Aller au contenu
Pourquijevote
Tous les transcripts
interviewLigne Droite • La matinale de Radio Courtoisie· 10 février 2026 40 min

"Pas un centime détourné !" : Bruno Gollnisch dénonce la chasse aux sorcières contre le RN

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Pour ce grand entretien, j'ai le plaisir de recevoir Bruno Golnich. Bruno Golniche, bonjour. Bonjour.

Vous êtes donc faut-il vous encore vous présenter mes anciens députés européens français, ancien députés français aussi d'ailleurs euh juriste, vous êtes professeur d'université, enfin vous avez quand même beaucoup de casquettes tout de même. Vous avez même dirigé la campagne de Jean-Marie Le Pen futint et désormais vous êtes quelque part un retraité de la politique mais la politique ne vous a pas tout à fait oublié mal elle se rappelle à vous un petit peu durement quelque part notamment avec cette question du procès des assistants parlementaires. Je vais avoir une question d'entrée de jeu.

Je vais pas me cacher derrière que vous voulez. Bruno Golnich, avez-vous détourner de l'argent du Parlement européen dans le but d'alimenter un système monté par le Front National ? Non, pas un centime.

J'ai pas détourné d'argent pour une raison extrêmement simple. D'abord, c'est une dotation qui nous était non pas par une faveur du Parlement européen, mais parce que nous avions obtenu des résultats électoraux. que nous devions à la confiance de nos électeurs qui sont aussi des contribuables et qui alimentaient précisément le Parlement européen.

Deuxièmement, euh en ce qui me concerne par exemple, je suis poursuivi en raison de l'activité de trois assistants dit locaux. Il faut savoir qu'il y a au Parlement européen deux catégories d'assistants. Les accrédités qui doivent résider à Strasbourg Bruxelles et les locaux.

Alors, j'ai apporté ici les documents officiels du Parlement européen, la foire aux questions, voilà, qui est distribué aux parlementaires européens quand ils arrivent dans l'hémicycle. Voilà où travaillent les assistants locaux. Les assistants locaux travaillent dans l'État membre d'élection.

Ils ne peuvent être affectés dans les locaux du parlement. Voilà, c'est c'est je vous donne le document, c'est le noir sur blanc. Bon euh où ils ne peuvent effectuer que de courtes visites.

Autrement dit, nous avons une catégorie d'assistants qui dans la mesure où ils n'ont pas normalement accès aux locaux du parlement ne peuvent donc pas assister aux travaux des commissions parlementaires, ne peuvent donc pas assister aux votes, ne peuvent donc pas assister aux réunions par lesquelles les députés décident quelquefois dans des conditions de réelle précipitation. euh des votes à adopter sur tel texte, quelquefois sur tel paragraphe, sur telle phrase, sur tel mot, sur tel amendement. Et par conséquent ces assistants ne peuvent pas ou difficilement participer au travail législatif dans lequel on voudrait enfermer aujourd'hui les assistants parlementaires.

Par conséquent, que peuvent-ils faire d'autres que de participer à l'activité politique de leur députés et comme j'essaie d'en convaincre euh la cour d'appel aujourd'hui, euh la politique c'est un sport collectif. C'est un sport collectif. On dit oui mais votre assistant il était sous votre contrat et il a aussi pendant ses heures de travail envoyer une note à monsieur Jean-Marie Le Pen voilà.

Je la la présidente de la de la course est donc euh intéressée donc à d'abord Micheline Bruna qui était l'une de vos assistantes parlementaires et puis Guillaume Luyet qui a été un autre et puis alors ils auraient été secrétaire personnel et directeur de cabinet de Jean-Marie Le Pen qui sont pardonnez-moi des postes très politiques oui oui ce sont des postes très politiques. Oui. Oui. directeur de cabinet ou secrétaire, ce sont des fonctions qui sont parfaitement compatibles avec l'assistance parlementaire.

Il y a pas de définition de l'assistant parlementaire. C'est un titre, ce n'est pas euh une fonction précise. D'ailleurs, les salaires, les traitements des assistants parlementaires sont très variables selon leur ancienneté, leur niveau de formation envelite il y a des grades.

Je dirais même parce que ça a beaucoup fait gloser par exemple la fonction de d'agent de sécurité qui était exercé par monsieur Légier. Bon, monsieur Légier leur a dit c'est le garde du corps. Vous rendez compte ?

