Delphine Batho, Mathilde Seigner, Gérard Lanvin, Quentin Fillon Maillet - C à vous - 23/03/2022
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 20 %Attaque 33 %Défensif 13 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 80 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 1:08FerméeRéponse directe
Est-ce que Yannick Jadot maintient ses propos sur Total ?
- 4:30OuverteRéponse partielle
Comment contraindre Total à quitter la Russie ?
- 5:30OuverteRéponse directe
Quelles sont vos propositions pour l'éducation ?
- 11:36OuverteRéponse directe
Faut-il interdire les publicités pour les paris sportifs ?
- 15:33OuverteRéponse partielle
Pourquoi 35% de non-recours au RSA ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:22Invité politiqueFait
« nous avons un groupe national qui participe aux atrocités. »
- 2:15PrésentateurFait
« ce qui est prévu par Emmanuel Macron et par les décisions actuelles de l'Union européenne, c'est de continuer à importer du gaz russe jusqu'en 2027. »
- 3:53PrésentateurChiffre
« 160 000 salariés en Russie, pour les entreprises françaises. »
- 14:46PrésentateurChiffre
« 14 milliards d'euros de bénéfices nets pour TotalEnergie l'an dernier. »
- 15:01Locuteur non identifiéChiffre
« 1,9 million de foyers étaient concernés fin septembre 2021 par le revenu de solidarité active. »
- 15:25PrésentateurChiffre
« 100 millions d'euros pour Total, soit 0,7% de ses profits l'an dernier. »
Temps de parole
- Présentateur84 %
- Invité5 %
- Invité 23 %
- Delphine Batho3 %
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C'est à vous en direct jusqu'à 20h55 avec Mohamed Pierre-Patrick et le candidat écologiste Yannick Jadot qui a accusé l'entreprise Total d'être le complice de Vladimir Poutine.
Le PDG Patrick Pouyannet lui a répondu ce matin.
Quand il s'agit d'avoir un groupe complice des crimes de guerre en Ukraine,
nous avons un groupe national qui participe aux atrocités. Complice pour vous Total et complice de crimes de guerre. Bien sûr, avec le gouvernement qui participe au financement de la guerre en Ukraine. C'est une honte pour notre pays. C'est gravissime, c'est une insulte. Est-ce que vous pensez que nous ne sommes pas des êtres humains et que nous ne réfléchissons pas tous les jours ? Vous avez ici, j'ai la photo de deux personnes. Ces deux soldats ukrainiens sont deux employés de Total Énergie. Ce sont les deux héros de mon entreprise aujourd'hui. Et on nous accuse de crimes, mais ce n'est pas acceptable. M. Jadot d'ailleurs au passage, il passe son temps à dire du mal de mon entreprise.
Ce que j'observe c'est que ça le fait baisser dans les sondages. Il ferait mieux de s'occuper de sa campagne et d'arrêter de nous insulter.
Bonsoir Dalfine Bateau, député Génération Écologie,
porte-parole de Yannick Jadot. Cet après-midi, le groupe Total Énergie a décidé d'attaquer votre candidat pour diffamation. Est-ce que Yannick Jadot maintient ses propos ? Totalement. Totalement, c'est le cas de le dire. Voilà. Totalement, Total est aujourd'hui directement impliqué dans une relation économique avec l'oligarchie russe. D'une part, d'autre part, d'autres compagnies pétrolières ont décidé de mettre fin, de céder leurs activités en Russie et pas le groupe Total. Et enfin, les importations de gaz, parce que nous sommes pour un embargo sur les énergies fossiles russes, financent chaque jour pour 700 millions de dollars.
Mais ce n'est pas Total qui va décider de mettre fin aux livraisons de gaz. Total n'est qu'un prestataire dans cette histoire. Total n'est pas qu'un prestataire. C'est une décision politique, un embargo. Il y a une décision politique à prendre. Et nous sommes pour l'embargo sur les énergies fossiles russes. Il y a urgence. On peut dire même qu'il y a un mois qui a été perdu. Et qu'il faut aujourd'hui que l'Europe décide de faire cet effort. Pour l'instant, je rappelle que ce qui est prévu par Emmanuel Macron et par les décisions actuelles de l'Union européenne, c'est de continuer à importer du gaz russe jusqu'en 2027. Alors que les Ukrainiens et les Ukrainiens sont sous les bombes.
