Emmanuel Macron méprise les 11 millions d'électeurs du RN ! - Matthieu Valet (BFMTV)
Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.
Analyse automatique
Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie
Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 10 %Attaque 70 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 17 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:12OuverteÉludée
Est-ce que vous le ressentez comme ça ?
- 0:41OuverteRéponse partielle
Vous auriez voulu participer à cette réunion ?
- 1:19RelanceRéponse partielle
Oui, mais là, vous êtes hors jeu.
- 1:23RelanceRéponse partielle
Autant, Michel Barnier, on vous avait demandé quasiment votre accord, là, vous êtes hors jeu.
- 1:42OuverteÉludée
On peut ne pas être d'accord en démocratie.
- 2:01RelanceÉludée
Est-ce que vous faites ça n'est pas méprisant ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:28Invité politiqueFait
« pour Emmanuel Macron, les 11 millions d'électeurs de la Ration nationale, c'est des toccards en fait. »
- 0:53Invité politiqueChiffre
« On a 11 millions d'électeurs. On avait mis des lignes rouges constantes depuis le début. »
- 1:06Invité politiqueFait
« il va en perdre son latin. Nous, on est droit dans nos chaussures avec nos électeurs. »
- 1:16Invité politiqueFait
« On les défend. C'est tout ce qui compte, les pouvoirs d'achat, l'immigration, l'insécurité. »
- 3:06Invité politiqueFait
« Pendant 7 ans, vous avez un tel bilan qu'à Marseille, il y a eu 52 morts. »
- 3:19Invité politiquePromesse
« on ne veut pas recruter zéro police en 2025, on va en recruter 5 000. »
- 3:26Invité politiqueFait
« Avec l'argent qu'on économisera, par exemple, sur l'immigration, avec des niches fiscales. »
- 9:35Invité politiqueFait
« les retraites vont augmenter de 2,2% le 1er janvier ? »
- 9:41Invité politiqueFait
« on nous faisait passer pour des exigeants de première composition, comme des riches. »
- 9:49Invité politiqueFait
« grâce à nous, les retraités ne verront pas leur retraite, leur pension raboter le 1er janvier. »
- 12:54Invité politiqueFait
« On avait proposé 10 mesures. Contrairement à vous, on sait faire des concessions lorsqu'on fait un débat. »
- 13:01Invité politiqueChiffre
« on avait un excédent d'un milliard 7. »
- 21:53Invité politiqueFait
« la politique du Rassemblement National fonctionne dans la ville de Runtour de Vier. »
- 23:29Invité politiqueFait
« c'est pénible à chaque fois d'être considéré comme un pouilleux. »
- 23:40PrésentateurFait
« C'est quand même extraordinaire. »
Temps de parole
- Invité22 %
- Matthieu Valet22 %
- Invité 214 %
- Présentateur11 %
- Invité 310 %
- Invité 48 %
- Invité 57 %
- Invité 66 %
≈ 7,7 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Mathieu Vallée, ce qu'on comprend bien en tout cas, c'est qu'Emmanuel Macron veut moins dépendre de vous, ne veut plus revivre ce qu'il a vécu avec Michel Barnier. Marine Le Pen, finalement, pouvait à tout moment défaire le gouvernement Barnier, c'est ce qu'elle a décidé de faire à un moment donné. Et donc c'est pour ça qu'il veut que Marine Le Pen soit hors jeu. Est-ce que vous le ressentez comme ça ?
Marine Le Pen, Marine hors jeu.
Surtout face à une femme contre laquelle vous avez jamais gagné, même si vous êtes en grande forme. Mais qui porte un très beau prénom, c'est sa seule qualité. Très bien, et dans les habitants d'un beau monde, on fait le choix de la vraie Marine et pas la copie qui est mal faite. Mais simplement, bonsoir, très simplement, pour Emmanuel Macron, les 11 millions d'électeurs de la Ration nationale, c'est des toccards en fait. J'ai l'impression qu'on est des pariens. Je ne pense pas avoir une maladie ou être un pouilleux pour ne pas être... Vous auriez voulu participer à cette réunion ? Non, parce que... Ah bon, ben voilà alors. Non mais, ça m'en touche une tant bouger l'autre.
Parce que je vais vous dire, honnêtement, quand je vois ce qui se décide et ce qui se discute, cette fameuse phrase de Jacques Chirac, il n'y a pas grand-chose. Elle est gagnée, simplement. On a 11 millions d'électeurs. On avait mis des lignes rouges constantes depuis le début. Et la réalité, c'est que s'il veut une Assemblée nationale qui soit constructive avec des Français et des Français qui, hier soir, j'ai regardé votre antenne, en en marre de la tambouille électorale, peut-être que M. Macron pourra faire Masterchef, parce qu'à force de faire des alliances avec les insoumis, plus les écologistes, plus les insoumis, plus les communistes, il va en perdre son latin.
