Budget 2026 et Taxe "Zucman light" : "on verra ce qu'il y a dedans", déclare le député Jean‑Philippe Tanguy
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Questions et réponses
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- 0:14OuverteRéponse directe
On va évoquer le budget qu'on ne voit pas arriver, la réforme suspendue des retraites ou pas.
- 0:43RelanceRéponse partielle
Est-ce que vous maintenez que l'État ne fait rien ou reconnaissez-vous que l'enquête avance ?
- 2:01OuverteRéponse directe
Vous continuez à demander la démission de Laurence Descartes, la patronne du Louvre ?
- 2:26OuverteRéponse directe
Après le braquage, vous avez tweeté : tout le système politico-médiatique va jouer au choc. De quoi parlez-vous ?
- 2:37RelanceRéponse directe
Est-ce que le vol n'est pas aussi vieux que l'humanité ?
- 3:15RelanceRéponse directe
Est-ce que c'était aussi une idéologie laxiste insupportable en 1911 ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:01InvitéFait
« C'est elles qui ont accepté des responsabilités, même des honneurs, parce que c'est un honneur de diriger une institution comme le Louvre et qui ne sont responsables de rien. »
- 3:04InvitéChiffre
« La pyramide du Louvre a été construite pour accueillir 3 millions de personnes. Je crois qu'on est à 6 millions de personnes, on va vers 9 millions de personnes. »
- 4:40InvitéFait
« La priorité de Mme Descartes, par exemple, ça a été de s'aménager une cuisine, une salle à manger pour 500 000 euros, dans un lieu d'ailleurs assez historique qui n'était pas fait pour ça, plutôt que la sécurité. »
- 5:00InvitéFait
« Je pense que le surtourisme coûte de l'argent. »
- 5:13InvitéFait
« En France, les touristes dépensent assez peu d'argent par rapport à l'Espagne. Nous sommes un pays très fréquenté, mais où les touristes dépensent beaucoup moins d'argent que dans d'autres pays. »
- 6:40InvitéFait
« C'est totalement faux. C'est vrai, le gouvernement propose une copie, le Parlement a bien fait de soulever le pilier. Et la vote. »
- 7:00InvitéChiffre
« 70 jours. Mais c'est rien 70 jours. Le gouvernement a un an, nous on n'a même pas 70 jours d'ailleurs, on a la moitié, puisqu'il y a moitié Sénat, moitié Assemblée Nationale. »
- 7:23InvitéChiffre
« Il y a 3500 amendements. On en fait à peu près, on en a fait 100, 150 en deux jours. »
- 7:55InvitéChiffre
« Ils sont à 1500 amendements. »
- 16:31InvitéChiffre
« Il y a la taxation des tickets restaurants, des tickets cadeaux pour 800 millions d'euros. »
- 16:37InvitéChiffre
« Il y a la fiscalisation des indemnités pour les affections de longue durée, il y a 1 milliard sur une taxe mutuelle. »
- 16:47InvitéChiffre
« À la base, il y avait déjà cette taxe de 1 milliard et ça s'ajoute à 6 milliards de taxes, donc on arrive à 7 milliards de taxes sur les mutuelles. »
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Bonjour Jean-Philippe Tanguy. Bonjour. Bonjour Paul Barcelone. Bonjour à tous. Monsieur le Président délégué du groupe Rassemblement National à l'Assemblée, on va prendre le temps d'évoquer ensemble le budget qu'on ne voit pas arriver, la réforme suspendue des retraites ou pas. On va vous demander si vous avez vu récemment Marine Le Pen à l'Assemblée et à la fin nous vous poserons la question qui chuchote. Mais avant, on va écouter ensemble Marine Le Pen justement au Louvre, vendredi au micro France Info de Pierrick Bonneau.
Jamais personne n'est responsable de rien. Il y a bien des gens qui ont pris des décisions ou des gens qui n'ont pas pris de décision. Quand on a des responsabilités, quand on vous les confie, il faut les assumer.
Vous disiez personne n'est responsable de rien. Or la police a interpellé deux suspects qui sont en garde à vue. Est-ce que vous maintenez que l'État ne fait rien ou est-ce que vous reconnaissez ce matin que sur ce dossier l'enquête avance ?
