Dans les Pyrénées-Atlantiques, avec Frédérique Espagnac
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
[musique] [musique] Bonjour à tous. Bienvenue dans 1000 pays pour demain. Bienvenue dans les Pyrénées Atlantiques, dans le sud-ouest de la France.
Un département idéalement situé pour attirer les investisseurs et dynamiser l'économie entre mer et montagne et bien sûr à deux pas de l'Espagne. [musique] On compte deux pôles attractifs très importants ici et Bayonne. Bayonne où nous avons choisi de poser nos valises aujourd'hui.
Premier port de la côte Basque, ville qui compte près de 1600 établissements de commerce et d'artisanat ce qui représente environ 6000 actifs. Plus généralement dans le département, ce qui est pourvoyeur d'emploi, c'est le tourisme avec Biarit [musique] et toute la côte basque. Et puis l'industrie aéronautique historiquement très implanté, notamment dans des villes comme Bord où l'on fabrique les turbines de Safran ou Anglette, là où d'assaut fabrique les pièces et assemble les fuselages de ces avions militaires.
Et vous connaissez le principe de l'émission. Vous savez que nous allons nous concentrer sur ce dont on parle plus rarement, les artisans et entrepreneurs méconnus qui font rayonner l'économie locale. On va le faire avec une sénatrice qui au-delà de ses activités politiques nationales qu'elle a eu auprès de François Hollande et au sein du Parti socialiste, a effectué tous ses mandats locaux ici.
On la retrouve et je vous la présente dans un instant. 1000 pays pour demain dans les Pyrénées Atlantiques. C'est parti.
Bonjour Frédéric Espagnac, merci de nous accueillir sur vos terres. Vous êtes sénatrice socialiste des Pyrénées Atlantiques, secrétaire de la commission des finances. En plus de toutes vos fonctions nationales au sein du Parti socialiste, vous êtes une fine connaisseuse de l'économie locale.
Ça tombe bien. Peut-être d'abord un mot du lieu dans lequel nous sommes, dans lequel vous avez choisi de faire ce tournage, le magnifique musée Bona et le musée des beaux de Bayonne. On est dans le hall d'entrée, donc il y aura un petit peu de bruit, un petit peu de passage, c'est bien normal.
Il a une histoire particulière ce musée. Pourquoi l'avoir choisi ? Oui, ce musée, il a une histoire particulière.
Il vient juste d'être ouvert après 14 ans de travaux, ce qui est énorme. La présidente du musée du Louvre, elle-même le qualifie de Petit Louvre. Pourquoi ?
Parce que nous avons aussi l'ensemble des œuvres, la plus grande partie des œuvres, en tout cas du Louvre, à peu près 3000 hors du musée, hein, ce qui est une pépite et on a ici des Rombons, des Devincill, des Ingres. Voilà, c'est une collection exceptionnelle que peu de gens connaissent puisqu'il vient d'ouvrir et donc j'invite évidemment les téléspectateurs à venir visiter le musée Bonau à Bayon qui nous accueille aujourd'hui et nous on a pu en profiter un petit peu ces magnifiques jeux confirmes. Alors nous sommes dans les Pyrénées Atlantiques essentiellement dans le Pays-Basque.
Parlons un petit peu de l'économie. Je crois que ça bouge pas mal ici. Faut dire que la situation géographique aide entre la mer, la montagne, l'Espagne qui n'est pas loin.
Ça, on sait pas si c'est un avantage ou un inconvénient. Non, c'est un gros avantage indéiablement. C'est un territoire d'agriculture mais d'industrie.
C'est un territoire qui est bordé par la mer et les richesses de la mer. Évidemment la montagne aussi hein qui en est la frontière géographique avec l'Espagne et puis l'Espagne à côté qui est aussi le pays basque espagnol. Et donc c'est aussi un territoire qui fait un et je crois que voilà c'est une une force en tout cas d'une identité aussi puisque le les basques on aussi un caractère particulier qui est à la fois on va dire très indépendant mais très collectif et on en parlera au niveau économique aussi et je pense que c'est ce qui fait la force de ce territoire et le charme.
Donc l'Espagne pas une concurrence particulière. Non non au contraire un partenaire. Le Pays-Bas que ce sont aussi des pôles forts et j'allais dire des villes très connues.
