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interviewfranceinfo (sur YouTube)· 26 septembre 2025 10 min

David Belliard sur la condamnation de Nicolas Sarkozy : "Je suis choqué par la défense"

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Bonjour David Béliard. Actuellement vous êtes adjoint à la mairie de Paris et donc comme l'a dit Brigitte Bou Boucher candidate candidat à l'élection municipale. Mais avant tout l'actualité du jour d'hier mais encore ce matin c'est cette déflagration politique la condamnation de Nicolas Sarkozy à 5 ans de prison avec effet immédiat.

Votre réaction à cette condamnation ? Mais d'abord, ce sont des faits graves, ce sont des faits extrêmement graves. Et donc euh aujourd'hui ehth bien la justice, elle a statué et moi je trouve que pour le coup euh nous avons une justice qui fonctionne et j'ai confiance en la justice de ce pays.

Donc je pense que euh ces faits, ils doivent être ils sont condamnables et ils doivent être aujourd'hui euh condamnés. Moi, j'entends hein la défense de Nicolas SarkoZi et je vais vous dire, je suis très surpris et surtout très choqué par cette défense qui tend à renverser d'une certaine manière et bien ce ce président qui a été et qui est aujourd'hui coupable et qui se dit victime de la justice. Et on voit bien que que ce soit Marine Le Pen, que ce soit Nicolas Sarkozi ou que ce soit Rached aujourd'hui et bien il y a une volonté de décrédibiliser la justice de ce pays.

Et moi et bien je le redis ici, je crois en la justice et je pense que personne n'est au-dessus de les lois. L'impunité des politiques, ça suffit et donc maintenant il faut que justice se fasse. Au cœur de du débat, il y a cette fameuse exécution provisoire que Marine Le Pen subit actuellement avec 5 ans d'inéligibilité et donc là le mandat de dépôt différé mais exécuté immédiatement pour Nicolas Sarkozi.

Vous en pensez quoi de l'exécution provisoire ? Est-ce qu'elle était dans ce cas-là au-delà de présumé innocent ou de culpabilité, est-ce qu'elle était nécessaire pour Nicolas Sarkozy ? Ah, vous savez, moi je suis candidat à la mairie de Paris.

Moi, je suis adjoint, écologiste, je suis pas juge. Et moi, encore une fois, je fais confiance en la justice. Donc, si la justice et si les juges ont décidé que il fallait que cette peine soit exécutée immédiatement, alors il faut que cette peine soit exécutée immédiatement. que Nicolas SarkoZ soit président ou pas ou est été président ou pas, et bien c'est injusticiable comme les autres.

Moi, je ne crois pas à une justice à deux vitesses. Moi, je ne crois pas à la justice des pauvres ou à la justice des petits et à la justice des grands et à la justice des puissants. Moi, je pense que la justice et bien, elle doit s'appliquer pour tous et toutes de la même manière.

Donc je vais pas commenter la décision de justice mais par contre ce que je souhaite c'est qu'elle s'applique pour Nicolas Sarkozy comme elle doit s'appliquer par exemple pour Marine Le Pen. Alors autre actualité mais celle-là qui prend son temps, c'est à l'image du premier ministre ce fameux budget 2026, ce projet de loi de finance. Qu'est-ce que vous pensez déjà de de la méthode ?

Est-ce qu'il a raison de dire que l'urgent peut attendre car tout le monde attend ses orientations ? Alors elle devaiit être publiée aujourd'hui par notre confrère du Parisien. une grève euh traverse le groupe puisqu'il y a des rumeurs d'achat par monsieur Boloret.

Donc on attend ces orientations-là, mais euh est-ce qu'il est euh sur un bon rythme en consultant quasiment jusqu'au bout du délai légal qui est à peu près la mi-octobre ? D'abord, d'abord vous me permettrez quand même d'avoir un petit mot de soutien pour les journalistes du Parisien qui sont aujourd'hui en grève parce que effectivement il y a une risque d'achat par Boloré encore une fois et en particulier pendant la campagne et la période des municipales et puis ensuite bonne mauvaise méthode moi je pense que on a un problème tout simplement de ligne politique. On a un problème aujourd'hui avec que ce soit avec le Cornu, avec Bairou, avec Atal ou avec Macron tout ça c'est la même chose.

