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interviewBLAST (sur YouTube)· 23 janvier 2026 27 min

FRAUDE FISCALE : LES QUATRE ASTUCES DES ULTRARICHES POUR SAUVER LEUR FORTUNE

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Bonjour et bienvenue dans Dissolution. Le gouvernement engage sa responsabilité sur la partie 1 des recettes du projet de loi de finance pour 2026. Je vous remercie.

Oh mais nous aussi on vous remercie. Non vraiment merci. Surtout qu'en plus son coup de force s passé crème grâce au PS bien entendu.

La majorité requise n'étant pas atteinte, la motion de censure n'est pas adoptée. Alors justement sans plus attendre, on va s'attaquer à cette dernière scène d'un acte qui se referme en même temps qu'elle ouvre l'acte suivant. Ce budget, c'est le dernier avant le début de la campagne présidentielle et il dessigne un paysage politique un peu particulier.

Parallèlement à ces histoires de budget, depuis plusieurs jours, on a assisté à un véritable lombardement médiatique. On va revenir sur euh vos propos qui ont fait du bruit ces dernières heures, notamment ceux dans cet entretien à libération où vous disez, vous affirmez que des milliers de personnes fortunées ne payent aucun impôt sur le revenu ou un revenu fiscal de référence à zéro. Bon, c'est un macroniste, hein.

Donc faut qu'il s'exprime aussi confusément que possible quand il s'agit de dire que les riches évitent l'impôt. Plusieurs milliers de personnes dans ce pays, parmi les très riches fait pay soit pas d'impôt sur le revenu, soit un impôt sur le revenu très faible. Alors, on va revenir sur l'optimisation fiscale des plus riches pour expliquer comment ils parviennent à diviser par 7 leur taux d'imposition avec un truc très simple.

Restez bien jusqu'à la fin pour savoir les trucs et astuces des plus riches pour devenir encore plus riche. Enfin euh même si on parlera de lui, c'est un épisode de dissolution garanti sans extrait de Macron dedans, hein. Faux, faux sure.

Mais on vient de dire un truc et la seconde après, tu trahis. Ça d va. Je dis donc ce soir l'Assemblée nationale.

Bon, ça fait des mois qu'on nous le rabâche. Il y aura pas de 493 sur le budget. Le gouvernement proposera, nous débattrons, vous voterez.

J'ai renoncé à utiliser l'article 49 alinéa 3 de la Constitution. Nous vous avons écouté, monsieur le Premier ministre, comme un gage de confiance dans le parlement. Vous avez accepté une nouvelle règle du jeu renoncer au 493.

Nous l'acceptons puisque nous l'avons demandé avec toute la gauche d'ailleurs et que nous avons la conviction que la démocratie ne meurt pas de mouvement mais d'immobilité. Ouais. Renversant.

Pour sortir de la crise à l'automne dernier, j'ai pris un engagement clair. Ne pas gouverner contre le Parlement comme si la majorité était absolue. Ne pas gouverner comme avant.

Ne pas confisquer le débat budgétaire. ne pas utiliser le passage en force comme un réflexe. Cet engagement, nous l'avons tenu et nous continuerons de travailler avec les groupes parlementaires qui ont eu le courage de faire passer l'intérêt général avant leurs intérêts partisans.

Mais oh là, il va s'arrêter à un moment ou c'est comment cette histoire ? De longues réunions de travail ont eu lieu. Elles ont permis des échanges sérieux, souvent exigeants, avec des groupes parlementaires qui soutiennent le gouvernement, mais aussi avec des groupes qui sont clairement dans l'opposition au gouvernement.

Avec tout simplement d'ailleurs pour résumer les choses plus simplement des députés et des sénateurs qui veulent tout simplement faire leur travail. Ah oui, on comprend mieux. Tout ça, c'est la photos extrêmes qui empêchent les gentils de travailler.

Les oppositions qui s'opposent, bande de tir au flanc. Et vous agissez mesdames et messieurs les députés tels des tireurs couchés en tirant dans le dos de l'exécutif. Oui.