Nous, on est droit dans nos chaussures avec nos électeurs. On les défend. C'est tout ce qui compte, les pouvoirs d'achat, l'immigration, l'insécurité. – Oui, mais là, vous êtes hors jeu. – On n'est pas hors jeu. Le jeu, c'est dans…
– Autant, Michel Barnier, on vous avait demandé quasiment votre accord, là, vous êtes hors jeu.
Et M. Macron veut se passer de vous. – M. Truchot, vous avez un front anti-républicain qui s'est appelé front populaire et qui va devenir un front impopulaire, parce qu'ils sont en train de trahir leurs valeurs pour mendier des miettes du pouvoir auprès de M. Macron, vous avez combattu. – Absolument pas, on a dit qu'on n'irait pas gouverner. – Alors, Mme Tordelier, Mme Tordelier, Mme Tordelier, – Mme Tordelier, on peut ne pas être d'accord en démocratie, – Oui, mais vous ne mentez pas, vous ne mentez pas, vous ne mentez pas, vous ne mentez pas.
– Je vous interpellez, Mme Tordelier, je trouve que vous avez repris du poids de la bête, je suis content pour vous, parce qu'aux européennes, vous avez fait 5,5, aux législatives, vous avez fait 6,5, donc pour quelqu'un qui ne représente pas grand monde et qui est méprisant, – Est-ce que vous faites ça n'est pas méprisant ? – Vous avez raison, M. – Madame, vous n'en voulez pas que les électeurs majoritairement… – On a envie de passer la soirée avec vous et d'en savoir plus. – Moi, je n'ai pas du tout envie de passer la soirée avec une dame qui n'a jamais gagné contre Steve Briois à Hénard-Beaumont, ni Côte-Marine-le-Pel à la députation. – Vous l'aimez bien, Steve Briois ?
– Oui, il est de mon parti, puis il a amélioré le cadre de vie, ce que vos alliés communistes avaient pillé et avaient déduit. – C'est un grand démocrate, le respect démocratique, ça le connaît, un expert. – Ok, ok, ok, ok, on parlait du gouvernement et de l'avenir des Français, mais… – Ah bah M. Briois, il ne s'occupe pas de l'avenir de ses habitants, vous n'êtes pas contre la démocratie locale ? – Du passé et du futur, c'est pas grave. – Là, on est sur un débat, et là, un moment, c'est intéressant. – Gagnez une élection, un jour, ça fera du bien.
– Et voilà pourquoi ils n'étaient pas à La Réunion, et si on peut en reparler de ce qu'il y a dit, ce serait pas mal.
– Oui, parce que nous, on ne croit pas normalement. Mais juste une dernière question à tous ces gens du plateau, Mme Thévenot, parce qu'il n'y en a pas pour vous, vous inquiétez pas, Mme Thévenot qui dit qu'elle veut lutter contre le narcotrafic, ça va être difficile de travailler dans un gouvernement, vous avez des écologistes et vous avez des insoumis qui disent qu'il y a des violences policières. C'est dur de soutenir des policiers qui font face à des canachikov, à des blessés, chaque année. – C'est pas en censurant le gouvernement, quand on met le budget, qu'on y arrivera mieux, monsieur.
– Non, parce que votre budget, vous baissiez les crédits de la police judiciaire qui parait lutter contre le narcotrafic. – C'est pas en criant que vous aurez raison, monsieur. – Je vous ai laissé parler, c'est pour moi finir, ça vous gêne. Pendant 7 ans, vous avez un tel bilan qu'à Marseille, il y a eu 52 morts. Voilà, donc c'est un beau bilan, dis donc. – Donnez-leur un budget à vos collègues.
Donnez-leur un budget à vos anciens collègues. – Bien sûr, je vais même plus loin, madame.
– Nous, non seulement, contrairement à vous, je peux terminer ? – Contrairement à vous, on ne veut pas recruter zéro police en 2025, on va en recruter 5 000. – Mais avec quel argent ? – Avec l'argent qu'on économisera, par exemple, sur l'immigration, avec des niches fiscales. – Quel budget ? – Je sais que vous étiez absente des débats et que votre groupe n'a pas brillé. – Ah non, j'étais bien présente. – Non, mais pas vous. – Ah ben j'étais bien présente, donc vous m'interpellez. – Votre groupe n'était pas présent et n'a pas brillé par son excellence lors des débats.
– Mathieu Valais, si vous interpellez, il faut laisser les réponses.
– Ben oui, enfin, c'est un monologue, c'est pas le rassemblement. – Je me suis tu pendant 20 minutes, mais t'as que c'est pas un monologue quand même. – Alors, David Reveau.
– À chaque fois que vous parlez, on comprend pour qu'on a fait barrage pour que vous…
– David Reveau, David Reveau d'Allône, à Montigny et à Laïa, on a quand même du mal à comprendre à quoi a servi cette réunion. Précisément, puisqu'on voit bien que la gauche dit toujours « Nous, on veut un Premier ministre de gauche et une politique de gauche ». La droite dit « Non, nous, on veut peut-être même un Premier ministre de gauche, mais enfin, surtout pas une politique de gauche ». Donc finalement, pour l'instant, on n'a pas vraiment avancé.
