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Podcast / conversationL'insoumission· 23 juin 2026AutoproduitActualité / polémiqueÉconomie & entreprisesTravail & emploiSolidarités & familleInstitutions & élections

🔴 La nouvelle économie sous Mélenchon – Entretien avec Aurélie Trouvé

Transcription automatique. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 39 %Attaque 50 %Défensif 11 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 93 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 10:00OuverteRéponse directe

    Quel a été le point de départ de ta réflexion pour engager une commission d'enquête sur ces fonds prédateurs ?

  • 15:00OuverteRéponse directe

    En quoi ça consiste concrètement un fond prédateur ?

  • 25:00OuverteRéponse directe

    Et quel est le rôle de la banque publique d'investissement là-dedans ?

  • 35:00OuverteRéponse partielle

    Est-ce que tu as une liste de fleur industriels bradés aux États-Unis depuis 2017 ?

  • 55:00OuverteRéponse directe

    Comment tu as réagi à l'audition de Bruno Le Maire et qu'est-ce qu'elle montre du système macroniste ?

  • 1:15:00OuverteRéponse directe

    Est-ce que tu peux nous faire la liste des grandes propositions insoumises pour ramener de l'argent dans les caisses de l'État ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 3:00Aurélie TrouvéChiffre
    « En 2021, ils arrivent, la boîte va bien. L'usine usine vraiment leader mondial de la chimie qui le leader de PVC de la soude. D'accord. 1500 salariés. La dette était à 100 millions d'euros. Quand le fond arrive, ça explose à 700 millions d'euros la dette. »
  • 5:00Aurélie TrouvéFait
    « En fait vous le fond il a pas lui-même l'argent, il emprunte avec une énorme dette. Il il emprunte pour pouvoir acheter la boîte. D'accord. Mais la dette qui la paye, c'est la boîte qui la paye. »
  • 20:00Aurélie TrouvéChiffre
    « une grande partie des moyens de la BPI, c'est-à-dire votre et notre argent, une grande partie de ces moyensl de l'argent des Français sert à financer directement les fonds d'investissement »
  • 22:00Aurélie TrouvéFait
    « le directeur de la banque publique d'investissement a une politique qui fait que une grande partie de des de notre argent et et de la banque publique d'investissement va vers un fond qui s'appelle le fond KT capital dans lequel travaille son fils. »
  • 46:00Aurélie TrouvéPromesse
    « Total fait 25 % du chiffre d'affaires en France, alors 25 % on enfin les les impôts doivent être avec un équivalent enfin doivent correspondre à 25 % des bénéfices de total mondiaux. »
  • 1:00:00Aurélie TrouvéChiffre
    « Biogarant 1/3 des médicaments génériques vendu à un BC Partners, un fond britannique avec l'autorisation de Bercy et du ministère de l'économie. »
  • 1:02:00Aurélie TrouvéFait
    « LMBRP qui fait les systèmes de refroidissement des rafales des rafales et de l'armée vendu à un groupe industriel américain par un fond d'investissement français. »
  • 1:10:00Aurélie TrouvéFait
    « Bruno Le Maire assume parfaitement tout ce qui a été fait et le pantouflage »
  • 1:20:00Aurélie TrouvéChiffre
    « les revenus sont en centaines de milliers d'euros par an et même en millions d'euros par an pour certains. »
  • 0:10Aurélie TrouvéFait
    « Et donc quand est-ce qu'il commence et quelles sont les prochaines étapes ? Est-ce que l'insoumission est invitée ? »
  • 0:25Aurélie TrouvéFait
    « C'est les salariés qui m'ont invité hein. Donc c'est organisé par les salariés de la fonderie de Bretagne. »
  • 1:00Aurélie TrouvéFait
    « Keman, c'est le fond américain Apollo. Donc je vous fais un peu le tour. »
  • 1:15Aurélie TrouvéFait
    « Et euh et donc c'est aujourd'hui vraiment une cible vraiment extrêmement importante pour nous. »
  • 1:35Aurélie TrouvéChiffre
    « Et c'est 220000 milliards d'actifs financiers dans le monde. »
  • 3:00Aurélie TrouvéPromesse
    « il nous reste 10 mois pour gagner. On va gagner. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Ils ont ils ont ils viennent de bouffer aussi Forvia, c'est une énorme usine de construction automobile. Et là, ils ont bouffé comment ils ont mangé K One il y a quelques années. Donc en 2021, ils arrivent, la boîte va bien.

L'usine usine vraiment leader mondial de la chimie qui le leader de PVC de la soude. D'accord. 1500 salariés.

La dette était à 100 millions d'euros. Quand le fond arrive, ça explose à 700 millions d'euros la dette. Donc on est passé de 10 à 700 millions d'euros.

Ça c'est ce qu'on appelle c'est une technique de prédation qui s'appelle le LBO et qui est hyper classique. C'est devenu le mantra de ces fonds d'investissement. En fait aujourd'hui la une très grosse partie des boîtes reprises maintenant c'est sous forme de LBO.

C'est quoi ce fameux LBO ? Faut que tout le monde comprenne. En fait vous le fond il a pas lui-même l'argent, il emprunte avec une énorme dette.

Il il emprunte pour pouvoir acheter la boîte. D'accord. Mais la dette qui la paye, c'est la boîte qui la paye.

C'est la boîte. Voilà. Et donc c'est comme ça que Kemw se retrouve de 10 à 700 millions d'euros de dette.

Donc c'est dingue que le fond achète pas avec son propre argent par contre, donc avec une dette et ils font payer la dette à l'entreprise elle-même, donc au salariés parce que en vérité la valeur de l'entreprise, elle est créée par qui ? Par les salariés. D'ailleurs, c'est eux qui font le travail.

Bruno Le maire assume parfaitement tout ce qui a été fait et le pantouflage, oui, il est très gêné puisque je lui ai dit bah en vrai, il y a je ne sais combien de directeurs généraux de Bercy qui sont maintenant des responsables de fonds d'investissement. Je ne sais combien de directeurs de cabinet ministériel dont celui de monsieur d'armanain et je ne sais combien de ministres. Est-ce que tu as des noms emblématiques qui montrent ce pantouflage ?

Ouais. Bah monsieur Fillon, madame Cochusco Maorisé, madame Fleur Plèlerin. Alors, j'en ai oublié, il y en a il y en a il y a madame Florence Parlie Paris.

Parly Par ou qui était un peu moins connu mais ou des armées enfin voilà, j'en ai monsieur Julien de Normandie. Voilà, j'en ai un petit paquet quand même de ministres macronistes. Euh et puis après alors il y a il y a quand même un truc assez phénoménal, c'est Bruno Béard.

Bruno Bézard, il est passé par toutes les directions de Bercy. Il a fait DG trésor DG en de toutes les les directions les plus prestigieuses. Et bien Bruno Bzard est maintenant euh un des responsables du fond franco-chinois KT capital.

Vous allez me dire pourquoi j'en parle ? Parce que le fond KT capital c'est le premier fond financé par la banque publique d'investissement. Et donc là je me tourne vers monsieur Dufour.

Je lui dis mais est-ce que vous connaissez Bruno Béard ? Ah mais bien sûr Bruno Bruno enfin mais oui mais c'est moi qui lui ai dit d'aller dans le fond d'investissement en question et puis après on a cherché on s'est rendu compte que dans le fond caté capital non seulement il y a un ancien directeur général de Ber donc ce fond je le rappelle est le premier financé par votre argent la banque publique d'investissement donc il y a non seulement un ancien directeur général de Ber mais il y a qui ? Il y a le fils de monsieur du Fourc et il y a le fils de monsieur Pouyané.

Voilà. Et là, vous saisissez tout le système. Ouais.

La classe bourgeoise qui s'est réunie dans le fond la République des copains. Ouais. Voilà.

Ce qui était le plus marquant, c'est chaque fois que quelqu'un parlait à une victime de fond prédateur, vous aviez tout le monde dans la salle qui disait "Mais c'est pareil chez moi." Ouais. Il sait "Ah mais oui.

Ah bah d'accord." Ah donc c'était un moment en fait où enfin pour une fois pour la première fois des victimes ont pu se croiser et se reconnaître entre elles. C'est la première fois qu'elles étaient réunies.

