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Discours / meetingBFM TV (sur YouTube)· 30 mars 2023 33 minAutoproduitFond programmatiqueEnvironnement & énergieÉconomie & entreprisesAgriculture & alimentationEurope & international

"Plan eau": l'intégralité des annonces d'Emmanuel Macron depuis Savines-le-Lac

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 95 %Attaque 3 %Défensif 2 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 5:00SPEAKER_UNKNOWNChiffre
    « une ressource en eau renouvelables qui a fortement baissé - 14% en France métropolitaine d'ores et déjà si on compare la période 90 2001 avec la période 2002-2018 »
  • 9:00SPEAKER_UNKNOWNChiffre
    « 2000 communes qui ont eu des difficultés d'approvisionnement environ la moitié d'entre elles qui ont eu recours à des solutions temporaires d'approvisionnement en eau potable bouteilles camion-citerne »
  • 10:00SPEAKER_UNKNOWNChiffre
    « 93 départements ça a été dit qu'il était sous restriction d'eau »
  • 11:00SPEAKER_UNKNOWNChiffre
    « pousse d'herbes déficitaire de 24% »
  • 12:00SPEAKER_UNKNOWNChiffre
    « rendement des cultures céréalières de printemps baisse de 28,4% en 2022 »
  • 13:00SPEAKER_UNKNOWNFait
    « 32 jours sans pluie et notre pays est dans un épisode inédit sécheresse hivernale »
  • 14:00SPEAKER_UNKNOWNChiffre
    « 80% de nos nappes ont un niveau bas ou très bas alors que nous étions avec la sécheresse de avant la sécheresse de 2022 un niveau de 50% »
  • 17:00SPEAKER_UNKNOWNPromesse
    « objectif pour 2030 qui est de faire 10% d'économie d'eau dans tous les secteurs »
  • 21:00SPEAKER_UNKNOWNChiffre
    « le changement climatique va nous priver de 30 à 40% de l'eau disponible dans notre pays à l'horizon 2050 »
  • 36:00SPEAKER_UNKNOWNChiffre
    « 35 millions d'euros supplémentaires par an pour l'eau en outre-mer »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

[Applaudissements] merci beaucoup monsieur le ministre et merci pour le travail fait par vous même votre secrétaire d'État l'ensemble des équipes Monsieur le Maire merci de nous accueillir et de ces mots très fort vous nous avez ré-ancré si je puis dire dans une histoire et une géographie qui donne tout son sens au fond en ce dont nous allons parlons depuis tout à l'heure et Mesdames Messieurs les parlementaires monsieur le Président du Conseil régional c'est le président du conseil départemental Mesdames et Messieurs les Présidents de Conseils départementaux parce que beaucoup d'élus en effet de cette belle région sont là mais les Savoyards sont là aussi et plusieurs autres Mesdames et Messieurs les Présidents et présidente et mesdames et messieurs vos grandes et qualités je suis très heureux de vous retrouver devant la chance d'être parmi vous alors parlez d'eau c'est parler mais parfaitement dit dans une région qui en a toujours manqué de sujets qui ont fait une bonne partie de la littérature du 20e siècle pour ce qui est de la littérature française ou de la région Pagnol comme gienot faire un clin d'oeil et un département voisin madame la Présidente ne parle que de bataille de l'eau à l'époque dans cette belle région mais notre pays a inventé une vraie politique de l'eau de gestion de partage et un modèle inédit vous en êtes d'ailleurs toutes et tous été positifs et c'est une force et est-ce qu'on va collectivement faire c'est quand même déjà de s'appuyer sur cette force cette politique que notre pays a créé c'est une politique de l'eau innovante dès les années 60 avec une gestion par bassin faisant travailler ensemble de la source à l'océan tous les acteurs de l'eau les élus les agriculteurs les industriels les énergéticiens qui a su bâtir des grands projets et je le dis parce que parfois quand on regarde notre actualité on oublie il voulait parfaitement rappelé ce qu'on a su faire par le passé sans quoi nous aurions eu des vrais drames à tous égards et le lac de Serre-Ponçon qui n'est pas qu'un barrage hydroélectrique mais bien un projet de gestion de l'eau décime des abuscules aux vallées de la Provence c'est la réalisation de cette grande politique et cette politique française de gestion de l'eau elle a été particulièrement adaptée pour faire face à tous nos grands défis environnementaux de l'eau qui se posaient à l'époque en particulier celui de la qualité de la lutte contre les pollutions qui était le cœur de la bataille et ensuite avec des grandes lois de l'eau 92 la directive cadre sur l'eau