– On voit avec l'ambiance qu'il y a sur ce plateau que ça va être un petit peu compliqué. Je ne veux pas casser totalement cette ambiance à mon tour, mais moi, je ne suis pas acteur politique, je suis analyste et commentateur. Je constate quand même qu'il y a eu un tout petit bouger. Je vais apporter un bémol immédiatement, mais incontestablement, le fait que les socialistes expliquent qu'ils peuvent renoncer à la motion de censure si d'aventure le gouvernement renonçait au 49-3, il y a incontestablement des petites avancées. Je parle vraiment de ceux qui étaient aujourd'hui à l'Élysée, puisque le RN et LFI n'en faisaient pas partie.
Après, on pourra en parler également, mais de leur rôle dans le jeu.
– Donc ça, effectivement, ça permettrait au gouvernement d'avoir un peu d'air.
– Ça, incontestablement, c'est une avancée par rapport à ce qu'on a vécu depuis le résultat des élections législatives. Après, force est de constater que cette avancée, au vu de l'énormité du travail qui reste à faire, elle donne quand même l'impression de faire du surplace. Le président Macron a dit qu'il annonçait une nouvelle méthode. En réalité, on en est exactement à la même méthode qu'au mois de juillet, quand il a demandé au parti de se mettre d'accord sur un accord de gouvernement. Alors, il n'y aura pas d'accord de gouvernement.
D'ailleurs, c'était sans doute un des échecs, une des erreurs péchées originelles du gouvernement Barnier, c'est-à-dire que jamais les macronistes et les républicains ne se sont mis d'accord sur 3, 5, 10 points ensemble. Il n'y a jamais eu de programme. – Non, et on a vu les divergences publiques d'ailleurs. – Donc là, incontestablement, il n'y aura pas d'accord de gouvernement. Et ce qui est positif, c'est qu'on revient à un accord un peu plus, un objectif un peu plus raisonnable, on va dire, c'est-à-dire un accord de non-censure. Vous imaginez…
– Un pacte de non-censure.
– Vous imaginez quand même au point où on en est.
– Pas de contrat de gouvernement, mais surtout ne nous censurez pas.
– Surtout ne nous censurez pas. Le problème, c'est qu'on le voit, et toute cette discussion le montre, comment se mettre d'accord sur, non pas un programme de gouvernement, un accord de non-censure, quand vous avez de telles divergences. Un responsable socialiste me disait il y a quelques jours que, vous savez, on a beaucoup parlé de la fameuse phrase de Mélenchon, tout le programme, rien que le programme du nouveau Front populaire. Et il me disait qu'en réalité, ce sont les députés macronistes qui pour leur part sont sur tout le programme et rien que le programme d'Emmanuel Macron. C'est-à-dire qu'en réalité… – On ne peut pas remettre en cause le bilan, la politique de l'offre.
– Voilà, les fameux macronomics, comme on dit à l'Élysée, c'est-à-dire la politique de l'offre, la réforme des retraites. Je ne crois pas. Il y a même eu un petit bouger d'Olivier Faure sur la réforme des retraites en disant, bon, on n'abroge pas, mais on peut examiner un peu juridique. – Comment c'est le Parti socialiste qui bouge le plus ? – Non, mais attendez, attendez. – C'est des bougers partagés avec les communistes et les écologistes. – D'accord, mais pardon, excusez-moi Marine Tondelier, puisqu'on parle de la gauche. Olivier Faure a, lui, véritablement fait un bouger. Il me semble qu'il y a quand même un peu d'eau dans le gaz avec les insoumis.
Il explique, un responsable du Parti socialiste, je crois que c'est Pierre Joubert, qui explique qu'aujourd'hui que Mélenchon est en train de fracasser les insoumis. Là, le NFP, on sent que vous, vous êtes quand même un petit peu partagé. – Parce que j'ai pris une promesse devant les électeurs. – Oui, le Parti socialiste estime que… – Ce n'est pas toujours simple, mais c'est par un socialiste. – Mais chacun est à sa place, chacun est dans son rôle. – Mais il estime que le Parti socialiste, si je peux juste terminer, parce que c'est quand même très compliqué, le Parti socialiste estime qu'il faut effectivement se détacher des insoumis pour parvenir à un rapprochement.
Mais encore une fois, un bouger, oui, mais on est extrêmement loin, extrêmement loin d'un accord. Je rappelle que Pierre Moscovici, premier président de la Cour des comptes, a dit qu'il fallait trouver très très vite une solution, parce qu'il y a l'urgence budgétaire, il y a l'urgence politique, il y a l'urgence financière avec les marchés qui nous regardent, et le prix de la dette qui explose. Donc voilà, je suis désolé, je casse un peu l'ambiance qui est déjà assez déplorable, mais on est loin du compte, même si Macron arrive, comme il l'a promis, a dégainé un premier ministre d'ici qu'en attendant, les choses bougent quand même pour un bon nombre de Français, à cause de cette censure.
