apprendre dans des associations qui leur proposent pour le pire. D'autres politiques en responsabilité ont voulu développer l'arabe comme Jean-Michel Blanquer, Gérald Armanin ou plus anciennement Najad Valcassem et Nicolas Sarkozi. Mais ces annonces sont restées au stade des intentions.
Il faisaient face à une forte opposition politique. Alors, notre question qui fâche est la suivante : faut-il développer l'arabe à l'école ? Hakim Elkarcoui, vous plaidez depuis des années pour l'enseignement de l'arabe dans les écoles publiques.
Euh je crois que vous aviez évalué dans un rapport en 2017 qu'il y a environ 6 millions de personnes en France qui sont d'origine arabe, on va dire, qui sont pour la plupart français, hein, mais euh et face à cela, on a eu l'an dernier sepes qui ont été ouverts aux Capz d'arabe. Sepes sur 1271 pour l'ensemble de des langues vivantes. Comment est-ce que vous expliquez un tel écart ? parce que comme l'a l'a démontré de votre votre reportage, il y a il y a des discours politiques sur ce sujet.
Je pense que quand on parle à des dirigeants et qu'on essaie de leur expliquer, on a on réussi à les convaincre. La mise en œuvre n'a jamais suivi pour plusieurs raisons. La première, c'est que l'éducation nationale est pas très à l'aise.
Euh elle vit avec le mythe, vous savez, de l'assimilation, mais déjà de l'assimilation des provinces, du patoi. On en est pas encore sorti, vous pensez ? Bah, on en est en est en plein.
Après, il y a toujours des polémiques politiques politiciennes pour dire mais non, surtout pas, ça va créer du communautarisme. Alors qu'en fait enseigner l'arabe d'abord dans face à la montée de l'islamisme, c'est une façon d'avoir les enfants à l'école et pas à la mosquée parce que c'est un produit d'appel pour les mosquées. C'est ce qui est dit dans ce rapport sur l'entrisme des frères musulmans.
Hein, c'est c'est c'est très important. Et puis plus profondément, l'islamisme des jeunes, c'est quoi ? C'est en fait très largement une recherche d'identité dans un contexte où ils ont perdu le lien avec la culture d'origine et la religion qu'on leur sert qui est d'ailleurs sur les réseaux sociaux beaucoup plus que dans les mosquées ou par les frères musulmans, c'est une sorte de prête à porté idéologique, prête à porté de comportement.
Et en fait enseigner l'arabe c'est pas enseigner la religion, c'est comme on enseigne l'anglais, on apprend une langue mais aussi une histoire, une culture, une tradition. Donc c'est une façon de reconnecter à une réalité, de casser les fantasmes et en fait c'est une façon très utile de lutter contre l'emprise islamiste. Vincent Jean Brbrin, vous n'êtes pas favorable je crois à l'enseignement de de l'arabe dans les écoles publiques.
Quel problème est-ce que ça soulève à vos yeux ? Alors c'est pas tout à fait ma position. Le groupe la droite républicaine défend l'idée qu'il faut juste prioriser les choses.
Donc d'abord ayons une école qui apprend le français et qui l'apprend bien et après on peut s'ouvrir à d'autres langues. Mais on s'ouvre déjà beaucoup d'autres langues. Je suis d'origine italienne, j'ai été très heureux que l'école de la République m'est permis de nouer avec la culture qui était celle de mes grands-parents, avec cette langue qui est un outil formidable. et on n'a pas eu besoin de mêler l'italien à à une religion pour me l'apprendre.
Donc sur le principe, évidemment qu'il faut plutôt euh pouvoir permettre dans un cadre républicain. Et toute la difficulté et la critique qui a souvent été portée, c'est que ça existe déjà l'enseignement de l'arabe comme d'autres langues à l'école et cela dès le primaire. On propose 1 heure et demi de cours en plus par semaine dans nos écoles.
Mais qui le fait ? Souvent des professeurs qui sont et c'est des conventions qui datent d'origine du Maroc, de la Tunisie, d'Algérie. Et c'est là où la question se pose puisque ils sont censés à travers ces cours être encadrés par les lois de la République et notamment la laïcité, les valeurs de la République, l'égalité homme-femme.
Or qu'est-ce qui se passe ? Qu'est-ce qui se passe ? Aujourd'hui, on a découvert que on avait personne qui contrôlait réellement ce qui se passait dans ces coups.
Elcoui peut-être par rapport à à ces arguments. On parle de deux choses différentes. L'enseignement de l'arabe dont je parle, c'est une langue vivante 3.
En gros, en général à partir de la seconde. Ce dont vous parlez, c'est le système des ELCos, les langues et cultures d'origine qui date des années 75 où où il y avait des accords avec des pays qui étaient des pays d'immigration avec l'idée que les enfants, les parents allaient rentrer dans le pays et que donc il fallait leur apprendre la langue et la culture d'origine. Et donc effectivement des États envoient des instituteurs parce que c'est c'est en primaire.