On parlait de la direction du Louvre, à la fois la direction d'Amdeka et sa directrice de la sécurité. C'est elles qui ont accepté des responsabilités, même des honneurs, parce que c'est un honneur de diriger une institution comme le Louvre et qui ne sont responsables de rien. Mais visiblement, ce n'est même pas de leur faute. C'est la faute de M. Macron et d'Amdati qui ont refusé la démission que Mme Descartes l'a présentée. Vous dites bravo aux policiers quand même pour ce week-end ? Oui, je dis bravo aux forces de l'ordre, mais ça n'a rien à voir avec la direction du Louvre. Est-ce que le point est à Laurent Nouniès, le ministre de l'Intérieur, moins d'une semaine ?
Un tout petit peu moins d'une semaine avant l'arrestation de deux des quatre suspects impliqués dans cette affaire qui a ému le pays. Est-ce que le ministre de l'Intérieur signe pas là un joli coup ? Nous verrons, je n'ai pas l'impression que c'est M. Nouniès qui fasse l'enquête, mais il y avait peut-être des problèmes avec la préfecture de Paris. M. Nouniès a été plus longtemps préfet de Paris que ministre de l'Intérieur. Et visiblement, il y avait des gros problèmes de coordination entre le Louvre et la préfecture de Paris. Ceux qui ont la chance de connaître notre belle capitale et ce très beau quartier, s'ils en sont coutumiers, il y a beaucoup de choses à dire sur ce quartier de Paris.
Et l'absence de rationalité dans la gestion de la préfecture de Paris et de la sécurité. Bon, écoutez, nous verrons. Il y aura sans doute une commission d'enquête à l'Assemblée nationale et j'y participerai activement.
Vous continuez à demander la tête de Laurence Descartes, la patronne du Louvre, dont la démission a été refusée ? Non, mais il ne faut pas dire demander la tête. Vous donnez sa démission ?
Non, mais demander la tête dans notre histoire, il se trouve qu'il y a un pays, il n'y a rien ici. Non, mais ce n'est pas ça, mais c'est le côté bouc émissaire. Et ce n'est pas une question d'avoir un bouc émissaire, Mme Descartes. C'est vous-même qui, tout à l'heure, avez dit qu'elle aurait dû démissionner ? Non, mais ce n'est pas une pratique du bouc émissaire. Ce n'est pas demander la tête, c'est assumer sa responsabilité. Et donc, elle devrait démissionner pour vous ? Ce n'est pas la même chose. Mais bien sûr qu'elle aurait dû démissionner. Bon, enfin, visiblement, elle ne va pas le faire.
Après le braquage, vous avez tweeté, tout le système politico-médiatique va jouer au choc. C'est faux. Ils sont responsables avec leur idéologie laxiste, insupportable. De quoi vous parlez ? Est-ce que le vol n'est pas aussi vieux que l'humanité ?
C'est pour ça qu'il faut aussi, aussi vieux que l'humanité, il y a la sécurité. Mais il y a une idéologie au Louvre, que je connais très bien, qui est un musée que j'aime beaucoup, mais dans la plupart des musées de Paris, qui consiste à croire que la liberté de déambuler est supérieure à la sécurité. Et par exemple, malheureusement, il y a quelques agitateurs qui ont l'habitude de dissigurer les œuvres d'art avec de la peinture. Bon, on a de la chance, entre guillemets, que ce soit de la peinture, parce que ça pourrait être de l'acide, c'est pareil. Comme le contrôle de sécurité est très mal fait au Louvre, pour des raisons diverses et variées, qu'il y a une surfréquentation du Louvre.
La pyramide du Louvre a été construite pour accueillir 3 millions de personnes. Je crois qu'on est à 6 millions de personnes, on va vers 9 millions de personnes. Et personne ne doit dire rien. Et c'est ça aussi, enfin, il ne faut jamais rien dire, il ne faut jamais rien critiquer, parce qu'il ne faut pas déranger les mêmes personnes. Quand la Joconde a été volée en 1911.
Justement, est-ce que c'était aussi une idéologie laxiste insupportable ? Oui, exactement. En 1911 ?
Absolument. La façon dont... Vous connaissez l'histoire du vol de la Joconde ? Oui, bien sûr. Ça s'est fait dans des conditions absolument rocambolaises, comme si de rien n'était, avec une organisation très simpliste. Et c'est un miracle si, deux ans plus tard, on a retrouvé la Joconde qui avait été volée par un patriote italien. Et c'est un miracle, voilà. Et c'est exactement à l'époque déjà l'idéologie laxiste, ça n'a pas trop changé. Il y a des salles qui ne sont absolument pas correctement protégées au Louvre. Et de toute façon, le personnel n'a même pas le droit d'intervenir. Est-ce que vous craignez des ramifications à l'étranger dans cette affaire ?