C'est la décision qui a été prise au sommet de Versailles. De réduire à deux tiers d'ici la fin de l'année. C'est le plan de la Commission européenne, de von der Leyen. D'ici la fin de l'année, de réduire. De réduire, mais de continuer jusqu'en 2027. Donc le message qui est envoyé à Vladimir Poutine, c'est nous sommes trop dépendants de vous pour nous passer de vos énergies fossiles. Donc c'est un message, en quelque sorte, de dépendance, d'allégeance. Et c'est un message qui envoie le signal que nous ne sommes pas prêts à faire nous-mêmes des efforts. Et en même temps, c'est la vérité.
L'Europe est devenue dépendante. Elle ne l'est pas à cause de toutes les décisions qui ont été prises ces dernières années.
À cause de la complaisance vis-à-vis des gouvernements successifs, vis-à-vis de Vladimir Poutine. Cette situation, les écologistes, nous sommes... Notamment du gouvernement allemand. Du gouvernement allemand, de Schröder, de la CDU. Mais nous sommes la seule force politique qui alerte depuis des décennies sur ce qu'induisent les énergies fossiles, non seulement pour le climat, mais pour le pouvoir d'achat et aussi en termes de dépendance géostratégique vis-à-vis d'un certain nombre de dictatures. Donc aujourd'hui, il est nécessaire, c'est ce qu'a dit encore le président ukrainien cet après-midi à l'Assemblée nationale, il faut que les entreprises françaises quittent la Russie.
Et Total doit le faire. Et aucune forme de procédure. Les écologistes ont l'habitude de ça. Les pressions des lobbies ne nous impressionnent pas. 160 000 salariés en Russie, pour les entreprises françaises. C'est vrai, c'est totalement vrai. Et combien d'Ukrainiennes et d'Ukrainien sur les routes ? Combien de réfugiés ? Combien de morts ? Combien d'enfants de maternité bombardés ? C'est vrai. Je ne suis pas du tout en train de dire qu'il n'y a pas des salariés en Russie. Je ne suis pas en train de dire qu'il n'y aurait pas de conséquences pour nous. Je dis qu'on est malheureusement dans un moment qui est tragique, où il faut faire des choix historiques.
Et le choix historique à faire est d'arrêter de financer la guerre de Poutine en consommant son gaz et son pétrole. Et comment ferait Yannick Jadot, président, pour contraindre Total de quitter la Russie ? D'abord, vous avez vu que Total a dit qu'il n'avait aucune pression des autorités françaises pour quitter la Russie. Donc, ça veut dire que ce groupe est sensible à la position des autorités françaises. Ensuite, il y a la bataille au niveau européen pour l'embargo, pour les sanctions. Un certain nombre de pays de l'Union européenne y sont favorables. Donc, après, c'est une bataille au niveau européen.
Mais, vous savez, le groupe Total, il n'aurait jamais fait les projets, ce qu'on appelle Yamal 1, Yamal 2, c'est dans l'Arctique russe, sans le soutien du gouvernement français à l'époque. Emmanuel Macron, qui était ministre de François Hollande, avait même obtenu des financements chinois pour contourner les sanctions américaines. Donc, le soutien actif de la France à Total en Russie, il est établi et très documenté. Autre proposition de votre candidat, Yannick Jadot s'est prononcé sur l'épine, sujet des vacances des enseignants.
Un, priorité, réparer l'école. Mieux payer les enseignants et en regretter.
Mais qu'on ait cette réflexion ensemble.
Vous savez combien les enfants, dans la journée parfois, sont épuisés. Et bien, réfléchissons à ces rythmes scolaires, réfléchissons avec les enseignants.
T'as l'air d'avantage, peut-être dans le temps, plutôt que des journées à rallonge de 8h à 18h. Les enfants adorent les classes vertes,
de découvrir de la nature. C'est essentiel. Et bien, on pourrait parfaitement imaginer que la première semaine de juillet, ou j'en sais rien, mais qu'il y ait une classe verte qui permette à la fois l'éducation à la nature et de se retrouver au milieu des arbres,
de la forêt ou à la mer et tout ça. Le candidat Yannick Jadot, qui n'exclut pas un raccourcissement des vacances d'été, c'est une proposition qui a été assez fraîchement accueillie par les enseignants. C'est au détour d'une interview à la Croix. Oui, ce n'est pas exact. D'abord, notre priorité, c'est le retour de la sérénité et de la confiance vis-à-vis des enseignants. C'est l'embauche de 65 000 personnels supplémentaires dans l'éducation nationale, des enseignants, mais aussi ce qu'on appelle des AESH, c'est-à-dire des personnes qui interviennent auprès des enfants en situation de handicap. C'est la revalorisation des salaires de 20%.
