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Podcast / conversationC dans l'air (sur YouTube)· 29 juin 2017 9 minContradictoireActualité / polémiqueInstitutions & électionsTravail & emploiEurope & internationalSolidarités & famille

Macron veut-il tous les pouvoirs - Les questions SMS #cdanslair 29.06.2017

Source d'origine 2 locuteurs

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Attaque 70 %Défensif 30 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 70 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:00OuverteÉludée

    Pourquoi ne pas prévoir un audit de la Cour des Comptes juste avant la fin du quinquennat pour permettre aux candidats à la présidentielle d'anticiper ?

  • 3:33OuverteRéponse directe

    La gestion de ces relations avec la presse par Macron vous inquiète-t-elle ?

  • 6:58OuverteRéponse partielle

    Est-ce que la réforme du Code du Travail va réduire le chômage ?

  • 7:33OuverteRéponse directe

    Les Français se fichent des postures institutionnelles et veulent que la France réussisse ?

  • 8:18OuverteRéponse directe

    L'attitude de Mélenchon contestant la légitimité de l'élection de Macron est-elle acceptable ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:16InvitéFait
    « Ils sont au courant des comptes publics quand ils arrivent. »
  • 2:15InvitéFait
    « On peut trouver peut-être un léger faux pas. »
  • 4:16InvitéFait
    « Il ne faudrait pas embêter la ministre du Travail. »
  • 7:07InvitéFait
    « Ça, personne ne peut le dire. »
  • 7:58PrésentateurChiffre
    « Deux tiers des Français attendaient un homme d'ordre. »

Temps de parole

  • Invité23 %
  • Invité 222 %
  • Invité 319 %
  • Invité 418 %
  • Présentateur17 %

1,1 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Invité

Pourquoi ne pas prévoir un audit de la Cour des Comptes juste avant la fin du quinquennat pour permettre aux candidats à la présidentielle d'anticiper ? Elle est intéressante cette question. Surtout que, sincèrement, cet audit ne sert à rien. Parce qu'ils sont au courant des comptes publics quand ils arrivent. Ces comptes publics, il suffit d'aller les consulter. Vous n'avez pas besoin de dire que la Cour des Comptes, oui. Et le malheur de la Cour des Comptes, d'ailleurs, c'est qu'elle rend des rapports régulièrement. Finalement, j'ai envie de dire, et ce n'est pas à leur faire injure que de le dire, que souvent, c'est classement vertical.

Parce que personne n'en tient vraiment compte, c'est le cas de le dire. On ne tient pas compte du rapport de la Cour des Comptes. Merci pour ce trait du mot, Jean Garrigue.

0:47
Présentateur

Je pourrais ajouter qu'on ne mange jamais autant qu'avant les élections, pendant l'amour et après la chasse. C'est ce que disait Lerge Clémenceau. Ça se vérifie, là encore.

0:55
Invité

Le bal des postures et des égaux recommence. Les politiques n'ont-ils donc rien compris à ce qui vient de se passer ? Oui, parce que la politique, ça reste une histoire d'hommes, ça reste d'hommes et de femmes, d'humains, de rapports de force. Et là, on voit bien dans ce qui s'est passé ces derniers jours que, voilà, quand il s'agit de gagner des places, on est prêt à tout, y compris à faire ce qu'on dénonçait sous la période précédente. Macron renonce-t-il à une tradition française ? L'interview du 14 juillet pour une tradition américaine. Discours sur l'état de l'Union devant le Congrès.

1:30
Présentateur

Pas tout à fait. Alors, c'est vrai que c'est une tradition américaine. D'ailleurs, qui, à un moment, s'est interrompue parce que Jefferson la trouvait trop monarchique. Et pendant, jusqu'au début du XXe siècle, jusqu'à Woodrow Wilson, c'était un message écrit. Et donc, il n'y avait pas d'intervention physique du président des États-Unis. Et donc, même aux États-Unis, on trouvait que c'était, voilà, un petit peu jupitérien. Maintenant, la question du 14 juillet, moi, là, je ne suis plus réservé parce que, je le répète, c'est quelque chose qui a été ponctuel. C'est Giscard qui l'a amené. Il me semble que ça n'a pas apporté grand-chose au débat politique.

