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Audition parlementaireSénat (sur YouTube)· 27 mars 2026 127 minFond programmatiqueEnvironnement & énergieEurope & internationalInstitutions & électionsÉconomie & entreprises

Le Pacifique Sud face au changement climatique

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 66 %Attaque 15 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 94 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 40:00OuverteRéponse directe

    Quels sont les dispositifs français et européens de finance climat dans le Pacifique et leur pertinence ?

  • 45:00OuverteRéponse directe

    Comment valoriser les initiatives locales des territoires dans la diplomatie climatique ?

  • 50:00OuverteRéponse directe

    Quels sont les canaux de coordination entre la diplomatie française et les exécutifs locaux ?

  • 2:00OuverteRéponse directe

    Quelles recommandations concrètes sur les financements climat pour les territoires ?

  • 4:00OuverteRéponse directe

    Comment améliorer la stratégie indopacifique française dans le Pacifique ?

  • 6:00OuverteRéponse directe

    Quelle est la position de la Polynésie sur l'action chinoise dans la région ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 3:00Chiffre
    « les besoins estimés du Pacifique en matière de changement climatique, c'est 1 à 2 milliards de dollars par an. Aujourd'hui, il y a 220 millions qui sont mobilisés. Donc c'est 7 % des besoins qui sont couverts »
  • 0:10Fait
    « ce sont des petits états en taille mais des très grands états en océan »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Nous enchaînons sur notre seconde table ronde, même si tout à l'heure c'est une audition qui s'est transformée. Donc et je donne l'honneur de saluer la présence et en le remerciant bien sûr de Moil Broterson donc le président la nouvelle de la la polinésie française, pardon, je vais y arriver mais excusez-moi. Monsieur le président, c'est un honneur pour nous de vous recevoir même si c'est à distance pour notre mission en information.

Je salue également la présence de Nicolas Rocle qui est spécialiste gestion de la MERE et du des littéoraux au programme régional océan de l'environnement le proé depuis APIA la capitale du Samoa. Donc là aussi merci d'être présent. Nous accueillons parfois par contre là ici en présentiel mais ça nous fait également plaisir bien évidemment à la fois Jérémy Catonier membre du gouvernement de la Nouvelle Caédonie en charge du développement durable de l'environnement et de la transition écologique et du plan d'atténuation et d'adaptation aux effets du changement climatique.

Donc on voit bien qu'on est au cœur parfaitement au cœur de nos débats. et puis madame Peggy Roua qui est le conseillère stratégique et technique seigenior au bureau communautaire du Pacifique pour l'Europe. Donc si je ne m'abuse et donc non ça vous bon en tout cas c'est le titre qu'on m'a donné mais en tout cas vous êtes la la reprenti de de la commité du Pacifique.

Donc c'est c'est surtout ça qui nous intéresse également de porter la voix de la communauté du Pacifique. Monsieur le président, madames et messieurs, je ne vais pas bien sûr chercher à vous convaincre de l'importance du changement climatique. le vivez euh bien sûr et avec le rapporteur qui est à l'origine d'ailleurs de cette mission d'information que je salue une nouvelle fois, nous avons souhaité avoir cette table ronde et puis surtout avec les exécutifs à la fois de la polésie française bien sûr la nouvelle cédonie pour à la fois nous proposer nous présenter vos problématiques spécifiques mais surtout et c'est unement important vos propositions et ce que vous faites déjà parce que c'est aussi une marque de fabrique j'ai envie de dire du Sénat.

Notre volonté, c'est de ne pas regarder les problèmes du monde depuis Paris, mais au contraire de mettre en avant les territoires qui agissent au quotidien. Et et c'est je crois important de vous entendre sur vos préconisations puisque une mission d'information comme la nôtre au final c'est des propositions que nous ferons pour améliorer la diplomatie climatique et donc concrètement comment en partant bien sûr de vos de vos pratiques et de vos succès. Ce que je vous propose, c'est que pour démarrer qu'il y ait pour chacun d'entre vous 5 minutes, une 5 7 minutes de présentation et puis ensuite je laisserai l'autre rapporteur vous poser l'ensemble des questions et puis mes collègues ici.

Donc ce que je propose c'est de démarrer par le président de la de la de la Polynésie. D'abord, on fait les deux virtuellement puis les deux en présentiel et puis nous débarons. Monsieur le président, vous avez la parole en vous remerciant une nouvelle fois pour votre présence.

Monsieur le président, une seconde, nous avons un problème, nous ne vous entendons pas mais donc attendez. Non, c'est pas vous, c'est Je crois si je crois que c'est moi. C'est bon, parfait.

Allez-y. Merci monsieur Donc bonsoir à toutes et à tous. Euh je suis très content d'être là euh pour vous pour échanger sur ces questions donc de diplomatie climatique et de changement climatique.

Euh comme vous l'avez dit, euh le changement climatique, on peut en parler sans le vivre. Ici, c'est quelque chose qu'on vit. Euh la Polynésie, c'est un territoire grand comme l'Europe.

On ne répètera jamais assez. Euh principalement un territoire océanique, ce qu'on appelle chez nous dans la région, on est on se considère comme des on est on n'est pas des small islands states, on est des big ocean states. Donc c'est une ZDE de 5 millions de km² et en revanche 4500 km² de terre émergée.

Donc ça ça vous fixe un peu un peu les les choses en terme de de contexte géographique. contexte démographique maintenant, c'est une petite population de 280000 habitants donc qui est répartie sur ces 79 îles habités à peu près sur les 118 comptes la Polynésie. [raclement de gorge] Et euh donc un archipel particulièrement exposé, mais ce n'est pas le seul celui de Toamotou puisqu'il est constitué exclusivement euh d'atoles dont ils sont au niveau de la mer euh à l'exception notable de Macatea qui est un une une anomalie géologique puisque c'est un atole qui a été soulevé et qui donc une espèce de bouchon posé sur l'océan.

Donc dans ces îles là, globalement le changement climatique aujourd'hui plus que l'érosion du littoral, même si elle existe, mais on se rend compte qu'elle est peut-être plus liée à l'activité de l'homme sur sur les les les atoles le même qu'au changement climatique, c'est réellement les les enjeux de salinisation des des lentilles d'eau douce qui sont sur la plupart de ces atoles. la source principale donc d'eau. Alors, il y a aussi des dispositifs qui ont été mis en place par les gouvernements qui se sont succédés pour récolter de l'eau de pluie, mais encore faut-il qu'il pleuve.

Euh et donc la salinisation de ces lentilles de lous est un est un vrai une vraie inquiétude pour nous. Donc et et la problématique globale de gestion de l'eau, c'est c'est également une composante de ce changement climatique qu'il nous faut aborder. Euh globalement il y a malgré tout également des des signes de d'élévation des températures.

Depuis à peu près la fin de la Seconde Guerre mondiale, on a commencé à collecter des des données météo, des données de température et on observe que on a aujourd'hui gagné plus de 1°grès [raclement de gorge] 1,1° en température moyenne. Euh donc c'est quand même c'est pas rien. On observe également une élévation du niveau de la mer.

Elle elle est elle est lente mais elle est constante à peu près mm sur les de la société. Ça varie un peu suivant les archipel. C'est un peu moins martis.

Je sais pas pourquoi ils sont plus plus résistants à l'élévation du niveau de la mer. Euh mais euh globalement, il y a quand même cette élévation qui est qui est constante avec des projections par exemple en 2050 où on s'aperçoit que notre seul aéroport international, celui de Ctif A euh risque de subir à partir de 2050 des euh submersions fréquentes, beaucoup plus fréquentes qu'aujourd'hui euh puisqu'il est au niveau de la mer. [grognement] Voilà ce que je peux dire en en préambule pour vous dire que nous évidemment nous sommes intégrés dans notre région.

Euh on en discutera je pense plus en détail lors des questions, hein. Euh euh et c'est finalement les questions qu'on se pose en Polynésie euh quasiment tous nos voisins se posent un peu les mêmes. Euh l'érosion du littoral, l'élévation du niveau de la mer, les les alléas climatiques, les incidents climatiques plus fréquents et plus intenses.

On on observe ça un peu partout dans le Pacifique. Euh c'est important pour nous d'avoir des des instances dans lesquelles on peut faire à la fois des partages d'expérience euh que ce soit en terme de gouvernance, que ce soit en terme de constat déjà euh et puis ensuite en terme de gouvernance, de perspective et ensuite euh pour essayer de faire bloc dans les recherches de d'aide au financement, que ce soit pour des études ou pour des actions concrètes sont en adaptation soit en atténuation. Merci monsieur le président.

Je propose de passer tout de suite à à monsieur Nicolas Rocle. [raclement de gorge] Merci. Bonjour mesdames et messieurs les sénateurs, monsieur le président de la Polynésie française, monsieur le rapporteur, monsieur le membre du gouvernement de la Nouvelle-Calédonie, cher Pegy, chers collègues, je vous remercie de l'invitation faite au programme régional océanien de l'environnement au nom duquel je m'exprime aujourd'hui euh pour participer à cette table ronde sur ce sujet essentiel.

Le Proe dont le siège est basé à Pierre aux îles est une organisation intergouvernementale de la région du Pacifique sud en matière d'environnement et de développement durable et fait partie des agences intergouvernementales qui composent le conseil des organisations régionales du Pacifique. Les principaux objectifs du POE sont de promouvoir la coopération dans la région du Pacifique sud et d'apporter une assistance et un soutien technique afin de préserver l'environnement et d'assurer le développement durable pour les générations actuelles et futures. Le PRO compte à ce jour 26 pays et territoires membres dont 21 pays et territoires insulaires ainsi que 5 pays métropolitains dans la France.

Les dirigeants du Pacifique reconnaissent depuis longtemps que le changement climatique constitue la plus grande menace qui pèse sur l'existence même de leur peuple. et de leur communauté. Les effets néfastes du changement climatique sont auquels sont confrontées ces communautés sont en effet considérables et touchent tous les secteurs d'activité et les moyens mêmes de subsistance et de survie pour nombre d'entre elles.

Le président Browerson en a en a cité des effets euh et des conséquences directes aujourd'hui. de PR en étroite collaboration avec d'autres organisations du Pacifique comme la CPS, la communauté du Pacifique continue de jouer un rôle de premier plan dans la coordination des approches régionales face au changement climatique visant notamment à faire entendre la voix de la région par le biais d'action de plaidoyers et de négociation sur la scène internationale dans le cadre des différents accords multilatéraux sur l'environnement y compris l'engagement pris dans l'accord de Paris de poursuivre les efforts visant à limiter le réchauffement climatique mondial au maximum à 1,5 degr Celus. Ce travail couvre les différents domaines que comprennent l'atténuation, l'adaptation, les services climatiques et désormais les pertes et dommages aussi bien économique que non économique.

Terminera propoliminaire en soulignant que ces enjeux climatiques sont intrinsèquement liés et de sur croix dans le contexte insulaire du Pacifique aux enjeux de gestion durable de l'océan, de préservation de la biodiversité et de lutte contre les pollutions de toute nature. La diplomatie climatique est donc tout aussi bien une diplomatie océanique, une diplomatie de la nature et une diplomatie des modes de production et de consommation au à toutes les échelles en vue de contribuer au bien-être et au moyen de subsistance des communautés du Pacifique. Je vous remercie pour votre attention et sera ravi de répondre à vos questions et de participer à cette conversation.

Je vous remercie. Je passe maintenant la parole à monsieur Catio Monier pour le gouvernement de la Nouvelle Caédonie. Merci.

Merci monsieur le président. Permettez-moi de saluer monsieur le président Brerson ainsi que le sénateur Théofrit et Nicolas Rockle. Alors, je suis très heureux de vous revoir tous les trois, même si c'est en viso.

Euh oui, le changement climatique effectivement a des effets sur l'ensemble du Pacifique. On l'a vu pour la Polynésie française, la Nouvelle-Calédonie est plus petite, même si quand même importante par sa zone économique exclusive. 1lion3 de km², c'est deux fois la France et des îles, l'île principale de la Grande Terre où se situe Numéa et deux fois la Corse.

Donc on voit les enjeux aussi bien sur le marin que sur le terrestre pour des petits territoires en terme de population euh parce que la Nouvelle-Calédonie est même moins peuplée que la Polynisie française avec 260000 habitants. C'est un arrondissement comme le c'est c'est la population du 15 arrondissant où qui est pas très loin d'ici. Donc effectivement, on voit tous les enjeux liés au changement climatique qui sont énormes avec des moyens qui sont très limités et des expertises et des populations qui sont pas forcément disponibles et autant qu'on le souhaiterait face au face aux enjeux.

Ces enjeux, ils sont venus, ils seront apparus petit à petit. Dé 2019, le gouvernement de la nouvelle a mis en place le forum de l'eau pour le sujet le plus concret lié au changement climatique. Euh on c'est une institution qui fonctionne aujourd'hui très bien, qui rassemble l'ensemble des partenaires institutionnels caléoniens, aussi bien le gouvernement que les provinces, que les mairies, mais aussi le monde agricole, le monde minier, le monde économique et les associations environnementales, sans oublier les coutumers.

On a ensuite décliné ce travail là sur notre forum caléonien du changement climatique pour justement travailler sur l'adaptation face au changement climatique. Sachant que l'atténuation avait déjà été traitée dans le cadre d'un partenariat il y a quelques années avec l'Union européenne qui nous a permis de construire un schéma de la transition énergétique pour le côté atténuation et sur le côté adaptation. On a donc maintenant ce forum kédonien qui fait vivre une stratégie dont on parlera tout à l'heure.

Donc c'est pour nous aujourd'hui euh essentiel pour le gouvernement de participer dans ces compétences partagées que le gouvernement la Nouvelle Connie a avec l'État dans le terme en cadre de en terme de relation extérieure régional de participer à cette discussion du Pacifique. On en reparlera aussi je pense pendant pendant cette mission et mais ce travail là de de plaidoyer se fait sur le terrain en concertation. aussi bien avec la société civile qu'avec les institutions calédoniennes au sens large des mairies aux provinces avec le gouvernement qui se porte qui porte cette voie et organise le secrétariat de de ces forums là.

Voilà. Merci. Merci beaucoup.

Et pour conclure ce premier tour, madame Pegir Rouau qui est donc représentant de la communauté du Pacifique en Europe. Merci monsieur le sénateur. Yurana, président Broon et Teva.

Bonjour à tous mesdames et messieurs et les sénateurs. Euh bon, je vais peut-être pas répéter tout ce qui a déjà été dit sur les problématiques de changement climatique dans le Pacifique. Peut-être présenter la communauté du Pacifique.