Donc la première priorité pour la prochaine rentrée scolaire, c'est celle-là. La deuxième, c'est effectivement de discuter d'évolution pédagogique, d'évolution de notre système scolaire en s'inspirant de ce qui se fait en Finlande au travers d'une conférence de consensus. Et il n'y aura aucun changement sans les enseignants. Mais ce que dit Yannick Jadot est totalement vrai sur la fatigue des enfants, sur le manque d'activités sportives, culturelles, le manque d'activités aussi au contact de la nature, sur la question des classes vertes qui sont souvent les meilleurs souvenirs d'écoles pour beaucoup d'enfants, pour ceux qui ont eu la chance d'en bénéficier.
C'est ce que nous voulons développer, mais en mobilisant l'ensemble de la communauté scolaire et certainement pas par des choix décidés d'en haut. Décidés d'en haut et qui agaceraient les enseignants. Non, ce n'est pas qu'une question d'agacer les enseignants. C'est qu'en fait, ça renvoie à ce qu'est aussi l'épuisement de la Ve République et en particulier à la façon dont Blanquer a maltraité l'éducation nationale, maltraité les enseignants. C'est que les décisions qui sont prises d'en haut sans responsabiliser les acteurs de terrain, sans les écouter, sans les respecter, ce n'est pas quelque chose qui fonctionne et c'est quelque chose au contraire qu'il faut arrêter en termes de méthode.
Encore un sujet d'actualité à vous soumettre dans la story média de Mohamed Bouafsi. Les footballeurs de l'équipe de France dans votre story média ce soir Mohamed ? Oui, puisque hier matin à Clairefontaine, le centre d'entraînement des joueurs de l'équipe de France, les gros sponsors comme Uber Eats, Coca-Cola ou Xbox attendaient les 23 joueurs, mais un homme plus particulièrement. Il s'agit de Kylian Bappé, mais le Parisien ne s'est jamais présenté. Il est resté dans sa chambre en indiquant qu'il ne voulait pas que son image soit associée à certaines marques. C'est l'avocat du joueur qui lui a déconseillé de participer à ces opérations.
Une décision qui entraînait la colère des sponsors et de l'incompréhension au sein de la Fédération française de football. Dans le cas de Kylian Mbappé, on peut penser que cette décision finalement soit liée à sa volonté de protéger son image. Une image qu'il valorise énormément en s'associant avec des marques, des marques prestigieuses, et il ne souhaite pas dévaloriser, dégrader cette image en s'associant avec des marques qu'il n'aurait pas choisies.
Et puis on peut aussi penser, même si on n'a pas tout le dessous des cartes, on peut aussi penser que c'est une façon pour Kylian Mbappé d'exprimer son mécontentement auprès de la Fédération qui a plus ou moins négligé ses précédentes revendications. Alors, les revendications. Kylian Mbappé n'a pas apprécié le manque de soutien de l'équipe de France après son pénalty raté l'année dernière à l'Euro. Le joueur veut aussi qu'on lui donne l'assurance qu'une partie des recettes liées à ses shootings sera réversée au football amateur, aussi bien celui des banlieues que celui des campagnes.
Le champion du monde ne veut pas être aussi contraint de poser pour une marque qu'il refuse comme sponsor personnel ou qui pose des problèmes éthiques. Une position décriée par un salarié de la FFF qui rappelle qu'avec le PSG, Mbappé donne son image à un opérateur de Paris sportif. On suit toujours notre instinct. Des joueurs qui vont contre leur fédération ou leur équipe, ce n'est pas la première fois dans le football. L'idole de votre jeunesse, Pierre-Yohann Cruyff, à la Coupe du Monde 1974, refusera de jouer avec le maillot Adidas et se fait confectionner une tunique à deux bandes au lieu de trois.
On se souvient qu'à l'Euro 2021, Ronaldo avait retiré une bouteille de coca en déclarant « buvez de l'eau, pas du cola », ce qui avait entraîné une baisse du cours de la marque en bourse. En revanche, en équipe de France, avec Kylian Mbappé, c'est une première qui risque de faire jurisprudence. La décision et l'attitude de Kylian Mbappé est tout à fait inédite.