en Europe en 2000 la loi de 2004 et la transposée et avec à chaque fois l'élaboration dirait d'une d'un modèle français il est là donc on ne parle pas de rien et avec une implication je le disais des acteurs de terrain bassin la commune et des acteurs qui en ont les usages la grande le défi qui est le nôtre c'est qu'au fond beaucoup de ce qui a été pensé structuré c'était se battre contre la pollution et pour la qualité mais au fond on avait moins de pression sur la quantité le constat a rigoureusement changé le ministre a redonné les chiffres et c'est ce sur quoi vous vous appuyez on a une ressource en eau renouvelables qui a fortement baissé - 14% en France métropolitaine d'ores et déjà si on compare la période 90 2001 avec la période 2002-2018 des sécheresses qui sont de plus en plus fréquentes ce dérèglement climatique qui conduit aux effets que le ministre a parfaitement décrit donc je ne vais pas m'apesantir sur la situation qui a changé et quand on regarde tous les scénarios ceux qui sont donnés par par le GIEC et tous les experts qui le décline ensuite on voit que les modèles scientifiques nous disent qu'on aura moins 10 à moins 40% de débit de nos rivières - 15 à - 25% de baisse des prix en été moins dix à -25% de baisse du niveau des nappes et avec des sols qui seront plus secs et donc une humidité inférieure une capacité à absorber aussi c'est précipitations qui sera profondément différentes et avec ce changement climatique et même si parfois il pleuvra davantage en hiver nos nappes phréatiques qui sont vraiment les stocks stratégiques d'eau mettront plus longtemps à se remplir et se remplir au moins et donc pour nous préparer à tous les scénarios on est en train d'intégrer les derniers travaux du GIEC à nos modèles scientifiques et tous ces résultats seront disponibles dans le courant de l'année mais je vais tout de suite être clair sans être définitif dans le détail aucun ne nous dit que la situation va s'améliorer alors l'année dernière là aussi le ministre l'a dit on a une sécheresse exceptionnelle par rapport à ce qu'on connaissait mais elle ne sera pas exceptionnelle par rapport à ce qu'on va connaître et donc elle nous indique simplement de manière peut-être plus rapide que ce qu'on pensait que les changements sont bien là avec ces 2000 communes qui ont eu des difficultés d'approvisionnement environ la moitié d'entre elles qui ont eu recours à des solutions temporaires d'approvisionnement en eau potable bouteilles camion-citerne 93 départements ça a été dit qu'il était sous restriction d'eau et des conséquences très difficiles pour nombre de nos agriculteurs dans beaucoup de ces territoires pousse d'herbes déficitaire de 24% qui a fait souffrir beaucoup d'expotants et d'éleveurs ensuite en conséquence une production de maïs qui est la plus faible depuis 90 un rendement des cultures céréalières de printemps baisse de 28,4% en 2022 des chiffres sont là pour montrer la difficulté et au début de cette année on a eu un autre record inquiétant avec 32 jours sans pluie et notre pays est dans un épisode inédit sécheresse hivernale la conséquence c'est qu'aujourd'hui 80% de nos nappes ont un niveau bas ou très bas alors que nous étions avec la sécheresse de avant la sécheresse de 2022 un niveau de 50 % . donc le défi il est là il s'est encore accéléré et donc nous devons y répondre alors d'abord on doit préparer l'été prochain et c'est le premier élément sur lesquels je voudrais donner quelques grandes lignes dès le mois de septembre on a tiré les leçons lancer les travaux le ministre l'a rappelé s'appuyant sur ce qui avait été fait dévié 5 ans les premières assises de l'eau la deuxième assise et le varen avec déjà des premières actions et réinvestissement grâce à votre implication à toutes et tous des premiers arrêtés ont été pris par les préfets on a une quinzaine de départements dont les Hautes-Alpes d'ailleurs qui sont d'ores et déjà placé en vigilance avec des outils de communication d'information vers les particuliers les professionnels pour inciter tout le monde à faire des économies d'eau on a ensuite une dizaine de départements qui sont d'ores et déjà en alerte ou alerte renforcée dans certaines zones je distingue bien ces deux ces deux phases et là c'est cette dizaine de départements qui sont en arrière renforcés il y a des restrictions qui sont à l'oeuvre pour les agriculteurs les arrosages etc mais pour réussir à préparer cet été qui s’annonce