Ep. 7 - Le débat Mélenchon VS Zemmour : les coulisses
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 40 %Attaque 50 %Défensif 10 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 4:01Jean-Luc MélenchonFait
« Il faudrait que ce soit dans des conditions pourquoi : parce que nous on fait campagne contre la droite et Macron point barre, le reste on ne s'en occupe pas. »
- 6:01Jean-Luc MélenchonFait
« Il y a un processus de zemmourisation de toute la droite et même du macronisme. »
- 10:01Jean-Luc MélenchonChiffre
« Mille deux cents personnes par an qui meurent des maladies professionnelles et plus de 500 sur le lieu de travail. »
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Bonjour tout le monde, je renouvelle le grand bravo pour le succès des amphis dont la leçon principale est que nous sommes en train d'accumuler des savoir-faire ceux-là ils sont installés dans la pérennité, la durée, compte tenu de l'âge moyen des gens qui sont ici et de notre projet politique. Le moment des amphis c'était celui où on montrait que l'union populaire était possible, pas à cause de moi, mais grâce au programme, ça donc, cette première séquence est terminée. On attaque la deuxième séquence avec les investitures des autres, c'est à dire : le tableau politique se précise, alors c'est sans doute Jadot qui va être élu, donc il est exactement sur le même créneau que madame Hidalgo, la raison pour laquelle madame Hidalgo commence à sentir le roussi et elle se dit que si elle attend qu'ils aient terminé de l'annoncer comme candidat, il va prendre instantanément une avance qu'il faudra qu'elle rattrape après.
Donc dimanche prochain, elle annonce sa candidature, ce qui n'était pas prévu, qui ne rentre dans aucun plan, et il va falloir qu'elle se démerde à expliquer qu'elle est candidate oui, dans un vote interne, mais non parce que, oui parce que, enfin bref, ça va être pas mal aussi. Nous il faut que, à proportion du désordre que créent leurs gesticulations, il faut créer une structure de repère d'ordre et l'ordre c'est les uns contre les autres, le problème c'est pas les PS ni EELV dans ce pays, le problème c'est les fachos et Macron, donc nous on doit sans cesse ramener au front du combat réel, alors il y a dans l'air : est ce que je vais faire un débat avec Zemour ou madame Le Pen, bon pourquoi pas. Il faudrait que ce soit dans des conditions pourquoi : parce que nous on fait campagne contre la droite et Macron point barre, le reste on ne s'en occupe pas, c'est une campagne donc il n'y a pas de week-end où il ne se passe rien, ça n'existe pas, on ne doit pas avoir le melon, c'est à dire croire qu'on est tellement fort, tellement intéressant, tellement tout ça, ce qui est vrai, que donc du coup ben alors on ne fait pas ça parce que c'est pas digne de nous, ça parce que ceci, ça parce que cela non !
On est arrivé du fond du truc en passant par les égouts un temps hein, et puis il fallait gagner chaque mètre de terrain donc quand la bataille se présente on se bat, point, la lutte, la lutte, la lutte ! Tout le temps, nuit et jour et comme ça pendant huit mois jusqu'à ce qu'on arrache le truc. [Musique] – Bienvenue monsieur Mélenchon, bienvenue. – Merci monsieur ! – Merci. – On est vraiment à bout, on n'en peut plus. – C'est vraiment un mouvement qui s'étend. – C'est des 9 heures sans pause, sans rien, on ne peut pas continuer comme ça, c'est impossible. – 9 heures sans pause ? – Sans pause sans arrêt, on roule, on roule, on nous dit de rouler tout le temps, on a pas de pause, on ne peut pas aller aux toilettes, déjà que nous en tant que femmes on n'a pas de toilettes et maintenant avec le passe sanitaire c'est compliqué et franchement on ne peut plus continuer comme ça.
