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DébatRassemblement National (sur YouTube)· 12 septembre 2024 44 minContradictoireActualité / polémiqueÉconomie & entreprisesInstitutions & électionsSolidarités & familleImmigration & asile

Le bilan de Bruno Le Maire est catastrophique ! - Mathilde Androuët (France Info)

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 20 %Attaque 60 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:00OuverteRéponse directe

    Bonjour à vous. Vous êtes députée européenne, Rassemblement National.

  • 0:13OuverteRéponse directe

    Est-ce que c'est la sensation que vous avez, vous aussi, Ludovic Mendes ?

  • 1:34OuverteRéponse directe

    Quel regard vous portez sur ce gouvernement à droite, très à droite, qui se profile ?

  • 1:44OuverteRéponse directe

    Et aujourd'hui, il se pose évidemment la question du poids des Républicains dans ce gouvernement.

  • 3:42OuverteRéponse directe

    Ça vous inquiète de voir une majorité de républicains qui se bouscule à la porte au portillon ?

  • 6:17OuverteRéponse directe

    Mathilde Landrouet, justement, vous, quel regard vous portez sur ce gouvernement à droite, très à droite, qui se profile ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 17:08InvitéChiffre
    « La top priorité de Michel Barnier, ça va être de répondre à l'impératif posé par la Commission européenne qui est celle du déficit excessif. On a 5,6% de déficit et il faut dresser maintenant une feuille de route à Bruxelles pour montrer qu'on va être en capacité de pouvoir réduire le déficit public. »
  • 17:20InvitéChiffre
    « Avec la réforme des retraites appliquée à plein régime, c'est 12 milliards d'euros. »
  • 26:13InvitéChiffre
    « Nous, ça va être 69 ans. Ça veut dire que la politique menée par Bruno Le Maire, c'est les petits-enfants de Bruno Le Maire qui vont commencer à rembourser les défis qu'il a adoptés. »
  • 26:34InvitéChiffre
    « Soit augmenter les impôts, soit baisser les dépenses publiques de manière massive. Et cette baisse des dépenses massives de 20 milliards d'euros à 30 milliards d'euros peut provoquer une récession et une prise de croissance. »
  • 26:45InvitéChiffre
    « François Hollande en 2012 qui augmente les prélèvements obligatoires de 30 milliards d'euros, ce qui nous a coûté 1,5 point de croissance. »
  • 26:57InvitéFait
    « Le déficit commercial extérieur est le plus élevé en valeur absolue de l'histoire de la Ve République. »
  • 27:00InvitéFait
    « Le taux de chômage est le troisième le plus important de la zone euro. »
  • 27:08InvitéFait
    « On en est passé même derrière l'Italie qui était une zone catastrophique et qui était laminée avant que Mario Draghi arrive au pouvoir. »
  • 23:14InvitéFait
    « Je vous aime, mais je pars. »
  • 24:11InvitéFait
    « Il avait accompli la mission que lui avait donnée le président de la République, c'est transformer l'économie française. »
  • 24:24InvitéFait
    « Il a protégé les Français. »
  • 24:35InvitéFait
    « Il a dit qu'il ne fallait pas revenir en arrière par rapport à son action, que la France ne devait pas revenir en arrière. »
  • 0:20Invité politiqueFait
    « En l'état, je n'ai pas de mauvaise sensation. »
  • 3:20Invité politiqueFait
    « Nous ne faisons pas partie du club de M. Barnier. Ce n'est pas quelqu'un de notre parti. »
  • 26:48InvitéChiffre
    « ce qui nous a coûté 1,5 point de croissance. »
  • 26:57InvitéChiffre
    « le déficit commercial extérieur est le plus élevé en valeur absolue de l'histoire de la Ve République. »
  • 27:02InvitéChiffre
    « Le taux de chômage est le troisième le plus important de la zone euro. »
  • 28:58PrésentateurChiffre
    « le déficit s'élève à 6,2% du PIB »
  • 32:32InvitéChiffre
    « on est à 48% de la richesse nationale qui est prélevée actuellement »
  • 33:23InvitéChiffre
    « les recettes que nous avons obtenues en 2017 ont bondi de plus de 50% »
  • 35:26InvitéPromesse
    « de revenir sous les 3% de déficit public en 2027 »
  • 40:34Invité politiqueFait
    « Je pense que c'était pas le bon timing »

Temps de parole

  • Mathilde Androuët27 %
  • Invité24 %
  • Invité 219 %
  • Invité 313 %
  • Présentateur11 %
  • Invité 43 %
  • Invité 52 %

0,7 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Mathilde Androuet nous a rejoint sur ce plateau. Bonjour à vous. Vous êtes députée européenne, Rassemblement National. On vient d'entendre à ce que nous disait Julien, et surtout ce qu'a dit Michel Barnier. Il y aura de la place pour tout le monde dans ce gouvernement. Est-ce que c'est la sensation que vous avez, vous aussi, Ludovic Mendes ?

0:17
Mathilde Androuët

En l'état, je n'ai pas de mauvaise sensation. Le problème, c'est qu'on parle encore une fois d'un gouvernement, on en parle de plein de gens, mais pourquoi faire ? Moi, c'est ce qui m'importe le plus, et je pense que c'est ce qui importe le plus les Français aussi, c'est de savoir ce qu'on va faire et comment on va le faire. et pas simplement qui va être à la manœuvre. Là, en l'état, il peut y avoir des noms à droite et à gauche qui peuvent faire plaisir à certaines personnes, beaucoup moins à d'autres personnes, mais on veut savoir pourquoi. Pourquoi on va travailler tous ensemble ? Pourquoi le gouvernement va être constitué ?

Quelles vont être les lignes rouges à ne pas franchir d'un côté comme de l'autre ? Quels vont être les projets qu'on va porter tous ensemble parce qu'on doit les porter tous ensemble ? Et comment on répond aux mots des Français ? Ça, c'est la base des questions qu'on doit se poser. J'ai l'impression qu'on met la charrue avant les bœufs. J'aimerais entendre le Premier ministre lui-même nous expliquer où on va avant de savoir quel va être son gouvernement pour constituer une politique, du moins un gouvernement qui va faire une politique qu'on ne connaît toujours pas. Alors, ce n'est pas une histoire de discours de politique générale. Moi, je le dis depuis le départ.

Moi, je le dis depuis le mois de juillet. Je dis que tout le monde parle de noms. On ne sait toujours pas pourquoi faire. D'ailleurs, le NFP proposait un nom et, lui, son propre programme. Donc, on a compris qu'on ne pouvait pas avancer pour répondre aux mots des Français et faire une coalition la plus large possible. Mais s'ils veulent une cohabitation, ils vont être censurés. Et s'ils veulent une coalition, ça veut dire qu'il faut qu'on prenne le temps de savoir comment on va travailler. Et pour savoir comment on va travailler, on ne donne pas des noms avant. On propose d'abord un projet et on donne les noms après.

1:34
Présentateur

Alors, le programme, certes, mais les noms en diront long. J'imagine, William, sur la suite de ce qu'il va se passer. Et aujourd'hui, il se pose évidemment la question du poids des Républicains dans ce gouvernement.

1:44
Invité

Moi, je vais juste, avant de répondre à la question, faire des remarques à monsieur. Il y a quand même des choses qui ont été avancées sur la table. C'est-à-dire qu'on peut dire que certains partis n'ont avancé que des noms. Mais en tout cas, pour le nouveau Front populaire et pour les Républicains, ils ont mis en avant un programme ou un pacte législatif. Et comme le nôtre. Oui, mais donc, c'est-à-dire que vous avez une idée, déjà, à peu près, de ce qu'ils vont dire.

2:00
Mathilde Androuët

Mais non, parce qu'on a chacun nos idées, mais on ne sait toujours pas ce qui va être travaillé. Donc, oui, je veux dire qu'on reproche plein de choses. Tout le monde a soumis des idées, mais on ne sait pas quelles sont les idées qu'ils vont être gardées et partagées.