Vous rendez compte ? Il s'est payé le garde du corps par le l'assistance parlementaire. Sauf que l'administration du Parlement, ça a été prouvé au cours des débats était parfaitement au courant depuis des années.

Le statut de monsieur Légier qui déposait son arme à l'entrée du Parlement européen, bon était absolument connu de tout le monde a commencé par monsieur Franck Antoine Poirel, le haut fonctionnaire qui est le grand absent de ces procès. Il n'a pas il n'est pas venu une seule fois et je pense qu'il a honte. du rôle qu'on veut lui faire jouer.

Euh, je pèse mes mots, hein. Je j'attends d'être poursuivi en diffamation. Et il n'est pas venu une seule fois alors qu'il était le responsable du service de l'assistance parlementaire qui est devenu le service de la nuisance parlementaire à l'instigation de nos ennemis politiques.

Je dis ennemis et non pas adversaires parce que j'ai des adversaires, il y a les adversaires corrects, il y a les adversaires loyaux. Je pense à un haut cadre du groupe socialiste euh qui euh euh avait pour moi de l'estime et c'était une estime réciproque en dépit de nos divergences d'opinion. Il est maire d'une ville de Moselle et il était employé au Parti socialiste.

Quand il a su que j'étais renvoyé devant le tribunal correctionnel, il m'a envoyé un message ainsi libé avec des motifs comme cela. il pourrait renvoyer en correctionnel 400 députés à chaque mandature. Bon, j'ai prouvé j'ai prouvé que parmi les membres du bureau du Parlement, nous n'avions que des adversaires politiques.

Il y en a 8/ 10 dont les assistants exerçaient des fonctions au sein de leur partis politiques. Il y avait un tel qui était responsable de tel secteur incontré en Grande-Bretagne. teltait responsable dans le haut parti de tel type de question agricole et cetera 8/10 mais je pense que en fait ce serait 10/ 10 si on fouillait un peu.

Sauf que monsieur le directeur des finances, monsieur Cléti, s'abstient évidemment de fouiller tout ce qui pourrait déranger la majorité de ce parlement et en particulier l'ancien président socialiste allemand, monsieur Schulz, qui contrairement à d'autres présidents de ce parlement fussent-ils nos adversaires politiques, lui se comportait de façon partiale. Hm. Et ce qui est extraordinaire d'ailleurs, c'est que monsieur Schulz, lui a enfreint des règles que là qui sont qui sont effectivement délictuels mais que nous n'avons pas emprunte. par exemple, il a été convaincu d'avoir utilisé des assistants à des fins domestiques.

Enfin, du moins, il y en a un qui sa qui a claqué la porte et qui s'est exprimé dans le journal allemand le spigle en disant il nous obligait à repasser ses pantalons. Il y a un rapport qui a été de la commission des de contrôle budgétaire du Parlement qui a été adopté avec quelques modifications par la majorité de ce parlement, bien qu'elle soit favorable en principe à la coalition socialiste, sociolo-centriste, libéral, écologiste et cetera. Ce rapport dit clairement que monsieur Schuls a utilisé non seulement les assistants mais des fonctionnaires du Parlement dans sa campagne électorale comme tête de liste des socialistes à l'élection de 2014.

Schpitson candidate, c'est-à-dire tête de liste de tous les socialistes européens. Et c'est là et c'est cet homme-là qui a eu, passez-moi l'expression, le culot parce que mes facultés d'indignation ne sont pas complètement témoussées. culot de nous dénoncer à madame Tobira au motif que effectivement mon assistant monsieur Lilier alors il était partiellement car nous fonctionnions en poule et avait c'est moi qui l'avais recruté c'est moi qui l'avais présenté à Jean-Marie Le Pen et effectivement ce garçon surtout pour des raisons électorales il faut dire c'est ce c'est par du titre de chef de cabinet de du président d'honneur du Front National, il remplissait effectivement cette fonction, ce qui n'empêchait pas de travailler pour moi, de faire régulièrement des chroniques sur l'Europe, euh de s'occuper de mes déplacements et cetera.

Oui. Alors ça c'est un élément que vous apportez quand même au dossier, c'est que vous dites au vu de mon activité au Parlement européen durant toutes mes mandatures, finalement on peut pas m'accuser d'avoir mal usé de mes assistants parlementaires étant donné que j'ai beaucoup travaillé là-bas. C'est en somme ce que vous dites euh le le seul c'est ce le seul préjudice dont le parlement pourrait se prévaloir s'il existait, c'est c'est c'est nous avions mésé des crédits d'assistance parlementaire et si nous n'avions pas rempli notre fonction au au parlement.

