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interviewPublic Sénat (sur YouTube)· 9 novembre 2023 26 min

"Nous n'avons pas dit que l'immigration doit être inexistante, elle doit être contrôlée et limitée"

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

[Musique] merci Muriel Jourda de nous accompagner pendant cette première demi-heure d'autant que la nuit a été courte puisque évidemment on va longuement parler du projet de loi immigration dont vous êtes la rapporteur vous êtes élu du morbill en membre du groupe les républicains on parle du texte dans quelques instants mais d'abord un mot sur l'actualité Gérard Larché qui était donc au au 20h de TF1 hier soir en compagnie diel brun pivé qui ils ont dit qu'il ne défileraient pas à côté du rassemblement dimanche le de la marche civique contre l'antisémitisme à laquelle ils ont appelé est-ce que la présence du RN est un problème pour vous alors d'abord j'ai cru comprendre tout de même que c'était une marche civique comme vous l'avez indiqué de sorte que ce ne sont pas les partis politiques qui sont invités à cette marche et et que enité la question de devrait pas se poser de savoir si on défie d'à côté ou pas du RN le RN viendra s'il estime pouvoir manifester à cette marche civique viendra-t-il avec ou sans arrière-pensé je crois que c'est un peu la question enfin euh la question du RN elle est aussi un peu celui de de son fondateur celui de Jean-Marie Le Pen dont on sait que les propos étaient assez décomplexés à l'égard de la choix et et évidemment on ne peut que se poser la question toujours de savoir si cette matrice antisémite n'a pas perduré sachant que Jordane Bardella a indiquait qu'il pensait que Jean-Marie Le Pen n'était pas antisémite est-ce que du coup c'est un problème parce que c'était plus que des propos décomplexés il a été condamné pour antisémitisme et vous l'avez dit Jordan bardellaa dimanche dit je ne crois pas que Jean-Marie Le Pen était antisémite est-ce que dans ces conditions ils peuvent venir à cette marche il y a il y a une ambiguïé qui est certaine après c'est une marche qui est civique chacun peut y venir donc moi ça ne me paraît pas poser de difficulté et et je dirais qu' enfin cette question de l'antisémitisme dans le rassemblement national évidemment il faut se la poser parce que l'histoire même du rassemblement national impose de la poser mais je suis je dirais moins choqué par le fait que le RN veut y aller peut-être avec des arrièrepensé encore une fois ne nous trompons pas que par le fait que la France insoumise ne veuille pas y aller dire ne cachons pas les choses entre ceux qui veulent défiler contre l'antisémitisme et ceux qui s'y refusent condamnons plutôt ce qui s'y refuse ouais comment vous l'expliquez l'absence de de la France insoumise c'est pas uniquement la présence du rassemblement national non non je ne pense pas le le si si j'ai bien vu l'actualité mais vous comprenez que la mienne est un peu changée en ce moment et que que je la lis peut-être un peu en filigran en réalité il y a un certain nombre d'excuses qui sont données pour ne pas manifester contre l'antis contre l'antisémitisme alors que les fill manifestent plus volonté avec d'autres religions et et notamment non pas les musulmans mais les islamistes donc l'un explique sans doute l'autre on va parler de votre actualité puisque vous êtes rapporteur du projet de loi immigration qui é examiné par le Sénat jusque tard dans la nuit hier et ça va continuer aujourd'hui et hier vous êtes attaqué au sujet le plus clivant de ce texte c'est la régul des travailleurs dans les métiers en tension on va voir les temps forts de la séance avec Samia [Musique] dechia bonjour Samia bonjouri bonjour m jourd bonjour et samen vous aussi vous avez suivi jusque très tard les discussions sur ce projet de loi immigration et on examina hier l'article plus controversé oui le fameux article 3 Orian qui a été supprimé hier par le Sénat c'est l'article qui prévoyait la régularisation de droit pour les travailleurs en situation irrégulière dans les métiers en tension la droite n'en voulait pas elle en avait fait une ligne rouge mais ses alliés du centre eux y tenaient ils ont donc ensemble trouvé un accord et la première partie de cet accord c'était donc la suppression de l'article 3 elle a été votée hier soir à 191 voix contre 138 le résultat en fait il était connu d'avance hein bien sûr mais ça n'a pas empêché de très vif débats hier soir au Sénat on regarde tout de suite un extrait l'immigration serait incontrôlable c'est faux aucune statistique ne le valide vous êtes à côté ce débat est un débat parallèle est un un monde parallèle par