Donc la communauté du Pacifique, c'est la grande sœur du preux. C'est une organisation scientifique et technique du Pacifique qui est qui a été créée en 1947 au sortir de la de la guerre qui a 27 pays et territoires membres dont cinq métropolitains qui sont des membres fondateurs parmi lesquels donc la France, le Royaume-Uni, l'Australie, la Nouvelle-Zélande et les États-Unis. Donc c'est une organisation qui a plusieurs qui est basée en Nouvelle-Calédonie.

Donc son siège est à Numéa, c'est pour ça que c'est aussi important la relation partenariale avec la France puisqu'on est à la fois en Nouvelle-Calédonie et donc en France. Euh il y a également une partie de de l'organisation qui se trouve aux îles FIDI et puis on a des bureaux régionaux et depuis le mois de septembre donc un bureau européen. Euh voilà euh cette la CPS c'est une organisation vraiment scientifique et technique.

En fait dans le Pacifique, on a donc le forum des îles du Pacifique qui est l'organisation plus politique qui prend les décisions, qui regroupe les membres. Donc la Polynésie et la Nouvelle-Calédonie sont membres à part entière. Walis Futuna membres associés.

Puis après, il y a tout un tas d'organisations scientifiques et techniques. Donc la plus grosse, c'est effectivement la CPS. Il a à peu près 850 personnes qui travaillent à la CPS dans des domaines aussi variés que l'agriculture, la pêche, l'eau, la santé publique, la démographie, les femmes, les droits de l'homme et cetera.

Donc c'est vraiment des compétences qui sont très larges. Euh et puis après il y a des des organisations scientifiques et techniques comme le PRE plutôt sur les problématiques environnementales et cetera. Pour autant vous allez me dire bah si c'est le PRE qui s'occupe de l'environnement pourquoi vous êtes là en tant que CPS ?

En fait la CPS elle a un département changement climatique et elle est accréditée au Green Climate Fund et euh au et au FA j'ai plus le nom en français. Et donc en fait on est vraiment une organisation qui appuie les les pays et les territoires, même si ce ils sont pas éligibles et donc je pense qu'on en parlera dans les discussions et c'est une vraie problématique qui est soulevée par nos territoires puisque les territoires sont membres à part entière de la CPS. On les appuie pour pour porter des projets pour mieux participer à ces fonds de financement ces fonds de financement climat.

Euh je vais pas revenir sur les conséquences du changement climatique. Ce qui est peut-être important, c'est que c'est un vrai effet. Le changement climatique qui fragilise des fragilités préexistantes de ces petits états insulaires en développement ou pas qui sont liés à la petite taille des économies, l'isolement des géographiques, la dépendance aux ressources naturelles et aux matières premières.

Euh la guerre en Iran aujourd'hui va avoir des conséquences dramatiques et on est en train d'en parler à la CPS et de mettre en place une cellule de crise pour voir les effets sur euh ces économies qui sont très dépendantes. Par exemple des intrans en matière agricole, il y aura forcément des effets dans 6 mois, 1 an, même si la situation se résout rapidement. Euh on reparlera, je pense des problématiques de diplomatie climatique parce que je pense que c'est effectivement très important euh votre votre mission d'information euh en terme de positionnement voilà des États indépendants versus les territoires et comment la France et l'Europe peuvent mieux soutenir les territoires dans cette intégration régionale et également mieux soutenir des organisations comme nous euh à porter la voie du Pacifique sur la scène européenne internationale.

Merci beaucoup. Ben merci après ces quatre interventions. Non, je vous disais n'hésitez pas dans vos intervention à faire déjà des propositions.

Je vais je vais m passer la parole en on l' remerciant encore une nouvelle fois à notre rapporteur qui va maintenant pouvoir vous interroger les uns, les unes et les autres. Merci beaucoup monsieur le président. Est-ce que vous m'entendez ?

Très bien. Très bien. Oui.

Donc très bien. Je voudrais bien sûr saluer l'ensemble de vos invités, saluer en particulier le président de la polémie française parce que je suis pas très loin de lui mais euh euh par le jeu de la vidéo euh euh je suis donc aussi en Polynésie française et saluer l'ensemble de nos invités, monsieur Rockle qui à distance également et puis saluer nos amis qui sont du coup en en à Paris au Sénat. alors que euh nous sommes de l'autre côté de l'océan.

Donc vous adressez un grand salut euh depuis notre océan Pacifique commun. Euh [grognement] merci à tous pour le temps que vous consacrez à notre mission d'information. Alors qui est très clairement euh centré sur la question de la diplomatie française et européenne.

Je voudrais aussi en parler euh sur le climat 10 ans après l'accord de Paris. Euh et ça n'est pas une mission spécifiquement effectivement sur nos territoires d'outre mer, mais il me tient particulièrement à cœur à la fois de voir ce qui est fait en en matière d'atténuation, d'adaptation, mais aussi de réparation parce qu'il y a beaucoup d'initiatives qui sont prises dans nos territoires. Euh je fais référence notamment au plan climat et mais aussi à tous les dispositifs particuliers déployés par nos collectivités notamment dans le Pacifique. et et c'est le premier pas, on va dire, non pas d'une question, mais des thématiques que je vous propose de développer, c'est ce ce volet, on va dire laboratoire d'innovation, laboratoire, c'est peut-être pas le bon terme, c'est c'est simplement parce qu'il n'y a pas le choix s'il y a a une nécessité de résilience et donc de s'adapter aux effets du changement climatique dans nos territoires.

Et je pense qu'il y a une valorisation peut-être potentielle de ces actions qui sont menées et que vous pourriez partager avec nous. Euh et le second volet, c'est de voir effectivement d'avoir le regard notamment parce que nous avons nos exécutifs qui sont là, le regard que vous portez sur l'action diplomatique française et européenne dans la région auprès de nos territoires voisins du Pacifique. et de voir de quelle manière est-ce que et je rejoins le président avec des propositions, est-ce que l'on pourrait éventuellement s'il le fallait euh améliorer les synergies entre cette diplomatie française et l'action qu'il y a par le biais de nos exécutifs dans le Pacifique ?

Euh est-ce qu'il y a davantage de choses de passer à à à dresser entre ces ces deux volets d'activité ? Et puis la troisème question peut-être euh est plus liée à la finance climat, à la vision et l'appréciation que vous avez de la finance climat française ou européenne dans le Pacifique versus ou en complément de celle que nous avons dans nos territoires d'outreemer via, on va dire, un financement euh interne à la République française ? Est-ce que vous pensez aussi là qu'il y a des bonnes idées, des bonnes pratiques à prendre d'un côté ou de l'autre et euh où ou on est dans deux couloirs totalement différents avec peut-être euh euh avec peut-être plus de coopération engagée.

Voilà, c'est trois domaines si je les reprends. Nos initiatives dans nos territoires et et la manière dont peut-être on pourrait davantage les valoriser ou ou avoir davantage d'échange d'expérience sur ces sujets. Mais c'est peut-être déjà fait.

Le second domaine, c'est effectivement euh euh les interactions qu'il y a avec la diplomatie française et européenne, la vision que l'on peut avoir depuis nos territoires ou au travers notre participation aux organismes régionaux de cette diplomatie française euh et et européenne, pardon, c'est bien les deux volets qui nous intéressent. Et le troisème volet sur la finance climat, est-ce que vous pensez que les dispositifs et là je m'adresse bien sûr pas que aux exécutifs qui sont présents, mais est-ce que les dispositifs en cours sur la finance climat française et européenne sont jugés pour vous pertinent suffisant et et perfectible ? Grosse question hein, mais c'est je pense l'essence même de notre débat d'aujourd'hui.

Et j'en profite monsieur le président pour glisser bien entendu que nous sommes preneurs des contributions écrites qui pourront nous être envoyé parce que il s'agit d'une discussion avec plusieurs intervenants aujourd'hui mais je suis friant pour le rapport euh et le président y est très attentif et mes collègues aussi à ce que nous ayons aussi des peut-être des contributions écrites pour avoir davantage de précision sur les chiffres. Merci. J'ai déjà parlé longuement mais c'est monsieur le président pour pouvoir ouvrir le débat largement.

Merci beaucoup. Monsieur le président, la parole est à vous. Là, on vous entend pas.

Attendez, on va on va C'est nous. Attendez, je crois que c'est Je crois que c'est ici là dans la régie qu'il y a un petit sujet. ce [grognement] qui permet d'ailleurs de prendre le temps parce que comme T20 notre rapporteur fait des questions très complexes et il glisse quelques éléments par ailleurs.

Donc ça vous permet à chacun comme ça de préparer et effectivement il a raison de le rappeler. Merci le monsieur de l'avoir fait c'est que on est très demandeur de vos propositions écrites au propositions là. Vous m'entendez parfaitement.

Allez-y monsieur président. Bien. Euh alors la la question qui est posée, elle est elle est très très large.

Je vais essayer d'y répondre en segmentant un peu mon propos. D'abord, il faut euh se poser la une question plus large encore qui est celle de la diplomatie française et européenne euh au-delà de la simple enfin simple au-delà de la seule question climatique euh comment est perçu aujourd'hui la France, comment est perçu l'Europe dans notre dans notre région globalement et et pour en être à mon 3è forum donc depuis mon l'élection. Euh et je l'ai dit à l'occasion d'une d'une mission à Bruxelles l'an dernier, euh l'Europe avait disparu euh du Pacifique, en tout cas dans la perception que peuvent en avoir euh les les leaders du Pacifique. et j'avais donc plaidé pour que il y ait un retour de l'Union européenne notamment au sein du forum et ce qui avait conduit à la présence de monsieur Selave organisé le premier forum UE Pacifique au Fidji, un un un business forum qui a été très très bien accueilli par l'ensemble de la communauté et il devait participer en tant qu'invité au forum en lui-même aux île Salomon.

Il y a eu un petit euh un petit quak dans l'organisation puisqu'il y a des tensions permanentes entre la Chine et Taiïwan et l'organisateur du forum à savoir les îles de Salomon a préféré n'inviter personne plutôt que devoir chérer les les chamailleries entre entre la Chine et Taiïwan. Mais donc déjà en terme de diplomatie générale euh depuis la fin effective du Commonwealth, depuis en plus le le Brexit, l'Europe finalement n n'est plus réellement perçue dans les dans les pays et territoires du Pacifique. Pour la France, c'est un peu différent puisqu'elle est elle est présente au travers de ces ces collectivités donc dans le Pacifique, ses trois collectivité, ces trgomm et en revanche, elle est elle est un peu comment dire, elle laisse les les beaucoup de leaders pacifique dubitatif.

Moi, je préfère dire les choses franchement puisque euh a été énoncé une stratégie indopacifique euh par le président de la République. Ça a été ça avait été annoncé à New Delhi il y a quelques années. Ça a été réitéré à plusieurs euh occasions et finalement euh les leaders du Pacifique donc au-delà de la question climatique se se demandent "Mais qu'est-ce que c'est que cette stratégie indoppacifique ?" Et euh en en quoi elle nous concerne, alors évidemment Indopacifique, on se sent concerné par la deuxième partie de la proposition euh mais euh n'étant évidemment pas consulté euh sur cette stratégie, aujourd'hui ils ne savent pas en quoi ça consiste.

Maintenant, si on on refait le focus sur la la question climatique et de la diplomatie climatique, donc les mêmes finalement constat s'appliquent. En revanche, c'est vrai que au contravers de la CPS notamment euh la présence de la France euh au plan diplomatique est plus perceptible. Euh alors qu'on disait, je crois que la euh la représentante de la CPS tout à l'heure nous expliqué qu'effectivement il y a une espèce de pas de redondance mais il y a il y a un recouvrement partiel sur la la question climatique entre ces ces deux ces deux instances. l'une gère tout de même plus des des projets sectoriels bien identifiés alors que le projet est plus là dans un rôle de coordination scientifique.

Euh mais c'est vrai que là aussi il y a il y a il y a un petit recouvrement sur les la question de du climat. Maintenant euh aujourd'hui donc le la Polynésie française, la Calédonie sont membres à part entière du forum. On est également membre à part entière de enfin membre de la CPS et du proué.

Euh donc ça veut dire qu'on a là la possibilité de de d'abord de porter nos voies. La question qui se pose de manière générale, c'est euh comment faire pour que est-ce qu'on peut parce que des la question peut se poser parfois est-ce qu'on peut euh constituer un relais pour la diplomatie climatique française ? Euh là aussi, je vais vous répondre assez clairement.

Je peux pas, je évidemment pas me prononcer pour euh nos amis et voisins et cousins de Calédonie, mais euh le rôle des exécutifs en Polynésie en tout cas, c'est d'abord de porter la voix des Polynésiens et euh de s'assurer que nos intérêts, nos préoccupations sont relayées dans la région. Alors, tant qu'elles sont finalement en phase alignée avec celle euh de la France, ça me pose évidemment pas de problème. Mais je je vais prendre un exemple précis pour illustrer mon propos aujourd'hui.

Alors, même si c'est pas une question qui qui touche directement le changement climatique, mais ça ça permet de fixer les choses. Aujourd'hui, on a un sujet qui divise au sein du forum, c'est celui de l'exploitation minière des fonds mar euh la position de la Polynésie réitérée dans toutes les instances, c'est qu'on est opposé à cette exploitation minière des fonds. C'est la position également de la France.

Aujourd'hui, on va avoir des élections au niveau national l'an prochain. Est-ce que cette position nationale sera constante ou est-ce qu'elle va évoluer ? Imaginons le scénario radical où le futur ou la future présidente de la nation change d'avis et dit "On va exploiter les fonds main là, [raclement de gorge] on va se retrouver en contradiction et forcément ce sera difficile euh pour enfin c'est pas impossible pour le l'exécutif polynésien d'être le relais de cette position au plan diplomatique." Voilà.

Donc aujourd'hui globalement et ce qui a été fait à l'UNOC l'an dernier est venu le le matérialiser, il y a un alignement des positions que ce soit sur les nécessités d'adaptation, de d'atténuation, le meilleur accès au au financement. On est on est d'accord sur ces sujets-là aujourd'hui et tant que c'est comme ça évidemment on on n' pas nous de mal à quand on participe dans les instances régionales à dire c'est la position de la Polynésie mais c'est aussi la position de la France. Merci monsieur le président.

Que je peux dire Merci à vous. Euh monsieur le rapporteur, je suppose que la la question c'était pour l'ensemble des ou euh vous voulez faire des questions spécifiques pour les autres intervenants. Alors si si comme vous l'avez dit, monsieur le président, j'ai fait une une question complexe à trois volets.

