Cauet : désormais 3 plaintes pour viols et agressions - C à Vous - 29/11/2023
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Attaque 30 %Défensif 70 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 46 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 1:04ComplaisanteRéponse directe
Bonsoir Maître Xavier Autain. Merci de votre présence ce soir.
- 1:24RelanceRéponse partielle
Si je vous comprends bien, ça veut dire que non seulement la jeune femme que l'on vient d'entendre ment, mais aussi qu'elle est manipulée ou elle-même à l'origine d'une manipulation ?
- 1:35RelanceRéponse partielle
Est-ce que vous avez des faits pour étayer cette accusation ?
- 1:58RelanceÉludée
Autrement dit, les deux nouvelles plaintes qui se sont ajoutées à celles de la première accusatrice font partie de la même instrumentalisation qui serait menée par qui ?
- 2:34RelanceÉludée
Mais si vous parlez de manipulation, elle serait menée par qui ?
- 3:06FerméeRéponse partielle
Si vous portez plainte pour extorsion de fonds, c'est parce qu'une demande de médiation financière a été formulée par l'une ou l'autre des plaignantes ou leur entourage ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:07InvitéFait
« En son nom, vous avez déposé plainte pour dénonciation calomnieuse, tentative d'extorsion de fonds en bande organisée, et faux et usage de faux. »
- 1:16InvitéFait
« « répondre à la calomnie orchestrée pour gravement porter atteinte à l'honneur et à la réputation de notre client. » »
- 1:38InvitéFait
« On a un certain nombre d'éléments concrets, matériels, des témoignages que nous avons versés auprès des services du procureur de Nanterre »
- 3:22InvitéFait
« Nous avons porté plainte pour tentative d'extorsion de fonds en bande organisée parce que nous sommes à même d'établir qu'il y a effectivement concertation, un stratagème qui a été monté par plusieurs personnes. »
- 3:55InvitéFait
« Il suffit de prendre les différents témoignages successifs de cette femme sur les réseaux sociaux, sur YouTube, auprès de différents de vos collègues pour constater que les faits ne sont pas les mêmes, ils ne se passent pas à la même époque, elle n'a pas le même âge, elle est mineure, elle n'est pas mineure. »
- 4:51InvitéFait
« La seule chose que je peux vous dire, c'est que, vous avez noté que nous déposons plainte pour faux usages, la production des copies-écrans, qui a été diffusée notamment sous les réseaux sociaux par Zoé Sagan »
- 5:26InvitéFait
« Je peux vous dire simplement que les faits qu'elle énonce et dont elle accuse mon client sont des faits faux. »
- 5:53InvitéFait
« Il est accusé de ce qui se fait de pire, c'est-à-dire une accusation criminelle. Il est mis au banc de la société parce que la présomption d'innocence est aujourd'hui... Ce n'est même plus un 20 mots, ce n'est même plus un slogan, c'est un leurre. »
- 6:57InvitéFait
« Sébastien Coet prenait la marée en pleine figure et c'est en accord avec l'énergie qu'il a dit qu'il était nécessaire, sans doute, pour la qualité ne serait-ce que de son métier, qu'il se retire un peu et qu'il puisse se reposer. »
- 7:21InvitéFait
« Je pense qu'il doit revenir à l'antenne, ne serait-ce que pour affirmer la réalité de la présomption d'innocence. »
Temps de parole
- Invité58 %
- Présentateur33 %
- Auditeur9 %
≈ 6,7 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Suspendu de l'antenne d'énergie depuis une semaine aujourd'hui, l'animateur de radio Sébastien Coet est désormais visé par trois plaintes émanant de trois femmes différentes pour des faits de viol et agression sexuelle. La première plainte déposée le 18 novembre dernier émane d'une jeune femme, aujourd'hui âgée de 25 ans, qui affirme avoir rencontré l'animateur qui était alors son idole. C'était à Genève en 2014. Elle avait donc 15 ans quand les faits se seraient déroulés.
