Ils ont voté Jean-Luc Mélenchon au premier tour : les 22 % les plus courtisés de l’élection présidentielle
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 8 %Attaque 16 %Défensif 55 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 73 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 2:15OuverteRéponse directe
Est-ce que vous vous dites que vous avez encore plusieurs jours pour décider ?
- 3:13OuverteRéponse partielle
Est-ce qu'on peut faire la part dans ces 22% entre les vrais mélenchonistes et les transfuges ?
- 6:36RelanceRéponse partielle
Selon vous, cette phrase "l'un et l'autre ne sont pas équivalents" peut-elle décrocher les transfuges ?
- 7:19OuverteRéponse partielle
Est-ce que vous lisez comme un appel du pied dans ce dernier message ?
- 8:21OuverteRéponse partielle
Est-ce que Marine Le Pen a moins de mal à aller chercher la jambe gauche ?
- 9:30FerméeRéponse directe
Ce que ça veut dire, c'est qu'elle va chercher les purs et pas les transfuges ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 12:36PrésentateurFait
« On ne sortira pas de l'accord de Paris »
- 27:36AuditeurFait
« Marine Le Pen veut privatiser l'audiovisuel public »
- 31:09AuditeurChiffre
« la retraite à 65 ans dont 70% des français ne veulent pas »
- 32:09AuditeurPromesse
« de vrais engagements sur les retraites »
- 35:26AuditeurFait
« faire une modification par référendum du mode de scrutin »
Temps de parole
- Auditeur29 %
- Présentateur21 %
- Auditeur 218 %
- Auditeur 314 %
- Auditeur 47 %
- Auditeur 54 %
- Auditeur 63 %
- Auditeur 73 %
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France Inter, le 18-20 Fabienne Sintès Ne me brusquez pas, ne me demandez pas tous les 4 matins ce que je vais faire au 2ème tour Qui n'a pas eu cette conversation en famille ou avec des amis quand on a fait le choix de voter Jean-Luc Mélenchon et que tout le monde vient vous taper sur l'épaule c'est la première conversation post-premier tour, on a beau avoir attendu quelques jours pour vous poser la question au téléphone sonne, il y a des chances que pour la digestion, ce ne soit pas tout à fait au point encore pour tout le monde pour certains d'entre vous c'est très clair pour d'autres c'est le piège refermé dès 20h dimanche ce qui rend les choses un petit peu plus compliquées à lire c'est que dans les 22% de Jean-Luc Mélenchon il y a des transfuges d'une autre gauche qui ont voulu faire nombre, ceux du vote calcul plus que du vote adhésion et c'est peut-être ça d'ailleurs qui est au dernier sondage de Ipsos pour nos amis de France Info peut-être ça qui montre que le report des mélenchonistes vers Macron est passé à 37% vers Marine Le Pen à 18% dans la lettre à ses soutiens Jean-Luc Mélenchon aujourd'hui même s'il donne toujours zéro consigne de vote prend soin en tout cas de différencier les deux candidats, on verra si ça change quelque chose auprès des militants ces électeurs là en tout cas ont besoin de réfléchir ils sont les plus dragués de la 5ème république avec peut-être les abstentionnistes c'est le téléphone sonne de ce soir et soyez-les bien le téléphone sonne 01 45 24 7000 Karine vous êtes dans l'Ardèche c'est à vous bonsoir et bienvenue
Allo, bonsoir et bien écoutez merci de prendre ma question voilà moi je suis une j'ai voté France Insoumise je suis militante France Insoumise depuis longtemps donc j'ai voté par conviction et en fait là je suis devant un dilemme d'autant plus que donc je suis plutôt la génération Coluche la génération ne touche pas à mon pote donc effectivement j'ai pas trop de j'ai pas trop d'accroche avec le FN par contre là on vient de lutter contre monsieur Macron pendant 4 ans et je veux dire on va pas nous faire oublier qu'il a sa police a éborgné blessé qu'il a traité le peuple comme on a jamais traité le peuple depuis longtemps et voilà donc là je suis devant un dilemme
et est-ce que vous je sais pas Karine est-ce que vous vous dites j'ai encore plusieurs jours je peux décider aussi jusqu'à dimanche est-ce que c'est est-ce que c'est cet accabli là où vous vous dites de toute façon j'aurais pris une décision je l'aurais prise demain ou après demain et ce serait irrévocable
non non non je pense que jusqu'au dernier moment jusque devant l'urne je vais me poser la question est-ce que je vote blanc ou est-ce que je vote contre Macron voilà donc je vais me poser la question effectivement jusqu'au bout quoi
et bien écoutez je réfléchis et bien je vois et vous n'êtes pas la seule dans votre cas au milieu de ces 22% et c'est ça qui est intéressant évidemment en ce moment pour en discuter ensemble Frédéric Savy qui est avec nous bonsoir bonsoir politologue professeur de sciences politiques à Paris en Panthéon Sorbonne Antoine Bristiel est avec nous aussi bonsoir Antoine vous êtes directeur de l'Observatoire de l'Opinion à la Fondation Jean Jaurès et puis Yael Gauze du service politique de France Inter que je salue bonsoir également est-ce qu'on peut la faire la part ?