C'est la première fois que quelqu'un de la paire se rendait compte qu'en fait à Teamtex, il s'était passé la même chose avec Mutarè Valor, Bordeaux. Euh il y avait des gens d'Athos, des gens de Keman, des gens de Serba euh euh de des rastiles qui ont essayé, ils sont licenciés, c'est affreux. Enfin, tous ces gens-là se sont dit "Mais en fait, il s'est passé la même chose dans toutes ces boîtes, nous sommes tous victimes." Et peut-être ce qui m'a le plus marqué aussi, c'est à la fin quand ils sont venus me voir, ils m'ont dit "Putain, merci parce que là, on se rend compte qu'on n'est pas seul quoi." Voilà, maintenant c'est sûr que ils mettent en nous un espoir considérable quoi.

C'est-à-dire que bah c'est soit nous, soit la situation Oui. Va pas s'arranger, quoi. et même sans pirer parce qu'il faut pas croire he l'extrême droite et particulièrement bardelas ce sont les amis de cette finance là aussi tout à fait Jordan Monaco comme on l'appelle sur les réseaux qui préfèrent voilà dîner avec les grands patrons pouer y compris plutôt que voilà de de d'avoir des propositions donc évidemment il y a un espoir mis en nous qui est exceptionnel maintenant je veux aussi dire que ces salariés c'est grâce à eux d'avoir que la commission d'enquête a pu se faire parce que sans leur témoignage, il y aurait rien eu et beaucoup ont eu du courage parce que en fait ces fonds prédateurs par ailleurs pour extraire un maximum de de la valeur créée par les travailleurs et ben en fait il ment une forme de terreur sur les salariés vraiment de la terreur.

Bonjour et bienvenue sur le plateau de l'insoumission. Aujourd'hui, j'ai le plaisir de recevoir la députée insoumise Aurélie Trouvé sur notre plateau. Aurélie, merci d'avoir accepté l'invitation.

Merci Sylvain. Aurélie, tu es rapportrice de la commission d'enquête sur les fonds prédateurs et pendant 6 mois, tu as enquêté sur ces fonds qui pille et ravavve nos entreprises, notre industrie, ces fonds qui ont été encouragés par les politiques macronistes, mais aussi avant sous le hollandisme avec Macron comme ministre de l'économie. Et ma première question, ce serait de savoir quel a été le point de départ de ta réflexion pour engager une commission d'enquête sur ces fonds prédateurs.

Deux raisons. D'abord, le record de défaillance d'entreprise, la multiplication à vitesse grand V des plans de licenciement et on entend la droite, l'extrême droite dire "Ah, c'est les charges, c'est les normes." Voir il y a le mode aussi c'est la faute au chinois.

Et en fait euh en fait c'est la finance prédatrice qu'en est une raison majeure et personne personne en tout cas très peu sauf chez nous le dit. Et par ailleurs il y a eu fin de l'année 2025 une entreprise qui s'appelle Novasco qui est une entreprise qui a fait le saut d'un four électrique donc c'est de l'acier et qui est plié mangé par un fond vautour qui un fond britannique qui s'appelle Gréboule. Et là, il y a l'État qui fait semblant de faire quelque chose et qui dit "Ah, on va euh on va on va mener une action judiciire contre Gréboule.

Ce font vos tours." Mais enfin, pendant des mois, des années, en fait, l'État a versé je ne sais combien des millions et des millions d'aides publics à Novasco alors que c'était déjà pillé par Gréboule. et Gréboule n'a pendant des mois et des années pas euh respecté les engagements et l'argent public continuait à couler quoi.

Et donc de là est partie l'idée et bien d'aller enquêter, investiguer sur ces fonds prédateurs. Sachant qu'il y avait jamais eu un travail parlementaire sur la question. Il y avait quelques journalistes Médias Part.

Euh, il y avait aussi une sociologue qui est d'ailleurs une des responsables de l'Institut de la Boessie, Marline Banquet, qui a sorti un bouquin et je me suis dit mais c'est pas possible. En fait, c'est vraiment une donnée fondamentale du capitalisme financier d'aujourd'hui, particulièrement depuis la crise de 2008. euh à côté d'une finance bancaire à minima régulé, hein, euh au moins un petit peu, il y a ce nouveau canal d'extraction brutal de la richesse créée par les travailleurs, un nouveau moyen d'aller euh gaver le portefeuille des ultra riches.

Ce sont ces fonds prédateurs. Et donc je j'ai voilà pourquoi j'ai mené cette provition d'enquête. Et dans tes travaux, tu expliques que tous les secteurs de la société sont concernés.

Ça va de la crèche au magasin de bricolage la paire en passant par des clubs de foot, tes maisons de retraite. Exactement. Par exemple, la maison de retraite colisée, si vous avez vos parents, vos grands-parents là-bas.

Euh si vous avez vos gosses à People and Baby dans la crèche, c'est aussi un fond d'investissement, un fond prédateur. Si vous allez au magasin La c'est détenu par un fond Vour. Euh la plupart beaucoup d'usines autour de chez vous, bah c'est déjà mangé par des fonds d'investissement.

Quand vous regardez un match de foot, il y a une des grandes chances que le club soit bouffé aussi pillé par un fond d'investissement. Pierre que ça, quand vous allez chez le radiologue, l'ophtalmologue, quand vous allez chez le dentiste ou quand vous allez dans une clinique vétérinaire, il y a des très grandes chance que cette clinique ou quand vous allez dans une clinique privée aussi, il y a une grande chance que cette ou un gros risque que cette clinique que le cabinet médical soit en fait déjà pillé et mangé accaparé par un fond prédateur. Et en quoi ça consiste concrètement un fond prédateur ?

Tu as expliqué récemment que c'était des grandes fortunes qui plaçaient leur argent dans ses fonds pour ensuite piller la trésorerie d'entreprise comme la paire il y a 5 ans qui s'est fait piller sa trésorerie et ses murs ont été vendus. Bah tu vois toi tu as peut-être un livret. Bon si tu as un peu si tu as réussi à mettre un peu d'argent non voilà.

Bon mais si pour ceux qui ont réussi à mettre un peu d'argent de côté ils ont un livré et dans ce cas ils ont 1 et % de taux d'intérêt de taux. Voilà, c'est-à-dire que ça rapporte chaque année %. C'est même pas l'inflation hein, soit dit en passant.

Et ben eux, vous savez combien ils retirent de l'argent qu'ils ont placé dans le fond d'investissement ? 15 %. 15 %.

Et donc pour faire ça, ces fonds d'investissement, pour sortir du 15 %, il y a pas 15000 façons. Il faut il faut vraiment aller chercher toutes les techniques de prédation possible de la valeur créée dans une entreprise. Donc ils rentrent dans une entreprise, ils en captent le capital et ils extraitent tout ce qu'ils peuvent de la trésorerie.

Par exemple à la paire quand le fond allemand Mutarès est arrivé dans la paire donc vendu par Saint-Gobin qui s'en est débarrassé s'est débarrassé de la paire, il l'a vendu à un fond vautour le fond allemand Mutarè tout ça avec la bénédiction du gouvernement des tribunaux de commerce et tout. Quand le fond Mutarès attaque, prend la pro à la paire, qu'est-ce qu'il fait ? En quelques années, il a tout aspiré par des frais de conseil pour ses amis, des frais de gestion. il a vendu les murs.

Petit à petit, toutes les usines ont été vendues. D'accord ? Les murs ont été vendus.

Euh donc il y a toute voilà c'est tout un tas de techniques de prédation, ce qu'on appelle les management packages, les les carried interest, enfin voilà, il y a plein de moyens de euh ponctionner euh d'aspirer, de décharner, de désosser l'entreprise, la proie pour aller gaver les profits de ces fonds d'investissement et donc des grandes fortunes. Et c'est combien d'entreprises qui sont concernées en France par ces fonds prédateurs ? On n'a pas le nombre d'entreprises parce que ce serait voilà, c'est très opaque mais on sait par le lobby lui-même des fond d'investissement que c'est au moins 2 millions et demi d'emplois dans le privé qui sont dans des boîtes mangées par des fonds d'investissement.

Ce que je veux aussi que vous ayez en tête donc 2 millions et demi d'emplois au moins qui dépendent qui sont mangés quelque part par ces fonds d'investissement qui sont mis en danger parce que la boîte appartient à fond d'investissement et à mon avis ça c'est le minimum de minimum. Ça compte pas tous les cabinets dentaires euh euh vétérinaires, tout ça qui ont été bouffés par euh ces fonds d'investissement. On a même été contacté par les géomètres, les architectes, euh les experts comptables, les commissaires au comptoir, toutes les professions libérales réglementées sont en train d'être bouffé leur cabinet, ils revendent à des fonds d'investissement.

