Rachida Dati perd une bataille mais pas la guerre ! Bourbon hebdo, les coulisses de l'Assemblée
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 10 %Attaque 30 %Défensif 60 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 1:00OuverteRéponse directe
Que s'est-il passé lors du vote surprise sur la réforme de l'audiovisuel ?
- 3:00OuverteRéponse directe
Pourquoi le RN a-t-il voté contre le texte alors qu'il s'abstenait auparavant ?
- 5:00OuverteRéponse directe
La gauche était-elle vraiment mobilisée contre la réforme ?
- 7:00OuverteRéponse directe
Est-ce que Rachida Dati a orchestré ce rejet avec le RN ?
- 9:00OuverteRéponse directe
Quel bilan tirez-vous de la motion de censure sur les retraites ?
- 11:00OuverteRéponse directe
Pourquoi le RN ne s'est-il pas associé à la motion de censure ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 10:00François BaïouFait
« Vous vous retrouvez le bec dans l'eau. »
- 12:00François BaïouFait
« Ce qui par les temps de canicules que nous vivons peut avoir des aspects rafraîchissants. »
- 18:00Laurent Wauquiez (LR)Fait
« 100 % de la restauration de l'équilibre budgétaire en France doit reposer sur des économies et aucune hausse d'impôts. »
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Je suis Thboc et vous écoutez Bourbon Hebdo, le podcast de la rédaction de LCP qui vous fait revivre l'actualité de la semaine et vous dévoile les coulisses de l'assemblée. Bonjour à tous et bienvenue dans Bourbon Hebdo. Au programme Cette semaine, la réforme de l'audiovisuel.
Rashid Dati a perdu une bataille à l'assemblée cette semaine mais pas la guerre la censure des socialistes et de la gauche envers François Bairou coup pour rien ou début de la fin pour le premier ministre une commission d'enquête qui démarre très mal enfin la folle histoire du bureau de l'assemblée autant de sujets en apparence technique arid mais qui vont ravir vos oreilles une fois compté par mes deux collègues Elsa Mandava et Stéphanie de Pierre bonjour. Bonjour. Bonjour.
Vous avez bravé la chaleur étouffante de la salle des quatre colonnes toute cette semaine pour recueillir toutes les infos et les réactions. Et ça a commencé très fort he dès lundi avec un vote surprise dans l'hémicycle. Crutin et Clos, votant 132 exprimé 132 majorité 67 pour 94 contre 38 l'Assemblée nationale a adopté.
Voilà le vote de la motion de rejet déposé par la gauche sur la loi audiovisuelle défendue par Rachid Adati, elle a été adopté avec l'appui des voix du Rassemblement national. Ça a mis fin au débat et renvoyé le texte au Sénat. Stéphanie, c'était pas le scénario attendu.
Que s'est-il passé ? Alors, d'abord la gauche était très mobilisée dans l'hémicycle notamment face au bloc central qui n'était pas beaucoup qui avait piscine qui avait piscine c'est le lundi. Alors au groupe macroniste, on vous dit que non, on avait 30 % de députés, c'est comme ça à peu près tous les lundis.
Il y avait rien d'exceptionnel mais en fait il manquait du monde dans le bloc central. La gauche était très mobilisée parce qu'elles vont debout contre cette réforme. Et puis le RN finalement a voté pour cette motion de rejet, donc ça veut dire contre le texte.
Alors que a priori on avait compris qu'ils allaient plutôt s'abstenir. Ils sont de toute façon absolument contre le fond du texte mais bon voilà c'est pas du tout une priorité pour eux à l'heure actuelle parce qu'il savent qu'ils n'obtiendront pas ce qu'ils veulent. C'est la privatisation du service public et c'est ça qui a notamment fait pencher la balance.
Et ça on a beaucoup glosé après ce vote pour savoir si c'était un camouflé pour la ministre ou si ça faisait ses affaires. Tu as entendu un peu toutes les analyses ? Exactement, puisque euh on était avec une députée de gauche euh peu de temps après le vote.