Il n'y avait pas de grandes annonces, pas de grands projets qui passaient. Alors, c'était intéressant pour les journalistes. Ça pouvait faire quelquefois le buzz. Mais je ne suis pas sûr que ça marque, je dirais, une mise en retrait du président par rapport à la démocratie.

2:15
Invité

C'est dans l'explication, pardon, Caroline, c'est dans l'explication quand même qu'on a donné un proche d'Emmanuel Macron dans le monde d'aujourd'hui, qu'on peut trouver peut-être un léger faux pas. Que dit-il ? Eh bien, il dit, à l'interview du 14 juillet, on y a renoncé, il vaut mieux que le président s'adresse directement dans un discours parce que, franchement, un question-réponse avec les journalistes, ça ne peut pas vraiment aller avec sa pensée complexe. Et donc, il y a un petit côté quand même, on n'est pas au niveau, ni nous les journalistes, ni les téléspectateurs, on n'est pas au niveau de la pensée présidentielle. On est à la limite de l'impair quand même.

On en dit un mot sur le 14 juillet quand même. L'événement du 14 juillet, ce sera la venue de Donald Trump. Ce n'est quand même pas rien. Ça, c'est un événement qui, à mon avis, est très important. Parce que ça le situe, comme le disait Vanessa tout à l'heure, ça met Jupiter au centre du monde, là, pour le coup. Ce n'est plus uniquement la France, c'est le centre du monde. En plus, il accepte Trump. Il a pris un risque, d'une certaine façon, Macron. Parce que si Trump avait refusé, c'était très humiliant pour Macron. Il faut rappeler que c'est dans un contexte historique. Ça évoque les 100 ans de la guerre de 14, 18. Mais là, c'est un coup qui est plutôt assez bien joué.

La gestion de ces relations avec la presse par Macron vous inquiète-t-elle ? Moi, parce que là, on se focalise sur le 14 juillet. En effet, on peut considérer que l'exercice du 14 juillet est devenu un peu ringard. Il y a d'autres éléments qui sont un peu plus inquiétants et qui ont perlé tout ce début de quinquennat. Il y a le fait, lors du premier voyage présidentiel, de l'Elysée qui a cru bon de choisir les journalistes qui accompagneraient le président, sachant que les rédactions payent leur voyage. Donc, ce n'est pas l'État qui invite les journalistes à le suivre. On a eu cette petite réflexion du porte-parole, M.

Castaner, il y a quelques heures, quelques jours, qui s'est permis de dire aux journalistes qu'il ne faudrait pas embêter la ministre du Travail. Le sous-texte, c'est qu'on arrête d'enquêter, vous n'êtes pas là pour ça. Ce sont des pratiques un petit peu limites, on va dire. Inquiétantes, c'était le mot utilisé. Vous iriez jusque-là, non ? Alors, inquiétant est peut-être fort, mais en tout cas, je pense qu'il faut être vigilant et que la conception qu'ont les macronistes de la presse, de ce qu'on appelle communément le quatrième pouvoir, est quand même une conception restrictive, en tout cas à minima.

Le monarque en ses châteaux élyséens et versaillais, est-ce bien cela la révolution annoncée ? C'est vrai qu'il y a quelque chose d'un peu amusant, en effet. Alors, pour effectivement être totalement dans le titre de votre émission, on peut se dire que s'il veut tous les pouvoirs, pour rebondir sur ce que disait Vanessa, il veut aussi le quatrième. Donc, effectivement. Et on voit bien qu'Emmanuel Macron essaye de montrer des images de lui qui sont des images dynamiques, qui ne sont pas des images forcément, justement, comment dirais-je, le prince et sa cour. On le voit dans la photo, pour revenir au début de cette émission.