Et parce que demain ça veut dire que ces emplois sont menacés. Si le fond prédateur décide d'augmenter son taux de rentabilité, du jour au lendemain, en fait ses emplois peuvent être supprimés comme la paire. comme la paire par exemple Kem One ça moi j'ai beaucoup enquêté sur Kem One c'est une entreprise de chimie mais qui est vraiment un cas d'école qui qui allait très bien et en 2021 c'est repris par un fond le plus gros fond américain Apollo qui gère 1000 milliards d'actifs.

C'est c'est équivalent à la richesse d'un petit pays. Donc il gère 1000 milliards d'actifs he dans tout le monde entier. Ils ont déjà bouffé Veralia par exemple.

C'est une boîte de de de une vererrie très connue. Ils ont ils ont ils viennent de bouffer aussi Forvia. C'est une énorme usine de construction automobile.

Et là, ils ont bouffé comment ils ont mangé K One il y a quelques années. Donc en 2021, ils arrivent, la boîte va bien. L'usine usine vraiment leader mondial de la chimie qui le leader de PVC de la soude.

D'accord. 1500 salariés. La dette était à 100 millions d'euros.

Quand le fond arrive, ça explose à 700 millions d'euros la dette. Donc, on est passé de 10 à 700 millions d'euros. Ça c'est ce qu'on appelle, c'est une technique de prédation qui s'appelle le LBO et qui est hyper classique.

C'est devenu le mantra de ces fonds d'investissement. En fait aujourd'hui la une très grosse partie des boîtes reprises maintenant c'est sous forme de LBO. C'est quoi ce fameux LBO ?

Faut que tout le monde comprenne. En fait vous le fond il a pas lui-même l'argent, il emprunte avec une énorme dette. Il il emprunte pour pouvoir acheter la boîte.

D'accord. Mais la dette qui la paye, c'est la boîte qui la paye. C'est la boîte.

Et donc c'est comme ça que Kemw se retrouve de 10 à 700 millions d'euros de dette. Donc c'est dingue que le fond achète pas avec son propre argent par contre, donc avec une dette et ils font payer la dette à l'entreprise elle-même, donc au salariés parce que en vérité la valeur de l'entreprise, elle est créée par qui ? Par les salariés.

D'ailleurs, c'est eux qui font le travail. Et quel est le rôle de la banque publique d'investissement là-dedans ? parce que tu as ciblé la BPI comme complice finalement ainsi que le gouvernement de ces fonds prédateurs.

Est-ce que ces près qui sont accordés à à ces fonds prédateurs, bah ils sont donnés avec la bénédiction de la BPI qui est censé remplir un rôle quand même différent pour l'économie ? C'est bien que c'est que la banque publique c'est notre argent. D'ailleurs, monsieur Dufour, son directeur qui est là depuis 2013 nommé par François Hollande soit dit en passant.

C'est pour ça que je dis que la Hollandie est quand même bien responsable aussi de tout ça. Pas que la Macronie, enfin ça va un peu ensemble par ailleurs, Hollandi Macroni. Mais voilà, il faut se rendre compte que ce système commande sous François Hollande, enfin du moins se se consolide sous François Hollande.

Donc le directeur, monsieur Dufourc, nous dit lui-même la BPI, c'est l'argent des Français, banque publique d'investissement. Et ben il faut faut se rendre compte que non seulement la BPI est complice de ces fonds prédateurs, mais la BPI est surtout une aide fondamentale de ces fonds prédateur. Il n'en serait pas là, je pense, sans la BPI.

Il faut savoir que une grande partie des moyens de la BPI, c'est-à-dire votre et notre argent, une grande partie de ces moyensl de l'argent des Français sert à financer directement les fonds d'investissement et donc les taux de Ritard 7 l'année dernière. D'accord. financé directement dans les fonds d'investissement par votre argent, notre argent, celle de celui de la banque publique d'investissement, mais par exemple euh les les les laboratoires d'analyse médicale Serba.

Sachez que vous si vous allez vous faire faire une prise de sang, il y a des grandes chances que ce soit en fait un laboratoire Serba. Bien, vous allez vous faire faire une prise de sang. Ça ça appartient aujourd'hui à un gros un énorme fond suédois qui s'appelle equity.

Et ben Serba est ultra ultra endetté et risque de fermer. Donc ça voudrait dire des centaines et des centaines de labos qui ferment de de labos dans votre ville, votre village quoi. [grognement] C'est ultra endetté.

Pourquoi ? Parce que le fond Equity l'a obtenu par LBO, par une dette qu'ils ont ensuite fait payer à l'entrise à l'entreprise à Serba. Et bien Equity, le fond suédois a pu acquérir les fonds les les laboratoires d'analyse médicale Serba.

Grâce à qui ? grâce à la banque publique parce que en fait Equity le le un des représentants d'ETI en audition nous a dit "Ah mais nous on est venu parce qu'en plus il y avait la banque publique qui a cofinancé avec nous avec notre argent." Donc vous vous rendez compte que la prédation le pillage des laboratoires d'analyse médicale Serba, c'est grâce à la banque publique.

Sachant que bah qu'est-ce que c'est en fait qu'est-ce qui p quand c'est comme ça le fond ce doigt equity ? Il payent pas seulement la valeur créée par les travailleurs, il payent les cotisations sociales. C'est comment ils se font un max de tune sur des labos d'analyse médicale ?

Bah en profitant des remboursements par la SQ sociale de tous nos Ah, donc c'est un vaste détournement de fonds public hein. Bah bien sûr. Donc en fait, on découvre que les Français découvrent que quand ils versent des cotisations sociales, c'est aussi pour enrichir des fonds d'investissement.

Est-ce que c'est ce même directeur de la BPI qui dit que quand les entreprises sont malades, il faut les abandonner ? Exactement. Il dit il dit d'ailleurs qu'elles ont des maladies autoimmunes.

Voilà, c'est le chentre de la destruction créatrice. Il nous a dit ça une fois en audition de commission. Vive la destruction.

Oui, c'est Schumpetur. C'est ça. C'est créatrice.

Exactement. Donc en gros, il assume que la banque publique n'est pas là, il nous l'a dit, n'est pas là pour aider les entreprises en difficulté. Donc même si c'est un énorme désastre industriel, même si ça va coûter des des centaines de millions d'euros au français parce que la parce que le chômage, parce que les coûts des pollutions, parce que tout un bassin d'emploi dévasté, et bien la banque publique ne vient pas parce que c'est une entreprise en difficulté qui du coup doit dégager.

Voilà, c'est ça en fait la philosophie et et c'est un énorme problème parce que en vrai en France, il y a pas d'instrument public pour aider les entreprises en difficulté quand bien même notre souveraineté économique est en jeu. Il y a aucun fond public. D'ailleurs, nous on défend le fait qu'il y a un pôle public bancaire avec un fond public qui vient aider sur la base d'un plan, d'une planification euh les entreprises dont on a besoin et aussi de conditionnaliser les aides publiques qui sont au nombre de 211 milliards d'euros par an versé sans contrepartie aucune à des groupes qui licencient comme Stellantis.

Exactement. Et donc là nous on on dirigerait toutes les aides publiques, ce fond public également. Alors le fond c'est pour rentrer dans le capital, d'accord ? il y aurait vraiment un fond dédié à ça géré par une banque publique et tout ça.

Bon, mais par ailleurs, il y a aussi des aides qui se voilà des aides directes, ça c'est encore autre chose qu'il faut absolument conditionner suivant un plan qui n'existe pas aujourd'hui et que nous nous construisons de d'année en année et que nous retravaillons profondément pour 2027 et l'élection présidentielle. Si et quand Jean-Luc Mélenchon sera élu, nous savons comment faire. Nous avons un plan secteur par secteur, des plans productifs euh avec des objectifs, des besoins, des objectifs, des moyens à louer pour faire en sorte déjà de restaurer notre souveraineté économique.

J'insiste là-dessus parce que les macronistes et avant les les hollandistes ont détruit notre petit à petit notre souveraineté économique. Donc alors, j'ai une question là-dessus. Justement, tu as parlé du fond Apollo, donc un fond nord-américain avec 1000 milliards d'actifs.

Euh, est-ce que tu as une liste, même si elle doit être difficile à établir, de fleur industriels bradés euh aux États-Unis d'Amérique depuis 2017 ? Il y a le cas d'alstom, je crois. Mais donc, est-ce queil y a une une alors ?

Euh, moi je peux même faire les derniers mois tout simplement et je vais faire sur les fonds prédateurs parce que c'est ma commission d'enquête. Donc des fonds prédateurs étrangers. Biogarant un/ers des médicaments génériques.