Donc la gauche était euh se réjouissait justement d'avoir rejeté le texte avant même de l'examiner ici à l'Assemblée. Et j'envoie un message à un collaborateur d'un député du groupe Ensemble pour la République en lui demandant un peu ce qui s'était passé et il me dit "Ah non mais pas du tout en fait Rachid Adati elle a eu tout le monde en langage même un peu plus fleuri euh parce que ça l'arrange c'est-à-dire qu'il y avait 1000 amendements sur le texte il y avait 2 jours de débat prévu ça ne rentrait pas donc à l'assemblée il aurait fallu remettre le texte en septembre très certainement là en fait ça raccourcit ça accélère le processus puisque ça va pouvoir retourner au Sénat et donc au sein du groupe EPR et j'ai eu l'occasion de demander à plusieurs députés, ils sont persuadés que c'est un coup de Rachid Adati, qu'elle a dilé avec le Rassemblement national pour qui vote la motion de rejet et que elle a justement elle n'a pas appelé à la mobilisation des troupes pour sauver le texte, l'examen du texte. Donc ils sont persuadés que Rashid Adadati l'a fait exprès à gauche.
J'ai même demandé à celui qui présidait la séance comment il l'avait senti. Il dit "Moi, j'avais quand même le sentiment qu'elle s'y attendait pas à ce moment-là. on voit son visage.
Moi, j'ai le sentiment qu'elle était choquée. Donc à gauche, ils disent "C'est l'histoire qu'ils sont en train de vous raconter pour faire comme si finalement tout ça était prémédité et cetera alors qu'en fait c'est une défaite pour eux." Mais c'est vrai que c'est difficile de savoir si c'était voulu ou non.
Alors Stéphanie, plan maavélique d'alliance cachée avec le RN pour obtenir ce rejet, c'est c'est crédible ça. Tu as entendu des choses là-dessus ? Après, c'est toujours difficile de savoir, mais ce qui est très bizarre en revanche, c'est que les l'expression du RN était plutôt de s'abstenir même dans l'hémycle jusqu'à quelques minutes avant et finalement il vote pour la motion de rejette donc contre le texte.
Donc c'est ça qui est assez surprenant. Après est-ce qu'ils ont pourquoi ils ont donné un un gros coup de main à Rachi Adati ? Pour l'instant on nen sait rien.
Donc on verra. Mais ce qui est sûr, c'est que ça accélère le calendrier et comme c'est déjà inscrit au Sénat, euh elle a infiné, elle a gagné quoi. Effectivement, elle a perdu une bataille mais pas la guerre parce qu'elle a très vite rebondi à la ministre.
Le texte est inscrit à l'ordre du jour du Sénat à partir du 10 juillet, calendrier express. He on peut imaginer que la ministre a pesé de tout son poids, Elsa. Oui oui oui.
Puisque effectivement on voit que sur la session extraordinaire, on a quand même des délais très contraints parce qu'elle est censée finir le 11 juillet, donc il y a très peu de place pour les têtes, mais elle a réussi à leur réimposer très rapidement au Sénat. Euh faut dire que le président de la République est favorable normalement à cette réforme. Donc est-ce que c'est lui aussi qui pousse derrière ?
Euh mais voilà effectivement, elle a réussi à faire accélérer les choses et on va voir après quand le texte peut revenir euh à l'assemblée. Euh voilà, la lecture définitive ce sera pas tout de suite mais en tout cas c'est vrai que le Sénat va examiner le texte très rapidement là en juillet. On a parlé de la trèsfet mobilisation des macronistes pendant le vote sur la sur la motion de rejet.
Est-ce qu'il y a un cas d'ati aussi au sein du socle commun ? C'est vrai que le calendrier judiciaire, il se fait de plus en plus pressant. Les municipales arrivent, il y a une forme d'embarras.
