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Discours / meetingParti socialiste (sur YouTube)· 17 janvier 2020 41 minAutoproduitFond programmatiqueRetraitesSolidarités & familleÉconomie & entreprisesInstitutions & élections

Retraites | Pour une réforme JUSTE

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 70 %Attaque 30 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 3:00Locuteur 1Fait
    « il n'est pas imaginable que dans l'une des sept plus grandes puissances mondiales on puisse encore avoir aujourd'hui des parents qui mendient auprès de leurs enfants de leurs proches la capacité à vivre dignement jusqu'à la fin de leurs jours »
  • 4:00Locuteur 1Fait
    « un régime universel est un régime qui est forcément juste ? je viens de le dire un système unique face à des situations qui sont très différentes il produit non pas de l'égalité mais de nouvelles inégalités »
  • 5:00Locuteur 1Fait
    « aucun parlementaire digne ce nom ne pourrait ne devrait pouvoir approuver une réforme dont il ne sait rien »
  • 11:00Locuteur 1Chiffre
    « 14% du produit intérieur brut ça ne se gère pas avec une procédure accélérée »
  • 15:00Locuteur 1Fait
    « le gouvernement a eu comme premier acte de mettre par terre le compte personnel de prévention de la pénibilité »
  • 17:00Locuteur 1Promesse
    « nous voulons que s'agissant des plus bas revenus il est une règle d'or qui soit le maintien d'un niveau de vie paritaire et donc digne entre les actifs et les inactifs »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

bon même messieurs ainsi d'être là et donc ce matin nous voulions avec donc nos deux groupes parlementaires avec leur président et puis avec leurs deux responsables sur ce texte retraite vous présenter nos propositions et donc vous dire d'abord la réduction quels sont les principes qui nous ont guidés le premier de ces principes il est assez évident en tout cas ils devraient l'être pour tout le monde c'est celui de garantir à chacune et à chacun une vie digne jusqu'à la fin de ses jours il n'est pas imaginable que dans l'une des sept plus grandes puissances mondiales on puisse encore avoir aujourd'hui des parents qui mendient auprès de leurs enfants de leurs proches la capacité à vivre dignement jusqu'à la fin de leurs jours deuxième de ces principes il est celui de la valorisation du travail voilà des années qu'on nous dit que il faut revaloriser la valeur travail comment la revaloriser si on ne reconnaît pas ce travail et y compris en acceptant l'idée que la recette est un salaire est différée et qu elle permet à celles et ceux qui ont fourni leur force de travail pendant une vie entière qui ont contribué à la richesse de ce pays ne soient pas reconnues à leur juste valeur cette reconnaissance de leur travail c'est aussi la reconnaissance de l'effort et donc de la pénibilité chacun a en tête ici comme dans société française le fait que nous ne sommes pas égaux non plus devant le travail et qu' il n'est pas tout à fait identiques 1 de se retrouver dans une situation où on tient un marteau piqueur tous les jours ou quand vous aux antilles un crayon ou quand on est parlementaire pour prendre des exemples qui vous parleront et donc nous voulons évidemment que soit reconnu pleinement la pénibilité parce que voilà depuis quelques mois que le gouvernement nous sert une rengaine qui a d'abord été n'ont rien entendu et peut-être même accepté l'idée qu' il fallait un régime universel nous sommes le pays de l'égalité et donc il y avait une certaine forme d'évidence a rappelé qu' un régime doit être universel pour pouvoir permettre de s'adapter à tous et dans les mêmes conditions mais justement la question elle est l'un est ce qu un régime universel est un régime qui est forcément juste je viens de le dire un système unique face à des situations qui sont très différentes il produit non pas de l'égalité mais de nouvelles inégalités et donc nous avons évidemment la volonté d'y remédier ce n'est pas une réforme technique ce n'est pas simplement une question technocratique c'est d'abord une question politique une question qui doit nous amener à nous poser une question simple quel est le monde quelle est la société dans laquelle nous voulons vivre et donc c'est ainsi que nous avons envisagée et vous le verrez dans quelques instants avec boris et monique qui présenteront leurs positions voilà comment nous avons envisagé les choses en donnant je l'espère le souffle nécessaire pour que chacun comprenne que nous avons derrière ce projet là aussi une vision de ce que peut être la vie ensemble ce n'est pas une réforme uniquement technique mais c'est aussi malgré tout une réforme technique et là je dois dire que nous sommes un moment assez inédit voilà qu'on nous promet une réforme systémique une révolution un basculement d'un régime à un autre et ce basculement on nous demande de le faire sans