Je rappelle qu'un des deux suspects arrêtés samedi soir à l'aéroport de Roissy-Charles-de-Gaulle avait passé les contrôles à la frontière et s'apprêtait à embarquer pour un vol direction l'Algérie. Est-ce que vous craignez que les bijoux soient à l'étranger ? Est-ce que vous craignez une ingérence étrangère dans cette affaire ? Non, là, je n'ai aucune information qui me permet d'avoir une crainte quelconque. Mais là, les forces de police ont fait un travail remarquable.
Qu'est-ce que vous voulez faire exactement ? Vous voulez limiter la surfréquentation ? Vous parliez tout à l'heure du nombre record effectivement de visites. Vous pensez qu'il faut moins de visiteurs pour mieux assurer les oeuvres ?
Il faut que la sécurité passe avant l'objectif de fréquentation maximale. C'est-à-dire sécurité privée, vidéo, peine planchée ? Je ne sais pas si ça changera quelque chose, mais il faut vraiment limiter la fréquentation. Il faut augmenter le prix du billet pour les étrangers qui ne paient pas cher.
C'était un des chantiers de Rachel Adati d'ailleurs.
Oui, tant mieux, si elle le fait, elle aura tout mon soutien. Et il faut changer la mentalité à la tête du loup. Parce que la priorité de Mme Descartes, par exemple, ça a été de s'aménager une cuisine, une salle à manger pour 500 000 euros, dans un lieu d'ailleurs assez historique qui n'était pas fait pour ça, plutôt que la sécurité. Mais elle l'a reconnue elle-même. Elle a dit qu'elle n'avait pas assez investi dans la sécurité. Ce n'est pas moi qui l'ai inventé.
Mais si on limite la fréquentation du loup, vous n'avez pas peur que la France perde notre activité et que nous perdions de l'argent, nous les Français ?
Je pense que le surtourisme coûte de l'argent. Mais là, on rentre dans un débat qui est d'ailleurs assez intéressant, qui dépasse le Louvre. Je pense que le surtourisme, ce n'est pas du tourisme. Et on perd de l'argent. D'ailleurs, en France, les touristes dépensent assez peu d'argent par rapport à l'Espagne. Nous sommes un pays très fréquenté, mais où les touristes dépensent beaucoup moins d'argent que dans d'autres pays. Donc, il y a vraiment une politique du tourisme à penser. D'ailleurs, Marine Le Pen avait beaucoup réfléchi et fait des propositions en 2022 là-dedans. Avoir un objectif de fréquentation, ce n'est pas un objectif en soi.
Et ceux qui habitent des villes touristiques ou des territoires touristiques, savent que le surtourisme, ça pose des problèmes, notamment aux classes populaires, pour l'accès au logement, même le prix des restaurants. Quand il y a trop de touristes et que c'est 25 euros le plat du jour, c'est difficile pour ceux qui ont un SMIC d'aller se payer une brasserie. Juste un tout dernier mot avant de parler du budget, puisque vous êtes le monsieur budget du Rassemblement National, le monsieur finance du RN à l'Assemblée. Vous nous avez parlé de votre demande de voir Laurence Descartes quitter son poste, la patronne du Louvre.
Est-ce que vous dites la même chose pour Rachida Dati, la ministre de la Culture ? Est-ce qu'elle devrait partir quand le Rassemblement National dit « Personne dans ce pays n'est responsable de rien » ? Est-ce que vous visez la même chose à la culture ? Vous savez, moi je suis gaulliste. Une des marques du gaullisme, c'est la responsabilité directe devant le peuple. Donc moi j'estime que madame Dati aurait dû partir aussi.
Comme le disait Paul, vous pesez 123 députés. Est-ce que vous êtes prêt à faire un vrai compromis pour que la France ait un budget avant le 1er janvier, qui va arriver très vite ?
Mais il faut comprendre, M. Larotourou, que le Parlement français n'est pas fait pour faire un budget à la place du gouvernement. Moi je suis très inquiet des informations qu'on laisse circuler depuis deux semaines, laissant le gouvernement mentir aux Français, en expliquant que c'est le Parlement qui avait le pouvoir du budget. C'est totalement faux. C'est vrai, le gouvernement propose une copie, le Parlement a bien fait de soulever le pilier. Et la vote. Comment ? Le gouvernement propose et c'est le Parlement qui... Vous avez bien cité, le gouvernement propose et nous on vote. La période intermédiaire, en fait, elle existe très peu en France.