c'est à vous que je vais poser la question Antoine Bristiel mais est-ce qu'on peut la faire la part dans ces 22% entre les pardon de le dire comme ça pour Karine les vrais mélenchonistes ceux qui ont un vote transfuge je dis ça parce que ça change tout pour les reports en fait donc est-ce qu'on sait la faire le noyau dur au fond du vote Jean-Luc Mélenchon est-ce qu'on sait lui donner un pourcentage ?
on peut éventuellement supposer que le noyau dur du vote Jean-Luc Mélenchon pardon c'est ce qu'il y avait au début de la campagne donc plutôt autour de 10% et qu'on a eu effectivement peut-être le double qui s'est greffé pendant la campagne après dans cette histoire de vote de conviction et de vote stratégique c'est aussi les institutions qui sont faites de cette manière là et on peut voir aussi que chez Valérie Pécresse le fait qu'elle fasse un aussi petit score c'est lié au fait qu'il y ait un vote justement stratégique vers Emmanuel Macron pareil dans le petit score d'Éric Zemmour vers Marine Le Pen donc certes c'est une problématique qui se pose dans l'électorat de Jean-Luc Mélenchon mais qui est assez liée quand même à cette configuration institutionnelle actuelle
10 c'est beaucoup Frédéric Savicky ou non effectivement oui c'est à peu près ça ça fait une grosse différence quand même
oui c'est beaucoup mais d'une certaine façon c'était déjà le cas en 2017 on avait aussi vu ce phénomène je vous rappelle qu'au début de la campagne présidentielle de 2017 Benoît Hamon était nettement devant enfin 12-13% Mélenchon et donc la capacité effectivement de Jean-Luc Mélenchon par son verbe mais aussi par la capacité de mobiliser des militants comme la personne qui vient de s'exprimer en utilisant beaucoup les réseaux sociaux fait qu'il arrive effectivement à supplanter et à apparaître comme le candidat le plus on pourrait dire ajusté à la personnalisation de l'élection présidentielle alors après là ce qu'on peut quand même remarquer c'est que la déclaration de Jean-Luc Mélenchon aussi bien dimanche que celle qu'il vient de faire évidemment va plutôt dans le sens d'une position où il ne tranche pas véritablement puisqu'il appelle à ne pas voter pour Marine Le Pen mais il ne condamne pas a priori enfin ne condamne pas en tout cas il n'incite pas les abstentionnistes ou ceux qui seraient tentés par le vote blanc de ne pas le faire et du coup évidemment le dilemme est encore plus grand pour les électeurs qui le suivent de façon la plus fidèle
il ne tranche pas il y a le gosse c'est vrai mais en même temps il y a cette phrase que j'ai retenue qui dit l'un et l'autre ne sont pas équivalents etc là il y a une manière de dire attention c'est pas bonnet blanc blanc bonnet méfiez-vous de ça moi j'ai lu ça en tout cas dans cette déclaration là
la balance penche assez sérieusement du côté d'Emmanuel Macron parce que cette lettre elle date de ce matin c'est la consultation pour le second tour dont on aura les résultats auprès des 300 000 adhérents ce week-end samedi a priori et le choix qu'il donne c'est ou voter Macron ou voter blanc ou nul ou s'abstenir mais il n'y a pas le voter contre Emmanuel Macron en mettant un bulletin Marine Le Pen il n'y a pas cette option là elle n'est même pas proposée aux adhérents de la France insoumise l'autre remarque que je voulais faire
ce serait contre culture pardon parce que je vois Frédéric Savicky qui fait bah oui on pourrait pas voter alors là imaginez Jean-Luc Mélenchon
appeler à voter Marine Le Pen ça serait effectivement assez inconcevable il a ce mot là aussi Le Pen ajoute au projet de maltraitance sociale qu'il partage avec Macron un ferment dangereux d'exclusion ethnique et religieuse un peuple peut être détruit par ce type de division
c'est là qu'il dit c'est pas ils ne sont pas équivalents en fait c'est pas égal et ça change tout selon vous cette phrase là elle peut auprès des électeurs de Jean-Luc Mélenchon et de leur choix elle peut décrocher
les transfuges dont vous parliez Fabienne c'est à dire ceux qui se sont rajoutés au socle originel des insoumis qui se sont agrégés au fil des semaines depuis septembre parce qu'en fait l'histoire de la gauche dans cette campagne c'est un parcours du combattant le lecteur de gauche il a vécu une primaire verte qui n'a pas servi à grand chose puis après une primaire populaire qui a avorté une Christiane Taubira qui l'a gagnée mais en fait ne s'est pas présentée et a fini par rallier Jean-Luc Mélenchon il y a quand même beaucoup d'agrégations des lecteurs venus de cette gauche déboussolée qui n'avaient pas le choix Mélenchon au départ et qui y sont arrivés à la fin
Est-ce que vous lisez vous Entrande Bristiel comme un appel du pied dans ce dernier message un appel du pied qui peut dire attention au calcul quand même voici ce que peut vouloir dire l'abstention mathématiquement voici ce que peut dire une non-abstention
D'ailleurs c'est comme ça que c'était compris par certaines personnes qui ont écouté son discours avec le fait qu'il ait répété justement pas une voix ne doit aller à Madame Le Pen pas une voix ne doit aller à Madame Le Pen le jour de l'élection ça a pu être interprété comme le fait qu'il fallait voter pour Emmanuel Macron après ce qui est certain c'est qu'au sein de son électorat il y a un rejet de Marine Le Pen mais il y a aussi un rejet très fort d'Emmanuel Macron quand on regarde justement la part de la population qui est inquiète par rapport aux différents candidats sur Emmanuel Macron dans la population française c'est 41% des Français qui se disent inquiets et chez l'électorat de Jean-Luc Mélenchon c'est 68% donc c'est pour ça que c'est vraiment un choix qui est cornélien pour une partie de ces électeurs-là qui certes n'ont pas envie de voir Marine Le Pen au pouvoir mais qui n'ont pas forcément envie non plus de revoir Emmanuel Macron pendant 5 ans