C'est impossible au niveau des salaires, au niveau des horaires, on fait 13 ou 14 heures d'amplitude et payé 6h16, des petits services. Vous n'êtes pas d'accord avec moi tous ? Donc voilà franchement c'est impossible. – On avait envie d'être là, je vous parle franchement parce ce que quand je vois vos têtes, je vois en tout cas la France comme moi je l'aime, on sait que le monde qu'on prépare, c'est nous qui le faisons, si on ne fait rien il y aura rien, si on ne se bat pas ils vous dépouilleront tant qu'ils peuvent, jamais rien n'a été acquis dans la vie autrement que par la lutte des travailleurs, aucun progrès n'a été acquis autrement que par la lutte des travailleurs, leurs visages simples et humbles, leurs mains usées, leur corps parfois usés, d'autres fois leur esprit ou leurs nerfs, tout ça a été donné non seulement pour faire ce monde dans lequel nous vivons, les choses qui nous entourent, mais surtout les règles du jeu qui font que chacun dorénavant dans ce pays devait avoir droit au respect et à la considération, à la dignité, et que partout sur tous les hôtels de la patrie est écrit la devise républicaine qui s'adresse à tout le monde, quel que soit sa religion, quel que soit son genre, quel que soit son âge, quelle que soit sa condition sociale : Liberté, Égalité, Fraternité. [Applaudissements] – Merci monsieur ! – Je vous adore et c'est pas facile, merci encore à vous pour votre message et puis on va essayer de tenir ferme parce que c'est très difficile ce que l'on vit actuellement, merci – C'est vous qui nous donnez beaucoup. – Merci beaucoup, on a besoin de vous ici. [Bruits divers] [Musique] – Bonjour, bonjour, ça va ? – Il y a du monde ? – Je pense que oui, j'ai l'occasion de voir Mélenchon, c'est quand même pas fréquent, c'est pas vraiment l'endroit où il pourrait venir. – Il paraît que tu as fais un bonne fiesta hier soir. – Ben ouais, quelle idée de mettre… – C'est vrai ou c'est une calomnie de lui ? – Ben non, "Zwangere Guy and the Machines" il ont mis à 11h30.
Ben ouais, je suis resté jusqu'à 00h15, il faut être à la hauteur, donc là ce matin c'est un peu diesel, mais ça va aller, j'ai déjà eu un premier débat donc ça va. – T'as vu le cran du gars, il ne réfute pas, il ne dit pas : "Non je suis sérieux, j'ai relu quelque pages… – Bon le soir, bon le matin. – Ben c'est ça qu'il faut. … J'ai relu quelques pages du "Capital" pour me remettre dans la bonne ligne. – Raoul et son bréviaire Allez, allons-y [Applaudissements] – Bonjour tout le monde, je vois qu'on est chaud pour ce débat, ça fait plaisir. – Il y à un processus de zemmourisation de toute la droite et même du macronisme, parce que nous avons vu une chose incroyable, un président de la République dire que Pétain était un grand militaire et Maurras un grand intellectuel.
Ce sont deux criminels, deux traîtres à la patrie et deux antisémites, voilà ce que sont ces deux là. En 1950, 1 français sur 10 avait un grand père étranger, aujourd'hui c'est 1 sur 4. Vient m'expliquer pourquoi mon grand-père ne méritait pas d'être mon grand-père et pourquoi moi je ne mérite pas d'être français.
Qu'est ce que tu as fais toi pour être français ? À part te donner le mal de naître ? C'est maintenant qu'il faut que tu te donnes le mal de mériter de l'être, c'est-à-dire d'être républicain : Liberté, Égalité, Fraternité.
Ne laissez pas un millimètre d'espace aux fachos, ne les laissez pas respirer, ne les laissez pas se croire tranquilles parce que c'est eux qui sont un corps étranger à nos sociétés pas nous. [Applaudissements] Ben ça va, je peux être candidat ici aussi, bon merci les amis. "– Jean-Luc Mélenchon : "– En France il y a un processus de zemmourisation "de toute la droite et même du macronisme. "– Jean-Luc Mélenchon, Eric Zemmour.
Le débat jeudi 23 septembre "20h45 en direct sur BFM TV. – Notre événement de la semaine évidemment, c'est le débat de jeudi soir avec Eric Zemmour. Eric Zemmour qui avant l'annonce de ce débat est absolument partout, avec encore ce dimanche le JDD qui lui consacre 10 pages, avec la presse qui ne parle que de ça, les instituts de sondage qui d'ailleurs expliquent que c'est clairement le phénomène du moment qui vient rebattre les cartes à droite. – Tous les week-ends dans ce pays c'est Eric Zemmour va ceci, Eric Zemmour va cela, Eric Zemmour est à Nice, Eric Zemmour est à Toulon, Eric Zemmour sort un livre, Eric Zemmour publie un site internet, ça va on a compris, donc la question aujourd'hui n'est pas de savoir si on lui donne de l'audience ou pas, c'est de savoir si sa présence se retrouve opposée à une résistance. – On va faire des essais son comme ça Jean-Luc, ça marche comme ça ? – C'est mieux là, il a à peu près votre voix (rires) – Comme ça ça va aller, c'est clair ?