Le Parlement n'a pas le pouvoir, ni les moyens, ni même le temps. 70 jours. Mais c'est rien 70 jours. Le gouvernement a un an, nous on n'a même pas 70 jours d'ailleurs, on a la moitié, puisqu'il y a moitié Sénat, moitié Assemblée Nationale. On va prendre le temps de dérouler ça. Exactement. Et donc en fait, là, tout ce que j'entends, le cinéma de Mme Monchalin qui fait croire que le Parlement a les moyens de faire... Donc elle est une comédienne d'ailleurs. C'est une comédienne, une très bonne comédienne d'ailleurs. Je dois reconnaître qu'elle avait un talent que je... Parce que vous voyez par exemple, il y a 3500 amendements. On en fait à peu près, on en a fait 100, 150 en deux jours.
Il y a 3000, donc ça ne passe pas. Donc en fait, on est en train de mentir aux gens, parce qu'ils se sont structurellement organisés pour que ça ne passe pas. Ce n'est pas le RN, c'est les partis de la majorité et le gouvernement entre eux. Il y avait une jauge de limitation des amendements. Le RN a respecté sa jauge avec l'UDR. Le Parti Socialiste, je suis honnête, a respecté sa jauge. Et les membres du Bloc Central, Renaissance et LR en particulier, ont fait exploser le compteur. Ils sont à 1500 amendements. Donc ils font de l'obstruction parlementaire. Bien sûr qu'ils font de l'obstruction parlementaire avec le cœur sur la main. La main sur le cœur plutôt.
En disant, ah non, nous on veut que le Parlement travaille. C'est n'importe quoi. On est en train de manipuler l'opinion publique. En faisant croire que l'Assemblée nationale serait responsable d'une échelle du budget. Alors qu'ils ont, le gouvernement a déposé le budget le plus tard possible. Après une semaine rocambolesque, on a occupé la galerie avec des bêtises. Et nous on a eu quelques heures. Mais vous vous rendez compte que par exemple, moi, entre le moment où je reçois le budget sur mon mail et le moment où j'auditionne les ministres sur ce budget, il n'y a que quelques heures. Quelques heures pour traiter un budget. C'était quasiment le même budget que le précédent.
Il y a eu peu de modifications. Non mais je vous parle juste des modifications. Il y a 300 pas de modifications avec des choses très techniques. Par exemple, la fameuse taxe sur les holdings. Oui, on va en parler. Dix jours après, même les administrateurs les plus capés ont encore du mal à comprendre ce qu'on nous propose. Malgré tout, des choses ont été votées ce week-end. Les débats reprennent en ce moment à l'Assemblée nationale et vous filerez probablement juste après cette interview. On attend pour cette semaine, probablement mercredi, et je dis bien probablement l'examen de la fameuse taxe Zuckman, toujours réclamée par le Parti Socialiste.
Peut-être un terrain de compromis avec le gouvernement, ce que vous appelez le bloc central, ce sont les macronistes, et le Parti Socialiste sur une version éventuellement allégée. Le PS avait dit vendredi, par l'intermédiaire d'Olivier Faure, ultimatum, lundi, il nous faut des mesures de justice fiscale. Manifestement, ce matin, il n'y en a pas. Est-ce que vous appelez le PS à censurer, renverser le gouvernement et être fidèle à sa promesse ? Est-ce que le temps est venu de prendre ses responsabilités en censure ? On verra ce que fait le PS. Moi, je pense qu'on peut finir le budget, et éventuellement, si ce budget est mauvais, et comme ce budget sera mauvais, pardon, censurer, évidemment.
Je ne suis pas sûr que la vie sur cette menace permanente ait un intérêt à court terme. Les socialistes et l'LR ont décidé de ne pas censurer, ce qui a permis à ce budget de se déployer, avec 19 milliards de hausse d'impôts et 28 milliards de hausse de dépenses. Nous l'avons condamné, et comme le PS a conscience de s'être fait rouler, en particulier sur la réforme des retraites, mais parce qu'eux-mêmes n'ont pas demandé les garanties suffisantes, ils sont en panique permanente, et chaque jour, ils changent de position. Bon, tout ça n'est pas très sérieux, ils n'avaient qu'à censurer la semaine dernière.
On parlait de la taxe Zuckman, et là, tous les discours ce matin sont sur une taxe Zuckman Lite, ou allégé en bon français, que les FANA d'acronyme ont baptisé IMTHP, impôts minimum sur les trios patrimoines. On parle de 3% sur les patrimoines de plus de 10 millions d'euros, mais sans toucher aux entreprises familiales, et aux entreprises innovantes, comprenez les start-up. On veut être clair ce matin, est-ce que vous êtes pour ou contre, au Rassemblement National, cette taxe Zuckman Lite ?