rapport à la réalité les Françaises et les Français les entreprises les citoyens du sén on peut penser comme Monsieur jado que l'immigration aucun problème mais manifestement nous ne vivons pas dans le même monde oui nous voulons contrôler l'immigration pour que les gens la dignité des personnes ce n'est pas de leur dire venez en France restez dans la clandestinité parce que plus tard vous serez régularisé et çaent l'article 3 donc était supprimé du projet de loi immigration à la demande de la droite mais ce cas obtenu le centre dans cet accord c'est l'écriture d'un nouvel article sur la la régularisation oui pas toujours facile à dire exite l'article 3 place à l'article 4 bis c'est le fruit de l'accord donc le fameux accord entre la droite et le centre il prévoit que les régularisation dans les métiers enenstion elles vont rester à la main des préfets comme c'est déjà le cas aujourd'hui he en fait alors qu'à la base de ce que proposait le gouvernement c'était une régularisation de droit inscrite dans la loi ce sera donc laissé à la libre appréciation des préfets mais les centristes y tenit les candidats à la régularisation n'auront plus besoin d'une promesse d'embauche de leur employé qui pouvait être difficile à obtenir alors voilà qui a semblé satisfaire un peu tout le monde la droite le centre et puis le gouvernement Gérald d'Anin a jugé cet accord acceptable il s'en est expliqué hier l'important comme je me suis déjà exprimé c'est l'esprit de compromis que veut le gouvernement pour avoir l'essentiel de ce qu'il demande la première volonté du gouvernement était de mettre fin à à ce ce ce servage d'un temps moderne que l'employeur pouvait s'opposer à à la régularisation de son employé qui pourtant demandait la régularisation alors ça c'est ce que dit Gérald d'in sauf que la gauche elleelle dit que c'est faux parce que votre article 4 bis Muriel Jourda il prévoit quand même que le préfet peut vérifier auprès de l'employeur la réalité et la nature du travail du demandeur ce qui revient quand même un peu non à laisser de nouveau la main à l'employeur pour la régularisation alors pas du tout la vérification du travail c'est la vérification de la réalité de ce dont se prévaut le travailleur irrégulier c'est-à-dire la vérification de la réalisation des conditions de la régularisation l'effectivité tout de même d'un travail ça n'est pas tout à fait la même chose et même pas du tout la même chose que la régularisation aujourd'hui qui implique que ce soit l'employeur qui dépose une promesse d'embauche et un contrat de travail ce qui veut dire qu'il doit avoir une participation effective qu'on vienne dans l'entreprise vérifier la réalité du travail qu'on vienent aussi vérifier les pratiques de l'employeur ça ne met pas l'employeur en situation de devoir partir anticiper il est contrôlé mais il peut pas vouir avouer qu'il emploie une personne en situation régulière et donc nier qu'il que qu'il a bien fait travailler cette personne une enquête ne ne se résume pas à interroger l'employeur lui demandant alors Monsieur oui ou non une enquête dans une entreprise peut-être un peu plus poussée tout de même que cela et sera un peu plus poussé que cela et permettra aussi de vérifier la situation de l'intégralité des autres salariés éventuel donc c'est tout à fait l'inverse du fait qu'on demande à l'employeur de participer on contrôle l'employeur et ses pratiques et on vérifie la réalité du travail on se trouve dans une situation tout à fait différente de celle qui existe aujourd'hui pour la régularisation qui existe hein l'admission exceptionnelle au séjour elle existe depuis fort longtemps mais elle nécessite une démarche conjointe de l'employeur et de la personne qui travaille en situation irrégulière du coup il y aura pas de régularisation automatique ce sont les préfets qui vont décider au cas par cas qui est régularisé ou pas comment on est sûr qu'il y a une égalité de traitement quel que soit euh la préfecture dans laquelle déposer la demande de régularisation il ne peut pas y avoir une égalité de traitement au sens où on l'entend en tout cas elle a été débatue hier puisque c'est de la casuistique il y a une multiplicité de cas différents l'admission exceptionnelle au séjour c'est précisément son but le le le principe que nous avons défendu nous et que il y a des règles c'est ainsi une politique migratoire sont des règles des règles pour rentrer des règles pour rester et des règles pour travailler il faut une autorisation de travail quand on enfrain ses règles on est en l'irrégularité et on ne peut pas se résigner baissant les bras en disant bah oui ils sont dans larégularité bah