aucune donnée précise nous n'avons eu aucune évaluation de ce que seraient les conséquences pour les individus eux mêmes et vous l'avez compris sur le financement personne ne sait comment cette réforme sera financée valérie rabault a adressé un courrier hier au premier ministre qu'elle vous restituera dans quelques instants et qui énumère nombre de questions qui doivent se poser à chacun d'entre nous aucun parlementaire digne ce nom ne pourrait ne devrait pouvoir approuver une réforme dont il ne sait rien aucun d'entre nous ne devrait accepter l'idée qu'un parlementaire peut voter les yeux fermés et en même temps voter un chèque en blanc un gouvernement auquel il faudrait faire une confiance c'est le cas de le dire aveugle alors même que c'est ce gouvernement qui entrant en fonction a été celui qui a ponctionné retraités à deux reprises à la fois via la csg et via la désindexation de leur pension ce sera dit aussi après moi ce texte un texte qui présente beaucoup d'inconnues et qui renvoie très largement aux ordonnances et là aussi ça pose un problème démocratique mais valérie le dira après moi donc je n'approfondit pas simplement ce texte là vient après d'autres textes il n'est pas le premier à détricoter notre modèle social et patrick kanner rappellera qu est le contexte dans lequel cette réforme intervient ce gouvernement a de la suite dans les idées et le moins que l'on puisse dire c'est qu'il trace sa route toujours dans le même sens toujours en faveur des plus privilégiés jeu fut le cas avec la réforme fiscale ça a été prolongé à travers la loi pâte et qui n'est pas sans lien avec la réforme des retraites ça s'est prolongée encore avec la question de l'assurance chômage et là encore ça n'est pas sans lien avec les conséquences qui seront induites pour tous ceux qui ne seront plus indemnisés et qui ne pourront plus cotiser et donc patrick y reviendra et donc nous avons voulu vous montrer ce matin qu'une autre réforme est possible nous ne sommes pas de ceux qui disent que il faudrait en rester aux secours évidemment il n'y a pas de système absolument parfait même si le système que nous connaissons est un système qui en europe est celui qui garantit le fait d'avoir le moins de retraités pauvres mais il en reste et donc la seule question qui devrait se poser à chacune et chacun d'entre nous c'est non pas comment est-ce qu'on n'arrive à prendre à paul pour donner à jacques mais comment est ce qu'on fait pour que dans les circonstances que nous connaissons on fasse en sorte qu'il n'y ait pas de régression et qu'on puisse faire progresser ensemble de ce pays ça sera dit aussi par boris et par monique mais nous sommes dans un moment qui est une opportunité historique historique en 2024 le fameux trou de la sécu sera intégralement remboursé c'est une première et donc la question du financement qui nous est posée aujourd'hui comme un espèce de préalable une forme de peur qu'il faudrait agitée pour dire à tout le monde dépêchez-vous parce que si vous ne votez pas cette réforme ce sera pire après la réalité très différente c'est que pour la première fois nous avons la possibilité de réfléchir à un système qui permette d'aller plus loin que nous ne l'avons fait jusqu'ici ce que je dis là n'est pas la parole d'un premier secrétaire qui serait totalement happé par ses propres convictions je le dis parce que tout simplement ce furent les phrases du président de la république quand il n'était encore que candidat et je vous renvoie toutes ces déclarations ou à l'époque il expliqué assez simplement que nous étions effectivement pour la première fois dans une situation où il n'y avait plus besoin de se poser la question des lendemains cette question là elle a été réglée précédemment par le quinquennat de françois hollande et avec la réforme touraine est donc cette opportunité historique il faut la saisir et nous sommes prêt à la saisir et donc ce matin nous allons ouvrir la voie à une autre réforme à une autre voie celle d'une réforme juste merci bonjour à toutes et à tous et bonne année à celles et ceux que je l'aï pas encore vu depuis le 1er janvier comme l'a rappelé olivier nous avons à plusieurs reprises questionné le premier ministre tout simplement parce que les retraites c'est un quart des dépenses publiques de notre pays ses 325 milliards d'euros donc un quart des dépenses publiques et vouloir entamer une réforme ont fait un big bang du système sans donner le moindre chiffre on estime que c'est irresponsable en terme de main de maître de gestion des finances publiques et irresponsable vis-à-vis de nos concitoyens qui ont le droit de savoir ce qui va les attendre avec ce nouveau système aujourd'hui les français savent ce qu'ils auront à la retraite c'est juste ou plus ou moins justes mais ils savent le montant qu'ils auront à leur retraite quand vous faites votre décompte et que vous allez sur les sites