Ça peut avoir des grosses conséquences et ça peut faire jurisprudence, effectivement, parce que ça remet en question, ça fragilise toute la stratégie de marketing sportif de la Fédération française de football qui, elle, évidemment, dans le package de partenariat avec les Bleus, intègre l'image collective des joueurs et la Fédération ne peut pas se permettre de faire du cas par cas en fonction des joueurs qui sont plus ou moins bankables. Delphine Bateau, l'une des publicités qui a agacé l'international français, c'est celle-ci pour un opérateur de jeux bien connu en France. On le sait, les jeux provoquent des addictions aux conséquences graves, notamment chez les jeunes.
Est-ce qu'on doit interdire ces publicités pour des opérateurs de paris sportifs dans les médias ? La question de l'éthique dans la publicité est un combat que nous portons, que nous avons porté à l'Assemblée nationale. Donc, il peut y avoir cette question de l'addiction aux jeux. Il y a une autre question qui est celle, par exemple, des boissons trop sucrées ou des aliments trop salés. Et puis, il y a une autre question énorme qui est celle du climat. Nous avons la Convention citoyenne pour le climat dont le gouvernement n'a pas retenu les propositions proposait justement un certain nombre de mesures sur la réglementation de la publicité.
Et personnellement, il y a un certain temps, au moment du Dieselgate, si vous vous souvenez, qui impliquait notamment la tricherie de Volkswagen sur la pollution de l'air qui est une des causes majeures de mortalité en France et en Europe, sponsor de la Fédération Française de Foot, il y a un problème. Il y a clairement un problème. Et Kylian Mbappé est arrivé à Clairefontaine en Volkswagen. Mais oui, si je peux me permettre une question. Je n'ai pas... C'est pour des raisons éthiques ou pour des raisons commerciales ? Moi, ce que j'entends dans les interviews que tu as diffusées, c'est plutôt des raisons commerciales qui motivent son refus. Les deux.
C'est-à-dire que certaines marques, certaines marques, en tout cas, dans l'entourage de Kylian Mbappé, on estime qu'elles ne sont pas forcément éthiques. On pense à Coca-Cola. Et aussi, le fait qu'on démonétise son image puisque les autres sponsors de Kylian Mbappé, personnels, ce sont des très grandes marques, notamment de luxe. Ça, c'est commercial. C'est commercial et notamment de luxe. Et qu'en s'affichant avec des marques, j'ai envie de dire, un peu plus généralistes, on démonétise l'image d'un joueur luxueux qui est capable d'avoir de très, très gros contrats. Il faudrait du bio pour sponsoriser le PSG, c'est ce que vous gérez. Des marques bio. Oui, Biocop, par exemple. Pourquoi pas ?
Mais très, très honnêtement parce que c'est important en fait. C'est la question de l'imaginaire de notre société au travers de la publicité. Et en fait, cet imaginaire aujourd'hui, il est dans une relation de dépendance avec tous les prestataires de pollution, en particulier le secteur. Non, mais le secteur, les budgets publicitaires, en fait, quand vous regardez, qui eux-mêmes ont une certaine influence sur les médias, sont les gros budgets. C'est le budget de l'automobile, c'est le budget du secteur aérien et donc ça a des conséquences. C'est la raison pour laquelle c'est un combat que nous portons.
Il nous semble même avoir vu Gazprom de grands panneaux le long des stades de la Ligue des champions. Oui, la Ligue des champions le plus gros sponsor. Ligue des champions, Gazprom. 40 millions d'euros par an.
Merci beaucoup Mohamed pour cette souris de médias. Merci Daphine Bateau d'être venu ce soir
sur le plateau de C'est à vous. Tout de suite, c'est l'heure du Vue s'il ne fallait pas rater hier à la télévision. Pas de RSA, sans contrepartie. Emmanuel Macron a levé le voile sur sa réforme du revenu de solidarité active. Son projet, conditionner le versement de cette aide à une obligation d'activité.
Face à la flambée des prix du carburant, un serveur de Haute-Loire a trouvé une alternative originale. Deux fois par semaine, ils seront au travail à cheval.
Ils ne se rendent pas compte que dans nos campagnes, pour aller acheter du papier toilette ou du dentifrice, il faut faire 30 km en voiture.
Ils affichent des résultats exceptionnels. 14 milliards d'euros de bénéfices nets pour TotalEnergie l'an dernier, 3,7 milliards pour ENGIE et nous ne parlons que de groupes français. Au niveau mondial, les profits générés par la flambée des prix du pétrole et du gaz s'élèvent à 180 milliards d'euros.
1,9 million de foyers étaient concernés fin septembre 2021 par le revenu de solidarité active.