C'est ce qu'on va voir maintenant avec François Gapien, quand je dis que les choses bougent, François, ce de manière très concrète. Absolument, et pas forcément positif. Vous qui nous regardez, peut-être faites-vous partie des quelques 5 600 000 bénéficiaires de titres restaurants, qui depuis 2022, et le Covid, servent bien souvent ailleurs qu'aux restaurants, en l'occurrence à la caisse des supermarchés, puisque depuis 2 ans, à quelques exceptions près, on peut payer en titres restaurants tout ce qui se mange en supermarché. Et dernièrement, l'Assemblée nationale avait voté la prolongation de cette règle pour 2 ans.
Elle aurait dû être validée cette semaine par le Sénat, sauf qu'entre-temps, il y a donc eu la censure, le renversement du gouvernement qui suspend l'examen des textes budgétaires. Par conséquent, au moins temporairement, le dispositif est remis en cause. Et dès le 1er janvier, dans 3 semaines, donc, retour à la règle de base, si je puis dire, à savoir, seuls les produits directement consommables, plats et salades préparés, sandwiches, etc., pourront être payés en titres restaurants, exit donc les produits bruts, type féculents, fruits et légumes, viande, ou encore poissons.
Autre exemple de retour en arrière, préjudiciable pour des millions de salariés français, le remboursement des frais de transport, jusqu'à 75%, mesure d'incitation fiscale vis-à-vis des entreprises, ainsi exonérées de cotisations sociales et d'impôts, mesure mise en place initialement en 2022. Elle concerne notamment le pass Navigo, qui, au passage, va encore augmenter le 1er janvier, 88,80 euros le mois. Le projet de loi de finances 2025, invalidé par la censure, la mesure, l'extension du remboursement, jusqu'à 75% ne pourra donc pas être prolongée. Les frais de transport, dont le pass Navigo, donc ne seront plus remboursés qu'à 50% par l'employeur, comme c'était le cas avant 2022.
C'est pourquoi vous ne dites pas que les retraites vont augmenter de 2,2% le 1er janvier ? Avec cette censure, c'est ce que Marine Le Pen et notre groupe ont défendu. Et on a mis comme ligne rouge, on nous faisait passer pour des exigeants de première composition, comme des riches. Mais finalement, vous voyez, grâce à nous, les retraités ne verront pas leur retraite, leur pension raboter le 1er janvier. C'est un oubli de votre part, j'imagine, mais j'étais là pour le rattraper.
Amandine Attala, il y a 48 heures, c'est le nouveau délai que s'accorde Emmanuel Macron pour trouver un premier ministre. Vous faites la moue, parce qu'effectivement,
on se souvient que la semaine dernière,
c'était quasiment 24 heures. On pouvait même peut-être s'attendre dès jeudi dernier à avoir un premier ministre. Donc soyons prudents, mais il y a quand même une urgence, comme l'a rappelé David. Donc là, quels sont les noms ? Est-ce qu'il y a de nouveaux noms à l'issue de cette réunion ? Ou on est toujours autour du même casting ? Est-ce que d'ailleurs François Bayrou, par exemple, est toujours évoqué ?
Oui, François Bayrou est toujours évoqué. Il n'y a pas de nouveaux noms à l'issue de cette réunion. Et d'ailleurs, Emmanuel Macron n'a pas fait part de ses pensées intimes à ce sujet. Les noms qui sont évoqués, il y en a deux particulièrement.
D'abord celui de François Bayrou, qui s'est même vu, à vrai dire, la semaine dernière, premier ministre dès lundi passé, pensant que c'était quasiment acquis avec le président, parce que François Bayrou aurait la qualité de pouvoir rassembler à droite, de garder une forme de tolérance de la gauche et donc de ne pas faire une exacte copie de ce qu'a fait Michel Barnier avec la dépendance du Rassemblement national, tout en étant validé par le Rassemblement national.
L'autre nom, c'est celui de Catherine Vautrin, qui est remonté ces derniers jours, actuel ministre, donc à la fois macroniste et en même temps venant de la droite, auquel cas, ça ressemblerait beaucoup à ce qu'a fait Michel Barnier auparavant. Et contrairement à ce qu'a dit Emmanuel Macron pendant cette réunion, disant ne pas vouloir dépendre du Rassemblement national, il dépendrait de fait du Rassemblement national. – Pardon, mais la seule façon de ne pas dépendre
du Rassemblement national, c'est de nommer quelqu'un de gauche.
– Tout à fait, ben non, en fait, c'est assez.
– Ça paraît assez de bon sens.
– Deux chaînes ont les mêmes causes produiront les mêmes effets. – Mais c'est ça, en fait, ce n'est pas la fête de se faire des…
– J'espère que M. Macron ne fait pas des cauchemars, parce qu'à force de parler de nous sans nous inviter et en nous considérant comme des pestiférés, j'espère pour lui qu'il n'y irait pas nous inviter.