Elsa, il y a un peu des deux. Je pense que ils ont conscience voilà que c'est pas c'est quelqu'un qui fait beaucoup parler d'elle ces derniers temps et pas forcément bien. On a beaucoup aussi parlé de l'échange qu'elle avait eu avec le journaliste Patrick Cohen où elle le menace de faire un article 40 suite à des révélations dans la presse sur son management.
Enfin, je pense qu'il y a effectivement des gens que ça dérange. En revanche, il y a beaucoup de gens, notamment sur la question de Paris qui disent "Mais en fait, c'est la meilleure candidate. Au bout d'un moment, on peut aimer pas aimer son style.
C'est celle qui peut nous faire gagner Paris." Et il y a un député du groupe qui la connaît bien qui me disait "C'est oui, c'est un peu comme une star de cinéma." Rachidati, quand elle rentre dans une salle, c'est comme si tous les projecteurs arrivaient sur elle.
Et en politique, on a beau dire "Bah, ça compte, ça compte." Voilà, ce charisme, il compte. Euh dans Paris sur les militants, on nous dit que c'est à peu près 80 % qui seraient prêt voilà à soutenir 20 % d'autres.
En revanche, chez les députés qui sont eux issus plutôt de l'aile gauche au sein du groupe, ils nous disent clairement ils ne soutiendront pas d'atti euh à Paris. Et même ceux qui sont pas de l'aile gauche se disent que quand même les affaires judiciaires ça peut devenir compliqué mais le problème c'est qu'il y a pas de remplaçant naturel. Il semblerait Gabriel Atal est renoncé à y aller.
Donc tant qu'il n'y a pas un plan B plus fort que Dati, ils vont s'y résoudre. Probablement on suivra ça. Voilà pour la réforme de l'audiovisuel et le cas d'Ati.
En tout cas, on en vient à notre deuxième thème. [Musique] François Baou a eu chaud mardi comme tout le monde he mais pas pour des raisons politiques. La censure dégainée par les socialistes n'avait en effet aucune chance d'aboutir car le RN avait annoncé qu'il ne comptait pas s'y associer.
Le premier ministre s'est permis d'ironiser sur ce coup pour rien déclenché par la gauche au sujet des retraites. Il y aura un projet de loi ce qui fait que ne le prenez pas mal mesdames et messieurs du groupe socialiste, vous vous retrouvez le bec dans l'eau. Ce qui par les temps de canicules que nous vivons peut avoir des aspects rafraîchissants.
Mais n'est pas nous en conviendrons tous une position durable. Alors Stéphanie, la motion de censure a recueilli 189 voies, loin de la majorité absolue des 289 voies nécessaires pour faire tomber le gouvernement. Quel bilan on en tire à gauche ?
En fait, c'est sans surprise. La gauche savait très bien que sa motion n'aboutirait pas. C'était important pour le Parti socialiste de marquer sa différence avec François Bairrou, de contester l'atterrissage du conclave sur les retraite.
Il ne voulait pas lui donner un blanc sein, notamment parce qu'il se prépare aux négociations budgétaires. Et donc c'était une manière de taper du point sur la table et de dire on est là, on veut compter, on veut être associé aux discussions budgétaires. C'était aussi une manière de montrer aux insoumis qu'ils étaient pas complètement inféodés à François Bairou.
Donc tout ça était un jeu de toute façon écrit d'avance. Ça s'est déroulé comme prévu. Il y a eu strictement aucune surprise.
Le seul truc un peu peut-être surprenant, c'est qu'en effet François Baïou a été très grinçant, très mordant à l'encontre des socialistes et qu'à un moment, on s'est dit que bah peut-être fallait pas aller trop loin parce que les dernières fois où il avait menacé de censure cet hiver avant même le la sortie du conclave, c'est parce que il avait eu des termes pas très agréables à leur rencontre. Oui, c'est vrai. On a entendu la tonalité mordante du premier ministre.
Pourtant, il danse sur un volcan. La prochaine motion de censure pourrait être la bonne. Ces soutiens, ces soutiens pensent encore qu'il va pouvoir se maintenir à la rentrée.