tant pis renonçons aux règles que nous avons instauré le principe est que on sanctionne ceux qui sont dans l'irrégularités et on ne leur permet pas de poursuivre leur parcours dans lesirrégularités mais à titre exceptionnel puisque le principe est que l'irrégularité est sanctionner à titre exceptionnel l'irrégularité peut malgré tout être régularisée c'est l'admission exceptionnelle au séjour et dans ce cas-là effectivement on va au cas par cas vérifier quelle est la situation réelle de la personne au regard de l'emploi bien sûr mais aussi et et là nous l'avons rajouté dans le texte au regard de son intégration alors justement le le cas par cas c'est pas la seule différence entre ce que proposait le gouvernement et ce que vous avez réécrit vous le disiez vous avez aussi durci les conditions de régularisation par les préfets on va y voir d'un peu plus près ce que vous proposez les candidats à la régularisation devront désormais avoir travaillé 12 mois au lieu de 8 dans la version proposée par le gouvernement ils devront on aussi désormais prouvé leur insertion sociale et familiale leur respect de l'ordre public et puis leur adhésion au mode de vie et aux valeur de la communauté nationale un durcissement évidemment rejeté en bloc par la gauche on regarde l'intervention à ce propos de la sénatrice Mélanie Vogel peux aller faire une recherche sur Google pour savoir ce que c'était les valeurs et les modes de vie de la société française al il y a beaucoup de sources différentes c'est au hasard fait la même chose une enquête du C NRS de 2019 je vous en cite une partie les Français veulent choisir leur manière de vivre et cela se retrouve dans tous les domaines de la vie acceptation du divorce de l'avortement de l'homosexualité du suicide de l'eutanasie la progression du libéralisme des meurs est évidente alors moi je veux bien mais je m'inquiète pour vous je m'inquiète pour vous alors comment on fait concrètement Murel jourin pour s'assurer d'une adhésion à un mode de vie français c'est quand même un critère qui peut sembler très subjectif c'est un critère qui peut sembler très subjectif mais je pense qu' est assez bien compris par no compatriotes nous avons et d'ailleurs ça a été cité notamment par mes collègues une de nos collègues du groupe socialiste à propos de naturalisation le débat était autre elle nous citait l'exemple d'une jeune fille qui pourrait être dans une famille dans laquelle elle lui serait interdit de manifester son consentement pour devenir française alors que elle n'est pas née française et ses parents sont de nationalité étrangèr ben je pense que tout le monde aura compris qu'il y a un certains type de famille dans lesquels les femmes ne sont pas traitées à égalité avec les hommes et les femmes restent à la maison ça nous a été dit sans sourciller par nos collègues du groupe de gauche euh et cela bah ça n'est pas un mode de vie tout à fait à la française me semble-t-il où les femmes sont à égalité avec les hommes et quand on a des familles dans lesquelles ça n'est pas réel on ne peut pas avoir une intégration mais alors on on refuse la régularisation à qui dans ce cas de figure très précis à l'homme ou à la femme de la famille on refuse la régularisation la personne qui la demande et si c'est l'homme et bien ça sera l'homme qui maltraite ainsi les femmes de sa famille je veux dire à un moment il faut être cohérent dans ce qu'on fait nous nous n'avons pas dit que l'immigration devait être inexistante nous avons simplement dit qu'elle devait être contrôlée et limitée parceil a un constat que nousons il un constat que moi je fais depuis ça fait 4 ans que je rapporte le budget de l'immigration avec mon corrapporteur Monsieur B carer François Noel buffet président de la commission des lois le faisait avant moi la réalité c'est que quel que soit les sommes d'argent qu'on peut mettre la masse qu'on ne contrôle pas d'immigration qui arrive elle ne permet ni d'accueillir ni d'intégrer ni même de faire respecter la loi parce que les gens qui sont Sion régulière on arrive même plus à leur dire vous n'êtes pas dans les règles vous ne devez pas rester sur le territoire qui la moindre des choses on ne peut tout de même pas nous reprocher de vous appliquer la loi que nous avons voté donc il est évident qu'à un moment il va falloir contrôler c'est ce contrôle que nous voulons et ce contrôle il doit permettre l'intégration on ne va pas garder sur notre territoire des gens qui sont irréguliers et qui ne sont même pas intégrés au mode de vie français et il y en a enfin on va pas se cacherè son petit doigt il y en a l'égalité hommes-femmes n'est pas très acceptable dans certains