Rien qu'en 6 mois biogarant 1/3 des médicaments génériques vendu à un BC Partners, un fond britannique avec l'autorisation de Bercy et du ministère de l'économie. Bien LMBRP qui fait les systèmes de refroidissement des rafales des rafales et de l'armée vendu à un groupe industriel américain par un fond d'investissement français. To.

Alors, un an avant Athos Athos souveraineté numérique. Ouais. Souver c'est le pilier de la souveraineté numérique française.

Il y en a pas d'autres hein. Ça c'était 120000 salariés en quelques années c'est passait à 65000 hein. Alors que c'est aussi le programme militaire scorpion, c'est aussi quand même des enjeux de souveraineté immense.

Exactement. La mais surtout alors il y a tout l'armée tout ça hein. Les centrales nucléaires, c'était eux qui faisaient ça aussi.

Bon, maintenant ça a été vendu. Euh, il y a toute la cybersécurité française, enfin une grande partie. Et surtout, il y a quoi ?

Il y a toutes nos données parce qu'en fait à c'est ma carte vitale, c'est le passeport.net, c'estanté.com, là euh c'est impo.goof.fr et tout ça.

Ça c'est Atos. Tout ça est dans la main donc d'un fond euh de fonds étrangers. 30 % du capital aujourd'hui, ce sont des fonds spéculatifs étrangers qui ont logé tout une la plus grande partie des actifs dans une holding luxembourgeoise.

Et donc si Athos par exemple s'effondre, ben il récupère tout, compris les données personnelles. Ben les actifs. Exactement.

Donc c'est terrible. Et on a été alerté notamment par les salariés. Vous savez que la plupart des salariés d'Atos c'est des cadres, des hauts cadres qui nous ont alerté sur la catastrophe.

Ça c'est fin 2024 par exemple pour vous donner rien que sur un an et demi la catastrophe que c'est tous nos joyaux quelque part nos fleurons industriels de la et et nos quelque part nos piliers de la souveraineté qui ont été bradés à des fonds étrangers. Et je reviens sur les responsables politiques. Récemment, tu as survécu à 7h d'audition de responsable macroniste.

Tu as auditionné Bruno le maire à l'Assemblée nationale et bravo pour avoir survécu à à cette séquence donc de sep longues heures devant Bruno Lomè et Roland l'escur. Et Bruno Lomè quand tu l'as interro et Marc Feratti pardon, je l'oublie. [rires] Prenomer, lorsque tu l'as interrogé sur les fonds prédateurs et aussi sur la circulation entre des responsables macroniste et ses fonds prédateurs notamment des haut fonctionnaires qui sont voilà comment dire inféodés au macronisme, il a perdu ses nerf et il a dit que les insoumis étaient des coupeurs de tête et des menteurs parce qu'il était forcément gêné par la question pertinente que tu as posé.

Euh comment tu tu as réagi à cette audition et qu'est-ce qu'elle montre finalement euh du du système macroniste et de ses responsables ? Alors Bruno Leire, je pense qu'il est il a zéro complexe. Ça fait vraiment euh c'est euh c'est le pire de la Macronie pour moi.

Vraiment, ça a été 7 ans. Alors d'abord d'incompétence parce que quand je lui parle, je lui pose une question sur un mécanisme financier assez central qui s'appelle les ocapsa, je pourrais en reparler qui un qui a aussi un fond vautour. Enfin, c'est une une manière c'est une prédation d'un fourvetour, l'OCAPSA qui ruine des petits actionnaires qui ruinent des entreprises.

C'est rien moins que les fonderies de Bretagne, Valdune, les forges de Tarbe, Au Platac qui est l'entreprise minière en Guyane et cetera. Les OCAPSA, il me répond, je sais pas souserment, je ne sais pas ce qu''est un OCAPSA. Donc en fait, il a écrit des bouquins tendancieux mais en tout cas il ne sait pas ce qu'est un mécanisme financier central dans notre système économique.

On peut peut-être faire un lien avec le déficit monstrueux qui a qu'il y a. Enfin voilà, c'est c'està-dire que c'est quand même soit il ment, soit il est incompétent. Dans tous les cas, c'est un problème.

Il est souserment. Donc je vais me dire qu' je me je me dis qu'il m pas et qu'il est incompétent. Voilà, ça c'est Et cet homme-là est responsable de 1000 milliards, c'est ça ? de de dette depuis 2017.

Voilà. Donc incompétence et idéologie totale quoi. Et parce que vraiment il a il a eu un discours honteux quoi.

Honteux vraiment on a fait tout extrêmement bien. Vive les fonds d'investissement. Quand j'ai parlé du pantouflage, c'est vrai, il s'est énervé euh très fortement de manière, je trouve irrespectueuse, totalement envers évidemment euh la rapporteur que je suis, mais par exemple aussi mes collègues, hein, y compris de la droite républicaine et tout.

Il a été alors particulièrement les femmes par ailleurs, bon, il a été immonde. Voilà. Et euh et donc Bruno Leire assume parfaitement tout ce qui a été fait.

Et le pantouflage, oui, il est très gêné puisque je lui ai dit bah en vrai, il y a je ne sais combien de directeurs généraux de Bercy qui sont maintenant des responsables de fonds d'investissement. Je ne sais combien de directeurs de cabinet ministériel dont celui de monsieur d'Armanin et je ne sais combien de ministres. Est-ce que tu as des noms emblématiques qui montrent ce pantouflage ?

Ouais. Bah monsieur Fillon, madame Cochusco Maorisé, madame Fleur Plèlerin. Alors, j'en ai oublié, il y en a il y en a il y a madame Florence Parlie.

Parly Par ou qui était un peu moins connu mais ou des armées enfin voilà, j'en ai monsieur Julien de Normandie. Voilà, j'en ai un petit paquet quand même de ministres macronistes. Euh et puis après alors il y a il y a quand même un truc assez phénoménal, c'est Bruno Béard.

Bruno Bézard, il est passé par toutes les directions de Bercy. Il a fait DG trésor DG en de toutes les les directions les plus prestigieuses. Et bien Bruno Béard est maintenant euh un des responsables du fond franco-chinois KT capital.

Vous allez me dire pourquoi j'en parle ? Parce que le fond KT capital, c'est le premier fond financé par la banque publique d'investissement. Et donc là, je me tourne vers monsieur Dufour.

Je lui dis "Mais est-ce que vous connaissez Bruno Béard ?" Il me dit "Ah mais bien sûr Bruno Bruno enfin mais oui mais c'est moi qui lui ai dit d'aller dans le fond d'investissement en question et puis après on a cherché on s'est rendu compte que dans le fond CAT capital non seulement il y a un ancien directeur général de Ber donc ce fond je le rappelle est le premier financé par votre argent la banque publique d'investissement donc il y a non seulement un ancien directeur général de Ber mais il y a qui ? Il y a le fils de monsieur Dufourc et il y a le fils de monsieur Pouyanet.

Voilà. Et là, vous saisissez tout le système. Ouais.

La classe bourgeoise qui s'est réunie dans le fond la République des copains. Ouais. Voilà, c'est vraiment ça.

C'est un système et vous comprenez bien que ben ça pose problème parce que quand vous êtes directeur général de Bery, vous dites "J'ai quand même des chances de pouvoir finir dans un fond d'investissement puisque c'est systémique hein. J'ai quand même des chances de finir dans un fond d'investissement. Donc peut-être qu'il faut qu'on soit pas trop pas trop méchant non plus avec les fonds d'investissement. surtout que je vais pouvoir y gagner.

Il faut savoir que les revenus sont en centaines de milliers d'euros par an et même en millions d'euros par an pour certains. Donc voilà, c'est Ouais, ça explique leur décision. Donc évidemment, j'ai pas pu prouver un un conflit d'intérêt direct, mais enfin tout le monde saisira le problème.

Bah en fait, il apparaît évident qu'il a déjà un conflit intérêt vu que ce sont des gens qui ont pris des décisions qui rapportent de l'argent et de la rotabilité à ces fonds vautour. Et pourtant, c'est autorisé et et c'était caché avant le début de tes travaux. euh pendant la commission d'enquête, personne n'en a jamais parlé.

Voilà, le c'est un fait le directeur de la banque publique d'investissement a une politique qui fait que une grande partie de des de notre argent et et de la banque publique d'investissement va vers un fond qui s'appelle le fond KT capital dans lequel travaille son fils. C'est un constat et chacun en tirera les conclusions qu'il souhaite. Et lorsque tu interroges Bruno Leire sur euh ce sujet voilà de de copinage, finalement il choisit de la brutalisation de la vie politique parce que ces gens-là parlent de brutalisation euh de la vie politique souvent en ciblant à la France insoumise mais ce sont les premiers en fait à à avoir des sorties aussi euh violentes que celles qu'il a eu en parlant de coupeur de tête.