internet vous savez de manière plus ou moins précises ce que vous allez avoir avec le système qui est enclenché et on voit bien qu'à ce stade on sait même pas comment il va fonctionner mais ça va être le rôle du débat parlementaire c'est ce que vous allez peut-être me dire n'empêche qu'aujourd'hui fait une réforme où vous ne mettez pas le moindre chiffre c'est quand même du jamais vu dans l'histoire de notre pays donc c'est pour ça que j'ai adressé un courrier au premier ministre avec des questions extrêmement précise j'ai même dit que vous l'avez alors de grant x en lui posant l'équation bon je pense que il a quelques matheux dans ces équipes qui sauront savoir qu'il faut'' résoudre l'équation je sais pas s'il y aura une réponse ou pas mais en tout cas la question est posée comme ça il est vrai que c'est peut-être un peu inhabituel d'adressé ce genre de courrier à un premier ministre mais face au non réponse que nous n'avons pas eu et que les autres groupes qui ont aussi posé de nombreuses questions lors des questions au gouvernement n'ont pas eu il est quand même urgent qu'on puisse mettre des chiffres sur la table on ne peut pas faire un big bang sur le quart des dépenses publiques de la france et ne pas donner le moindre chiffre ça c'est absolument inacceptable le deuxième point que nous souffrons dans ce courrier c'est l'idée que le premier ministre le 11 décembre avait pris des engagements mais qui ne se retrouvent pas tous dans le projet de loi tel que nous l'avons récupérée qui a été remis aux partenaires sociaux est adressée au conseil d'état dont je vais vous en citer une seule c'est sur la valeur du point puisque si vous avez un portefeuille retraite avec 1000 points avec la valeur rouge c'est sûr que votre pouvoir d'achat pourra être largement amputé donc le premier ministre avait dit que après que l'objectif final était que le point suivent la valeur de l'évolution des salaires bien je vais vous lire ce qui est écrit dans le projet de loi qui va peut-être changer mais en tout cas c'est ce qui est écrit aujourd'hui il dit que la valeur du point sera revalorisée avec l'évolution des salaires ont ça très bien et je cite sauf c'est une délibération du conseil d'administration de la caisse nationale de retraite universel approuvé par décret détermine un taux différent ça c'est ce qui est écrit dans le projet doit donc la garantie sur la valeur du point il y en a pas en tout cas à ce stade des projets qui ont été remis aux enfants tout cas au conseil d'état deuxième point est enfin jeu avant dernier point je voulais évoquer c'est la question des ordonnances olivier l'a dit donc nous avons fait un peu de recherches archéologiques parlementaire la réforme fillon 0 ordonnance en 2010 la réforme touraine 2014 deux ordonnances dont une qui visait à dire il faut qu'on adapte le système à saint pierre et miquelon et à mayotte donc ce qui est pas non plus une ordonnance d'une ampleur phénoménale ce texte là un tiers des articles sont des ordonnances c'est du jamais vu du jamais vu dans l'histoire de notre pays donc si nous sommes méfiants c'est parce que nous avons évidemment des raisons être et je vais vous donner un dernier chiffre ce matin l'insee a sorti ce cas était l'inflation au cours des 12 derniers mois bon ca ressort à 1 5% le gouvernement avait tablé sur un point 1 % d'inflation finalement c'est 1,5 donc pour les retraités de france si vous avez qui ont vu leurs retraites revalorisées à 0 3% ils ont perdu je parle même pas de la csg un de tout de tout ce qu'ils ont été ponctionnés ils ont perdu sur l'année 2019 1,2 point de pouvoir d'achat si vous prenez un retraité à 1000 euros net par mois parce que c'est la cible minimale que veut atteindre le gouvernement ce retraité a perdu 144 euros de pouvoir d'achat en 2019 un retraité à 2000 euros par mois a perdu 2 188 euros de pouvoir d'achat en 2019 ça c'est la réalité donc on voit bien que le gouvernement fait les poches des retraités par conséquent nous serons très vigilants sur cette réforme parce qu'il n'est pas question que les futurs retraités soient ceux aussi à qui on fait les poches donc vous avez une copie de la lettre si vous l'a souhaité que nous pouvons de distribuer merci on va là distribué naturellement je termine un très mauvais en math donc in tziganie grecque tu cherches un club intéressant merci à olivier merci à valérie pour ses propos liminaire que vous dire d'un objet législatif non identifié c'est un peu ça qui est devant nous aujourd'hui dans le cas d'une procédure accélérée où il n'ya pas d'étude d'impact maîtrisé et maîtrisable aujourd'hui donc emploie les mots d'improvisation d'impréparation de navigation à vue de confusion de cynisme sûrement avec la sphère de l'âge pivot qui était peut-être simplement une démarche tactique pour ramener tel ou tel syndicat dans le giron en tout cas un objet législatif non identifié