C'est clair le son ? – Mais dites quelque chose. – Je dis que je suis très heureux que vous ayez accepté le débat, on est très heureux de le monter ensemble. – Sous le pont Mirabeau coule la seine. – Il paraît. – Et nos amours, faut-il qu'il m'en souvienne. – Très bien. – Après la pluie, non, après la nuit, après la joie. – Ça va comme ça pour le son de ce coté ? – Et eux là, j'aimerais bien voir parce que… – Est-ce que vous voulez que je vous raconte ce que j'ai mangé ce soir Jean-Luc Mélenchon, j'ai mangé des sushis au saumon, au thon. – Au thon rouge ? – Au thon… – Anti-écolo !
Vous n'avez pas honte ? – À bien y réfléchir, il n'était peut-être pas rouge. – On revient dans 20 minutes. – Après il est sensé y avoir quarante minutes sur la partie "La France". – Oui mais et puis la partie "Qu'est-ce que vous pensez de votre interlocuteur" ? – Ça c'est dans les sept premières minutes. – Oh ! – Donc ça fait trois minutes chacun hein. – Oui mais, trois minutes chacun pour dire à la fois pourquoi on est là et ce qu'on pense de l'autre. – Ouais, plus les journalistes, bonjour, merci, bienvenue, grand débat, tout ça. – Déjà ça ça tiendra pas. – À la fois c'était un sujet de BFM aussi, toute l'après-midi, ton Tik Tok. – Après c'est 40 minutes les deux morceaux, chaque morceau 40 minutes. – Chaque morceau 40 minutes. et l'accord qu'on a c'est que si le premier fait 45, le deuxième fait 45. – Donc pour le premier en tout et pour tout c'est trois minutes pour dire ce que je pense de lui et tout ça, c'est lui qui commence ? – Ouais Je t'accompagne, on peut y aller. – Nous on reste ici. – Vous serez mieux pour regarder. – Ciao les petits choux, à tout à l'heure, au revoir madame. [Musique] – Jean-Luc Mélenchon Eric Zemmour, le débat commence maintenant sur BFM TV. – Nous sommes le pays qui pratique depuis le plus longtemps et le seul en Europe, une forme de créolisation qui est assumée, c'est à dire que ce n'est pas autre chose que la création d'une culture commune des gens qui se trouvent au même endroit.
Nous sommes le seul pays d'Europe qui dit : nous sommes des Gallo-Romains. Les espagnols auraient pu dire qu'ils étaient des Ibéro-Romains, ils ont donné trois empereurs et le philosophe Sénèque, ils n'ont jamais dit ça nous si, ce qui signifie que depuis le début les cultures arrivent et forment quelque chose de commun. Si bien que la France est ce méli-mélo intéressant, unique au monde, singulier, grandiose qui a permis que des gens très différents fabriquent quelque chose en commun qui à la fin culmina avec l'idée extraordinaire des Droits de l'Homme qui ont donné une révolution qui ne s'est pas faite pour les Français, mais pour l'humanité tout entière.
Et là monsieur Zemmour, vous êtes dans une impasse intellectuelle, la France que vous voyez n'a jamais existé, la grandeur de la France a tenu à ce processus-là et ce processus j'y suis attaché. La créolisation n'est pas un choix, c'est une réalité qui permet de faire le pont entre le différentialisme aigu de gens comme monsieur Zemmour qui voit les gens dans des petites cases, les musulmans, les ceci, les cela et puis un universalisme que moi même j'ai pratiqué, un peu abstrait qui ne tient compte d'aucune différences. La créolisation dit : "Les êtres humains se rassemblent et forment quelque chose en commun", voilà ce qui m'intéresse dans l'Histoire, et là où vous êtes pris à revers, c'est que ce qui a fécondé la France, c'est cet immense idée de l'être humain qui est créateur de sa propre histoire, c'est l'humanisme.
Moi, comme d'habitude je ne me rends compte de rien. Où il est Bernard ? – Il est là. – La première partie c'était très confus, vous vous interrompiez, il répondait – D'accord. – Il avait l'air obsessionnel. – Et il n'a mis aucune idée sur la table, même sur l'immigration il ne propose pas d'idée. – Merci monsieur. – C'est là. – Il a même dû remballer ses conneries parce qu'il n'a pas osé dire ici qu'il était pour virer 5 millions de musulmans. – Monsieur, vous pouvez nous ouvrir s'il vous plaît ? – Et puis tu vois, sur les réseaux sociaux les gens ils sont dingues, ils sont trop contents. – Ah bon ?