C'était pour pouvoir l'adresser à l'ensemble et permettre la la rotation. Alors vous va comme ça après. Très bien.

Très bien. Est-ce que comme on va on va essayer de faire la visio parce que comme c'est ça en profiter. Euh est-ce que monsieur Rockle vous avez des choses à répondre à la question de notre rapporteur ?

Oui, je vais essayer de d'aller euh directement en réponse au aux deux premières questions et peut-être que la question du financement, des dispositifs associés et cetera pourrait faire l'objet d'un d'un autre d'un autre tour de table. Euh je pourrais déjà vous donner un petit aperçu de ce qui se fait euh donc euh au niveau régional euh en matière de soutien euh aux politiques climatiques et aux mesures d'adaptation en particulier euh au niveau régional. Et puis en prenant quelques exemples également euh sur ce que les instances régionales euh font avec et pour les territoire.

Donc tout d'abord effectivement le PR collabore avec la CPS bien sûr dans nos mandats respectifs et nos et nos et nos champ de compétences complémentaires. Euh on collabore aussi bien sûr avec de nombreux bailleurs de fonds des partenaires. Tout ceci sous l'égat50 pour le continent bleu du Pacifique et les cadres régionaux associés.

En ce qui concerne le changement climatique, je citerai deux ou trois exemples de ce que le PRE fait. au bénéfice des des pays et des territoires membres. Euh un des dispositifs les plus intéressants à vous partager euh aujourd'hui, notamment parce que c'est une approche beaucoup plus programmatique qu'un simple projet avec une durée de vie courte et le programme intitulé Weather Ready Pacific euh c'est une initiative menée par les pays du Pacifique et soutenue par leurs dirigeants qui vise à combler d'importantes lacunes dans les systèmes météorologiques nationaux et les systèmes d'alerte précoce.

Weer Ready Pacific renforce les capacités de prévision, les alertes précoces euh afin de sauver euh des vies humaines, de protéger euh des infrastructures critiques euh comme on l'a entendu et de et de et et les moyens de subsistance avec la mise en place du programme euh Early Warning Hall euh des alertes précoces pour tous dans l'ensemble du Pacifique. Weer Pacific est conçu vraiment par et pour le Pacifique en garantissant que les connaissances, les approches contextualisées et les autorités locales guide la fourniture de services météorologiques, climatiques, océanographiques. Euh le PROE a un rôle aussi de coordination au sein du Conseil météorologique du Pacifique. coordonner les priorités, rassembler les partenaires techniques mondiaux et régionaux afin de garantir que les pays membres et les territoires membres aient accès aux meilleures données scientifiques disponibles en matière de climat de météorologie pour la prise de décision.

Donc c'est aussi en ce sens que le PRE héberge le centre régional du Pacifique sur les changements climatiques ou Pacific Climate Change Center qui est un centre d'excellence de manière à favoriser le passage de la science au services climatiques pour répondre à des besoins nationaux sectoriels, transversaux et préparer aussi aux études de vulnérabilité, d'impact et ainsi à la planification de l'adaptation et de la résilience à long terme. Euh ce ce processus de soutien à l'élaboration des plans nationaux d'adaptation est très important pour le PRE. Euh bien sûr, ça inclut l'évaluation des impacts climatiques, de la vulnérabilité, des risques associés.

Euh ces mesures, elles sont non seulement répertoriées dans un plan, mais elles sont aussi chiffrées afin de garantir la faisabilité euh des euh des des aides potentielles de la part de partenaires pour soutenir ces efforts d'adaptation. Donc ça touche à tous les domaines euh en passant par la euh l'adaptation fondée sur les écosystèmes. Je vais me m'attarder 30 secondes là-dessus. euh protection des récifs coraliens et des mangroves pour amortir les tempêtes, préserver les pêcheries, la conservation ou la réhabilitation des bassins versants euh par le biais de ce qu'on peut appeler les solutions fondées sur la nature.

Euh à ce titre-là, euh on pourrait citer comme un autre exemple de programme régional qui inclut euh ensemble les pays et territoires membres du Pacifique. Euh l'initiative KIWA qui vise à renforcer la résilience climatique des pays et territoires insulaires grâce aux solutions fondées sur la nature. Ce programme donc d'une d'une enveloppe globale aujourd'hui de 77 millions d'euros rassemble cinq bailleurs : la France, l'Union européenne, l'Australie, la Nouvelle-Zélande et le Canada de manière à favoriser un meilleur accès à la finance climat et surtout une une mise en œuvre et un soutien aux solutions fondées sur la nature pour s'adapter au changement climatique dans une perspective de long terme.

C'est un programme intéressant puisqu'il met en bien en évidence la complémentarité et la coordination de nos organisations. CPS PRE et puis le bureau Océanie de l'UICN, l'Union internationale pour la conservation de la nature qui sont les trois partenaires de mise en œuvre et l'initiative KIWA dont le secrétariat est assuré par l'AFD couvre tous ces champs d'action. euh l'éradication des espèces envahissantes qui aussi grèvent des capacités de résilience des écosystèmes terrestres marins.

Euh comme je l'ai dit, la réhabilitation de bassin versant, la création de zones euh d'air marine protégées ou d'air géré. Euh et tout ceci contribue à la résilience des écosystèmes mais aussi des des économies qui dépendent très étroitement euh de ces de ces écosystèmes insulaires. Donc au-delà de ce programme qui mérite d'être salué, on pourrait citer bien d'autres choses.

On a aussi des projets euh en appui direct au territoire euh coordonnés euh ou par les pays et territoires eux-mêmes ou par les organisations régionales. Tout dépend de euh des dispositifs de financement, d'éligibilité. Euh monsieur CJ a cité tout à l'heure le forum calédonien du changement climatique et la stratégie associée au niveau du au niveau de la Nouvelle-Calédonie.

Euh nous apportons un soutien direct à cette stratégie par le biais d'étude mais aussi par le biais de de pilote de de projets démonstrateurs sur le terrain mis en œuvre avec les mairies, les provinces, les communautés. Euh sans rentrer dans le détail, donc c'est à la fois euh des actions qui se situent au niveau international, régional, mais aussi très local euh puisqu'il y a urgence à agir. Et c'est dans ce sens que les organisations régionales aussi euh euh œuvrent pour le compte de leurs membres en réponse directe à des à des priorités et des besoins.

Euh sur les dispositifs euh davantage liés à la diplomatie climatique, euh on pourra certainement y revenir. Euh ça ça rejoint d'une part donc toutes les procédures liées à la convention cadre les Nations Unies sur le changement climatique bien sûr. Et donc il y a effectivement un sujet sur le fait de d'être parti ou non à la à la convention cadre au niveau international et de comment ça peut se traduire ensuite euh dans les négociations, dans les dans les jeux diplomatiques qui se jouent pour négocier euh des mesures urgentes de réduction des émissions. aussi des financements pour l'adaptation pour la et et pour aussi anticiper les pertes et dommages que subissent et subiront ces ces pays et territoires insulaires.

Euh je ne vais pas rentrer dans le détail des des euh des dispositifs de préparation ou de négociation lors des COPS des conventions des parties climat. On peut y revenir si vous le voulez, mais sachez en tout cas que le pro coordonne euh cette dynamique régionale selon une mécanique bien rodé tous les ans. Euh c'est-à-dire que dès la fin d'une COPS, on prépare la la suivante en réunissant nos points focaux changement climatique de l'ensemble de la région pour faire un bilan de la COP et commencer ce processus préparatoire qui mène donc à la COP en novembre de chaque année.

Donc c'est un un dispositif euh qui est assez bien huilé. Euh je je peux je peux vous donner quelques quelques éléments là-dessus, mais il y a effectivement un vrai travail de préparation et aussi de coordination des positions tout en respectant bien sûr euh la souveraineté des pays en matière de de de pouvoir porter leurs ambitions et leur et leurs préoccupations sur la scène internationale. Mais il y a aussi des enfin la la le Pacifique a été pionnier et moteur sur un certain nombre de sujets qui font aujourd'hui l'objet de décision majeure au niveau international, que ce soit des dispositifs de financement et des ambitions telles que teles que dans l'accord de Paris.

Je vais m'arrêter là pour ne pas être trop long, mais n'hésitez pas à réagir et et aux collègues. Merci. Merci à vous.

Oui, parce que comme vous êtes quatre et que euh pour que chacun puisse un peu débattre, c'est vrai que monsieur Konier, peut-être si vous souhaitez à votre tour répondre. Oui, merci. Euh alors c'est pour faire écho au président Berson effectivement cette stratégie indopacifique qui a été annoncée par le président il y a quelques années déjà fait l'objet de de travaux au congrès de la Nouvelle-Calédonie avec la commission des relations extérieures qui s'était réunie qui qui s'interrogeait sur cette stratégie puisqu'elle n'avait pas forcément été travaillée et présentée au au Calédoniens avant qu'elle soit publiée.

Donc c'est vrai qu'effectivement il y a un enjeu aujourd'hui, c'est quels moyens sont mis en place dans sa stratégie et comment on y associe les collectivités locales et pour ce qui concerne Nouvelle-Calédonie, les collectivités caléoniennes. Donc c'est vrai qu'on voit aujourd'hui alors moi plus modestement je siège pas au forum des îles du Pacifique au sommet des leaders, c'est le président de la Nouvelle Canadie qui siège. En tout cas, ce qu'on peut voir puisque l'agenda organisé par le forum des îles du Pacifique mais aussi le PRE et la CPS que je salue aussi aujourd'hui, c'est c'est qu'on voit que la Chine et l'Australie sont vraiment très actifs dans le Pacifique avec, c'est vrai parfois un dialogue français et européen qui est moins visible, alors qui est pas absent mais qui est moins visible, moins audible.

Alors, c'est pas parce que il y a pas de projet et qu' choses se font pas, c'est parce qu'on les entend peut-être moins et les niveaux d'intervention sont peut-être pas les pas les mêmes non plus. Euh en tout cas sur les sujets sensibles à l'environnement comme la protection des fonds marins. on le voit aujourd'hui euh avec euh on en parlera peut-être après ou dans les dans les questions du rapporteur sur la nouvelle administration américaine euh qui euh qui a peut-être pas la même optique que celle des pays du Pacifique où on le voit euh sur les fonds marins, il y avait une une un espace de discussion pour le coup cette fois-ci ouvert par la France avec l'RD avec ce travail sur les fonds marins qui avaient rassemblé plusieurs ministres du Pacifique mais aussi les instituts de recherche et les communautés locales sur les fonds marins.

Et on voit, c'est un exemple de l'influence de la France dans le Pacifique puisque ce séminaire avait eu lieu à la fois en Nouvelle Colie mais aussi en Polynésie française et ça avait été l'occasion à part les Ilcook et Nauru qui porte qui porte une des projets d'exploitation en réalité un très large consensus enfin un très large envie de protéger les grands fonds marins et en tout cas pour la mélanésie dont fait partie de la Nouvelle Konie un réel consensus et c'est vrai qu'effectivement on partage les interrogations du président Borderson sur les prochaines les prochains gouvernements qui pourraient y avoir à à Paris. En tout cas, pour la Nouvelle Kéin, nous avons passé une loi de pays. Donc, il y a déjà un moratoire qui existe depuis euh juin 2000 2024 pour 50 ans Nouvelle-Kédonie.

Donc il n'y aura, comme c'est une compétence de Nouvelle-Calédonie, il n'y aura pas d'exploitation minière pendant 50 ans pour permettre justement à la recherche de mieux comprendre les grands fond marins. On est parfois à à 5 6 km sous sous sous l'eau avec nous la fausse des nouvelles Hbrides qui nous sépare du Vanouetou et on se rend compte que c'est des espaces qui ont été très très peu explorés quelques 3 4 5 6 fois moins d'une dizaine de fois ces 50 dernières années. On a été voir ce qui se passait au fond.

Donc, on veut laisser le temps à la science de découvrir ces espaces là euh avant d'aller d'avant avant d'aller exploiter. Sachant que la nouvelle cad a une expérience minière sur le nickel terrestre qui est qui est qui est qui est de longue date depuis une plus d'une centaine d'années. Donc, on voit les effets de la mine sur les écosystèmes et on voit aussi que ces écosystèmes marins sont beaucoup moins résilients que les écosystèmes terrestres.

Donc, c'est pour ça qu'on a voulu travailler dans ce sens-là. Donc nous on a passé une loi de pays et du coup comment ça se coordonnera au niveau régional entre un dialogue français qui pourrait être différent peut-être rejoindre celui de l'administration américaine actuelle ou maintenir en tout cas nous ce qu'on pourqué c'est euh maintenir ce cet enfin cette volonté de de protéger nos nos grands fonds. Donc pour revenir sur le sujet du changement climatique simplement partager quelques chiffres avec vous.

Donc depuis 50 ans, c'est 1,3°gr de plus en Nouvelle-Calédonie. On prévoit 2 degrés de plus à 200 horizon 2050 et 3°gr de plus à Horizon 2100. Et euh et un sujet lié pour nous important dont les effets se voient dès aujourd'hui, c'est l'osion côtière.

On a on a un comme j'ai dit en préambule, c'est la nouvelle K, c'est deux fois la Corse. Donc on a une très longue façade côtière très dentlé en plus et on et avec des populations qui sont réparties tout au long du littoral. Donc on a des enjeux et des communautés qui sont impactées tout le long de la côtex notamment la nouvelle-céie sur l'île d'ouvent Macron été fait une visite aussi bien sur VA que sur la Côtesse.

On a vu la première maison tomber et on commence à voir les les premiers déplacés climatiques qui sont des sujets de discussion au sein du Sénat Coutumier. Donc comment on travaille ces sujets-là avec la recherche au niveau du Pacifique. On le voit avec le programme Clipsa entre la polynice française, laisse Futuna et la Nouvelle Calédonie mais aussi le voetou.

Donc on voit on voit euh l'influence que peut avoir euh la la France dans le Pacifique à travers ses programmes de recherche euh mais aussi euh la capacité pour les gouvernements locaux de s'appuyer sur ces programmes de recherche pour développer des stratégies euh locales comme la stratégie du changement climatique qui s'appuie sur les premiers résultats intermédiaires de ce programme Clipsa euh entre l'AFD Météo France et l'IRD euh sur l'élévation du niveau de la mer. Effectivement, c'est un sujet pour pour nous aussi. Euh d'ici 2050, on attend 15 à 30 cm de plus et d'ici 2000 2100 40 à 80 cm, c'est beaucoup.