Bayonne anglais Biarit. Je crois même qu'on parle du BAB hein, c'est comme ça qu'on dit ici. On est sur des villes prestigieuses qui attirent aussi beaucoup de monde avec un des prix de l'immobilier qui peuvent flamber.
Est-ce que c'est un sujet de mécontentement ? C'est un sujet de mécontentement. Juste dire que Biaris vient d'être salué pour être la meilleure le meilleur enfin le meilleur quête de vie en France hein notamment mais c'est déjà le cas depuis plusieurs années.
Bayon également dans les classements des 10 meilleures villes où il fait bon vivre en tout cas. Donc le Pays- Basque est reconnu comme tel. Il y a le revers de la médaille.
Côté positif, c'est évidemment la question du tourisme qui, je le dis ici, à peu près apporte entre 1,3 et 1,5 milliards de retombées sur le territoire, ce qui est énorme. Mais néanmoins en contrepartie, bah c'est le problème du logement où les jeunes notamment, mais pas que les habitants ici n'arrivent plus à se loger avec une montée flambée des prix à la fois sur l'achat et sur la location qui devient impossible en fait pour les gens qui sont grandi ici et qui vivent ici au quotidien. Et contre cela, on peut pas faire grand-chose.
Ben contre ça, on se bat. Euh notamment, on est plusieurs parlementaires. Je ferai un petit clin d'œil à mon collègue Inaki Ethanis qui est sur la loi notamment sur la loi Airbnb et sur le logement qui a visé justement à réduire hein cette puisqu'on a sur certains de communes notamment sur Saint-Jeanlus quasiment 65 % de résidences secondaires.
Vous voyez ce que ça veut dire avec la problématique. On a aussi mon collègue Pay du qui aujourd'hui travaille sur le foncier pour préserver justement les questions de de de préservation de l'espace hein et de notamment sur la question agricole et puis on a aussi justement des détournements sur les résidences secondaires. Donc là aussi PO Dufo travaille sur ce texte de loi.
On travaille les uns et les autres main dans la main. Je crois que c'est important la complémentarité vous le savez entre l'Assemblée et le Sénat. Oui, c'est vrai.
Euh Frédéric Espagnac, c'est le moment de nous intéresser à nos chers artisans. Vous les connaissez à peu près tous, donc ce ne sera pas forcément une découverte pour vous, mais ce sera pour nos téléspectateurs. On va commencer avec la fabrication d'un objet traditionnel, le Makila.
C'est un bâton de marche. La tradition voulait qu'on en offre un à chaque adolescent pour marquer son entrée dans l'âge adulte. L'entreprise qui en fabrique et qui a attiré notre attention, c'est l'atelier Inciar Bergara. cette génération qu'on se transmet ce savoir-faire absolument unique au monde.
Chaque Makila est entièrement réalisé à la main et ça donne des objets somptueux. On retrouve à la ressort la ressort tout près d'espelett une partie de la famille Bergara. On y va. [musique] Alors là, on a un maquill [musique] terminé.
Là, on a le bois, la poignée qui se termine par le pomeau ici. Ici, on a la virole et là en bout on le trèfle qui est la partie qui est en contact avec le sol. Le maquila était le bâton du quotidien de nos ancêtres dans une temporalité qui est complètement différente de celle d'aujourd'hui.
Donc, il y avait pas de moyen de transport. On marchait beaucoup. On avait besoin d'un bâton bas pour se soulager la marche et on avait aussi besoin d'une arme pour se défendre quand les chemins n'étaient pas sûrs.
C'est ma mère qui a repris l'entreprise de mon grand-père. Donc c'est vrai que moi je suis née avec un rapport particulier à l'atelier puisqu'on y passait toutes nos vacances et on y passait beaucoup de temps. J'ai aidé d'abord à faire la communication dans les années 2011.
Puis ensuite, j'ai repris le poste de graveur en 2017 et j'ai repris l'entreprise en 2019. Là, on est dans la pépinière qu'avait commencé mon arrière-gr-père qui est une des pépinières qu'on a parce qu'on en a plusieurs. Et là, on voit bien les bois qui ont été marqués en mai-juin et qui vont là être récoltés dans quelques semaines.
Ce qui va être intéressant sur chaque bois, ça va être de découvrir les scarifications, c'est-à-dire ces petites incisions qu'on va faire sur le pied de Néflié pendant qu'il est en croissance. Donc il y a deux types de cicatrices. On va avoir des tiretés qu'on va retrouver ici et on va avoir ces courbe en alternance.
