Marc Ferracci : « Il faut introduire une préférence européenne dans la fabrication »
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 60 %Attaque 10 %Défensif 30 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 94 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:00OuverteRéponse directe
Comment avez-vous réagi aux propos du procureur sur le profil de l'agresseur ?
- 2:00OuverteRéponse directe
L'année blanche est-elle une bonne idée pour trouver 40 milliards d'économies ?
- 5:00OuverteRéponse partielle
Pourquoi le gouvernement ferme la porte à la taxe Zucman ?
- 9:00OuverteRéponse directe
Que faire face à la liquidation judiciaire de Casa ?
- 13:00OuverteRéponse directe
Comment protéger l'industrie sidérurgique face à la concurrence chinoise ?
- 16:00OuverteRéponse directe
Quelle réponse à la hausse des droits de douane américains sur l'acier ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:00Marc FerracciFait
« Avec beaucoup d'émotions, avec beaucoup de colère. En tant que père de famille, ce drame évidemment me touche comme il a touché tous nos concitoyens. »
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Bonjour Marc Ferati, merci d'avoir accepté notre invitation. Vous êtes mise chargé de l'industrie et de l'énergie. On est ensemble pendant 20 minutes pour une interview en partenariat avec la presse régionale représenté par Julien l'écuiller de la Voie du Nord.
Bonjour. Bonjour monsieur le ministre. Bonjour Marc Ferat.
Avant d'en venir à vos dossiers, l'actualité ce sont les suites du meurtre de cette surveillante poignardée par un adolescent de 14 ans. Avant d'en venir aux mesures, un mot peut-être sur ce qu'on a appris hier sur le profil de cet adolescent. Quand vous avez entendu hier le procureur dire qu'il reconnaît les faits mais qu'il n'a ni compassion ni regret, qu'il ne sent pas d'attaché attaché d'importance à la vie humaine, qu'il a voulu s'en prendre à une surveillante car il ne supportait pas le comportement des surveillantes en général.
Comment vous avez réagi ? Avec beaucoup d'émotions, avec beaucoup de colère. En tant que père de famille, ce drame évidemment me touche comme il a touché tous nos concitoyens.
Euh vous l'avez dit, euh le profil, les premiers mots, les premières paroles de l'agresseur euh sont évidemment glaçants. Euh on a besoin au-delà des mesures qui ont été annoncées par le Premier ministre, on va peut-être en parler, des mesures d'urgence sur le contrôle des armes et en particulier des armes blanches dans les établissements scolaires. Je pense qu'on a besoin collectivement euh de prendre la mesure de la lame de fond qui est en train de constituer euh un changement de rapport à la violence au sein de la jeunesse.
Euh vous l'avez dit, la banalisation de la violence, l'absence de respect pour la vie humaine, le fait de relativiser des actes aussi graves que cela, je pense que ça doit nous interroger sur des causes et forcément sur des actions pour profondre à monnaie. Vous n'y voyez pas en fait un un acte isolé mais plutôt un mouvement, un glissement de la société. C'est en tout cas quelque chose qu'il nous faut analyser collectivement.
Je pense qu'on ne peut pas ici s'en tenir à l'analyse de ce qui s'est passé comme d'un simple fait d'hivers. Je pense qu'il y a quelque chose qui est plus profond. Est-ce que comme vous le dites, c'est une tendance de société ?
Je ne saurais le dire, mais en tout état de cause, nous savons que la jeunesse aujourd'hui connaît des difficultés, on le sait, depuis l'époque du Covid. La santé mentale des jeunes est un problème qui est devenu plus prignant et je pense que sur ce sujet on a besoin sans réagir de manière précipitée mais on a besoin véritablement d'envisager toutes les causes et toutes les actions des réactions précipitées mesure d'urgence le François Baou a d'ors et déjà annoncé sa volonté d'interdire les armes blanches pour les mineurs. Il y a une réflexion qui est encore faite sur les les portiques de sécurité, mais est-ce que c'est vraiment là que se situe euh l'urgence entre guillemets puisque on le voit le mineur en question, il a pris un couteau de cuisine.