Yael Goss est-ce que vous diriez qu'elle a cependant moins de mal dans le contexte aujourd'hui Marine Le Pen à aller chercher la jambe gauche en fait d'une certaine façon que son adversaire en ce moment
elle peut aller chercher cette jambe gauche appelons-la comme ça qui a vécu pendant 4 ans effectivement une succession de crises on pense évidemment à la crise des gilets jaunes d'ailleurs les appels du pied sont très clairs depuis hier de sa part puisque lorsqu'elle a développé son programme pour les institutions elle fait clairement en sorte de mettre en avant le RIC le fameux référendum d'initiative citoyenne porté par les gilets jaunes mais aussi soutenu par les insoumis à l'époque de la crise gilets jaunes donc elle c'est vraiment l'appel au référendum ce qu'elle appelle la révolution référendaire quitte à bousculer même la constitution et à pas forcément en respecter les règles au départ Thomas Le Grand l'a très bien expliqué depuis hier à savoir qu'on fait un référendum pour mettre la primauté nationale sur l'Europe sur le droit européen mais en utilisant un article de la constitution qui n'est pas forcément celui qui est adapté donc c'est presque un coup de force institutionnel
ce que ça veut dire c'est qu'elle va chercher les purjus elle ne va pas chercher
les transfuges elle va vraiment chercher les purjus oui exactement elle va chercher les purjus et puis on le voit aussi sur les questions diplomatiques qui ont été développées longuement aujourd'hui Marine Le Pen là aussi n'est pas du tout dans une ligne de gauche européenne de gauche atlantiste au contraire c'est vraiment le repli sur une France souverainiste une France indépendante qui ferait ses propres coopérations indépendamment de l'Europe
mais là dessus notamment effectivement sur le projet diplomatique qu'elle a présenté aujourd'hui est-ce qu'elle n'est pas pour le coup là dans son couloir qui était la partie peut-être la plus proche au fond du couloir mélenchoniste mais là elle ne se fait pas violence elle ne va chercher personne
elle était déjà dans ce couloir-là non ? Oui sauf que ce qui surprend c'est que Mélenchon lui a évolué au fur de la campagne par rapport à ses positions d'origine sur la Russie et sur Poutine là aujourd'hui on a quelqu'un qui nous dit Marine Le Pen qu'il faut vite un traité de paix entre la Russie et l'Ukraine et puis ensuite on ira tranquillement associer l'OTAN et la Russie qui négocieront ensemble de nouveaux rapports de force de nouvelles négociations on est quand même très très loin de l'arrière politique du moment de ce qui se passe sur le terrain en Ukraine
et en même temps est-ce que ça joue vraiment sincèrement ce genre d'argument Frédéric Savicky c'est pas sur l'international
ça joue en tout cas bon ça joue sans doute pas sur le noyau de l'électorat de Marine Le Pen mais on peut quand même pas exclure que parmi les électeurs de Jean-Luc Mélenchon et a fortiori parmi ceux qui ont voté Jadot ou pour Anne Hidalgo c'est quand même un élément très très répulsif c'est-à-dire que l'idée qu'on puisse tout à coup comme ça se mettre à reparler à renégocier avec les Russes et à passer des accords diplomatiques effectivement devrait normalement jouer contre Marine Le Pen et ça pose aussi la question j'allais dire de manière générale peut-être pas simplement en relation internationale mais sa crédibilité c'est-à-dire qu'elle joue quand même là la capacité au fond à montrer qu'elle est capable demain de présider le conseil des chefs d'État de l'Union Européenne si elle gagne l'élection présidentielle et de se présenter devant les autres en disant bah non à partir de maintenant on arrête de boycotter la Russie éventuellement on cesse la livraison d'armes et on va proposer un accord diplomatique sur la base éventuellement d'une partition territoriale c'est quand même tout ça que joue aussi Marine Le Pen c'est de réussir à convaincre des gens qui sont peut-être indécis ou qui sont pas forcément radicalement hostiles à ces idées du fait qu'elle puisse endosser les habits présidentiels et là me semble-t-il que sur ce terrain-là elle s'expose quand même en allant aussi loin et en étant aussi en quelque sorte à rebours de la réalité diplomatique militaire de la situation actuelle où on a un président des Etats-Unis qui accuse le président russe d'organiser un génocide donc vous voyez à quel point c'est un front renversé que d'aller dire ben non on va pouvoir négocier avec Poutine normalement et puis on va l'intégrer dans l'OTAN
il y a autre chose que j'ai retenue dans ce qu'elle a dit aujourd'hui qui m'a frappé c'est notamment on ne sortira pas de l'accord de Paris vous avez entendu ça peut-être aussi Antoine Briciel est-ce qu'il y a une manière de dire alors vous qui êtes un transfuge qui venez peut-être comme ça qu'il faut lire ce genre de message