Bon avec cette rhtorique on justifie tout et même donc le recours au 1593 qu'on avait juré juré juré de ne jamais jamais jamais faire. Le gouvernement engage sa responsabilité sur la partie 1 des recettes du projet de loi de finance pour 2026. Je vous remercie.

Bon les promesses de Macroniste, on sait ce que ça vaut. Le 493 était couru d'avance. On le savait.

Les Macronistes ne bougeraient pas mais ils ont quand même fait semblant. Et en effet, ce 493 a été enrobé de très belles promesses. Je n'hésite pas à dire que ce budget va être différent du budget initial.

Il est meilleur, il peut rassembler et il est, je le crois, responsable. S'il est objectivement meilleur, on se demande pourquoi c'était pas directement dedans depuis le départ. Meilleur, c'est mieux que moins bien, non ?

Le Cornu s'est bien battu. Nous allons aller plus loin en réformant cette prime car il faut que le travail P plus. Plus de 3 millions de ménages qui gagnent le SMIC ou un peu plus que le SMIC seront désormais garantis de gagner plus à la fin du mois.

Ils verront leur prime d'activité augmenté en moyenne de 50 € par mois que l'impôt sur le revenu n'augmente pas. Le barem sera ainsi revalorisé pour que l'inflation ne se transforme pas en augmentation masquée de cet impôt. Il n'y aura aucune mesure pesant sur les allocations pour les personnes en situation de handicap ou pour les allocations sur le logement, ce qu'on appelle les APL.

De même, il n'y aura pas de réforme de l'abattement de l'impôt sur le revenu pour les retraiter. Tous ces trucs infect qu'on avait dit qu'on ferait, bah en fait, on les fera pas. Ce sont les concessions que le gouvernement aurait faites pour obtenir la noncensure du PS.

Mais en réalité dans tout ça, ces concessions, beaucoup en réalité sont des concessions que le gouvernement n'avait plus, tout simplement parce que le parlement les avait déjà adopté et que ce n'est pas le groupe socialiste qui a été les décrocher. Je pense par exemple à l'indexation du barême de l'hier. Le groupe socialiste était même compte, je répète nous a même accusé nous et les filles d'avoir voté cette indexation paron le maintien des allègements de cotisation patronale et pour cause puisque nous sommes contre le maintien de l'abattement forfaitaire sur les retraités la réduction de la ponction sur les valeurs sociaux de 400 millions d'euros autant de choses qui finalement le gouvernement n'ait pas d'autre choix que de les prendre.

Bon donc ça en fait c'est pas vraiment le gouvernement c'est des trucs sur lesquels les députés s'étaient déjà mis d'accord. Les coûts budgétaires sur les mêmes secteurs sont largement supérieurs à ce que va rapporter euh ces quelques concessions. Je prends par exemple le repas 1, 80 millions d'euros.

Mais d'un autre côté, vous avez depuis 2 ans une baisse sur la vie étudiante d'environ 200 millions d'euros. Et on sait que le logement cruise par exemple, il y a à peu près 7 % d'étudiants qui aujourd'hui seulement ont un logement par rapport à la liste d'attente. Sur la prime d'activité c'est pareil, c'est un coûp de 700 millions d'euros, mais la mission solidarité baisse de 1,1 milliard.

Et quant au pouvoir d'achat des travailleurs j'ai vu que Boris Vallo s'était venté de le permettre de l'augmenter, constatons que les 20 milliards de coupes sur à peu près tous les ministères, les services publics vont évidemment bien plus impacter le pouvoir d'achat que cette prime d'activité et que les - 25 % en 2 ans sur le ministère du travail vont attaquer les contrats aidés, vont attaquer la formation. Ah ouais, il y a baleine sous gravillon là. En même temps, ça rentre bien dans le thème.