Or, nous avons tous, même lorsque nous étions non inscrits, nous avons tous été parfaitement assidus. Moi, je n'ai pas manqué une seule session du Parlement européen. Rien que dans la mandature 2014-29, j'ai émis plus de 30000 votes. 30000 votes dont je puis justifier.

Il y a pas un seul don d don don dont j'ai à rougir. Et et or là, dans cette procédure extravagante, l'administration parlementaire, encore une fois au service de nos ennemis, dit "Bon, ben, on à partir du moment où nous avons un contrat qui est contesté, un contrat d'assistant parlementaire, et ben on prend depuis 10 ans 12 ans au mépris de toutes les règles et en particulier par exemple des règles concernant la prescription. On prend les salaires et charges sociales qui ont été versés à votre assistant et on fait le total et voilà la somme dont vous avez pu alors c'est quelque chose mais c'est quelque chose qui est assez fascinant en l'occurrence et qui moi-même m'étonne un peu, c'est que d'un côté les assistants parlementaires donc salariés par le Parlement européen euh doivent être euh apparemment exclusivement affectés au Parlement européen alors que théoriquement Un député européen, lui n'a strictement aucune obligation de résultat quelque part, n'a aucune obligation de siéger à temps de séance.

C'est donc il c'est ça existe encore si siège pas si siège pas il y aura une retenue sur son ou si siège pas en plinière il me semble mais dans dans l'ensemble il peut faire le strict minimum et faire s'enregistrer pour faire simple aux séances sans même les voter et quelque part il aura le même salaire et il peut passer consacrer tout le reste de son temps au parti et là il y aura aucun problème. Non absolument votre réflexion est très juste. Il est scandaleux de travailler en même temps pour le parti.

Bon, pour un assistant, pourquoi est-ce que c'est toléré de la part du député ? Le député aussi, il touche une indemnité. Il touche une indemnité à raison de son mandat.

Touche même plus et personne ne s'étonne qu'un député travaille avec son parti. Il y a un grand absent dans tous ces débats, c'est quand même l'article 4 de la notre Constitution actuelle, la Constitution du 4 octobre 1958, qui dit que les partis politiques euh euh concourent à l'expression euh du du suffrage et et participe précisément à la définition de de l'action politique. C'est pas c'est c'est pas c'est pas une maladie honteuse de de travailler avec un parti politique.

D'ailleurs, d'ailleurs, c'est c'est absolument, je l'ai dit, insécable. On peut pas Alors, on m'a dit Goldnich utilise des mots que personne ne comprend, une hypostase. Bon, il y a entre la fonction politique et la fonction parlementaire strictens et cetera.

C'est vrai, je je vous donner un exemple un exemple concret hein, suppose puisque notamment si mais reproché aussi c'est l'utilisation des services de madame Yanne Le Pen pour les manifest l'organisation de manifestation. Oui. Ah oui, bien sûr.

Oui, oui, oui. C'est vrai que quand on manifestait par exemple à Nice à l'occasion du traité de Nice, un traité européen, bah c'est quand même une activité de communication européenne quand on manifestait à Versailles à l'occasion de la réunion du Congrès, c'est-à-dire de l'Assemblée nationale et du Sénat qui se réunissent exceptionnellement à Versailles ensemble pour réviser la Constitution. révision rendue nécessaire par la ratification du traité d'Amsterdam.

Bon, nous nous avons manifesté à Versailles. C'est une opération de communication. Tous nos congrès, toutes nos universités d'été, euh la fête des bleus blancs-rouges comportait des stands qui mettaient en valeur notre action au Parlement européen.

Ce sont des opérations de communication. Et pourtant Bruno Golnich, vous disiez vous-même euh quand vous étiez face à la cour, j'ai le sentiment que si nous avions lu cela, il e fallu procéder différemment. Alors euh euh sur un point seulement, je je je l'accepte, c'est que nous aurions pu euh nous aurions dû effectivement au vu de ces années de procédure cafen qui nous sont imposés pour nous pourrir la vie, nous faire perdre du temps, de l'argent, nous perdre de réputation, euh nous aurions dû faire un groupement de députés et Ce groupement de députés aurait embauché l'intégralité des assistants.