– Avec Michel Barnier, vous n'étiez pas considéré comme des pestiférés,
parce que vous avez quasiment demandé votre accord. des collègues qui sont habitués du système politique. Je vous dis simplement, vous trouvez quand même normal qu'on soit respecté quand on représente 11 millions d'électeurs et qu'on a fait le pouvoir. – Vous l'avez été avec Michel Barnier. – Mais on l'a été très tardivement. Et nous, ce qu'on veut, c'est pas simplement…
– Mais au début, parce que vous l'avez pas… – Dès le début, dès sa nomination, vous l'avez pas censuré.
– Notre but, c'est pas qu'on nous fasse des numéros de claquettes pour nous faire plaisir. Notre but, c'est de défendre le pouvoir d'achat des Français des Français. Le budget allait augmenter de plus de 40 milliards de taxes et d'impôts. – Mais on a concession, elle dépendait de quand ? Elle était du lundi avant la présentation des billets. – Et moi, je ne comprends pas comment vous faites parce que vous ne voulez pas
augmenter les impôts mais vous voulez augmenter les dépenses. Je ne comprends pas comment vous faites.
– Mais comme vous n'êtes pas à l'Assemblée nationale, j'imagine que vous avez raté des épisodes. – Non, non, non. – Vous non plus, vous ne l'avez pas. – Moi, je n'y suis pas mais j'ai au moins l'humilité d'écouter et de voir ce qui se dit à l'Assemblée nationale. – Mais vous êtes un populiste
parce que vous n'arrêtez pas d'expliquer aux gens on va bloquer ça, on va bloquer ça, on va bloquer ça et il n'y aura pas d'augmentation d'impôts.
– Par exemple, pas du tout. On avait proposé 10 mesures. Contrairement à vous, on sait faire des concessions lorsqu'on fait un débat. Vous voulez tout. Nous, on souhaite aussi des compromis et on avait un excédent d'un milliard 7. Donc, vous dites que vous êtes respectueuse mais vous êtes condescendant à mes présents vis-à-vis des électeurs qu'on représente. Gagner une électro-législative, ça vous fera du bien. – Vous avez déjà l'idée même pas de quatre fois donc changer de disque. – Oui, mais madame, c'est pas mal. – Mathieu Allais, Mathieu Allais, Mathieu Allais, merci. – Armandine Attalaya,
ce que l'on sait aussi, c'est que lorsque ce Premier ministre sera nommé… – Merci, M. Pruchard,
je vais vous donner au secours dans le tour de lieu parce que… – Non, je ne vais pas au secours, c'est que chacun puisse parler, c'est notre rôle.
– Non, non, c'est juste pour qu'Amarine Attalaya puisse finir son raisonnement d'autant qu'Emmanuel Macron, le chef de l'État, a dit « Premier ministre dans les 48 heures et du côté de l'Élysée, on dit qu'il discutera avant de former son gouvernement, il discutera du fond. » – Oui, mais c'est une drôle de méthode en effet, parce qu'en fait, le futur Premier ministre est chargé de régler tous les problèmes en suspens qui n'ont pas pu être réglés aujourd'hui. Donc, je pense qu'Emmanuel Macron… – Surtout que sa couleur politique
donnera déjà une indication.
– Mais oui, complètement et suffisamment lucide pour savoir que le travail de fond ne sera pas différent de celui réellement qu'a pu faire Michel Barnier jusque-là. Alors, il y a une méthode qui peut être différente, des leçons vont être tirées de la façon dont les négociations avec le Rassemblement national se sont tenues. Mais en fait, si on tire des leçons et que le Rassemblement national est à nouveau celui qui tire les rênes, les leçons, c'est qu'en fait, il va falloir négocier encore plus tôt et plus vite avec le Rassemblement national. Donc, je ne suis pas sûre que ça fasse les affaires d'Emmanuel Macron.
– Alors, avant d'abîmer,
c'est deux options, parce qu'en réalité, la seconde que vous évoquiez, Amandine, c'est Mme Vautrin. En fait, c'est un peu comme dans la chanson de Francis Cabrel. C'est toujours le même film qui passe. Effectivement, le gouvernement peut plus tôt orienter à droite avec…
– Mme Vautrin qui a été évoquée en 2022, hein ? – Absolument.
– Avant que Mme Borne soit nommée. – Qui avait été quasiment nommée et qui avait été dénommée parce que l'aile gauche de la Macronie, grosso modo, s'était émue de ses prises de position sociétales. Donc, effectivement, Mme Vautrin, on remet 100 balles dans la machine, si vous me permettez l'expression, avec Mme Le Pen qui est prête à baisser le pouce, comme on l'a vu sur cette fameuse photo, un peu à la façon des impreurs romains et des gladiateurs. – On n'est plus au gladiateur, on n'est plus au cirque. – Un petit peu, pardon, quand on voit comment ça se passe à l'Assemblée nationale et pardonnez-moi, messieurs et mesdames, sur ce plateau, on est un petit peu quand même au cirque.