2:09
Invité

Vous avez une base législative sur laquelle... Non, on n'a pas de base. Vous pouvez vous appuyer pour avoir à peu près une idée de quel programme ça va être. Le deuxième point sur lequel vous pouvez vous appuyer également, c'est sur la composition de l'Assemblée nationale. Et donc, d'une part, la majorité théorique et surtout, comment éviter une motion de censure ? Parce que si par cas, vous dressez tout de suite des lignes rouges, comme l'avait fait le nouveau Front populaire, vous exposez à ce qu'on appelle une motion de censure. Et donc, le Front populaire, en fait, aurait pu gouverner. Si par cas, il s'était plus ouvert, notamment vers vous.

Mais en dressant des lignes rouges, en disant, on va abroger la réforme des retraites, on va remettre en cause toute la politique économique d'Emmanuel Macron, ils sont exposés à une censurabilité de votre part et du Rassemblement national. Si par cas, vous vous dites, d'après vos déclarations, ce que vous venez de dire précédemment, que vous ne voulez pas, notamment, remettre en cause la politique migratoire, etc., vous exposez à une censure du Rassemblement national, et le gouvernement que vous soutiendrez, il ne tiendra même pas une semaine. Donc, quand même, je pense que dans la situation actuelle, il faut mettre en place des compréhens.

Pour ensuite, après répondre à votre question portée sur les Républicains, je pense que le sujet des Républicains, c'est qu'en fait, au départ, ils ne voulaient pas soutenir le gouvernement, mais on voit bien qu'Évoquiez et Marine Le Pen ont changé de position. Au départ, c'est une position qui était très dure, contre la composition du gouvernement, notamment après les élections et le 7 juillet, et ensuite, après Petit Tapie, ils ont changé de position. Pourquoi est-ce qu'ils ont changé de position ? Parce que les électorats de Renaissance, du RN et des Républicains ont peur d'une chose, c'est l'arrivée au pouvoir de Lucie Castel et Mélenchon.

Donc, si le gouvernement tombe, les trois parties seront responsables devant leurs électeurs, en disant, avant une prochaine dissolution, certes, vous avez fait vos intérêts de politiciens et de politicards, donc maintenant, vous êtes responsables d'avoir mené Lucie Castel et Mélenchon au pouvoir, et ça, leurs électorats ne les pardonneront pas dans l'hypothèse d'une élection législative anticipée.

3:42
Présentateur

– Ce que disait William Daïc, c'est effectivement que la position des Républicains a doucement basculé, enfin changé. On sait que l'invitation a un peu tardé, d'ailleurs, pour Michel Barnier, pour se rendre à ce déplacement. Ça, comment on l'explique ? C'est justement par ce Laurent Wauquiez, qui d'ailleurs voulait se préserver dans un premier temps, puis finalement, on change d'avis ?

4:03
Invité

– Oui, c'est un peu aussi, l'invitation a été tardive du côté du parti de M. Mendès pour les journées parlementaires d'ensemble pour la Renaissance, parce qu'en fait, ça, c'est la difficulté. Michel Barnier, il ne peut pas aller voir les différents députés et sénateurs qui vont le soutenir en disant, je suis votre chef. Normalement, c'est ça le rôle d'un Premier ministre. Isabelle Borne, Gabriel Attal, quand ils rencontraient les députés, notamment, par exemple, tous les mardis, ils rencontrent les députés d'Emmanuel Macron lors des précédents mandatures. Voilà, c'est le chef de la majorité.

Là, il ne peut pas dire ça encore, Michel Barnier, parce qu'il vient d'être nommé, parce que cette nomination est quand même surprenante dans une analyse politique. Enfin, ce n'est pas quelque chose qui va de soi. Donc, il va comme ça à pied prudent. Et cette prudence-là, ça fait partie. Je ne m'impose pas à ces journées parlementaires, mais néanmoins, je vais discuter et je fixe non pas mes conditions, mais la façon dont j'imagine mon gouvernement. Au député du Bloc central qui ne connaît pas, il leur a dit vos sensibilités seront respectées pour les rassurer. Parce que c'est vrai, M.

Mendès, il s'inquiète un petit peu, parce qu'il voit que pour l'instant, il n'y a que des gens, des Républicains qui veulent aller à ce gouvernement. En tout cas, tous les noms que l'on cite, y compris à des postes extrêmement importants, le Régalien, ce sont les Républicains qui le revendiquent. Et donc, lui, il dit, je suis inquiet, Michel Barnier va leur céder. Donc, Michel Barnier les a rassurés. Et puis là, Michel Barnier, ce qui est compliqué, c'est qu'il va dire aux Républicains, vous n'aurez pas tout de la part du gâteau. Parce qu'encore une fois, et c'est ce qu'il a dit, ce sera un gouvernement qui est ouvert, qui sera un gouvernement de rassemblement.

Donc là, il va calmer les ardeurs, mais en même temps, il est de leur famille. Donc, c'est un jeu subtil qu'il va devoir faire tout à l'heure, en disant, vous êtes les bienvenus, j'ai besoin de vous, je vais reprendre certains de vos points. Du pacte législatif, il y a 13 projets de loi que proposait Laurent Wauquiez. Évidemment, ce ne sera pas les 13 mesures qui sont reprises, mais on ne sait pas exactement lesquelles, même si on a compris que pour obtenir la neutralité du RN par rapport à la motion de censure, M. Barnier veut parler d'immigration. Ça, on l'a compris. Il veut parler aussi des déficits publics. On l'a compris. Mais de quelle manière ?

Est-ce qu'il va le mettre le curseur très à droite, un petit peu à droite ou moyennement à droite ? Ça, on ne le sait pas encore exactement.

6:17
Présentateur

Mathilde Landrouet, justement, vous, quel regard vous portez sur ce gouvernement à droite, très à droite, qui se profile ?

6:25
Invité

Moi, je vois surtout un Premier ministre qui est en train de dire qu'il est ministre de tous les Français, mais qui va un peu dans les clubs restreints que sont des journées parlementaires. Et il y a déjà eu, entre guillemets, finalement, un hold-up démocratique du fait que le cinquième parti à l'Assemblée fasse émerger un Premier ministre et qu'en plus, on parle de former un gouvernement à partir de ce club-là, très restreint. Et certes, en plus, de surcroît très minoritaire. Donc la vraie question, maintenant, en effet, comme vous l'aviez dit, ce n'est pas le temps de savoir les noms qui vont sortir, qui vont émerger que le projet qui a été mis par les Français.

Et là, je m'oppose à ce que vous étiez en train de dire tout à l'heure, à savoir que nous n'avons pas finalement changé de position, parce que nous n'avons toujours été clairs. Nous ne faisons pas partie du club de M. Barnier. Ce n'est pas quelqu'un de notre parti. Aucune personne du Rassemblement national ne veut faire partie non plus de ce gouvernement. Nous, la première condition était qu'on respecte les 11 millions de Français, donc le premier parti de France, par le choix de ce Premier ministre. A priori, en effet, la courtoisie de M. Barnier, elle a emporté sur la violence des propos passés de M. Bertrand.

Mais il n'en demeure pas moins que ce qui nous importe, c'est surtout de savoir si la volonté des Français, leurs priorités, vont être clairement défendues dans ce gouvernement. Et le fait d'aller encore chercher dans les mêmes milieux et les petites journées parlementaires et les clubs restreints ne me semblent pas être une bonne manière d'être le Premier ministre de tous les Français. Ce que vous appelez petit jour, petit club restreint, etc., c'est juste la vie des partis politiques et des partis rassemblés. Vous-même, vous avez votre petit club qui se réunit ce week-end. Oui, mais nous, on fait juste souvent notre entrée. Mais oui, on n'est pas invité.

C'est un peu méprisant, je trouve, de parler d'un petit club pour un exercice où des groupes parlementaires se réunissent. Je trouve ça normal qu'il invite l'ensemble des partis et des représentants des partis à échanger parce que compte tenu de la situation et de la partition, en effet, de l'Assemblée nationale, il est nécessaire pour lui de parler à l'intégralité de l'arc républicain. Mais aller justement dans un système de partis et partisans alors même que les Français sont clairement mis en minorité. Elle est républicain, notamment.

