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interviewEurope 1 (sur YouTube)· 11 juin 2025 18 min

"Non, la France n'est pas un coupe-gorge" (Laurent Nunez, préfet de police de Paris)

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Europin matin. Bonjour Laurent Nunz. Bonjour.

Bienvenue à la grande interview sur C News et Europin. C'est un contexte tragique. Vous êtes le préfet de police de Paris.

On va parler de manière aussi clinique de la situation mais tout d'abord c'est l'émotion qui nous submerge. Le choc est immense après le meurtre de la surveillante scolaire Mélanie poignardée par un adolescent dans un collège de Haut de Marne. Avant de parler monsieur le préfet des premières propositions face à ce drame et du sursaut.

Quand on voit cette épidémie, ce fléo d'attaque au couteau, en quoi la France n'est pas un coupe gorge aujourd'hui ? Non, c'est pas c'est le le sujet pas là. L'inquiétude, enfin la France n'est pas un coup de gorge.

Que les choses soient claires, hein. Donc, il y a une délinquence qui continue de baisser. La France n'est pas un coup gorge.

C'est pas des termes qu'on peut employer en revanche qui est une montée en puissance de la violence chez les mineurs. C'est une évidence. C'est une évidence. de plus en plus jeune.

Les jeunes ont de plus en plus recours à des violences volontaires, voire à des agressions mortelles comme on l'a vu malheureusement hier à nos gens. Ça c'est un vrai sujet de préoccupation. Plus jeune.

Le discours, la délinquence a baissé malgré certainement des chiffres qui sont étus et objectifs. Est-ce qu'il passe aujourd'hui quand on a de tels drames ? Il y a toujours, vous savez quand on dit que la délinquence baisse quand les chiffres sont bons, il vaut mieux qu'il soit bon, qu'il soit mauvais hein.

Bruno Rota a donné son bilan à 6 mois. Les chiffres continuent de baisser. et la délinquence baisse.

Donc dire que la France est un coup gorge me paraît très exagéré comme formule. En revanche, le fait que et il faut s'enquiéter, chez les mineurs, on est une montée de la violence. Nous, on le voit sur l'agglomération parisienne dans les affrontements entre autres bandes où de plus en plus d'armes blanches sont utilisées.

Ces affrontements augmentent légèrement. Donc c'est une vraie préoccupation. On le voit effectivement dans des dans des risques qu'il peut y avoir entre jeunes où très rapidement effectivement des armes blanches sont utilisées.

Ça c'est un vrai avec des sais de couteau, de machettes, de hache. Quand on parle d'armes blanche, il s'agit de cela. Il s'agit absolument de ça.

Vous avez les les ce qu'on appelle les armes de catégorie D, c'est-à-dire les les armes qui sont conçues évidemment pour pour faire mal, pour tuer, hein. Donc les les couteaux, les poignées et les dagues. Et puis vous avez aussi bah les couteaux de cuisine, les tournevis, toutes ces autres types d'armes blanches qui sont ce qu'on appelle plutôt des armes par destination mais qui sont également utilisées par comme des armes par les jeunes dans les affrontements entre bandes, dans le règlement de conflit particulier.

Voilà. Moi je ne sais pas ce qui s'est passé à nos gens à nos gens dans le département de la Heb évidemment ce n'est pas sur ma zone de compétence évidemment je partage par l'émotion qui est celle de tous nos concitoyens et nos compatriotes. Vous avez eu des attaques évidemment très emblématiques.

Nous parlerons tout à l'heure des mots de la maire d'Élias. Monsieur le préfet de police, les premières propositions sur les portiques à l'entrée des écoles, sur l'interdiction des réseaux sociaux ou encore sur l'interdiction de la vente des couteaux au mineur. Est-ce que le problème pour vous qui vous voyez la situation sur le terrain, c'est le couteau ou c'est celui qui porte le couteau, qui tue, qui plante, qui ôte la vie ?

Non, le problème c'est évidemment celui qui porte le couteau. Ça je vais être très clair. Vous savez, on pourra prendre toutes les mesures qu'on veut et il faut les prendre.