Donc c'est pas une question de méthode, c'est une question de projet politique. C'est une question de ce qu'on propose. Et moi ce que j'entends et je le vois puisque je suis j'ai été dans la rue et je le serai encore, c'est que les Françaises et les Françaises, ils veulent une autre politique.

Ils nous disent tout sauf Macron. Ils font la loi du plomb. Al justement, qu'est-ce que vous attendez dans dans ce budget qui pourrait sans mauvais jeu de mot, quelles seraient les lignes rouges pour les verts dans ce budget-là ?

Est-ce que ce sont les mêmes que les socialistes, les mêmes que les communistes ? Est-ce que voir que les insoumis ou est-ce que vous attendez quelque chose encore en plus par exemple sur l'écologie ? On entend plus du tout parler dans ce budget.

Moi, j'attends qu'Emmanuel Macron il entende ce que nous nous lui disons. C'est-à-dire qu'il faut effectivement plus de justice sociale. Oui, il faut effectivement euh défendre les retraites.

Il fautquent Non, moi je je vais vous dire ce que je pense vraiment au fond, c'est qu'il faut changer de politique et on fait pas de la on fait pas un changement de politique avec les mêmes personnes. Donc, il faut aujourd'hui que Emmanuel Macron, il entende ce que nous lui disons, il entende ce que disent les Françaises et les Françaises, c'est-à-dire changer. Et pour changer et bien faut changer les gens et faire par exemple ce qu'il aurait dû faire dès le début.

Dès le début changer les gens il y a eu en nomant quelqu is du NFP à il y a il y a il y a déjà les résultats des dernières législatives. Il aurait dû faire ça. Il aurait dû nommer une personne issue du nouveau Front populaire qui est arrivé en tête des élections législatives.

Je vous dis pas que c'est facile. Je vous dis pas que tout ça peut se faire facilement. On sait ça n'arrivera pas à priori même si monsieur le cornu était censuré.

Mais c'est d'abord on ne sait pas parce que il y a des mobilisations et que les françaises et françaises et que nous sommes dans la rue que nous sommes mobilisés et qu'il y a aujourd'hui une forte aspiration et je pense à plein de choses. Par exemple la la pétition contre la loi du plomb tout ça ça donne une aspiration très forte et des signaux très très fortes très très forts pardon pour une autre politique. Donc il doit entendre ça et vous soutenez l'intersyndical qui a donc donné suite à son excatum pour le 2 octobre.

Je serai je serai dans la rue comme je l'ai été la dernière accompagnera l'intersyndical. Mais en tout cas moi j'y serai et je pense que le mouvement que le mouvement de l'intersyndical en tout cas que la mobilisation de l'intersyndical sera comme la dernière fois soutenue par l'ensemble des des partis de gauche et progressistes de ce pays. Pourquoi ?

Parce que encore une fois et bien vous savez on est comme les autres hein. Moi je suis français française et je suis un français comme les autres. Moi je crois qu'il faut changer les choses.

Voilà. Moi je veux plus de services public d'égalité plus d'écologie. vous en avez parlé et pour ça et bien il faut changer de politique et on a un truc très simple qui s'appelle une élection législative qui a mis en tête le nouveau Front populaire et le président il peut aujourd'hui nommer une personnalité issue du nouveau Front populaire.

Alors on va voir comment tout cela évolue. On verra déjà si le premier ministre dévoile ses orientations aujourd'hui ou dans la semaine. Il y a autre chose que vous voulez changer puisque vous voulez être maire de Paris.

Vous êtes dans l'équipe d'Annie Dalgot donc sais pas s'il y a une rupture mais en tout cas c'est un mot à la mode. Pour l'instant vous êtes vous êtes en solo. C'est d'ailleurs une tradition des écologistes souvent au premier tour.

Est-ce que vous allez j'ai cru lire ça vers une union non pas avec les socialistes pour l'instant mais avec éventuellement le candidat Yann Brossal et communiste. Est-ce que vous travaillez à cette union ou pas ? Moi d'abord moi je suis un militant de l'Union.