Ça réagit bien ? – Ça a beaucoup rigolé à tes blagues m'a-t-on dit dans les cafés. – Hein ? – On m'a dit : "Les copains rigolent beaucoup aux blagues de Jean-Luc", tu avais une image plus cool que lui. – Ouais ? – Tu faisais des blagues, tu étais détendu. – Tu étais hyper souriant. – Un peu moins sur la fin, c'est long hein ? – Plus complet et presque plus modéré que lui. – Oui oui, mais j'y veillais mon cher, parce que j'ai vu à plusieurs reprises, il a essayé de trouver un angle : vous êtes en contradiction avec vous-même, bon moi je l'ai traité de borné, de mec qui ne changent jamais d'avis. – Et puis son début sur Mao Zedong, Staline, Pol Pot et je ne sais pas quoi. – J'ai même pas… Je me suis dis, je laisse tomber. – Ah, voici l'enfant chéri du parti, que dit-il ? – Méfie-toi. – Est-ce que vous pensez que parfois il a pu y avoir aussi le sentiment qu'on ne parlait pas aux français, ils n'ont pas été un peu même tous les deux déconnectés ? – Ah Ah, tu parles de la question, tu vas voir la réponse [Applaudissements] – Il faut que je fasse le replay. – J'avais Raquel dans ma tête, je me disais : "Si tu parles pas du référendum révocatoire, tu rentres à la maison. – J'ai vérifié, tu en as parlé. (Rires) – Ça va toi ? – Ça va, eh, tu t'en es sorti. – On a énormément de gens, on a même déjà refusé. – J'ai un peu de mal à me représenter ce que je peux être pour cette génération, c'est assez curieux, c'est là que ça vote le plus pour moi et c'est paradoxal c'est moi le plus vieux de tous les candidats, et après avoir été le plus jeune élu maintenant je commence à être dans les… – Après, les jeunes ont souvent soif d'extrême je veux dire de radicalité. – Alors c'est ça, le niveau d'exigence est plus grand, et comme le niveau de culture est plus élevé et que beaucoup de gens commettent l'erreur de prendre des gens pour des imbéciles, de croire que les gens ne sont pas capables de se rendre compte d'une pure technique de com, c'est ignorer que maintenant le pays tout entier a au moins 20 ans d'expérience de ce que c'est que la communication.
Bon il y a comme ça toute une série de réalités qui sont la nouvelle France, aussi bien au plan intellectuel, on peut toujours dire que le bac ne vaut rien, que rien ne vaut rien, mais en attendant il y a 80% d'une classe d'âge qui y parvient dans le domaine général, pas dans le domaine professionnel. Mais malgré tout c'est une élévation du niveau moyen, personne ne peut dire le contraire. Tiens, je te le prête provisoirement, mais tu n'en profite pas pour partir avec.
C'est un sketch entre elle et moi, ses différentes tentatives pour s'emparer de mon portefeuille ont toutes échoué. Bon bref ça y est on est parti, excusez-moi je me chauffe un peu pour être à la hauteur. Combien vous êtes là dedans ? – On est 400 et honnêtement, il y a bien 200 personnes qu'on n'a pas pu faire entrer. – Mais il y a une jauge, il y a des obligations ? – En gros, idéalement, l’amphithéâtre a une capacité de 350 places, mais on a rajouté des chaises un peu partout. – Bon moi ce que je vous demande, les deux qui font l'intervention au départ, c'est d'enlever vos masques. – Bien sûr on va le faire. – Parce que moi je suis malentendant, c'est une maladie, enfin un handicap et je suis comme ça depuis toujours, mais alors pour moi le masque c'est l'enfer. – Oui bien sûr, on comptait les retirer. – Là ça va, je capte, mais on va être dans un endroit qui va résonner.
Comment je peux imaginer que vous avez une moustache si vous mettez un masque ? – La belle moustache cachée de Martinez. – Une moustache quoi ? – De Martinez, non ?
Pas encore assez ? [Rires] – Tu veux 1 ou 2 M&Ms ? – Yes, ça c'est important, stop stop. – Prendre des forces. – Hein ? – Pour prendre des forces avant la conférence. – Non c'est du sucre. – C'est ça les sucreries que j'ai l'habitude de voir dans les machines. – Le mieux c'est des Haribos. – C'est les meilleures.