milieux et souvent lié à la religion la laïcité n'est pas acceptée dans certains milieux et souvent aussi il y a à la religion par définition la laïcité il y a région quand vous vivez quand vous venez d'un pays dans lequel le Coran est la loi personnelle la loi religieuse évidemment mais aussi la loi civile la loi pénale et c'est le cas c'est le cas moi j'ai suivi une conférence sur la finance islamique parce que c'est aussi le Coran qui dit quel est le droit bancaire en France le droit bancaire n'est pas calqué sur les quatre évangiles je veux dire on a une religion qui par nature a vocation à régir tous les pans de la vie c'est ainsi jeque pas c'est uneé je dis simplement que c'est beaucoup plus compliqué pour les gens qui vivent dans cette religion de vivre et d'accepter la notion de laïcité en tout cas ça demande un effort extrêmement élevé sur cet article 3 que vous vouliez supprimer pour éviter un appel d'air c'est ce que vous disiez vous avez entendu Yannick jade en séance qui dit que vous vivez dans un monde parallèle et qu'aucune statistique ne prouve qu'il y aurait un appel d'air qu'est-ce que vous dites de ça je n'ai pas souvenir qu'on a parlé d'un appel d'air après moi je je n'ai je n'ai jamais pris cet article y compris sur votre plateau sous la forme de l'appel d'air ce qui m'a toujours dérangé dans l'article 3 et ce qui était notre vraie ligne rouge c'est c'est que on faisait créer à une situation de fraude on permettait à une situation de fraude continue puisque ce qu'on disait c'est vous si vous justifiez que vous avez été en irrégularité suffisamment longtemps vous aurez automatiquement un titre de séjour c'est-à-dire voilà si on fraude assez longtemps et assez habilement ça va être créateur de droit il y a principe de droit qui est assez simple et que tout le monde peut comprendre la fraude corromp tout c'està-dire que la fraude ne peut pas être créatrice de droit là on inversait ce principe d'une façon assez scandaleuse on sortait du cas par cas c'est-à-dire qu' ça entraîné une régularisation massive donc très honnêtement personne ne savait dire quel était le volume de la régularisation et là où ça peut être un appel d'air alors ce qui est contesté par le ministre qui nous dit attendez ce dispositif est limité dans le temps c'est que aujourd'hui il y a quand même des filièr qui se crée et et on peut parfaitement créer toute pièce et de façon mensongère un dossier qui est est destiné à démontrer qu'on est depuis tant de temps sur le territoire et qu'on est finalement dans les conditions de régularisation % des employeurs sont des étrangers les filières on les voit les employeurs près de 50 % des employeurs de clandestins sont des étrangers eux-mêmes enfin ne soyons pas naïfs les filières peuvent se mettre en place pour permettre la régularisation mais même avec votre article alors certes c'est du cas par cas mais il y a quand même des gens arrivés en situation irrégulière qui finiront par obtenir un titre de séjour c'est déjà le cas mais encore une fois nous ne défendons pas la l'absence de régularisation ce serait ce serait je crois assez peu réaliste et et parfois bien sûr enfin la régularisation met un peu d'humanité là où les règles sont sèches et il est nécessaire d'avoir cette soupape mais c'est une soupape ça n'est pas un principe et dans le système qui existe aujourd'hui he l'admission exceptionnelle au séjour qui est à la main du préfet le préfet garde la main ça ne sont plus aujourd'hui nous passions aux filières de passeur le soin de contrôler la politique migratoire de la France il y a quand même quelque chose qui n'a pas été beaucoup évoqué hier en séance c'est la le délai d'attente qui est très long dans les préfectures he pour les personnes qui demandent une régularisation auprès des préfets là vous avez augmenté considérablement la liste de critères donc ça peut prendre encore plus de temps or votre texte il ne prévoit pas de moyens supplémentaires dans les préfectures est-ce que vous n'allez pas créer une embolie encore plus importante dans les services des préfectures alors notre texte n'est pas une projet de loi de finance donc nous ne pouvons pas créer des moyens dans la mesure où le texte serait voté dans les deux chambres ce qui reste à démontrer il appartiendra au gouvernement de créer les moyens à hauteur de la politique qui est mise en œuvre donc ça n'est pas dans un texte tel que celui que nous avons voté que nous pouvons créer des moyens mais bien sûr qu'il faudra des moyens à la hauteur de de de la tâche mais je vous dirais qu'aujourd'hui vous allez bienentô avoir l'occasion régulariser tout le monde n'aurait pas demandé moins