Moi je crois aujourd'hui face à une droite qui est une droite réactionnaire, celle de Rachid Adati, qui serait d'ailleurs un danger hein pour Paris, c'est qu'il doit on doit prendre aucun risque. Et pour prendre aucun risque, qu'est-ce qu'il faut faire ? Ben d'abord, il faut avoir un projet qui est un projet clair, un projet clair en terme d'écologie, en terme de justice sociale, un projet d'écologie populaire.

Ça c'est ça que je cherche aujourd'hui à porter et euh euh à présenter aux Parisiens et aux Parisiennes. Et puis la deuxième chose, c'est qu'il faut s'unir parce qu'on a besoin d'être ensemble sur la base de ce projet. Et donc je discute avec l'ensemble des partis politiques.

Est-ce que vous avez déjà euh un accord avec le parti politique ? ensemble l'ensemble des partis politiques et on travaille. Vous savez, c'est long hein, c'est long parce qu'on travaille pas juste pour une campagne électorale.

On n'est pas juste là pour se dire que il faut absolument gagner l'élection parce que non seulement on veut gagner l'élection mais on veut aussi gouverner cette ville et on veut la gouverner ensemble. Donc permettez-moi et permettez-nous de prendre un petit peu de temps pour pouvoir discuter, rentrer dans le projet et rentrer dans le détail. Tout ça est du travail.

Mais moi, j'ai bon espoir que tout ça fonctionne parce que ce que je vois, que ce soit d'ailleurs euh chez nos camarades insoumis jusque nos camarades socialistes, même s'il y a beaucoup de sensibilité ou de différence parfois, mais quand même ce que je crois c'est que et ce que je vois c'est que nous avons plus de convergence que divergence, qu'il y a plus de choses qui nous qui nous rassemblent sur Paris et sur ce qu'on nous souhaitons faire ensemble sur Paris que ce qui nous sépare. Alors, petit obstacle dans cette campagne, la Chambre régionale des comptes a publié euh euh un rapport euh assez édifiant qui parle d'une dette qui ne cesse d'augmenter à Paris. Il parle de de 9 milliards.

Vous êtes prêt à être le maire d'une ville endetté, même si je crois que la majorité euh municipale conteste ce rapport. Euh c'est quand même pas rien 9 milliards. De d'abord effectivement ce rapport il pose plein de problèmes.

Il nous apprend pas à grand-chose et moi je fais partie de cette majorité et je pense que nous avons eu raison d'investir parce que ce que nous avons fait c'est que nous avons investi et vous savez nous avons investi alors que l'État était aux abonnés absents. Nous avons investi sans 1 € de vous êtes victime d'un désengagement de l'État seulement comme tout comme toutes les collectivités comme toutes les mairies. Vous savez, c'est là où il y a le maximum d'investissement dans ce pays.

L'investissement public, il est d'abord porté par les collectivités locales et l'État est aux abonnés absent. Il n'y a aucune politique en terme de collectivité locale et au contraire, elle ne cesse et le gouvernement, les gouvernements successifs ne cessent de se désengager. Et qu'est-ce qu'on a fait pendant ces cin dernières années ?

On a investi, on a investi dans les pistes cyclables. On a fait des rues aux écoles par exemple que nous allons fêter demain. Nous avons fait du logement social.

Nous avons fait une police municipale. Qu'est-ce qu'il fallait pas faire ? Qu'est-ce qu'il fallait pas faire dans ces investissements aujourd'hui ?

Et moi, je suis très fier de ces investissements et de ces transformations. D'ailleurs, toute la toute le monde entier voit ces ces modifications et ces transformations de Paris. Et les Parisiens et les Parisiennes aujourd'hui quand je leur parle par exemple de des rues aux écoles, ils me disent "Pourquoi j'en ai pas une en bas de chez moi ?" Donc évidemment qu'il faut continuer, évidemment qu'il faut amplifier ces transformations, mais pour ça il faut que l'État soit à nos côtés.

Il faut que l'État aujourd'hui et bien investisse dans ses collectivités locales et en particulier à Paris. Et bien nous verrons, ce sera sans doute un des euh euh comment dire un des éléments de de cette campagne municipale qui commence à peine mais euh 2026 c'est déjà demain. Merci euh d'être venu ce matin.