difficile on doit tous aller beaucoup plus loin et donc nous allons mettre en place d'ici à débuter un instrument comme un peu on l'a fait avec ecowatts pour l'énergie un échoate de l'eau qui va être mis en place par le ministère partagé avec l'ensemble des acteurs qui va permettre de responsabilité chacun parce que quand la sécheresse s'annonce et que les difficultés sont là chaque geste compte vous pouvez très bien il sait exactement la même chose présidente de la rappeler que ce qu'on a fait sur l'énergie et donc dans chaque territoire en fonction des ressources en eau disponibles les préfets ont fixé des règles de partage et de bonnes usages de l'eau et comme nous l'avons fait pendant l'hiver sur l'énergie on aura cet outil qui sera disponible dès le début de l'été pour que chaque Français chaque agriculteur chaque mer chaque chef d'entreprise puisse connaître les gestes à adapter de manière très transparente et l'évolution de la situation pour voir que chacun contribue à une partie de la solution ensuite deuxième élément de court terme comme là aussi nous l'avons fait pour l'énergie nous allons demander à chaque secteur un plan de sobriété sur l'eau d'ici à l'été les ministres réuniront dans les prochains jours dans l'ensemble des secteurs concernés l'énergie l'industrie le tourisme les loisirs l'agriculture ça marche bien quand tout le monde sait l'évolution de la situation quand tout le monde est responsabilisé et quand on sait que les efforts sont partagés donc c'est comme ça qu'on va faire les collectivités évidemment sont mobilisés comme l'administration de l'État et les bâtiments de l'État et je remercie la région de s'engager dans cette dynamique vont être équipées d'équipements hydroéconomes qui peuvent réduire à eux seuls de 30% les consommations et de mécanismes de récupération des eaux de pluie dès que c'est possible afin là aussi notamment d'arroser les espaces verts avec de l'eau depuis plutôt que de l'eau potable parce qu'on a des situations qui continuent à être incompréhensible pour nombre de nos compatriotes à cause aussi des règles qu'on s'était fixées historiquement et qu'il faut faire évoluer on aura à côté de ça évidemment on le sait des difficultés et je veux être très clair toutes les crises ne seront pas évitées dès cet été parce qu'on a des situations de très grandes difficultés dans certaines communes à l'été 2022 on a le sujet de ces 2000 communes dans le ministre et moi-même venant de parler on en a 200 qui ont été approvisionnés en bouteille d'eau 340 avec des camions citerne nous avons d'ores et déjà engagé des travaux pour sécuriser ses communes parce que pour bon nombre d'entre elles c'était des sous-investissement historiques ou des grandes difficultés de connexion en raison de la topographie et en effet de propres géographie et donc après la sécheresse de l'été on adore et déjà en plus de ce qui était fait des investissements habituels mobilisés 100 millions d'euros qui ont permis de financer en urgence 500 projets et donc ça c'est ce qui a été fait depuis l'été 2022 et qui sera parachevée avant l'été prochain mais on sait très bien qu'en raison de la spécificité de certains territoires de l'isolement de certaines communes il n'est pas à exclure qu'on ait des situations à nouveau de grand stress elle était prochain malgré ce plan je dirais d'urgence et de réduction de nos consommations et donc de sobriété pour accompagner les territoires les plus vulnérables c'est le troisième point sur lequel je voulais insister sur le court terme nous mobiliserons en plus de tous ces investissements 180 millions d'euros pour traiter en priorité sur ces 2000 communes fragiles celles qui sont en situation les plus critiques ainsi que ce qu'on a appelé les 170 points noirs qui sont identifiés sur le territoire c'est-à-dire toutes les zones où les fuites sont très importantes c'est le cas de votre commune c'est bien vous avez d'ailleurs engagé avec ce cofinancement des travaux c'est à dire les communes qui perdent plus de 50% de l'eau en raison de la vétusté la difficulté des lieux et on le voit bien c'est une situation là aussi aberrante qu'on doit absolument corriger en urgence et donc nous allons travailler avec l'ensemble des maires qui ont la compétence de l'eau pour faire le maximum avant l'été et accélérer ses travaux avec ses 180 millions d'euros supplémentaires qui vont là aussi nous permettre de répondre à l'urgence mais au-delà de cette