c'est un immense gâchis deux ans de travail pour rien finalement puisque il faut reprendre tout à zéro malgré tout les annonces qui avaient été faites à l'époque par le haut commissaire monsieur delevoye dans ce cadre tu a rappelé valérie 14% du produit intérieur brut ça ne se gère pas avec une procédure accélérée ça se gère avec du temps laissé aux parlementaires pour travailler correctement dans le cadre des missions qui sont les leurs et puis surtout il y à une accroche médiatique qui laisse entendre finalement que les retraités sont qu'une charge dans notre pays fondamentalement c'est ça qui lie à je présentais un dessin de charb pour qui j'ai une pensée amicale dans une émission de télévision hier soir où on voyait en fait le mois hier moyens pour sauver les retraites c'est de tuer un retraité voir modèle charb vous imaginez bien donc un peu provocateur mais finalement on dit aux français qui sont aujourd'hui en retraite donc c'est comme 15 millions de nos concitoyens que finalement ils sont une charge alors que nous nous considérons que l'évolution de la société devrait amener non pas à consacrer 14% du produit intérieur brut mais plus autant que de besoin si on considère que nous sommes une société moderne respectueuse de l'évolution démographique et donc ce gouvernement depuis deux ans et demi est en train de tulle a dit je prends les secrétaires odier est en train de débiter pas à pas le modèle social français qui est qui est le nôtre et je rappellerai las heras dans ce cadre que un sondage récent de l'ifop paru dans un grand journal qui paraît lui même le dimanche rappelé les trois priorités absolues des français à savoir le pouvoir d'achat deuxième priorité la garantie des retraites troisième priorité la lutte contre les inégalités donc trois priorités à caractère social ce qui veut dire que depuis deux ans et demi ce gouvernement a créé ce pouvoir a créé un climat anxiogène dans notre pays sur ce sujet je voudrais vous rappeler quand même la litanie des mesures antisociales qui ont été prises depuis deux ans et demi ça commencer naturellement avec la baisse de l'apl les fameux 5 euros la connerie pour reprendre l'expression châtié du président de de la république voilà qui utilisent vous savez régulièrement quelques images en la matière je vous rappelle qu'une nouvelle réforme est prévue elle a été procrastiner une nouvelle fois elle devait intervenir pour janvier elle est décalée en avril peut-être plus loin mais elle visera à abaisser le pouvoir d'achat au travers de l'apl des personnes du modeste ce sont les ordonnances travail qui ont été adoptées dans les conditions que vous savez qui devrais je pense à alerter les syndicats dits réformistes sur la conférence de financement qui est aujourd'hui lancé ce sont les contrats aidés qui ont été sabotés saborder et qui aujourd'hui aboutissent à ce que le monde associatif se trouve en grandes difficultés quelles que soient les annonces et les saillies qui sont lancés comme cela en disant mais tout va bien pour le monde associatif ce qui est faux je n'oublie pas naturellement le nouveau système d'assurance chômage qui va plonger 3,4 millions de français dans la trappe à pauvreté et on pourra le compte elle est très rapidement dans les chiffres les organismes de deux statistiques je n'oublie pas non plus l'absence totale de hausse de pouvoir d'achat pas de coup de pouce au smic au 1er janvier pas de coup de pouce pour les allocations sociales dans le cadre du budget de la sécu je dirais même moins qu'un coup de pouce c'est une dégradation puisque c'était l'augmentation de 0,3 pour cent par rapport aux 1 3 % d'inflation évoqué par valérie rabault c'est aussi la stagnation du point des fonctionnaires 5 millions de nos concitoyens fonctionnaires qui ont eu leur dernière augmentation de 2 points en février 2017 et l'inflation a continué à courir d'ici là donc deux ans et demi de régression sociale et je m'arrête là et j'aurai d'autres exemples à vous donner deux ans et demi de régression sociale et cette réforme des retraites s'inscrit dans cette logique il ya donc une cohérence dans les choix politiques de ce gouvernement que nous voulons dénoncer par les contre propositions qui vont vous être présenté par dans un instant par monique lubin et par boris vallot situation de dégradation climat anxiogène je ne sais pas où va le gouvernement nous ne savons pas où va le gouvernement aujourd'hui il ya un climat de défiance un climat d'anxiété un climat qui créent les mouvements que nous connaissons aujourd'hui et qui est extrêmement mauvais je le pense pour le fonctionnement de notre démocratie pour être très clair au jour d'aujourd'hui dans cette démocratie à l'état gazeux comme le dit souvent en gîte frenchtown patron de la fondation jean jaurès et bien il ya un bloc ce livre qui s'appelle le front national et le front national bénéficie aujourd'hui