complètement en fait on se rend compte quand même que les préoccupations principales des électeurs de gauche et des électeurs mélanchonistes c'est un le pouvoir d'achat et viennent ensuite les questions d'environnement de santé de lutte contre les inégalités donc pour Marine Le Pen tout l'enjeu pour elle c'est de dire regardez moi j'ai un programme social et moi je ne suis pas contre les politiques environnementales alors sur la question sociale il y a eu un vrai infléchissement de ces positions depuis notamment toute l'ère Philippot entre 2012 et 2017 même si à côté de ça on oublie que sur toutes les questions migratoires sur toutes les questions d'insécurité régalienne il n'y a eu par contre aucune inflexion depuis le début des années 2000 c'est ce qu'on a montré dans un rapport récent mais après le côté environnemental oui c'est aussi la même stratégie c'est de pouvoir séduire cet électorat de gauche qui est préoccupé par ces questions pardon allez-y son objectif c'est pas forcément de séduire ou d'aller accrocher une voix mélanchoniste c'est de les faire rester à la maison l'objectif de Marine Le Pen c'est que l'abstention soit massive dans ces blocs de 22% dont vous parliez Fabienne et que du coup arithmétiquement ça provoque un score très serré entre Emmanuel Macron et elle
une dernière chose j'allais dire un peu en détail avant qu'on retourne au standard la rediabolisation parce qu'on sent ça notamment dans l'équipe adverse est-ce que ça a du sens vraiment est-ce que ça peut vraiment marcher est-ce que c'est un argument qui fonctionne ça
en tout cas moi c'est ce que je vais guetter la semaine prochaine dans le débat d'entre deux tours ce que tout le monde va guetter c'est comment Emmanuel Macron va essayer d'amener face à elle justement tous les éléments qui la font pas à son sens comme une républicaine comme les autres mais ce on a vu ce débat Edouard Philippe l'a dit ce matin lui il croit au front républicain encore Emmanuel Macron il est pas sur cette ligne là il pense que c'est c'est pas en allant la chercher sur des vieux réflexes Jean-Marie Le Pen etc qu'il fera la différence
allez retour au standard on retrouve Tristan bonsoir bonsoir on vous écoute allez-y
eh bien je voulais passer un message à monsieur Macron qui est que après avoir joué pendant 5 ans avec l'extrême droite en ayant fait le pari de se retrouver face à l'extrême droite il est en passe de gagner son pari le problème c'est que maintenant il va falloir donner des gages à l'aile gauche il n'a pas donné du tout pendant 5 ans je fais souvent l'analogie je trouve qu'il a joué avec le feu maintenant il y a l'incendie et je trouve ça un peu facile de nous demander à nous d'éteindre le feu quand c'est lui qui joue avec le feu
sauf que s'il y a un incendie derrière vous vous direz quoi Tristan vous direz ben tant pis c'est pas de ma faute c'est ça l'idée à la fin
ben oui je me sens vraiment pas si ça devait mal tourner ce dimanche et je me sentirais vraiment pas coupable de ça parce que vraiment c'est c'est pas comme s'il est pris par surprise ça fait quand même 5 ans et ça fait 5 ans que les alertes sont données depuis l'aile gauche à un moment donné il faut aussi arrêter de nous prendre un peu pour des jambons il va falloir un peu respecter tout cet électorat mais lui-même se place comme ça d'ailleurs il appelle pas du tout à un front républicain il appelle à un vote d'adhésion sauf que pour qu'on puisse adhérer il va falloir donner des gages je peux pas adhérer à ce qu'il a fait depuis 5 ans et à ce qu'il promet de faire encore maintenant
merci pour ce témoignage Tristan qui fait réagir Frédéric Savicky
oui parce que je pense que cette idée que c'est Macron qui aurait fabriqué l'extrême droite et Marine Le Pen doit quand même être tempéré et remisé quand même d'un point de vue plus historique je crois que bon je vais pas revenir sur toute l'histoire du Front National mais enfin le Front National s'est imposé comme dans le paysage politique comme une force très significative depuis les années 90 et ça s'est renforcé au cours des 20 dernières années Marine Le Pen a quand même s'est qualifié au deuxième tour a fait 33% là où on peut discuter c'est la stratégie évidemment adoptée par Emmanuel Macron au fond Emmanuel Macron a fait la même stratégie que Nicolas Sarkozy il a copié d'une certaine façon la stratégie de Sarkozy qui était de dire on va reprendre un certain nombre de thématiques du Front National on va faire la loi sur le séparatisme on va taper symboliquement et pratiquement dur sur la question des réfugiés sur la République etc.
donc bon et là ce qu'il faut constater c'est que cette stratégie a effectivement complètement échoué bon alors ça ne dédouane absolument pas Emmanuel Macron mais dans tous les pays il n'y a pas que la France où il y a une extrême droite forte la manière dont les partis installés luttent contre l'extrême droite dès lors qu'elle fait 20-30% des voix c'est effectivement d'aller finalement adopter des mesures qui essayent de faire baisser cet électorat on peut le regretter on peut trouver ça moralement condamnable mais malheureusement c'est aussi le fonctionnement de la politique c'est une politique démocratique il y a 30% 40% d'électeurs on l'a vu la dernière fois 33% quand même en France bon on ne peut pas les ignorer ils ont des attentes ce sont des gens qui attendent des mesures sécuritaires de protection contre les étrangers pour les rassurer etc.