Euh j'allais dire interdire les armes blanches au au mineur de toute façon ne résoudra pas le fait qu'on puisse avoir accès à un couteau quel qu'il soit. Certes, mais on peut toujours limiter le risque que se produisent ce genre d'événement en limitant l'accès. Je pense qu'il faut agir sur tous les leviers nécessaire, tous les leviers disponibles.
Les mesures d'urgence, elles sont très importantes et je pense que le contrôle en particulier des armes blanches à l'entrée des établissements est quelque chose qu'il faut intensifier. C'est le sens des annonces du premier ministre. Mais comme je le disais, il faut aussi s'attaquer aux causes profondes.
Je pense qu'il y a euh vis-à-vis de la violence une forme de banalisation au sens où il n'y a pas le contrôle social, c'est-à-dire la pression que peut exercer le groupe, la communauté euh sur le fait de commettre des actes violents, de ne pas les commettre justement euh que l'on peut retrouver dans d'autres pays. Je pense que il y a ici quelque chose qui est véritablement très profond, qui peut-être vient de loin, mais en tout état de cause, on a besoin de prendre la mesure de cela et d'y apporter des réponses qui ne se limiteront pas évidemment aux mesures d'urgence qui ont été évoquées. Un dernier mot là-dessus, je viens.
Oui, puisque Emmanuel Macron lui a fait un un lien, même s'il n'est pas prouvé à l'heure actuelle avec les réseaux sociaux en parlant à nouveau d'une interdiction des réseaux sociaux à partir de de 15 ans. Est-ce que selon vous c'est une mesure qui est nécessaire et aussi faisable ? Écoutez, ça c'est une discussion qui euh a lieu et va avoir lieu dans les prochaines semaines, dans les prochains mois et qui sera, je pense, très riche, très fertile.
Les réseaux sociaux sont un symptôme sont un symptôme de ce qui se passe dans la société, sont une caisse de résonance de ce qui se passe dans la société. Les réseaux sociaux donnent le sentiment à des jeunes ou des moins jeunes d'ailleurs que la vie se déroule par écran interposé. Euh la réalité c'est que on met à distance la réalité à travers les écrans.
On met à distance la réalité, on met à distance la gravité des faits. Euh et c'est cette prise de conscience quand j'évoquais tout à l'heure la nécessité de prendre conscience, d'arrêter de banaliser. C'est aussi percevoir que on ne se met pas à distance de la réalité à travers les écrans, que la violence quand elle a lieu sur les réseaux sociaux et bien elle fait parfois éruption dans la vraie vie.
Et c'est cette passerelle qui nous faut absolument déminer, qui nous faut absolument couper entre une violence qui peut apparaître symbolique à certains, virtuel à certains sur les réseaux sociaux et qui ensuite psychologiquement fait que les gens passent à l'ise. Julien, on va parler du budget. Oui.
Alors, sans transition aucune évidemment le pour trouver les 40 milliards d'économie nécessaires. Alors, on a vu ressurgir l'idée d'une d'une année blanche, c'est-à-dire le gel du du budget pendant pendant un an. Ça ferait partie des pistes du gouvernement.
C'est une bonne idée selon vous ? Bah, en tout état de cause, on a besoin de trouver ces 40 milliards d'efforts qui doivent d'abord passer par des économies. Je le dis parce que la ligne du gouvernement et c'est la ligne de tous les gouvernements qui se sont succédés depuis 2017, c'est la stabilité fiscale.
C'est la baisse des impôts qui a été introduite au départ et qui doit maintenant être préservée. Donc, j'insiste vraiment là-dessus. L'année blanche, ça signifie effectivement geler un certain nombre de prestations, un certain nombre de barês.
Euh je pense que euh ce qui revient augmenter la pression fiscale puisque en fait la la ça en gelant en gelant tout, s'il y a la moindre inflation en fait, vous augmentez euh vous augmentez les la pression sur les gens. Ça ça concrètement ça signifie ralentir la progression des dépenses publiques au sens large parce que vous le savez une grande partie de la dépense et des dérapages de nos finances publiques provient des dépenses sociales. Donc je pense qu'on a évidemment besoin d'avoir une approche large.