On a des on a on a la mairie numé investi plus d'un milliard de francs CFP euh euh pour justement travailler sur la protection de la plage principale, la plage de Lancevatard qui est celle qui rassemble les espaces touristiques les plus importants. Donc on voit aujourd'hui que c'est un réel coût ce changement climatique pour la Nouvelle-Calédonie et c'est des expertises qu'on peut aussi mettre à disposition dans le Pacifique au travers de l'initiative KWAP dont dont le PRE avec l'AFD et et l'Union internationale pour la nature sont des partenaires qui sont en Nouvelle-Calédonie sachant que en réalité KI a été d'abord organisé pour les élus Pacifiques et c'est en second temps que les territoires du Pacifique ont pu être intégrés. Donc euh c'est vrai que c'est un enjeu pour nous euh dans la République de pouvoir accéder à des programmes parfois internationaux euh de par de par nos compétences euh de par notre statut plutôt.

Et en réalité, on se rend compte que la plupart du temps, et je laisserai peut-être les CPS et le PRE l'expliquer mieux que nous, c'est que on comme on fait partie de la France, on fait part on a des indices de pays développés qui font qu'on est pas éligible à certains programmes internationaux et peut-être d'autres d'autres indicateurs pourraient être plus pertinents. On parle de la charté de la vie en Outre mer et par exemple au niveau international, on pourrait parler de parité de pouvoir d'achat des populations qui nous permettrait éventuellement d'être d'avoir des des accès à ces financements pour nos populations qui ont des niveaux de disparité économique très fortes et des populations enité notamment en tribu les plus fragiles en bord de mer qui ont des des revenus des des revenus très limités et qui vivent en réalité de l'autosubsistance. Donc on voit en lé la capacité très faible de la Nouvelle-Calédonie à prétendre à des fonds internationaux et quand bien même parfois il serait financé comme Kiawa par la France et l'Union européenne avec l'Australie, le Canada et la Nouvelle-Zélande. euh sur la discussion climatique au sein du Pacifique.

Effectivement euh on parle des COP aussi bien la COP biodiversité que la COP que la COP climat. Euh c'est un sujet qui est pas simple pour la Nouvelle-Calédonie puisqueeffectivement la Nouvelle Céie fait partie de la délégation française dans ses copences qui sont les nôtres. Donc nous, on est serait très heureux de participer à ces délégations.

Par exemple, je félicite le le président Brotheron sur son initiative à l'Unoc de créer des grandes réserves dans sa zone économique exclusive. La Nouvelle-Cédonie participe aussi de sa part et en 2024, on a créé 10 % de de réserve naturelle intégrale sans pêche au sein de la zone économique exclusive de la mer de Coraille. Euh et ça représente l'équivalent d'un pays comme la Grèce.

Donc on voit aujourd'hui cet effort là qui pourrait être porté et pour la dernière COP qui avait lieu en Colombie pour la biodiversité par exemple, les discussion et les réseaux euh n'étant pas clairement établi entre le gouvernement parisien et le gouvernement de la Calédonie, on a reçu les invitations que le vendredi pour le dimanche, sachant que entre la Colombie et la Numéa, il faut quasiment qu'à 50 he de vol. Donc matérialement, techniquement, c'était même plus possible de participer à donc on a reconnu, c'était la première fois qu'on avait eu l'accord de Paris de du gouvernement parisien de participer à ces délégations. Euh par contre voilà, ces réseaux ils sont encore à construire et en tout cas pour le gouvernement Kellui, on est très on serait très heureux de pouvoir participer à ces discussions sur des compétences qui sont les nôtres et avec l'accord du MIA qui euh partage cette compétence relation extérieure entre le gouvernement et la Nouvelle-Calédonie. sur le climat.

On a aussi euh notre part à la discussion dans le Pacifique pour ce qui est concerne le gouvernement Nouvelle Tédonie au sein du forum des îles du Pacifique qui euh qui porte donc euh la voie de l'ensemble des pays du et État du Pacifique et la Nouvelle Cie en fait partie euh pleinement et euh et effectivement on voit que en réalité il est c'est un peu paradoxal et c'est c'est en c'est en toute amitié que que je le porte aujourd'hui c'est qu'il est parfois plus simple pour la nouvelle Kine d'être entendu euh et de porter ces sujets liés au changement climatique au sein du forum des îles du Pacifique qu'au sein de la délégation française européenne auprès qui aura lieu en en Turquie pour la prochaine COP 31. Euh pour preuve, la semaine dernière, j'étais à Brisban sur Invitation de l'Australie qui organiser un une réunion précop de l'ensemble des pays du Pacifique organisé par le Forum des îles du Pacifique. Et c'est en tant que membre du forum des îles du Pacifique que nous avons été invités à participer et à échanger sur ces discussions préalable à l'organisation de la prochaine COP en lien aussi avec le projet qui assuré l'organisation.

Donc on voit aujourd'hui que il y a encore des alors c'est vrai que c'est assez nouveau. Enfin même si l'accord de MéA il a il est 98, il a certains il il atteint à peine sa majorité peut-être politique aujourd'hui. Mais en tout cas entre le quai d'ors et le service des relations extérieures, la nouvelle économie, je pense qu'il y a peut-être encore des canaux qu'on pourrait faciliter parce qu'aujourd'hui tout se fait au niveau très politique entre les cabinets parisiens et les cabinets euh des différents membres du gouvernement et de la présidence de la Nouvelle-Cédonie, mais un peu moins au niveau technique.

Donc c'est vrai que le qued d'or c'est une très grosse machine pour un petit gouvernement comme le nôtre en terme de en terme d'équipe. Notre service relation extérieur c'est à peine une dizaine de personnes. Donc on voit aujourd'hui que c'est pas évident pour pour la nouvelle Kie de participer à l'effort français et européen dans le cadre des COP.

Après la Nouvelle-Cedonie ouvre bien sûr ses portes aux partenaires européens et français. Euh j'en veux pour preuve la prochaine conférence sur la nature et les airs protégées qui est une conférence organisée en Nouvelle-Calédonie avec le Pirt et le PRE. Le Pirt qui est une une organisation une qui coordonne ces travaux qui sont l'équivalent au niveau régional des COP biodiversité.

Donc cette cop biodiversité se réunit tous les 4 à 5 ans. La dernière avait lieu à Numéam pendant le Covid et euh et les ministres du Pacifique ont la gentillesse de nous permettre de recandidater pour accueillir l'ensemble des ministres de la biodiversité du Pacifique. Et pour avoir rencontré le ministre de la biodiversité australien la semaine dernière, il est très intéressé à porter les sujets liés au 30 par 30, 30 % de réserve au sein des zones économiques exclusives, mais aussi lié à PBN, les airs protégées au-delà des dans les eaux internationales.

Et là, la France pourrait avoir clairement son sa part à la discussion en lien avec l'Australie sur des poches d'eau international qui sont par exemple entre l'île de Norfolk qui est australienne, la l'Australie et la Nouvelle-Calédonie où il y a quelques temps, il y a eu un missile chinois qui est qui qui a été qui a été lancé et enfin qui qui est arrivé et et un espace sur lequel en réalité la pêche internationale et et du coup assez peu assez peu contrôlé et qui a des impacts sur la pêche calédonienne puisque c'est les espace où les jeunes tons grandissent avant d'arriver dans nos eaux. Donc en réalité, on voit des difficultés dans nos pêches à cause de surpêche au niveau international et c'est là où effectivement une coordination entre la France, l'Australie en lien avec les pays du Pacifique et la CPS en charge de la pêche et le PR en charge de l'environnement pourrait avoir du sens. Et par exemple le long de cette poche euh internationale, nous avons déjà créé parce que les espaces d'intérêt de biodiversité ne suivent pas les limites des zones économiques exclusives.

Elles sont souvent à cheval. et euh dans des réserves, on a déjà une réserve qui est prête à être pluguée avec prête à être attachée à cette prochaine are protégée internationale qui pourrait avoir lieu dans le cadre de BBNG qui est qui est maintenant en plein exercice. Ce travail là se fait aussi bien au niveau international dans les eaux internationales quand de manière bilatérale nous avons des des zones économiques exclusives en limite avec Fidji, l'Australie, les Salomons et le Voouetou et des intérêts écologiques à cheval sur ces espaces-là.

Pour ce qui est la Nouvelle-Calédonie, l'extension des réserves avait eu lieu en discutant avec les ambassadeurs des différents français dans les différents pays de la région. aussi bien l'ambassadie s'afficher à l'époque que l'ambassadeur auetou pour justement travailler ensemble sur avec les gouvernements euh fijien Salomoné et voir les intérêts écologiques que avaient leur projets qu'ils avaient de leur côté pour avoir des continuités des corridors écologiques. Donc on voit qu'au niveau technique, au niveau régional, la Nouvelle Cédonie peut aussi être un partenaire de la France dans la discussion puisqueeffectivement là on a des administration qui ont la même échelle et des un dialogue du Pacifique et des sujets que qu'on partage et qu'on vit au quotidien ensemble.

Et nous, on peut aussi être le relais et on s'appuie aussi sur les ambassades françaises et c'est pour nous un sujet important euh pour avoir une présence régulière dans le Pacifique. Cette présence avait été renforcée la Nouvelle Konie au sein des ambassades avec les délégués du gouvernement la Nouvelle Konie au sein des ambassades. Nous en avions à à Port Morisbi à à Porta, à à Oui.

Ber et à à Fidji et à Wellington de mémoire. Oui. Et et malheureusement, on se rend compte que c'est des dispositifs qui sont très coûteux en terme d'envoi d'agent de la Nouvelle-Cédonie à l'extérieur, surtout avec la crise économique que nous avons en Nouvelle Kérie aujourd'hui.

Et et en fait, on se rend compte qu'aujourd'hui il ne reste que deux délégués dont l'avenir professionnel est amené à évoluer et nous n'en aurons bientôt plus. Donc la présence de la nouvelle Kune dans les ambassades, c'est aussi un sujet même si c'est une compétence du gouvernement, un accompagnement de l'État pour être plus qu'eureux pour faire le lien entre les ambassadeurs et la Nouvelle-Calé. Donc je serai pas beaucoup plus long parce que j'ai déjà pris la parole assez longtemps et effectivement on pourra bien sûr compléter avec des contributions écrites pour avoir plus de chiffres à éclairer votre votre mission.

Merci. Merci à vous. et madame Rouau.

Alors maintenant la parole. Euh merci monsieur le président. Il y a beaucoup de choses qui ont été dites, donc je vais peut-être synthétiser juste quelques idées puisque quand on passe à la fin finalement euh euh alors peut-être sur la première demande du rapporteur de TEVA, c'est que les laboratoires d'innovation et les initiatives des territoires à valoriser, je crois que c'est assez important en fait ce qui se passe dans cette fameuse initiative KIWA, c'est assez exceptionnel parce qu'en fait c'est effectivement des projets qui sont menés à la fois euh dans les territoires et dans les pays indépendants et du coup, il y a des échanges qui sont faits entre les territoires et les pays indépendants.

Alors, vu de Paris, ça peut vous paraître un peu facile, mais il faut quand même se dire que la distance entre la Nouvelle Caédonie et la Polynésie, c'est Paris New York. Donc, c'est pas si simple en fait quand on imagine que voilà. Et donc effectivement le fait Non mais c'est vrai que en fait on s on on n' pas la la conscience de l'étendue du Pacifique.

Sur les cartes, le Pacifique il est coupé en deux. Euh donc c'est c'est pas c'est pas forcément simple. Alors là, je vais parler pour aussi ma ma euh ma paroisse, le projet protège qui était un projet.

Donc moi je mon ancienne casquette c'était d'être chef du projet protège. Je pense que c'est un projet donc qui était financé par l'Union européenne pour 36 millions d'euros qui était sur le changement climatique en tout cas sur la résilience des populations pour les territoires européens du Pacifique. Donc les trois Français et le Royaume-Uni enfin le Pitcarn pardon pour le Royaume-Uni.

Euh c'est un projet qui a eu euh pas mal de retentissement dans le Pacifique et aussi parce qu'on a essayé de traduire beaucoup de choses et je pense que ça peut paraître un petit peu béocien, mais cette histoire de la langue sur l'intégration régionale des territoires du Pacifique dans le Pacifique, elle est assez importante parce que comme disait président Broon, les problématiques sont exactement les mêmes mais quand on se comprend pas, c'est compliqué de partager de partager des initiatives ou des innovations. Donc je pense que ça c'est aussi important, c'est le fait que nos organisations régionales qui sont des organisations bilingues ou en tout cas censé l'être je pense qu'il est important que la France et les territoires continuent à porter cette importance de bilinguisme pour que euh les initiatives qui sont portées par les territoires puissent être partagées au pays du Pacifique et vice-versa. Et donc voilà, ça c'est un point qui avait pas été noté, il me semble que c'est assez important sur euh l'interaction de la diplomatie française et européenne dans le Pacifique.

Euh bon, l'association des acteurs du Pacifique à la diplomatie française et européenne, elle est réelle, elle reste perfectible. Voilà, ça a été largement abordé. Euh moi, je pense que l'argent, c'est un peu le nerf de la guerre quand même et notamment sur les problématiques de climat et la France.

Bon, ça a été abordé par nos deux nos deux exécutifs. C'est un partenaire important. On a il y a certains instruments, on va pas revenir sur KIWA, mais il y a aussi le fond Pacifique qui est un instrument de d'intégration régionale des territoires dans la région.

Le comité directeur du fond Pacifix tiendra la semaine prochaine d'ailleurs. Mais c'est quand même une logique de projet, une logique de petit projet. Je vais employer un terme qui est souvent reproché au fond pacifique de saupoudrage.

Euh et du coup, c'est vrai que ces projets un peu fragmentés euh vont pas dans le sens de ce dont on a besoin pour adresser les enjeux climatiques qui sont plus des des enjeux programmatiques. Et pour rebondir sur ce que disait Jérémie, c'est vrai que l'Australie et la Nouvelle-Zélande aujourd'hui dans le Pacifique ont cette approche programmatique des financements. C'est-à-dire qu'en fait, ils financent des gros programmes.

Par exemple à la CPS, il financ le programme phare changement climatique. Ils mettent des dizaines de millions de de dollars néozélandais dans ce programme et ça permet d'avoir un un effet de levier assez important et ça permet de mettre en place effect en effet des politiques climats beaucoup plus ambitieuses que des petits projets un peu dispersés. Euh la plupart des projets aussi euh mis en œuvre par la France dans le Pacifique passe par la FD.

