Labellisation des médias : B. Volloré sort du silence - Le billet de Bertrand Chameroy
Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Attaque 80 %Défensif 20 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:24PrésentateurFait
« Mon groupe, c'est RAF. Pas de méprise, ça n'a rien à voir avec RSF, cette officine zadiste qui est reporter sans frontières. »
- 0:29PrésentateurFait
« Nous c'est RAF, rien à foutre. On n'en a rien à foutre de rien. »
- 0:32PrésentateurFait
« L'ARCOM, RAF. Relayer une info qui n'est pas vérifiée, RAF. La réalité des faits, RAF. Voilà, c'est notre credo. »
- 0:46PrésentateurFait
« Comme il le disait aujourd'hui, pour avoir raison, il suffit de crier le plus fort. »
- 1:01PrésentateurFait
« Macron, son plan secret pour remplacer les journalistes par des reptiliens s'assolde. »
- 1:48PrésentateurFait
« L'État souhaite pucer les journalistes pour mieux les contrôler. »
- 1:52PrésentateurFait
« Et ils vont mettre en place un label AOC pour permettre au public de distinguer les bons des mauvais journalistes. »
Temps de parole
- Présentateur80 %
- Invité15 %
- Auditeur4 %
≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
C'était l'objet de l'édito de Patrick Cohen. Le label contre la désinformation dans les médias fait couler beaucoup d'encre et beaucoup d'intox. Avec nous pour en parler, Bertrand Volloré, PDG du groupe dont on ne doit pas prononcer le nom.
Pourquoi vous ne le prononcez pas, Madame Paracuelos ? Vous avez peur, mon petit ? De quoi au juste ? Mon groupe, c'est RAF. Pas de méprise, ça n'a rien à voir avec RSF, cette officine zadiste qui est reporter sans frontières. Nous c'est RAF, rien à foutre. On n'en a rien à foutre de rien. L'ARCOM, RAF. Relayer une info qui n'est pas vérifiée, RAF. La réalité des faits, RAF. Voilà, c'est notre credo. Les faits, ça n'existe que dans les contes pour enfants, les faits. De toute façon, comme me disait l'autre là, mais si, le hamster donneur de leçon, Patrick Cohen, voilà. Comme il le disait aujourd'hui, pour avoir raison, il suffit de crier le plus fort.
Eh bien, c'est ce que nous faisons chez RAF. On gueule comme des putois exactement ce qu'ils nous chantent et ceux sur tous les supports. Télévision, radio, magazine, livre. Ça dérange certains esprits chagrins, mais vous savez ce que je leur réponds. RAF. Je vous invite d'ailleurs à lire notre grande enquête dans le canard du dimanche le week-end prochain. Macron, son plan secret pour remplacer les journalistes par des reptiliens s'assolde. Si c'est vrai, c'est très grave. Et si c'est faux, c'est trop tard. On a déjà lancé les rotatives. Oui, on imprime le mardi pour le dimanche. Ça permet de réaliser des économies considérables.
Moi, je ne vous cache pas que cette histoire de la belle délivrée par le ministère de la vérité vraie est très préoccupante.
Orwell ! Macron, c'est Orwell ! 1984 ! Va des rétros ! Le diable s'habille en prafda !
Oh non, mais qui a encore laissé la porte du plateau ouverte ? Philippe s'est encore échappé. Fifi ! Fifi ! Fifi ! Écoute papa et retourne sur ton plateau. Voilà, c'est bien. Et retire ce chapeau à grelots, c'est ridicule. Excusez-le, il a parfois besoin de prendre l'air. Quand on passe sa vie en plateau ou en studio, sortir boire un petit café dans une brasserie, ça fait du bien de temps à autre. Vous en savez quelque chose, monsieur Cohen ? J'en étais où ? Oui, tout cela est très préoccupant. D'autant que selon mes infos, ce n'est que la première étape de leur plan machiavélique. L'État souhaite pucer les journalistes pour mieux les contrôler. Ne dites pas que c'est faux.
Ça n'est pas faux puisque je vous dis que c'est vrai. Et ils vont mettre en place un label AOC pour permettre au public de distinguer les bons des mauvais journalistes. Il y a le journaliste bio à l'ancienne, élevé au grain, qui enquête et vérifie. Dieu que c'est archaïque. Qui travaille à la main, pâte et d'encre sur les doigts. Qui sent la clope et le brouille en rentrant de déjeuner avec des taches de sauce sur la cravate. Mais plein d'infos recoupées. Puis il y a le journaliste de batterie. C'est l'option que j'ai choisie chez RF. Il ne quitte pas le studio, il ne voit jamais le terrain. Mais ce n'est pas de la maltraitance. C'est surtout que ça ne coûte rien et que ça rapporte un max.
Un seul journaliste est capable de me pondre des éditos pour mes journaux et magazines et d'animer des tranches de deux heures sur mes antennes télé et radio. Tout ça pour peanuts. Alors que votre du AML, je ne sais pas combien il vous coûte. Mais à part demander à Clooney s'il aime les TGV pendant de vous le lire, vous vous êtes fait enfler. Bon, ce n'est pas tout, mais je file à la rédac d'un Fox News. Je dois valider notre vraie info inventée du jour.
Merci Bertrand Chameroy. Vous écoutez la grande matinale de France Inter. Il est 8h01.