urgence le coeur du plan et le ministre le détaillera cet après-midi demain qui est le fruit de votre travail collectif de toutes celles et ceux qui sont justement engagés dans les comités de bassins de Jean Launay et de toutes celles et ceux qui en sont les acteurs au quotidien ce plan haut donc avec sa cinquantaine de mesures c'est avant tout un plan de sobriété d'efficacité pour l'eau dans la durée et je veux pour s'affixer un cap à notre nation avec un objectif pour 2030 qui est de faire 10% d'économie d'eau dans tous les secteurs c'est une modernisation sans précédent de notre politique de l'eau c'est intégré le rapport à la quantité et à l'évolution liée dérèglement climatique pour intégrer totalement dans cette planification qui est écologique l'enjeu du changement climatique il y a cinq axes que je voudrais simplement ici illustrer accélérer accélérer la sobriété partout et dans la durée lutter contre les fuites et modernisées nos réseaux investir massivement dans la réutilisation des eaux usées et la mobilisation de nouvelles ressources planifier les usages de l'eau sur la disponibilité future de la ressource et accompagner les transformations de notre modèle agricole il avait dit président et mettre en place partout une tarification adaptée de l'eau alors d'abord faire des économies dans tous les secteurs et dans la durée c'est l'objectif qu'on doit se fixer parce que le changement climatique va nous priver de 30 à 40% de l'eau disponible dans notre pays à l'horizon 2050 et donc nous devons inscrire la sobriété dans la durée alors ça concerne tous les secteurs et certains sont à mobiliser tout particulièrement le premier secteur c'est celui de la production d'électricité il représente 51% des prélèvements 12% de la consommation avec le nucléaire et l'hydroélectricité et donc là dessus demander sous la supervision de la première ministre et les ministres ont commencé le travail avec les les grands acteurs de changer là aussi les pratiques et donc on va investir c'est pour être sobre c'est de l'innovation sur le nucléaire on doit adapter nos centrales nucléaires au changement climatique en engageant un vaste programme d'investissement pour faire des économies d'eau et permettre de fonctionner beaucoup plus en circuit fermé grande difficulté aujourd'hui nos centrales elles utilisent l'eau et la rejette et donc ça pas tout de suite de manière immédiate un effet sur le niveau c'est un effet sur la température et condition et compte tenu des conditions qu'évoquées à l'instant ministre ça joue sur le niveau dans la durée et dans certaines moments et à certains périodes de l'année quand on a les pressions qu'on connaît c'est une vraie difficulté et donc on va lancer ce plan d'investissement pour passer nos centrales justement en circuit ensuite on a l'hydroélectricité car nous devons adapter le rythme de nos barrages aux enjeux du climat et vous le savez ici parfaitement dans notre plus grand lac artificiel de France l'eau à des usages multiples vous l'avez rappelé président tout à l'heure vous l'avez d'ailleurs tous rappelé et donc notre volonté c'est par un dialogue deux territoires coopératif et vous l'avez entamé depuis plusieurs semaines par ces questionnaires de définir dans chaque territoire les règles les plus adaptées aux différents usages et au partage de ce bien commun deuxième grand secteur après l'énergie c'est l'industrie les ministres de la transition écologique et de l'industrie organiseront une réunion des 56 industriels qui ont le plus grand potentiel de baisse de consommation d'eau pour travailler avec eux sur un plan d'investissement pour ces économies d'eau nous voulons continuer de réindustrialiser le pays c'est une de nos victoires des dernières années va continuer de créer de l'emploi industriel mais c'est secteurs industriels doivent être de plus en plus décarbonés et sobre en utilisation de notre eau et donc pour cela ce sont aussi des investissements mais de la production de batterie à la production d'hydrogène qui sont des activités qui ont besoin on le sait de quantité importante d'eau pour produire justement des biens verts et bien nous allons intégrer dans les stratégies d'investissement la sobriété en eau et la réduction par rapport aux consommations actuelles le deuxième grand axe c'est la lutte contre les fuites et la modernisation de nos réseaux dans de nombreux territoires nous avons des réseaux d'eau qui connaissent des fuites très