Et euh je vais citer le président Macron lors du sommet France Océanie, c'est plus France Océ, c'est Pacifique France, enfin je sais plus comment ça s'appelle, qui disait que il fallait sortir de des des contraintes administratives trop importantes. Et je crois que il y a ça aussi, c'est-à-dire que pour avoir une diplomatie climatique française et européenne plus ambitieuse et meilleure dans le Pacifique, il faut aussi très certainement se être un peu moins contraignant au niveau administratif. Voilà, j'ai du mal à trouver des mots, mes mots parce que je pense que c'est euh voilà, c'est c'est c'est vraiment quelque chose qui est important et c'est difficile à le à le formuler de manière un peu comment dire politiquement correcte.

Euh et puis peut-être aller plus de coconstruction. Effectivement, on en a parlé en s'appuyant sur les mécanismes régionaux qui préexistent et sur l'expertise des organisations régionales. En fait, c'est pas de réinventer la roue à chaque fois.

Euh les organisations régionales, on en a parlé et là je je plaide pas forcément pour la paroisse du PRE et de la CPS, mais elles sont là, elles ont euh euh cette expertise scientifique et technique, elles connaissent le Pacifique, elles connaissent les acteurs, elles travaillent euh avec tout le monde et les enjeux de climat, ils sont pas différents à Papé ou à Port Moresby ou à New C'est exactement les mêmes. Les problématiques sont les mêmes. Il y a une différence de langue, il y a une différence effectivement de statut.

Il y a des États indépendants et des États qui sont des territoires liés à la France. Mais je pense que c'est c'est effectivement important d'essayer de dépasser tout ça. Et peut-être que en fait ces organisations du Pacifique et et c'est pour ça que Jérémy disait que peut-être ils étaient plus entendus dans ces enceintes là, elles permettent de regrouper tout ça et donc peut-être d'être plus efficiente peut-être.

Euh qu'est-ce que je voulais dire d'autre ? Euh oui, juste un petit chiffre, les les besoins estimés du Pacifique en matière de changement climatique, c'est 1 à 2 milliards de dollars par an. Aujourd'hui, il y a 220 millions qui sont mobilisés.

Donc c'est 7 % des besoins qui sont couverts, voilà, pour le Pacifique. Et donc euh c'est pour ça que je me suis permise de parler de de finance, excusez-moi, je suis un peu prosaïque, hein, mais de parler de financement et de de budget parce que euh au-delà de la diplomatie et de la représentation et effectivement de cette stratégie indopacifique de la France, en fait, peut-être que l'attente derrière effectivement c'est aussi des moyens à à mettre en œuvre. Alors, ça peut être des moyens financiers, des projets et cetera et puis peut-être que ça peut être aussi des moyens humains, des moyens de de renforcement de capacité.

Je pense que la France, elle a certainement beaucoup de capacité en matière de diplomatie, en matière de Et peut-être que ce ce moyenl, il est peut-être pas suffisamment exploité aussi par la France. C'est peut-être un levier de d'une diplomatie dans le Pacifique qui pourrait être intéressant à à développer. Et puis je pense qu'en matière de finance climat, on pourra y revenir.

La grande problématique c'est qu'effectivement les territoires ne sont pasibles à l'adaptation fund et au green climate fund. Donc en effet, KIWA, ça a été un moyen de pouvoir déployer un petit peu plus de financement pour les territoires euh qui ne sont pas éligibles à à ces fonds pour pas tellement par une question de de niveau de vie, enfin de de PIB, mais plus pour une question de statut. Donc euh donc là aussi en effet certainement que l'Europe et la France ont euh quelque chose à jouer, mais on connaît aussi les contraintes budgétaires de la France et de l'Europe en ce moment et les les les priorités qui sont pas forcément sur le Pacifique.

Moi, j'ajouterai juste un point là-dessus sur les financements. Je pense que l'Europe, on a peut-être un rôle aussi de la France, de la diplomatie française vis-à-vis de l'Europe à jouer sur le le programme Global Gateway qui est donc la nouvelle stratégie européenne de de développ de développement. Moi, j'ai le sentiment que ce Global Gateway qui est très focussé focus sur les infrastructures euh et peut-être pas très adapté au Pacifique.

Il y a peut-être comme la future programmation du Global Gateway est en cours de discussion au Parlement européen en ce moment, il y a peut-être là aussi une influence que la France pourrait avoir sur un une meilleure prise en compte des problématiques du Pacifique. Et là, je parle des États et des territoires dans la façon dont dont le Global Gateway est pensé et mis en œuvre. Je vous remercie.

Alors euh l'heure avance. Monsieur le rapporteur encore peut-être une question. Alors, il faudra qu'on réduise sensiblement ensuite les réponses.

Ouais, effectivement. Alors, c'est vrai que chacun des organismes et chacun des exécutifs mériterait une audition entière et je tiens à remercier encore une fois le président, membre du gouvernement qui sont avec nous et puis et puis chacun des représentants des organismes. puisqueil faut faire court et se concentrer euh sur quelques points, je voudrais euh euh remercier euh la dernière intervention de de Pegy justement sur ces questions de financement euh et peut-être poser une question alors d'abord au président de la Polynésie française mais qui va s'adresser à chacun euh sur on a bien entendu le diagnostic qui était fait à la fois de la position européenne et et française dans le Pacifique, la question de l'alignement ou pas sur des positions, la défense des intérêts avant toute la Polynésie euh et quand ils sont convergents avec la République de porter ce double message avec un point d'attention.

Alors l'exemple a été donné sur les les grands faux marins pos de rester effectivement sur le climat euh euh et poser la question de proposition de recommandations éventuelles euh notamment sur les questions de finances. On est on a entendu là à l'instant euh euh 1 milliard de dollars de besoins, 28 millions 220 millions euh qui seraient couvert. Donc ça nous donne en tout cas une euh euh une échelle de valeur.

Euh est-ce que et et puis la deuxième chose que j'ai entendu tout à l'heure notamment pour [grognement] l'initiative, c'est que d'abord elle a été proposée auprès des états de l'avant d'étendue euh euh aux collectivités au territoire d'outre mer. C'est pourtant la compétence. Euh est-ce qu'il y a des recommandations précises que vous auriez à faire sur ce sujet du la finance climat ?

Est-ce qu'il y a un problème de de niveau d'amplitude de ce financement ? Est-ce qu'il y a des initiatives qui pourraient partir des territoires, c'est-à-dire faire le chemin inverse et ensuite d'être étendu ailleurs ? Ce sont des pistes que je lance.

Mais c'est vrai que notre rapport nous souhaitons pouvoir autant quei faire des recommandations opérationnelles. C'est qu'on peut faire le constat que ça fonctionne pas assez ou qu'il n'y a pas assez d'argent. Il y en a jamais assez, mais est-ce que concrètement vous aurez des propositions à faire euh à la fois pour financer l'adaptation et l'atténuation dans le territoire qui pourrait ensuite aussi être partagé euh à l'échelle régionale ?

Et pardon, il y a beaucoup de bruit parce qu'il pleut, c'est exceptionnel, je dis ça pour les Parisiens, c'est exceptionnel qu'il pleuve [rires] ouvrir végétation. Alors, attendez. Alors donc encore une fois comme le l'évoquait monsieur le rapporteur, d'abord on va vous demander les votes contributions écrites et comme il l'évoquait c'est vrai que la question des propositions sur la diplomatie climatique et c'est intéressant ce qu'on nous avait dit notamment j'en dis un mot sur la la question de la stratégie puisque moi j'ai fait un rapport avec d'autres collègues ici sur la première stratégie indopacifique et nous avons très largement critiqué le fait que elle ne soit aucunement et préalablement travailler avec les collectivités concernées que elle n'est ces collectivités n'est pas même délibérée dessus.

On imagine que par exemple dans l'hexagone on aurait jamais imaginé ça et que je pense que les territoires concernés auraient été associés en amont et même on aurait demandé de voter concrètement ce qui n'a pas été le cas et c'est vrai que ce n'est pas entendable et possible de le faire ainsi. Mais ça c'est je ferme la parenthèse et je propose de répondre à la question de notre rapporteur les uns les autres. Alors on on fait dans peut-être dans le sens inverse non ?

Est-ce que vous êtes d'accord ? Non. T va le président attendre.

D'accord. Alors allez-y monsieur le président. Merci.

Je vais je vais juste souligner quelques points et effectivement on vous enverra une réponse écrite assez détaillée. Euh le premier point et je ce qui a été dit par la Calédonie, c'est alors pas pas spécifiquement sur le financement mais en terme de diplomatie, on est très souvent finalement associé soit très tard et en tout cas de manière assez étrange au à la participation française ou à l'organisation française de de de conférence. Je je vais prendre le cas de l'Unoc. euh à l'Unocre, si la Polynésie n'avait pas fait les annonces qu'elle a faites, finalement la France n'avait pas grand-chose à annoncer.

Et pour autant, euh je me suis retrouvé dans une situation un peu euh au cambolesque où euh je n'étais pas invité à la session plainère d'ouverture de l'une. Donc, je faisais la queue avec mon badge et arrivé devant la porte, on m'a dit "Mais non, votre badge, bon, les questions d'accrédidation et cetera. Et j'étais entouré de tous mes collègues du Pacifique Sud qui étaient choqués euh en se disant "Mais comment ça se fait que ça se passe en France ? un territoire français et le président de la police française n'est pas invité à la à n'a pas accès à la session plinière et et on a eu tout un tas de de bugs comme ça pendant l'UNOC où il fallait à chaque fois batailler pour pouvoir accéder à certaines certaines conférences, certains espaces euh en terme de de de financement, il y a des programmes d'études notamment au travers de la FD qui sont financés en relation avec le climat.

Euh, on a aussi de longues dates avec l'État au travers du contrat de développement et transition, un financement sur en terme d'adaptation un programme d'abri anticyclonique notamment dans les îles des Toamoutu. Euh donc la première demande, elle a déjà été exprimée à l'État, mais on en profite, on vous la prose également. Ce programme n'est pas entièrement terminé.

Euh il y a encore des besoins, on aimerait qu'il soit étendu. Ça c'est voilà, je pose ça là sur les abris anticycloniques puisque tous les abris ne sont pas encore réalisés et la population a évolué et on a réestimé le besoin. Donc il faudrait étendre ce programme.

Ensuite, il y a un programme auquel nous avons euh demandé à être intégré mais ça ne s'est toujours pas fait. Euh c'est le programme France Lidar. Euh dans le casadre de de France 2030, il y a un programme de l'adarisation intégrale du territoire de la République et je ne sais pas si la Calédomie a été incluse dans ce programme, mais la Polynésie n'est pas incluse dans ce programme, ce qui est ce qui est dommageable, je pense euh parce que ces ces données techniques, ces données scientifiques de issu de la liéalisation sont absolument essentiels si on veut pouvoir faire des projections si on veut pouvoir euh travailler sérieusement sur l'adaptation donc au changement climatique.

Et enfin, de manière générale et et là je je parle pas que de la Polynésie ou de la Calédonie, mais quand on regarde le volume des financements pour le climat qui existe dans le monde, finalement, on se rend compte que dans dans le Pacifique, on est destinataire, je crois, de 3,5 % de l'ensemble de ces financements, ce qui est ce qui est absolument pas en rapport avec les enjeux qui qui sont les nôtres Euh voilà un peu je je rejoins également ce qui a été dit sur le Global Gateway au niveau de l'Union européenne. C'est une comment dire d'abord c'est il faut voir exactement ce que c'est. C'est une restructuration des anciens fonds structurels en un seul outil.

Donc en gros, on applique toutes les boutiques qui existaient. On en a fait un un un un centre commercial. Euh ça fait une très très belle vitrine mais on on on nous on peut pas y entrer hein.

Pour l'instant de manière concrète la Polynésie n'a pas accès euh au mécanisme du global ging. Pourquoi ? Est-ce que pour nous dire pourquoi pourquoi vous n'y avez pas accès ?

Alors c'est c'est les les les mécanismes administratifs et les les vecteurs qui qui permettent de porter les financements qui aujourd'hui n'existent pas concernant la la Polynésie. On l'avait déjà expliqué dans une autre viso avec le Sénat plus spécifiquement sur l'Union européenne et on on on vous joindra à notre contribution écrite. Le détail peut-être on viendra rajouter le détail sur ce ce problème concernant le global gateway.

Merci beaucoup monsieur le président. Monsieur Cathy Joer et peut-être oui pardon excusez-moi. Allez-y allez-y.

C'est important. Il y a un mois de ça, j'étais à Hawaii à l'invitation du secrétariat d'État américain. Donc le le sous-se, monsieur Lando était l'organisateur de ce cette grande conférence où étaient présents tous les pays du Pacifique, donc tous les pays du forum et et la Calédonie était là également euh simplement pour vous dire que le changement de position des États-Unis depuis l'élection de monsieur Trump, il est il est radical. il est radical puisque très clairement euh l'environnement, le climat euh bah non, ce sont des voilà le changement climatique n'existe pas, l'environnement Oui.

Bon euh c'est c'est passé vraiment au second plan et et d'une manière générale en terme de diplomatie, on est passé d'un d'une situation où les États-Unis euh collaboraient à l'aide régionale. Aujourd'hui, cette aide régionale, elle est quasiment réduite à néant, que ce soit au niveau du East West Center, des dispositifs régionaux que financer le les États-Unis, ils ont retiré leur financement du pro. Euh la nature ayant horreur du vide, la Chine est venue combler euh ce vide.

Euh mais aujourd'hui et monsieur Lando l'a dit explicitement en l'ouverture du forum, les États-Unis ne font plus ne ne fournissent plus d'aide. On fait des deals, on fait des big beautiful deals. Voilà, c'est c'est un changement absolument radical de paradigme.

Mais peut-être, monsieur le président, si vous le permettez parce qu'avec le jeu du tour de table, le président de la Polynésie après pour le coup, quelle est la position du président de la Polynésie française sur l'action chinoise ? Parce que il a tendu la perche du côté des États-Unis. Au-delà de combler les vides, est-ce que il y a une une proactivité chinoise particulière ou en tout cas quelle est votre réaction sur le sujet ?

Quelle est ta réaction che président ? Alors moi d'abord je fais le constat que la la Chine est beaucoup plus présente que n'importe quelle autre puissance peut-être misise à part l'Australie dans notre région. Euh ils ont depuis très longtemps placé leur pion. sont des joueurs de go euh et leur politique de la dette finalement aujourd'hui leur leur assure, on va dire, le soutien bon gré malgré d'un certain nombre de de pays pacifiques.

Euh pour ce qui concerne plus spécifiquement la Polynésie, il n'y a pas d'entrisme particulier du gouvernement chinois. Euh bon, en tout cas, depuis que j'ai pris mes fonctions, on a un consulat ici euh et mais les échanges sont plutôt positionnés au plan culturel. Euh il y a euh par contre, je il faut le noter, euh un groupe d'investisseurs chinois.