Moi je l'ai fait euh donc je peux je peux en témoigner. C'est c'est pas ces instituteurs qui sont très sélectionnés. Là où il y a vraiment un sujet, c'est peut-être les Turcs parce que les Turcs, il y a une dimension politique dans tout ce que fait l'État turc pour contrôler les franco-turcs.
Mais en fait, on parle de deux choses. On peut être contre les el général ne marche pas pour une raison simple, c'est que l'arabe qui est enseigné, c'est un arabe classique. C'est un donc c'est un arabe qui n'est absolument pas parlé et qui n'a pas d'usage.
Mais moi, ce pourquoi je plaide, c'est pas celui-là. C'est l'arabe à l'école par des professeurs, des enseignants de l'école publique français certifié, agrégé et et le maît à là-dessus, c'est pas une question qui fâche parce que je peux être que d'accord avec vous. La l'école de la République, elle s'enrichit d'avoir ses enfants et ses élèves qui apprennent un maximum de langue.
Et en plus, vous aviez raison de le dire, le reportage le disait bien, il y a une logique aussi de de retrouver ces racines et d'avoir des outils pour mieux comprendre un certain nombre de choses et de textes. Mais par exemple quand on a quand on a fouillé les archives, on a vu que Annie Genevar s'était opposé par exemple en 2016 à Najassem quand elle a voulu développer par de l'enseignement en primaire à l'époque de de Jad Valelassem. Mais je pense que le défi qui est le nôtre, c'est justement de pas attendre le collège.
Et là-dessus, on a on a un enjeu parce que moi, je vois les les gamins qui vont fréquenter euh vous disiez produits d'appel des mosquées. Euh et quand c'est une mosquée euh j'allais dire pignon sur rue sans problème, et ben c'est libre à chacun d'aller évidemment la fréquenter. Mais de fait, vous avez des parents qui se disent "Il faut absolument que mes enfants apprennent la langue de mon pays d'origine." Et ils le mettent dans un un espace religieux sans forcément être en demande de l'apprentissage religieux.
Et là, on a un problème. Donc c'est finalement surtout au primaire qu'il faut se poser la question parce que bien souvent quand les gamins arrivent au collège, c'est déjà trop tard et c'est là où quand ils ont fréquenté les mauvais lieux de culte, il peut y avoir de l'endoctrinement pour le coup. Un mot, un mot là-dessus.
Votre regard. Moi, je suis pas du tout en désaccord. Après, il y a pas de professeur de l'école de la République en primaire.
D'abord parce qu'il y en a pas enfin pour apprendre l'arabe, il y en a quasiment pas pour apprendre l'anglais. Et donc l'arabe, vous voyez le nombre de postes qu'il y a, il est il est quasiment très il est enfin il est très très limité. Dernière chose peut-être aujourd'hui avec l'évolution des choses en fait, il y a tellement plus d'enseignement de l'arabe à l'école publique, c'est que les parents en fait ne le demandent plus.
H donc on a des profs avec des classes qui sont vides ou quasiment vides. C'estàd que il y a un réflexe de se tourner peut-être davantage vers les les écoles coraniqu parce qu'il y a une concurrence. Les écoles coraniques oui enfin il faut disons les mosquées et il y a une concurrence et les gestionnaires des mosquées parce que c'est un produit d'appel parce que c'est aussi une source de revenu en fait explique aux familles que il faut surtout pas apprendre l'arabe à l'école parce que il est mal appris.
La réalité c'est qu'on apprend beaucoup mieux l'arabe à l'école qu'à la mosquée. D'un mot euh pour conclure Vincent Gambrin, votre groupe euh a déposé lui aussi des propositions hein en en réaction à ce rapport sur l'entrisme des frères musulmans. D'un mot, euh ça consiste en quoi ?
J'ai souhaité proposer une proposition de loi pour créer un nouveau délit pour pouvoir faire en sorte que la République qui est attaquée, on le voit bien dans ce rapport, puisse se défendre mieux et c'est-à-dire condamner tout propos, discours, contenu antirépublicain. C'est-à-dire finalement des propos qui viendraient faire une sorte de classement entre ceux qui seraient des suprémacistes parce que pratiquant la bonne religion et les autres. On parle bien évidemment d'extrémistes et donc pour moi c'est fondamental que cette proposition de loi soit proposée.
Ce sera ce sera inscrit à l'ordre du jour prochainement. Vous avez une date alors pour l'instant elle a été déposée aujourd'hui et ça permettra de voir qui la signe puisqu'on a proposé à tous les députés de l'hémicycle de la voter qui sont les République et ceux qui sont les ennemis de la République. Merci à tous les deux d'être venus sur le plateau de de Savourgarde.
C'est fini pour ce soir. Merci à vous pour votre fidélité. Bonne soirée sur LCP. [Musique] He.
Yes.