Autement dit, on aurait eu 7 8 10 députés qui en embauchchant 10 12 assistants parlementaires. C'est parfaitement légal, c'est parfaitement possible. Sauf que la première personne que ça aurait gêné, c'est le responsable de l'assistance parlementaire au sein de l'administration de ce parlement parce qu'il aurait fallu calculer les pourcentages, voir quelle était l'imputation à chaque fois du pourcentage du travail de tel assistant sur tel député pour calculer les dotations.

C'était beaucoup plus simple pour ce haut fonctionnaire d'avoir en face de lui par exemple un de nos assistants, je cite son nom, monsieur Vanut, qui arrivait pour la gestion de ses contrats, qui était je crois sur la dotation de madame de Marine Le Pen et qui avait des un pouvoir pour gérer les contrats de 23 de 23 députés. hein, des 23 députés de de élus lors de la dernière mandature. Bon, ah bah c'était c'était beaucoup plus commode évidemment pour ce fonctionnaire.

S'il avait fallu qu'il calcule les pourcentages, mais il est certain que je regrette de ne pas l'avoir fait. Je regrette de ne pas lui avoir imposé ce travail. Et à ce moment-là, à ce moment-là et bien su était parfaitement légal, inattaquable.

Euh, on aurait pas pu nous reprocher nous reprocher de dire comme comme on l'a dit au cours des audiences, ah ben euh euh à mon à tel de mes assistants et ben vous étiez sous contrat avec monsieur Golniche. Euh mais on s'aperçoit que euh le 26 février 2000 euh 17 à 15h30 alors que c'est pendant vos heures de travail, le malheureux, il comptait pas ses heures de travail, il faisait beaucoup plus que les 35 hein. Euh et bien vous avez envoyé un message à monsieur Le Pen.

Voyez, genre de genre de reproche à mon avis tout à fait infondé. Je je reviens à vous dans dans un instant Bruno Golnich. Je rappelle simplement à nos auditeurs qui bien à 7h50 nous recevrons Richard de 16 pour sa chronique donc dans quelques minutes et puis à 8h et bien nous retrouverons à nouveau Bruno Golnich pour la séquence du du face- à face toujours avec Richard de 16.

Alors Bruno Golnich, ce que vous dites, on l'entend d'un autre côté par exemple, je vais prendre le cas de Julien Audoule. Oui, lui il a quand même envoyé 6 mois après le début de son contrat un mail en courriel en expliquant que ce serait mieux s'il rencontrait sa députée. C'est le genre de chos admettrez qu'il y a eu au moins des hermements, au moins des des choses qui étaient c'estàd qu'en fait il y a séparé le politique politicien et séparer le politique européen.

On entend que la frontière était nue mais il y a quand même eu des cas où la frontière était quand même enfin la balance penchait sérieusement d'un côté. Oui, je peux je peux je peux pas parler pour pour Julien Odou, je connais pas particulièrement euh son cas, mais ce qui est ce qui est certain, c'est que d'abord il y a eu une une mise en route qui a été qui a été euh longue et et et difficile et que euh Julie Julien Odoule a travaillé indiscutablement. Bon, alors qu'il ait travaillé pour un poule de députés euh sans euh contact particulier avec la personne sur le contrat de laquelle il se trouvait, il n'en résulte pas un préjudice pour le Parlement européen.

Encore une fois, voilà. Mais vous lui poserez la question, je suis sûr qu'il sera tout à fait en mesure de vous répondre avec joie. Alors, autre question qui donc qui se pose Bruno Golniche, c'est que d'un côté, vous avez été condamné en première instance, si je ne m'abuse, à 3 ans de prison dont deux avec surcis, 50000 € d'amende et une inéligibilité de 5 ans avec exécution provisoire.

Oui, a priori vous comptez pas vous présenter de nouvelles élections à côté de ça. Non, je suis sollicité dans mon village de devenir conseiller municipal mais je m'abstiens de participer au lutte des clans. Oui, PR mais cela étant cela étant ce serait sans doute une amusante campagne et un sacré conseil.

Mais d'un autre côté euh c'est 3 ans de prison avec dont deux avec surcis. Euh on imagine bien que le dernier euh la dernière année de prison donc qui n'est pas avec surcis euh vous ne la feriez pas eu égard à votre euh à votre aspect vénérable. Euh il paraît que c'est aménageable mais moi je refuse je refuse l'aménagement.