Les macronistes promettent des choses pour s'assurer de pouvoir faire l'inverse en réalité. et ce sont des sommes très concrètes. Alors, disons-le très clairement, ces concessions ne sont rien par rapport au coût budgétaires que va subir ce budget.

Je suis bien en peine au moment où on se parle de vous dire exactement de combien elles sont parce que c'est le plus grand opacité, on vient de le dénoncer d'ailleurs avec le rapporteur général à la conférence des présidents du gouvernement y compris vis-à-vis du président de la commission des finances et du rapporteur sur ce qui se prépare. Enfin, globalement entre collectivité territoriale, CQ et État, c'est ça. Plus de 20 milliards de coûts budgétaires que les Français vont subir et rien que pour l'État, c'est 13,5 milliards de coûts budgétaires à minimac.

Le PS aura beau se vanter de ces quelques concessions, il n'aura grapillé que quelques centimes contre des coupes astronomiques et consentir à laisser passer le budget. Tout dans ce budget est une escroquerie. Euh escrequerie vis-à-vis du suffrage universel depuis juillet 2024 où euh des battus euh prétendent continuer à gouverner le pays.

Escrequerie euh vis-à-vis euh de ces mêmes battus qui essayent d'installer des politiques comme s'ils étaient toujours majoritaires. Escrequerie euh sur la méthode, sur la façon de faire. On nous dit on va faire avec le Parlement.

Ça se termine avec un 493 et une insulte récurrente de ceux qui dans les oppositions continuent à exercer leur droit d'opposition. On nous a traité de traître, de tireurs couchés, de saboteur et cetera, ce qui dans le contexte international quand même laisse plus qu'à désirer. Mais alors, pourquoi le PS a-t-il exigé le renoncement au 493 si c'était pour faire marche arrière au moment venu ?

En réalité, avec les macronistes, les promesses sont fabriquées pour être ensuite rompues. En promettant au PS qu'il n'utiliserait pas le 493 et qu'il suspendrait la réforme des retraites, il a pu obtenir un soutien sans participation du PS depuis septembre de façon régulière et crédible. La stratégie est simple.

Décoller le PS du NFP pour en faire un partenaire politique, le calcul de Macron depuis 2022. Une fois que le PS a accepté l'idée de ne pas censurer une première fois, les suivantes sont moins difficiles sur la conscience. Le plus dur est déjà fait.

La sensation amer de la trahison s'éloigne et l'attrait pour les nouvelles opportunités prend le dessus. En tout cas, ce que je note, c'est qu'on a à la fois un socle. Ce socle, il est constitué de Renaissance du Modem, d'horizon et des républicains.

Il y a des nuances, vous le savez très bien, mais c'est un socle qui réussit à tenir malgré tout depuis la première formation de ce gouvernement, c'est-à-dire depuis le gouvernement de Michel Barnier, on a réussi à continuer à avancer ensemble et on est un Parti socialiste, il faut le reconnaître, qui a pris les engagements et qui les a tenu aussi parce qu'en face le gouvernement a tenu ses engagements. Ça goût de merde. Ah, elle fait mal celle-là.

Quand Aurore Berger salue ton travail, faut se poser des questions, hein. La stratégie de patience de Macron a marché. Une fois que le PS est habitué à soutenir ponctuellement le gouvernement, une fois qu'il s'est entraîné à présenter comme des victoires des éléments de langage des macronistes, il est devenu plus facile de lui faire avaler des couleœuvres de plus en plus grosses comme avec le renoncement du renoncement au 493.

Et c'est ce qui s'est passé vendredi 23 janvier 2026. Le RN et les groupes de gauche avaient déposé des motions de censure pour contrer le 493 de Lecnu. Majorité requise pour l'adoption de la motion de censure soit la majorité absolu des membres composant l'assemblée 288 pour l'adoption 269.

La majorité requise n'étant pas atteinte. La motion de censure n'est pas adoptée. C'était sans surprise.