Taxer les géants de l'énergie en France ne serait pas si simple. TotalEnergie par exemple génère la majorité de ses profits à l'étranger et non dans l'hexagone. Le groupe a en revanche annoncé un geste. Il baissera le prix du litre de carburant de 10 centimes à partir du 1er avril. Coup de la mesure, 100 millions d'euros pour Total, soit 0,7% de ses profits l'an dernier. Il a pour but d'assurer aux personnes disposant de faibles ressources un niveau minimum de revenus pour une personne seule. Son montant
est de 565,34 euros. Franchement, c'est hyper, hyper compliqué. Je ne vous cache pas, c'était très dur. Mais j'ai récupéré les 50.
Ne vis pas avec un RSA, on survit. Si quelqu'un vous verse 50 ou 100 euros, ce sera déduit le mois suivant de votre RSA.
Quel gros le délai !
21% des allocataires du RSA se déclarent en mauvais ou très mauvaise santé. A titre de comparaison, c'est à peine 5% pour l'ensemble de la population. 38% se disent limités par 7 états de santé dégradés pour travailler.
Est-ce que ce n'est pas un peu plié ? Non, pas du tout. Alors, ça a détrompé vous complètement. Je sais que rien n'est écrit. Le grand risque, c'est que les gens pensent que ce soit fait. Les Françaises et les Français, s'ils pensent que c'est fait, c'est qu'on a perdu.
Rien n'est gagné,
rien n'est écrit. Je ne crois pas.
Pourquoi 35% de non-recours ? Parce qu'il y a une dizaine de pages à quatre. On voyait tout à l'heure à l'écran la première page pour la demande de RSA. Une dizaine de pages à quatre à remplir le dossier pour avoir le RSA. C'est extrêmement, non seulement compliqué, mais intrusif, comme vous dites. Et aucun d'entre nous ici ne voudrait remplir un dossier comme celui-là.
Il y a une petite signature ici. Ne vous n'y est pas santé, monsieur. On ne va pas trop quand même.
J'ai encore pas mal de livraisons. On a une livraison pour masque signal finger. C'est de l'anglais. Vous invitez vos amis, vos voisins, vos parents. Vous leur présentez notre programme. Inventez les apers roussel.
Comme socialiste, je vais vous confier un secret.
Je vote toujours socialiste.
Au lendemain du crash en Chine dans un Boeing 737, 132 personnes étaient à bord de l'avion. Les images, vous voyez, sont impressionnantes.
Situation de plus en plus préoccupante à Mariupol. Les autorités locales affirment que les Russes ont fait usage de deux bombes superpuissantes ce mardi. Le maire de Mariupol accuse Moscou de vouloir raser la ville où se trouvent toujours 200 000 civils. Dès que je suis laissé, que je me relève, j'ai la tête qui tourne. Et là, je marche, mais je sens que je ne suis pas très lucide. Je n'ai pas envie de faire une connerie avec la machette ou quoi. Ah oui, on est mal. Je me dis, mais comment on va faire pour tenir 20 jours de plus ?
Le martyr de Mariupol risque bien de se prolonger désormais. Loin des caméras, un trou noir de l'information puisque les 2 derniers journalistes occidentaux qui étaient sur place pour une agence américaine ont été obligés de s'enfuir. A l'hôpital, ils se camouflent à l'aide de blouses prêtées par des médecins. Des soldats ukrainiens viennent finalement extraire les 2 reporters qui seraient traqués par les Russes. S'ils vous attrapent, ils vous prendront en photo et vous feront dire que tout ce que vous avez filmé est un mensonge, a dit un officier. Tous vos efforts et tout ce que vous avez fait à Mariupol, ce sera 20.
Pourquoi les Russes n'arrivent pas à progresser autour de Kiev ?
C'est que dès qu'ils bougent une oreille, dès qu'ils avancent un convoi de chars, etc., les satellites américains, les satellites de l'OTAN informent en temps réel les Ukrainiens qui ripostent avec des armes fournies par l'OTAN.
Un journal proche du Kremlin a publié puis retiré un rapport selon lequel le ministère russe de la Défense a recensé près de 10 000 morts et plus de 16 000 blessés parmi les militaires russes depuis le début de cette guerre.
La Russie de Poutine s'enfonce dans un régime totalitaire. Le principal opposant, Alexei Navalny, a encore été condamné. 9 ans de prison cette fois condamné après avoir été empoisonné. Et une nouvelle loi approuvée aujourd'hui interdit quasiment toute critique des opérations russes à l'étranger.
Vous verrez cette icône s'afficher à l'écran lorsque certains propos seront tenus pour que vous pensiez à exercer votre esprit critique.