Pas forcément. Sur la question du budget, de toute façon, tout le monde a bien conscience que c'est un peu la quadrature du cerc. C'estàd qu'il y a voilà, il y a un gros problème mais il y a pas forcément de solution.
On rappelle que pour qu'une motion de sang surpasse, il faut quand même l'addition des voies de toute la gauche et du rassemblement national. Donc c'est-à-dire qu'il faut qu'il vote la même motion de censure, ce qui est pas forcément évident puisque dans le cadre du budget, il peut y avoir différentes 493 sur différentes parties, on le rappelle budget de l'État, budget de la sécurité sociale, côté dépenses, côté recette. Donc on peut pas forcément avoir par exemple la gauche qui elle est sensible à la question des dépenses publiques qui n'en veut pas forcément peut trouver que c'est son angle d'attaque quand d'autres peuvent dire "Non, mais nous c'est sur la question voilà des recettes et cetera." Donc il faut cette conjonction là.
Mais tout le monde voit bien que ça semble indépassable la question du budget, comment trouver 40 milliards d'euros d'économie avec une assemblée aussi fracturée. Donc ce qu'on commence aussi à se demander, c'est quel sera le récit que voudra avoir François Baou dans son entourage ? Le récit de sa chute exactement le récit de sa chute.
Dans son entourage, on dit il préféra mourir debout qu'à genou. Donc on va par exemple laisser penser qu'il va pouvoir annoncer voilà ses décisions et dire c'est à prendre ou à laisser mais je vais pas commencer à négocier un milliard par-ci un milliard par là. On l'avait vu sous Michel Barnier il avait essayé de négocier, il est tombé à la fin.
Donc c'est une hypothèse de dire voilà il va peut-être jouer son vatou un moment en disant c'est comme ça. On peut peut-être même penser qu'en fait il partira avant. C'est vraiment tous les scénarios qui existent sur cette question du budget.
Alors le RN, on l'a dit, ne s'est pas associé au voie de la gauche pour faire tomber le gouvernement. En tout cas, pas pour cette fois. Euh Marine Le Pen s'en est expliqué.
Moi, je ne mens pas au français et cette censure euh pour le coup là aujourd'hui, elle n'apporte rien au français. En revanche, vous imaginez bien que nous sommes extrêmement attentifs au budget proposé par le gouvernement de monsieur B. Bon, Stéphanie, clairement, le RN se prépare à renverser le gouvernement à l'automne.
Oui, c'est ce qu'on comprend. Le le RN a déjà établi des lignes rouges. Ce matin sur BFM, il y a Jean-Philippe Tangui qui vient de dire que même l'année blanche qui paraît être une sorte de un peu de statu en se disant c'est le peut-être le moindre mal.
Si tout le monde contribue à si on gèle tout si tout le monde contribue bah peut-être que ça peut passer au Parlement. Bah c'est Jean-Philippe Tangui ce matin d'URN dit bah non une année blanche c'est une ligne rouge parce que ça induit et c'est vrai ça peut induire des hausses d'impôts si on touche pas au barême d'impôts sur le revenu si on ne si on ne réhausse pas vis-à-vis de l'inflation les pensions de retraite. Donc très clairement le le RN se prépare à censurer à ce moment-là.
Après ce qu'il cherche c'est un comment dire pas un prétexte mais un argument précis qui soit facilement explicable à leurs électat en particulier. Elsa le premier ministre a fait dimanche une annonce au sujet de la proportionnelle un cheval de bataille du RN promettant un texte à l'automne mais après le budget. Tout le monde a compris qu'il cherchait encore à à gagner du temps ?
Oui. Et à peut-être dire à convaincre certains de dire "Ne me faites pas tomber au moment du budget puisque sinon je ne pourrais pas voilà vous proposer la proportionnelle." Certains surtout le RN.