la question c'est pourquoi ça a raté alors ça a probablement raté effectivement parce que Emmanuel Macron ne s'est pas contenté de faire ça il a aussi eu une politique qui a été perçue à raison en bonne partie effectivement qu'une politique à destination des riches d'où ce positionnement mais lui reprocher au fond d'avoir une politique trop droitière sur les questions d'immigration et de sécurité bon c'était le même reproche qu'on pouvait faire à Sarkozy mais ce n'était pas forcément en soi incompréhensible compte tenu du fait qu'il avait au deuxième tour Marine Le Pen qu'il avait 33% que c'était son adversaire et que c'est pas pour la faire monter qu'il étalait sur ce terrain là c'était au contraire pour la faire descendre donc pas y faire de procès d'intention à cet égard
Bonne Brestiel ce que j'entends dans ce que nous dit Tristan c'est ne me culpabilisez pas ne me culpabilisez pas et c'est important dans une opinion ce genre de phrase là
oui complètement en fait Emmanuel Macron il a deux stratégies à l'heure actuelle soit la première stratégie c'est de miser sur la posture morale le front républicain la diabolisation du rassemblement national et ça on voit que ça marche pas en fait ça marche plus le front républicain on en parle depuis 2002 c'est la troisième fois qu'on se retrouve avec un Le Pen au second tour et il y a un nombre d'électeurs qui en ont assez de se retrouver dans cette situation là surtout si on leur demande de voter à côté de ça pour quelqu'un qu'ils détestent peut-être pas tout autant mais en tout cas qu'ils aiment pas beaucoup et c'est le cas pour une large partie des électeurs de Jean-Luc Mélenchon et donc du coup la seconde solution qui lui reste c'est de pouvoir avoir des réponses politiques concrètes avec des mesures pour essayer justement de faire en sorte que ces électeurs qui comptent s'abstenir ou qui comptent compter voter pour Marine Le Pen ils votent pour lui parce que ce que l'on voit c'est assez intéressant de le regarder c'est que plus les électeurs de gauche en particulier de Jean-Luc Mélenchon pensent que Marine Le Pen peut être présidente plus ils vont voter pour elle au second tour ou s'abstenir oui c'est à dire que c'est pas une attitude de se dire moi je prends pas mes responsabilités et j'espère quand même que Macron soit élu non dans la réalité c'est pas on le voit les chiffres le montrent assez clairement ils se disent oui moi je pense qu'elle peut être élue et en fait c'est pour ça que soit je vais m'abstenir soit je vais voter pour elle mais je veux pas d'Emmanuel Macron donc il faut qu'il ait une réponse politique qu'il faut qu'il ait des mesures qui puissent parler à cet électorat de gauche et on voit quand même que c'est ce qu'il essaye un petit peu de faire depuis quelques jours
sans grand succès apparemment mais effectivement la tentative et surtout
on aura le fameux de l'histoire samedi dans son meeting de Marseille c'est là qu'il va faire la synthèse de ce qu'il aura récolté au fil de cette semaine d'empathie entre guillemets c'est l'expression qui revient en boucle au QG de campagne il faut qu'il soit empathique dans le dialogue l'écoute au maximum toute la semaine et après samedi il aura fait sa synthèse des gestes qu'il peut faire pour intégrer dans son projet les éléments venus de ses adversaires de gauche là on a eu hier un discours place de la cathédrale sur l'Europe très européen très europhile à Strasbourg et demain ce sera le Havre chez Edouard Philippe mais sur un thème écologique puisque ce sera une usine qui fabrique des éoliennes en mer mais ça
ça ne va pas chercher les électeurs les 22% ce genre de discours ça rassure plutôt une aile droite non Yael ?
les éoliennes en mer c'est plutôt pour aller chercher les éventuels sociodémocrates écolo qui étaient allés sur Mélenchon au premier tour c'est ça l'objectif mais ça ne suffit pas il faudra des mesures il faudra qu'ils disent des choses plus clairement mais ça on le jugera samedi en fait pas avant c'est qu'il n'est pas cru
c'est pour ça que pour l'instant ça fait un peu flop quand même
je ne sais pas si ça va faire flop jusqu'au bout mais en tout cas évidemment beaucoup de gens disent il nous avait déjà fait le coup en 2017 de nous dire qu'il allait faire à la fois une politique équilibrée on va dire libérale et sociale et écologique et puis il y a eu la convention citoyenne pour le climat et puis qui a accouché peut-être pas d'une souris mais de deux ou trois souris et le résultat c'est que maintenant et qu'il nous dit après avoir annoncé qu'il allait faire passer la retraite à 65 ans peut-être ça c'est un danger sur l'aile droite par contre pour le coup d'avoir changé d'avis dès le lendemain le premier tour
est-ce que c'est un danger pour les deux
disons que c'est un danger de ne pas être cru d'être décrédibilisé de tous les côtés c'est-à-dire bon au fond il est encore en train de nous raconter des cracks ce que je ne pense pas je m'empresse de le dire mais en fait c'est comme ça que c'est perçu je pense qu'il ne peut pas faire autrement effectivement que de faire ce qu'il dit qu'il fera parce que là pour le coup je pense qu'en termes de contestation sociale ça serait absolument énorme mais néanmoins il y a ce problème de crédibilité
Carole est avec nous bonsoir Carole oui bonsoir vous avez patienté longtemps pardon Carole on vous écoute