Il faut prendre ces mesures, hein. Je je je'y reviendrai puisque faut m'interroger là-dessus. Il faut prendre ses mesures.

Mais le problème à la base, c'est celui qui porte le couteau. C'est-à-dire comment des jeunes peuvent en arriver là, un gamin de 14 ans, comment est-ce qu'il peut en arriver à utiliser une arme pour tuer une assistante d'éducation ? Bon, et comment dans les RS entre bandes des jeunes peuvent utiliser des armes pour s'affronter ?

C'est le vrai problème, il est là. Il y a un besoin, un rappel de l'autorité. Il y a besoin d'un choc d'autorité dans ce pays qui ne relève pas, comme le ministre d'État le dit souvent, comme je le dis souvent, qui ne relève pas seulement de la police.

Nous sommes un petit peu l'Aval, le dernier rempart, ceux qui sont sont là un petit peu pour parer les coups, mais en amont, il est évident qu'il y a beaucoup de choses à revoir dans l'éducation, dans l'éducation, l'autorité, sans doute l'instruction civique, l'autorité parentale. Il y a énormément il y a énormément de choses à faire. Maintenant, les mesures qui ont été annoncées qui sont directement issues d'un rapport qui a été produit au Premier ministre donc qui a été créé par Nimamchu et et un préfet François Ravier, ce sont aussi des mesures importantes.

C'est-à-dire qu'aujourd'hui, au moment où on se parle, la vente des armes de catégorie D, c'est-à-dire les DAG, les poignards, les les les vraies armes sont interdites au mineur mais pas le reste. On peut acheter des armes blanches quand on est mineur, procurer dans la cuisine familiale. Procurer dans la cuisine familiale, on peut pas interdire l'accès à la cuisine familiale. vous interdisez la vente des armes blanches au mineur, vous donnez déjà un signal fort.

On donne un signal très fort. Donc c'est une mesure évidemment qui est extrêmement importante et nous en tout cas nous nous l'attendons. Est-ce qu'il y a un signal encore plus fort à donner ?

Vous avez parlé à raison c'est objectif ce que vous avez dit. C'est un gamin de 14 ans. Quand on écoute ce qu'a dit par exemple la mère d'Élias qui a été poignardée par deux individus mineurs, a dit il devrait être jugé compte tenu de la gravité des faits comme un majeur.

Ce matin sur Ces News, le cousin germain de de Mélanie, Steven a eu des mots très forts à la hauteur, si je peux dire, de la gravité des faits. Est-ce qu'il faut écouter ce qu'il dit ? C'està dire un mineur aujourd'hui, monsieur le préfet, est-ce que c'est comme le mineur à l'époque de l'ordonnance de 45 ?

Évidemment non. Enfin là, c'est un propos très personnel hein, que je que je tiendrai, mais évidemment qu'il faut il faut faire évoluer un petit peu nos nos logiciels intellectuels. On on on n plus dans la même situation.

Vous savez, moi je prends souvent l'exemple des homejacking qui sont des infractions qui sont très traumatisantes. Vous savez, ce sont ces ces attaques chez vous, des personnes s'introduisent, vous séquestrent et volent généralement des biens de valeur en fait hein, après avoir repéré leurs victimes. Encore une fois, c'est un phénomène qui baisse mais qui est très traumatisant.

Souvent les auteurs souvent les auteurs ce sont des jeunes gens souvent qui vont être 4 c avec un commanditaire et vous avez toujours deux mineurs et généralement de majeurs. la constitution des équipes peut changer mais et on voit mal la différence entre ceux qui vont avoir 16 17 ans et ceux qui vont avoir 18 19 ans qui commettent la exactement la même infraction avec la même intensité de violence le même degré de violence et c'est vrai qu'on peut s'interroger pour savoir si ils ne doivent pas être jugés de le fait qu'il ne qu'il ne bénéficient pas de l'excuse de minorité de valeur justice ça s'entend ça s'entend par un représentant aussi de l'ordre comme vous oui parce que c'est ce que je vois au quotidien vous savez je je vais vous donner un autre exemple autre exemple que peut-être la presse n'a pas révélé enfin Pe peu importe, en tout cas, je vais rester dans le secret de de de dans le secret de ce que sont les affaires judiciaires. Mais hier, grâce à l'intervention des fonctionnaires de police de la direction territoriale des des des Hautes scènes, une équipe se préparait probablement à séquestrer un individu hein dans dans les hautes scènes.