Exactement comme un deal un petit peu avec le Rassemblement national. Sauf que le problème c'est que la question de la proportionnelle pour certains c'est une déclaration de guerre dans le bloc central et dans le socle commun puisqu'on dit ce serait quand même assez aberrant d'avoir un premier ministre qui fait adopter une réforme la proportionnelle avec une partie de la gauche et le Rassemblement national contre ensemble pour la République qui est majoritairement contre contre Horizon également et contre la droite et contre les républicains qui font vrai qui en font vraimentus béli ils sont ils sont v debout contre proportionnel à double tranchant donc tu parles des des Républicains. Stéphanie effectivement outre Marine Le Pen, un autre président de groupe a lancé une mise en garde au au gouvernement sur le prochain budget cette semaine.
C'est Laurent Vaquier, le patron du groupe de la droite républicaine. Écoutez, vous allez voir, c'est assez clair. 100 % de la restauration de l'équilibre budgétaire en France doit reposer sur des économies et aucune hausse d'impôts. 100 % d'économie, 0 % de hausse d'impôt.
Aucune augmentation d'impôts, aucune. Donc pour nous, c'est très simple, c'est aucune augmentation d'impôts. Voilà, on a fait un petit montage mais ça ressemblait vraiment à ça sur de longues minutes et donc c'est zéro augmentation d'impôts.
Je sais pas si 100 % d'économie. Bon alors évidemment la question des impôts est un totem à droite, ça c'est assez classique mais Stéphanie à ce niveau de mise en garde on a l'impression que le renvoqué autant qu'il place des gardes de fou prépare aussi la rupture non ? Oui.
Ben on a l'impression qu'il est prêt à de toute façon à ne pas voter le budget s'il n'obtient pas ce qu'il veut. Donc ça ça veut dire rupture avec le gouvernement. Voilà.
Après, comment les ministres les ministres, les républicains savent qu'il va falloir qu'ils sortent à un moment ou un autre avant 2027 du gouvernement. Il cherchent la bonne occasion, le bon argument, ils cherchent le bon moment et au sein des républicains, ils sont pas tous d'accord sur le bon moment. Après, ça peut en effet être le budget.
Ce qu'il faut savoir aussi, c'est que le renvoqué et le groupe à l'Assemblée nationale sont pas toujours tout à fait alignés sur le parti des Républicain qui je vous rappelle est est dirigé désormais par Bruno Retaillot qui est ministre de l'intérieur. Ils sont plusieurs au gouvernement les ministres LR. Donc voilà, parfois c'est pas tout à fait le même timing.
Et ce qu'il faut dire par exemple c'est que cette conférence de presse sur le budget là Bruno Rotaillot qui est président du parti des Républicains n'était pas au courant. Il l'a appris la veille dans la presse. Ce qui dit beaucoup de choses effectivement sur le fonctionnement du parti et des liens avec le groupe vo comme me le disait un conseiller de Bruno Retaillot cette semaine, on a repris les commandes du parti mais on a encore un petit trou dans la raquette.
C'est le groupe les républicains à l'Assemblée ce qui est quand même un gros trou dans la raquette. Encore un petit sujet. En tout cas, on n en sera plus le 15 juillet Elsa puisque François Baou l'a dit hein.
C'est ce jour-là qu'il dévoilera les grandes lignes de ses choix budgétaires. Bon, tu l'as dit tout à l'heure, c'est vraiment la quadrature du cercle. il peut arriver à trouver une voix de passage malgré tout.
Alors, la voix de passage qu'il semble choisir, c'est celle de l'opinion publique, c'est-à-dire voyant bien qu'il n'a pas de soutien politique et que même dans son propre camp, c'est compliqué. Euh c'est de prendre à partie l'opinion publique, parler de la responsabilité des uns et des autres par rapport aux générations futures et cetera. Le problème, c'est que c'est pas l'opinion publique qui vote après dans l'hémicycle à l'automne.