Alors, c'est toujours un peu pareil avec la Chine. C'est souvent des sociétés mais qui sont très liées euh à l'État. Euh il y a un groupe d'investisseurs chinois qui projettent de venir en visite en Cal en en Polyésie.

Euh on je ne sais pas à ce jour pourquoi ils veulent venir. Euh et ils sont euh on va dire drivés par le consulat chinois. Euh mais à mon niveau, je n'ai jamais été sollicité par directement par la Chine pour pour quoi que ce soit. ont mis une invitation à inauguration d'un musée à Pingtang euh sur les arts austronésiens.

Merci. Je vous laisse la parole pour la Nouvelle Caédonie. Oui, merci.

Alors pour répondre au président Berson sur le Lidar, en effet la Nouvelle Conie partage les mêmes difficultés que la Polynésie française puisquil y avait eu un grand programme euh de l'état sur le Lidard, notamment dans les Dromes et l'ensemble des petites enfin petites à l'échelle de leur superficie qu'on compare avec la Nouvelle Cédonie des îles des îles des îles des départements et régions de mémoire ont été liarisés si j'ose dire en prenant les mots du président. C'est pas le cas de la Nouvelle-Calédonie alors que c'est très grand. Donc c'est vrai que c'est un vrai sujet pour nous.

Alors on a peut-être pas dans le France 2030 mais nous où on a plutôt bénéficié d'une partie du lidar, on a entre 10 et 20 % qui pourrai être lidarisé du littoral au travers du fond vert. Donc effectivement il y aurait un enjeu puisque le Lidar, cette cartographie 3D des espaces, c'est essentiel pour modéliser l'évolution du climat. Euh la Polynésie, je vois que j'apprends aujourd'hui qu'elle n'y a pas forcément accès.

La Nouvelle-Cédonie, c'est encore très partielle et en réalité, il y aurait justement qu'on parle de coopération régionale et d'influence française. Il y aurait tout intérêt à développer une expertise française dans le Pacifique sur ces technologies là et d'aller après l'exporter avec une une il y a de l'argent mais il y a aussi des projets de la matière qui peuvent avoir du sens plus que de l'argent pour les petits états. Et aujourd'hui, ce savoir-faire là dans la région, on va le chercher en Australie pour des missions ponctuelles plutôt que avec de l'argent français.

C'est un peu paradoxal, plutôt que de construire une expertise française dans le Pacifique qui pourrait rayonner depuis Numéa ou ou Papé. Sur sur la région pacifique, on parle aussi donc de de ces îles qui vont disparaître. Alors là, c'est pas une compétence de la Nouvelle-Calédonie, mais c'est une compétence de l'État.

Et en tout cas pour pour nos frères du Pacifique, les les Calédoniens sont prêts à accueillir des réfugiés climatiques de la région. Donc c'est vrai que l'Australie a fait part déjà de premiers visas liés au au changement climatique et au réfugiés climatiques euh pour la Nouvelle-Calédonie. en terme de travailleur étrangers ont donné un avis lié au droits du travail calédonien et à l'économie calédonienne.

Mais celle-là, c'est plus à la France qui pourrait avoir un leadership d'aller aussi proposer pour en tout cas ce qui concerne Nouvelle l'accueil des réfugiés climatiques dans la région. C'est un travail qui qu'on doit faire avec les Calédoniens et avec les coutumiers euh qui qui qui reste encore à construire. Mais sur le principe, tout le monde est on est dans une famille du Pacifique et tout le monde serait heureux à la fois d'accueillir en terme de solidarité et de fraternité avec nos frères du Pacifique, mais aussi de manière très prosaïque aussi d'un point de vue économique, on a notre démographie qui est en baisse avec depuis les émeutes beaucoup de personnes qui sont parties et en fait ça serait aussi un nouveau souffle économique dans la région.

Sachant que on parlait beaucoup de la Nouvelle-Calédonie et ou peut-être aussi la Polynésie qui vont chercher des fonds ou qui sont pas éligible à des fonds à l'extérieur et et comme le temps passe, je vais être très court. On a aussi et là je suis très heureux que la CPS soit là aujourd'hui avec nous. On a un programme Unlooking Blue Pacific Prosperity qui est un programme de la CPS géré qui gère les fonds de la fondation Bezos Earth Fund dans le Pacifique.

Et de mémoire 11 états et territoires du Pacifique ont été éligibles à des programmes à hauteur de 4 millions d'euros 4 millions de dollars pardon. Donc dans la nouvelle dans la Polynésie française, la Nouvelle-Calédonie et euh et c'est assez nouveau en réalité aussi d'avoir directement des fonds. Euh on commence à voir donc avec ce grand projet euh là on est en train de rédiger la convention et les services de l'État très prudents.

Effectivement, on comprend nous aussi, on veut pas d'ingérence sur nos territoires, mais par contre, il y a une vraiment une très grande prudence qui fait que parfois ça freine un peu les discussions qu'on peut avoir avec la CPS et les bailleurs pour mettre en place la mise en place de ces fonds. Donc c'est là où effectivement un accompagnement a une sensibilité de l'État sur aussi la capacité d'accueillir les fonds. Nous, on souhaite pas vendre notre souveraineté aux Chinois, aux Américains ou aux Australiens.

On souhaite continuer à exercer nos compétences, mais on cherche aujourd'hui des partenariats et ces partenariats, ils maintiennent la souveraineté caléonienne et française avec des fonds qui pourraient commencer à venir d'ailleurs. Donc ça c'est vrai qu'il y a aussi ce sujet-là de s'assurer que l'administration puisse aussi être en capacité d'accompagner les collectivités à accueillir ces fonds. Donc là, on le voit avec ce premier ce premier fond c'est premiers fonds qui arrivent en Nouvelle-Calédonie et ça va être aussi un test pour la Nouvelle-Calédonie et et l'administration française pour voir comment on travaille ensemble dans la mise en œuvre de ces fonds sur nos territoires.

Merci. Merci à vous madame Rouau. Donc la question du rapporteur c'était des recommandations ou des propositions financières.

Euh bon, moi je l'ai déjà dit tout à l'heure, je pense que c'est il y a beaucoup de il y a de l'expertise dans la région que ça soit la CPS ou dans les organisations du CROP et donc je pense qu'il faut les utiliser en fait. Euh c'est pas financier mais quand on n pas à payer, ben du coup ça coûte quand même un petit peu moins cher au final. Et donc je pense que ça c'est c'est vraiment important qu'on puisse que la France utilise ses organisations euh construire euh euh simplifier euh les financements qui sont par la FD ou par autre.

Je parle notamment de KIWA parce que KIWA c'est une grosse machine qui est pas forcément très très simple. euh privilégier des approches programmatiques. Alors, peut-être en collaboration justement avec l'Australie et la Nouvelle-Zélélande.

Peut-être s'inspirer de ce que font euh l'Australie et la Nouvelle-Zélande dans la région pour ou travailler main dans la main avec eux. Après tout, je crois qu'il y a des accords France-Australie. Donc peut-être que les problématiques de climat de la région pourraient être adressées de manière collective.

Euh et puis soutenir les capacités locales. Je pense que la France a les moyens de renforcer les capacités de négociation et de représentation. Aujourd'hui, les capacités de négociation des pays du Pacifique, alors pas des territoires puisqu'ils sont pas dans les COP, ils sont dans la délégation française, mais des Pacifiques, elle est faite par le preuve, mais peut-être que ça pourrait être quelque chose qui pourrait être intéressant.

à la France, je pense qu'elle a quand même des grosses capacités à ce niveau-là et donc peut-être que c'est quelque chose qui pourrait permettre de la diplomatie française dans la région. Euh et investir dans l'expertise technique locale. Et quand je dis locale, c'est à la fois les territoires et la région.

Euh voilà. Et après, ben en terme de recommandation financière, effectivement, il y a j'avais noté cet aspect là de de d'autres financements qui arrivent dans la région qui sont un peu décloisonnés et c'est tout à fait louable. C'est-à-dire qu'on ait enfin des financements euh qui soient décloisonnés entre les pays et les territoires euh comme UBPP par exemple, que la France puisse accompagner cela pas financièrement mais avec on va dire un assouplissement ou un une une vision bienveillante de ces financements qui arrivent dans les territoires.

Euh voilà, en matière de de recommandation euh de de financement, sachant qu'effectivement euh on pourrait appeler à plus de financement, mais voilà, on connaît l'état des des finances et du budget. Mais vraiment, moi je pense que l'aspect programmatique, s'il faut retenir quelque chose, c'est ça, c'est euh arrêter un peu de faire du saupoudrage. Euh on a parlé de la Chine, alors euh c'était pas dans dans la première question, mais la Chine, elle a une relation très bilatérale en fait avec les pays.

C'est-à-dire que la Chine, elle travaille pas du tout dans le multilatéral, elle finance vraiment des infrastructures en bilatérales. Et moi ma crainte c'est que l'Europe aujourd'hui franchement quand on regarde le Global Gateway, on a quand même l'impression que on est en train un peu de copier ça, c'est-à-dire euh financer des infrastructures et plutôt en bilatéral. Alors c'est certainement parce que c'est plus visible, hein.

Euh il y a il y a il y a très certainement des enjeux politiques et stratégiques derrière. Mais comme disait le président Broon, je pense que voilà, en terme peut-être de recommandation aussi, j'y reviens, c'est peut-être que la France nous aide, nous les pays, enfin nous les pays et territoires et les organisations qui qui défendent ou qui qui plaido pour ces ces pays et territoires à à à faire entendre à l'Union européenne que bah le Pacifique c'est les c'est c'est les Big Ocean State, que c'est pas des petits confettis et que on est vraiment on est vraiment les les premiers à subir les effets du changement climatique et aussi certainement les premiers à avoir des solutions pour se pour lutter contre le changement climatique. Donc je pense que c'est important qu'on soit entendu même si en effet bah le monde va pas très bien et que il y a des sujets de guerre un peu partout.

Mais mais si on pense climat en tout cas les les acteurs, ils sont ils sont à l'autre bout de la planète, ils sont dans le Pacifique. Merci à vous. C'est pour ça qu'au début, on a indiqué que votre volonté c'est effectivement d'avoir vos réponses concrètes parce que vous quand je dis vous collectivement c'est un vous collectif sur les propositions parce que vous vous mettez déjà ça en pratique.

C'est ça qui nous semble intéressant dans l'expertise et la diplomatie française. Monsieur Rockle, président. Oui, président.

Oui. Euh, pardonnez-moi, mais je profite qu'on ait à la fois la CPS et le FO là pour peut-être compléter la question euh parce que par rapport à ce que euh ce qui vient d'être dit par Pegy, justement, on parle de simplification des dispositifs de financement français. Euh est-ce que vous pouvez nous en dire un peu plus sur ce qui est attendu ?

Euh, j'ai notamment eu vent de financement allemand, on en parle peu, notamment en matière de de science ou en matière de carbone qui serait plus accessible et plus facilement mobilisable. Donc du coup, je me demande un petit peu à à nos deux derniers interlocuteurs s'il y a parce qu'on parle de l'Europe et de la France, mais je crois qu'il y a d'autres pays en bilatéral qui viennent aussi intervenir dans des financements. Et ma question est est concrète, quelles sont les marges de simplification qui sont évoquées par Peggy tout à l'heure et éventuellement par Nicolas s'il veut bien euh nous en parler plus.

Voilà. Merci. Désolé de pour cette interruption, monsieur.

Non non, il il y a pas de souci. Mais alors, monsieur Rockle, vous avez la parole sur la la dernière question du rapporteur. Effectivement, je crois que c'est pertinent de d'avoir des propositions concrètes.

Merci. Merci. Excusez-moi, je pense que je dois je dois juste me reconnecter.

Euh je vais avoir un peu. Non non, c'est bon. Vous c'est bon.

On vous entend. Nous vous entendons. Vous pouvez parler alors ?

Bon, alors madame Rouau, peut-être non, pour préciser par rapport à la question du rapporteur. Oui, il y a effectivement des financements de de allemand via le Giz sur les sur ses problématiques climatiques. Euh je suis pas sûr qu'il soit bien plus simple que ceux de l'AFD.

Euh j'ai j'ai pas la réponse opérationnelle mais de toute façon je la mettrai je l'ai bien noté et je la mettrai dans la réponse écrite. Euh mais en tout cas ce qui est simple, ce qui est ce qui est clair, c'est que si on parle de l'AFD pour le coup, ça je connais euh sans rentrer dans trop de détails, mais le temps que Nicolas revienne. [grognement] Typiquement la CPS avait négocié un cadre financier un peu global avec l'AFD pour tous ces futurs projets.

Voilà, moi je parle des projets qui sont financés par l'AFD, qui passent par la CPS pour les États du Pacifique ou les territoires. Et la FD est revenue vers nous et là je parle du projet Ochian initiative que vous connaissez qui a été annoncé par le président Macron pendant l'Unoc euh et LAFD est revenue vers nous avec un un template, comment on dit un template en français ? un format, enfin un voilà un modèle pardon euh qui est le modèle appliqué à euh tout leur contrat donc y compris avec des petites ONG en nous disant que c'était non négociable et donc c'est des mois et des mois et des mois de négociation pour avoir des formats des formats adaptés à des organisations régionales.

Là, je je laisserai Nicolas en parler puisqueen fait le ce projet dont dont on parle là océ en initiative, c'est un projet qui est porté par le PRE, donc c'est eux qui sont en lead et nous la CPS, on est coénéficiaire. Et donc typiquement c'est en fait que que ces ces années ces mois de négociation pour arriver à un projet puisse être plus simple et que l'AFD par exemple considère que bon bah dans le Pacifique, il y a deux organisations régionales internationales qui ont des privilèges immunités, qui ont un certain nombre de contraintes et qu'on n pas une ONG. Voilà.

Donc c'est typiquement ce genre de chos en fait et je pense que ça revient beaucoup au jurisme. Donc on rentre un petit peu dans des détails mais je pense que ces marges de simplification elles existent et en tout cas elles ont déjà elles ont été appelées de leur vœux par le président de la République lui-même lors de du sommet France Occéanie. Euh et puis bah pour le GZ, je me renseignerai euh je je pour voir comment on pourrait calquer euh le les financements français sur ceux du Jz.

Mais en tout cas, on pourrait déjà les calquer sur ceux de l'Australie et la Nouvelle-Zélande parce que là pour le coup, c'est beaucoup plus simple. Euh c'est typiquement par exemple les formats de rapportage. Ce sont des formats de rapportage qui sont ceux que nous la CPS ont fourni à nos membres et notamment bah la Nouvelle Calédonie, on nous demande pas des formats de rapportage en plus.