C'est moins bien que l'impôt sur la fortune financière qu'on propose. C'est moins bien, mais est-ce que vous voterez pour ou contre ? Que la fortune improductive que propose le modem, par exemple. Donc c'est dommage que les socialistes, soi-disant, dans un rapport de force, aient négocié des mesures. Vous la voterez ou pas ? Parce qu'on ne sait pas, monsieur, pour le moment, ce que ça veut dire, entreprise familiale. D'accord. Et ni innovante. Vous voulez que ce soit mieux définitivement ? Innovante des start-up, globalement. Non, c'est pas vrai. Parce que la définition que j'ai vue dans l'amendement qui a été déposée, sauf s'il y en a un autre entre-temps, c'est dans le temps.
C'est une entreprise qui a moins de 8 ans. Si vous faites, par exemple, une entreprise, je ne sais pas moi, de ménage, de sous-trésence du ménage, c'est une entreprise qui peut avoir moins de 8 ans, qui peut avoir 1000 employés assez rapidement, et ce n'est pas une start-up innovante. Oui ou non, vous la votez ? Mais écoutez, monsieur, nous, on vote des textes techniques. Donc vous voulez l'amender, justement, pour être très concret ? Il faut savoir ce qu'il y a dedans. Personne ne sait ce qu'il y a dedans. Alors, on sait quand même un peu ce qu'il y a dedans. Il faut préciser un mot, mais on sait ce qu'il y a dedans.
C'est la différence entre des gens qui font le budget et des gens qui le commentent. Aujourd'hui, on ne sait pas ce qu'il y a dedans. Les commentateurs, il a essayé de comprendre votre position. Non, non, vous essayez d'extorquer, en posant 50 fois la même question, une réponse que je vous ai déjà donnée. On votera, on verra ce qu'il y a dedans. Moi, j'entends un plutôt non. Mais c'est pas... Non, on ne sait pas ce qu'il y a dedans. On ne comprend pas ce qu'il y a dedans. Et je vous ai répondu tout à l'heure que même la taxe holding qu'a proposé le gouvernement, au bout de 10 jours, y compris la presse économique, ne comprend pas exactement ce qu'il veut faire.
2% sur les holdings non professionnels et la prolongation de l'infos planchers pour les hauts revenus. D'accord. Sauf que c'est quoi le problème, M. Laratourou ? C'est qu'en fait, dans l'article, il n'y a pas de définition de la holding. On dit au grand public. Et à l'opinion publique, c'est une taxe sur les holdings. Et en fait, à la fin, c'est le rétablissement de la moitié de l'ISF. On ne comprend rien à ce qu'ils proposent. Pourquoi vous êtes si prudent sur ces dispositifs-là ? Est-ce que c'est une manière... Pardonnez-moi l'expression de draguer un peu les patrons.
On sait qu'aujourd'hui, il y a un discours au Rassemblement National qui consiste à rassurer les patrons en vue potentiellement de votre arrivée au pouvoir. Est-ce que ça vient dans ce discours-là ? Votre attitude en ce moment à l'Assemblée vient qualifier ce discours-là ? Pas du tout. C'est juste qu'on ne vote pas des milliards d'euros en votant n'importe quoi et en ajoutant des slogans. Il faut arrêter parce que c'est pour ça que le taux d'imposition en France bat tous les records avec des résultats aussi misérables. Et à la fin, c'est les classes moyennes qui payent.
Donc, cette espèce de fascination pour critiquer les milliardaires dans les médias et finalement, à la fin, taxer uniquement les classes moyennes... Donc, pas de patron-machine de l'ORN. Mais ce n'est pas une question de patron-machine, c'est que c'est un mensonge. Aujourd'hui, qui est-ce qui paye l'essentiel de l'effort fiscal ? C'est les classes moyennes et les classes moyennes supérieures. Pour le moment, la seule chose qui a été votée, c'est des rabots de crédit d'impôt et c'est les classes moyennes qui payent. Le 830 France Info,
Paul Barcelone, Paul Larouturou. Avec Jean-Philippe Tanguy, vice-président du groupe RN à l'Assemblée nationale et Paul Barcelone, on tente de comprendre votre position sur les retraites.