Ce sont les dépenses de l'État. ce sont les dépenses sociales. Je je veux quand même signaler que l'État pour le budget 2025 a consenti la majeure partie de l'effort.
Euh les dépenses de l'État représentent à peu près 20 % de la dépense publique globale euh mais représente 73 % euh de l'effort budgétaire qui a été fait pour 2025. Donc je pense que il faut avoir un effort qui soit réparti sur l'ensemble de la sphère publique. Ça inclut les dépenses sociales et ça inclut peut-être mais c'est une piste parmi d'autres.
Vous le savez, le premier ministre va faire des annonces à la mi-juillet. Il ne m'appartient pas. de préter ces annonces.
Euh le fait mais sans préampter, c'était votre avis qui m' qui m'importait, c'était de savoir si pour vous encore une fois nous avons besoin en matière de dépenses sociale euh et bien de ralentir la machine. Mais de quelle manière ? Ben, ça fait partie des pistes.
Je pense que il y a deux principes. Euh le principe euh consistant euh et bien à ralentir la machine en limitant l'indexation de certaines prestations, c'est un principe, vous l'avez dit, qui comporte des effets sociaux parce que effectivement euh un certain nombre euh de de citoyens peuvent être affectés. Moi, il y a un autre principe euh que je souhaiterais voir mise en œuvre de manière beaucoup plus systématique et sur lequel j'ai fait des propositions ces derniers mois, ces dernières années quand j'étais parlementaire et même dans ma vie euh d'avant, quand j'étais universitaire, c'est un principe d'évaluation systématique des dépenses publiques.
Moi, j'ai proposé un principe consistant à mettre en place ce qu'on appelle des clauses d'extinction. C'est quoi une clause d'extinction ? de dire que certaines dépenses, certaines niches fiscales, certaines niches sociales et bien ont une durée de vie limitée et elles ne deviennent pérennes que si une évaluation faite par des chercheurs indépendants et rigoureuse a montrer leur efficacité.
Ça c'est un principe très puissant qui doit nous permettre de supprimer les dépenses inefficaces. Voilà ce que moi je préconise et je pense que c'est un principe très général de régulation de la dépense publique qui gagnerait être mis en œuvre dès les prochains techniques. Le Sénat examine aujourd'hui la taxe Zucman.
C'est cette impôt sur les ultra riches, ceux qui ont plus de 100 millions de patrimoines. Pourquoi le gouvernement ferme la porte à cette taxation ? Mais vous savez sur cette taxe, il y a eu beaucoup de débats.
Il y a eu des débats au Parlement, il y a des débats qui traversent la société. Le sujet, c'est de trouver le bon point d'équilibre. On a aujourd'hui un impôt sur la fortune immobilière.
On a fait le choix au début du premier quinquena d'Emmanuel Macron euh de transformer l'impôt sur la fortune en impôt sur la fortune immobilière dans le but de renforcer l'attractivité de notre pays, dans le but de donner une visibilité à ceux qui investissent et en particulier à ceux qui investissent dans des valeurs qu'on appelle les valeurs mobilières. Et tout cela a produit des résultats. Moi, je pense que il faut faire attention à euh ne pas envoyer de signaux qui mettrait en péril les résultats qui ont été obtenus.
Et quand je parle de résultats, ce sont des résultats très concrets. Je suis ministre de l'industrie et de l'énergie. Je constate dès que je me déplace, que je vais sur le terrain dans les territoires que les investisseurs qui lors du sommet de Chof France annonce des milliards d'euros, ça se traduit très concrètement par des usines qui ouvrent, par des emplois qui se créent.
Et donc je pense que ce taxe Zman coûterait des emplois ce cadre ce cadre, je ne je ne me prononce pas sur la taxe en elle-même, je me prononce sur la nécessaire stabilité fiscale et c'est ça qui me semble l'élément le plus important. euh les entreprises et plus largement euh ceux qui euh prennent des décisions économiques, qui se traduisent par des investissements, par des créations d'emploi, ils ont besoin de visibilité, de stabilité sur on va parler pardon ouais pardon on on va parler des des entreprises. Alors, il y a les bonnes nouvelles de Tus France et puis il y a les il y a les mauvaises nouvelles.