Pourquoi ces dessins ont été faits ? Est-ce que il y avait une croyance que ça renforçait le bois ? Est-ce que c'était purement esthétique ?
On n pas malheureusement d'information et même le pourquoi du bois de nez flié hein. Après ce qu'on sait c'est quand même c'est un bois qui a beaucoup de qualité pour faire un bâton de marche qui va être flexible qui va être solide et qui a un bon ratio entre la densité mais qui est pas trop lourd. On va aller passer dans un four à pain traditionnel avec des briques réftaires.
Tiens, regarde, il y a des petites gouttes. C'est la sève qui a à l'intérieur qui fait que quand on va écors ça sera plus facile parce que sinon l'écorce elle colle à la tige. Faut pas demander trop d'explication parce qu'on on les a pas.
C'est des travaux ancestraux. On fait comme les anciens faisaient. Une fois que le bois a chauffé, on enlève l'écorce.
Le bois est chaud et il est malléable. Il a redressé grosso modo le bois. Je suis là.
Il va sécher tranquillement au grenier pendant des années. Pour moi, il y a un enjeu de reconnaissance des métiers d'art. On le voit avec le label EPV qui est un label d'État qui est très peu connu aujourd'hui, que nous on va défendre.
On a une association locale qui va permettre de porter ce discours, mais au dernier budget, c'est un label qui a failli mourir. Donc ça c'est des sujets qui sont très importants, c'est comment est-ce que l'État va aussi valoriser les métiers d'art et les savoir-faire d'excellence. Alors, premier grand sujet, le label EPV, entreprise du patrimoine vivant, pas assez connu, pas assez valorisé, nous dit Lisa Bergara dans ce reportage.
Elle a raison. Elle a raison et c'est un combat qu'on a mené ensemble euh puisque en fait beaucoup d'entreprises du patrimoine vivant aujourd'hui sont nos savoir-faires, nos pépites. Elles sont nos plus grandes exportations.
Il faut savoir que les EPV en France, c'est à peu près 60000 euh travailleurs hein employés et c'est à peu près 14 milliards là aussi de retombé sur le territoire français. Peu de gens l'imaginent et ce sont surtout des emplois non délocalisables. Ce sont des emplois qui sont dans nos territoires, des savoir-fairs, vous l'avez dit, des familles entières, des savoir-fères qui se transmettent 7 8 9 générations.
Je suis en général connu au Sénatin pour être celle qui se bat chaque année pour préserver justement la transmission, le savoir, la préservation et la promotion de ce label qui en effet encore n'est pas assez connu. Pour qu'on comprenne bien, qu'est-ce que ça rapporte à une entreprise d'avoir ce label EPV ? Ah ce que ça apporte c'est pas de l'argent hein enfin de façon induite oui parce que c'est en effet un un label de garantie en tout cas de la qualité du savoir-faire du non développement durable de l'inscription dans un territoire dont d'une identité mais surtout de la reconnaissance d'un savoir-faire et donc c'est en général donné par l'INPI hein c'est là aussi euh on travaille dans la main avec cet institut c'est un institut indépendant qui labellise mais il faut savoir que chaque entreprise doit se remettre en tout cas devant l'INPI remettre sa copie devant l'INPI tous les 3 à 5 ans Et donc ce label, il est pas à vie hein, il est à chaque fois requestionné.
Donc c'est une question qui est visiblement qui est très importante et qui fait des basc devrait pas l'être. Et pour la petite histoire, le Makila, on l'offre toujours aux adolescents pour leur rentrer dans l'âge adulte ou pas ? C'est même plus que ça.
Le Makila, vous savez, c'est un c'était l'outil quand on partait au marché puisqu'on allait vendre les bestiaux et donc il y a une arme dedans. On l'ouvre hein, il y a un pic pour se défendre pour justement qu'on reven du marché. Tous les grands dirigeants aujourd'hui, le président Macron lui-même et d'autres aujourd'hui offrent ce ce maquill là qui est un exemplaire.
Il faut que savoir que c'est un c'est un objet vraiment de reconnaissance de l'homme. Allez, on va parler d'une autre entreprise labellisée EPV qui fabrique des espadries cette fois, des espadriies basques bien sûr. Don Quichos, fabrication traditionnelle et artisanale.