Mais en tout cas, voilà, c'est le discours qu'on entend beaucoup. On verra s'il tranche vraiment des sujets ou si en fait il refait ce qu'il fait depuis plusieurs semaines. C'est-à-dire redire à quel point c'est important la question de la dette, redire à quel point il est important aussi de faire des économies euh ou est-ce qui tranche vraiment la question.
Là il y a des vrais sujets. Gabriel Atal dit euh la réforme de l'assurance chômage le décret est prêt. Est-ce qui tranche ou pas ?
La question de l'année blanche on en reparle. Est-ce qui tranche ou pas ? La TVA sociale on en a parlé aussi.
Il y a eu des ballons d'essai dans tous les sens. Est-ce que le 15 juillet le Premier ministre va vraiment trancher des sujets où il va encore se contenter d'appeler les gens, chacun, à la responsabilité, dire qu'il se dérobera pas. Pour l'instant, il dit qu'il se débrobera pas mais euh on a toujours pas compris en gros quel projet il allait proposer pour le budget.
Et au sein du gouvernement, il y a très peu de ministres qui ont des orientations, qui ont des infos en fait pour l'instant. Et d'ailleurs les ministres, on l'a beaucoup dit, quand ils proposent des choses pour leur ministère, à la fin coûte des dizaines de milliards en plus. Donc je pense même qu'au sein de voilà si aucun ministre ne présente une copie en disant bah moi je vous je vois chez moi comment on peut économiser 2 3 4 milliards d'euros c'est vrai que ça va être très très compliqué pour François Baou de d'en proposer 40 quoi.
Allez plus que 10 jours à patienter pour en savoir plus. On verra bien. En attendant, on va parler d'un très mauvais départ. [Musique] Ce mauvais départ, c'est celui de la commission d'enquête sur les liens existants entre les représentants de mouvements politiques et des organisations et réseaux soutenant l'action terroriste ou propageant l'idéologie islamiste.
Il faut du souffle pour aller au bout de l'intitulé. Mais le problème n'est pas là. Le problème c'est que cette commission d'enquête voulue par la droite et Laurent Vaquier a subi un nouveau revers mercredi.
Stéphanie tu nous racontes. Alors il y avait déjà eu un faux départ il y a quelques semaines puisque la commission d'quête avait été retoquée par les députés parce qu'elle visait trop la France insoumise. Donc Laurent Vokier avait remis sa copie sur le métier et donc cette semaine il y avait à nouveau le vote pour désigner le bureau de cette commission d'enquête.
Donc le rapporteur, la le ou la présidente et puis les secrétaires et cetera, ceux qui vont organiser les travaux, ceux qui décident de des auditions qui font des choix très important sur qui est-ce qu'on entend et ceux qui écrivent notamment le rapporteur infiner le document de la commission d'enquête. Et bien alors là, il s'est passé un truc assez étrange, c'est que Sophie Pantel, une députée PS, a été élu présidente de cette commission d'enquête. Le rapporteur, c'est Vincent Jean-Bron, porte-parole des Républicains et proche de Laurent Voquier.
Et en fait, quelques moins de 3h après, on a appris que Sophie Pantel démissionnait euh de son poste de présidente de la commission d'enquête. Alors, entre-temps, les insoumis étaient venus aux quatre colonnes pour dire qu'ils n'étaient pas content parce que dans le bureau, à l'exception de la présidence socialiste, dans le bureau de cette commission, il n'y avait pas de membre de la gauche. Donc, ils estimaient qu'il n'était pas représenté, que ça n'allait pas.
Enfin, on sentait qu'il y avait une grosse tension et une pression de la France insoumise et finalement, on apprend que Sophie Pantel euh euh démissionne. Alors, elle elle explique que en fait au regard justement de ce bureau de la commission d'enquête où il n'y a pas la gauche, il y a pas toutes les sensibilités, et bien les socialistes ont décidé collectivement qu'il n'assumeraient pas cette présidence. Ela, qu'est-ce que c'est que cette histoire ?