Je refuse l'aménagement. Moi je n'aurais pas accepté l'aménagement. Mais pourquoi faire appel en fait dans le c'est-à-dire que votre votre peine elle est Ah bah je fais appel parce que je suis innocent parce que j'ai pas détourné un seul centime parce que j'ai accompli mandat avec diligence assiduité et parce que l'organisation poule qui était la nôtre euh et et c'est ce qui nous a permis de fonctionner dans des conditions extraordinairement difficiles quand nous étions quand nous étions non inscrits.

Bon, je vous donne un exemple parmi parmi beaucoup d'autres. C'est vrai que parmi mes assistants, car j'ai eu beaucoup d'assistants en 30 ans de de mandat, hein, euh j'ai mis, c'est vrai, euh partiellement à disposition de Jean-Marie Le Pen, euh madame madame Bruna et euh Guillaume Lulier. Bon euh deux de mes deux de mes assistants euh je sais pas c'est c'est pas des assistants dont le recrutement m'a été imposé.

Guillaume Lulier c'est moi qui l'ai qui l'ai euh connu à Lyon et c'est moi qui l'ai présenté à Marine Le Pen et à et à Jean-Marie Le Pen. Bon mais pourquoi ? Et parce que je bénéficiais notamment des services de monsieur Olivier Desouches sur les questions agricoles, de madame Isabelle Bardi sur la question des transports, de madame Catherine Salagnac sur les questions institutionnelles, de madame Ombline du Parc sur les affaires sociales.

Je vous épargne la liste, non seulement des assistants français qui étaient sur les contrats d'autres collègues, mais qui étaient spécialisés sur une commission déterminée, mais aussi de mes assistants euh des assistants de mes collègues étrangers. Des assistants de mes collègues étrangers. Je je viens de donner ça fonctionne toujours comme ça aujourd'hui.

Comment ça fonctionne toujours comme ça aujourd'hui ? et ça fonctionne légitimement quand on est un groupe. Alors ce qui est vrai, c'est que nous avons continué de fonctionner comme cela quand nous n'étions que députés non inscrit.

Bon et alors tribunal, on nous dit on nous a dit notamment en première instance mais quand même on a dit à mon collègue Laurachinel, vous êtes chef d'entreprise, c'est un chef d'entreprise absolument remarquable. D'ailleurs, vous êtes chef d'entreprise et si vous mettez un salarié à la disposition d'une autre entreprise, et bien euh c'est un abus bien social au détriment de la première. Par extension, ben que vous avez fait ça avec vos assistants, donc c'est un détournement de fond public.

Bon, pourrait on pourrait discuter d'ailleurs de l'analogie qui n'est pas qui qui n'est pas si évidente que cela. Mais oui, mais sauf que sauf que si nous sommes dans la même entreprise, si nous sommes dans la même entreprise, il y a pas de il y a pas d'abus de bien social. Si vous mettez un cadre qui est normalement affecté à un service, si vous le mettez aussi à la disposition d'un autre service, il y a pas d'ab.

Or, nous étions une entreprise, une entreprise intellectuelle. Nous avions ce que les juristes appellent l'affection sociétatis. Bon, nous étions élus sur une liste nationale nationale.

Nous étions euh unis par une communauté d'intérêt. Nous avions les mêmes convictions. Nous étions là pour défendre les les les mêmes idées.

Et quand nous avons pu constituer un groupe, et bien nous l'avons fait. Alors que nous avons continué de fonctionner de la même façon quand nous étions non inscrits. Et incidemment, pourquoi est-ce que nous étions non inscrits ?

Bonne question, je vous remercie de l'avoir posé. Prochaine fois, vous passerez de bois pour l'entretien. Excusez-moi, je fais je fais les questions et les réponses.

Pourquoi est-ce que nous étions dans l'inscrit ? Et bien parce que toutes les fois que nous parvenions à faire un groupe, la majorité de ce parlement indigne modifiait les minimats nécessaires en terme de nombre de députés et de nationalité pour nous empêcher d'en avoir un jusqu'au jour où nous avons été tellement nombreux et tellement divers que maintenant le 3e et le 4e groupe de ce parlement sont de ce qu'on appelle des souverainistes défenseurs des identités des libertés nationale. C'est pour ça qu'on est dans le collimateur.

C'est pour ça qu'on est euh l'objet de cette indigne persécution. C'est parce que nos adversaires, enfin certains de nos adversaires déloyaux voient notre progression et craignent beaucoup bah euh qu'on leur prenne leur place quoi. Alors Bruno Golnich, je effectivement nous avons passé la première partie de cet entretien surtout sur l'aspect euh judiciaire quand même en essayant de voilà de vous permettre aussi de répondre aux accusations qui sont portées contre vous.