importantes à l'échelle nationale on a un litre sur 5 qui est perdu à cause des fuites un litre sur 5 ce qui est inacceptable on a dans certains territoires un litre sur deux qui est perdu c'est le but je le disais de la mobilisation de 180 millions d'euros qui seront dans ce qui sont d'ores et déjà actés qui seront chaque année confirmés pour résorber nos fameux points noirs et permettre d'avancer tout ça a été très bien identifié au moment des deuxième assises de l'eau et au-delà de ce financement sur nos points noirs qui est la priorité on va aussi mobiliser la banque des territoires et la Caisse des dépôts est consignations pour lancer un grand plan justement sur nos infrastructures parce que tout ça c'est le fruit de quoi de sous-investissement historique et au fond pendant très longtemps pourquoi on se retrouve collectivement dans cette situation c'est que pendant très très longtemps s'est habitué à ne plus investir dans nos réseaux d'eau et à ne plus vraiment payer le vrai prix de l'eau si on se dit les choses entre nous collectivement à l'échelle du territoire qui sont adaptés plus vite que d'autres mais c'est ça la réalité et donc c'est ça qu'on doit progressivement faire changer et moderniser nos réseaux les moderniser c'est aussi le faire de manière adaptée avec des compteurs intelligents on ne sait bien économiser que ce qu'on consomme et donc je souhaite que nous travaillons avec les collectivités pour généraliser en disant les compteurs intelligents en commençant bien sûr par les plus gros usagers de l'eau la région s'est lancé dans ce travail et je le remercie mais c'est ce qui va permettre justement d'organiser la sobriété au plus près du terrain et donc de lutter là aussi contre les fuites et la modernisation de nos réseaux dans ce plan je veux avoir un mot particulier pour nos outre-mer qui ont une situation tout particulièrement difficile et je pense à la Guadeloupe et à Mayotte sur lequel on a lancé il y a maintenant quatre ans des plans massifs de réinvestissement on va donc débloquer 35 millions d'euros supplémentaires par an pour l'eau en outre-mer parce que là on a un besoin accru pour accélérer justement le travail sur les réseaux le troisième axe c'est d'investir massivement dans la réutilisation des eaux usées et plus généralement tous les usages alors avant de passer aux eaux usées les autres pluies vous l'avez dit Président je salue l'effort dans lequel vous vous engagez pour justement permettre à nos particuliers aux acteurs économiques aussi de mieux récupérer l'eau de pluie et je souhaite que dans ce cadre le gouvernement puisse travailler en lien justement avec les mécanismes des régions à aider accompagner les particuliers à s'équiper pour mieux récupérer les autres pluies mais la réutilisation des eaux usées après traitement permet de faire de très importantes économies d'eau et vous avez évoqué le cas d'Israël il y a le cas de l'Espagne aussi dont nous devons nous inspirer parce qu'on peut faire beaucoup mieux et beaucoup plus fort je vais vous donner simplement exemple c'est que aujourd'hui en France moins de 1% de l'eau usée et retraité pour être utilisé une seconde fois ces 10 15 20 fois moins que certains des comparables les meilleurs dans le monde et donc notre ambition est désormais elle est raisonnable compte tenu de ce que les autres se faire de 1% de l'eau usée retraitée et utilisés à 10% d'ici à 2030 pour ça nous avons décidé de lancer mille projets en cinq ans pour recycler et réutiliser l'eau nous avons capacité de le faire nous avons des acteurs industriels qui savent le faire qui sont déployés sur nos territoires nous avons de l'innovation française nous avons des femmes et des hommes sur notre territoire qui savent faire cela nous devons maintenant bâtir ces projets et les déclencher par ces financements pour faciliter le développement des projets nous devons aussi ça a été évoqué par l'un d'entre vous faciliter et accélérer les procédures administratives et lever quelques verrous dont il ne faut pas écrire qu'il soit également administratifs une fine nous voulons réutiliser 300 millions de mètres cubes soit 3 piscines olympique par commune pour donner un exemple ou 3500 bouteilles d'eau par français et par an ce qui n'est pas rien et ce qui est faisable et ce qui est en même temps sera créateur d'activités les usages de l'eau et les transformations de notre modèle agricole l'eau on le sait est indispensable à notre