de moyens on va on va parler de la suite du texte mais un mot sur un autre article parce qu'il y avait l'article 3 mais il y avait aussi l'article 4 qui posait problème oui he c'est c'est l'article qui proposait d'autoriser certains demandeurs d'asile à pouvoir travailler dès le dépôt de leur demande actuellement ils doivent attendre 6 mois et ils touchent en attendant une allocation de 6,80 € par jour pour une personne seule ce que proposait le texte du Gouvernement c'était de supprimer ce délai he pour les demandeurs d'asile qui bénéficient d'une haute protection ceux qui viennent par exemple d'Afghanistan et dont on est à peu près sûr qu'ils vont l'obtenir cette demande d'asile mais là encore la droite étit contre elle a donc fait supprimer cet article ce qui a encore une fois prop provoqué l'indignation de la gauche regardez l'intervention de Yan brossa la question est assez simple de savoir si on préfère que les gens vivent de leur travail ou si on préfère que les gens vivent des revenus de l'assistance et je suis quand même un peu étonné de voir les les sénateurs la droite de cet hémicycle nous expliquer qu'il préfère que les gens vivent de l'assistance plutôt que du travail qu'est-ce que vous répondis à l'étonnement de Dian brossa mur J il aura d'autres étonnements sans doute mais nous n'avons pas envisagé la questions sous sé d'cle évidemment que nous avons toujours préféré que les gens vivent de leur travail que de l'assistance la question est de est de savoir que effectivement nous voulons lutter contre le fait de dev voir régulariser des gens et de devoir admis devant la politique du fait accompli le travail euh c'est un des motifs de régularisation les plus importants alors nous ne souhaitons pas nous-mêm créer des des motifs dans lesquels les gens ne bénéficieraient d'aucune protection se trouveraiit donc en situation irrégulière mais arriveraiit à se faire régularisé par le travail ce qu'il faut arriver à faire et les délais commencent à être corrects c'est de pouvoir instruire très rapidement les demandes pendant ce temps-là d'ailleurs c'est la directive européenne je ve dire nous sommes un des rares pays à solliciter est ce que le demandeur d'asile travaille d dès le premier jour la plupart du temps le délai de 9 mois c'est le délai maximum nous l'avions ramené quand je dis nous pas tout à fait la droite mais il avait été ramené à 6 mois la réalité c'est qu'il ne faut pas créer de situations où euh ce prévalent d'une situation de travail et bien des gens qui n'auraient aucun titre à rester sur le territoire arriveraient tout de même à demander le régularisation le le le premier souhait que nous avons eu dans ce texte c'est quand même de maîtriser l'immigration et pas de créer des situations où nous serions en en situation de devoir régulariser ou de pouvoir régulariser donc not logique elle est celle-là évidemment que personne ne souhaite en tout cas nous ne le souhaitons pas que ça soit l'Assistance publique qui qui pie au fruit du travail on va parler de la suite du texte puisque il va aller à l'Assemblée en décembre et puis après vous allez vous mettre autour de la table avec les députés sauf que Sacha aoulier le président de la commission des lois de l'Assemblée nationale dit ce matin dans le figarou qui rétablira le texte ambitieux de l'exécutif donc l'article 3 qu'est-ce que vous dites de ça et est-ce qu'un compromis sera possible du coup je dis d'abord c'est assez inélégant avant même que le texte soit voté et je crois que l'interview était même donné avant que nous ayons voté l'article 3 que de dire que tout sera défait après le jeu des institutions se fera c'est-à-dire que un texte sortira d'ici ce qui est plutôt une bonne chose ce texte sortira il ira l'Assemblée nationale l'Assemblée nationale fera ce qu'elle a à faire monsieur Houlier pense qu'il va pouvoir rétablir le texte qu'il souhaite parce que j'observais quand même c'est que la majorité est relative et qu'elle est traversé de mouvements politiques divers et qui ne disent pas tous la même chose y compris au sein du gouvernement donc nous verrons quelle est la façon dont ce texte sera traité nous verrons s'il passe 1493 au quel cas il n'y aura pas de CMP il n'y aura pas de commission mixte paritaire si le 493 est mise en œuvre pour vous il est pas exclu malgré l'accord au Sénat ce 493 moi ce n'est pas à moi d'en décider vous savez que nous ne connaissons même pas le principe du 493 ici donc bon ça reste mystérieux pour nous encore mais beaucoup plus sérieusement c'est le gouvernement qui décidera de ce qu'il fait et c'est le gouvernement qu' décidera au vu des circonstances qui lui seront