Parce qu'hier, on a découvert, en lisant le journal Le Parisien Aujourd'hui en France, cette interview de Gérard Larcher, le président du Sénat, qui n'est pas n'importe qui, qui estime que le Sénat, promet que le Sénat va rétablir la réforme des retraites alors que tout cela fait l'objet d'un deal entre le gouvernement et les partis socialistes pour la suspendre. C'était la promesse de Sébastien Lecornu lors de sa déclaration de politique générale de Premier ministre. Ou alors vous demandez son rétablissement comme Gérard Larcher ?
Non mais non, on votera évidemment la suspension et on abrogera cette réforme si Marine Le Pen est élue en 2027 ou Jordan Bardella avant Premier ministre s'il y a une dissolution et on la remplacera par une réforme. Donc c'est un fusil un coup qui a dégainé Gérard Larcher ? De toute façon, c'est l'Assemblée qu'en a le dernier moment. C'est les socialistes qui se sont tirés une balle dans le pied parce que c'est un accord qui a été mal ficelé. Je vous rappelle que c'est la mobilisation du Rassemblement national qui a permis de comprendre comment ils allaient modifier ce texte. C'est-à-dire qu'en fait M. Fort, les socialistes et M.
Lecornu se sont mis d'accord sur nos censures sans avoir rien prévu ni le texte qui serait utilisé ni la façon de payer cette réforme. Si, c'est dans le projet de financement de la Sécurité sociale. Et suite à quoi ? Lettre rectificative. Et qui a été demandée par qui ? Peut-être par vous. Nous et les insoumis. Voilà, nous et les insoumis. Voilà, les insoumis. Mais moi je dis là je ne suis pas en train de m'attribuer un truc à moi tout seul. Suite à la mobilisation aussi d'un constitutionnaliste M. Benjamin Morel qui a relevé ce point mais avant M. Fort avait annoncé une loi spéciale. Moi j'avais dit que ce serait forcément un amendement. C'est moi qui avais raison. Excusez-moi.
Et ensuite c'était la lettre rectificative pour introduire cet amendement. Là c'est là de la technique mais ce n'est pas de la technique. C'est-à-dire que ce qu'avaient annoncé M. Lecornu et M. Fort devant tout le monde devant tout le monde en fait ça n'existait pas. C'était un slogan et il n'y avait rien de concret. Et par ailleurs il va se passer ce qu'on avait dit. Donc le Sénat va voter contre. On ne sait pas ce que vont faire les macronistes à l'Assemblée nationale et à la fin il y aura ce qu'on appelle une commission mixte paritaire qui n'est pas filmée et ça j'insiste sur ce sujet-là parce que le gouvernement ne partait pas filmé. C'est sûr que ça change coup.
Je peux vous dire par exemple il y a tout un tas de niches fiscales qui réapparaissent toujours miraculeusement en CMP et quand on ose dire avec d'autres collègues qui ne sont pas forcément en Assemblée nationale qu'il y a eu un vote pas bien on est critiqué parce qu'on n'a pas respecté le secret des échanges. Moi je ne respecte pas le secret des échanges quand c'est les français qui payent.
Qu'on comprenne bien donc vous exigiez un référendum sur la retraite. Ce matin vous nous dites que vous voulez une abrogation totale après donc si Marine Le Pen est élu au gendarme de la santé en 2027 et que pour l'instant vous voulez appuyer sur pause. On est bien d'accord sur ce point.
C'est ce qu'on nous propose. On propose une suspension donc c'est toujours mieux que rien. Il y a des gens qui travaillent dur qui gagneront 3 mois de retraite et c'est tant mieux pour eux si on y arrive mais je ne peux pas leur faire de fausses promesses. Aujourd'hui c'est du cynisme du gouvernement il n'y a pas de suspension et c'est la seule excuse que les socialistes ont trouvé pour ne pas aller aux élections. Parce qu'en fait l'explication de tout ça c'est quoi ? C'est que les socialistes ont peur de perdre leur siège en cas de dissolution. Nous verrons. Sans sûr, dissolution. Mais nous verrons.
En tout cas ce qui est sûr c'est que par exemple les socialistes ont refusé d'indexer le barème de l'impôt sur le revenu et ils ont voulu faire encore casquer les classes moyennes pour presque 2 milliards d'euros. Heureusement que le Rassemblement National était là. Vous avez soutenu Laurent Wauquiez dans cette affaire. Oui enfin c'est surtout Laurent Wauquiez qui nous a soutenu parce qu'ils sont 40 et nous on est 140. Si je vous reparle de la réforme des retraites c'est que son examen en tout cas l'examen du budget de la sécurité sociale débute ce matin en commission à l'Assemblée.