8:30
Présentateur

De toute façon, ce n'est pas forcément le débat du jour. Mais je voulais revenir sur ce que Daïk disait à votre propos, Ludovic Mendes. Ça vous inquiète de voir une majorité de républicains qui se bouscule à la porte au portillon, si je puis dire. C'est quelque chose qui vous inquiète, ça ?

8:46
Mathilde Androuët

Non, pas que ce soit une majorité de républicains qui essaie d'avoir un marocain. Ce n'est pas ce qui m'inquiète le plus. C'est qu'on est à certains postes, certaines personnalités qui ne correspondent pas vraiment à la ligne que nous avons défendue pendant ces temps, comme Laurent Wauquiez ou M. Retailleau. Et on l'a vu à plusieurs reprises. Ça a été tendu au Sénat. Ça a été tendu à l'Assemblée. Ça a été tendu sur l'immigration. Ça a été tendu sur différents textes. Sur l'IVG, sur la lutte contre l'homophobie, sur les textes sur la transidentité arrivée au Sénat. Voilà, tous ces sujets-là sont des textes qu'on a combattus.

Et je ne comprendrai pas pourquoi on ferait partie d'un mouvement qui accepte que ces personnes soient remises de la justice ou remises de l'intérieur.

9:21
Invité

– Pour le dire, M. Mendez, c'est non à Laurent Wauquiez à l'intérieur ou à la justice, c'est non à Bruno Retailleau à l'intérieur ou à la justice, mais si c'est Laurent Wauquiez à la réindustrialisation et Bruno Retailleau, je dis n'importe quoi, mais à la santé, là, ça vous va. Alors c'est des figures quand même qui sont très à droite. – Mais c'est différent. – C'est différent, voilà.

9:38
Mathilde Androuët

– Parce que ces ministères, la manière dont on peut mener les politiques publiques, ce n'est pas la même chose. Et on sait qu'il y a des choses qui peuvent être insidieuses. Il y a un gros travail qui a été fait au niveau sociétal et sur d'autres thématiques. – Excusez-moi, je vais terminer là-dessus, mais déjà tout à l'heure, je ne partage pas du tout les propos que vous avez utilisés. Moi, je ne suis pas porte-parole de mon groupe.

9:54
Présentateur

– C'est pour ça qu'on vous invite.

9:55
Mathilde Androuët

– Je ne suis pas porte-parole de mon groupe et je me dis qu'à force de réfléchir, oui, mais je ne suis pas porte-parole. C'est-à-dire que je suis député de ce groupe, mais je n'en suis pas porte-parole. Donc c'est important de le prendre en considération. Donc je ne parle pas au nom de mon groupe. Et je l'ai dit dès le début de mon propos. Et le problème, c'est que vous avez une lecture qui est la vôtre et qui est unique. Et je pense qu'aujourd'hui, sous la Ve République, on peut avoir différents types de lectures qu'on ne se permet pas d'avoir. Parce qu'on est toujours pressé à savoir qui, pourquoi, comment, sans jamais aller dans le travail de fond.

Moi, j'ai un problème, c'est que le Rassemblement National, dans ce débat-là, pèse trop lourd. Pèse trop lourd, on peut m'expliquer qu'il y a 11 millions d'électeurs. Oui, sur la dernière législative, c'est une réalité. On ne le balaye pas pour autant. Maintenant, c'est de comprendre pourquoi. Et après, une fois qu'on a essayé de comprendre pourquoi, on essaie d'apporter des réponses qui ne sont pas obligatoirement des réponses simplement sur la sécurité et l'immigration. Il y a un vrai volet social.

Et si on regarde les deux candidats qui, même les trois candidats sur les dix dernières années qui ont fait les plus gros scores, sont des candidats qui ont proposé des programmes dits disruptifs, Marine Le Pen, Jean-Luc Mélenchon, et, qu'on l'a vu ou non, Emmanuel Macron. Les Français attendent ça. Et c'est pour ça qu'ils ont voté Bardella pour certains, et que d'autres votent Mélenchon. Parce qu'ils ont besoin d'avoir une nouvelle politique, une nouvelle vision politique. En l'État, là, on ne propose rien. On prend les anciens et on dit on recommence. Et on recommence sur quoi ? La fiscalité et le poids du social sur le travail est beaucoup trop importante dans notre pays.

Aujourd'hui, il faut qu'on parle aussi de la répartition des ressources et des richesses avec le capital. Et ça, ce n'est plus un discours que de gauche, c'est un discours de gauche et de droite. Tous ces sujets-là, on veut les mettre sur la table, mais aujourd'hui, on ne parle pas de tous ces sujets-là. On nous explique qu'on va trouver des personnes pour diriger le pays, et on verra comment ça marche à l'Assemblée nationale. Et est-ce que je suis aujourd'hui dans la majorité ou dans l'opposition ? Dans les faits, je ne sais pas. Les LR sont censés être dans l'opposition en l'État. Donc il y a tout un ensemble de sujets. Il y a tout un ensemble de sujets.

Mais moi, je n'ai aucun problème avec Michel Barnier. Je vous dis juste que je ne veux pas Michel Barnier représenter en LR. Je veux Michel Barnier négociateur du Brexit qui est capable de se mettre au-dessus de tous les partis parce que c'est là où il est le plus fort. Et c'est ce dont on a besoin aujourd'hui. Quelqu'un qui est au-dessus des partis pour une forme de rassemblement le plus large possible, une coalition qui permet d'aller de la gauche à la droite. Je suis désolé, moi, je n'ai pas envie d'avoir Rétaillot, Royal et compagnie. Et on est nombreux à penser à ça. Maintenant, il nous faut quelque chose pour avancer. On prendra tous notre part de responsabilité.

Et nous, les premiers, parce que si on en est là, c'est qu'il y a eu des erreurs au sein de notre parti politique et de la politique que nous avons menée à plusieurs parce que nous sommes un collectif. Mais en l'État, on ne peut pas nous dire qu'il n'y a pas de solution pour réinventer la 5e République.

12:13
Présentateur

On voit bien que de toute façon, il a du mal à recruter à gauche, Michel Barnier.

12:16
Mathilde Androuët

Mais ça s'entend parce qu'ils ne savent pas non plus pourquoi. Il y a un ensemble de sujets. Et si on leur dit, en plus, on va mettre Rétaillot ou Wauquiez à l'intérieur ou à la justice, je ne connais pas une personne de gauche qui accepterait ça. Je veux dire, quand Merkel prend le SPD, même s'il y a un ministère de l'Immigration, elle y met d'ailleurs quelqu'un qui est plutôt issu du SPD. Elle lui fait pourquoi ? Pour de l'intégration, pour un accompagnement. Ça fonctionne. Là, on nous dit, on va mettre un tel et un tel potentiellement à certains postes, mais on ne nous explique pas pourquoi.

Quand on entend ces noms-là, quand on voit les campagnes qu'ils ont pu mener, les discours qu'ils peuvent tenir sur les plateaux télé, on a de quoi s'inquiéter. Et ça, il faut le prendre en considération. Et ce n'est pas non plus toujours ce que veulent les Français. Ils veulent de la justice. De la justice classique, de la justice sociale et de la justice économique. Parlons de ça déjà.

12:55
Invité

Oui, mais il y a quand même plusieurs points dessus. Vous dites, la situation n'a pas été provoquée. Ma situation, c'est vous qui l'avez provoquée. C'est votre parti et votre camp qui a provoqué la dissolution. C'est le choix du président de la République. Donc, vous n'êtes pas le choix d'un parti. Donc, vous n'êtes pas dépendant du choix du président de la République, même si vous êtes membre de Renaissance. Mais, c'est président de la République et président de la République,

13:13
Mathilde Androuët

il n'est pas président de Renaissance. Déjà, vous le rattachez à un parti politique. Oui, vous faites une erreur fondamentale. Quand il est président de la République, il est président de la République. Il me semble qu'il est... S'il avait fait les calculs en disant qu'il allait nous protéger, il n'aurait pas du souk.

13:22
Invité

Je crois qu'il est président d'honneur de Renaissance, quand même, Emmanuel Macron. Il est président d'honneur.