C'est un terme extrêmement choquant pour comme tu l'as dit pour toi mais non seulement pour aussi toute la représentation nationale. Pour moi c'est de la fébrilité quoi. Je veux dire.

Ouais. Ça montre que tu as touché là où ça fait mal quoi. C'est exactement.

Et je j'en profite pour parler d'une autre audition qui a eu lieu, c'était hier Patrick Poyané, PDG de Total qui était auditionné pendant 2h par Eric Cockrel, député insoumis et président de la commission des finances. Bon, pendant 2 heures, on a vu qu'il était qu'il a fait preuve d'une grande arrogance lorsque des questions lui étaient posées. Souvent, on sentait qu'il rechignait et répondre et il s'est mélangé les pinceaux sur les chiffres des résultats nets de Total en France.

Mais il a aussi euh dit que total participé de l'effort public à hauteur de 2 milliards d'euros euh par an. Sauf que euh ce chiffre de 2 milliards, c'est finalement les cotisations euh payées par euh par total et donc c'est pas un impôt, c'est ça. Donc cet homme-là aussi participe d'un c'est un autre sujet par rapport au prédateur, mais j'aimerais qu'on en parle quand même parce que tu as tu es aussi intervenu euh bah il y a un lien parce que le fils de monsieur Pouyané dans ce fameux fond capital. [rires] On va on va faire comme je disais que c'est un système allons-y hein.

Euh alors on peut passer au sujet total si tu le souhaites. Voilà. Euh bah de toute façon, il peut se cacher derrière ce qu'il veut.

Le résultat c'est qu'il y a eu plusieurs milliards de surprofits, de super profit, de profit supplémentaires par rapport à l'année dernière, uniquement entre guillemets grâce à la guerre. Voilà. Et ils l'ont dit très clairement dans le dans leur communiqué total.

Donc voilà, c'est un fait là aussi. Et euh dans son audition, il nie le fait que il y aurait un système d'évasion fiscale euh élaboré entre la Suisse, la France et les filiales qui achètent le pétrole au Niger, je crois. Est-ce que tu peux un peu nous expliquer en quelques minutes comment ça fonctionne et en quoi Pouyané et ses et ses SBI sont des professionnels de l'évasion fiscale ?

Alors, c'est assez simple. C'est ce qui s'appelle les prix de transfert. Ce qui se passe, c'est que euh Total a des usines d'extraction, par exemple au Niger.

D'accord. Ils ont ensuite une une filiale de trading en Suisse et ils ont ensuite une raffinerie en France et ensuite ils distribuent dans le dans une station service total. Tout ça appartient à Total.

Bien, Total a un intérêt, c'est euh que le maximum de bénéfices soit déclaré. en Suisse puisque c'est là où il y a quasiment pas d'impôts. Bon, comment c'est faisable ?

C'est simple, vous vendez à votre filiale suisse votre propre pétrole produit en Afrique à un prix relativement faible, d'accord ? et vous le revendez très cher aux raffineries françaises qui vont le revendre cher aussi à une station total. Résultat et ben les raffineries soi-disant font quasiment pas de bénéfice puisqu'ils ont elles ont dû acheter cher le pétrole à la filiale de trading suisse à la filiale totale de trading suisse.

Donc ils font quasiment pas de bénéfice mais c'est tout à fait artificiel. L'usine africaine enfin la filiale africaine pas tant que ça non plus. Là où ceux qui font le max de marge, c'est en Suisse.

Bah, c'est en Suisse. Et voilà comment vous faites en sorte que il y ait zéro bénéfices, parfois certaines années déclaré en France et que vous n'ayez pas d'impôts sur les sociétés. Il faut savoir que sur 14 années, Total n'a payé que 6 années l'impôt sur les sociétés.

C'est quand même dingue. Alors que sur 10 ans, je crois que tu avais déclaré un chiffre 100 milliards 100 milliards de dividendes versé en 10 ans à aux actionnaires de Total. Et pendant ces 10 ans, la plupart du temps, Total n'a pas versé d'impôts sur les sociétés en France alors que la France c'est 25 % du chiffre d'affaires de total.

C'est scandaleux. H Et donc nous, on a une solution qu'on a d'ailleurs fait voter en Assemblée nationale mais c'était dégagé par le 493 malheureusement. Mais on l'a fait voter à la majorité, c'est une taxation universelle des multinationales.

C'est-à-dire que si Total et comme Total fait 25 % du chiffre d'affaires en France, alors 25 % on enfin les les impôts doivent être avec un équivalent enfin doivent correspondre à 25 % des bénéfices de total mondiaux. Je sais pas si c'est clair. Euh est-ce que c'est un peu l'équivalent de l'impôt universel ?

C'est ça. C'est c'est ça. C'est la même chose.

Taction impôt universel, c'est que en fait Total ne déclare qu'une toute toute toute petite partie de ses bénéfices en France du fait de l'évasion fiscale, mais en réalité, elle fait 25 % de son chiffre d'affaires. Donc, on considère que c'est 25 % de ses bénéfices mondiaux qui doivent être taxés en France. Et il y a aussi le sujet de la nationalisation qui a été qui a été posée Oui. par la France insoumise par toi.

Alors ça c'est en cas de besoin ce qu'on dit c'est on dit pas que c'est la première chose à faire he notre première mesure c'est le blocage des prix. Si déjà on bloquait les prix euh je vous et puis plus une taxation universelle des multinationales déjà total vous l'avez quand même bien encadré. D'accord.

Mais mettons si par exemple la crise s'était poursuivie, s'il y avait eu du chantage à la pénurie Totale, parce que le problème c'est que Total a un pouvoir dominant sur le marché, d'accord ? Sur le marché français, ils sont en situation de quasi monopole. S'il avait fallu parce que la crise dure, alors oui, il aurait fallu nationaliser peut-être total, en tout cas pas total, pardon, et j'y arrive, les industries pétrolières françaises parce que total c'est 170 milliards de de valorisation boursière, c'est partout dans le monde.

Donc c'est voilà, c'est c'est difficile disons disons d'envisager la la nationalisation totale de total. Donc ce qu'on dit c'est les industries pétrolières françaises, c'est-à-dire les raffineries et il est faux de dire qu'elles ne font pas de bénéfice. Elles en font les raffineries et les réseaux de transit vers les stations services.

Pourquoi ? Parce que les raffineries, ça serait aussi un moyen de préparer la société de la périp pétrole. Puisque total le problème c'est que il nous rend il nous rend captif des hydrocarbures.

C'està-dire qu'il ne fait rien pour qu'on passe à autre chose que le pétrole. Normal. il se il s'en met plein les poches grâce au pétrole.

Donc là, le fait de pardon le fait d'avoir total, c'est-à-dire de rendre public total, enfin les raffineries, pardon. Euh donc, il y a trois raffineries totales et trois raffineries non totales. Le fait de les rendre publiques, ça permet d'enclencher des investissements absolument nécessaires dans la prépétrole.

C'est déjà le cas dans la raffinerie de Grand puit. euh voilà du biochérosène, des des biocarburants qui permettent de se projeter dans cet après-pétrole et surtout pour la prochaine crise de nous rendre beaucoup moins dépendant de ce pétrole. Ouais.

Donc on fait la planification écologique avec la sobriété, les énergies renouvelables, tout ce plan préparé par parler. Voilà. Donc et j'en profite pour revenir sur le sujet de ton rapport et des recommandations que tu as formulé parce que tu as cité là quelques propositions, le blocage des prix également la taxation universelle sur sur les groupes comme total.

Est-ce que tu peux nous dire les principales recommandations parmi les 40 que tu as formulé dans ton rapport ? On a noté déjà la refonte de la BPI, tu en parlais tout à l'heure, mais il y a également le contrôle des investissements étrangers par exemple. Exactement.

Alors donc je disais un une banque publique des besoins avec un fond public parce que ça ça permet quand même de désarmer l'argument. Il y a que les fonds prédateurs pour venir en aide aux industries en difficulté. Bien.

Deuxièmement euh en effet un contrôle beaucoup plus drastique des investissements étrangers. C'est-à-dire qu'aujourd'hui par exemple Athos n'a pas fait l'objet d'un contrôle des investissements étrangers puisque le champ n'est pas assez grand. D'accord.

Mais surtout ce que je dis c'est que même un LBO, tout LBO même avec un fond français tout LBO devrait faire l'objet d'une autorisation par Beril. D'accord. Donc et notamment moi je pense que des LBO sur la santé ça ne devrait pas exister sur des entreprises de santé.