La deuxième partie d'entretien, je pense sera un petit peu plus politique sur les raisons de ce procès selon vous, sur même l'opinion des Français à propos de ce procès. Mais tout de suite, nous allons euh passer à la chronique de Richard de 16. Ligne à droite, nous avons de la visite, le face- à face.

Alors, Richard, merci de d'être resté avec avec nous. Bruno Golnich, il y a une question qui se pose, c'est quand même que malgré tout l'argumentaire que euh vous déployez, reste que euh les sondages sont globalement euh plutôt en votre défaveur, en défaveur du Rassemblement national. La moitié des Français pensent que pour faire simple, vous avez avec le procès en première instance ce que vous méritez pour faire simple. 1/3 des Français se dit pour le coup révolter face à cette décision et 20 % dit s'en réjouir.

Voilà. Alors les 20 % qui s'en réjouissent, on se doute que ce sont euh vos adversaires politiques. Les 30 % qui euh se euh qui se scandalisent, voilà, on se doute que ce sont vos soutiens et les 50 % qui disent bah finalement après tout pour le coup, ça reste une part très importante.

Les français, comment vous l'expliquez ? Ah bah je pense que c'est le but de l'opération. Le but de l'opération, c'est effectivement de nous tuer complètement.

Je l'ai dit d'ailleurs dès le début de cette affaire à Marine Le Pen. J'ai bien vu quelle était la manœuvre. Il s'agit de nous perdre dans notre réputation, dans notre honneur, dans notre patrimoine quand même parce que les amendes et les dommages d'intérêt sont absolument faramineux et ne sont précédés d'aucune expertise contradictoire ni quoi que ce soit.

On prend de je vous dis depuis depuis plus de 10 ans les salaires et charges sociales versés à des assistants dont il est prouvé qu'ils ont travaillé. Au début, on avait dit c'est les emplois fictifs. Il y a aucun emploi fictif.

Alors, il y a des emplois qui n'ont qui n'ont peut-être pas été effectué de la façon dont nos adversaires auraient souhaité qu'ils fussent effectués. Ça c'est une autre question. Mais il y avait pas l'emploi fictif. on prend le la totalité des salaires et cherches sociales et on présente la facture.

Donc nous ruiner dans notre patrimoine, nous ruiner dans nos euh détruire nos nos droits civiques et en particulier la possibilité de se présenter aux élections. Ce qui est quand même s'agissant d'une personnalité en l'occurrence Marine Le Pen. Je laisse mon cas de côté hein qui est moins important.

Moi je je suis pas conseiller municipal à Villel Mailleux, ça sera pas très grave je crois mais mailleux mais pas pour toute la France. Oui mais ce n'est pas d'ailleurs l'horizon insurpassable de mes ambitions. Tant s'en faut mais Marine Le Pen qui a été deux fois en finale à l'élection présidentielle qui était donnée favorite pour la pour la prochaine on est en train de nous faire le coup de la Roumanie.

ça commence à être bien rodé et après l'affaire Fillon, alors est-ce que c'est à la justice de décider du sort de l'élection présidentielle ? Euh bon, enfin la question la question est posée quand même. Bon et puis euh voilà et même de de nos libertés que vous dites vous avez été condamné en première instance à 3 ans de prison.

Excusez du peu pour un prim délinquant. Je compare ça avec la décision qui sur sur monsieur Cambadellis. Monsieur Cambadellis, ça ça n'a pas fait beaucoup de bruit dans les journaux, a été condamné à peu près au même moment mais lui pour avoir détourné à son profit personnel, là il y a un enranchissement, ses indemnités de frais de mandat, il est un délinquent multirécidiviste.

Moi, je n'ai jamais été condamné. Euh j'ai on a parfois essayé de m'atteindre mais j'ai toujours triomphé de de toute poursuite injuste. Bon euh je suis je à supposer que je fusse un délinquent, je serais un primo délinquent, n'est-ce pas ?

Ceux pour lesquels euh on a toutes les indulgences, les surcis. Quelquefois on accumule les surcis, on voit des voyou confirmés qui en sont à leur 8e ou 9e ou 10e condamnation avec surcis. Bon euh et moi j'avais dit d'ailleurs à mes proches que je refuserai l'aménagement hein.