Donc c'est quand même beaucoup plus simple en fait ça enlève du coût administratif des personnes qui font et donc déjà à partir du moment où on enlève du coût administratif, on simplifie aussi les choses. Nicolas, je te laisse peut-être expliquer sur sur initiative ou voir quelles sont les marges de simplification. Vous êtes reconnecté et on vous remerciant.

Là pour le coup, on vous entend plus. Alors attendez monsieur Rockle. Non, normalement ça devrait fonctionner.

Voilà, donc on me dit que ça fonctionne. Ça y est. Allez-y.

D'accord. Merci pour cette interruption. Donc ayant loupé l'interventionêtre complémentaire à ce que je n'ai pas entendu simplement pour indiquer et rebondir sur ce que disait Jérémie sur de de nou de de finance sources de financement.

En l'occurrence, la philanthropie peut être déjà une piste, enfin c'est une aujourd'hui plus que concrète sur laquelle on travaille notamment euh comment dire soutenir les pays à créer des dispositement durables que ce on a eu récemment à SUVA Fidi euh des échanges sur les mécanismes de financement durable en matière de conservant. Bon ben sur la question c'est également euh très lié donc c'est euh pouvoir euh construire ou construire des ou des dispositifs quels qu'ils soient euh et qui soient euh pour accueillir différentes sources de financement euh que les pays que les autorités nationales terent et donc et donc effectivement phase d'apprentissage aussi pour nos territoires en lien en lien avec les dispositifs. Donc ça c'est le le deuxème sujet, c'est effectivement excusez-moi attendez envoyer un message oui on vous envoy un message parce que pour l'instant on entend assez enfin c'est c'est très haché en fait donc euh donc essayez de couper votre caméra peut-être me souffle leon mon oreille droite sans la caméra pour voir si le son est meilleur.

Euh parce que je vois le rapporteur qui a du mal à entendre. Non non, je pense que c'est plutôt le sujet du casque que de la caméra, mais je ne suis pas technicien. Ah bon ?

Alors donc là on sent l'expert. Donc et alors on remet la caméra, on enlève le casque et on teste l'opération. [grognement] [raclement de gorge] Alors la distance est un défi, monsieur le président.

C'est vrai, c'est vrai. Allez-y. Non.

Oui. Allez-y. Allez-y.

Oui. Oui. Donc est-ce que est-ce que vous pouvez me confirmer ?

Ça coupe pas à nouveau. Non, c'est parce que là ça va qui est débranché. Euh oui oui.

Ouais. Bon mais là liaison. Allez-y, allez-y, allez-y.

Essayez, essayez à nouveau. Si si j'essaie de poursuivre cette idée sur l'approche programmatique. Sur l'approche programme.

Là, ça se passe bien. Allez-y, restez sur l'approche programmatique. [rires] Vous êtes dans le bon dans le bon faisceau.

Non, simple simplement euh il y a à bien regarder euh il se déconnecte sur et c'est Oui. Alors bon, essayez de vous déconnecter et de vous reconnecter parce que là c'est c'est trop sacadé. Monsieur le rapporteur, avez-vous des questions précises pour des réponses précis précises pour pour nos invités ?

Parce que alors peut-être effectivement euh même si il a été rappelé tout à l'heure que nos territoires sont distants sur une distance équivalente de Paris et New York ou Montréal, c'est ce que je dis souvent parce que quand j'arrive à Paris, on me demande comment ça va en Nouvelle-Calédonie. Je demande aussi quel est le temps à Montréal et en général on a du mal à me à me répondre. Euh mais peut-être explorer la la voix aussi de davantage éventuellement de coopération sur ces questions climatiques entre nos territoires, s'il y a lieu, si vous y voyez une pertinence particulière.

Euh et et pour le coup aussi le deuxième volet peut-être de mon interrogation, c'est sur euh la préparation des COPES. Est-ce que aussi vous pensez que de manière groupée ou ou individuelle, il y a des voies d'amélioration de cette préparation des COPS ? parce qu'on sait bien qu'on siège au travers de la France qui elle-même siège au travers de l'Union européenne à la COP et donc ça fait un double échelle une double échelle.

Est-ce que vous voyez là des voies d'amélioration de cette préparation ? Et je rebondis sur le effectivement les les événements précop 31 et la Nouvelle Calonie a annoncé qu'elle y avait été associée. Est-ce que la Polynésie française est également associée à ces événements dans dans le cas de la préparation de la la COP 31 ?

Voilà. Merci beaucoup monsieur le président. La parole est à vous.

Alors, d'abord sur la question des COPES, effectivement le format de la prochaine COP est un peu particulier puisque c'est une gouvernance partagée, une présidence partagée. Nous, on avait évidemment plaidé pour que cette COP puisse être une COPE pacifique mais ça ne s'est pas fait. Euh tout tout de même nous n'avons pas participé à la réunion précédente parce qu'on avait pas de disponibilité, on avait personne qu'on pouvait envoyer.

En revanche, la prochaine réunion qui se tiendra à FID J euh on y sera présent. Donc c'est des réunions de préparation technique et je pense que il y a un besoin de de coordination d'une meilleure coordination sur la préparation de ces cobes. Euh j'ai j'ai noté un point qui a été soulevé par notre ami du pro qui est assez cocasse, c'est celui des euh des ONG et des des sponsors euh type ONG.

Euh 1 an après l'UNOC, euh finalement les deux seuls financements concrets euh qu'on a pour l'implémentation de de ce qu'on a enfin pour nous aider à implémenter les les les les annonces, elles viennent de ces ONG, pas de l'État. Donc nous avons un consortium d'ONG avec Puber Farelli, Bezos et d'autres qui amènent 15 millions d'euros euh sur la table. donc en faveur de la Polynésie pour euh nous aider à l'implémentation des des mesures postoques.

Hier soir, j'étais à Oréen euh pour un un fundraising, on va appeler ça comme ça, où euh nous avons le groupe Prada qui lui aussi sur 5 ans amène 15 millions d'euros euh pour aider une association extraordinaire chez nous qui s'appelle Coral Gardners. Euh puisque un des éléments également clés autour de du changement climatique, c'est la santé euh de nos coru euh qui chez nous sont la base d'écosystèmes qui sont à la fois importants pour la survie humaine euh mais pour les activités économiques comme la pêche côtière, le tourisme et et donc voilà, c'est un peu un peu triste de voir que les seuls financements concrets aujourd'hui et important post UNOC viennent de ces de ces sociétés privées et de ces organisations non gouvernementales. Merci.

On s'associe à votre tristesse effectivement. Non non mais non mais c'est vrai c'estd que vous on voit au travers de c de cette audition mais d'autres aussi c'est que il y a matière à faire beaucoup de choses et mais il y a des difficultés ou en tout cas des des complexités administratives qui qui n'intègrent pas toutes les dimensions et vos dimensions. Et donc on voit on voit bien que c'est ça c'est difficile de dire que finalement tout ça peut s'arranger mais que c'est c'est souvent le dernier kilomètre le plus dur à faire et on je crois qu'on est dans le dans le et donc c'est aussi l'objet de ce type de de ce type de mission d'information c'est de de mettre des éléments et pourquoi pas ensuite mais on le verra avec le rapporteur il est arrivé de faire des textes législatifs derrière pour porter justement des avancées et puis de sensibiliser aussi le le gouvernement et et encore une fois merci monsieur Kier pour la même réponse la même question pardon excusez-moi oui Oui, merci monsieur le président.

Euh donc c'est vrai que pour les COP, il y aurait effectivement comme je dis tout à l'heure peut-être des canaux, des groupes de travail à à organiser et et on a effectivement une ambassadrice de France pour le Pacifique et et de voir comment qui travaille beaucoup en bilatéral d'un côté avec le gouvernement calidéen, de l'autre côté avec le gouvernement polynésien. Et c'est vrai qu'il aurait tout intérêt à un moment donné à voir aussi bien Matautu Num que Papeté et Paris ensemble autour de la table au niveau pacifique pour pouvoir préparer préparer ses copes. Donc nous on y serait très très très favorable sachant que la coopération entre Papé et Tenoma fonctionne bien à différents niveaux avec Mattou aussi d'ailleurs puisqu'on a une fédération par exemple des chambres d'agriculture entre nos trois chambres qui fait qu'on essaie de com enfin c'est très récent mais l'idée de commencer à créer un marché commun de l'alimentation c'est à un moment donné effectivement grâce au programme protège notamment porté par l'Union européenne et la CPS, on s'est rendu compte qu'on avait beaucoup de complémentarité entre des de des des du beau vin qu'on a beaucoup en Nouvelle Kédonie qu'on peut dont la dont les demandeurs la absolument puisque c'est pas du tout intensif, on est sur extensif sur de l'herbe et euh et avec des impacts carbone très limités en réalité et euh et qui sont et dont la Polynésie peut être demandeuse puisque les ça demande des grandes surfaces terrestres que nous avons et que pouvons mettre à disposition et à l'inverse d'autres denré qu'on a moins sur sur la sur les légumes par exemple qui pourraient bénéficier de la nouvelle.

Donc voilà, on voit que la coopération elle fonctionne, elle fonctionne aussi euh sur le marin puisque on a jumelé le parc marin dont a parlé le président Brossarson avec le parc naturel de la mer de Coraille. Chacun des deux parcs représente l'ensemble de la zone économique exclusive des territoires respectifs et les deux parcs ensemble représentent en réalité la moitié de la zone économique exclusive française. Donc donc on voit que ce jumelage là il est il est né un peu avant l'UC et il continue et s'opérationalise petit à petit avec le ministre Tvini en Polynésie et et mon équipe.

Donc on voit que des coopérations enité existent directement bilatéral mais il manque le grand frère français si j'ose dire et il serait plus que bienvenu à la table. Est-ce que je vous évoqué sur les les chambres de commerce, les chambres de agriculture pardon, c'est vrai qu'on l'a vu au salon de l'agriculture où j'ai échangé avec effectivement et l'idée de ils m'ont expliqué commencer à travailler sur une forme de marché communit nous rappelle just la distance ce qui pose aussi une question d'une capacité de transport notamment maritime et et donc d'un modèle aussi à faire. Bon, cher rapporteur, je vous laisse la parole à nouveau si il y a d'autres questions.

Peut-être que monsieur Nicolas Roc s'il a réussi à se connecter monsieur le président. Oui. Allez-y.

Est-ce que vous m'entendez ? Oui, c'est parfait. D'accord.

Merci. Euh, désolé pour cette interruption, les joies de les joies de la technique. Donc je neend la question euh du rapporteur mais simplement pour euh revenir sur un deux points euh sur cette question des financement par programme euh essayer de limiter au maximum un saucissonnage, un sacoudrage et euh et des efforts de chacun sur euh sur cette recherche de financement.

Effectivement, il y a il y a il y a une tendance euh qui s'amorce euh bien réelle dans le région euh pour euh programmes de financement qu'il s'agisse de la conservation de l'océan mais aussi euh euh des questions climatiques. Ça c'est un travail qui reste à faire aussi au niveau régional sur apprentissage collectif sur la l'élaboration et la gestion de ces fonds et toutes les questions bien sûr que ça implique en terme fiducière, en terme de de transparence et de et de et de redevabilité. Donc il y a il y a un vrai amance là-dessus au niveau régional pour aider aussi euh mettre en place des fonds souverain euh des enjeux de conservation de l'océan et de et d'adaptation au changement climatique.

Donc c'est un chemin collectif auquel euh la voilà la France peut aussi travailler euh en terme de de d'analyser le pays de ces différents dispositifs. des programmes existent comme je l'ai dit donc pour exemple donc le programme PH changement PS ce ce programme aussiale weather ready Pacific donc c'est ce qu'on ce qu'on ce qu'on pourrait rechercher c'est davantage un effet levier via vi existant puisqu'il s'appuie sur des organisations pérennes euh du financement par projet regarder aussi les les effets leviers que la pourrait jouer l'Union européenne pour sur la base de ces je pense que c'est pé également c'est quelque chose trèsque également au vu des volumes de financement euh la français comme comme ça excusez-moi comme ça passe très très mal il faut vraiment ramasser votre propos parce que sinon c'est très sac cad suivre. C'est le là aussi le problème de technologie.

D'accord. Bon, je je vous enverai quelques éléments euh euh voilà euh rester sur que des programmes existent de de des récents euh également ont été euh sont en cours d'élaboration notamment la facilité du Pacifique pour via le le for voilà là ça coupe vraiment. Bon, nous avons nous avons compris.

Je crois que vous avez des propositions à nous faire parce que là ça ça coupe vraiment. Je suis désolé. Monsieur le rapporteur.

Merci ch. Je suis je suis vraiment désolé monsieur monsieur R parce que c'est vrai que c'est c'est très intéressant mais malheureusement on ne vous entend pas bien. Alors je voudrais monsieur le président peut-être demander à nos interlocuteurs, nos invités une réaction ou un avis en tout cas sur les questions liées au crédit carbone fait référence à l'article 6 de l'accord de Paris.

On sait qu'il y a des questions de référencement. On sait qu'il y a question euh comment dire de de confiance. Il y a il y a la notion de confiance qui peut être évoquée [grognement] au fait de la multiplicité des niveaux de référencement qui peut y avoir sur ces questions notamment lié au carbone bleu.

Mais il y a d'autres euh il y a d'autres développements qui sont faits. Est-ce qu'il y a pour vous une voie à suivre à amplifier autour de ces crédits carbone ? Est-ce que c'est une voie euh pour les États du Pacifique comme pour nos territoires du Pacifique où est-ce que pour vous cela reste pour l'instant plus de l'expérimentation et et finalement dans les masses de financement en jeu et les besoins de financement quelque chose allez que je qualifierai non pas d'anecdotique mais de résiduel par rapport aux besoins qui sont évoqués.

Euh je sais qu'il y a beaucoup d'attentes, je crois savoir en tout cas qu'il y a beaucoup d'attente dans parmi nos grands états océaniens. Euh et je pense d'ailleurs, monsieur le président, je me permets de le dire, que dans le langage diplomatique, je crois qu'il faut qu'on arrête de parler des petits états du Pacifique. Ça a été dit à plusieurs reprises.

Ce sont de grands états au sériien. Euh et et quelle est votre position ? Voilà, monsieur le président, monsieur le membre du gouvernement, mesdames les représentants des organisations régionales sur ces questions de crédit carv exploiter.