On t'en a parlé au PS. Oui, et je crois que surtout on n'a pas très bien compris pourquoi Sophie Pantel s'était portée candidate. On l'a découvert un peu apparemment enfin certains responsables du groupe l'ont découvert quasiment en temps réel et n'ont pas très bien compris pourquoi ils allaient chez enfin cette commission d'enquête c'est ça peut être une commission d'enquête très politique avec plein de règlements de compte entre la droite, la France insoumise et cetera.
Donc on n'a pas forcément compris pourquoi elle voulait présider euh voilà une commission d'enquête qui pourrait être très très compliquée. Donc on l'a appris, on n' pas très bien compris pourquoi elle l'avait fait. Euh elle dit que on l'a un peu forcé du coup à y aller euh et voilà, finalement elle démissionne puisque euh elle enfin je sais pas si elle a vraiment été poussée par son groupe mais en tout cas il y avait pas de décision du groupe PS de dire on va mettre un candidat, c'était Emeric Caron le candidat d'Alfi et je pense que pour le groupe S allait très bien que la droite et la France insoumise se débrouillent sur cette commission d'enquête et que les socialistes ne s'en mêlent pas tellement.
Sauf que ça n'allait pas du tout euh à la droite et donc selon nos informations, nous on nous explique que c'est la droite qui a demandé à Sophie Pantel de se présenter pour pas qu'il n'y ait qu'un candidat qui était Émeric Caron de la France insoumise parce que s'il n'y avait qu'un candidat, il aurait été désigné président euh de la commission d'enquête. Donc nous, on nous explique que normalement que quelques mais ça ça s'est fait en fait quelques minutes avant la réunion de la commission d'enquête et ensuite en effet le groupe PS a un peu découvert que une de ses députées était était à la présidence. Alors Elsa, les Macronis sont aussi accusés par la gauche hein d'avoir laissé passer le le RN au lieu de faire barrage.
Ça rappelle déjà des discussions qui ont eu lieu sur d'autres commissions ou d'autres élections. Ça reste un sujet compliqué, hein. Oui, oui, oui.
Après, c'est vrai que quand on regarde voilà les profils de notamment des vice-présidents Carolinead qui est député ensemble pour la République, c'est une députée qui voilà accuse très régulièrement LFI d'antisémitisme et cetera. Donc c'est aussi des personnalités du groupe Ensemble pour la République qui sont pas des personnalités neutres sur cette questionlà et qui effectivement ont voulu faire barrage à Emeric Caron. C'est dans cette commission d'enquête, Stéphanie le rappelait au début, elle a été refusée parce que justement la droite pointait directement la France insoumise.
Donc la droite ne peut pas s'étonner qu'après dans cette commission d'enquête qui vise directement les insoumis, bah les insoumis veulent y participer, y prendre leur part, voir rééquilibrer aussi un peu les travaux puisque c'est eux qui vont être visés. Donc effectivement, on a le sentiment que cette commission d'enquête, on va en entendre parler pas mal déjà sur son organisation et puis après sur les auditions peut-être aussi. Et là, la droite a fustigé le PS en estimant que le Parti socialiste s'est rangé.
Alors, je cite derrière des méthodes de mafieux et les menaces de la France insoumise sur la députée Sophie Pantel. Euh la droite raconte qu'en fait les insoumis auraient menacé la socialiste de lui mettre un candidat dans sa circonscription s'il y a des nouvelles élections. Donc on voit que cette commission, on savait qu'elle allait être très politique mais en fait dès l'installation on voit que c'est très compliqué parce que c'est très politique.
Alors nouvel épisode mardi prochain après-midi. Normalement nouveau vote pour redésigner un ou une nouvelle présidente dans cette commission. On referme cet épisode du bureau de la commission d'enquête et on va s'acheminer vers un autre bureau plus grand et plus central encore à l'Assemblée mais tout aussi disputé. [Musique] On va reparler pour finir de cette histoire de renouvellement du bureau de l'Assemblée qui nous tient en haleine.