agriculture qui est profondément fragilisée par le changement climatique et le plan o s'organise donc à cet égard en trois piliers d'abord toutes les nouvelles installations agricoles seront adaptées au climat de demain diagnostic eau sol et adaptation sera intégrée aux aides en installation j'ai pris cet engagement devant les jeunes agriculteurs terre de gym au lancement des concertations sur le renouvellement des générations agricoles et donc ça veut dire que dans ce que nous allons bâtir pour la loi d'avenir agricole nous accompagnerons chaque jeune qui s'installe d'un tel diagnostic pour adapter justement les choix les choix de production l'organisation les nouvelles infrastructures à ce diagnostic deuxième élément concernant l'irrigation nous allons poursuivre les aides pour faire des économies d'eau passer là aussi à des systèmes de goutte-à-goutte là où on le peut il faut à l'utilisation de système intelligent et donc 30 millions d'euros seront consacrés à investir avec les agriculteurs sur ces modèles ce qui est ce qui passe aussi par tout le travail qui a été largement commencé et qui est au cœur des plans d'adaptation des filières et des territoires et je veux que chaque territoire se pose ouvertement cette question elle est pas neutre elle n'est pas simple mais je vous le dis en toute franchise nous devons nous la poser aujourd'hui est-ce que les filières d'aujourd'hui sont encore adaptées au climat de demain et je peux d'ores et déjà vous dire je crois dans notre agriculture j'ai montré qu'on puisse ans se bat pour elle et on avance et je crois notre souveraineté alimentaire mais il est évident qu'on aura des territoires qui va falloir reprocher vers d'autres schémas de culture et d'autres schémas agricoles qu'on a des productions agricoles qu'on connaît dans certains territoires qui vont sans doute migrer vers d'autres territoires qu'il n'est pratique pas aujourd'hui et qui va falloir réinventer des modèles agricoles dans d'autres territoires de notre République c'est une évidence parce que les sols sont en train de changer parce que le système climatique est en train de changer et donc nous devons adapter nos modes de culture si nous ne l'anticipons pas nous le subirons et nous allons mettre en risque notre souveraineté alimentaire parce que ça veut dire qu'on aura des territoires qui n'auront plus la capacité à produire et qui n'auront pas préparé leur changement et d'autres qui auraient pu récupérer ces cultures qui ne sont pas et donc c'est toujours très intimidant de penser si je puis dire de telles transformations mais il nous faut le faire pour les accompagner le troisième axe de ce changement du modèle agricole c'est de faire évoluer la logique de stockage de l'eau la priorité est de maximiser la capacité de notre principal outil de stockage de l'eau qui sont nos sols des sols en meilleure santé avec plus d'arbres plus de et qui stockent mieux l'eau et qui favorise la recharge des nappes c'est ça le choix le plus cohérent partout où on le peut ensuite c'est d'utiliser les ouvrages existants et d'améliorer l'infiltration dans nos nappes phréatiques pour faciliter l'accès à l'eau et à cet égard je souhaite qu'un fond pour l'hydraulique agricole permettent d'accéder justement à toutes les solutions et d'accélérer les projets et puis concernant les nouveaux ouvrages parce qu'il y a des endroits où il faut des nouveaux ouvrages qui peuvent donc parfois être nécessaires en raison de particularité de territoire le cadre doit être très clair et je vais ici le rappeler il ne s'agit pas de privatiser l'eau ou de permettre à certains de se l'accaparer la règle c'est bien le partage entre les différents usages entre les agriculteurs avec les nouvelles générations d'agriculteurs qui s'installeront avec parfois d'autres usages qui peuvent être touristiques qui peuvent être pour eux justement les habitants de la commune et donc les nouvelles retenues devront donc être d'abord inscrites dans des projets de territoire concertés notamment avec évidemment les collectivités territoriales et fondées sur des projections scientifiques les collectivités peuvent jouer un plus grand rôle pour prendre en main justement certains projets prévoir par exemple une réserve d'eau disponibles pour les agriculteurs qui voudraient s'installer deuxièmement avoir plusieurs usages par exemple prendre clairement des services à la biodiversité les rivières et les zones humides par exemple