Au niveau de votre planning vous avez besoin de forces ? – Vous serez fatigué avant moi. – Ah, ça on aime bien. – Ils ne savent pas encore. – Comme l'autre là Zemmour, la dernière fois il était titubant, il est ressorti épuisé, mais moi j'y allais encore 2 heures. – C'est les journalistes qui ont dû vous arrêter. – Mais depuis le temps, c'était plus dur pour lui que pour moi, il avait peur, donc la peur vous casse les jambes. – Vous êtes rompu à l'exercice ? – Plus que lui, mais lui ne sait faire qu'une chose : dérouler, donc c'est des gens très facile à retourner, quand vous l'interrompez au milieu, il ne se rappelle plus où il s'est arrêté vu qu'il l'a dit 10 fois sur tous les plateaux de télé.
Donc lui comme il est tout le temps en train de dérouler les 4 ou 5 mêmes argumentaires. Vous avez vu, les une ou deux fois où je coupe au milieu. – C'est vrai qu'il a l'habitude de dérouler toute une démarche historique alors que dans un débat, on est d'avantage dans du tac au tac – Ben ouais. – Comme on voyait avec vous, et là en fait ça rompait son schéma de pensée. – Ben oui, et surtout quand il pouvait se dire, il est très, au point de départ, journaliste faussement concret donc il dit des chiffres et lui même répète : "C'est la vérité, c'est un fait", en réalité c'est ni une vérité, ni un fait, comme tous les faits sont discutables c'est un fait scientifique que tout est discutable, mais si vous refusez simplement de discuter des chiffres et que vous parlez d'autre chose, le gars il est comme un ballot, il reste avec son machin, bon euh pfff. – Rapport de 1 à 50. – Il est resté avec son grand remplacement et toutes ses bêtises là.
Ça y est, c'est bon là ? [Bruits intenses de foule] [Applaudissements] – Bonjour, bonjour à toutes et tous, bonjour à toutes et tous, bienvenue, bienvenue ici à Reims, bienvenue à cette convention de l'Union populaire. Si nous sommes réunis ici aujourd'hui c'est parce que nous ne supportons pas et nous n'acceptons pas de voir notre pays tomber dans le piège de la division ou de la diversion. [Musique] – Oui ben d'accord mais moi elles ne m'aiment pas les lentilles.
Bon appétit ! Ça va, ça vous a plus tout ce qui s'est passé ? – Oui, c'est génial. – Vous n'êtes pas désorientés, il n'y a que moi qui suis désorienté, c'est tellement organisé que ça me fait peur en fait.
Sans blague ! Tout est au carré, ils sont forts hein ? – On est pas vraiment des insoumis, on est des étudiants de science politique. – Vous ne pourriez pas faire des études honnête ? (rires) – On est pas à Science-Po. – Ah, déjà votre cas s'améliore.
Vous êtes à la fac ? – On est dans une école, c'est une école de politique et d'international. – Bon. – Et on aimerait savoir, si vous aviez un conseil à nous donner, ça serait lequel ? – Pour faire quoi ? – Pour gagner. – Menacer chaque personne individuellement, (rires) non non, je blague, convaincre, il n'y a que ça à faire.
Il faut vraiment avoir la religion de la démocratie, si vous n'y croyez pas, vous ne pouvez pas y arriver, si vous vous dites : "Ça sert à rien, il est trop bête, il est trop ceci ou trop cela, c'est perdu. Moi je ne vois pas ce qu'on peut faire d'autre hein, parce que des fois on me dit : "Ah, vous êtes électoraliste ! " Ben ouais, il y a des élections c'est pour gagner des voix quoi, mais on ne raconte pas n'importe quoi, voilà tout.
Je crois qu'on gagne aussi souvent quand on fait le pari du haut niveau de conscience, la plupart des gens méprisent le peuple et se croient d'essence… celui qui a un savoir technique ou autre se croit toujours d'une essence supérieure aux autres. Et votre plat de lentilles qui refroidit. Moi j'ai enlevé le masque, je vais encore me faire engueuler.
Ils me protège comme une poterie Ming tu sais. Il ne faut pas que tu fasses ci, il ne faut pas que tu fasses ça – Merci beaucoup. – Merci énormément. – Vous savez que la semaine dernière il s'est passé une chose relativement importante au niveau du groupe parlementaire, nous avons élu une nouvelle présidente… [Applaudissements et scansion] – Mathilde !