On en avait dit un mot il y a de semaines. La réunion de conciliation voulue par la présidente de l'Assemblée pour tenter de trouver un compromis sur la nouvelle composition de cette instance centrale a eu lieu cette semaine et Stéphanie, c'est un échec. C'est un échec.
Moins d'une demi-heure après, les députés, les présidents des groupes politiques étaient ressortis de la Réunion en nous disant que il s'était pas du tout mis d'accord. C'était un peu couru d'avance puisque la présidente de l'Assemblée veut euh remettre le système de points. C'est-à-dire qu'en fonction de son poids, chaque groupe politique aurait droit à un poste de vice-président, un poste de secrétaire et cetera.
Sauf que la gauche ne veut pas ce système-là qui a longtemps fonctionné à l'Assemblée nationale parce que la gauche ne veut pas laisser des postes au Rassemblement national. Et on ne peut faire ce système là que si tous les présidents des groupes politiques sont d'accord. s'il y a un consensus et bien là il y en a pas eu.
Donc là encore il y a une nouvelle réunion qui est prévue fin septembre. La présidente de l'assemblée espère probablement que l'été portera conseil mais moi je ne vois pas très bien comment on peut arriver à un accord à partir du moment où la gauche dit qu'elle ne veut pas que les le RN soit représenté au bureau. Le RN veut y arriver.
Donc on s'achemine à mon avis comme ça s'était passé l'année dernière au moment de l'installation de l'Assemblée par un vote dans l'hémicycle pour tous les postes du bureau très longtemps si c'est comme la dernière fois effectivement le nœud semble difficile à à dénouer els c'est la question donc de la présence ou non du RN dans l'instance qui pose problème et aussi la place laissée au aux républicains qui avaient eu la parbelle l'an dernier le bloc central et principalement les macronises se divisent aussi sur ce sujet oui puisqu'on se souvient en fait dans quelle configuration on était après les législatives il y Il y avait trois blocs. Les élus du Nouveau Front populaire étaient très nombreux et c'était important pour les macronistes de prouver qu'il pouvait avoir le plus grand nombre de députés, la majorité relative ici à l'Assemblée. Je vous rappelle que c'était un moment où il n'y avait pas de nouveau gouvernement.
Donc ça avait aussi un impact, un symbole très fort. Et ils avaient donc décidé de faire une alliance avec la droite. L'addition du bloc central et de la droite faisait un nombre d'élus supérieur au nouveaux Front populaire.
C'est ce qui avait permis l'élection d'el Brun Piv et ce qui ce qui avait donc permis à Emmanuel Macron de dire la majorité à l'Assemblée, c'est celle du socle commun, bloc central plus la droite et c'est pas le nouveau Front populaire. Donc il y avait une question de légitimité très importante. Pour ça, il a fallu négocier avec la droite et la droite du coup bah a fait monter les enchères, a obtenu voilà un poids démesuré.
Donc là on va refaire comme le disait Stéphanie très certainement des votes. Sauf que la donne elle a vraiment changé. Les relations avec la droite sont plus du tout les mêmes qu'avant.
Donc est-ce que le bloc central va vouloir accorder ses voix à la droite ? C'est pas si sûr. Au Nouveau Front populaire, on l'a vu entre les règlements de compte insoumis socialiste, c'est pas non plus dit que tout le monde vote pour un candidat comme il l'avait fait.
Donc on peut avoir des combinaisons tout à fait originales, des suspenses. On sait que c'est des votes qui peuvent se dérouler à 2 3h du matin. Donc il y a aussi une question de mobilisation.
Donc ça peut être très très ouvert. Ah voilà. On suivra ça avant l'éventuel vote dans l'hémicycle.
En tout cas, nouvelle réunion le le 29 septembre, on vous en reparlera. On en reste là pour cette semaine. Merci pour toutes ces infos et ce décryptage.
Stéphanie de Pierre et Elsa Mandin Gava. Je vous renvoie vers notre site internet et nos réseaux sociaux pour plus d'infos. Je vous souhaite à tous un bon weekend.
À la semaine prochaine.