On a appris hier par exemple que Casa l'enseigne d'ameublement annoncé sa probable liquidation judiciaire. Il y a 700 emplois en jeu. Est-ce que le gouvernement peut faire quelque chose ?
Mais vous savez, le gouvernement est mobilité est mobilisé sur tous les dossiers. Il s'agissent des dossiers industriels qui sont particulièrement dans mon portefeuille ou des dossiers plus larges, des enseignes de commerce, des enseignes qui ne sont pas dans le secteur industriel. Notre ligne, elle est toujours la même.
Quand on a des dossiers d'entreprise en difficulté, de restructuration, de procédures collectives, c'est-à-dire des redressements judiciaires, des sauvegardes, on cherche d'abord des solutions industrielles ou économiques. Ça c'est la première chose. On a des services qui sont très mobilisés.
On a les commissaires euh au redressement et la prévention des difficultés des entreprises. On a euh aujourd'hui une méthode qui est très claire et qui nous permet d'obtenir des résultats. Il y a des entreprises qui sont en difficulté, il y a aussi des entreprises qu'on sauve.
On a sauvé la fonderie de Bretagne avec l'intervention de l'État et des élus et des élus locaux il y a quelques quelques semaines. On a sauvé ARC et 4000 salariés par l'intervention de l'État il y a quelques mois. C'est un verrier, le plus gros site verrier du monde de du monde.
Euh donc euh et vous le savez, c'est pas cal c'est dans le pas de calet. Donc euh il y a des combats qu'on mène, il y a des combats qu'on gagne, il y a des combats qu'on perd. On se mobilise systématiquement sur chaque dossier.
C'est ça que je veux dire. Est-ce que le combat pour harcelor Mital, est-ce qu'on va le gagner ? Bah écoutez, sur Arceller, quelle est la nature du combat ?
La nature du combat, c'est de préserver une production d'acier en France. c'est de faire en sorte que les sites ne ferment pas et qu'on continue à produire cette ce cet élément absolument fondamental qui est l'acier parce que c'est stratégique euh l'acier d'irurgie c'est l'industrie des industries parce que c'est une industrie dont on besoin euh la défense, l'aéronautique, l'automobile en aval de la production d'acier. Donc on a besoin pour des raisons de souveraineté, pour des raisons stratégiques de continuer à produire de l'acier en France.
Quelle est la meilleure manière de s'assurer de cela ? pour moi, c'est de faire en sorte que des investissements soient consentis, soient engagés par harceleur mais aussi par toutes les autres autres actor Arcelor Mital a confirmé la construction d'un premier four électrique sur le site de Dquerkqu. Cela dit, ils n'ont pas encore prévu un deuxième four qui était prévu à l'origine.
Ils n'ont pas prévu une unité de réduction des minerais qui est censé fonctionner avec ce four électrique. Est-ce qu'on est en droit de se poser des questions sur l'avenir du site ? Moi, je pense que si les investissements sont lancés et sont concrétisés suite aux annonces qui ont été faites sur le premier four électrique, c'est un très bon signal.
C'est un très bon signal pour l'avenir parce que c'est un investissement de 1,2 milliards d'euros. C'est considérable enfin avec combien de millions de d'aqu et ça signifie et ça signifie que Arcelor croit dans la production d'acien en France. Maintenant, vous me parlez plus généralement des investissements qui pourraient être consentis au-delà.
Il faut bien voir que le marché de l'acier aujourd'hui est un marché qui est en difficulté, qui est soumis à une concurrence chinoise surcapacitaire, qui est massivement subventionnée et une partie des solutions pour la filière sidérurgique se situe dans plus de protection commerciale. C'est ce que nous essayons de faire et que nous avons réussi à obtenir de la part de la Commission européenne qui s'est engagée à apporter des réponses et en particulier à mettre en place ce qu'on appelle les clauses de sauvegarde plus importantes. les causes de sauvegarde, c'est des quotas d'importation, c'est-à-dire limiter l'entrée d'acier chinois en Europe, plus que ça ne l'est aujourd'hui.