Alors évidemment, ils en produisent moins que leurs concurrents, hein, 20000 paires par an quand les autres peuvent en fabriquer 2 millions. Il faut donc redoubler d'inventivité pour rester rentable. C'est pas toujours simple.
On va retrouver à Moléon Lichard, la famille Cran. Et Moléon, je ne le savais pas. C'est la capitale de l'espadri.
De l'espaderie, bien sûr. Les fêtes de Molero aussi. Bien sûr.
On y va. L'espadie [musique] [musique] était et sera toujours un symbole fort de la culture basque. Au pays parce qu'on a porté les espadries ici à Moulon.
Ça fait plus de 150 ans qu'on fabrique des sandales. Tous les joueurs de basque à l'époque jouaient en sandale. Tous les danseurs de danse basque dans en espaderie en fait.
Donc c'est vraiment un point main lié quoi. On va dire au pied pied lié. Ouais.
La base c'est faire la tresse pour les semelles. La courroie va faire tourner ces deux plateaux qui tournent en sens inverse et comme ça chaque bobine va passer d'un plateau à l'autre en faisant des H. Elle se croise sans jamais se toucher.
C'est avec cet outil qu'on va déterminer la point d'une semelle. En fait, on appelle ça une table à mouler. Et donc le nombre de tours va dépendre aussi des pointures que l'on veut faire.
En fait, on va derrière. Hop. La bas est moulé.
Je coupe et ça c'est le format final de ma semelle en fait. Et c'est ça qu'on va mettre directement sur la machine pour la coudre. Et voilà.
Donc là en fait, on a notre semelle qui est cousu de par en part. En fait, on utilise du caoutchou en granulé. On l'éparpie bien pour que ça soit bien homogène.
On insère la paire, on met dans le four. Ça chauffe à 180 170°. Donc voilà.
Donc là, au bout de 7 minutes, on a le caoutchou donc qui a les granulés qui ont fondu avec la chaleur et la pression et ils sont venus se rentrer dans la fibre de jute. Et donc ça fait vraiment une protection. Voilà.
Donc là, on dit que la semelle est vulcanisée. Alors, j'ai repris cet atelier avec mon père qui est venu m'aider et j'ai ma femme Louise. On est un petit atelier, on est en famille disons.
Ouais, c'est un nouveau échantiller ça de sa coup quoi. Chantill àer battent tout euh truc. On va pastin ou [rires] Moi ce que j'aime dans ce travail c'est bah à peu près tout, on va dire.
On prend beaucoup de plaisir nous à travailler. Ce qui est chouette, c'est surtout voilà de partir de rien et finir un produit fini. Voilà, on a une chance inoui de pouvoir toujours créer des modèles.
Nous, on prend du plaisir. Ça c'est un métier passionnant quand même. Je suis en train de faire un prototype de sac en cuir mais avec le fond du sac, c'est une semelle d'espadrille et ça sera cousu à la main.
Et en fait, c'est pour essayer de d'un peu d'élargir notre gamme parce que bon, l'espaderie c'est quand même un produit saisonnier et donc [grognement] si on peut augmenter notre chiffre de 10 à 20 % avec des sacs et ben ça sera bienvenu hein. Je pense qu'on a besoin de visibilité surtout à l'international en fait. parce que nous voilà, on fait des salons mais euh on a des aides pour des salons mais bon ça ne couvre pas tous les frais pour pour un salon hein.
Et forcément des fois vous faites un salon et puis il y a aucun retour sur investissement. On a été nous par exemple à Séou en Corée et ben ça nous a rien ramené en fait hein. Donc là en fait c'est une paire de trésau et forcément le trésau ben c'est l'honneur de la guerre hein.
Donc qui dit pas de trésau, c'est c'est ça c'est compliqué quoi. Ouais. Se développer à l'international, se diversier, il en faut he quand même des astuces pour certains artisans pour essayer de tenir bon pas facile leur quotidien.
Est-ce que ils vous sollicitent ? Comment vous pouvez les aider ? Les rassurer ?
Bien sûr, c'est un combat au quotidien. Il faut savoir que Moléon, c'est à la fois le rural, c'est à la fois la montagne. Ça prouve que l'industrie existe encore dans nos territoires de montagne et nos territoires ruraux, il faut le dire.