Ils étaient cinq, ils étaient cinq, il y en avait deux qui avaient 15 et 16 ans. Voilà. Donc, et qui s'apprêtait manifestement à commettre un fait extrêmement grave.

Et donc effectivement, on peut se demander si pour ces jeunes gens, il ne faut pas apporter des réponses qui soient en fait très proches de celles des majeurs. En tout cas, que la réponse judiciaire soit immédiate. On l'a vu évidemment avec les meurtriers du jeune enfin avec le meurtrier et son complice du jeune Elias où connu pour des faits précédents sous contrôle judiciaire et il ne devait comparer la moment où on se parle au mois de juin.

Bien sûr et il est dit plus jamais ça. Est-ce que si, j'allais dire pour la descence par rapport à la dignité des familles, il faut dire ce sont des échecs. On n pas réussi à vous protéger.

On on n pas réussi à protéger les enfants. On n pas réussi à protéger Mélanie. Mais bien sûr, mais c'est comme ça que les c'est comme ça évidemment que les familles le vivent et je le comprends parfaitement.

Vous savez la détresse de la mère d'Élias, on la comprend. Elle a été reçue par mes enquis d'un discours au sommet de l'État. Oui, mais je je on la comprend mais je crois que c'est très compris aussi au sommet de l'État.

Mais au bout d'un moment, on ne peut pas euh sommet de l'État. Moi je suis dans je suis dans la même barque que je suis dans la même barque que l'autorité judiciaire. On applique les textes tels qu'ils sont et c'est pas à nous qu'il appartient de faire de modifier les textes.

On note avec satisfaction qu'il y a énormément de réflexion en ce moment sur ces questions d'excuses de minorité, de justice des mineurs, de sanctions plus rapides et on s'en félicite évidemment. Alors dans l'actualité Laurent Lunez, on poursuit d'abord notre évidemment notre entretien sur ces news européens. Vous avez été auditionné hier par la commission des lois suite aux violences et aux seines des meutes intervenues après la victoire du PSG.

Je voudrais qu'on en parle longuement parce que vous vous êtes, j'allais dire justifié. Non, ce n'est pas le mot. En tous les cas, vous avez présenté les choses de manière clinique et les mots ont leur importance.

Mais tout d'abord, cette nuit-là, est-ce que tout ce qui s'est passé a été dit selon vous ? Ce matin, l'un de des journalistes qui sont intervenus dans la matinale de C News à Maurib Bucoot a parlé d'autres choses par rapport aux scènes qu'on a vu, à parler d'individus qui se sont introduits dans des immeubles. On a l'exemple d'une gardienne d'immeuble qui a vécu une véritable nuit d'enfer et d'angoisse, qui a dû se réfugier dans la cave.

Et en réalité, pour tous ces rivers, il n'y avait qu'un dernier rempart. C'est la porte de leur appartement, même pas la porte cochère de l'immeuble. Parfois la porte de l'appartement, il n'y avait plus les forces de l'ordre.

Comment vous appelez cela ? Alors, d'abord, je je deux choses par rapport à ce que vous venez de dire. Je, si vous m'avez bien écouté, j'ai panié ce phénomène hein.

Ce que j'ai expliqué hier, c'est qu'on a eu trois théâtres. En fait, il y a eu tout ce qui s'est passé autour du Parc des Princes où il y avait un dispositif policier avec des casseurs, des pilleurs, des individus qui venaient pour s'en prendre aux forces de l'ordre, qui venaient absolument pas pour faire la la fête et célébrer la victoire du Parissaint-Germain. D'ailleurs, souvent, ils étaient là, ils n'ont même pas regardé le match.