Le PS avait annoncé ne pas voter la censure et ce malgré le renoncement au renoncement au 493. Autrement dit, pour utiliser le 493, il fallait d'abord y renoncer pour ensuite trahir sa parole et l'utiliser quand même. Sans cette première promesse, le cornu serait peut-être tombé depuis le début.

L'inquiétude que le PS ne censure pas le gouvernement n'était pas uniquement que ça protégeait un gouvernement de macroniste, mais aussi que le PS s'habitue à retrouver ses vieux habits confortables de la sauce d'émis, du hollandisme triomphant, bref du protomacronisme. Le PS s'est bien réaxé et sa stratégie pour 2027 devient de plus en plus claire. faire cavalier seul contre le reste de la gauche en espérant ressusciter la social-démocratie sur les cendres du macronisme, faire campagne à droite en espérant aspirer les voilées plus conciliantes des écolos et des cocos.

Dans tout ça, le PS semble véritablement avoir définitivement perdu le peu de justice fiscale et sociale qui lui restait. À propos justement de la suroptimisation fiscale, Lombard a ainsi accusé le PS de n'en avoir pas fait un sujet principal lors des discussions pour le budget de cette année. Je veux le rappeler parce que les responsabilités sont partagées dans la négociation que nous avions avec le Parti socialiste.

Ça n'a pas fait partie des priorités que le Parti socialiste à l'époque s'était donné. Bon, c'est un macroniste, on sait ce que vaut leur parole, mais c'est le prix de faire du business avec eux. Il trahissent sans état d'âme.

Le PS ne peut s'en prendre qu'à lui-même. Mais ce scandale d'argent ne s'arrête pas là. Si bien lancé, Lombard a admis à demiot que le dossier a été plus ou moins enterré par Matignon et l'Élysée.

Qu'on étia merci. Est-ce que vous en aviez parlé à François Baou ? Est-ce que vous en avez parlé à Emmanuel Macron ?

Est-ce qu'ils vous ont demandé de ne rien faire ou est-ce qu'au contraire, ils vous ont dit de s'attaquer à ce problème ? Oui, évidemment, nous en avons parlé puisque dans un gouvernement, il y a un dialogue et vous savez quand vous construisez un budget, il y a il y a beaucoup de briques sur la table et à un moment le premier ministre rend ses arbitrages, dit ça je prends, ça je prends pas et ça ça n'a pas été pris. L'optimisation fiscale ultra agressive, ça n'a pas été pris.

Voilà, tranquille comme ça. Alors pour mettre un peu tout ça au clair, Éric Crel s'est rendu à Berti. Contrairement à ce qu'on pensait jusqu'à maintenant, ce que donnait notamment une étude de l'Institut des politiques publiques, il n'y a pas quelques centaines d'ultra riches qui ne payent quasiment pas d'impôts sur le revenu, mais plutôt plusieurs milliers, ce qui évidemment euh, j'allais dire augmenterait d'autant l'ampleur de des recettes en moins pour l'État puisque chacun comprendra qu'en réalité, ça veut dire que ces gens-là sont on une imposition globale tout compris, quasiment deux fois inférieur à la moyenne des Français.

Cocrel mène l'enquête et alors qu'est-ce qu'il en ressort ? La seule vraie concession que pourrait attendre des groupes de gauche, euh c'est celui d'aller taxer enfin à la hauteur où ce doit être les ultraristes de ce pays qui euh euh qui nous coûte un pognon de dingue qui nous coûte trop cher. Les riches nous coûtent un pognon de dingue.

C'est pas mal ça. Concrètement, plusieurs milliers voire plusieurs dizaines de milliers de personnes payent une part d'impôts très minime par rapport à leur revenus économique et plus encore plus encore par rapport à leur patrimoine professionnel et là à des échelles qui sont qui ne sont même plus quantifiables. J'allais dire c'est évidemment nous qui payons tous ces cadeaux fiscaux.