peuvent être aussi des dieux tout à la fois de production d'électricité avec des panneaux solaires posés sur l'eau il y a des on le sait des innovations qui sont en cours et qui seront intégrés à cette stratégie puis troisièmement c'est retenu doivent être conditionnés à des changements de pratique significatif et individualisés notamment des économies d'eau la réduction de pesticides et donc des schémas de transition agricole ce qui est fait par plusieurs de vos collègues et l'actualité récente a parlé de certaines retenues c'est exactement dans cette logique que les agriculteurs de tout le bassin se sont engagés ici à le dire il faut être clair l'eau est indispensable à l'agriculture elle est donc indispensable à notre souveraineté alimentaire et nous allons avoir plus de surface irriguées dans les prochaines années c'est une évidence et donc il faut là on avait un modèle agricole qui concentrait énormément sur une toute petite partie de nos surfaces agricoles utile irrégation tout faire pour réduire cette irrigation par des meilleures pratiques et de l'innovation de l'adaptation de culture mais on va étendre nos surfaces agricolesiques qui sont à irriguer d'évidence mais avec des solutions qui doivent être innovantes parce qu'au total on doit pas plus prélever notre souveraineté alimentaire n'est pas négociable et le plan o pose un principe simple on doit faire plus d'irrigations avec la même quantité d'eau que nous utilisons aujourd'hui et donc ça veut dire innovation partage meilleure organisation et accompagnement de nos agriculteurs lorsqu'ils ont des pratiques qui sont bénéfiques à la qualité de l'eau c'est pourquoi aussi nous allons mobiliser 100 millions d'euros supplémentaires par an pour financer ces pratiques vertueuses afin de protéger la qualité de l'eau pour faire face à ces ambitions nous allons évidemment mettre les moyens l'économie de l'eau je pense que le contrôle de monsieur le ministre c'est environ 20 milliards d'euros par an elle est si je puis dire déclencher par environ 2 milliards 200 millions d'euros d'argent public on sait qu'on a besoin aujourd'hui d'accélérer et de faire davantage et donc ce que nous avons décidé de faire c'est au fond chaque année d'augmenter ce budget de nos agences de l'eau qui est un peu plus de 2 milliards c'est 2 milliards de 100 millions de les augmenter de 500 millions d'euros par an c'est l'effort dont on a besoin pour déclencher au total environ 6 milliards de plus dans l'économie de l'eau chaque année avec le même coefficient multiplicateur que celui que je viens d'évoquer et donc c'est un vrai effort de la nation à la fois sur la sobriété des usages la rénovation des réseaux la réutilisation des eaux usées la qualité de l'eau et donc au total 500 millions d'euros supplémentaires que nous allons mobiliser chaque année via les agences de l'eau pour mettre en oeuvre donc ses ambitions le plafond de dépenses des agences de l'eau sera supprimé ce qui lui permettra aussi de venir co-financer avec les collectivités toutes les actions permettant de s'adapter aux conséquences du changement climatique enfin presque enfin pour accompagner tout cela c'était mon cinquième axe il faut mettre en place une tarification de se qualifierais de progressive et responsabilisante de l'eau l'eau est un bien commun et donc il nous faut pour ça une tarification qui soit progressive l'objectif du plan doit être de garantir à tous les Français un accès à une eau potable de qualité pour ses besoins essentiels depuis 2017 nous avons lancé des expérimentations sur cette tarification de l'eau et nous souhaitons en concertation avec les élus que cette tarification progressive est responsable de l'eau soit généralisée en France ça ne veut pas dire que le prix de l'eau va augmenter il est ailleurs aujourd'hui dans la moyenne quand on regarde le prix de l'eau en France mais avec une logique simple soit trop penser les premiers mètres cubes sont facturés à un prix modeste proche du prix coûtant c'est ça l'évolution vers laquelle on va aller tarification progressive pour tout le monde ça correspond à l'eau dont nous avons tous besoin pour boire nous laver et pratiquer les usages domestiques du quotidien ensuite au delà d'un certain niveau le prix du mètre cube sera plus élevé et c'est normal pour les consommations que j'appellerais de confort et pour inciter à la sobriété ça relève d'un certain bon sens que je suis en train d'évoquer mais ça