Ouais. Donc il y aura des critères qui seraient établis pour refuser tel LBO. C'est ça.

Du moment qu'on pense que ça atteint les intérêts de la nation. Donc il faut vraiment renforcer ce contrôle des investissements étrangers en étendre le champ pour que par exemple Athos et bien c'est ça fasse l'objet d'un contrôle des investissements étrangers. Troisièmement euh interdire les pratiques prédatrices.

Par exemple, tout à l'heure j'ai parlé des occapsa, c'est un truc juste dément. Euh c'est une pratique qui alors c'est un peu compliqué, c'est une pratique qui vise à enfin qui vise à la manipulation de marché. C'est vraiment des fonds frauduleux basés au Bahamas et qui captent aujourd'hui beaucoup d'usines essentielles à la France.

Et en fait, il marche par euh la ruine des petits actionnaires existants en émettant beaucoup plus d'actions et ça fait chuter le cours de bourse de cette entreprise et l'entreprise est exang de même que les petits actionnaires. Donc c'est dingue parce que d'ailleurs on se retrouve du côté des petits actionnaires. Ah il faut que je vous raconte, c'est que dans cette commission d'orquestre, ce qu'on m'a dit et ce que j'ai su par la presse et par un certain nombre de réseaux, c'est que au début, il y avait tout tout un tas de de petits actionnaires en réseau qui se disaient qui étaient intéressés en se disant "Ah, c'est une commission de ouais mais c'est pour la c'est la France insoumise, il nous aime pas et tout ça." Et en fait au fur et à mesure le réseau s'est dit "Mais attends, mais c'est vachement bien cette commission d'enquête." Ils ont commencé à suivre, ils sont dit "Ah mais la France insoumise en fait, ils font du bon taf et tout." Bah c'est rigolo quoi, tu vois.

J'allais venir justement parce que tu as quand même réuni aussi des petits patrons dans le réseau des petits patrons insoumis mais également euh des chefs d'entreprise qui sont venus aux États généraux. Oui, l'insoumission était présente et c'était incroyable. On a vu le le gérant de de Soros qui veut reprendre du coup le fabricant d'acier Novasco et qui a dit euh je cite le travail d'Aurilie trouvé est formidable et les propositions de Jean-Luc Mélenfon sont indispensables pour relancer les entreprises de l'industrie.

Ça montre bien que le travail que tu as fourni a permis de faire comprendre à au TPE, au PME de voir qu'il y a une opposition entre les grands patrons et les petits patrons et qu'en fait sur tous les aspects, que ce soit la fiscalité ou également la représentativité, ils ont plus à gagner à voter insoumis que à continuer le système macroniste. Et en fait, je crois que c'est la grande conclusion de cette commission d'enquête, c'est que nous menons la bataille de la production contre la finance. Et donc il y a un tas de gens qui sont intéressés à cela, qui se battent pour ça.

Pas seulement les salariés, tout un tas de petits entrepreneurs, d'auto-entrepreneurs, de petits chefs d'entreprise, des petits actionnaires qui peuvent être voilà sincères, qui parfois se font la enfin voilà qui perdent des milliers d'euros ou voir des dizaines de milliers d'euros s'ils en ont les moyens par cette finance. Euh et puis on retrouve les professions libérales. Moi, j'ai quand même auditionné, j'ai eu les syndicats de toutes les professions libérales.

Enfin, on peut se dire quand même que c'est pas tout à fait euh directement notre électorat et qui qui ont dit "Mais merci de mener cette cette commission d'enquête, quoi." Euh et puis euh voilà, donc c'est et puis même je pense qu'il y a aujourd'hui, il y a peut-être même un voilà un patronat industriel, j'ai envie de dire. ça sera pas forcément nos alliés mais en tout cas ça sera des gens avec qui on pourra travailler et réfléchir à un pacte productif demain quand on gouvernera.

Donc évidemment, on se fait pas d'illusion sur ce qu'est le sur je veux dire le patronat versus le Sariat. C'est pas la question. Je dis simplement que quand on gouvernera, il nous faudra aussi construire des pactes productifs et il faudra le faire avec voilà des des des partenaires, j'ai envie de dire, y compris dans ceux qui défendent dans le petit patronat la production contre la finance.

Et c'est d'ailleurs pour ça que je crois que les contributions programmatiques au programme insommis sont ouverts au réseau des patrons insommies qui sont invités à contribuer parce que à ce stade, c'est quoi les grandes propositions pour les petits patrons ? Je crois qu'il y a le taux d'escomes à taux zéro. Il y a la réglementation des prix de l'énergie.

Est-ce que tu peux faire un peu une liste de pourquoi voter France insoumise quand on est un petit patron ? Je je vais peut-être en oublier, mais euh déjà c'est la protection euh par exemple dans la commande publique. Euh ce qu'on dit c'est que quand l'État euh quand l'État aujourd'hui se tourne vers des entreprises du privé pour euh voilà pour commander par exemple les polos des gendarmes.

Bon les polos des gendarmes, il faut savoir que il y a eu un un une offre publique, d'accord, et que c'est Éminence qui a répondu et Éminence dans le dans l'appel d'offre. Il y a pas de préférence locale. Résultat, ils le ils le font faire au Bangladesh et ça fait fermer une toute petite usine du gare qui est la dernière une des dernières usines textile.

Ben nous, on veut que par exemple ces commandes publiques ça ailleent en priorité vers des TPE PME local. Hm hm. [grognement] Voilà.

Donc là, typiquement, ça s'adresse aux petits patrons. On veut qu'il y ait euh une protection des sous-traitants des petits patron face au multinational avec ce qu'on appelle une enfin voilà avec une régulation si vous voulez des rapports entre sous-traitants et grandes entreprises pour mieux les protéger. On veut évidemment enfin voilà c'est après il y a il y a sur sur l'énergie sur les les locaux.

Alors voilà, et on veut aussi qu'il y ait euh euh des euh des pardon des prix de l'électricité euh avec des des prix euh des prix plafond, pardon, et des prix régulés pour l'ensemble des petites entreprises. Donc ça aussi évidemment c'est extrêmement important quand on sait l'envoler des prix euh de l'énergie. Donc autre mesure effectivement donc je les ai pas tout en tête mais on a mais par ailleurs on est en train de le réfléchir parce que ce qu'on veut c'est travailler un pacte productif avec les les petits patrons et on se fait aider évidemment par le réseau des petits patrons insoumis.

Donc ça fait partie du travail en cours pour la campagne présidentielle. Oui, donc c'est normal qu'il soit pas encore établi vu que voilà c'est un travail fait un premier grand colloque avec Jean-Luc Mélenchon où il y avait d'ailleurs les représentants de de ces petits patrons. H euh et on va continuer le travail aux anfis d'ailleurs.

Je vous invite tous aux anfis et puis évidemment on présentera ce nouveau pacte productif et sur la fiscalité aussi. Donc, il y a des propositions qui sont en cours de d'élaboration parce que tu disais récemment sur le Twitch de l'insoumission par ailleurs que il y avait euh des petits patrons qui payent plus d'impôts que finalement Patrick Poyané, Barnard Arnaud et euh et on a vu dans le chat mais on le voit aussi dans sur le terrain quand les équipes de l'insoumission tendent le micro par exemple à des petits patrons. Maintenant, ils sont de plus en plus nombreux à dire "Je veux voter Jean-Luc Mélenchon parce que je comprends que c'est pas normal la situation que je vis avec une fiscalité plus forte pour moi petit patron pendant que des grands patrons eux voilà ne payent pas et en tant que euh en tant que petite entreprise de mémoire vous êtes imposé euh à un taux d'imposition de 24 % contre 17 % pour les très grandes entreprises.

De la même façon, les aides publiques, elles vont essentiellement aux très grandes entreprises. Le crédit impôt recherche, c'est essentiellement les très grandes entreprises. Nous ce qu'on fera c'est qu'on redirigera les aides publiques essentiellement vers les petites entreprises, vers [raclement de gorge] les TPE, les PME et une partie des ETI.

Mais les multinationales n'en ont pas besoin. C'est pas vrai. D'accord.

Et donc par contre, on le fera sur la base d'une planification. Alors peut-être parfois ce sera pourrait être le cas sur des très grandes entreprises, mais ça sera de manière extrêmement conditionnée avec maintien de l'emploi et de la production, hein. Voilà.

