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Discours / meetingLeMediaHuit· 18 mai 2026 9 minAutoproduitActualité / polémiqueÉconomie & entreprisesSécuritéEnvironnement & énergieInstitutions & élections

10 MINUTES de pur sarcasme par Claude Malhuret !

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Attaque 85 %Défensif 15 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:15Claude MalhuretFait
    « Tout ce qui bouge, on le taxe. Tout ce qui bouge encore, on le réglemente. Tout ce qui ne bouge plus, on le subventionne. »
  • 0:45Claude MalhuretFait
    « Pour sauver le monde de la pandémie, il a fallu sacrifier l'économie. »
  • 2:15Claude MalhuretFait
    « Les rois d'autrefois avaient déjà trouvé une solution qui consistait à trancher la tête de leurs créanciers. »
  • 3:30Claude MalhuretFait
    « La France possède tout de même le seul syndicat au monde qui a déposé un préavis de grève le jour du déconfinement. »
  • 7:30Claude MalhuretFait
    « Le racisme n'est pas du côté de ceux qu'on accuse aujourd'hui, mais du côté des faux antiracistes, que sont les racialistes, les indigénistes et les décoloniaux. »
  • 8:30Claude MalhuretFait
    « Ce qui menace les Français, ce sont les terroristes, les criminels, les dealers et les bandes armées de Kalashnikov dans les rues. Ce n'est pas la police. »
  • 9:30Claude MalhuretFait
    « Chaque crise depuis le traité de Rome a failli emporter l'Europe et chaque crise l'a renforcé. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

avec une méthode simple. Tout ce qui bouge, on le taxe. Tout ce qui bouge encore, on le réglemente.

Tout ce qui ne bouge plus, on le subventionne. Monsieur le Premier ministre, pendant la guerre du Vietnam, le monde entier s'était moqué d'un commandant américain accusé d'avoir rasé un village qui avait eu cette explication bizarre. Lorsque nous sommes arrivés, l'ennemi était déjà là.

Pour sauver le village, nous avons dû le détruire. Aujourd'hui, pour sauver le monde de la pandémie, il a fallu sacrifier l'économie. Voilà la situation redoutable dans laquelle vous entamez votre mandat.

Autant dire qu'on vous a confié un job à 10000 aspirines, monsieur le premier ministre. Mais il faut toujours regarder le bon côté des choses, surtout quand il n'y en a pas. Le temps dont je dispose étant inversement proportionnel à l'ampleur du sujet, je me bornerai à trois réflexions.

La première est le mythe de l'État père Noël. La France va sortir et serait de la crise. Les démagogues vont se déchaîner et d'abord les marchands d'illusion de la dépense publique illimitée alimenté par l'improbable quituor Soros Min Pigas Mélenchon qui ont décidé de promouvoir en commun l'idée qu'il est devenu ring de rembourser ses dettes.

Les rois d'autrefois avaient déjà trouvé une solution qui consistait à trancher la tête de leurs créanciers. Le monde est devenu plus doux. Aujourd'hui, on nous propose seulement de les ruiner.

Les économistes s'affrontent désormais là-dessus sur Twitter et sur BFM comme les médecins sur la chloroquine. Le principal intérêt de ces débats est de redonner des lettres de noblesse aux astrologues. Mais ce qui est grave, c'est que cette croyance va faire déployer toutes les banderoles à la rentrée puisqu'elle implique qu'il n'y a plus de limite au financement à crédit et à l'infini de toutes les politiques publiques.

Elle renforce l'idée bien française que l'argent public est comme l'eau bénite et que chacun peut se servir. Bien sûr, pour l'heure, il n'y a pas d'autre solution que le kénésianisme sous stéroïde adopté par le monde entier et qui nous a tellement manqué en 2009 de la part d'une banque centrale européenne plus proche d'un club sadomazochiste que de la bouée de sauvetage qui nous aurait remis à flot. Et vous avez [applaudissements] et vous avez raison d'y recourir, mais gardons-nous de confondre plans de relance et financement de déficit incontrôlés.

Sinon, vu la dette que nous laisserons à nos enfants, nous ne devrons plus être surpris que les bébés crient à la naissance. Je dis cela parce qu'on ne parle à juste titre que de l'emploi. On a parfois l'impression que certains de nos concitoyens éprouvent quelques peines à envisager la reprise du travail.

La France possède tout de même le seul syndicat au monde qui a déposé un préavis de grève le jour du déconfinement et traîné au tribunal les entreprises qui redémarraient à Grand Pine. [applaudissements] [applaudissements] Le président de la République avait déclaré en avril dernier il n'y a pas d'argent magique. Puissiez-vous, monsieur le Premier ministre, tenir ce cap et expliquer sans relâche que la clé de la reprise est le travail, pas l'argent tombé du ciel.

Ma deuxième remarque, depuis les élections municipales, nous sommes tous écolos. Le bonheur est dans le prêt. C'est une excellente nouvelle mais quelle écologie !

Le tout le monde il est beau, tout le monde il est écolo et trompeur. Car il y a deux écologies, je crois que vous l'avez dit hier à l'Assemblée, monsieur le premier ministre, celle de la croissance et celle de la décroissance. La convention citoyenne a accouché de trois sortes de mesures.