Quand je dis non, c'est la, on va dire, la très grande majorité des Français puisque c'est à nous qu'on demande des efforts pour réduire les difficiles qui sont notamment créés par cette situation fiscale absolument anormal. C'est triste mais ça fait du bien à entendre tout haut quand même. Il y a euh plusieurs milliers à plusieurs dizaines de milliers de personnes qui ne payent pas l'impôt qu'il devrait payer au pays et que ça nous coûte très cher.

Troisème chose que je tire euh en conséquence de la visite que je viens de faire à Ber euh c'est que depuis la suppression de l'ISF, il y a une méconnaissance quasi complète du patrimoine des plus riches. Tous ceux qui ont un patrimoine immobilier important comme ils n'ont plus à le déclarer pour l'ISF et bien il y a une méconnaissance très importante. Donc ça pose vraiment problème.

C'est un scandale, c'est un infect et ça coûte des milliards tous les ans et on sait pas vraiment combien en plus. Et quoi de plus efficace pour ne pas collecter l'impôt que de ne pas chercher à savoir combien les gens ont ? En fait ce qui se passe c'est que derrière toute action, il y a une vibration.

Si à l'intérieur de toi, une part de toi a peur d'y aller parce qu'elle est elle a une programmation limitante sur la question, ça peut pas marcher. Mais alors l'optimisation fiscale, comment ça marche ? On va faire des schémas pour essayer de clarifier tout ça.

On en profite pour remercier chaleureusement nos deux graphistes pour leur immense aide sur ces schémas. La première technique au cœur du système est toute simple, la holding ou société mè. Prenons un exemple.

Monsieur Rich a beaucoup de super dollars et des envies particulières. Il achète une maison d'édition, appelons-la Failardon par exemple. Puis un quotidien national en difficulté, le flicar.

Et enfin une chaîne de télévision, allez la chaîne du cassoulet. Bon, vous la voyez l'image ? Non, pas du tout.

Je vois pas du tout de quoi tu parles. Traditionnellement, monsieur Rich achète ses entreprises directement. Il possède en son nom les actions de Failardon, Flicaro et de la chaîne du cassoulet.

Ces actions font partie de son patrimoine personnel comme votre assurance vieux actions. C'est à vous et pas à une autre personne. Avec la holding, c'est simple.

Monsieur Rich crée une société, appelons-la Richou Mc Capital SAS. Il investit son argent, bref, il lui file de la tune et c'est cette société qui achète et contrôle les autres entreprises. Cette société particulière, Richu Capital, on l'appelle holding ou société MÈ holding qui détient les actions et d'ailleurs, le nom vient de là.

Holding, c'est ce qui détient. Son rôle est uniquement de posséder à la place de ses actionnaires les titres d'autres sociétés. Elle ne produit rien, n'a pas ou peu de personnel.

C'est un pur produit du capitalisme. Pour résumer, sans holding, la valeur fiscale de monsieur Rich dépend directement des actions qu'il détient dans Failardon, le flicaro et la chaîne du cassoulet. Avec la holding, son revenu fiscal ne dépend plus que de ce que Richou Mc Capital lui verse.

Cette séparation entre le patrimoine personnel et professionnel permet ensuite aux ultra riches d'utiliser toute une série de leviers fiscaux pour réduire l'imposition. Et ça repose sur un principe simple. Une personne normale comme vous et moi ne peut pas faire tout ce qu'une personne morale peut faire.

Une personne morale qui escroque le fisque. Ironique. Personne morale, ça veut juste dire une société.

Rien à voir avec la moralité. En revanche, si vous êtes là, c'est que vous n'êtes pas un multimilliardaire d'extrême droite à personne immorale. Et bien, justement, Blast a besoin de votre soutien pour continuer à faire vivre ses programmes.

Alors, si vous le pouvez, faites un don ou abonnez-vous à Blast. Revenons à l'optimisation fiscale de monsieur Rich. La première technique, la plus puissante permise par le montage de la holding, consiste à exonérer d'impôts une part substantielle des dividendes.

Le code des impôts prévoit en effet que les dividendes versées par les sociétés filles aux sociétés mères sont pour l'essentiel exonérées. Vous pouvez vérifier hein, article 145 et 216 du code général des impôts. Reprenons notre schéma.