13:27
Mathilde Androuët

C'est d'honneur. Mais il n'est pas le représentant de notre parti. Aujourd'hui, il est président de tous les Français. Vous êtes très, très indépendant. Oui, oui, vous êtes... Vous parlez de votre groupe. Vous êtes... Ce n'est pas parce que vous êtes rattachés à une seule figure et qu'il faut toujours dire Marine Le Pen partout, qu'on est pareil. Donc, on a le droit de dire qu'on n'est pas tous des plus infirmières.

13:40
Invité

Deuxième point, je pense, qui est quand même bloquant dans votre discours, c'est que vous dites d'un côté, il faut établir la coalition la plus large possible, mais en mettant trois ou quatre ou cinq lignes rouges, quand vous voulez établir la coalition la plus large possible... Ce n'est pas ce que j'ai dit. J'ai dit d'abord, parlons d'un projet pour les Français et après, définissons cette coalition. Vous n'avez pas dans le même sens que moi, c'est tout. Non, vous êtes juste quand même contradictoire. Vous ne pouvez pas dire d'un côté, on veut établir la coalition la plus large possible et de l'autre côté, moi, je veux ni de Retailleau, ni de Wauquiez, etc. Ce n'est pas ce que j'ai dit.

14:09
Mathilde Androuët

Mais non, je vous dis qu'à certains postes, ça peut poser des problèmes et ça pose des questions. Reprenons bien la phrase. Ça pose des questions et ça pose des problèmes. Le problème, c'est qu'on sait ce qu'ils sont capables de dire, mais on n'a pas de projet. Moi, je veux un projet et on parle des noms après.

14:21
Invité

Donc, il n'y a rien de contradictoire. Ensuite, après, vous avez quand même une difficulté. Ça fait semblant de ne pas comprendre. Ensuite, après, vous avez une difficulté. C'est quand même la réalité des gens. On va peut-être essayer de faire... Oui, on va peut-être... Madame Androué qui est là...

14:29
Présentateur

Effectivement, on n'a pas entendu.

14:31
Invité

C'est important pour vous qu'ils retaillent ou voqués, qu'ils sont à droite et qu'ils vont dans votre sens, sans aller totalement dans votre sens, sur l'immigration, mais plus que d'autres. Ou ça ne change rien par rapport au fait que vous allez voter ou pas la motion de censure ? Là, où je rejoins M. Mendel, c'est que moi, je veux savoir quelle est l'offre, qu'est-ce qu'on nous propose. Parce qu'à dire vrai, ces personnes-là font partie, en fait, du vieux monde. On les a testées, éprouvées. On les connaît et il y a quand même quelque chose d'assez récurrent chez LLR, c'est qu'ils parlent beaucoup mais font assez peu. Et ils n'agissent pas, c'est l'argument classique du RN.

Oui, mais la vraie question, c'est ça. Mais vous n'êtes pas plus rassuré parce qu'il y aurait des figures bien identifiées à droite des Républicains plutôt que d'autres qui auraient un profil plus gaulliste social, comme vous avez Vertranc, vous avez récusé pour Matignon. Oui, il a des propos méchants contre vous. Oui, il y a une rare violence à notre égard. Et vous le récuseriez également s'il était au gouvernement ? Ou c'est un peu différent ? Compte tenu de l'injure qui est permanente dans sa bouche quand il parle de nous, oui, c'est un peu problématique. Le but étant quand même de chercher une certaine pacification de la vie politique française. Je crois que les Français le demandent.

Un apaisement. Nous avons joué cet apaisement en acceptant finalement la nomination de Michel Barnier. Et nous, nous jugerons sur le produit. Justement, quelle est la politique ?

15:55
Présentateur

Ce n'est pas la première fois que vous le dites et que Ludovic Mendes le dit. William, est-ce que c'est ça que Michel Barnier doit faire ? Proposer d'abord une feuille de route, un programme avant qu'on réfléchisse à des noms ?

16:06
Invité

En fait, on sait à peu près quel est son programme. Ça va être une sorte de mix entre Renaissance et le pacte législatif proposé par Laurent Wauquiez. C'est-à-dire qu'il n'a pas trop de choix, en fait. Au vu de la composition de l'Assemblée pour éviter ce qu'on appelle la censure, il est obligé de faire un gouvernement qui soit à droite, mais pas trop à droite pour que les 25-30 membres de ce qu'on appelle l'aile gauche de Renaissance et du MoDem ne fuient pas de l'autre côté et décident de ne pas soutenir le gouvernement de Barnier.

Donc en gros, ce sera à peu près, si je dois mettre de 0 à 10, 0 étant LFI et 10 étant de position du Rassemblement actuel, il doit aussi être entre 7 et 8 pour en fait que ce soit assez à droite, mais pas trop à droite non plus pour pas que Renaissance se sente prise au piège parce qu'il y a une grande partie d'entre eux qui ont été élus grâce au Front républicain. Donc ils n'ont quand même pas le choix. Si par cas dans l'hypothèse où ils retourneraient devant leurs électeurs, il ne faut pas qu'ils soient vus comme complices ou comptables de l'éventuel bilan du Rassemblement national sur ces questions. Le deuxième paramètre que je vois, c'est quand même la situation qui est actuelle.

C'est-à-dire que quand même sur les questions économiques et budgétaires, c'est-à-dire que même si par cas on veut faire de la justice sociale, etc., c'est possible d'en faire en partie. Mais la top priorité de Michel Barnier, ça va être de répondre à l'impératif posé par la Commission européenne qui est celle du déficit excessif. On a 5,6% de déficit et il faut dresser maintenant une feuille de route à Bruxelles pour montrer qu'on va être en capacité de pouvoir réduire le déficit public. Donc ça suppose des économies qui vont être de l'ordre de 10 à 20 milliards d'euros par an. Pour illustrer aux gens, avec la réforme des retraites appliquée à plein régime, c'est 12 milliards d'euros.

Donc il faut faire deux réformes des retraites d'ici la fin de l'année.

17:27
Présentateur

Alors pour revenir peut-être sur le poids des Républicains, puisque je rappelle que Michel Barnier a retrouvé sa famille politique à Annecy tout à l'heure à 16h30, se pose la question évidemment de leur représentation. Lorsque l'on sait qu'il y a 47 députés républicains à l'Assemblée nationale, est-ce que s'ils sont trop nombreux au gouvernement, cela va poser problème ? Je vous propose d'écouter d'ailleurs ce que disait Dominique de Vulpin sur le sujet. C'était ce matin.

17:50
Invité

Le rapport de force politique est complètement inversé. Il est inversé sur le plan politique, puisque c'est le cinquième parti arrivé dans l'ordre qui se retrouve le premier. C'est la parole évangélique. Les premiers seront les derniers et les derniers seront les premiers. Mais ce n'est pas la parole politique habituelle. Et puis surtout, vous avez un rapport de force inversé sur le plan institutionnel. C'est-à-dire que là, le président a perdu une partie de ses prérogatives. C'est le gouvernement qui gouverne. Mais le gouvernement, le Premier ministre, il est sous la menace du Parlement, des groupes parlementaires, des partis politiques. Et il est sous la menace même de ses ministres.

18:29
Présentateur

Ludovic Mendes, que pensez-vous de ce que vient de dire Dominique de Vulpin ? Les premiers seront les derniers. C'est ce qui est arrivé ?

18:34
Mathilde Androuët

C'est ce qui s'est passé. Mais après, ce n'est pas anormal dans le sens où le NFP n'a pas voulu s'ouvrir. Donc, il n'était pas possible de faire une coalition à la plus large. Le Bloc central n'était pas en capacité de le faire parce qu'il était le majoritaire. Il ne l'est plus. Donc, personne n'aurait accepté de travailler avec. D'ailleurs, Laurent Wauquiez l'avait dit dès le mois de juillet. On est prêt à faire un pacte gouvernemental ou législatif, mais on ne fera jamais rien d'autre et ainsi de suite. On n'ira jamais vers le Rassemblement national parce qu'on ne veut avoir aucune proximité avec le Rassemblement national. Donc, à partir de là, il n'y avait pas de possibilité de le faire.