Je suis monté dans sa chambre et il me dit « Assieds-toi dans le canapé, qu'est-ce que tu veux boire ? » Et il me dit « Écoute, fais-moi écouter ta maquette radio, il n'y a pas de problème. » Donc je cherche comme ça, et lui il s'était mis à côté de moi. Et c'est à ce moment-là en fait où il a baissé son pantalon de vraiment quelques centimètres, je dirais presque, absolument presque ici. On pouvait apercevoir son caleçon, donc il a sorti, je ne vais pas faire un dessin, il a absolument tout sorti. Et c'est à ce moment-là qu'on m'a dit « C'est comme ça qu'on réussit dans la radio, il faut que tu le fasses. » Donc moi, à 15 ans, c'est ce que j'ai exécuté.
Bonsoir Maître Xavier Autain. Merci de votre présence ce soir. Vous êtes l'un des deux conseils de Sébastien Coet qui n'y l'est fait. En son nom, vous avez déposé plainte pour dénonciation calomnieuse, tentative d'extorsion de fonds en bande organisée, et faux et usage de faux. C'est une démarche judiciaire pour, je cite, « répondre à la calomnie orchestrée pour gravement porter atteinte à l'honneur et à la réputation de notre client. » Si je vous comprends bien, ça veut dire que non seulement la jeune femme que l'on vient d'entendre ment, mais aussi qu'elle est manipulée ou elle-même à l'origine d'une manipulation ?
Voilà, je crois que vous avez tout dit. Je peux y aller.
Est-ce que vous avez des faits pour étayer cette accusation ?
On a un certain nombre d'éléments concrets, matériels, des témoignages que nous avons versés auprès des services du procureur de Nanterre et qui resteront dans ce cadre judiciaire, car je crois qu'il ne convient pas que nous nourrissions l'emballement médiatique, qui est généralement assez inconciliable avec la sérénité dont la justice a besoin.
Autrement dit, les deux nouvelles plaintes qui se sont ajoutées à celles de la première accusatrice font partie de la même instrumentalisation qui serait menée par qui ?
Alors, là on va peut-être avoir une petite divergence, c'est-à-dire que deux plaintes, moi je ne sais pas s'il y a deux plaintes, puisque le parquet de Paris hier a annoncé qu'il y avait effectivement trois plaintes. De trois femmes différentes. De trois femmes différentes. Et quand nous avons contacté, une à Paris et deux qui proviendraient de Bourg-en-Bresse, et quand nous avons contacté, nous, le parquet de Paris ce matin, il nous a dit, je ne peux pas vous donner de détails parce qu'en fait je n'ai pas reçu le dossier de Bourg-en-Bresse.
Très bien.
Et le parquet de Bourg-en-Bresse ne parle que d'une plaignante.
Mais si vous parlez de manipulation, elle serait menée par qui ? On voit bien à quel fait l'objectif, mais...
Je ne sais pas. Lorsque nous avons déposé plainte jeudi dernier, nous avons évoqué le fait qu'il y aurait probablement, d'après les informations et documents que nous avions, d'autres personnes qui déposeraient plainte. Vous voyez, je ne pensais pas être d'aussi mauvaise augure. Ça s'est réalisé. Qui est derrière ça ? J'ai quelques idées. Vous me permettrez de les réserver à la justice. Et puis surtout, c'est un travail d'enquête. C'est un travail d'enquête qui sera peut-être de l'enquête journalistique, mais qui sera surtout de l'enquête judiciaire.
Si vous portez plainte pour extorsion de fonds, c'est parce qu'une demande de médiation financière a été formulée par l'une ou l'autre des plaignantes ou leur entourage ? Est-ce qu'on veut faire chanter Sébastien Coé ?
Ou ça a été formellement... Alors le chantage, ce n'est pas la même chose, juridiquement. Je ne vais pas rentrer dans ces arcanes-là. Mais nous avons porté plainte pour tentative d'extorsion de fonds en bande organisée parce que nous sommes à même d'établir qu'il y a effectivement concertation, un stratagème qui a été monté par plusieurs personnes. Et encore une fois, ça restera dans le domaine judiciaire.
En demandant de l'argent à Sébastien Coé, à votre client ?
On verra ce que les services judiciaires d'enquête mettent à jour.
Ce qui vous permet d'affirmer que c'est une dénonciation calomnieuse, en tout cas de porter plainte pour ce motif, ce sont les incohérences que vous avez relevées dans le récit de la première plaignante. Lesquelles exactement ?