manifestement sans rien faire de cette dégradation du climat social de cette forme de désespérance qui instaurait comme un principe ultra libérale par le gouvernement actuel et que nous dénonçons indique bonjour à tous donc moi je pense qu'avant d'aborder ce que seront nos propositions je préfère appeler ça des axes de travail parce que il faudra aller dans des propositions qui seront nombreuses et concrète certainement dans les semaines à venir et nous avons plutôt défini des axes qui seront les piliers de nos propositions je pense qu'avant il faut poser quelques préalables déjà le premier c'est que pour nous une réforme des retraites ne peut être qu'une réforme synonyme de progrès social or aujourd'hui on nous explique que cette réforme est synonyme de progrès social lorsque nous regardons de près et que nous voyons comment les retraites seront calculés sur une carrière complète au lieu des 25 meilleures années comment certains points qui sont attribués quand je dis quoi je parle pas de ceux de la future réforme certaines conditions aujourd'hui qui sont attribués aux mères de famille seront modifiés et pas dans un dans un axe de progression comment les pensions de réversion seront attribués à un âge très éloigné de ce qu'il est aujourd'hui ça ne peut pas être une réforme de progrès social dont nous ce que nous posons au préalable c'est que cette réforme doit être synonyme de progrès social ensuite nous avons instauré quelques lignes rouges et ses lignes rouges bien évidemment conduisent au aux axes de propositions que nous ferons la première des lignes rouges c'est aucun recul de l'âge ni âges pivots ni âge légal pourquoi je précise âge légal parce que malgré toutes les promesses qui nous sont faites depuis deux ans par le président de la république lui même qui a toujours dit qu'il ne toucherait pas à l'âge légal et bien hier soir nous avons clairement entendu que l'âge légal était remis en question moi je considère qu'il s'agit d'un chantage qui est fait aux partenaires sociaux en clair si vous n'êtes pas capables de trouver les conditions d'un âge pivot d'ici la fin avril nous sommes capables encore de retarder l'âge légal ce qui bien évidemment libérerait les fameux 12 milliards que le gouvernement souhaite économiser d'ici 2000 2027 donc nous sommes clairs nous ne voulons ni âges pivots ni recul de l'âge légal est pourquoi nous ne voulons pas d'âge pipeau parce qu'il est évident qu'en l'état actuel des choses un âge pivot contraindrait ce qui arrive à 62 ans avec tous leurs trimestres c'est à dire avec la possibilité de bénéficier d'une carrière d'une retraite à taux plein les contraindrait à travailler deux ans de plus ou à se passer de 10% du montant de leur retraite quand on le sait qu'il s'agit la plupart du temps de salariés qui ont commencé à travailler tôt forcément parce que si vous arrivez à 62 ans avec vos quarante deux années de cotisation c'est que vous avez commencé à travailler minimum à 20 ans qui ont eu pour la plupart du temps qui ont eu les métiers les moins gratifiant on va dire notamment financièrement et physiquement difficile il ne nous paraît absolument pas possible de demander à ces personnes là de travailler deux ans de plus ou de sacrifier 10% du montant d'une retraite qui sera par essence pas très élevé c'est pour ça que nos propositions notamment financières doivent concourir à faire que nous puissions maintenir l'âge légal de retraite à 62 ans mais également un départ pour les carrières les plus les plus longues et avec des travaux les plus pénibles comme c'est le cas actuellement à 60 ans et le dernier préalable que je souhaiterais poser c'est la situation des femmes on nous explique que cette réforme sera synonyme de progrès social surtout pour les femmes j'ai beaucoup cherché beaucoup cherché à comprendre comment on pouvait affirmer une telle chose pour moi ce sera exactement l'inversé de toute façon il faut poser là aussi un préalable les retraites des femmes seront meilleures lorsque leurs salaires seront meilleures lorsque l'égalité femmes hommes en matière salariale sera enfin respecter les retraites des femmes seront égales à celles des hommes tout le reste tout ce qu'on peut nous raconter ça n'est que de la petite histoire tout le dispositif législatif existe suffit j'ai envie de dire aujourd'hui de faire appliquer les lois pour que ces 25 % d'écart n'existe plus et ensuite nous ferons les retraites qui iront bien avec ensuite pour ce qui concerne les femmes on nous explique également que la fin des bonifications et là je souhaite d'ailleurs dire que on nous parle souvent de mère de famille mais on n'appelle pas on nomme pas les mères de famille on nomme des femmes bon il y a les femmes et il y a les mères de famille lille n'est pas nécessairement obligé d'être mère de famille pour être une femme espace à part entière et donc moi j'aimerais qu'on parle