oui bonsoir merci d'avoir pris mon appel donc en fait moi je voulais dire que j'étais déterminée déterminée à m'abstenir donc ça rejoint un petit peu ce que les autres auditeurs ont pu dire mais j'ai voté donc contre Jean-Marie Le Pen en 2002 pour Chirac je n'ose pas dire pour Chirac pareil en 2017 j'ai voté contre Marine Le Pen donc évidemment fatalement pour Emmanuel Macron et voilà maintenant je dis ça suffit c'est à dire que c'est toujours les mêmes enfin c'est vraiment l'impression que j'ai qui font cette démarche du vote barrage alors par contre moi parce que j'ai entendu des choses là qui méritent un peu les poils auprès de vos analystes politiques franchement moi je refuse de mettre Emmanuel Macron et Marine Le Pen sur le même plan pas du tout c'est une évidence je pense qu'Emmanuel Macron n'est pas xénophobe Marine Le Pen les xénophobes sont partis est un parti raciste en aucune façon j'ai envie qu'elle soit élue mais par contre là je m'abstiens parce que j'ai pas envie de voter pour Emmanuel Macron je ne me retrouve pas du tout dans son programme qu'est-ce qui vous a hérissé le poil qu'est-ce qui vous a hérissé le poil Carole qu'est-ce qui vous a hérissé qu'est-ce qui vous a hérissé le poil
dans ce qu'ont dit les analystes parce que j'ai l'impression que vous êtes d'accord mais bon c'est pas grave
je sais pas il y a quelqu'un qui a dit là juste avant que enfin je sais plus mais par contre j'abonde dans le sens de en effet vos invités et puis d'auditeurs précédents c'est-à-dire que moi maintenant j'en ai eu marre qu'on me fasse culpabiliser en me montrant du doigt si je m'abstiens et si je défends l'abstention en disant que si Marine Le Pen était élue c'est de ma faute non si Marine Le Pen était élue c'est les gens qui auront mis un bulletin Marine Le Pen dans l'urne au premier tour au second tour et pour Zemmour aussi et ça c'est pas moi franchement voilà donc je voulais juste j'avoue que moi la situation là depuis les résultats je suis désespérée désespérée de ce peuple français là qui est xénophobe et puis de la démagogie à ne pas justement montrer du doigt les gens qui parce que pour des raisons sociales et je peux vous assurer que ma situation elle n'est pas forcément enviable et pour autant je ne me dis pas que ce sont les étrangers qui sont fautifs vraiment ça me dégoûte et la dernière chose en 2002 quand Le Pen a été au deuxième tour on était tous dans la rue à Paris une marée humaine contre le Front National et là rien depuis 2017 plus rien donc c'est à désespérer merci Carole mais pour autant je m'abstiens
merci Carole on a compris pour votre intervention ce que je trouve intéressant Antoine Bristiel par exemple si je regarde le sondage post-premier tour en fait parmi ces 22% on voyait que 34% de ces électeurs allaient du côté d'Emmanuel Macron on était autour de 30% en fait à peu près qui allaient vers Marine Le Pen aujourd'hui si on fait ce même ce même sondage on était c'est Ipsos qui dit ça pour nos amis de France Info on est à 37% pour Emmanuel Macron donc à la fois un peu plus mais pas beaucoup plus on est à 18% pour Marine Le Pen donc on est descendu ce qui tend à dire que tous les transfuges effectivement n'iront pas mais effectivement ça conforte ce que dit Carole j'ai l'impression que ça gonfle 1 sur 2 qui reste à la maison et ça gonfle terriblement le chiffre de l'abstention en fait
ce qui est certain c'est que l'incertitude justement elle ira jusqu'au jour de l'élection en fait on voyait au moment du premier tour il y a 25% des électeurs qui sont décidés finalement soit le jour du vote soit le week-end du vote et il y a fort à parier que la marge étant aussi faible entre Marine Le Pen et Emmanuel Macron à l'heure actuelle on a une situation d'incertitude qui perdure jusqu'au moment du second tour
et ça va être le cas effectivement mais c'est peut-être hélas Frédéric Savicky hélas pour la démocratie c'est un fait depuis plusieurs élections le nombre de gens qui nous disent moi je décide une fois dans l'isoloir ce qui dit des choses aussi quand même sur l'état de la démocratie
oui c'est à dire des choses dans la mesure où vous devez la plupart des électeurs enfin au moins la moitié des électeurs et j'inclus là-dedans ceux qui sont abstenus au premier tour ils sont donc très nombreux il faut le rappeler 26% considèrent que les deux candidats entre lesquels ils doivent choisir ne sont pas leurs candidats tout simplement c'est pas leur premier choix ça amènerait à s'interroger sur comment on est arrivé là mais ça serait ça serait trop loin et donc évidemment ils hésitent et puis ils supportent pas quand on essaye de leur forcer la main bon ce que je peux comprendre alors ce qui est simplement je pense quand même déterminant c'est qu'il n'y a pas eu de vraie campagne électorale au cours du premier tour ce qui fait que les votes se sont quand même fait beaucoup sur des éléments d'utilité ou d'image aussi Marine Le Pen était très discrète Zemmour a pris toute la lumière elle est apparue comme beaucoup plus modérée ce qui fait que ce qu'on peut craindre c'est que beaucoup d'électeurs face au second tour soient quand même assez sous-informés sur la réalité et le contenu du programme par exemple je ne sais pas si votre auditrice sait que Marine Le Pen veut privatiser l'audiovisuel public ça veut dire qu'il n'y aura peut-être plus demain de téléphone sonne ou en tout cas sous une forme peut-être différente pour ne prendre qu'un exemple bon ça vaudrait le coup alors je sais voilà donc il me semble qu'effectivement là c'est ça qui est particulièrement flippant si on peut dire par rapport au résultat c'est que ça risque de jouer à très très peu de choses sur une base finalement de connaissance de la réalité des programmes des deux candidats qui est assez ténue et on pourrait faire le reproche aussi à Emmanuel Macron d'avoir très peu mis à jour ses propositions et d'avoir attendu le dernier moment pour nous faire part effectivement du contenu de son programme