Alors, ce ne sont pas simplement les incohérences. Je crois que les incohérences, tout le monde les remarque. Il suffit de prendre les différents témoignages successifs de cette femme sur les réseaux sociaux, sur YouTube, auprès de différents de vos collègues pour constater que les faits ne sont pas les mêmes, ils ne se passent pas à la même époque, elle n'a pas le même âge, elle est mineure, elle n'est pas mineure. Donc il y a un certain nombre d'incohérences. Puis après, il y a des faits matériels, concrets. Et tout cela, on les a confiés au procureur de Nanterre.
Le procureur de Nanterre, qui d'ailleurs, avec une diligence, je crois, assez rare, a ouvert une enquête préliminaire, déjà, alors que notre plainte ne tâte que de jeudi dernier.
La plaignante relate dans sa plainte une pression sexuelle récurrente, attestée par les échanges de messages qu'elle a conservés. Sébastien Coet, je le rappelle, nient les faits, mais reconnaît-il avoir rencontré cette jeune femme à l'époque, à Genève, dans sa chambre d'hôtel, et nient-il avoir conservé des liens avec cette jeune fille ?
Alors, je ne suis pas Sébastien Coet, et je pense qu'il y a un certain nombre de réponses qui doivent être apportées devant la justice. La seule chose que je peux vous dire, c'est que, vous avez noté que nous déposons plainte pour faux usages, la production des copies-écrans, qui a été diffusée notamment sous les réseaux sociaux par Zoé Sagan, ce qui n'est quand même pas la meilleure qualité de provenance de documents, ces documents-là font partie des documents falsifiés, qui participent du stratagème en vue de contraindre M. Coet à remettre de l'argent.
La plaignante ment aussi quand elle affirme aux enquêteurs qu'elle vit dans un mal-être permanent et qu'elle a fait deux tentatives de suicide ?
Je ne sais pas. Je ne peux pas répondre à cette question. Je peux vous dire simplement que les faits qu'elle énonce et dont elle accuse mon client sont des faits faux.
Comment votre client réagit-il à cette première plainte, on l'imagine, mais aux deux nouvelles plaintes qui ne sont pas encore attestées, mais qui semblent exister puisqu'il y a trois plaintes de trois femmes différentes, a priori ?
Qui réagirait bien ? Personne. Il est accusé de ce qui se fait de pire, c'est-à-dire une accusation criminelle. Il est mis au banc de la société parce que la présomption d'innocence est aujourd'hui... Ce n'est même plus un 20 mots, ce n'est même plus un slogan, c'est un leurre. La présomption d'innocence n'a plus aucun sens dans ce pays. C'est assez effrayant. Depuis dix jours, alors on nous a, nous, permis de parler un peu, mais tout ce qui est dit et la nécessaire crédibilisation de la parole des femmes qui se plaignent ne doit pas entraver la présomption d'innocence. Et je crois aujourd'hui que la présomption d'innocence, elle a volé en éclats.
Elle a volé en éclats parce que le tribunal médiatique passe, et le tribunal, le vrai, lui, met des années à passer. Et quand un tourbillon, quand un ouragan est passé, généralement tout est dévasté.
Que ces plaintes ne soient pas rendues publiques, empêcher ces femmes de témoigner ?
Ah non, pas empêcher ces femmes de témoigner, mais faire en sorte peut-être qu'il y ait une certaine mesure et qu'il y ait une présomption d'innocence. Vous voyez, l'actualité nous dicte que le ministre de la Justice n'a pas démissionné, alors qu'il était enjoint de le faire, et finalement, finalement, il est relaxé.
Donc vous regrettez que Sébastien Coet ait été mis en retrait de l'antenne d'énergie ?
En fait, la suspension est un petit peu plus complexe que ça. Sébastien Coet prenait la marée en pleine figure et c'est en accord avec l'énergie qu'il a dit qu'il était nécessaire, sans doute, pour la qualité ne serait-ce que de son métier, qu'il se retire un peu et qu'il puisse se reposer. Il ne pourra pas s'arrêter de travailler le temps judiciaire parce que le temps judiciaire, il risque de durer des mois, voire des années.
Donc il reviendra à l'antenne.
Donc moi, je pense qu'il doit revenir à l'antenne, ne serait-ce que pour affirmer la réalité de la présomption d'innocence. Je ne suis pas à la direction d'énergie, je n'ai pas cette information.