Aller au contenu
Pourquijevote
Tous les transcripts
InterviewFrance Inter — L'invité de 6h20 (sur Site radio)· 20 juin 2022 7 minComplaisantActualité / polémiqueInstitutions & électionsEurope & international

Philippe Gosselin : Il y a "une majorité qui n'en est plus une, un gouvernement en diffitulté"

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 10 %Attaque 30 %Défensif 60 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:26OuverteRéponse directe

    Qu'est-ce qui vous marque le plus dans ces législatives ?

  • 2:02OuverteRéponse directe

    Est-ce que vous vous sentez dans la peau d'un faiseur de roi ce matin ?

  • 2:53OuverteRéponse directe

    Arithmétiquement, aujourd'hui, il ne peut pas y avoir de majorité absolue sans vous.

  • 4:01OuverteRéponse directe

    Philippe Gosselin, est-ce que vous suivez la ligne d'un pacte de gouvernement avec Macron ?

  • 4:59OuverteRéponse directe

    Est-ce que ça dit quelque chose de la future ligne du parti ou du rôle de Laurent Wauquiez ?

  • 6:01OuverteRéponse directe

    Vous aussi, vous êtes sur un toboggan ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 1:35Invité politiqueFait
    « Une majorité qui n'en est plus une. »
  • 1:37Invité politiqueFait
    « Un gouvernement qui se trouve en difficulté. »
  • 2:16Invité politiqueFait
    « Les LR sont en position d'arbitre si on ajoute numériquement et mécaniquement un certain nombre de voix. »
  • 2:23Invité politiqueFait
    « Le président de la République est un peu un roi nu. »
  • 2:40Invité politiqueFait
    « Un gouvernement qui met 23 jours à démissionner et quelques jours supplémentaires à se constituer. »
  • 4:31Invité politiqueFait
    « J'ai été élu pour porter la voix de mon territoire, pour porter une voix d'opposition. »
  • 6:11Invité politiqueFait
    « Moi, je fais partie de ceux qui ont été élus en 2007, vous voyez, pour la première fois. »
  • 6:47Invité politiqueFait
    « Je n'ose espérer quels troubles cela sera avec plus de 80 aujourd'hui et 130 ou 140 nups. »

Temps de parole

  • Philippe Gosselin78 %
  • Présentateur14 %
  • Locuteur non identifié8 %

0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Ce matin, nous avons deux invités politiques. Et oui, on fait de la place pour revenir sur ces législatives, d'autant plus que ce scrutin nous a réservé plein de surprises. Yael Gauze est avec moi en studio et je vous présente notre invité. Bonjour Philippe Gosselin. Bonjour. Vous faites partie des 61 députés LR de cette nouvelle Assemblée. Vous avez été réélu pour un quatrième mandat dans la première circonscription de la Manche. Je le disais, il y a eu plein de surprises. Qu'est-ce qui vous marque le plus, vous ?

0:30
Philippe Gosselin

Écoutez, c'est cette opposition venant de toutes parts finalement au gouvernement actuel. Une claque, je crois, pour le gouvernement. C'est quand même quelque chose d'assez exceptionnel sous la Ve République. C'est cet ensemble, effectivement, qui me marque plus que tel ou tel résultat de tel ou tel sortant. Plus que l'abstention ? Oui, parce que l'abstention, malheureusement, si elle est dramatique et on la regrette tous, était un peu en germe déjà la semaine dernière. Donc l'abstention, oui, on peut s'en plaindre. Et je fais partie de ceux qui s'en plaignent, mais réellement et forcément, et pas simplement parce que vous la pointez, parce qu'elle est dramatique.

On ne sait pas interpréter ce qu'auraient fait ou auraient souhaité faire les abstentionnistes. Mais encore une fois, ce qui fait que le résultat est là, c'est un refus d'une majorité. C'est une dispersion des voix. Et c'est cela qui est le fait marquant d'hier soir. Une majorité qui n'en est plus une. Un gouvernement qui se trouve en difficulté. Et un président de la République qui, quelques semaines seulement après son élection, se trouve en réelle difficulté. Et au final, avec l'abstention, si on l'intègre, c'est une France très fracturée. Une France qui, aujourd'hui, ne se regarde plus dans les yeux. C'est cette difficulté à gouverner.

C'est cette difficulté à croire dans la vie politique.

2:00
Présentateur

Yael Gauze, il y a une question pour vous.

2:02
Locuteur non identifié

Est-ce que vous vous sentez dans la peau d'un faiseur de roi ce matin ? Puisque c'est vous, les LR, qui êtes en position d'arbitre.

2:09
Philippe Gosselin

Les LR sont en position d'arbitre si on ajoute numériquement et mécaniquement un certain nombre de voix. Mais pour quoi faire ? Pour quelle politique ? Aujourd'hui, ce ne sont pas les LR qui ont la main là-dessus. Le président de la République est un peu un roi nu. On ne sait pas précisément quels étaient ses envies, ses projets politiques, parce que la campagne présidentielle a été bien escamotée. La campagne des législatives a été aussi fortement escamotée. Quand on a un gouvernement qui met 23 jours à démissionner et quelques jours supplémentaires à se constituer. Ça, c'était le passé, Philippe Bossin. Là, on se projette. On est aujourd'hui en interrogation. On est en interrogation.