On n'allait pas demander non plus à Mme Le Pen de former un gouvernement. Et on a une gauche qui, malheureusement, n'est pas capable de se remettre en question parce que le PS est tenu par la France insoumise. S'il n'est pas avec, il est embêté. Et s'il est avec, il est embêté. Donc, maintenant, il faut laisser du temps. Et c'est ce que je déplore le plus dans cette partie-là, ce qu'on a persuadé qu'on est maintenant début septembre. Il faut qu'on est beaucoup plus vite. Non, on n'a pas besoin d'aller aussi vite que ça. On doit savoir prendre le temps pour proposer quelque chose de différent. Ça marche dans les pays autour de nous. Pourquoi ça ne marcherait pas en France ?

Et c'est arrivé en Espagne. La gauche est arrivée deuxième. Elle a fini du moins responsable du gouvernement. Il y a des choses qui peuvent se tester. En Allemagne, la dernière fois, ça a duré quatre mois. Je vous entendais souffler, parce que vous êtes

19:37
Invité

sur le temps qu'il faut prendre. Vous demandez de la discussion, mais sans parler au Rassemblement national. Donc, il y a quand même une incohérence.

19:44
Mathilde Androuët

On a le droit de ne pas partager quoi que ce soit avec l'extrême droite, madame. Ça, il faut l'accepter aussi. C'est une calisification qui vous regarde à vous tout seul. Moi, ça ne changera pas. Et là-dessus, il y avait Bertrand. Donc, c'est peut-être

19:56
Invité

d'être prisonnier. Et le temps, oui, en l'occurrence, ça fait deux mois qu'on attend un gouvernement. Oui, c'est une attente des Français qui est nécessaire. Il va falloir aussi voter ce budget parce qu'il va falloir payer les fonctionnaires. Il va falloir financer la police. Les hôpitaux.

20:08
Mathilde Androuët

C'est fait par ordonnance aussi. Donc, il n'y a pas de souci par rapport à ça. On peut faire un lien avec les fichiers d'agime. Il n'y a pas de solution pour vous montrer qu'on est fabriqués maintenant.

20:15
Invité

Donc, il a décidé de faire du chômage technique. C'est intéressant, ça. Oui, mais l'ordonnance, c'est qu'il a un vote de dévoter à un moment. Vous savez, pour revenir à ce que dit M. Mendez, c'est vrai que dans les démocraties voisines, les partis qui sont en coalition, le lendemain de l'élection, ils se regardent les yeux dans les yeux et ils disent on va essayer de trouver un programme ensemble. Et ils se mettent dans une pièce. Et ils discutent point par point. Ils se mettent en brèche de chemise et ça peut durer un mois, deux mois. Là, ce n'est pas du tout ce qui s'est passé en France. Il y a eu des coups de fil. On s'est appelés. On s'est envoyés des SMS.

Mais à part le NFP qui a fait ce travail-là dans son coin, du côté de la majorité et des Républicains, ce n'est pas forcément la faute de la majorité d'ailleurs puisque c'est les Républicains qui ont dit tout de suite non à un gouvernement de coalition. On n'a pas fait ce travail-là. Et ce travail-là, on commence à le faire là, maintenant, une fois que Michel Barnier est nommé. Il est nommé avant de faire le travail. C'est ce que nous dit M. Mendez et non pas à l'issue de ce travail-là. Mais ce problème, c'est que le temps, il a été perdu. Et quand vous dites qu'on a un peu le temps, ce n'est pas tout à fait vrai.

Même si vous dites qu'il y a des mesures constitutionnelles pour le budget d'un point de vue démocratique, s'il y a un budget qui peut être présenté, discuté par les députés nouvellement élus, dans les temps impartis comme c'est chaque année, le cas entre le 1er octobre et le 15 décembre pour aller vite, ça serait quand même mieux. Bien sûr. Mais en l'état,

21:31
Mathilde Androuët

comment on fait pour discuter du budget alors ? Il n'y a personne qui est capable de se mettre dans une table pour être d'accord.

21:35
Invité

On en discute au Parlement. On en discute au Parlement.

21:38
Mathilde Androuët

Ça va être encore plus compliqué d'en discuter au Parlement. Donc c'est aussi pour ça que je faisais ce type de proposition. Et la réalité, c'est ce qu'on aurait voulu attendre aussi sous la Ve République, se dire qu'on demande la proportionnelle. Presque tout le monde aujourd'hui demande la proportionnelle intégrale à l'Assemblée nationale. Mais en l'état, comment voulez qu'on mette la proportionnelle intégrale à l'Assemblée nationale sous la Ve République quand on voit la manière dont les partis se comportent quand on a enfin une proportionnelle qui n'est pas intégrale, qui est issue indirectement du deuxième tour et qui peut prouver qu'on peut faire autrement.

On n'a pas su faire, on n'a pas su changer notre logiciel. Et c'est ça qui nous pose problème aujourd'hui. Et c'est pour ça que je vous dis qu'on peut parler autant de noms que vous voulez. Je peux mettre des lignes rouges si je veux. Je vous dis que ça ne me plaît pas. Je ne vous dis pas pour autant que je vais quitter mon parti, que je vais le censurer. Et d'ailleurs, je dis même l'inverse de certains de mes collègues. Je dis que censurer, pour censurer, ça n'importe rien d'autre que de dire aux Français on n'est pas contents donc on reste dans notre coin.

Quand on censure un gouvernement avec des personnes, on est censé proposer une alternative avec les personnes avec lesquelles nous avons voté quand nous avons censuré le gouvernement. Et de dire, nous on est prêts à vous remplacer. Ce n'est pas le cas en État. Et moi je suis désolé, je n'irai toujours pas, quoi qu'il arrive, avec une forme de proximité avec le rassemblement.

22:39
Invité

On l'a bien compris. On l'a bien compris. On l'a bien compris. En tout cas, on va peut-être avancer un petit peu. On n'aurait pas avancé.

22:50
Présentateur

On a commencé à parler d'économie. Ce sont évidemment les au revoirs de Bruno Le Maire, le ministre des missionnaires de l'économie qui a prononcé ce matin un discours en forme de bilan. Lui, il a passé plus de 7 ans quand même à Bercy. Il faut savoir que c'est le record dans la Vème République. Tous les agents de Bercy étaient conviés, mais aussi parlementaires, des élus locaux, les anciens collaborateurs, la presse. Il y avait beaucoup de monde. On va regarder un extrait de Bruno Le Maire. Il a dit, je vous aime, mais je pars.

23:17
Invité

Mes chers amis, je pars. Comme dirait Michel Sardou, je vous aime, mais je pars. À mon ou à mes successeurs, je souhaite le meilleur dans la mission qui leur sera confiée. Comme je souhaite le meilleur à Michel Barnier et à sa nouvelle équipe gouvernementale.

23:41
Présentateur

On entend ça. Ça a fait assez rire, cette citation sur Michel Sardou. Daïc, peut-être que dire de ce remerciement. Énormément de monde invité. 1500 personnes, je crois. C'est ça.

23:48
Invité

Oui, l'idée. Il n'a pas attendu la passation de pouvoir parce que dans ce cas-là, c'est le nouveau ministre qui vient d'arriver qu'on écoute plus que l'ancien. Et donc, il voulait en fait délivrer, non pas un testament, parce qu'il n'a pas fait ses adieux à la politique, Bruno Le Maire. Il se met en pause de la politique. Il l'a dit, il va les renseigner. Il se met un petit peu en retrait comme ça. Mais il va à la fois, il a tiré un bilan de son action en disant que dans les 7 ans, il avait accompli la mission que lui avait donnée le président de la République, c'est transformer l'économie française.

Il s'est défendu aussi sur le point noir de son action qui sont les déficits publics en disant que le moment le plus intense quand même de ces 7 ans, ça a été la crise Covid et que non, il n'a pas dilapidé l'argent public, mais il a protégé les Français. Et puis la deuxième partie, c'est les préconisations qu'il a faites à son successeur, mais c'est là aussi une prise d'opposition politique pour exister dans le débat. Il a dit qu'il ne fallait pas revenir en arrière par rapport à son action, que la France ne devait pas revenir en arrière.