Et donc, première option, j'y reviens, c'est François Bayrou. Là, on évolue un petit peu, mais j'en reviens à mon point. M. Bayrou, certes, il peut avoir la clémence du RN, il peut s'entendre aller favorablement avec la gauche, mais pourquoi faire ? – Pareil du côté des LR, on n'en veut pas un de François Bayrou. – Je ne sais pas, il faudra poser la question à monsieur Pascal, mais la vraie question, c'est pourquoi faire ? Pourquoi faire, M. Bayrou ? M. Bayrou, en réalité, que va-t-il faire sur le budget ? Que va-t-il décider sur la loi immigration ?
Il pourra peut-être promettre de ne pas faire de 49.3, il pourra peut-être s'attirer la clémence des socialistes de ce point de vue-là, mais pourquoi faire sur leur fond ? On en revient au même point, c'est-à-dire que cette Assemblée est totalement bloquée, le système est totalement bloqué,
et il n'y a pas d'accord sur le fond. – Oui, mais est-ce qu'il ne faut pas… J'ai écouté un professeur de droit public qui disait « mais de toute façon, on a changé d'époque, désormais il n'y a plus de majorité, il faut prendre le risque de la censure, il faut nommer, et puis si ça tient deux mois, trois mois, quatre mois, c'est pas grave, on ne change. »
– C'est le retour à la 4ème République.
– Mais la 4ème République, il y avait trois blocs, il y avait les communistes avec qui personne ne voulait gouverner, il y avait les gaullistes, et puis il y avait le centre déjà à l'époque. – Et un petit peu les radicaux qui existaient encore. – Les radicaux de gauche, ceux de droite, ils gouvernaient ensemble en général, et puis ça tombait au bout de trois mois. Est-ce qu'il ne faut pas passer à ce nouveau mode de fonctionnement ?
– Certainement pas.
– Ce n'est pas la 5ème République, je suis désolé, M. Fasquel.
– Un pays comme la France a besoin de stabilité, moi je suis gaulliste, je suis attaché à nos institutions, et la stabilité de ces institutions, enfin je ne peux pas me résigner à avoir un gouvernement qui tombe tous les deux.
– Mais jusqu'à présent, on avait des majorités claires.
– Ou trois mois. Alors après, vous nous dites, un Premier ministre, François Béroud, ce qui ne me concerne certainement pas, parce qu'il nous a trahis X fois, il a quand même, notamment en 2012, soutenu François Hollande, le soutenu Nicolas Sarkozy, et quand on a dit… – Ça, ça ne passe pas. – Non, parce que quand on voit le résultat… – Ça fait 12 ans, il y a la prescription.
– Et le pardon, M. Fasquel.
– Quand on voit le résultat, 5 ans de François Hollande, dans lequel pays s'est trouvé, franchement, on ne peut pas lui dire merci. Mais par ailleurs, tout à l'heure, vous avez eu un moment, vous avez dit, on nomme un Premier ministre de gauche et ça va régler le problème.
– Non, ça permet de moins dépendre du RN.
– Non, non, ça ne règle absolument pas… – Ce n'est pas l'heure de la République. – Ça ne règle absolument pas le problème. Ce qu'il faut surtout, c'est un Premier ministre qui s'assure de la neutralité d'une majorité absolue à l'Assemblée, je me répète, pardon, mais qui va… – Majorité de non-censure. – De LR, évidemment, jusqu'au socialiste. – C'est bizarre comme principe de vouloir la neutralité de l'opposition. Il y a quelque chose que je ne comprends pas. – Depuis, ce n'est pas neutralité de l'opposition. – Bah si. – Mais non, mais c'est l'opposition. – Depuis le début, ce sont les socialistes qui ont la clé.
Si les socialistes votent avec le RN et les filles, la censure, le gouvernement tombe. Si les socialistes évoluent… – Et j'ai tendu l'oreille cet après-midi. – Oui, Olivier Faure fait des pas. – Et Olivier Faure fait des pas. Jusqu'où, c'est là où je vous dis, il y a encore une certaine ambiguïté.
– Donc il marque véritablement sa rupture avec Jean-Luc Mélenchon ? – Vous attendez Olivier Faure qui sera d'ailleurs demain sur BFM TV. – Demain sur BFM TV, doit marquer sur BFM TV.
– Et qu'il accepte de participer à ce bloc qui pourrait assurer la non-censure d'un gouvernement. Et là, ce gouvernement pourrait commencer à travailler un Premier ministre, composer une équipe, aller chercher des points de compromis. Mais c'est seulement à cette condition, et à cette condition seulement, que demain on pourra avancer et éviter cette instabilité institutionnelle dont nous ne voulons pas. Et les Républicains participeront à la stabilité du pays.
– Tout à l'heure, vous avez parlé de Bruno Rotailleau. Par exemple, vous souhaitez que des ministres de droite, qu'on a vus depuis trois mois, restent comme Bruno Rotailleau, le ministre intérieur dans ce gouvernement ?