On se souvient qu'il y a un peu moins d'un an au mois de décembre dernier c'est sur ce budget de la sécurité sociale que vous aviez entre guillemets fait danser Michel Barnier. Est-ce que vous voulez refaire la même chorégraphie que Sébastien Lecornu ? Lui tirer des choses etc pour au final appuyer sur le bouton rouge de l'ascensure.
Nous voulons éviter les catastrophes pour les français donc dans ce budget de la sécurité sociale il y a la désindexation des retraites non pas pour un an mais pour 4 ans ça représente 19 milliards de pouvoir d'achat volé retraité il y a la taxation des tickets restaurants des tickets cadeaux pour 800 millions d'euros il y a la fiscalisation des indemnités pour les affections de longue durée il y a 1 milliard sur une taxe mutuelle qui sera payée par les mentalités qui sert à financer la suspension de la réforme des retraites.
Non c'était pas ça qui était prévu ça c'est nouveau ça mais à la base il y avait déjà cette taxe de 1 milliard et ça s'ajoute à 6 milliards de taxes donc on arrive à 7 milliards de taxes sur les mutuelles qui sont évidemment payées uniquement par les assurés. Est-ce que vous avez des nouvelles de... Ça c'est l'argent des gens.
Mais ça nous intéresse c'est d'ailleurs c'est pour ça qu'on vous a posé plein de questions dessus. Est-ce que vous avez des nouvelles de Marine Le Pen ? Parce que le député écologiste Benjamin Lucas Lacherche écoute le samedi à l'Assemblée Nationale.
Madame Le Pen elle est préférée aujourd'hui aller ronronner avec M. Bardella plutôt que de faire ses griffes à l'Assemblée Nationale. La présence dans cet hémicycle de Mme Le Pen c'est comme la queue du chien quoi ça va et ça vient mais enfin ça fait deux jours et ça fait deux jours que Mme Le Pen n'est pas là pour débattre de la fiscalité.
Tout se joue à l'Assemblée depuis la dissolution. Pourquoi elle n'est pas là Marine Le Pen ? Mais tout ne se joue pas à l'Assemblée. J'aimerais bien
et M. Lucas qui était lui-même absent la plupart du temps ment Marine Le Pen était présente elle était à la foire de Pousset. Le premier jour oui il a parlé de deux jours le premier jour le deuxième jour elle était à la foire de Pousset mais c'était plus important la foire de Pousset que le débat en l'Assemblée.
C'est important d'aller voir les Françaises et les Français et effectivement je comprends que la gauche soit la justice parce que c'est sûr que dans tous les événements populaires ils se font insulter et jeter ce qui n'est pas bien d'ailleurs tout le monde a le droit mais ils ne sont pas prêts de se faire accueillir comme Marine Le Pen et Jordan Bardella et si Marine Le Pen comprend aussi bien les aspirations des classes populaires c'est justement parce qu'elle les voit elle leur parle et c'est ce que ressent des gens qui travaillent dur et qui n'en ont pas pour leur argent et les insultes de M.
Lucas franchement c'est pathétique et qui regardent un peu dans leur trou parce que par exemple le groupe communiste ils étaient entre 2 et 3 sur 16 bon donc je ne suis pas sûr que la gauche puisse donner des leçons
8 hommes et 2 femmes sont jugées aujourd'hui à Paris pour cyber harcèlement sexiste à l'encontre de Brigitte Macron une procédure judiciaire est parallèlement lancée aux Etats-Unis quel regard portez-vous sur cette affaire ?
Moi je soutiens Mme Macron elle n'a absolument pas à subir ses ignominies permanentes sur son compte on combat frontalement son époux le président de la république Emmanuel Macron Est-ce qu'elle est devenue un symbole Brigitte Macron de ce point de vue ?