Ça c'est ce que demande la filière cirurgie, c'est ce que demande Arselor. C'est parce que nous avons agi au niveau européen, je parle de la France et que nos propositions ont été reprises, que des investissements sont aujourd'hui envisagés. Sauf que dans le même temps, vous avez Donald Trump qui la semaine dernière double les droits de douanes sur l'acier.
Comment on répond ? Vous avez raison. Et bien, vous avez raison.
C'est évidemment très préoccupant. Il y avait déjà 25 % de droit de s sur l'acier Donald Trump. les a doublé à 50 % et c'est très préoccupant et la filière est évidemment très préoccupée de cela.
Euh comment on fait ? Bah d'abord, on reste uni et ferme au niveau européen parce que si on commence à avoir une approche bilatérale de la relation avec les États-Unis, de l'Amérique sur les sujets commerciaux, évidemment, on perd le bénéfice du marché européen et de la force que nous donne ce marché. Il y a 450 millions de consommateurs dont les États-Unis ne peuvent pas se passer.
Donc il faut construire la réforme, elle est en train d'être euh la réponse, elle est en train d'être construite au niveau européen. Euh le 9 juillet, euh nous saurons si les négociations avec les États-Unis sur tous les sujets, à la fois sur les sujets sectoriels comme l'acier, mais sur les sujets de droits qu'on appelle les droits réciproques qui ont été imposés par l'administration américaine qui n'ont rien de réciproque parce que ce sont des droits unilatéraux. Si cette négociation aboutit à un accord satisfaisant, et bien nous envisagerons de ne pas riposter.
Mais en revanche, s'il n'y a pas d'accord satisfaisant, l'Europe y postera de manière massive et le mois de juillet, c'est c'est ce qui a été annoncé par la Commission européenne. Juste une petite question aussi sur le le secteur de l'automobile puisque les entreprises sous-traitantes des constructeurs Renault et Stellantis seraient dans une situation assez critique, nous dit l'association des industriels de l'automobile de notre région des Haut France. Va-t-on vers une crise du secteur ?
Mais vous savez, c'est un secteur qui est euh déjà en difficulté. h euh la production et les ventes de véhicules ont baissé assez massivement ces dernières années pour un certain nombre de raisons qui tiennent aux habitudes de consommation, qui tiennent à des problèmes de compétitivité de nos constructeurs par rapport à la concurrence chinoise et en particulier à la concurrence dans l'électrique. Et effectivement, vous l'avez dit, il y a le sujet des constructeurs, il y a le sujet des équipement entiers.
Une grande partie des problèmes d'entreprise en difficulté, de restructuration, de plans sociaux touchent les équipes entiers. Euh face à cela, il y a plusieurs réponses à apporter. Il y a des réponses qu'on a apporté au niveau européen.
J'étais moi-même avec le commissaire ces journé à Douay pour faire des annonces sur un plan de soutien à l'industrie automobile il y a quelques mois euh qui euh aujourd'hui sont en train de se concrétiser. Euh qu'est-ce que on doit à nos équipementiers ? On doit d'abord de la protection et en particulier la protection, on l'a dit, contre les importations qui sont massivement subventionnées, c'est les véhicules électriques chinois.
Mais on doit également euh d'introduire des principes de préférence européenne dans la fabrication. Ça veut dire quoi ? Ça veut dire que une partie de la valeur ajoutée d'une voiture, tous les composants doit avoir été fabriqué en Europe.
C'est ça qui protège nos équipementtiers au-delà des Ça le droit européen ne le permet pas à l'heure actuelle. Le droit européen ne le permet pas à l'heure actuelle. En revanche, la préférence européenne a été introduite dans les annonces qui ont été faites par le commissaire ces journées.
Maintenant, nous devons la concrétiser et c'est ça qui constitue, de mon point de vue, la voie de sortie et la voie de protection de notre filière automobile. Julien, euh oui, une autre question sur justement sur la l'industrialisation ou plutôt la désindustrialisation. Le président de la commission d'enquête sur ce sujet, Charles Rodwell a dévoilé des pistes pour créer un choc d'attractivité.