– Bien sûr, les ministres qui ont fait du bon travail. – On prend les mêmes et on recommence. – Mais attendez, quand on regarde, mais regardez l'opinion publique, l'opinion publique a salué le travail de Bruno Rotailleau. Les agriculteurs ont salué le travail d'Annie Gennevard. Pourquoi demain se débarrasser de ces ministres qui ont bien travaillé, qui sont salués par les professeurs et par l'opinion publique ? – Donc, nous sommes prêts… – Que pour tout ailleurs, il faut garder les mêmes et recommencer pareil. – C'est la continuation. Et en plus, moi, ce qui m'a choqué avec le gouvernement de Michel Barnier, c'est qu'il a mis 51 jours à être nommé.
Il a mis trois semaines à composer son gouvernement. Et le lendemain de la composition du gouvernement, on se dit « Bon, ben enfin, ils vont faire des trucs, on va comprendre quoi bientôt ? » – Et bien, on se rend compte que dans la part presse interposée, les partis qui étaient censés soutenir, discutaient comme ça en public de « Ah ben, est-ce qu'il faut augmenter les impôts ou pas ? » – Ben, c'est pas sérieux en fait. Il faut quand même se mettre d'accord sur « Pourquoi faire ? » Vous êtes d'accord avec ça ? Et c'est ça qu'on propose. C'est la question du « Qui » qui vous est beaucoup posée aussi par les présentateurs et sur tous les plateaux. Et on entend, les gens, ils veulent un nom.
Mais plus que la question du nom, le sujet, c'est « Pourquoi faire ? » C'est la ligne politique. Et les Françaises et les Français, quand Emmanuel Macron leur a demandé le 9 juin dernier et personne ne lui avait demandé de faire ça, « Oui ou non, voulez-vous une alternance ? » Ils ont répondu « Oui ». Et donc nous, ce qu'on est intervenu aussi pour dire, ce que vous voyez, on finit par parler peu des Français dans ce genre de débat. – Le problème, c'est qu'ils n'ont pas dit qu'à l'alternance. – Ah, tout de suite, j'allais parler des Français. Hop, vous me coupez. – Les Français n'ont pas dit qu'à l'alternance, ils moulaient clairement, personne n'a gagné.
– Les Français n'ont pas été clairs.
– Les Français, ils ont envie que ça change. – Mais ils n'ont pas non plus envie du programme de la LFI. – Mais depuis tout à l'heure, vous ne voulez plus écouter. – Ça fait 20 minutes qu'on vous écoute. – Les Français, ils veulent des signaux. – Mais vous me dites ce que vous voulez, mais en fait, ça fait 20 minutes qu'on vous écoute patiemment. – Non, c'est pas vrai. – Elle va terminer, elle va terminer. – Je n'ai qu'à s'écoute. – Alors je sais que c'est un bon ressenti pour vous. – Si vous savez précisément ce que les Français souhaitent, ça va nous aider.
– Donc les Français, ils ont besoin de signaux quand ils vont voir qui va être Premier ministre, l'équipe, si c'est tous les mêmes, si ça ne marche pas. – Ils veulent des signaux de changement. – Ils ne veulent pas un macroniste. – Donc pourquoi on s'accroche sur la question des retraites ? Parce que si on dit sur les retraites abrogation, les Français vont dire on n'a pas fait tout ça pour rien. On n'a pas manifesté pour rien. On n'a pas suivi ces débats parlementaires pour rien. On n'a pas signé ces pétitions pour rien. – Mais là vous avez besoin de l'URN. – Et les bulletins de vote, ils servent encore à quelque chose dans ce pays.
Parce que la défiance politique, elle est nourrie par le fait que les gens votent des trucs et ne voient pas ce qui se passe derrière. Ils ont demandé un changement, il faut leur donner. C'est ça la démocratie. – Donc vous êtes prêts à voter avec le RN pour remettre en cause la réforme des retraites ? – Vous êtes obsédé que par les filles RN et RN, moi je suis obsédé par les Français. – Oui, mais vous avez besoin de la défiance.
– Et on vit dans le même département du M. Pascal,
on vit dans le même département où le nombre de députés non RN se compte sur les doigts de la main, c'est 2 sur 14. Et vous avez aussi bien que moi, vous avez un problème avec les démocraties, ça se voit. – Vous avez failli pas, M. Pascal. – Alors on a dit RN, il n'y a pas de calé, c'est réveillé, il va se faire St-Bri-Oil en deux ans. – Vous savez comme moi que les Français, ils dévisent socialement, ils dévisent socialement en ce moment. – Et ils votent RN. – Et qu'ils finissent par voter RN en disant, on ne sait plus à quel sens vouer, c'est les seuls qu'on n'a pas essayé. – Est-ce que les Français vont saluer ou non le travail de Bruno Retailleau ?