Donc en tout cas, on veut rediriger ces aussi voilà ces ces aides ces aides ces aides publiques. La même façon la fiscalité effectivement on veut une une voilà on veut on veut rééquilibrer la fiscalité pour faire en sorte que les grandes entreprises soient davantage imposé que les plutôt que les petites et pas l'inverse. Et euh sur la fiscalité euh il y a une question parfois qui est posée par euh des euh des gens qui s'interrogent sur les propositions du programme insoumis et euh les possibilités pour le financer.

Il y a déjà des éléments de réponse qui ont été donnés dans les euh discussions budgétaires sur euh je crois c'est 26 milliards d'euros le la recette par exemple pour euh la taxation euh dont tu parlais tout à l'heure des multinationales. Est-ce que tu peux un peu nous faire la liste euh des grandes propositions euh insoumises pour euh ramener de l'argent dans les caisses de l'État ? taxer les superprofits, combien ça rapporte ?

Il y a d'abord, il y a trois piliers. Il y a les piliers de la fiscale des impôts nouveaux qui seront essentiellement dirigé vers les ultra riches et particulièrement leur patrimoine et vers les profits des multinationales et des actionnaires. D'accord ?

Mais il y a deux autres piliers. Il y a celui de la relance, c'est-à-dire comme on va avoir une politique kénésienne de relance du pouvoir d'achat et de l'activité, ça fera rentrer des recettes fiscales en plus. Ça c'est très important.

Et il y a un troisème volet qui est qu'on va faire des économies aussi. On fera des économies par exle sur les 211 milliards d'aides publics, il y a des aides publics, je suis désolé, qui ne sont pas efficaces. Crédit impôt recherche, la plupart des aides du crédit impôt recherche et ces 7 milliards d'euros par an ne sont pas efficaces.

Voilà. Et surtout, on va faire baisser les coûts, par exemple de la santé parce que de fait comme on va faire une politique très forte de santé et de prévention et bien à terme ça fera baisser les maladies. Comme on va par exemple sortir progressivement des pesticides, ça fera baisser les coûts liés à la multiplication des cancers.

Oui, c'est ce que disait Jean-Luc Mélenchon sur la lutte contre les maladies politiques et écologiques, le cancer, le diabète qui coûte des des millions, des centaines de millions d'euros chaque année au pays. Des milliards. Bah l'ensemble hein, si je mets dedans le diabète, toutes ces maladies politiques coûtent des milliards d'euros par an à la sécurité sociale.

Bien. Donc euh effectivement, par exemple, le fait d'avoir des cantines 100 % biolocales, de s'attaquer aux aliments ultra transformés euh et de les bannir par exemple des des cantines, et bien ça permettra aussi de faire baisser euh les maladies politiques et donc ça coûtera moins cher. De la même façon que notre planification écologique, le fait que l'air soit moins pollué, ça fera moins de coût pour la santé. mais surtout en créant des centaines de milliers d'emplois dans notre projet de massif d'investissement sur la base de la planification écologique.

Bon, mettons, on va on va par exemple créer des dizaines de milliers d'emplois dans la rénovation thermique des logements. Bah ça ça sera des coûts du pour en moins pour le chômage, voyez. Oui, c'est un cercle vertueux qui qui relance pas dire coup, pardon, je sais qu'on dit pas coup.

Ça fera des dépenses en moins pour l'assurance chômage parce qu'il y aura moins de chômeurs. Ça fera des dépenses en moins dans la sécurité sociale parce que mais pas parce qu'on y fait des coûts budgétaires parce que en réalité les gens seront à terme moins malades. Voilà.

Par contre, on augmentera les moyens pour évidemment que les gens soient bien soignés. Et oui, tout ça se fait en parallèle avec les grandes mesures déjà annoncées comme le SMIC 1700 € net, la sécurité sociale intégrale parce que ce qui est financé là, c'est alors attention, je ne veux surtout pas dire qu'on mettra moins d'argent dans la sécurité sociale, on en mettra beaucoup plus mais sera mieux utilisé. On mettra plus d'argent dans l'assurance chômage mais il sera mieux utilisé parce qu'il y aura moins de chômeurs mieux rémunérés, mieux indemnisés qui d'ailleurs vivront de façon beaucoup plus digne.

Euh et donc euh c'est aussi enfin voilà, c'est une société plus heureuse. Et si je le vois d'un d'un strict point de vue monétaire, une société heureuse coûte moins cher à la société. Oui, c'est moins de dépression, c'est moins de enfin voilà, c'est des gens qui sont moins absents au travail parce que ils sont pas en complète dépression.

Euh voilà. Oui, c'est plus de bonheur dans une société euh collectiviste. Exactement.

La société collectiviste et de bonheur h d'un point de vue strictement budgétaire coûte beaucoup moins cher à la société. Voilà. La la dépression, la pauvreté, euh ça coûte cher en fait.

Ouais. J'ai encore deux dernières questions. Euh je reviens sur les États généraux que tu as mené donc ce mardi 16 juin à l'Assemblée nationale.

Euh donc on a vu quelques photos, on a interviewé quelques gérants de société, quelques syndicalistes aussi. Euh est-ce que tu peux nous nous faire le récit un peu de cette journée où était présent notamment Jean-Luc Mélenchon mais aussi Manuel Bompard ? Voilà, il y avait Jean-Luc Mélenchon, Manuel Bompard, Mathilde Panot et je la en remercie beaucoup et mes collègues parlementaires.

Euh spéciale dédicace à Elisa Martin qui a été là pendant toute euh toute cette commission qui m'a énormément aidé. Donc je veux dire d'abord que c'est un travail d'équipe. Euh Jean-Luc Mélenchon parle beaucoup de l'équipe.

C'est vraiment un travail d'équipe qu'on a mené avec cette volonté voilà d'aller chercher un thème dont personne ne connaiss que personne ne connaissait. Je veux dire, c'est pas facile hein de rentrer dans une commission d'enquête sur un sujet qui n'a jamais été mis sur la table. Jamais, publiquement quasiment, sauf de dans des petites niches quoi.

D'accord. Donc c'est vraiment toute l'équipe qui s'y est mise euh et merci pour la confiance d'ailleurs de la part du groupe parlementaire et de Mathilde Panot qui sont dit voilà il faut il faut qu'on y aille quoi. C'est un sujet c'est un sujet important et finalement nous nous sommes les vrais ennemis de la finance quand l'autre c'était une imposture.

Oui. Du plan. Ouais voilà du [rires] flan.

Voilà. Du coup je sais plus la question. La question c'éit euh est-ce que tu pouvais euh donner quelques euh quelques euh passages qui tont particulièrement marqués dans ces états généraux, par exemple intervention d'arch d'entreprise.

Euh est-ce que tu peux nous faire un peu le récit en quelques minutes Alors en fait, c'était éprouvant, j'avoue. Éprouvant, absolument hallucinant et éprouvant parce que d'abord, je crois que ce qui m'a le plus marqué, ce sont les salariés femmes de Teamtex euh qui sont venus qui a été une boîte qui a été saccagée et mise en faillite en quelques mois par le fond vautour allemand Mutares qui sont venus témoigner et qui ont raconté comment Mutares se font votour allemand. avait profité de la détresse des salariés qui comprenaient pas, mais aussi du fait qu'une grande partie des salariés ne comprenait pas bien le français parfois et avait besoin de traduction.

C'était le cas de certaines familles et c'était des ouvriers qui étaient là depuis des années, des années et qui font que la boîte allait bien à l'époque et qui ont donné leur vie, une partie de leur vie à cette boîte. euh et des personnes souvent issues de de l'immigration et qui euh voilà qui qui étaient des travailleurs absolument essentiels. Mais elle racontait à quel point la direction Mutares a profité de cette situation, n'a jamais mis voilà faisait exprès finalement de enfin faisait exprès de de de n'avoir aucune traduction de ce qui de Oui. pour les laisser dans voilà dans l'ignorance de des actes malveillants de de du fond quoi.

Exactement. Ça c'est peut-être mal plus marqué mais ce qui était le plus marquant c'est à chaque fois que quelqu'un parlait à une victime de fond prédateur vous aviez tout le monde dans la salle qui disait mais c'est pareil chez moi ouais il sait ah mais oui. Ah bah d'accord.

Ah donc c'était un moment en fait où enfin pour une fois pour la première fois des victimes ont pu se croiser et se reconnaître entre elles. C'est la première fois qu'elles étaient réunies. C'est la première fois que quelqu'un de la paire se rendait compte qu'en fait à Teamtex il s'était passé la même chose avec Mutarè Valor Bordeaux.