Et puis la troisième tonalité, c'est cette tonalité plus personnelle où on a compris qu'il se mettait en pause de la vie politique, mais il n'a pas fait ses adieux. Il n'a pas fait cherche-guingebourg. Il a dit je vous aime et je parle, mais il n'a pas dit je suis venu, que je m'en vais. Donc il va peut-être revenir Bruno Le Maire avec d'autres références dans la variété française.

25:02
Présentateur

C'est vrai que le déficit public, c'est son point noir. William, beaucoup le considèrent comme le responsable de la dérive des finances publiques françaises. C'est le cas ? Quel regard vous portez là-dessus ?

25:13
Invité

Moi, j'ai trouvé son pot de départ indécent et pourtant, j'aimais bien le bonhomme et je trouvais qu'il, sur certains points, il m'avait de bonne politique.

25:19
Présentateur

Indécent, carrément ? Pourquoi ?

25:21
Invité

Parce que si on est dans une situation pourquoi une partie de la raison pour laquelle Emmanuel Macron a dissous qu'on se retrouve dans une situation de blocage, que le pays est fracturé et qu'on va avoir le budget le plus difficile à adopter depuis 2012 et 2011, c'est en raison de sa politique et de sa dernière politique. Il y a eu deux bilans à Bruno Le Maire. C'est la première année de Covid. La deuxième partie qui est catastrophique, portée sur les politiques publiques, le manque de réformes structurelles et le fait qu'on soit en retard en comparaison des autres pays européens et je vais illustrer pourquoi.

Quand on fait la politique du quoi qu'il en coûte, les autres pays européens ont mené la politique du quoi qu'il en coûte. Mais cependant, la dette et la politique qui a été menée a été mal calibrée par rapport aux autres pays. Il y a les échos, par exemple, qui illustraient que l'Allemagne avait mené une politique de quoi qu'il en coûte et ils vont mettre 7 ans pour rembourser la dette Covid. L'Italie, ils vont mettre 20 ans à rembourser. L'Espagne, 25 ans. Nous, ça va être 69 ans. Ça veut dire que la politique menée par Bruno Le Maire, c'est les petits-enfants de Bruno Le Maire qui vont commencer à rembourser les défis qu'il a adoptés.

L'autre point, c'est le défi public qu'il a laissé à 5,6%. Ça veut dire que tout ce qui a été mené en place, et il y a beaucoup de choses qui ont été menées et qui ont réussi, notamment la politique d'attractivité, la politique fiscale et le fait d'attirer des talents étrangers va être remise en cause au prochain budget parce qu'on doit soit augmenter les impôts, soit baisser les dépenses publiques de manière massive. Et cette baisse des dépenses massives de 20 milliards d'euros à 30 milliards d'euros peut provoquer une récession et une prise de croissance.

L'exemple, c'est François Hollande en 2012 qui augmente les prélèvements obligatoires de 30 milliards d'euros, ce qui nous a coûté 1,5 point de croissance. Donc maintenant, on va arriver sur une stagnation économique qui va être catastrophique en raison de sa politique. Sur les autres indicateurs économiques, le déficit commercial extérieur est le plus élevé en valeur absolue de l'histoire de la Ve République. Le taux de chômage est le troisième le plus important de la zone euro. Même l'Italie... Il a baissé pendant les sept ans de bonheur. Non mais la question, c'est de comparer en termes de zone euro et de croissance économique.

On en est passé même derrière l'Italie qui était une zone catastrophique et qui était laminée avant que Mario Draghi arrive au pouvoir. Et ensuite, après, sur le déficit commercial, on est en perte de compétitivité absolue comme le montre le rapport Draghi dévoilé récemment. Donc c'est pour ça que je pense qu'il y a des bons points qui ont été menés mais que les trois dernières années ont été une catastrophe absolue.

Et quand on arrive dans cette situation où on va devoir demander aux Français énormément d'efforts soit par une hausse des impôts soit par une baisse massive des dépenses publiques, je pense qu'on s'abstient de faire ce genre de show et il aurait été au moins, je pense, recommandé pour lui de sortir et de se faire discret pendant un petit moment. Mathilde Nandouet ? Je trouve qu'il a en effet et il traite avec beaucoup de légèreté les accusations qui sont réelles et véritables à savoir avoir aussi caché, maquillé les comptes publics quand on se riait de nous quand on demandait un audit sur les comptes publics comme première mesure en effet si M. Bardella avait eu la majorité absolue.

Il s'avère qu'en effet tous ceux-ci, tous les comptes publics avaient été plus ou moins cachés de manière apaisée soi-disant mais en fait de faire gagner la Macronie lors des... Enfin moins la faire perdre, la faire un peu moins perdre lors des dernières législatives. La réalité c'est qu'en effet le bilan est assez catastrophique et qu'on vit avec une sorte d'épée de Damoclès. La vraie question étant de savoir maintenant si on pourra en effet sortir de l'ornière et éviter de nous endetter de partout et surtout récupérer toute cette perte organisée par Bruno Le Maire en évitant encore de se polier la richesse des Français. C'est le vrai sujet.

Est-ce que dans cette crise inflationniste qu'on a vécue ces dernières années les Français vont enfin voir un horizon un peu plus radieux ou au moins un minimum un peu plus serein ? Et à part la contrainte on ne voit pas trop d'objectifs et je ne suis pas certaine que M. Bernier ait envie de lever cette contrainte et cette noirceur sur un avenir économique pour le moins incertain. En tout cas on sait vous allez voir

28:57
Présentateur

qu'aujourd'hui le déficit s'élève à 6,2% du PIB c'est la situation dans laquelle nous sommes à l'heure où on se parle. Voilà. Vous, Ludovic Mendes quel regard vous portez sur ce bilan justement ?

29:11
Mathilde Androuët

Si tu vivres sur une autre planète ces dernières années je suis désolé mais le quoi qu'il en coûte français personne n'a fait la même chose ni l'Allemagne ni l'Italie ni qui que ce soit d'autre moi je suis frontalier de l'Allemagne je peux en parler des chefs d'entreprise qui sont en train de mourir sur les parquels des supermarchés sur l'inflation je ne sais pas vous vivez en France non ?

Vous avez bien vu des Français demander énormément de choses pour les accompagner que ce soit le monde économique ou autre et l'État a répondu quand on gèle les augmentations de gaz et d'électricité il faut les payer ça coûte des milliards quand on accompagne les personnes qui n'ont pas les moyens pour mettre de l'essence dans leur voiture ça coûte des milliards aussi à la France tout ça c'est partie de la dette donc je veux bien il y a plein de choses à reprocher à M. Le Maire et je suis le premier à le faire parce que je n'ai pas toujours été en phase avec M.

Le Maire mais vous ne pouvez pas dire qu'en fait c'est de sa faute à lui tout seul il y a eu une conjoncture économique qui a fait que le débat qu'on doit se poser c'est comment il se fait qu'on a créé 2 millions d'emplois et qu'on n'ait pas une croissance qui a explosé dans tous d'autres pays vous créez 2 millions d'emplois il y a une croissance qui a explosé en France ça n'a pas marché il y a un problème de répartition des richesses dans ce pays et on ne veut toujours pas se l'avouer et ce n'est pas un discours je ne suis pas mélenchoniste je ne suis pas un bilingue ce n'est pas du tout ce que je suis en train d'expliquer la réalité c'est que quand on crée 2 millions d'emplois normalement la croissance est close ce n'est pas ce qui s'est passé dans notre pays et oui il y a la guerre en Ukraine qui nous a coûté de l'argent oui on a investi massivement aussi dans l'armée on a investi massivement aussi dans la police et la gendarmerie tout ça il faut le prendre en considération donc oui il a plein de défauts et son défaut c'était de refuser d'ouvrir le débat sur les niches fiscales et sociales c'est le débat c'est le fait de ne pas vouloir revoir parfois certains taux de CSG par exemple pour les personnes qui sont en bourse ou autres parce que ça aurait permis de faire rentrer de l'argent on nous a dit pas d'augmentation d'impôt ça c'est un débat qu'on a posé à l'Assemblée et M.