Des mesures techniques souvent déjà entreprises comme la rénovation des logements, pas de problème. D'autre part, des solutions à la française qui ne coûtent rien, proclament des bons sentiments et rendent les lois bavardes. L'environnement dans la Constitution ou le crime d'écocide par exemple.

Elles ne feront que gonfler encore nos codes qui ressemblent déjà à des sculptures de Jeff Couns. Et enfin, un catalogue de contrainte qui sont le fond de commerce des ONG décroissantes. La décroissance et l'opium des bobos comme nous l'ons prouvé réclamant récemment avec éclat en une du monde dans une proclamation aussi subversive que du fromage à tartiner.

Une brochette de star kérosène au bilan carbone le plus élevé de la de la planète. C'est risible mais ça n'est pas drôle. Ce qui est ennuyeux, c'est que la convention s'est gardé de répondre aux questions essentiel.

Comment parvenir à une énergie décarbonée dans l'hypothèse où on décide de se passer du nucléaire ? Comment faire cesser l'hypocrisie de l'importation de millions de tonnes d'OGM tout en interdisant les OGM à nos agriculteurs ? Comment faire payer les émissions de carbone chez nous et à nos frontières ?

Et surtout, quelles sont les pistes pour la seule solution réaliste au défis climatique ? La croissance verte, l'innovation, les nouvelles énergie, les start-up, la recherche et développement, le capital risque, la formation. La France a saboté son industrie, s'aborder son industrie avec une méthode simple.

Tout ce qui bouge, on le taxe. Tout ce qui bouge encore, on le réglemente. Tout ce qui ne bouge plus, on le subventionne. [applaudissements] L'Europe a raté la grande révolution des 40 dernières années, le numérique.

Une prochaine révolution est celle des industries de la transition écologique que notre absence de pétrole devrait nous faire aborder avec plus d'atout concurrents freinés par les lobby de l'or noir. L'avenir est là, pas dans l'écologie du gentil avec les arbres, méchant avec les hommes qui ne fait croître que les ronds-points. Votre troisème défi est celui du régalien.

La situation est critique. Alors que de nombreuses catégories de français à commencer par les soignants et les premiers de corvé ont été admirable, les droits de retrait dans l'administration ont atteint des sommets. La justice a quasiment suspendu son activité pendant 3 mois, les greffiers n'ayant pas les moyens de télétravailler.

Mais le dossier le plus alarmant est celui de la police. Sa crise touche aujourd'hui sa légitimité, ses doctrines d'intervention, son organisation et ses fonctionnaires. Pas de chance pour nos policiers.

Après le chewinggum, le McDo, les western et le rock and roll, on importe aujourd'hui d'Amérique les névroses sur la race qui n'ont rien à faire sur nos terres universalistes. [applaudissements] Et le pauvre policier de banlieu est désormais traité de ports comme celui de Chicago. Il est temps que les politiques, les journalistes, les intellectuels et surtout ceux du camp du bien terrorisés depuis toujours par la panique de ne pas être du côté des victimes, prennent conscience que le racisme n'est pas du côté de ceux qu'on accuse aujourd'hui, mais du côté des faux antiracistes, que sont les racialistes, les indigénistes et les décoloniaux. [applaudissements] Écoutons la leçon de lucidité d'Abnus Chalmani qui nous dit, je cite, "Une image m'a glacé lors de la manifestation pour Adam Traoré.

Un policier noir se fait harceler par la foule qui lui crie vendu ta pas honte. reprocher un homme noir d'être un policier et qui vaut exactement à interdire à un homme noir l'accès à la députation à un bar ou un mariage mixte sous prétexte de sa couleur. Ce qui raisonne dans ce discours, c'est la prison de la victimisation et de l'essentialisation.

Fin de citation. Nous attendons de votre gouvernement qu'il trouve les mots pour s'opposer à cette tragicomédie burlesque. Autant que de moyens, ce dont on besoin aujourd'hui les policiers, c'est de respect et de considération.

Il faut répondre à ceux qui ont décidé de discréditer la police pour mieux discréditer l'État que ce qui menace les Français. Ce sont les terroristes, les criminels, les dealers et les bandes armées de Kalashnikov dans les rues. Ce n'est pas la police. [applaudissements] Un dernier mot, il ne faut jamais gâcher une crise, disait Obama.

Et je voudrais terminer sur l'immense et paradoxale opportunité que nous offre celle-ci en saluant l'accord franco-allemand sur le plan de relance européen. Si nous arrivons à convaincre nos partenaires, alors la crise du coronavirus aura pour conséquence un grand pas en avant de l'Europe. C'est pour payer l'énorme d'aide de la guerre contre les Anglais que les Américains ont pour la première fois rassemblé leurs États et lancé la marche vers les États-Unis d'Amérique.

Pour l'Europe, ce premier pas en vue de l'amorisation financière, budgétaire et fiscale est essentiel. Nietzsche disait l'Europe ne se fera qu'au bord du tombeau. Il prédisait avec une vision prophétique les guerres à venir et la sagesse de ceux qui après 1945 ont jeté les bases de l'Union européenne.

Mais sa prophétie vote aussi pour notre temps. Chaque crise depuis le traité de Rome a failli emporter l'Europe et chaque crise l'a renforcé. Celle-ci est sans doute la plus grave et c'est peut-être celle qui nous fera faire le plus grand pas.

C'est le défi qui nous attend. Je vous remercie. [applaudissements] Merci.