et d'ailleurs Yael Goh c'est vrai qu'il y a eu très peu de campagnes au premier tour en revanche Emmanuel Macron est parti sur les chapeaux de roue pour le démarrage de cette deuxième campagne
beaucoup de terrain beaucoup de déambulation au contact à portée de baffe c'est l'objectif pour son équipe de campagne mais sur Marine Le Pen qui maintenant est très visible puisqu'elle est seule avec lui en finale depuis lundi il y a quasiment un jour un accro il faut quand même les montrer dans la campagne il se passe des choses quand hier elle fait sa conférence de presse sur sa réforme démocratique le référendum etc elle se retrouve dans un incident qui est le fait qu'il n'y a pas certains confrères qui sont acceptés dans la conférence de presse je pense à ceux de l'émission quotidien et là grand éclat de rire je suis chez moi je fais ce que je veux je suis chez moi là on retrouve la Marine Le Pen d'avant 2017 c'est à dire celle qui ne prenait pas de précaution et qui ne fait pas femme d'état en tout cas passe dans cette attitude là et aujourd'hui
et aujourd'hui
vous avez eu un incident dans les salons à Paris pour la conférence de presse sur sa diplomatie quelle serait sa diplomatie avec une militante qui a brandi une photo de Poutine et elle se serrant la main c'était en 2017 qu'elle est allée lui rendre visite en mars cette photo est brandie et aussitôt des gardes du corps de son service de sécurité qui lui sautent dessus sur cette militante et qui la traîne la traîne la traîne c'est filmé ça fait le tour du monde il y avait je ne sais plus combien de dizaines de journalistes de tous les pays du monde entier qui ont vu cette militante traîner par terre voilà ça c'est des j'invite des grosses fautes de campagne
et Emmanuel Macron dont on sent bien qu'il a une envie d'occuper l'espace là on va le voir enfin on l'entend plus nous parler d'Ukraine etc ce qui était pourtant la raison pour laquelle il ne pouvait pas faire campagne au premier tour et là subitement Antoine Bristiel il est partout il sera en meeting etc il a bien senti lui aussi là dessus probablement le vent du boulet quand même
oui je pense que dans un premier temps avec la crise ukrainienne il a cru qu'il allait pouvoir être réélu sans faire campagne parce qu'en effet on voyait qu'il y avait une augmentation des intentions de vote de manière assez spectaculaire que l'on constate dans toutes les crises c'est le fameux ralliement sous le drapeau dans les périodes de crise majeure sauf que ayant certainement un peu trop pris confiance en lui il a fait cette conférence de presse qui a quand même donné des forgages à la droite sans en donner à la gauche à côté de ça et il se retrouve maintenant dans une situation où il est au coude à coude avec Marine Le Pen donc c'est sûr que quand on voit à côté de ça que ce qui lui est reproché généralement c'est le fait qu'il ne connaisse pas suffisamment les problèmes des français qu'il ne soit pas suffisamment à l'écoute qu'il ne soit pas capable de répondre aux préoccupations de tous les jours des français il essaye de se remettre en quelques jours dans une campagne où il essaye de donner des gâches sur ce point là
vous voulez y rajouter un mot avant qu'on retourne au standard allez-y
je voudrais souligner l'erreur de campagne à la fois sur la forme et sur le fond d'Emmanuel Macron sur la forme c'est de ne pas avoir fait vraiment campagne il a fait comme le général de Gaulle en 1965 il pensait que naturellement tout se passerait bien pour lui et puis sur la faute tactique et sur le fond c'est quand même la retraite à 65 ans dont 70% des français ne veulent pas qui est effectivement socialement très très injuste et maintenant il doit ramer effectivement contre cela
Daniel est avec nous bonsoir Daniel bonsoir on vous écoute Daniel
et en fait moi j'ai voté Mélenchon par stratégie mon vote de coeur ça aurait été un vote poutou et aujourd'hui je m'interroge d'un vote blanc ou d'une abstention et en somme de voir qui aboutira des deux mais surtout de parier sur un troisième tour législatif avec une majorité d'une gauche républicaine élargie et avec des verts de sorte à ce qu'il y ait une cohabitation il y en a déjà eu et d'avoir un premier ministre un gouvernement de gauche encore une fois élargie et incluant les verts et à moins que d'ici le second tour il y ait de vrais engagements je ne parle pas de paroles un peu d'enfumage de Macron éloquent mais de vrais engagements sur les retraites et pas oh oui après le second tour je réunirai un conseil il y aura des débats il y aura un référendum et en fait quelque chose de très compliqué incompréhensible au final quand on se retourne et rétrospectivement on voit qu'on s'est fait avoir et de vrais engagements là-dessus sur le code du travail aussi qui a été cassé pendant qu'il était ministre sur les lois M.