Matéi par exemple du Modem qui était président du Modem a mené un combat noble il a amené une majorité de personnes de l'Assemblée nationale à l'accompagner sur le sujet c'est M. Le Maire qui a refusé par 49-3

30:52
Invité

son débat en fait à M. Le Maire c'est d'être de droite

30:54
Mathilde Androuët

non c'est pas d'être de droite c'est d'avoir été fermé au Parlement sur les propositions qui avaient été faites parce que malgré tout tout n'était pas acheté ni de la gauche ni du RAN ni de qui que ce soit mais il y avait une façon d'apporter des réponses complémentaires et en l'état on est resté un peu trop figé sur on n'augmente pas les impôts le débat de fond que moi je pose il est là mais on peut aller sur le crédit impôt recherche sur le crédit impôt recherche ça ne concerne pas le français moyen ça ne concerne même pas n'importe quel français lambda ça ne concerne que des entreprises on peut poser le débat si les 9 milliards aujourd'hui sont bien utilisés correctement ou pas ça c'est un débat de fond mais non mais ça on ne l'a pas eu c'est ça que je suis en train de vous dire donc vous pouvez me prendre un défaut autant que vous voulez je suis quelqu'un de très réfléchi par rapport à ça parce que j'y ai beaucoup travaillé on est le seul pays d'Europe à avoir une taxe sur les transactions financières le président de la république lui-même fait un grand rassemblement international à Paris pour lutter contre la pauvreté et la crise climatique en parlant d'une taxe sur les transactions financières internationale on a fait aussi ce combat qu'on a mené contre les GAFAM qui a été mené par la France donc on arrive à apporter des réponses mais on n'est pas capable d'aller plus loin pour démontrer que ça peut marcher parce qu'on avait peur de faire peur à un milieu économique qui a créé des emplois oui mais sans richesse derrière et c'est ça le plus gros défaut de cette création

32:07
Présentateur

sur la question des impôts je voulais vous regarder ce qu'a dit Michel Barnier regardez il dit qu'il ne s'interdit pas une plus grande justice fiscale William T est-ce que cela veut dire que c'est une porte ouverte à une augmentation des impôts ?

32:21
Invité

il y a deux points à voir est-ce que vous calculez une augmentation d'impôts sur des tranches de français particuliers ou est-ce que votre taux de référence c'est ce qu'on appelle le taux de prélèvement obligatoire le taux de prélèvement obligatoire est le plus important d'Europe même le plus important du monde on est à 48% de la richesse nationale qui est prélevée actuellement donc ça veut dire que lorsque vous pouvez baisser des impôts c'est-à-dire qu'il va compenser par une baisse d'impôts de l'autre côté or il y a un véritable problème quand vous regardez la structure des impôts c'est que l'impôt sur le revenu est payé par 50% des français et que 77% de la recette des impôts sur le mur est payé par 10% des français c'est-à-dire qu'en fait vous n'avez pas beaucoup de marge de manœuvre si par cas vous voulez baisser ou augmenter l'impôt sur le mur donc il lui reste deux moyens si par cas il veut plus de justice fiscale c'est soit une baisse de la CSG soit une baisse de la TVA qui compensera par une hausse des taxes soit sur les entreprises soit sur les personnes qui ont le plus haut revenu en créant un impôt de revenu supplémentaire mais j'alerteurais quand même sur une seule chose quand vous prenez les impôts la hausse des taux ne veut pas dire que forcément vous allez avoir plus de recettes le meilleur exemple et c'est pour ça que je dis quand même Bruno Le Maire a quand même réussi quelque chose c'est lorsqu'il fait pincer l'impôt sur les sociétés de 33 à 25% les recettes que nous avons obtenues en 2017 ont bondi de plus de 50% c'est-à-dire qu'en baissant le taux d'impôt finalement la France a récolté plus d'argent des entreprises même malgré une baisse de taux donc il faut faire attention avec les taux de fiscalité il faut faire attention à qui on cible et comment on le fait or il a un problème particulier dans la période qu'il a actuellement Michel Barnier c'est que c'est très difficile de faire adopter un budget économique vous allez plutôt faire adopter un budget politique et donc je pense que la politique économique ne sera pas sa top priorité pour cette année c'est plutôt de contenter les groupes parlementaires et les différents équilibres notamment de la droite du centre du NFP et peut-être du RN plutôt que de faire adopter le meilleur budget économiquement théorique

34:02
Présentateur

toujours au sujet des impôts

34:03
Invité

il faut voir la formule je ne m'interdis pas c'est pas la manifestation du volontarisme le plus fou c'est une litote c'est pour dire c'est envoyer un signal à l'aile gauche de sa majorité y compris à la gauche en disant voilà je ne dis pas non systématiquement automatiquement comme pouvait le faire Bruno Le Maire donc je bouge légèrement ça ne veut pas dire que je vais mettre en oeuvre une politique de justice fiscale alors après ça dépend de ce qu'on entend par justice fiscale parce que l'idée quand on a derrière ce mot c'est taxer les plus riches oui voilà voilà et ça oui un gouvernement mené par Michel Barnier mais avec le soutien du bloc central peut en effet mettre en oeuvre cette taxation des super profits que Bruno Le Maire s'était toujours opposé à faire d'ailleurs et quand même dans la mise en garde qu'il a énoncé tout à l'heure il y a quelques heures à Bercy Bruno Le Maire il a dit voilà il ne faut pas revenir en arrière y compris par rapport à mes intentions on a son intervention

35:05
Présentateur

on a peut-être essayé de l'écouter au sujet des impôts ce qu'a dit Bruno Le Maire ce matin

35:09
Invité

la France ne doit pas revenir en arrière elle ne doit pas revenir en arrière sur le rétablissement de ses comptes publics elle doit continuer de se fixer pour objectif de revenir sous les 3% de déficit public en 2027 de réduire la voilure des dépenses d'en étaler certaines d'en reporter d'autres toute autre décision conduirait mécaniquement le prochain gouvernement à augmenter les impôts ou à plonger la France dans des difficultés financières aiguës et immédiates

35:47
Présentateur

Mathilde Androuet est-ce que l'augmentation des impôts n'est pas inévitable est inévitable

35:53
Invité

pardon je pense qu'il faut aussi savoir travailler et faire bon usage de l'argent public parce que c'est tout le problème c'est qu'on a eu des taux de prélèvement qui n'ont cessé d'augmenter et pourtant on voit un hôpital de plus en plus à la peine pour laisser des services ouverts pour payer en effet du personnel il y en est vrai pour l'instagralité des services publics qui se sentent vraiment délaissés et qui sont toujours à compter au centime près les moindres choses pour déchanger de temps en temps avec des fonctionnaires ils vous disent c'est vraiment on comptabilise limite l'ensemble des crayons qu'il peut y avoir dans un tiroir donc cette politique de quotidien de la contrainte est plus ou moins incompréhensible au vu du taux de prélèvement je pense qu'en effet il faut revoir la manière dont on fait l'usage de l'argent public et d'abord réfléchir à ça donc réfléchir à la structure même des prélèvements et de l'usage de l'argent public plutôt que de penser directement à aller chercher dans la poche des franchises une poche qui se vit de plus en plus parce que les prix de la vie quotidienne ont filé notamment sur l'énergie et il y a en effet des grandes réflexions à avoir mais peut-être que le débat sera relancé sur le fait de se désarriver du marché de l'électricité du marché européen de l'électricité de la manière dont il est fixé le prix de l'électricité sur énormément de choses qui sont nécessaires pour donner un peu d'oxygène à la vie et au quotidien des français alors il y a

37:12
Présentateur

un autre sujet du jour sur lequel je voulais vous entendre ce sont les retrouvailles entre Emmanuel Macron et Édouard Philippe qui auront lieu là dans l'après-midi à l'occasion des 80 ans de la libération du Havre cette cérémonie on l'imagine sera particulièrement scrutée surtout depuis que le maire du Havre a annoncé sa candidature à la prochaine présidentielle on va aller regarder de près ces retrouvailles Daïk ?