Failleardon, le flicaro et la chaîne du cassoulet gagnent de l'argent. Quand il est reversé aux actionnaires, cet argent devient des dividendes. Sans holding, ils sont directement versés à monsieur Rich avec un taux moyen d'imposition de 30 %.

En revanche, si monsieur Rich fait passer tout ça par sa holding Richou Mac capital, la chourrot change de niveau. Le taux moyen tombe à 5 %. Soit 16e, juste par le fonctionnement de la holding, monsieur Rich a divisé son imposition par 6.

Imaginez diviser par 6 vos impôts simplement en transférant votre richesse dans un truc que vous contrôlez. Pas mal, non ? ce premier levier qui permet d'augmenter fortement la valeur de monsieur Rich sans payer d'impôts.

Les dividendes de Failardon du Flicaro et de la chaîne du cassoulet enrichissent Richou Mc Capital qui peut racheter d'autres entreprises. La valeur financière de monsieur Rich qui contrôle entièrement Richou Mc Capital augmente fortement mais il a payé presque rien et ça ne s'arrête pas là. Un autre truc que les sociétés peuvent faire et pas vous, c'est l'intégration fiscale.

Elle est prévue par le code général des impôts à l'article 223A. L'idée est simple. Au lieu de payer les impôts société par société, c'est la société maire qui paye tout.

Reprenons notre SAS, Richou ma capitale. Mettons que ce soit une bonne année pour Failardon grâce à de gros bestsellaires, par exemple un homme politique corrompu, elle engrange 15000 super dollars de bénéfices. De son côté, le flicaro souffre de la baisse d'intérêt constante pour les médias traditionnels et perd 5000 super dollars.

Tandis que la chaîne du cassoulet est à l'équilibre. Sans intégration fiscale et sans holding, la base d'imposition de monsieur Rich, le revenu qu'il devra déclarer aux impôts, c'est 15000 super dollars, ce que lui verse Failardon. Les pertes du flicaro, il l'a dans l'os comme vous.

D'ailleurs, si votre assurance vit s'effondre, vous payez quand même le reste de vos impôts normalement. Avec l'intégration fiscale, les impôts sont payés par Richuma Capital qui va pouvoir équilibrer les comptes. 15000 - 5000 = 10000.

La base d'imposition, les revenus que Richuma Capital aura à déclarer passent donc de 15000 à 10000 super dollars et en plus à un taux bien plus avantageux. Et ça, les personnes physiques comme vous et moi ne peuvent pas le faire. On ne peut pas compenser nos pertes en bourse avec d'autres revenus.

Le fisque s'en fout. Alors, faisons un point avec un tableau. On sait un tableau bon.

Mais ça permettra d'éclairer comment tout ça fonctionne. Sans holding, le régime merfille et sans intégration fiscale, la base d'imposition de monsieur Rich est de 15000 super dollars. À 30 % de taux d'imposition, il paye 4500 super dollars d'impôts.

Il lui reste donc 10500 super dollars comme vous avec vos actions. Sauf que sur cet argent, il doit éponger en plus les dettes du Flicaro. Il ne le reste donc plus que 5500 super dollars utilisables.

Maintenant, avec une holding, le régime Merf et l'intégration fiscale, le revenu réel du montage est toujours de 15000 super dollars. Ça ça bouge pas. Mais la base d'imposition, elle tombe à 10000 super dollars grâce à la compensation entre Failardon et Flicaro.

Sur ces 10000 super dollars, la holding est imposée à environ 5 %, soit 500 super dollars pour un taux d'imposition effectif aux alentours de 3,3 %. En utilisant ces techniques prévues par notre loi fiscale française, le coût fiscal de monsieur Rich passe de 4500 à 500 super dollars, une division par 7 du taux effectif d'imposition. Pour l'instant, toute la valeur financière de monsieur Rich est enfermée dans la holding Richu Mac Capital.