On les a eu au Parc des Princes, autour du Parc des Princes. On les a eu aussi évidemment sur les champs, mais comme traditionnellement après une victoire d'un club de football, euh on a un rassemblement sur les champs. Donc on avait évidemment ces deux théâtres, les champs qui ont été aussi tenus, on avait énormément d'effectifs sur les champs.

Alors évidemment, vous avez des images qui passent en boucle sur Cs, sur BFM, sur les réseaux sociaux, on voit des policiers qui vient viennent impacter des groupes de jeunes casseurs, des groupes de jeunes pilleurs pour les empêcher de commettre des dégradations. C'est ce qui s'est passé sur les champs. Il y a eu des interventions systématiques.

Alors évidemment, ça donne des images un peu impressionnantes, mais moi qui le regarde, moi qui les regarde avec un œil de technicien, de professionnel et de patron qui a demandé de l'impact et du contact, je regarde avec satisfaction, on intervient et on disperse mais on disperse des groupes de casseurs. Qu'est-ce que vous voulez qu'on fasse d'autre ? satisfaction peut-être choquant dans l'action de la police.

Non mais dans l'action de la police dans l'action de la police nous moi ce que j'ai demandé c'était les instructions du ministre d'état c'est qu'il y a des interventions des interpellations. C'est ce qui a été fait sur les champs où malheureusement il y a eu un commerce qui a été pillé en 3 minutes ensuite les forces de l'ordre sont intervenues dans un contexte qui était très compliqué très compliqué puisque pendant que il s'occupait des 30 interpellés à l'intérieur du magasin d'autres casseurs les attaquaient depuis l'extérieur. Ce travail des forces de l'ordre a été évidemment et on le salue quotidiennement.

Certes, ce travail-là quand il est filmé, quand on voit des forces en mobilité comme on leur demande, quand on voit des forces interpellées, il est parfois présenté sur les réseaux sociaux et sur certaines chaînes d'information. Mais ce que je je respecte hein, comme étant un chaos sécuritaire et ça non, c'est une force de police qui travaille interp comment vous qualifiez en un mot ce qui s'est passé. Vous avez souvent dit pas, ce sont des violences urbaines.

Nous avions un c positif costaud qui les a contenu et on a évité des pillages et des dégradations bien pire. Ça, il faut le dire. Quand on a vu ces violences hybridées, y compris à l'écart des à l'égard des forces de l'ordre, c'est contenu, c'est maîtrisé.

Mais les violences débridées, mais elles ont une réponse systématique. Systématiquement, vous avez des gens qui qui attaquent les forces de l'ordre et les forces de l'ordre qui rolent. Monsieur Laur, aujourd'hui, quelqu'un qui est interpellé après avoir jeté un un mortier d'artifice sur un policier, un gendarme ou un pompier, comment il est puné par la justice ?

Ça c'est un autre problème. C'est important. C'est un signal.

Non, ça c'est le su c'est la suite judiciaire. Pardon. Moi je vous parle, moi je vous parle de l'action.

Nous, on a interpellé des gens. 491 personnes. 491 personnes.

Voilà. Combien sont sortis libres sans passer une nuit dans moi le judiciaire après je ne le regarde pas. Il y en a il y en a beaucoup qui sont sortis libres effectivement par il faut que les procédures soient carrées.

Moi je ne je ne jette jamais la pierre dans le camp dans dans le le sur le terrain de la justice. Il faut aussi que les textes soient peut-être les textes qu'ils appliquent soient peut-être aussi à la hauteur des infractions. Et c'est ce qui a été proposé, ce qui est en débat savoir qu'on sanctionne beaucoup plus sévèrement les agressions contre par exemple les personnes dépositaires de l'autorité.

J'entends mais à l'heure acture question parce que je vais pas éuder votre question. Je je C'est celui qui a quelqu'un qui a jeté un mortier sur un un force de l'ordre, il n'a pas dormi en prison. Voilà, c'est ça aujourd'hui le signal qui a été envoyé.