opposé et de la majorité qu'il pourra ou pas dégager il ne l'a pas à l'Assemblée nationale donc ça c'est un sujet qui dépasse très largement le Sénat nous verrons ensuite si nous allons vers une commission mixte paritaire il y a évidemment des choses que nous n'admettrons pas lesquels d'abord l'article 3 et d'autres oh bien sûr il y en aura d'autres la MU et la mu me paraissent la me et la Muu me paraissent un sujet sur lequel nous pourrons facilement être en désaccord merci Samia à tout à l'heure à tout à l'heure pour parler de la marche contre l'antisémitisme ce sera à suivre dans le club pour terminer on va aller voir l'actualité dans votre région bretonne on va à Rennes retrouver Stéphane bet bonjour Stéphane merci d'être avec nous directeur de l'information de tven Stéphane Stéphane voulaz revenir évidemment sur les tempêtes qui ont touché ces derniers jours la région Bretagne et le morbillant qui a été l'un des premiers départements touchés oui madame la sénatrice a suivi avec beaucoup d'attention ce qui s'est passé avec vraiment de de des vents incroyables dans cette nuit du 1er au 2 novembre dernier et ça c'est suivi encore pendant plusieurs jours les dégâts ont été très très importants on pense aux coupures d'électricité 33000 foyers sont encore privés sur l'ensemble de la Bretagne 4000 uniquement dans le le morbillan mais il y a deux chiffres que l'on peut donner dans ce très beau département de cette Bretagne Sud il y a eu quand même pratiquement euh 200 arbres retrouvés sur sur les routes il y a eu également énormément de toitures endommagées et puis l'activité agricole a payé un très lourd tribut donc vraiment il faut quand même dire que vous voyez 12200 arbres dans le morbillant ont été couchés et on pense à cet arbre mythique de la forêt de brosséiand le le Pontus qui a été lui aussi complètement couché par cette terrible tempête hier la région Bretagne a donné une aide d'urgence euh d'un million d'euros madame la sénatrice est-ce qu'il est temps aujourd'hui pour l'État les banques et les assurances d'enclencher aussi ce mouvement pour aider principalement toutes les activités agricole maréchair à repartir alors bonjour monsieur euh effectivement euh il y a une difficulté majeure pour les les activités agricoles euh suite à cette tempête l'état de catastrophe naturelle peut permettre d'indemniser notamment les entreprises et j'entendais tout à l'heure au sein même de cette émission le ministre de l'Intérieur indiqué que l'État prendrait sa part dans dans l'indemnisation de ceux qui sont victimes des des éléments naturels dont bien sûr les agriculteurs dont on sait qu'ils ont toujours été très météodépendants mais là c'est effectivement assez dramatique ce qui s'est passé donc bien sûr il faudra venir au secours dans le cadre d'un système d'assurance dans le cadre d'un système d'assurance à ceux qui ont qui ont subi cette cette tempête d'une façon incroyablement dramatique pour l'activité professionnelle Stéphane un dernier mot mais très rapidement oui un dernier mot le morbillan aussi est assujetti un peu aux vagues submersion on sait que depuis très très depuis de très nombreuses années cette façade atlantique souffre là aussi il y a peut-être vraiment de de fortes mesures à faire pour préserver ce ce littoral je crois que malheureusement nous avons un peu manqué de de mettre en œuvre ces mesures il fut un temps où nous n'aurions pas dû construire un temps où c'était d'ailleurs l'État qui délivrait les permis de construire où nous avons construit en des lieux dont chacun savait qu'ils étaient submersibles quand je dis chacun c'était les ancien depuis toujours si je puis me permettre et et le fait d'avoir d'avoir construit crée une vraie difficulté alors il y a des plans qui se mettent en place les plans de sumersion existe les plans de prévention des inondations les populations prennent ça avec une certaine philosophie je vous dirais et il y a quelques années après après la tempête de 2018 moi j'habite à proximité d'une presquî j'ai constaté que le prix des maisons de baissait pas donc on a une situation dont on sait qu'elle est potentiellement dangereuse qui n'a pas été quand même complètement intégrée par la population qu'il a été par les élus locaux puisque ces plans se mettent en place mais certains ont admis que parfois les presquîes se transformeraient en île et et que nous nous trouverions dans cette situation merci Stéphane benier merci beaucoup d'avoir été avec nous depuis la Bretagne merci Muriel et on suivra bien sûr toute la journée la suite de l'examen de ce projet de immigration dont vous êtes la rapporteur merci d'avoir été sur notre plateau