2:53
Locuteur non identifié

Arithmétiquement, aujourd'hui, il ne peut pas y avoir de majorité absolue sans vous.

2:57
Philippe Gosselin

Il ne peut pas y avoir de majorité absolue sans nous, certes. Mais pour faire quoi ? Encore une fois, le gouvernement est en difficulté. Qui va aller voter demain la confiance à ce gouvernement remanié ? Je vous pose la question. Pas nécessairement les LR. Moi, je souhaite une opposition constructive. J'ai fait campagne sur ce thème comme nombre de nos collègues.

3:20
Présentateur

Donc, ça veut dire au cas par cas, en fonction des textes qui seront présentés ? Vous vous déciderez au cas par cas, c'est ça ?

3:26
Philippe Gosselin

Je crois qu'aujourd'hui, ce qui est le plus vraisemblable, c'est que ça soit au cas par cas. Effectivement, moi, je ne vois pas à ce stade un contrat de gouvernement se dessiner. Mais encore une fois, c'est aussi au président de la République de dire ce qu'il souhaite. Nous, nous avons une mission aujourd'hui. Nous avons été élus les uns et les autres hier soir sur ce projet. C'est une opposition constructive. Et pour moi, cette construction ne peut se faire que dossier après dossier. Mais sans attendre... Sauf à trouver un accord de gouvernement.

4:01
Locuteur non identifié

Philippe Gosselin, attendez, sans attendre, vos collègues Christelle Morancet, présidente de la région Pays de la Loire, et Jean-François Copé, maire de Maux, demandent un pacte de gouvernement à Emmanuel Macron avec les LR. Vous suivez cette ligne ou pas du tout ?

4:14
Philippe Gosselin

Écoutez, pour le moment, aucun de ces deux-là n'est député, premier point. Et un pacte de gouvernement, d'une certaine façon, risquerait de nous amener à être en quelque sorte des supplétifs de la majorité. Et moi, je n'ai pas été élu pour être supplétif. J'ai été élu pour porter la voix de mon territoire, pour porter une voix d'opposition, mais en construisant, et ce n'est pas être associé nécessairement à une majorité sur l'ensemble des textes. Mais encore une fois, il faudrait savoir ce que veut réellement le président de la République. Aujourd'hui, on ne connaît pas son projet.

4:51
Présentateur

Philippe Gosselin, il y a énormément de députés LR qui viennent de la région Auvergne-Rhône-Alpes. On a fait les comptes, il y en a quand même 19 pour cette seule région. Est-ce que ça dit quelque chose de la future ligne du parti, ou du poids, ou du rôle que pourrait jouer Laurent Wauquiez, le président de la région ?

5:06
Philippe Gosselin

En tout cas, ça veut dire que ceux qui nous ont envoyés veulent une opposition qui s'exprime. Je crois qu'il faut de la clarté, il faut de la transparence. Et aujourd'hui, le en même temps ensemble, le en même temps du président de la République, c'est la négation des différences. Je crois qu'on nous a élus, encore une fois, parce que nous étions des LR, et pas parce que nous étions éventuellement une opposition fongible dans le macronisme. Moi, je ne cherche pas à dire que tout est mauvais chez Macron. Je ne cherche pas à ce que mon pays soit dans le trouble. Mais en même temps, il faut de la clarté et de la transparence.

Et aujourd'hui, les conditions de la clarté et de la transparence, en s'alliant le cas échéant avec Emmanuel Macron, ne sont pas remplies. Donc, encore une fois, que veut le président de la République ?

5:59
Présentateur

Les minutes filent. Une dernière question, dit El Gauze.

6:01
Locuteur non identifié

200 députés l'air il y a 10 ans, 100 il y a 5 ans, 61 depuis hier soir. Vous aussi, vous êtes sur un toboggan ?

6:09
Philippe Gosselin

Totalement, totalement. Moi, je fais partie de ceux qui ont été élus en 2007, vous voyez, pour la première fois. Donc, cette glissade, elle est là. Et au-delà de la résistance personnelle, il y a aujourd'hui une difficulté à faire entendre la voix des LR. Et je ne suis pas sûr que cette opposition dont on a besoin serait plus debout si demain, elle se fondait dans un parti de majorité. Mais encore une fois, tout cela va dépendre de ce qui se déroulera à l'Assemblée, du rapport de force. Moi, j'ai connu une obstruction très forte avec 17 insoumis. Je n'ose espérer quels troubles cela sera avec plus de 80 aujourd'hui et 130 ou 140 nups. C'est une difficulté, évidemment.

6:57
Présentateur

Merci, Philippe Gosselin, député LR de la Manche. Vous étiez l'un des deux invités du 5-7.

7:06
Locuteur

Sous-titrage Société Radio-Canada