des femmes et des mères de famille donc pour les femmes je viens de dire égalité salariale et pour les mères de famille absolument pas question à notre sens de revenir sur les bonifications qui sont attribués en termes de trimestres actuellement qui sont de 8 trimestres par enfant parce que c'est souvent ce qui permet d'arriver d'avoir une carrière pleine et ensuite et là je parle des femmes et des hommes mais majoritairement des femmes maintenir bien évidemment l'âge du versement d'une réversion à 55 ans il n'est pas possible aujourd'hui d'imaginer qu'une version ne pourra être sous ne pourra être versée qu'à l'âge de 62 à 64 ans ça serait un recul assez extraordinaire voilà ce que je voulais dire en règle générale sur les femmes et surtout et surtout vraiment répéter à quel point tout cela pour les femmes est plutôt synonyme de régression sociale quant aux carrières heurter dont on nous parle pour les femmes elle concerne bien évidemment les femmes et des hommes qui sont tous dans une grande précarité et là aussi nous avons quelques propositions à faire pour que les premières heures travaillées puisse générer elle aussi des droits au chômage qu'on soit pas obligé d'attendre 150 heures des droits à la retraite par contre pardon et qu'on ne soit pas obligé d'attendre 150 heures pour générer des droits à retraite voilà je pense que j'ai dit l'essentiel sur nos préalable qui conduisent bien évidemment à notre vision des choses pour l'avenir et là je vais laisser la parole à boris merci monique peut-être revenir sur ce qu'a dit olivier en disant qu'ils avaient une chance historique de faire une réforme juste et pas juste une réforme on a un gouvernement qui est un mantra c'est la réforme qu'ils confondent d'ailleurs souvent avec la liquidation c'est le propre des formations politiques qui n'ont pas d'histoire pas de mémoire que de penser que le monde est avec eux avant il n'y avait pas de vent mais la question qui se pose à nous aujourd'hui c'est de savoir si après eux il y aura un après ou alors s'ils apprennent ne sera pas calamiteux il ya une chance historique parce que quoi qu'on pense au fond des réformes qui ont été conduites aujourd'hui nous avons un système qui n'est pas menacée sur le plan financier et qui offre une occasion historique de penser une réforme des retraites qui ne soit pas au premier chef guidé par des considérations d'économie et c'est pour ça que il y a dans la posture du gouvernement un mensonge patent s'agissant du déficit qu'il nous faudrait combler immédiatement si comme je veux pas vous lis effet vous avez lu le rapport du cor et monique lubin qui est membre du corps l'a fait avec beaucoup de minutie le déficit qui est constaté ils se fondent sur des hypothèses de travail qui sont données par le gouvernement et de quoi est constitué les différentes hypothèses de croissance notamment ce déficit il est constitué de la non compensation des exonérations de cotisations sociales consenties par le gouvernement sur les heures supplémentaires et sur la prime exceptionnelle plusieurs milliards il est constitué de des conséquences de la réforme de l'assurance et mal chômage moins de chômeurs indemnisés s'est moins deux versements de l'unedic à la branche vieillesse il est constitué du maintien du gel du point d'indicé des fonctionnaires et de la suppression annoncée de dizaines de milliers de fonctionnaires ainsi qu'on a décidé le gouvernement le gouvernement crée un trou et il lève les bras au ciel il ya un trou mais nul ne peut se prévaloir de ses propres turpitudes et donc nous nous plaidons pour une réforme qui soit essentiellement guidée par des considérations de justice de dignité et par un souci de prévention parce que la retraite et vous le savez c'est une évidence le reflet de la carrière et on se reconstruit la meilleure des retraites dans la meilleure des carrières c'est pour ça qu'il ya un lien évident entre ce que le gouvernement a accompli comme l'a rappelé le patrick kanner tout à l'heure depuis le début du mandat et la réforme des retraites comment pourrait-on par exemple imaginer une réforme des retraites qui ne remettrait pas fondamentalement en question la réforme de l'assurance chômage dès lors que les périodes de chômage non indemnisé donneront pas lieu à des points dès lors que les modalités de calcul de la retraite pour les chômeurs indemnisés ne se fera plus sur la base du dernier salaire avant le la période de chômage et en fonction de la location dès lors qu'avec l'âge pivot les seniors dont vous savez que soit la tranche d'âge 55 64 ans plus d'un sur deux n'est pas d'emploi et bien ceux là auront à choisir entre la décote de la retraite d'environ 10% ou le maintien au chômage voilà quand même ce qui est proposé par le gouvernement alors nous quand on dit que nous voulons une réforme une réforme juste on est un sujet en son coeur c'est la question de la