Je ne sais pas il y a beaucoup de gens Cyber harcelée régulièrement Écoutez malheureusement il y a plus grave on a des enfants des adolescents qui ont pu mettre fin à leurs jours et c'est épouvantable ce sont des tragédies donc il faut aussi raison garder Mme Macron à la structure et l'encadrement qui lui permet d'affronter ça moi je me souviens de plusieurs enfants de jeunes adolescents qui malheureusement se sont suicidés là c'est tragique et là il faut agir donc le symbole c'est malheureusement les familles qui pleurent des enfants qui ont commis l'irréparable parce qu'ils étaient harcelés à l'école ou autour de l'école pour différents phénomènes notamment l'homophobie c'est arrivé plusieurs fois
pas vous personnellement mais on voit quand même une alliance entre certaines troupes MAGA donc américaines et certains de vos militants qui ont clairement soufflé sur les bras et qui ont dit n'importe quoi sur les réseaux sociaux notamment concernant Mme Macron
écoutez moi je n'ai pas connaissance de militants du rassemble national qui ont fait ça si c'est le cas ils seront sanctionnés évidemment mais enfin moi je vois beaucoup de choses venant de tous les profils et je peux vous dire que si on se penchait par exemple sur ceux qui me harcèlent personnellement je les connais bien puisque je les vois tous les jours il y en a une bonne partie qui vient du bloc central et notamment qui ont des propos extrêmement homophobes mais comme ça vient du centre tout le monde trouve ça formidable ou en tout cas personne ne dit rien mais là le centre n'est pas impliqué dans cette affaire il n'y a pas une part de responsabilité de la classe politique qui jette de l'huile sur le feu dans ce genre d'affaires la classe politique n'a jamais contribué à ce délire et ses insinuations autour de Mme Macron enfin je veux dire au contraire elle a toujours été soutenue en tout cas nous on l'a toujours soutenue et vous l'a soutenu ce matin mais bien sûr Jordan Bardella sort encore un livre mercredi
après ce que je cherche il pense savoir ce que veulent les français c'est un pas de plus
vers la présidentielle bon non c'est un pas de plus dans sa relation avec les françaises et les français un livre premier livre qui a trouvé un large public qui a très bon actuel un an après la sortie de son premier livre il a de nouvelles choses à dire au pays je pense je crois que c'est un angle totalement différent où là il parle de ses rencontres avec les français alors que le premier était une biographie un récit de pourquoi il s'était engagé en politique qu'est-ce qui l'avait motivé notamment son enfance son adolescence en Seine-Saint-Denis et j'espère qu'il marchera aussi bien que le premier est-ce que c'est une manière de prendre ses distances avec Marine Le Pen tuer la mère pardonnez-moi l'expression non je crois pas déjà Jordan Bardella a une vraie mère qui se porte très bien qui est très courageuse c'est pas une façon
de prendre ses distances avec Marine Le Pen qui est potentiellement inéligible je ne crois pas je ne crois pas mais je vois que vous avez toujours l'esprit aussi mal placé pas mal placé on se pose des questions merci d'y répondre d'ailleurs c'est l'heure il est 8h56 et 25 secondes c'est l'heure vous l'attendez peut-être de la question qui ce matin la question qui chuchote vous êtes prêts ? on est habitué à vous entendre crier type silence pour la France voilà c'est silence c'est silence on va l'entendre normalement on l'entend pas silence
silence pour la France
j'aurais pu le refaire en direct allez-y faites-le non non trop tard ce week-end à l'assemblée vous avez encore crié
les cocus les super cocus les hyper cocus les méga cocus c'est les LR
pourquoi vous vous comportez comme ça ? mais pourquoi pas ? alors que vous êtes très calme
chez nous ce matin en plus
mais parce que c'est le débat politique pourquoi vous avez besoin de crier dire des gros mots dire cocus à quoi ça sert ? mais déjà cocus c'est pas un gros mot on peut quand même c'est vulgaire
pourquoi c'est vulgaire ?
c'est méga vulgaire si vous voulez que ce soit très vulgaire vous savez j'ai d'autres choses dans ma besace c'est pas du tout je définis de réalité à savoir que les députés LR prennent leurs électeurs pour des imbéciles ils les trompent et leur mentent voilà donc tous ceux ou tous celles qui ont été cocus dans leur vie comprendront ce que je veux dire c'est très désagréable il y a moins de place pour le calme aujourd'hui dans la vie politique il faut être vocal bruyant pour se faire entendre par exemple dans l'hémicycle le parlement français a toujours été un lieu d'exclamations d'art oratoire qu'on aime ou qu'on n'aime pas et j'ai l'impression que les gens apprécient plutôt quand on vous entend dire
silence pour la France et parler des cocus c'est clairement
non non j'essaie de porter une parole comment dire aussi audible par tout le monde et qu'il ne soit pas de la bouille
vous ne pensez pas que ces emportements sont au détriment du fond du budget je ne m'emporte pas du tout
vous n'emportez pas non non non
si un jour je m'emporte vous le saurez merci beaucoup Jean-Philippe Tanguy d'avoir répondu à nos questions je vous dis à demain sur France Info bonne journée