Il y avait des gens d'Athos, des gens de Keman, des gens de Serba, des rastiles qui ont essayé, ils sont licenciés, c'est affreux. Enfin, tous ces gens-là se sont dit "Mais en fait, il s'est passé la même chose dans toutes ces boîtes, nous sommes tous victimes." Et peut-être ce qui m'a le plus marqué aussi, c'est à la fin quand ils sont venus me voir, ils m'ont dit "Putain, merci parce que là, on se rend compte qu'on n'est pas seul quoi." Voilà, maintenant c'est sûr que ils mettent en nous un espoir considérable quoi.

C'est-à-dire que bah c'est soit nous, soit la situation Oui. Va pas s'arranger, quoi. Et même s'empirer parce qu'il faut pas croire, hein. l'extrême droite et particulièrement Bardelas, ce sont les amis de cette finance là aussi.

Tout à fait. Jordan Monaco comme on l'appelle sur les réseaux qui préfèrent voilà dîner avec les grands patrons pouer y compris plutôt que voilà de de d'avoir des propositions. Donc évidemment il y a un espoir mis en nous qui est exceptionnel.

Maintenant, je veux aussi dire que ces salariés euh c'est grâce à eux d'avoir que la commission d'enquête a pu se faire parce que sans leur témoignage, il y aurait rien eu et beaucoup ont eu du courage parce que en fait ces fonds prédateurs par ailleurs pour extraire un maximum de de la valeur créée par les travailleurs et ben en fait il mène une forme de terreur sur les salariés vraiment de la terreur. C'estàd que par exemple à l'usine Valdune, aucun représentant de salarié n'a voulu témoigner mais parce qu'ils ont peur. Évidemment, je les comprends.

Faut savoir qu'aux Forge de Tarb, il y a une élu, une responsable syndicale qui a été licenciée. Donc et là par exemple aux Forge de Tarbe, hier ils ont publié une lettre dénonçant le fond vautour Alphablou Oéan, d'accord et et Europlasma, donc leur direction, ils l'ont fait de manière anonyme. C'est marqué les salariés des forges de Tarbes anonymes, ils ne veulent pas donner leur nom.

Ils disent parce que nous craignons les licenciements. Oui, parce que ça a déjà eu lieu et que ils savent qu'ils sont menacés immédiatement. Donc celles et ceux qui sont venus en fait, il y a enfin en tout cas le les directions appuyées par les fonds d'investissement imposent une omerta terrible.

Et donc ceux qui ont été auditionnés, ce sont des représentants syndicaux parce qu'ils sont un tout petit peu plus protégés mais vraiment un petit peu, mais ils ont eu du courage quoi. Voilà. Et puis ils comprennent, en tout cas, c'est ce qu'on a entendu à travers les interviews de l'insoumission, euh que 2027 est l'espoir de renverser la table.

Exact. De se débarrasser de ses fondour et de les désarmer pour avoir voilà une nouvelle société collectiviste fondée sur les besoins. Et ça, je crois que c'était un des objectifs de la commission d'enquête.

Bon, c'est un montrer et mettre en avant le fait que nous sommes du côté de la production contre la finance. C'est deux aussi voilà consolider nos liens avec tous ces collectifs de salariés dans les boîtes qui pourraient être convertis mais qui sont saccagé par la finance. Euh et vraiment on a voilà, on a créé des liens exceptionnels avec et même et là tous les jours je suis contactée par des lanceurs d'alerte, par des salariés d'autres boîtes qui me disent "Ah mais nous aussi il faut venir nous voir et cetera." Bah j'en profite pour te poser ma dernière question. tu as annoncé l'organisation d'un Tour de France euh des salariés qui sont victimes des de ces fonds prédateurs.

Et donc quand est-ce qu'il commence et quelles sont les prochaines étapes ? Est-ce que l'insoumission est invitée ? Demain et l'insoumission est vraiment bienvenue demain.

Ça commence aux fondries de Bretagne. C'est les salariés qui m'ont invité hein. Donc c'est organisé par les salariés de la fonderie de Bretagne et je vais du coup leur présenter mon rapport.

Et il y a une manifestation également parce que c'est des centaines de salariés qui risquent d'être licenciés du jour au lendemain avec là pareil le même fondour Alpha Fab océan qui qui les qui les détruit. Jeudi prochain, je vais à Keman vers Lyon Sidérurgie. Après, je vais aller à Valor à Bordeaux dans le l'industrie automobile là aussi mangé par le fond allemand Mutares.

Keman, c'est le fond américain Apollo. Donc je vous fais un peu le tour. Je vais aller à Athos manger par des fonds spéculatifs étrangers.

Euh je compte aller à Teamtex vers Lyon là aussi manger par le fond allemand Mutar à Laper mangé par le fond allemand Mutarè. Voilà, j'ai puis j'en ai oublié. Et puis ce tour peut se prolonger au fur et à mesure des témoignages des alertes que tu reçois. ce que tu as dit à l'instant que tu reçois tous les jours voilà de nouvelles alertes.

Donc ça signifie que c'est c'est un tour infini en fait. Pas fini du tout parce que même pendant ma commission d'enquête, il y a Polytechnil par exemple une usine leader mondiale des polyamides en chimie qui a été bouffée par un fond américain et vraiment pillé par un fond vautour pendant la commission d'enquête. Donc en fait c'est c'est sans fin.

Et d'ailleurs pendant la la les États généraux des victimes de fonds prédateurs, euh il y a monsieur Peren qui est arrivé et un responsable syndical CGT qui a dit "Ah ben mais il y a Sanofi aussi j'étais bah ouais j'ai voilà j'ai pas on n pas eu le temps de tout faire." Ouais ouais le travail doit se poursuivre. Ouais, voilà.

En fait, comme c'est tellement massif et je veux juste finir là-dessus, il faut se rendre compte qu'en fait depuis la crise de 2008, comme les banques ont été un tout petit peu régulées, du coup, il y a eu un report de la finance et des grandes fortunes vers ce shadow banking, vers cette finance qui est une finance far West où il y a aucune règle. Ils font ce qu'ils veulent, il y a pas de garde fou. Et cette finance Far West, ce shadow banking, et ben c'est maintenant plus de la moitié des actifs financiers mondiaux.

C'est-à-dire que le monde de la banque est devenu asbine. Maintenant, [raclement de gorge] c'est cette finance Far Wouest qui permet de dégager 15 % de rentabilité pour les grandes fortunes. Et c'est 220000 milliards d'actifs financiers dans le monde.

C'est juste enfin on peut même pas se rendre compte de ce que c'est. Voilà. Et euh et donc c'est aujourd'hui vraiment une cible vraiment extrêmement importante pour nous et je veux dire ça c'est qu'on en revient à nos fondamentaux. [raclement de gorge] la finance contre la production, la finance contre la vie, c'est ça contre lequel on doit se battre et c'est le cœur même de la gauche, celui qu' abandonné François Hollande qui se disait l'admi de la finance.

Aurélie, on arrive vers la fin de cet entretien. Est-ce que tu as un dernier mot à dire aux spectateurs de l'insoumission ? [soupir] Ah, je sais pas quoi dire.

Si Mélenchon 2027. Euh oui. Alors si, je sais.

Effectivement, il nous reste 10 mois pour gagner. On va gagner. Et euh et vraiment je crois que cette commission enfin faut comprendre que j'ai j'ai rencontré tellement tellement de gens en immense détresse qui ont mis tellement d'espoir en nous et on a une immense responsabilité nous militants de la France insoumise pour ceux qui nous écoutent et qui sont militants, on a une immense responsabilité qu'on doit gagner pour tous ces gens-là.

J'en ai une larme aux yeux quoi. Enfin, je me dis euh il y a enfin voilà, il y a quelques jours, on a voté la nationalisation d'arcel orbital, mais honnêtement, elle ne sera mise en œuvre que si nous arrivve au pouvoir. Et ça se joue là dans les mois à venir.

Si on ne gagne pas, Arceloral, c'est fini. Voilà. [raclement de gorge] Et donc c'est ces 15000 emplois menacés.

Voilà. et et je moi c'est ça qui me porte, c'est ça qui doit nous porter, c'est c'est tous ces gens euh et ils sont des millions dont la vie est menacée, dont le travail est menacé si nous n'arrivons pas au pouvoir. Voilà.

Et donc vraiment, on doit tous se dire ça tous les jours. Je sais que c'est dur de militer en dehors de son boulot. Je sais ce que c'est d'être militant bénévole mais vraiment je dis à chacun ça vaut le coup.

Ouais, un autre monde est possible. Merci beaucoup Aurélie Trouvé d'avoir accepté l'invitation de l'insoumission. Restez connectés au réseau de l'insoumission et abonnez-vous sur notre site, notre page Facebook, Twitter, TikTok et Instagram.

Merci beaucoup.