On ne me met pas de carcan. Si la République veut m'incarcérer qu'elle m'incarcère. D'ailleurs, la santé maintenant est très bien fréquentée semble-t-il.

Oui, tout à fait. euh avec avec Marine Le Pen et Nicolas Sarkozy, il manque juste un 4e pour faire un bridge qui pourrait être monsieur Hfeu. Euh euh non mais toute plaisanterie mis à part, cette affaire est absolument absolument inique.

Encore une fois venant de gens dont dont le comportement a été lui. ouvertement en violation des textes et des et des principes alors que si nous avions eu euh la moindre intention délectuelle, donc je vous rappelle que en droit pénal c'est une composante essentielle de du délit, hein. Si si vous accidentez une voiture alors que bon, je sais pas, il y a une collision malheureuse parce qu'il y a un trou dans la route ou quelque chose comme ça, ça s'appelle un accident.

Vous n'êtes pas coupable. être coupable que si il y a un élément dctuel, un élément intentionnel. Bon euh mais enfin pensez-vous un seul instant par exemple que mon malheureux assistant Guillaume Lulier qui sur mon ordre par mon consentement a été mis partiellement à la disposition du secrétariat politique et parlementaire qui se trouvait à Montret.

Montret c'était pas le siège du Front National. Siège du Front National c'est quatre Huva Guuyillon. Pensez-vous qu'il se serait paré de ce type de chef de cabinet de Jean-Marie Lel le cabinet réduit à une secrétaire hein bon à laquelle d'ailleurs il ne donnait pas d'ordre parce que il n'en était pas besoin. euh partout dans les élections sur des organigrammes que nous avons publié s'il avait le moindre sentiment d'avoir commis quelque part un délit.

Et moi euh n'aurais n'aurais-je pas mis fin à cette à cette ostentation si si j'avais eu le sentiment que nous étions en tort et que nous nous avions en frein une règle une règle de droit pénal. Alors, je vais pas entrer dans les discussions. Nos avocats ont été admirablement disséqués de surcroix.

Le code pénal, c'est une entreprise assez importante. mon ami le Didier Galot qui a été magistrat, grand magistrat, juge d'instruction, pénaliste, président de chambre à la Roche Suron, maire de des Sabdolones et et chroniqueur judiciaire au Figaro me disait que lors de la promulgation du code pénal de 1810, je crois, il y avait 400 incriminations. Bon, et que je crois qu'aujourd'hui il y en a 20000.

Bon, c'estàd vous pouvez plus faire un pas sans enfreindre une règle quelconque, on trouvera toujours un motif. Et là, on vient vous dire encore une fois, on vient nous dire "Mais c'est scandaleux vos assistants et cetera." Et alors que les publications du Parlement européen nous disent qu'il n'avaiit pas que les assistants locaux l'avaient pas à mettre les pieds à Strasbourg ou à Bruxelles.

Richard de 16, on généralement oppose dans cette affaire une affaire judiciaire qui deviendrait une affaire politique. Est-ce que c'est vous c'est votre avis aussi ? Est-ce que vous pensez que c'est ce qui est utilisé ?

Euh alors il faut euh il faut distinguer deux choses. De d'une part euh les pratiques euh qui peuvent être euh effectivement judiciarisé et ensuite la manière dont la justice a euh instrumentalisé la chose. On peut toujours considérer et et c'est le sentiment des Français que vous rappeliez qu'il y a de la part du Rassemblement national une légèreté coupable dans la manière de de traiter ces parlements.

Je ne rentre pas dans le débat judiciaire, je ne suis pas avocat, je n'ai pas suivi les débats. Certains membres du Rassemblement national m'ont expliqué qu'ils avaient mis en garde, d'autres m'ont expliqué qu'il y avait aucun problème. Je remarque surtout que les députés français dans leur ensemble ont l'habitude en fait d'utiliser leurs assistants parlementaires pour faire en sorte d'être capable d'exercer leur mandat.

Et donc que il paraît légitime que les les eurodéputés euh utilisent leurs assistants parlementaires pour être capable d'exercer leur mandat et que donc euh euh la le côté de de pion, de bureaucrate, de tabéon et de notaire euh que peut avoir l'administration européenne n'a euh évidemment aucun sens euh par rapport à la manière dont les choses se passent. Bon ça on le met de côté. Après ça, la manière dont comme d'habitude on se retrouve avec des déclarations stupéfiantes de la part du personnel judiciaire qui explique que la démocratie est en danger, que la République est en train de vaciller sur ses bases, qu'en fait que la confiance avec le public a été rompue et donc avec une phrase éologie en fait de de de banquer républicain 19e siècle où on nous explique à chaque fois que que ça y est le Front National et l'équival ent de l'intégralité des Stavisky ou de ou du scandale de Panama.