On le voit dans les moments d'images qui nous montrent, puisqu'on doit se contenter de l'image et que pour le son, il va falloir attendre jusqu'à lundi. Mais on voit bien qu'il essaye de ne pas, justement, apparaître comme éloigné, et comment dirais-je, comme Louis XIVien, pour tout dire. Il se méfie beaucoup de ça. Et vous verrez, enfin, moi je crois qu'on va continuer à voir dans les images quelque chose de très maîtrisé, justement, sur le côté les ors, les dorures et les palais. Il est plus au Mavac ou au Louis XIV, quand même. Il faut quand même ajouter que les Français aussi adorent ça, les ors de la République, ça fait partie du patrimoine et de la culture française.

Et on aime voir les palais. Les journées du patrimoine le montrent tous les ans. On se précipite pour voir les différents palais de la République. Et donc le château de Versailles fait partie de l'imaginaire des Français. Et il y avait eu beaucoup de critiques sur le président normal, François Hollande. Tout à fait, en ce qu'il y a eu peur. C'est ça. Les Français ne veulent plus de la perpétuelle contestation. Macron veut présenter son plan. Pourquoi le lui reprocher ? Non, mais je crois qu'il y a beaucoup de vérités dans cette question. Je pense que nous, c'est notre métier. On est là, on scrute le moindre détail. On est dans, je dirais, l'interprétation. C'est normal.

Mais je pense qu'effectivement, ce qu'attendent les Français, c'est d'abord des réformes et surtout des réformes efficaces. Est-ce que, par exemple, la réforme du Code du Travail, qui est quand même le grand feuilleton de l'année, ça va durer, ça va nous occuper beaucoup, est-ce que ça va réduire le chômage ? Ça, personne ne peut le dire. Logiquement, oui. Mais les Français, ils en sont là. C'est-à-dire qu'ils l'ont choisi, lui, parce qu'ils se sont dit avec lui, il va peut-être avoir le courage de faire les choses, de changer et, bon, on fait un coup de balai. Mais maintenant, c'est ça qu'attendent les Français.

Après, de savoir s'il fait ça à Versailles, au 14 juillet à la Concorde ou tout. Ce n'est pas tellement... Alors, cette question qui va nous permettre de continuer sur cette thématique-là, ne croyez-vous pas que les Français se fichent des postures institutionnelles et que ce qui compte à leurs yeux, c'est que la France réussisse ? Jean-Garrick.

7:39
Présentateur

Je crois qu'il est plus césarien que monarchique. C'est-à-dire que ce qui l'intéresse, c'est la concentration des pouvoirs pour agir. Et ça, c'était l'idée de Bonaparte. D'ailleurs, y compris de Napoléon III. Enfin, je ne vais pas entrer dans des détails d'historien. Simplement, je pense qu'il y avait une attente d'efficacité, ce que disait tout à l'heure Yves Tréhard. Il faut se souvenir qu'il y a eu un sondage pendant la campagne présidentielle où deux tiers, mais plus de deux tiers des Français, attendaient un homme d'ordre. Quelqu'un qui va vous donner, justement, qui va stimuler cette efficacité de la gouvernance.

Et finalement, je pense que ça passe assez bien dans le public, cette tentation légitimulée de Macron. Il y avait une attente, c'est ça ? Il y avait une attente.

8:18
Invité

L'attitude de Mélenchon, qui a presque contesté la légitimité de l'élection de Macron, est-elle acceptable ? Non, elle est inacceptable, d'autant que oui, il faut quand même le rappeler, il a été élu dans une circonscription où il y a eu un taux d'abstention qui était de l'ordre de 60%. Les députés de la France insoumise ne prennent-ils pas le risque qu'on parle d'eux comme des députés fictifs ? Fictifs, non, parce qu'ils vont faire beaucoup de bruit, mais utiles, c'est une autre question. C'est pas constructif. Eh bien, merci à vous tous. C'est la fin de cette émission qui sera rediffusée ce soir à 22h40. Demain, vous retrouvez Bruce Toussaint pour un nouveau C'est dans l'air.

Tout de suite, silence, ça pousse. Belle soirée, sur 35. C'est la fin de cette émission.

8:54
Locuteur

C'est la fin de cette émission. Sous-titrage Société Radio-Canada C'est la fin de la récidation. Sous-titrage Société Radio-Canada