Mathilde ! Mathilde ! – Mais j'allais dire avant de féliciter Mathilde, mais on la félicitera 2 fois, je voulais revenir un petit peu en arrière et vous expliquer qu'est-ce qu'un président ou une présidente de groupe.
Parce qu'on en parle souvent, mais je pense que très peu de gens savent la complexité d'un rôle de président de groupe et je voulais, avant de féliciter Mathilde, revenir sur le rôle du président Jean-Luc Mélenchon qui pendant 4 ans et demi… (Applaudissements) …a essuyé les plâtres du groupe "Insoumis". En attendant, Jean-Luc Mélenchon a su nous donner confiance en nous et c'était quelque chose de très important, et juste pour ça on peut l'applaudir et le remercier parce que ça a été un excellent président de groupe. [Applaudissements] Puisque nous festoyons tous ensembles, juste un petit message pour dire : "Jean-Luc, après avoir présidé notre groupe parlementaire pendant quatre ans et demi, franchement gouverner le pays, ce sera facile, ce sera vraiment beaucoup plus simple que nous gérer nous".
Et bravo à notre nouvelle présidente Mathilde Panot ! Bonne soirée à tout le monde [Applaudissements] – Mille deux cents personnes par an qui meurent des maladies professionnelles et plus de 500 sur le lieu de travail. On ne se lève pas pour eux à l'Assemblée nationale quand ils meurent sur un toit, quand ils meurent dans le bâtiment et les travaux publics, quand ils meurent au volant d'un camion, quand ils meurent avec une pelle dans la main, quand ils meurent de maladies, épuisés par ce qu'on leur a fait faire.
Alors nous on se lève ! Bon ben déjà, je ne vais pas être très très long, mais je vais déjà remercier tout le monde de tout ce que vous avez fait depuis trois, quatre, cinq jours et puis pour certains et certaines d'entre vous depuis des semaines déjà. Je vais pas être plus long sur la partie de ce que nous avons obtenu nous collectivement ce week-end, politiquement parce que ça ça va être un autre rôle, mais en tout cas, par rapport à ce que nous avons réussi à faire organisationnellement parlant, on constate encore plus d'aisance dans la mise en place, dans la prise d'initiatives, dans la compréhension de ce pourquoi nous sommes là, ce que nous avons à faire et quand il faut s'écarter un tout petit peu de ce qui est écrit sur le papier, la manière dont il faut le faire. – Les retours ne sont que positifs, alors vous connaissez la maison pour ce qui est de râler, ils y en a, ils ne donnent pas leur part au chat, et ben non, personne n'a râlé, personne n'a dit : "Oui mais il y a ci, mais il y a là", donc c'est très très impressionnant.
Les gens qui sont avec nous sont éparpillés dans la vie, c'est une poussière humaine, ils n'ont pas de poids, ils n'ont pas d'importance, les autres regardent à travers eux, et tout d'un coup, pendant quelques heures, toute la puissance qu'ils contiennent s'affiche, se donne à voir. Il y a des moments qui ne trompent pas, comme toute la salle se lève parce que je parle des morts au travail, ce n'est pas moi qui dis : "Levez-vous ! ", je ne sais pas quoi, c'est quelque chose qui est dans l'identité profonde des gens qui sont là.
Donc on sait qu'à ce moment-là, on est très fort, on est très puissant, que ça donne la pêche, on incarne ça, ça c'est votre bien le plus précieux les camarades. Quand tu chantes, Je chante avec toi Liberté « Quand tu pleures, Je pleure aussi ta peine. « Quand tu trembles, Je prie pour toi Liberté. « Dans la joie ou les larmes Je t’aime. « Souviens-toi des jours de ta misère. « Mon pays, tes bateaux et tes quelques galères. « Quand tu chantes, je chante avec toi Liberté. « Et quand tu es absente, J’espère. « Qui es-tu, religion ou bien réalité ? « Une idée de révolutionnaire. « Moi je crois que tu es la seule vérité. « La noblesse de notre humanité. « Je comprends qu’on meure pour te défendre. « Que l’on passe sa vie à t’attendre. « Quand tu chantes, je chante avec toi, Liberté. « Dans la joie ou les larmes je t’aime. « Les chansons de l’espoir ont ton nom et ta voix. « Le chemin de l’Histoire nous conduira vers toi. « Liberté. « Liberté. » – Sous-titrage : Le Crayon d'oreille -
Éric Zemmour