On a des politiques publiques qui s'appellent territoire d'industrie qui sont trop basés sur le on va dire l'urbain et ça fait partie. Ça c'est le premier point. Le deuxième c'est évidemment comment on les accompagne à l'export.
On l'a vu que ça soit sur Bergara que ça soit notamment sur les espadries puisque les espadrieries elles sont produites en France. nos plus grands courturiers Dior et autres les viennent les chercher, il faut se le dire et puis chacun d'entre nous touriste ou pas bon on aime l'T se balader en espadri mais il faut savoir qu'il y a évidemment le made in China et il y a le made in local. Donc comment on fait ?
Bah on les aide aussi évidemment avec les collectivités locales avec la région Nouvelle Akitaine qui est très très très en soutien notamment de ces entreprises là et puis il y a Business France quand j'ai pour regarder leur tarif on est à moins de 30 € la paire hein en gros. Oui, mais made inna c'est 10 € dans le supermarché et c'est toute la différence et c'est pour ça qu'il faut rappeler aussi que acheter du local, acheter du made in France ça a son sens et inciter voir contraindre les supermarchés à vendre local. C'est possible ça ?
C'est bien sûr possible, on l'a déjà fait sur notamment la question agricole, les produits locaux, ce qui est aujourd'hui le cas et donc je pense que ça fait partie aujourd'hui du fait que Grandes Surface ne protège pas suffisamment nos producteurs et on le voit, c'est une bataille au quotidien notamment en février mars avant le s l'agriculture sur justement les négociations commerciales. C'est doit être exactement la même chose sur les produits artisanaux que nous pouvons retrouver dans nos supermarchés. Frédéric Espagnc, c'est le moment de nous faire partager votre entreprise coup de cœur.
Euh, vous avez choisi de nous parler de la poterie Goe Coecha. Je sais pas si comment vous dites [rires] ? Goik eter.
C'est tellement mieux quand vous le dites. Je sais pas. Alors, quelques mots sur cette entreprise.
Oui, c'est une entreprise PV là aussi puisque c'est le fil rouge de cette émission. C'est une entreprise familiale, pareil. Exactement avec des produits qui sont faits à base de l'argile aujourd'hui du territoire et avec aussi des émot exceptionnel avec des couleurs magnifiques et puis surtout ils sont fait à la main.
Ils sont exportés aujourd'hui jusque chez le sultan du Brenaille et cela aussi on n'imagine pas que des territoires en pleine ruralité avec ces produits enfin ces entreprises sont aujourd'hui qui sont encore aujourd'hui des pépites de l'emploi local je le redis indispensable à préserver. Allez, on va parler d'une entreprise que vous connaissez bien là aussi, Alquis. Ça veut dire chaise en basque, vous l'aurez compris.
Elle fabrique donc des chaises mais pas seulement aussi du mobilier de salon ou professionnel, des tables, des fauteuils. 45 ans que ça dure et que tout cela s'organise en coopératif. C'est d'ailleurs partie d'une idée de cinq amis qui avaient envie de développer l'économie locale dans le Pays-Basque.
Amitié, engagement social, beau gestes, tout y est. La belle histoire se déroule là aussi dans les environs de la ressort. Alky [musique] ça veut dire la chaise en basque l'assise.
Chez Alquis, on fabrique principalement des chaises, des tables, des poufs. On essaie d'avoir un mobilier intemporel, quelque chose de de chaleureux. Donc ici, on est dans notre showroom.
Euh jusqu'à maintenant, on travaillait principalement avec le professionnel sur des cafés, hôtel restaurant, euh des bureaux. Euh on a voulu s'adresser aussi au particuliers avec des des poufes ou des canapés ou des tables basses. Voilà.
Al qui a été créée en 1981 euh sous forme de coopérative pour créer de l'emploi qualifié au Pays-Basque intérieur. Donc Kalky au début fabriquait du mobilier plus traditionnel de la chaiserie classique et puis après avec les années de crise, ils se sont tournés vers le design en s'associant avec un designer Jean-Louis Ratsuki et ensemble ils ont créé les modèles que l'on connaît aujourd'hui. On stock ici tout notre chaîne parce qu'on travaille le chaîne massif principalement.
On a environ 1 an de stock. Nous sommes certifiés PEFC, ce qui garantit que nous utilisons du bois de forêt de manière durable. Donc là, on va passer à sur le secteur usinage.