pénibilité la question de la pénibilité est là elle avait d'une certaine manière déjà commandé la réforme à 60 ans de françois mitterrand nous ne sommes pas tous égaux face à l'espérance de vie sommes pas tous égaux face à l'espérance de vie en bonne santé et donc nous ne sommes pas tous égaux face autant que nous allons passer à la retraite et si on ne prend pas sérieusement en question la question de la pénibilité on ne peut pas dire qu'elle euro cotisé ouvrira les mêmes droits ce serait un mensonge et dans la proposition du gouvernement en réalité ceux qui mourront les plus tôt t1 seront la retraite de ceux qui mourront les plus tard une drôle de conception de la justice il ya 13 ans d'écart d'espérance de vie entre les 5 % de français les plus riches et 5 % en français les plus pauvres il ya quand vous arrivez à 60 en dix ans d'écart d'espérance de vie entre un ouvrier et un cadre je vous rappelle que le gouvernement a eu comme premier acte de mettre par terre le compte personnel de prévention de la pénibilité il lui a substitué un régime de réparation très partiel il a supprimé 4 critères qui étaient des critères pertinents port de charge de l'eau libre à sion exposition aux produits chimiques et gestes répétitifs et ce faisant et rien dans cette réforme devient le changer il en a exclu l'ensemble des ouvriers du bâtiment comme si ce n'était pas pénible que d'être charpentier il en a exclu l'essentiel des ouvriers de l'industrie en particulier ceux qui sont exposés aux produits chimiques alors qu'à une prévalence des cancers qui est manifeste il en a exclu les caissières et aujourd'hui il a le mot de pénibilité à la bouche mais quand on regarde effectivement ce qui se passe il va traiter mieux les aiguilleurs du ciel que les infirmières et les sages-femmes donc nous on veut un système c'est notre première proposition qui met la pénibilité en son coeur un système qui soit fondé sur la réintroduction de ces quatre critères nouveaux que s'engage une discussion avec les partenaires sociaux sur les modalités de leur mise en oeuvre à la fois un système qui permette d'apprécier au niveau de la branche métier par métier d'objectiver les critères de pénibilité mais qui soit capable aussi d'être un système de prévention qui implique les entreprises et les branches professionnelles parce que notre inspiration n'est pas seulement que les gens puissent partir plus tôt parce qu'ils ont le dos brisé nous voulons aussi augmenter l'espérance de vie tout court et l'espérance de vie en bonne santé en particulier voilà pourquoi nous voulons une application des entreprises y compris dans le financement de ceux de ce dispositif la seconde chose qui nous préoccupe c'est celle de la dignité de la dignité des pensions il ya un sujet qui n'est pas évoquée par le gouvernement sait quel sera le taux de remplacement des retraites à l'horizon de 2040 ont fait c'est un sujet qui se pose à nous que les modalités de calcul actuelles aggravées de ce qui va se passer dans la référente du gouvernement va conduire à ce qu'est un décrochage du niveau de vie des retraités par rapport à celui des actifs et qu'on retrouvera au mieux les différences de niveau de vie qui était celui des années 80 alors on peut considérer que ça n'était pas un progrès que d'améliorer la situation relative de retraités par rapport aux aux actifs depuis 40 ans nous nous voulons que s'agissant des plus bas revenus il est une règle d'or qui soit le maintien d'un niveau de vie paritaire et donc digne entre les actifs et les inactifs voilà pourquoi nous tenons nous le minimum contributif et doit être à 100 % du smic avec ensuite une dégressivité qui peut être jusqu'à 2 2,5 smic ça ce sont des choses que l'on peut que l'on peut que l'on peut étudier mais si on ne le fait pas eh bien on prend le parti que le niveau de vie des retraités par rapport à celui des actifs va baisser et ne faut pas compter comme les biens précisé valérie rabault sur les bons mots du gouvernement qui dit mais vous inquiétez pas le point va être indexée sur les salaires parce que la réalité c'est qu'avant 45 ce sera un mixte entre salaires et inflation et après 45 vous avez vu valérie a lu exactement ce qui est dans la loi ça pourra être totalement remise en question et puis les pensions elles mêmes elles sont fixées sur l'inflation ce qui est bien le cas aujourd'hui et nous savons aussi que ce n'est pas parce que c'est inscrit dans le code de la sécurité sociale que le gouvernement peut se dispenser de faire des mauvaises manières aux retraités comme il l'a fait qu'ils ont perdu du du pouvoir d'achat la dignité des pensions est le deuxième axe de notre de notre proposition et qui s'accompagne une autre chose qui est la question de la prise en compte des carrières des carrières hachées et carrières discontinues pour les femmes mais aussi pour les hommes quand on calcule la retraite sur 