Comrie sur rendre des comptes aussi pour les entreprises le crédit impôt recherche je trouve qu'on s'est fait un petit peu avoir on a gonflé les dividendes des actionnaires en fait de vrais engagements de gauche avant le second tour concret et qui l'expose à être renversé si d'aventure il ne les tient pas sinon pour moi peut-être abstention ou peut-être vote blanc et compter sur un troisième tour républicain avec une cohabitation
merci beaucoup Daniel et je vais vous poser la question à tous les trois parce que Daniel est le porte-parole de plein de gens en posant cette question retrouvons-nous législatif mais c'est ça l'idée que au fond c'est pas si grave parce qu'on va pouvoir créer une forme de cohabitation est-ce que c'est un rêve est-ce que c'est un fantasme ou est-ce que c'est possible
c'est tout à fait possible sauf que c'est démenti par les faits depuis 2002 depuis cette inversion du calendrier vous vous souvenez Chirac, Jospin qui se mettent d'accord pour que la présidentielle précède les élections législatives donc depuis 2002 à chaque fois on a eu un effet de souffle du président vainqueur qui derrière entraîne une majorité présidentielle soit parce que le camp d'en face perdant de la présidentielle se mobilise moins aux législatives derrière soit parce que tout simplement on est cohérent on a choisi un président donc on veut lui donner les moyens de faire sa politique dans les semaines qui suivent là il y aura 7 semaines c'est plus long que d'habitude entre le deuxième tour et le 12 et 19 juin pour les législatives mais c'est c'est un pari assez hasardeux en tout cas qui ne s'est pas vérifié depuis 20 ans en France
Antoine Bressiel est-ce que c'est une science exacte ça l'idée depuis effectivement qu'on a accordé présidentielle et législative de donner une majorité obèse même le plus souvent immédiatement après l'élection
ce qu'on entend généralement c'est de dire il faut donner sa chance au président qui a été élu en lui conférant une majorité absolue à l'Assemblée sauf que là pour certains citoyens il peut y avoir l'idée que Macron lui a finalement déjà donné sa chance et qu'il a déjà eu une majorité absolue lors du précédent quinquennat et qu'on n'a pas forcément envie de se retrouver dans la même situation et c'est ça qui risque éventuellement d'être compliqué pour lui parce qu'il y a quand même une situation qui risque d'être assez disons intéressante à regarder lors des prochaines législatives
je voudrais quand même
attirer l'attention de votre auditeur sur le fait que l'état d'émiettement des forces de gauche aujourd'hui et les forces de droite crée aussi une situation très potentiellement favorable pour Marine Le Pen si elle devait être élue parce qu'il n'est pas sûr effectivement que tous ces gens-là parviennent à faire un front de gauche ou de droite commun même si ça peut être un électrochoc bon voilà et puis lorsqu'on regarde en 2017 ce qui avait été envisagé elle est beaucoup plus discrète là-dessus cette année ce qu'avait envisagé l'équipe de Marine Le Pen quand elle arriverait au pouvoir si elle n'avait pas de majorité absolue ou une majorité à l'Assemblée nationale ils avaient envisagé quelque chose d'assez pour dire assez audacieux qui était de faire une modification par référendum du mode de scrutin d'instituer une proportionnelle avec une très forte dose on pourrait dire de prime majoritaire qui aurait permis une dissolution de l'Assemblée et peut-être la constitution d'une majorité par le jeu si vous voulez du mode de scrutin alors là cette année ce que nous promet Marine Le Pen c'est un autre référendum sur la réforme de la constitution visant effectivement à introduire des mécanismes de préférence nationale mais je pense que l'outil référendaire et notamment ce fameux l'usage de l'article 11 qui a été mis en oeuvre par De Gaulle en 62 pour introduire l'élection du président en suivant régime universelle peut devenir absolument redoutable c'est à dire qu'elle pourra en quelque sorte contraindre et fabriquer un parlement peut-être plus à sa botte et engager un rapport de force avec le conseil constitutionnel et on a vu ce qui s'est passé de ce point de vue là en Hongrie ou en Pologne il n'est pas sûr qu'au bout du compte ce soit l'état de droit qui en sorte vainqueur
à suivre il reste 11 jours avant le deuxième tour de cette élection présidentielle merci beaucoup merci vraiment à tous je voudrais vous saluer Vincent Joss qui venait d'arriver dans ce studio
bonsoir Fabienne bonsoir
bonsoir Vincent racontez-nous cette soirée spéciale 2h à partir de 20h autour de Michel Bouquet bien sûr
20h 22h avec des invités des comédiens Philippe Torretton qui voue un culte à Michel Bouquet depuis toujours depuis ses études au conservatoire même s'il n'a pas eu Michel Bouquet pour professeur c'est un grand pédagogue aussi Bouquet qui a eu notamment Muriel Robin qui nous dira sa passion sa passion elle le remercie c'est quelqu'un vraiment qui l'a poussé qui lui a conseillé de devenir comédienne de rester comédienne on aura aussi Laura Adler qui est là on réécoutera un de ses studios théâtre on réécoutera un atelier que j'ai consacré en 2014 à Michel Bouquet bref Michel Bouquet par lui-même et par ce qu'il aime à tout à l'heure Vincent ce sera juste après le flash de 20h à tout à l'heure
à tout à l'heure