Donc le flux de production chez ALK démarre du bois qui va être ensuite travaillé sur commande numérique 5 ax. Euh ce qui nous permet d'avoir une grande précision dans ce que l'on fait et avoir un flux industriel aussi. Mais quand même en parallèle, on garde le côté fabrication artisanale en en ayant du du cadrage, montage et et ponçage manuel.
Donc là, on vient assembler les différentes pièces qui ont été usinées sur les commandes numériques. Là, ils vont venir poncer la pièce puis la monter. Ça c'est une traverse de table.
Donc ensuite, on va avoir ici le produit final. Ça c'est la traverse qu'on a vu monter avec les pieds et le plateau. Donc ensuite une fois le produit monté, on va venir appliquer une couche de teinte sur le produit qui va donner la couleur puis deux couches de vernis. [grognement] Ici on est sur une des dernières étapes de la fabrication.
Donc on va être sur la tapisserie. Donc là par exemple, on va avoir le cuir qui va venir tapisser notre assise. Donc là, on est sur l'assemblage final, la partie tapissée avec la partie bois.
Alors, une fois n'est pas coutume, pas de requête, pas de doléance en fin de reportage. Il faut le dire aussi parfois quand une entreprise marche bien, celle-ci vous la connaissez bien. Comment vous expliquez qu'elle marche si bien ? elle marche très bien parce que vous l'avez dit déjà, il y a un système qui est le système coopératif qui est très très euh on va dire partagé en Pays-Basque français, espagnol euh notamment à Mondragon puisque juste de l'autre côté de la frontière, il y a tout un village qui est même une ville qui aujourd'hui est composé que quasiment d'entreprises de coopératives qui fonctionnent et qui sont là aussi une des un des exemples en tout cas côté espagnol.
Chez nous, il faut savoir que c'est une préservation en tout cas une sécurité lorsque potentiellement nous sommes en coopérative en France. Il faut savoir que ces reprises-là, elles sont plus viables sur les 5 premières années à 70 % à peu près à différence des entreprises normales. Ça ça a un sens, ça veut dire aussi beaucoup de choses et qui je dois je dois le dire en tout cas dans dans le moment dans lequel nous sommes devrait faire beaucoup plus émul en France je pense sur nos territoires.
Vous les connaissez bien ces entreprises vous y êtes attaché hein ? Oui, je les aime. Alors c'est vrai que je suis sénatrice depuis 2011 mais je les ai accompagné les uns et les autres.
C'est on est utile puis c'est un combat puis c'est une passion. Ce sont des hommes et des femmes qui qui sont le territoire. Voilà.
Et puis l'activité économique, c'est l'emploi. C'est évidemment ce qui permet aussi à chacun je pense de s'épanouir. Puis je pense aussi un je veux dire une avantgarde déjà sur ce que doit être les territoires et le développement durable qui doit s'opérer et les transitions qui doivent s'opérer.
Le Pays-Basse qui est plutôt montré en exemple et je crois que les entreprises que vous avez pu voir vous le démontrent. J'allais vous poser ma dernière question qui est quelles sont les trois bonnes raisons de venir s'installer par ici ? L'esprit basque aussi.
Je pense que ici, on est avant tout dans le sens du collectif, le respect des autres. Euh mais la force et la dynamique du collectif, c'est très important et je pense que ça se voit au quotidien. Et puis il y a un esprit, il l'esprit basse que c'est aussi ça, c'est le respect de l'autre je pense, mais c'est aussi l'union fait la force.
Vous savez pour terminer, il y a un dicton qui résume tout. On peut payer pas ce qu'on dit à la parole et la parole, ça veut dire beaucoup de choses ici. [rires] Merci beaucoup monsieur espagnol.
Merci de nous avoir décrit les beautés de votre territoire et merci évidemment aux équipes de ce musée magnifique de nous avoir accueilli. On invite les téléspectateurs à venir le visiter. Merci.
N'hésitez pas. Musé B le Bayon vous êtes les bienvenus. Petit Louvre, rappelez-vous.
Petit Louvre, c'est le nouveau. Vous êtes les bienvenus. Émission retrouvé en replay sur notre plateforme publicsena.fr.
Merci beaucoup. À très vite sur Public Sena. [musique]
Frédérique Espagnac