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interviewEurope 1 (sur YouTube)· 18 janvier 2026 1 min

Instrument anti-coercition : que se passerait-il si l'UE l'activait contre les États-Unis ?

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Certains l'appellent un bazooka anticoercition. Emmanuel Macron propose donc d'activer l'instrument anticoer de l'Union européenne après les menaces de guerre commerciale brandies par Donald Trump sur le dossier du Groenland. Bonsoir Wilfried de Viller.

Bonsoir Stéphanie. Bonsoir à tous. Alors cet instrument n'a jamais été utilisé par l'Union européenne, ce serait une première.

De quoi s'agit-il ? Cet outil juridique, c'est l'arme la plus agressive dont dispose l'U en cas de litige commercial avec des mesures fortes pour répondre à tout pays qui utiliserait des armes commerciales pour faire pression sur l'UE. En clair, s'il est activé, l'instrument anticoer permettrait de limiter les importations provenant d'un pays, de geler l'accès au marchés publics européens, de bloquer aussi certains investissements étrangers mis sur pied.

En 2023, l'utilisation de cette arme juridique a été envisagée une première fois dans le conflit commercial qui opposait à l'époque la Lituanie et la Chine, puis une seconde fois au printemps dernier en 2025 comme une réponse au droit de douane annoncé par Donald Trump. Mais les 27 ne l'avaient finalement pas activé. Un outil agressif certes, mais pensé avant tout comme un instrument de dissuasion.

D'où son mode de fonctionnement. S'il est activé par la France par exemple et après un vote des États-membres, s'ouvre tout d'abord une phase de médiation pour tenter de convaincre le pays incriminé dans ce cas les États-Unis de cesser les mesures contestées comme les droits de douanes et c'est uniquement si aucun accord n'est trouvé que l'UE pourra pourrait utiliser les mesures de ripost dont elle dispose. Merci Wilfried de Villerre pour euh