Alors certains oui hein, certains oui. Moi je mais enfin voilà, je je ne veux pas rentrer dans le débat du suivi judiciaire mais parce que je je ne connais pas l'ensemble des infractions tout simplement. Moi, je ne connais pas l'ensemble des suites judiciaires qui ont été données.

Nous, notre travail, c'est de de d'impacter des groupes de casseurs, de les interpeller et de les soumettre évidemment à la justice. Donc, je me garderai bien de tout commentaire à ce sujet. Encore une fois, je constate quand même que les textes qui permettent de réprimer, de sanctionner ce type d'infraction sans doute ne prévoit pas des des sanctions qui soient à la hauteur.

Alors, sur ce que vous citez, on a eu un troisème théâtre où on n' pas eu de groupe constitué de casseurs en masse comme c'était le cas sur les Champs-Élysées, comme ça pu être le cas le cas autour du Parc des Princes. C'était et je l'ai dit hier à l'audition devant l'Assemblée nationale, c'était sur le 8, 16e et 17e arrondissement où là on a eu des groupes d'individus de manière beaucoup plus éparce, mêlé à la foule nombreuses ce soir-là. S'il faut pas oublier quand même que dans Paris, dans la petite couronne, on avait énormément de personnes sur la voie publique et il y a pas eu il y a pas eu d'incident sur les grands boulevards à Bastie République en petite couronne.

Il y a eu plus d'une trentaine de fan zones. Donc le dispositif policier a permis d'assurer tout cela en toute sécurité. Et mais sur le 16e, 17e, 8e, on a eu effectivement des bandes de casseurs, des bandes de pilleurs qui mêlent à la foule sans son prix un certain nombre de magasins et j'ai bien donné hier à l'audition magasin par magasin qui ont été euh et des tentatives d'intrusion dans des domiciles.

Il y a eu des intrusions dans des commerces et il y a eu des interpellations dans ces commerces. J'ai donné la liste des habitations privées. Monsieur le dans les habitations privées justement j'en parlais avec votre journaliste.

Nous à ce stade nous n'avons pas enregistré d'augmentation significative des plaintes parce qu'on a regardé les plaintes qu'il y avait eu chose témoignag moi je raisonne en terme de fait constater. Oui pardonnez-moi. Moi je raisonne en tant que journaliste.

C'estàdire je fais confiance à des riverins aussi qui au micro d'un journaliste témoigne avant d'avoir peut-être porté plein raison. raison, mais les plaintes les plaintes telles que nous les avons constaté le weekend précédent sur ces territoires et le weekend en question, elles ont effectivement augmenté. On a effectivement une augmentation, on a une augmentation des cambriolages par exemple dans les établissements commerciaux.

On a une augmentation des vols à la tir, des vols simples de manière qui n'est pas spectaculaire, mais on a quand même une augmentation qui parle et qui veut dire quelque chose sur les intrusions dans les immeubles d'habitation. Je regarderai ça évidemment avec précision, mais ça a été un secteur effectivement où des groupes épars ont tenté de commettre des des dégradation des des et c'est là où nous avons alors juste non mais attendez laissez-moi quand même répondre. 70 % 70 % de nos interpellations à Paris ont eu lieu sur ces trois arrondissements. 70 % je note que le comment dire le dernier rempart pour ces personnes-là parce que les forces de l'ordre n'étaient pas dans les immeubles, c'était la porte de l'immeuble.

Elle cède. Le pire peut arriver. Voilà.

Chaque fois qu'on a pu, on est intervenu sur ce territoire à chaque fois qu'on d'ailleurs si vous deviez refaire la même chose, même dispositif, même doctrine, même consigne. Monsieur le préfet de police à vos hommes les consignes, je l'ai dit hier en audition, moi les consignes que je donne quand je tiens le briefing, mais c'est les consignes du ministre d'État, ce sont les consignes de chacun de mes responsables. C'est quand il y a des agressions, des violences, des tentatives de dégradation, c'est on parle d'impact, on parle d'aller au contact.