Pour l'utiliser, il faut sortir de l'argent, donc verser des dividendes. Ceux-ci sont soumis au prélèvement forfaitaire unique, soit 30 %. La première option est donc d'en sortir le moins possible. par exemple 1000 super dollars juste pour financer son train de vie luxueux pour mieux comprendre remplacer 1000 super dollars par 100 millions d'euros 850000 € par mois ça va pendant ce temp la holding peut gagner des centaines de millions par an en ne sortant que le strict nécessaire monsieur rich vit luxueusement et fait grossir sa fortune en payant des impôts dérisoires et c'est ce qui révolte la gauche 150 personnes de ce pays on va dire les milliardaires pour aller vite qui payaient toutes moins de 2 % d'impôts sur le revenu bon ça c'est quelque chose d'objectif qui avait été fait d'ailleurs en collaboration avec Berrait que ces gens-là avaient un taux effectif moyen d'imposition en gros de 26 % quand le taux marginal d'imposition sur le revenu des 75000 personnes les plus riches de ce pays est de 46 %.

Bon, la différence entre les deux est énorme. C'est-à-dire que si ces 150 personnes payaient le même taux d'imposition, on va dire que les riches Langda pour aller vite, ça rapporterait 18 milliards d'euros. à l'État.

En plus, il est crucial que tout le monde ait accès à ces informations pour comprendre comment fonctionne ce système capitaliste et ce qu'il nous coûte chaque année. Mais vous souhaitez que ces documents soient publiés, vous demandez ce matin au gouvernement, moi je souhaite que ces statistiques euh encore une fois les notes, moi j'ai j'ai pas vu une note particulière et les notes, ce serait des politiques publiques qui feraient proposé. Ça ça relève du gouvernement.

En revanche, les éléments statistiques, il faut qu'il soit publié, bien sûr. Ah, mais si seulement il avait été ministre de l'économie et des finances et en connaissance de ces éléments, il aurait pu les publier. Zut alors.

Mais les ultrariches utilisent aussi des techniques qui ne sont pas explicitement prévues par la loi fiscale pour sortir de l'argent de leur holding sans payer d'impôts. La troisième technique, c'est le kouumkum, la plus connue. On en avait déjà parlé l'an dernier.

Avec cette technique, c'est encore plus efficace. Reprenons Monsieur Rich. Juste avant la tombée des dividendes, monsieur Rich va voir une banque, par exemple Capital Crédit.

Il lui prête ses actions pendant la période des dividendes. La banque les lui rend ensuite dividende inclus, moyennant une petite commission. Monsieur Rich paye donc une commission pour que la banque détienne temporairement ses actions et personne ne paye d'impôt.

La banque dit que ce n'est pas elle et le propriétaire dit qu'il les a prêté. Ces montages sont de plus en plus réglementés et surveillés, mais il existe un montage encore plus simple, encore plus efficace et beaucoup moins connu. L'emprunt action.

Jusqu'ici, monsieur Rich sort l'argent de sa holding en se versant des dividendes. Mais c'est imposé, ça coûte cher, faut le déclarer. Pourtant, sa Holding, Richouac vaut énormément d'argent.

Ce serait quand même top moumout de trouver un moyen moins cher, non imposé et sans déclaration pour sortir de l'argent. Le montage est simple. Monsieur Rich retourne voir sa banque, Capital Crédit et demande un prêt pour financer son train de vue, disons euh 1000 super dollars et en garantie, il met ses actions et les dividendes qui leur sont associées.

Résultat, monsieur Rich a l'argent voulu sans rien déclarer parce qu'en emprunt, c'est pas du revenu, c'est une dette et ce sont les dividendes de la Holding qui remboursent directement la banque. Pour obtenir ces 1000 super dollars, monsieur Rich ne paye que les intérêts du prêt. Extrêmement faible pour les ultra riches, parfois moins de 1 %.