Il évoque que par exemple, on en parlait quasiment hein, de réserver 100 % des commandes publiques aux petites entreprises européennes sous un certain seuil. On parle d'élargir l'assiette de la taxe carbone aux frontières, de baisser les cotisations sociales sur les entreprises de 20 milliards. Est-ce que vous signez avec ce plan ?
Mais j'étais hier auditionné par la commission du président Charles Rodwell. J'ai partagé mes vues. D'abord, pardonnez-moi, mais vous avez introduit le terme de désindustrialisation.
On continue à créer de l'emploi industriel en terme de cré, c'est le thème de la de la commission d'enquête, les les freins à la réindustrialisation. Les freins à la réindustrialisation, c'est ça le nom de la commission d'enquête. Je je sais parce que je je auditionné par elle et moi j'ai insisté aussi sur les leviers mais dire que en 2024, on a continué à créer de l'emploi industriel.
Plus 10000 emplois, ça ralentit, faut se le dire. Il y a un certain nombre de filières en difficulté, l'automobile, l'acier, la chimie. Et on voit qu'il y a des plans sociaux, des restructurations.
Il faut agir, nous agissons, je viens de vous en parler maintenant sur les pistes. Il faut évidemment agir sur la compétitivité, les coûts de l'énergie, le coût du travail. Ce sont des éléments dont nous avons discuté hier avec les députés et qui sont extrêmement importants.
Euh la taxation de carbone aux frontières, c'est un élément très important. On impose à nos industriels des contraintes en matière de décarbonation. Ça veut dire produire moins de CO2 et mettre moins de CO2 quand on produit.
C'est le cas d'Arcelor avec ses investissements dans le four électrique. Il faut que leurs concurrents et en particulier les concurrents asiatiques chinois soient soumis aux mêmes règles. Ça c'est le rôle de la taxation carbone aux frontières.
Un dispositif qui rentre en vigueur début 2026 mais dont nous considérons qu'il n'est aujourd'hui pas suffisant. Donc nous avons fait des propositions pour le réviser avant son entrée en vigueur. Avant son entrée en vigueur et en particulier appliquer ça au produits transformés.
C'estàd pas simpement taxer l'acier mais taxer les poils, les les choses qui sont faites à partir d'acier. Ça c'est un élément très important. Nous avons fait d'autres propositions pour éviter les mécanismes de contournement.
Donc moi je suis très en phase avec toutes les mesures qui visent à soutenir l'innovation, à soutenir la compétitivité et en particulier les prix de l'énergie, le coût du travail. Mais justement, est-ce que ça passe ? Est-ce que la réindustrialisation, elle passe par une politique énergétique plus ambitieuse ?
Mais bien sûr, vous savez, ça n'est pas un hasard si mon portefeuille inclut l'industrie et l'énergie parce que la compétitivité industrielle et la souveraineté énergétique sont lesourd' en phase, mais je le crois et en tout cas nous fons nous sommes en train d'aligner notre politique énergétique avec les intérêts de nos industriels. Je vous donne un exemple. Nous avons aujourd'hui des négociations qui ont lieu entre EDF et un grand nombre d'industriels, notamment ceux qui utilisent beaucoup d'électricité, on les appelle les électrointensifs.
Ces négociations, elles doivent aboutir avant le 1er janvier 2026 à des contrats de long terme, c'est-à-dire des contrats qui sur 10 ans, 15 ans donnent de l'électricité à bon prix à nos industriels. Elles vont se concrétiser, certaines se sont déjà concrétisées avec aluminium d'inquerque par exemple, mais d'autres vont se concrétiser dans les prochaines semaines. C'est comme ça avec une feuille de route très claire pourf que nous que nous donnerons à nos industriels la capacité à se battre à armes égal avec leurs concurrents et moi c'est mon travail de ministre de l'industrie et de l'énergie.
Merci beaucoup. Merci Marc Ferat d'avoir été avec nous. Julien la une de la voie du Nord ce sont les incendies de trottinette électrique.
Oui tout à fait avec des drames qui se renouvellent. Hélas. Merci Julien.
À la semaine prochaine. On passe tout de suite au club des territoires. [Musique]
Marc Ferracci