– Oui, mais attendez, Mme, vous n'êtes pas l'aide. – Mme, regardez, vous avez un centre de la démocratie qui est quand même assez bizarre. – Est-ce que les agriculteurs vont saluer ou non le travail de Denis Jeunevar ? – Non, vous dites que les Français, ils veulent un certain nombre de choses, les Français veulent un certain nombre de choses, mais quand ils votent RN, il faut exclure. – Pas du tout. – D'ailleurs, tous ici, c'est assez marrant, vous voulez tous discuter, mais à géométrie variable. – Monsieur, je suis en ligne dans l'arrivée du Rassemblement National, je suis dans l'opposition depuis dix ans, je suis aux commémorations, je suis au Kermès, je suis… – Mais justement, mais…
– Enfin, ne me faites pas ce reproche-là.
– Comme ce marché, la politique du Rassemblement National fonctionne dans la ville de Runtour de Vier.
– Par contre, peut-être que je peux vous expliquer que… – Ah bah oui, j'attends avec impatience. – Non, mais c'est un meeting de Marine Tantique. – Je peux vous expliquer que quand on fait le Front Républicain… – Oui, mais c'est vrai que le Front Républicain, ça ne vaut pas adhésion. – Mais c'est pas la démocratie que je peux dire, c'est que celles et ceux… – Même à l'Assemblée, puisque je suis interpellée, celles et ceux qui disent aujourd'hui… J'ai noté, le Président de la République, il a dit très clairement qu'il ne fallait plus être dans la main du Rassemblement National. Il l'a dit. – D'accord.
– Eh bien, s'il ne veut plus ça, ça s'appelle le barrage républicain, mais s'il ne veut pas que le Rassemblement National arrive au pouvoir, alors il faut changer de cap politique. Je suis désolée de vous le dire, et je pense que tous vos téléspectateurs l'ont bien compris.
– Priska Thévenot, est-ce que le bloc central que vous représentez peut finalement en quelque sorte s'effacer et laisser finalement peut-être à la gauche, on a essayé à la droite avec Michel Barnier, à la gauche de prendre la main ?
– Écoutez, on ne va pas demander à une famille politique qui représente quand même un certain nombre, plus de 90 députés à l'Assemblée Nationale, de plus venir, de plus parler, de plus afficher une ligne politique. Ça n'existe pas. – Je vais juste finir ma phrase. – Non mais vraiment, sérieusement, s'il vous plaît. – Un tendelier, c'est vraiment pénible. – C'est vraiment pénible, je vous le dis franchement, c'est très désagréable. – Vous avez entendu l'intervention. – Non, non, vous avez entendu. – Je vous laisse déblatérer les éléments de langage. – Non, mais ne soyez pas méprisantes.
– Soyez, soyez pas méprisantes. – Le même tendelier, soyez poli. – Ce n'est pas parce qu'on ne pense pas comme vous. – Ne soyez pas méprisantes. – Un moment, ça suffit.
– Ne soyez pas méprisantes. – Non mais à un moment, je veux bien qu'on puisse débattre, mais on peut se respecter aussi. – Je vous respecte, mais ne mentez pas.
– Vous avez voté ensemble pour les mêmes candidats ? – Et on ne vous parle pas, et on ne vous parle pas. – C'est ce qu'il y a de nous. – Oui, j'ai bien compris, mais je ne suis pas un pestif. – Taisez-vous, monsieur Valère. – Attendez, c'est bon, mais c'est fini. – Non mais c'est pénible à chaque fois d'être considéré comme un pouilleux. – Non, vous ne le laissez pas. – Parce que vous êtes comme une ancienne, vous vous radotez. – Mais c'est un cas de dingue.
Vous deux, vous ne laissez pas Piscatez-vous terminer. C'est quand même extraordinaire.
– C'était marié, maintenant ils divorcent. Pardon d'être le témoin d'un divorce, mais on termine mal.
– Vous avez écouté, vous avez écouté.
– Allez-y, parce qu'il va falloir retourner à l'Élysée.
– Oui, il va falloir, ce que je dis, c'est que l'enjeu que nous avons aujourd'hui, c'est de pouvoir faire, effectivement, autour des forces politiques qui ont été réunies par le président de la République à l'Élysée, de pouvoir trouver des sujets sur lesquels on va avancer. Texte par texte, sujet par sujet. Sinon, forcément, la discussion va faire ce qui s'est passé depuis, je pense que 30 minutes en plateau. On va s'envoyer des anathèmes, on va se faire des bons petits mots pour faire des petites capsules pour aller sur les réseaux sociaux, et ça va nous faire plaisir. Ou alors, on va se dire, quelles sont les lignes rouges au regard d'enjeux qu'on a pu vivre par le passé.
Donc, l'enjeu que nous avons aujourd'hui, c'est bien évidemment d'avoir un budget, visiblement, ça intéresse peu certaines personnes autour du plateau, mais c'est important. – Oui, ça vous intéresse un peu. – Notamment pour les forces de l'ordre, pour les gendarmeries, pour le pouvoir d'achat des Français. – Bon, on est d'accord sur ça.
– C'est terminé, M. Vallée.
– Voilà, bon, ben, se faire finir la parole parlera, il semblant maintenant, je m'attendais très, mais…
– Ce n'est pas une tare, ne vous inquiétez pas, on peut faire des propositions.
Matthieu Valet