Un revenu taxé normalement à 30 % est ainsi utilisé pour un coût de seulement 1 %. Ces montages font échapper des sommes colossales à l'impôt. Avec 15000 super dollars de revenus sans montage, monsieur Rich paye 4500 super dollars d'impôts.

Et après avoir épongé les pertes du Flicaro, il lui reste 5500 super dollars utilisables. Avec la holding et tous les mécanismes qu'on a vu, il ne paye que 500 super dollars d'impôts et avec l'emprunt, il dispose donc de 9500 super dollars, soit 4000 de plus qui n'iront pas au fisque. [Musique] Comme on l'a vu, en transformant un patrimoine personnel en patrimoine professionnel via les holdings, les ultrariches contournent massivement l'impôt avec des techniques réservé à une petite élite.

Cet argent manquant oblige ensuite les gouvernements à couper dans les dépenses sociales, hôpitaux, école, police, justice, écologie. Or, on le sait, les mécanismes de redistribution sociale comme les services publics sont la richesse de ceux qui n'ont pas d'argent. En obligeant à couper dans les services publics, on diminue la richesse des plus démunis parce qu'on diminue la contribution des plus riches.

C'est littéralement le ruissellement à l'envers. La taxe Zukman est une des réponses possibles. Imposer les entreprises à un minimum de 2 % de leur valeur.

Beaucoup d'entreprises honnêtes payent déjà plus que ça. La cible, ce sont celles utilisées pour réduire la fiscalité des plus riches. En bon soutien d'un national capitalisme devenu goinfre, macronistes et néofasciste s'allent de plus en plus pour permettre au capital de contribuer toujours moins en gagnant toujours plus.

Ce système qui se dessine depuis des dizaines d'années maintenant s'est calcifié, donnant à notre société capitaliste des eaux bien cruelles. Le capitalisme, sans cesse renouvelé, prend de nouvelles formes économiques de concentration de la valeur sociale. Toujours moins de main et toujours plus d'argent.

Mais ce n'est pas qu'une question purement financière, peut-être plus dangereusement encore, le capitalisme prend de nouvelles formes sociales et s'est fait religion. Une religion sans dieu et sans dogme. Une religion de soumission au culte de l'argent lui-même comme unique symbole de la valeur sociale.

Une religion qui a ses saints et ses anges qu'on affuble d'exploit aussi ridicules que sordide. C'est une religion qui a ses prêtres, ses évêques, ses archevêques zellés occupés à prêcher une parole de culpabilité et de désespoir. La dette.

La dette. La dette. On approche une situation d'urgence parce que la réalité c'est que nous avons 3300 milliards de dettes et que la charge de cette dette parce que les taux d'intérêt ont augmenté et en plus à cause de notre situation, on paye notre dette à un prix beaucoup plus élevé que les autres. 70 centimes 0,7 % de plus que l'Allemagne hier soir.

Et donc cette charge de la dette, elle est en train de nous étouffer. Encore la dette, toujours la dette. L'horizon du capitalisme comme religion, c'est l'argent fait monstre.

Il n'y a pas de salut dans le capitalisme, il n'y a que l'argent et à dessin. Plus le désespoir de tous est grand, plus l'angoisse collective est puissante, plus les champs de sirène de l'argent sont envoûtants et aveuglants. Voilà pour cette fois.

On se retrouve très bientôt pour commenter l'actualité politique et parlementaire. N'oubliez pas de liker, commenter, partager pour diffuser une information libre, indépendante et accessible à tous. Et en attendant, la prochaine fois, on vous laisse avec cette citation aspirante.

Le capitalisme est une religion du culte pur, sans dogme. Il tient à l'essence même de ce mouvement religieux qui est le capitalisme de persévérer jusqu'à la fin, jusqu'à la complète et définitive culpabilisation, jusqu'à ce que soit atteint un état universel de désespoir tout juste encore espéré. Valter Benjamin, le capitalisme comme religion.

Lorsque tu vas sur une ligne de production, c'est pas une punition, c'est pour ton pays, c'est pour la magie. [Musique]