Donc cette doctrine, elle n'a jamais varié et c'est la même depuis plusieurs années. J'entendais ici ou là on disait on met le pied sur le frein. C'est faux.

Elle est adapté à une société. Alors j'emploie les mots. Vous allez me dire si pour vous école à la réalité barbarie enauvagement des civilisations.

Ce sont des comportements de barbare. Je peux vous dire quand vous avez des groupes de gens de jeunes notamment qui ne viennent que pour piller que pour commettre des violences, ce sont des comportements de barbare. Et et voilà.

Donc je ne changerai rien à ce dispositif. Je l'ai dit hier devant l'audition, les gens sont arrivés, enfin les casseurs, les les gens malveillants sont arrivés à l'endroit où nous les attendions évidemment. Et euh je je j'ai évoqué hier à l'audition qu'on s'est posé la question de la tenue des ponts sur le périphérique puisquil y a eu de nombreuses tentatives de blocage du périphérique et quand nous intervenons, nous étions attaqués par le dessus des ponts.

Mais comme je l'ai dit hier à l'audition, OK. Vous avez employé le mot de de euh béliqueux, une attitude béliqueuse individ. C'était pour dire simplement que les gens qui sont venus ce soir Oui, selon dictionnaire, c'est ceux qui aiment la guerre.

Les gens qui sont venus ce soir cherchent la guerre. les gens qui sont venus ce soir-là euh sur les champs autour du Parc des Princes qui sont pris aux forces de l'ordre, oui, je confirme, avait une attitude béliqueuse et dès le dimanche d'ailleurs sur le périphérique, on a adapté le dispositif puisque nous avons tenu les points pour éviter qu'il y ait ce de ce nouvel de nouvelles exactions et le dispositif qui a été conçu qui était à la fois un dispositif de protection notamment des commerces sur les champs et de mobilité pour pouvoir intervenir le plus rapidement possible sur les groupes. groupe, je je ne le changerai pas, je garderai le même.

Et effectivement, dans les trois arrondissements que vous avez cités, je m'en suis entretenu avec les élus he concernés avec chacun des maires he la maire du 8e et les deux maires des du 17 et du 16. Nous savons qu'il y a eu des groupes éparses qui ont cherché à commettre des dégradations en masse et nous avons été extrêmement mobiles pour les en empêcher en réalisant 70 % de nos nombreuses interpellations sur ces arrondissements. Maintenant, je ne pas ne nie pas que il y a eu une augmentation des plaintes pour un certain nombre de dégradations de vol de vol simple de vol violence sur ce secteur.

Il y a une augmentation et je le déplore et évidemment je le regrette mais je veux saluer le travail des effectifs qui ont évité sans doute bien plus long. Ce sont des questions de journalistes et ce n'est pas à cause de cela hein que à cause des journalistes que ça se passe mais c'est bien la réalité. C'est pour ça que je vous ai posé la question et merci d'y avoir répondu clairement monsieur le préfet de police.

Il est vrai que vous êtes expliqué hier en un mot devant aussi des députés LFI qui vous reprochaz ce maintien de l'ordre et qui hier n'ont pas beaucoup remis en question votre doctrine finalement. Euh non mais enfin je voilà moi je suis un préfet de la République, je parle avec tous les élus. J'ai souvent l'occasion de leur expliquer la façon dont on travaille et je pense les avoir convaincus.

Enfin j'espère. Je suis pas convaincu de les avoir convaincus mais voilà je je il a il a pu être dit que nous avions notamment sur les champs fait un usage de la force sur une foule pacifique. Je crois que personne ne croit cela.

Personne ne croit cela et j'espère avoir démontré hier soir que ça n'était pas le cas et que la roste a toujours été proportionnée. Il n'y a aucun aucun blessé euh parmi les les les graves parmi les assaillants. Mais donc voilà je et nous sommes intervenement blessé.

Merci Laurent Lunaise et bonne journée à vous.

"Non, la France n'est pas un coupe-gorge" (Laurent Nunez, préfet de police de Paris) — Laurent Nuñez · Pourquijevote