Juste parce que il y a quatre assistants parlementaires qui ont été mobilisés sur des tâches qui n'étaient pas celles que le le règlement à la page 158 de l'annexe B avait prévu. C'est vraiment une infamie. Voilà, donc la justice fait exprès en fait de s'accrocher à la moindre chose pour déclencher un barnomme hallucinant.

Alors, on pourrait m'accuser d'être de parti prix, mais voilà, en fait, non, je ne suis pas de parti prix du tout, je suis un homme honnête. Et voilà, il y a euh dans les chaque fois que le mot le pèd est prononcé une espèce d'hystérie judiciaire qui est ahurissante. Bah, je tiens juste à rappeler la manière dont euh un juge français avait demandé que Marine Le Pen se soumette à une une expertise psychanalytique en excitant d'une loi sur les délits sexuels.

Donc autrement dit, ils ont une manière de prendre la loi, de la tordre et de la vomir ensuite sur la table en expliquant que ça y est le ils viennent, ils ont forgé dans un allage inaltérable justice et la vérité. C'est absolument stupéfiant. Euh Bruno Golich, il nous reste 3 minutes sur ce que vient de dire Richard de S peut-être.

Oui. Non non mais je je je suis je suis heureux que monsieur Deè dont j'ai apprécié le le côté particulièrement incisif et et et l'ironie mordante concède effectivement cette cette que cette situation est est absolument je dirais cafenne ubuesque par certains par certains par certains côtés euh je je ne mets pas en cause à titre personnel d'ailleurs les magistrats de la cour d'appel. Je suis un peu plus sévère à ce à l'égard de des magistrats magistrateux enfin c'est il y avait un monsieur quand même parmi euh de de de première instance.

Je crois qu'il y a un phénomène qui est assez terrifiant, c'est que vous avez les poursuites qui sont initiées par des ennemis politiques déloyaux mais qui peuvent puisqu'ils ont la majorité provisoirement, ils peuvent parler au nombre de l'institution. H alors on dit le Parlement européen parci, le Parlement européen par là. Je vous ai dit le Parlement européen, c'est monsieur Chou, c'est les membres du bureau parmi lesquels nous n'avons que les adversaires politiques. de de l'époque et euh c'est c'est ce qui ce qui est terrible, c'est que une fois que vous êtes dans la seringue, il est extrêmement difficile d'en sortir parce que il va falloir énormément de courage au magistrat de la cour d'appel de dire "Bon ben écoutez, il y a peut-être effectivement un contentieux d'ordre administratif, peut-être que ils auraient dû agir puisqu'ils étaient en poule faire une constituer un groupement de députés embauchant un groupement d'assistants si tu était beaucoup plus compliqué en terme de gestion mais peu importe si tu était plus régulier mais en tout état de cause le résultat était exactement le même au centimes prêt et par conséquent il y a pas de détournement de fonds public et par conséquent nous relaxons tous les prévenus voilà c'est ça qui devrait être le le droit.

Mais ça supposerait que des milliers de pages de d'enquête, d'instruction, des choses extravagantes, on est allé jusqu'à me géolocaliser géolocaliser mes mon assistant pour voir combien de fois je le rencontrais par moi. Il faudrait balancer tout ça par la fenêtre. Je j'espère que ces magistrats en auront le courage.

Je n'en suis pas certain. Et bien écoutez, dans tous les cas, la réponse viendra dans quelques semaines, quelques mois euh sans doute vers à l'arrivée de l'été. Euh Bruno Goldich, on vous réinvitera évidemment euh pour en parler si jamais euh vous avez le droit de sortir de prison et puis en tout cas merci beaucoup.

Je demanderai une permission de sortie. Voilà, merci beaucoup d'avoir été avec avec nous ce matin euh Bruno Goldnich et puis euh on se on vous on vous réinvitera bien sûr pour reparler de toutes ces affaires. On vous souhaite le meilleur.

Merci beaucoup. Merci.

"Pas un centime détourné !" : Bruno Gollnisch dénonce la chasse aux sorcières contre le RN — Bruno Gollnisch · Pourquijevote