37:36
Invité

Oui forcément parce que ce qui a chagriné Emmanuel Macron dans l'interview d'Édouard Philippe c'est non pas qu'il se déclare candidat à l'élection présidentielle même s'il aurait pu le faire à un autre jour qu'au moment où on cherchait à trouver un nouveau premier ministre mais c'est que dans le corps de l'interview quand on lui demande à Édouard Philippe s'il se prépare à la présidentielle s'il y en avait une anticipée ça veut dire si Emmanuel Macron partait Édouard Philippe dit répond oui donc là il a un peu rétropé d'aller en Édouard Philippe depuis quelques jours en expliquant que un ce n'est pas ce qu'il souhaitait le départ d'Emmanuel Macron qu'un élu devait aller au bout de son mandat mais après il le dit dans un autre dans un autre moment de son raisonnement mais en même temps la situation politique étant incertaine il faut que je me prépare à tous les scénarios voilà je n'ai pas voulu dire plus que cela après honnêtement c'est une rencontre mémorielle on est sur le 80e anniversaire de la libération du Havre les uns l'un et l'autre vont j'espère et je pense ne pas jouer au petit jeu du chat et la souris avec des petites phrases double sens avec en filigrane des petites piques les uns envers les autres même si c'est des grands spécialistes de cela notamment Edouard Philippe mais je pense qu'ils vont se mettre à hauteur de la situation et surtout ils vont essayer de montrer qu'il y a une bonne entente alors qu'on le sait même si l'un était premier ministre de l'autre pendant trois ans ils se sont éloignés de l'un de l'autre et que Edouard Philippe veut succéder à Emmanuel Macron en mettant en scène quand même politiquement une forme de rupture par rapport à l'action du président de la République

39:07
Présentateur

c'est effectivement ma question William la rupture a été actée entre les deux hommes

39:11
Invité

oui je pense que vraisemblablement le timing de l'interview a interpellé beaucoup de gens à la mesure où ça fait penser à peu près au même coup qu'avait fait Georges Pompidou au général de Gaulle juste avant son départ avant le référendum de 1969 donc il avait peu pressenté surtout qu'il s'inspire beaucoup de Georges Pompidou comme le rappelle régulièrement Edouard Philippe le sujet qui se pose pour Edouard Philippe c'est comment faire pour pouvoir poser une rupture sur la forme avec le président de la République pour proposer une alternance aux Français parce qu'on a vu lors des dernières élections que ce soit aux élections européennes ou aux premiers tours enfin aux deux tours des élections législatives que les Français voulaient une forme de rupture avec le président de la République toutes dans le même temps par contre il y a quand même un bloc qui tient aux alentours de 20-25% qui soutient toujours la politique du chef de l'État donc c'est comment incarner la rupture de la continuité pour Edouard Philippe donc ça veut dire qu'il faut proposer un chemin différent aux Français tout en se fâchant pas avec les macronistes c'est ça son trou de chemin je pense que sur la question que vous posez sur la visite au Havre ce qui est intéressant c'est est-ce qu'ils vont se voir uniquement lors des commémorations ou est-ce qu'ils vont se voir notamment en aparté soit pour régler quelques sujets ou soit pour voir comment Horizon peut revenir dans la majorité alors qu'ils se sont petit à petit écartés il faut quand même rappeler que lors des dernières élections législatives ils n'ont pas battu la bannière sous les couleurs de Ensemble pour la République donc la coalition présidentielle mais ils se sont mis à l'écart

40:22
Présentateur

Effectivement Ludovic Mendes d'ailleurs lorsque Edouard Philippe a annoncé sa candidature comment vous vous l'avez perçu est-ce qu'il respecte la fonction présidentielle lorsqu'il fait ça cette question de timing dont on parle beaucoup

40:34
Mathilde Androuët

Je pense que c'était pas le bon timing et de toute manière toutes les personnes qui aujourd'hui sortent de partout pour nous expliquer pendant déjà 2027 c'est pas le bon timing on a tellement de choses à faire d'ici à la fin de l'année et l'année prochaine que je crois qu'on a le temps de débattre de plein d'autres sujets d'ici là Oui il a toujours été à part il a toujours eu un pied dedans un pied à l'extérieur c'était la force aussi d'Edouard Philippe et je crois que c'était la négociation ou l'accord qu'il avait eu avec le président de la République c'est je suis dedans et je suis à côté en même temps parce qu'il avait déjà la volonté de se préparer à 2027 donc là-dessus moi ça ne pose aucun problème on a eu des tensions entre nous parce qu'on était aussi une forme de coalition parce qu'on parle du bloc central mais c'est une forme de coalition aussi c'est trois parties différents même dans notre parti c'était trois parties qu'on en crée un seul donc il faut prendre aussi tout cela bout à bout et se dire qu'il n'y a pas toujours eu des choses très simples mais on a toujours avancé tous ensemble on a toujours trouvé des réponses collectives et j'espère qu'Edouard Philippe jouera le jeu et il l'a dit jusqu'à maintenant jusqu'au bout il le fera sans problème c'est une visite mémorielle on ne fera pas de politique logiquement du moins pas devant les caméras et la seule politique qu'on fera c'est de montrer qu'il n'y a pas de problème entre Emmanuel Macron et Edouard Philippe il faut s'y attendre sans problème je pense qu'on se pose beaucoup trop de questions parfois là où il n'y a pas besoin d'en poser

41:43
Présentateur

justement on va poser la question à Gilles Papin qui va suivre cette rencontre pour nous en direct du Havre bonjour Gilles ça y est les deux hommes vont se retrouver bonjour

41:55
Invité

ils vont se retrouver on va suivre ça effectivement vous l'avez dit en plateau car on connaît la mésentente qui existe entre Emmanuel Macron et Edouard Philippe ce qu'on attend surtout de savoir ici c'est est-ce qu'il va y avoir un entretien en tête à tête entre les deux hommes pour le moment ce n'est pas prévu puisque le chef de l'état est attendu ici à 19h10 pour cette cérémonie hommage à la ville du Havre cérémonie où Edouard Philippe donc va accueillir le président de la République c'est le maire du Havre qui prendra d'abord la parole pour son discours puis il cédera la place à Emmanuel Macron ensuite cérémonie protocolaire avec le chant du partisan et ensuite la cérémonie minute de silence et puis salut aux armes et une cérémonie dont on nous dit qu'elle devrait durer environ une heure donc évidemment on va scruter l'attitude des deux hommes selon Edouard Philippe ça va se passer très bien puisque c'est un accueil républicain qu'il va lui réserver du côté de l'Elysée on verra effectivement le temps que le chef de l'état va passer et l'attitude qu'il aura vis-à-vis de son ancien premier ministre

43:00
Présentateur

merci beaucoup Gilles Papin qui va suivre cette commémoration et les retrouvailles de ces deux hommes merci beaucoup Gilles vous étiez en direct du Havre donc William accueil républicain c'est ce à quoi on s'attend

43:11
Invité

oui mais si ça normalement moi je pense quand même que vu la situation certes Emmanuel Macron a comment dire des problèmes avec politique avec certains de ses anciens premiers notamment Gabriel Attal et Edouard Philippe mais au vu de la situation pour le bloc central il serait mieux pour tout le monde qui mette au moins comment dire leur égo de côté au moins pendant une période transitoire parce que certes ils sont concurrents en vue d'une succession potentielle d'Emmanuel Macron ou actuellement pour des questions de jeu de pouvoir mais si par cas le bloc central qui est déjà affaibli par les dernières élections part divisé ils n'ont quasiment aucune chance de survivre ils sont à la fois concurrentiels et solidaires on ne peut pas avoir d'à côté Edouard Philippe qui joue une partition Attal qui en joue une autre Elisabeth Borne qui en joue une autre et Bayrou comme d'habitude qui a un électron libre et de l'autre côté Emmanuel Macron qui reste en surplomb et qui s'amuse des divisions des uns et des autres pour pouvoir garder le pouvoir tant qu'ils ne resteront pas la force du bloc central c'était qu'ils bénéficiaient d'un report de voix et que c'était un bloc uni si par cas ce n'est plus un bloc uni ils risquent d'avoir ce qu'avait vécu la fin du quinquennat de François Hollande notamment avec chacun qui jouait sa propre partition chacun qui jouait ses propres chapelles et on a fini avec un parti socialiste qui a fini à 5-6%

44:13
Présentateur

Merci beaucoup William Thé et merci à vous également Mathilde Androuet et Ludovic Mendes d'être venus en parler avec nous sur ce plateau Merci à tous