Merci. Alors sur cette question, c'est c'est effectivement très très intéressant et ça a beaucoup été discuté au dernier forum aux îles Salomon euh vu la l'étendue de nos nos ADE. Euh ces crédits carbone alors pour certains pays qui ont des grandes surfaces terrestres, par exemple la proposité Nouvelle Guinée euh est déjà dans ces mécanismes de finalement proposer euh des crédits carbone par rapport à à la préservation des espaces forestiers euh notamment avec Singapour hein qui alors évidemment veut faire un offset de d'omactivité industrielle principalement pétrochimique.

Euh pour ce qui nous concerne, il y a eu l'organisation d'un colloque au CEC euh sur cette question précise des crédits carbones. Comment ça se matérialise ? Est-ce qu'on Comment est-ce qu'il faut d'abord évaluer les apports écosystémiques ?

Comment est-ce qu'on peut les monétiser ? Euh moi je suis favorable à ce qu'on étudie ces questions. Elle elles représentent potentiellement des sources de financement intéressant.

Maintenant il y aura forcément un débat euh politique et un peu un peu philosophique, disons-le, sur ce que représentent les crédits carbon. On le sait, on le sait, un certain nombre de euh d'écologistes euh considèrent que le crédit carbone, c'est un droit à polluer euh qu'on qu'on offre finalement à certains pays. Euh et donc moralement, c'est pas c'est pas forcément quelque chose de de positif.

Mais euh si on veut être si on veut être plus pragmatique, je pense qu'on ne peut pas faire l'économie au moins d'étudier ces questions et de voir euh ce que ça pourrait représenter euh pour euh pour nos nos nos territoires et nos pays. Merci monsieur le président, monsieur le membre du gouvernement. Oui.

Euh merci. Euh c'est vrai que c'est c'est une très bonne question euh sur laquelle bah je travaille depuis 3 ans que je suis au gouvernement avec beaucoup d'espoir au début et ensuite euh beaucoup de désillusion peut-être euh alors que je suis le plus jeune membre de gouvernement mais malgré tout euh on a des sujets qui sont euh très spécifiques dans le Pacifique dans le sens où on parle quand on parle crédit carburne, on parle surtout forêt. Donc comme ça a été dit, la proposéie Nouvelle-Ginée peut en bénéficier assez facilement. parce que c'est des écosystèmes et des méthodologies qui ont déjà été éprouvées dans d'autres pays euh sous les mêmes latitudes et avec des écosystèmes très proches par exemple d'autres écosystèmes qu'on peut avoir dans les continents sud-américains ou ou plus largement en Asie pour aller la poésie.

Donc eux ils ont déjà accès à ces marchés carbones de Gold Vera et de Vera et Gold Standard par exemple pour pour citer ceux qui qui fonctionnent le plus et qui sont le plus reconnus. Cela étant en réalité en Nouvelle-Calédonie, on a une biodiversité exceptionnelle et un endémisme un très très fort taux d'andémisme. Donc ce qui fait qu'aujourd'hui on est en difficulté d'avoir des méthodologies reconnues par justement Vera Gold Standard ou d'autres grands organismes internationaux et une méthodologie ça coûte plusieurs centaines de milliers voire quelques millions d'euros qu'on ne pourrait pas forcément amortir sur des espaces qui ne font que deux fois la Corse et qu'on ne retrouvera pas ailleurs.

Donc c'est là où effectivement sur le terrestre on a un vrai sujet et sur le marin on manque encore cruellement de données et là pour le coup c'est vraiment partagé entre l'ensemble des pays du Pacifique. Le carbone bleu, on en parle beaucoup, c'est le c'est des sujets de discussion, mais aujourd'hui, on n pas assez de méthodologie vérifiée pour pouvoir se dire quand je crée une réserve naturelle ou intégrale, euh quel quel crédit carbone je peux mettre en face puisqueaujourd'hui je sais pas quelle est sa capacité particulière à absorber du carbone que je peux mettre sur un marché. Donc ça aujourd'hui effectivement les travaux qu'il pourrait y avoir dans les grands instituts de recherche euh français comme l'IFREMER, comme l'IRD, comme le CNRS serait plus que bienvenu sur ces sujets-là puisque c'est des coûts d'accès à à l'entrée du marché qui ne sont qui sont totalement inaccessibles pour aussi bien les associations caédoniennes que le gouvernement, la Nouvelle-Caille ou les provinces.

Merci beaucoup madame Rouau. Si la comité du Pacifique a un avis le même que ce qui est Monier ? En fait, alors là, je vais pas je vais parler en tant que communauté du Pacifique, mais avec mon ancienne casquette de chef du programme protège, en fait, on a fait une étude dans protège justement à la demande des territoires sur Quid des crédits carbone dans les territoires du Pacifique.

Donc, je pourrais vous donner cette étude si ça vous intéresse. En fait, nous on a essayé d'en protège de compenser euh le programme et donc de le compenser. Alors, avec des crédits carbone, on a on a tenté en tout cas, ça a été très compliqué parce que déjà c'est très difficile de mesurer combien de carbone on produit euh tous les jours dans notre vie.

Voilà. Euh donc à Forceurie dans un programme comme ça euh en fait ça coûte très cher de faire euh le point Z0 et les méthodologies sont effectivement plutôt développées pour des gros pays avec des grosses surfaces de de donc pour les personnes qui pourraient bénéficier des crédits carbone, c'est-à-dire nous enfin les territoires, c'est c'est vraiment c'est vraiment difficile et ça coûte extrêmement cher parce qu'en fait il faut être audité par des organismes qui sont spécialisés pour faire le point zéro et pour voir en fait combien vous pouvez absorber de de carbone avec bah vos surfaces de mer ou vos surfaces de forêt. Et ça ça coûte très très très cher.

Donc voilà, moi je vous invite à je vais vous envoyer cette étude, je vous invite à la regarder, mais c'est vrai que ça peut être une piste, mais en tout cas pour l'instant comme disait Jérémy, le souci c'est qu'effectivement on n pas assez de données en fait scientifiques pour faire ces cet état zéro et pour montrer que on a l'état zéro et qu'on peut absorber en fait voilà, c'est c'est évident évident que le lagon polynésien absorbe du carbone. Il y a aucune il y a voilà c'est sûr et certain. Par contre, il faut le pour pouvoir bénéficier des crédits, il faut le prouver scientifiquement.

Il faut qu'il y ait ces organismes auditeurs qui viennent le mesurer et ça ça coûte extrêmement cher. Merci. Et oui, effectivement d'être très preneur de cette étude peut-être quelque chose qu'on peut aussi pousser dans les recommandations mais ça c'est je laisserai la main au rapporteur puisque c'est de sa compétence, ce sera son rapport.

Euh, monsieur le rapporteur, encore une dernière question où nous avons fait le tour de la question à ce stade. Je pense que le sujet est infini. Je euh je je je propose, monsieur le président, pour ne pas trop monopoliser euh nos invités de de leur demander si eux ont quelque chose à rajouter de particulier, sachant que nous restons très attentifs au aux contributions écrites et et vous dire aussi mes regrets et et et vis-à-vis de monsieur Rockle qui qui ne peut pas bien s'exprimer effectivement dans le cas de cette audition, mais on sera attentif à ce qu'il pourra partager avec nous.

Euh euh vous vous avez beaucoup insisté là-dessus et vous avez raison, monsieur le président. Nous souhaitons autant que possible que notre rapport soit euh euh suivi de recommandations euh opérationnelles, c'est-à-dire qu'on puisse faire avancer les choses en gros. et on on donc on est à l'écoute vraiment de nos exécutifs, de nos représentants dans les organisations internationale régional pour pouvoir porter des des recoss qui soient euh qui soient suivi de d'action derrière et et si l'occasion se présente et est justifiée, pourquoi pas aussi envisager un volant un volet pardon législatif comme vous l'annonciez.

Je voulais profiter euh vraiment pour remercier nos nos interlocuteurs qui ont pris le temps malgré leur fonction importante et et et leur programme chargé de de partager avec nous leur expérience. Voilà. Avez-vous des recommandations à nous faire pour le rapport ?

Alors, un mot de conclusion qui souffre la forme de recommandation. Monsieur le président, attendez, monsieur le président, vous nous entends pas ce stade. Allez-y.

Est-ce que là on m'entend ? C'est parfait. Allez-y, monsieur le président.

Oui, simplement peut-être rappeler à l'État au travers de donc du rapport que vous produirez que aujourd'hui dans le Pacifique finalement le le seul pays qui est représenté au travers de ces territoires, c'est la France au travers de ces trois PTOM. Donc les c'est c'est le seul pays de l'Union européenne qui est représenté dans le Pacifique. Voilà, je crois que c'est c'est important de le de le rappeler euh notamment à l'heure où les discussions sur le le cadre général de notre du dialogue qu'on a avec l'Union européenne et les accords PTOM va être discutés.

Je pense que c'est important de le rappeler. Merci beaucoup pour ce rappel qui vous l'avez vous l'avez dit effectivement qui est essentiel et qui doit surtout faire que vu de Paris, je pense qu'il y a une quelque part une forme de révolution cernicienne à faire. Monsieur le membre du gouvernement.

Oui. Euh on va finir sur une note positive. Euh effectivement, je je rejoins le président Borderson sur sur l'importance de l'équipe France Union européenne et le bureau de l'Union européenne Anumea par exemple qui est voisin de qui est dans le jardin de la CPS.

Euh ces dernières années était un bureau de deux personnes, deux agents. Aujourd'hui, ça ce bureau est en train d'être étauffé. Donc voilà, il y a des pistes d'amélioration euh qui a un bureau qui va plutôt qui était avant à 15 à 15 personnes qui est descendu à deux.

Donc on voit cette disparition du paysage de de l'Union européenne et qui est en train de reprendre petit à petit peut-être pas son son niveau initial mais on le souhaite en tout cas de se rééquiper avec quasiment une dizaine d'agents européens sur Numéa qui pourront ensuite rayonner dans le Pacifique. Donc c'est là où effectivement on en parlait tout à l'heure des espaces de discussion aussi bien entre nos administrations que au sein d'un espace d'échange entre les trois territoires et et l'état mais aussi avec des pistes positives puisqu'on voit que l'Union européenne commence à réinvestir le le territoire océanique du Pacifique et c'est plutôt plutôt heureux. Donc voir l'État accompagner cet effort là, ça serait plus que plus que bienvenu et bien accueilli en Nouvelle-Calédonie.

Merci à vous madame Rouau. Bon, j'ai pas tellement de choses à ajouter à ce que j'ai dit. J'ai préparé pas mal d'éléments écrits qui sont un peu plus étoffés que ce qu'on a pu dire.

Je rajouterai les questions qui ont été portées posées par le rapporteur. Donc je vous l'enverrai pas tout de suite, peut-être ça la semaine prochaine. Euh non, simplement je pense que le Pacifique est vraiment particulier et qu'on ne peut pas appliquer au Pacifique les recettes qu'on applique dans les autres océans. de par sa taille et de par effectivement le fait que ce sont des petits états en taille mais des très grands états en océan et que du coup ces petits états en taille ont effectivement des petites administrations, des petits des petits moyens en fait ils délèguent une partie de leurs compétences aux organisations régionales. quelque chose qui n'existe nulle part ailleurs en fait sur la planète.

Et je pense que cette cet écosystème très particulier, il doit être bien compris par la France en l'occurrence mais aussi par l'Union européenne. Peut-être qu'il a pas forcément été toujours bien compris et je pense que c'est en travaillant tous ensemble main dans la main. tout seul, on va plus vite, ensemble, on va plus loin.

Mais vraiment, je je le pense vraiment, c'est-à-dire que en tant que membre d'une organisation régionale et ayant été ayant beaucoup travaillé pour la Polynésie et la Nouvelle-Calédonie, puisque je travaillais auparavant au service de la coopération régionale de la Nouvelle-Calédonie pendant 10 ans, euh je pense que vraiment on on a on a vraiment les mêmes problématiques entre territoires et pays indépendants. La France est en effet un acteur du Pacifique de par ses territoires. C'est le seul acteur européen désormais.

Les contingence géopolitique du Pacifique sont quand même aujourd'hui on en parle pas parce queon a les yeux focalisés sur le Moyen-Orient, sur l'Amérique latine et sur l'Ukraine. Mais il y a quand même des contingences géopolitiques hyper importantes avec la Chine, les États-Unis, Taiwan, enfin voilà. Et je pense que cette stratégie indo-acifique qui existe, qui n'a certes pas été euh discutée avec les pays territoires et j'ai aussi entendu des pays en parler, je pense qu'il y a peut-être un effort euh pédagogique, un effort de la France d'aller vers les pays.

Alors certes, il y a une ambassadrice aujourd'hui, mais peut-être qu'à l'occasion de la COP qui se tient dans le Pacifique, il y a peut-être des engagements que la France pourrait prendre en matière de climat, en matière d'investissement dans ces territoires, en matière d'investissement dans les organisations régionales qui pourraient être bienvenu en matière diplomatique vers le Pacifique. Je pense qu'on a une fenêtre, enfin que la France a une fenêtre là avec cette cope euh qui est coportée par l'Australie, il y a quand même une entente, une amitié franco-australienne importante. Voilà, moi je pense qu'aujourd'hui il y a un il y a un petit il y a il y a une fenêtre là qui pourrait être intéressante pour la France pour porter un message vers les les 20 les les 24 enfin 22 23 pardon États et territoires du Pacifique.

Merci à vous. Donc merci pour votre présence, merci pour la qualité aussi des interventions notamment permises par le le notre les questions de notre rapporteur, mais c'est vrai que c'était on le voulait une table ronde pas simple puisque il y a plusieurs intervenants mais en tout cas de très grande qualité puis on voit bien les à la fois les complémentarités euh les synergies les voilà et on entend effectivement que il faut que ce territoire qui vous l'avez dit d'un point de vue géographique est majeur mais aussi vous l'avez dit aussi cette biodiversité qui est utile au monde et à ce climat et puis cette expérience dans les réponses déjà données à à la crise climatique, je crois qu'il est important qu'on vous entende et c'était le soit du rapporteur effectivement qu'on puisse vous entendre, avoir vos prééconisations et puis que nous puissions aussi essayer de faire évoluer ce regard de Paris vers toutes ces questionsl. On vous remercie encore une fois et on vous ditant à mes collègues que nous avons demain matin de demain matin heure de Paris pour que chose soit précise deux auditions rapporteurs puisque nous avons monsieur Jozelle à 9h35 et monsieur monsieur Vincerman pardon président de laadème à 10h30 merci à vous et à très bientôt.

Au revoir.