40 ans et que l'on dégrade par exemple les conditions de prise en charge des périodes de chômage qu'elle soit indemnisé ou non n'est pas besoin d'être un grand mathématicien ce que je ne suis pas c'est valérie notre matelot groupe pour comprendre qu' on va y perdre donc nous nous avons besoin que soient mieux pris en compte les périodes de chômage les périodes d'inactivité les carrières hachées qu'on puisse déclencher des droits à la retraite dès la première heure travaillée tout en conservant ce seuil de 150 heures parce que à 150 heures vous déclenchez un trimestre c'est à dire que vous validez deux ans quand vous en avez deux mois pendant quand vous en avez travaillé 1 et donc il faut les deux le trimestre pour qu'on comptait en trimestre moi j'ai pas fais l'archéologie de la chose mais il est vraisemblable parce que quand on comptait avec un papier et un stylo c'était plus simple de contient entre ms que de compter en heures aujourd'hui il n'y a pas de difficulté à à le faire ensuite je les dis s'agissant les femmes là aussi la pension est le reflet de la carrière et on est en droit de se demander si c'était la solidarité nationale envers nos cotisations de financer la réparation des discriminations dont les femmes ont été l'objet de la part des entreprises sur le marché du travail et les autres nous nous pensons qu'au premier chef c'est sur l'égalité salariale et l'égalité dans le déroulement de carrière qu'il faut porter le fer pour résoudre cette fracture salariale entre les femmes et les hommes qui étudie le véritable indignité sur le plan des valeurs des valeurs républicaines une de nos propositions consiste dans le congé paternité non même si je déteste ce moulin il faudrait partager le entre guillemets 12 guillemets risque maternité comme des certains sociologues entre l'homme et la femme il y a des années après en congé maternité des différences salariales entre les femmes et les hommes qui n'ont pas été surmontée et donc là aussi dans le système de financement il faut que les les entreprises soient non seulement responsabiliser mais sanctionner quand il doit je reviens pas sur la question la majoration des pensions ce qu'on a des enfants nous préférons nous un système forfaitaire par enfant dès le premier enfant à un système qui est proportionnel et qui par définition parce qu'il est proportionnel favorise les les les plus les plus les plus riches et puis sur les pensions de réversion là aussi il n'est pas concevable dans reculer le bénéfice et puis d'en priver des femmes veuves divorcées qui aurait passé l'essentiel de leur vie avec le mari et aurait assuré leur il a fallu l'éducation d'éducation des des enfants voilà ce que je peux dire assez assez rapidement un mot peut-être sur le financement dans un système qui prévoit des droits nouveaux spots des questions de refinancement nous avons évoqué tout à l'heure la question du remboursement de la dette sociale c'est une des pistes de financement que nous pouvons regarder nous pouvons nous poser la question de rétablir la parité dans la fiscalité du revenu du travail du revenu du capital ce que le gouvernant a considérablement abîmée depuis le début de son quinquennat nous pouvons nous poser aussi la question de cotisations patronales qui soit lié à la question de la prévention de la pénibilité ou de légalité de l'égalité salariale et puis il ya les fonds de réserve divers et variés qui peuvent permettre un certain nombre de rattrapage ou de convergence ce que l'on peut dire en conclusion mais on répondra aux questions c'est que la question de la justice de la dignité et de la prévention sont les trois chemins d'une réforme juste qu'elle n'oblige pas à mettre tout par terre quelle peut être financée de façon responsable patrick kane est reposé la question de savoir où le gouvernement allait en disant que nous le sachions nous ne savions pas mais la crainte qui est la nôtre c'est que le gouvernement ne le sache pas non plus moi je dois vous dire mon intime conviction sur cette réforme qui s'annonce à fortiori parce qu'on nous propose un texte à trous qu'on demande d'un côté aux partenaires sociaux de négocier les conditions du gouvernement qui ont été durcies d'ailleurs entre la lettre qu'il a adressée aux partenaires sociaux et l'article modificatif qui l'a transféré au conseil d'état mais il demande aux parlementaires de négocier les yeux bandés et nous savons aussi nous pour depuis deux ans et demi ce qu'est le sort réservé au parlement la république se consume aussi de la pratique qui est celle de l'exécutif aujourd'hui dont moins de 10 ans nous ramasserons notre système de retraite à la petite cuillère la question c'est pas de savoir si le gouvernement et réformistes aujourd'hui c'est savoir s'il est capable de conduire cette réforme et moi si on doit me posez la question je prendrais a simplement qu'il en est parfaitement incapable