n'est pas totalement la règle sur laquelle nous basons aujourd'hui la tarification et donc cette tarification progressive et responsabilisante c'est celle qui va permettre d'assumer que l'eau est un bien commun et d'organiser une incitation à la sobriété dont nous avons tous besoin enfin pour conclure je dirais un mot de la gouvernance dans notre pays l'eau est une compétence largement décentralisée c'est un choix je considère comme judicieux au plus près des territoires de leur géographie des consommateurs aussi au plus près de la bio de la biodiversité de ces enjeux les élus sont en première ligne et l'esprit du plan est de conforter leur rôle et le ministre détaillera avec vous l'ensemble de ces mesures parce que vous l'avez compris avec le changement climatique l'eau est redevenu un enjeu stratégique pour toute la nation et donc si je suis là devant vous c'est que nous devons au fond enrichir notre modèle historique qui a été une force par cette nouvelle logique ce plan de sobriété d'investissement à l'échelle de la nation mais nous devons garder sa territorialisation les élus en première ligne les comités de bassins en responsabilité les agences de l'eau en traction cette témoin de la confiance d'ailleurs que je viens d'évoquer qui est ce relèvement du plafond de dépenses des agences de l'eau et cette libération d'un investissement conjoint de l'État et des collectivités notre vrai problème sur beaucoup de cas ce sont les communes isolés qui font parfois en situation de risque et donc il nous faut sur ce sujet mettre beaucoup de souplesse et d'apaisement travailler en commun parfois le modèle de l'intercommunalité le monde dans notre foi il faut mutualiser différemment et donc je souhaite qu'on puisse avancer j'ai entendu parlementaire les élus [Applaudissements] et donc le ministre va faire un exercice de transparence en mettant la carte de tous ces points en difficulté et des solutions qui sont les plus critiques je souhaite qu'on puisse consolider partout cette accepté le modèle de l'intercommunalité et ensuite qu'on puisse trouver les bonnes solutions de mutualisation nouveau syndicats possibles intercommunalité choisie mais en tout cas une accélération de cet investissement avec un modèle pluriel différencié qui repose sur l'intelligence des élus de terrain et de la diversité du territoire c'est ainsi que nous avancerons avec efficacité et que je souhaite que nous puissions rendre plus fort ce modèle français de l'eau et cette planification dont nous avons besoin au moment du changement climatique je ne serai pas plus long je voulais vous remercier Monsieur le Maire je voulais vous remercier dans votre truchement remercier vos habitants et peut-être aussi les plus anciens parce que nous sommes dans une commune qui a glissé de quelques dizaines de mètres mais je ne sous-estime pas ce que beaucoup ont vécu dans leur quotidien dans leur chair dans leur paysage dans leur intimité ils l'ont fait pour le bien commun et ça nous rappelle aussi qu'il y a pas de solution collective qui existe pour un pays si d'abord on n'a pas une stratégie partagée face au changement il y a toujours des contraintes mais il faut les expliquer les partager essayer de les planifier responsabiliser chacun mais aussi reconnaître l'effort de chacun et il y a ici il y a 62 ans des femmes et des hommes qui ont accepté l'effort de parfois bouger la ferme ou la maison qu'ils avaient depuis des générations pour nous permettre aujourd'hui d'avoir de l'eau de vivre d'avoir des projets c'est pas les mêmes efforts qu'on demande à chacun aujourd'hui les générations ont changé mais on aura tous des efforts à faire des petits efforts intelligents mais pour permettre à nouveau à nos enfants de choisir et je le dis en responsabiliser quel que soit le sujet ce qui explique à la nation qu'il faut rien changer pour bien vivre ce sont comme ceux qui auraient décidé il y a 62 ans ici de ne rien bouger nous ne serions sans doute pas là pour en parler la terre serait sèche il y aurait sans doute pas de projets il y en aurait pas non plus en aval nous sommes une nation qui sait que c'est par l'intelligence collective et le sens de l'effort parfois pour les générations d'après parce que c'est pas toujours pour nous on construit les grandes choses et donc merci à cette leçon donnée par les habitants de votre commune et merci à toutes et à tous [Applaudissements]

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