« Poutine a bien sûr raison d'intervenir en Ukraine.
À qui profite le crime ? » « On aime ou pas Donald Trump, il a montré aux yeux du monde qui étaient les pourris. Et aujourd'hui, son faute, il a démis Poutine est en train de nettoyer le marais.
Il n'y a pas de honte à être heureux » affirme Camus. « Mais aujourd'hui, l'imbécile est roi. Et j'appelle imbécile celui qui a peur de jouir. Tout Camus est là. Alors qu'il est de bon ton de se moquer du bonheur, de se réfugier dans le cynisme et les vannes faciles, Camus nous propose une autre façon d'aborder l'existence.
La résignation et la peur ne sont pas des visions du monde. » Rappelle ce grand écrivain
résistant.
Voilà pour le vu du jour.
Dordogne, 1942, Blanche et Virgile Laborie ont une ferme en zone libre à deux pas d'une rivière. Ils ne refusent jamais leur barque à ceux qui veulent passer la ligne de démarcation. Et quand on leur propose de cacher Sarah puis Ellie, deux enfants, eux qui n'en ont jamais eu, ils accueillent ces petits réfugiés comme un dent du ciel. Il y a un corps qui a essayé de passer la ligne.
Inédit, ce soir, les enfants des justes.
On a besoin d'un gars comme vous qui connaît la rivière pour faire passer des gens. Et ces gens-là, après, ils vont... Moins t'en dit, mieux c'est. Arrivez tout de suite que j'appelle mon oncle ! Tu es un oncle ! C'est que tu nous caches un beau brin de filles dans ta tenière. Madame ? Il me semblait que vous n'aviez pas d'enfants,
Madame Laborie. Et alors, vous en avez deux maintenant ? Est-ce que gros, tu sais, il faudrait que quelqu'un
nous dénonce. Je peux te faire confiance.
Les enfants des justes de Fabien Antoniente. Mathilde Seignier, Gérard Lombin, bonsoir à tous les deux. Bonsoir. Vite pour se voir pour les enfants des justes qui est diffusé ce soir sur France 2,
fiction inédite adaptée du livre de Christian Signol, réalisé par Fabien Antoniente, l'histoire de ces nombreux Français ordinaires qui n'ont pas hésité. Qui ont fait des choses extraordinaires. Exactement. Et qui n'ont pas hésité à prendre des risques et à montrer des comportements exemplaires. Voilà. Un héros, ce n'est pas forcément un rambo. C'est une phrase que je vous ai piquée, Gérard. Merci.
Et pourtant, votre personnage, Mathilde, elle est assez naïve. Elle ne se rend peut-être pas bien compte
tout de suite des risques qu'elle prend. Elle n'a pas du tout. C'est un personnage qui a un mal d'enfant. Donc, quand on lui, le docteur Dujarret joué par Philippe Toréton nous propose de recevoir une petite fille, elle, au départ, elle est tellement heureuse d'avoir un enfant chez elle qu'elle n'a absolument aucune idée du danger qu'elle encourt. Et puis, ce n'est pas l'information d'aujourd'hui. Je pense qu'ils ne sont même pas au courant de ce qui se passe. De la violence. On la voit de s'étonner, de la violence de ce qui se passe. Les juifs, des camps, tout ça, ils ne sont pas au courant. Ils n'avaient pas de portables à cette époque-là.
Oui, et elle s'interroge de Veldiv, on n'est pas au courant. Oui, il y a des tas d'informations. Ils vivent dans la campagne très retirés et ils veulent juste rendre service, en fait. Et c'est important aujourd'hui d'évoquer ce sujet-là, cette solidarité-là et cette notion de solidarité qui est assez essentielle et ça résonne pas mal avec l'actualité actuelle, forcément. On peut le dire. À partir du moment où un barjot arrive, tout est possible. La preuve, il est incontrôlable, comme l'était son prédécesseur à cette époque-là. Et on a affaire à de l'horreur, à de l'enculerie humaine. Voilà, on peut dire ça. Il n'y a pas d'autre mot ? On va le garder. On le garde. Ah non, j'ai pas fait.
On le garde. Celui-là, il doit servir. C'est le mot. C'est aujourd'hui. C'est aujourd'hui. Et il y a le devoir de mémoire aussi, Gérard, qui est essentiel et que sert aussi le film de Fabien Otoniente. Bien sûr, c'est le devoir de transmission. De toute façon, nous, on l'a eu, cette transmission de par nos parents. Aujourd'hui, on a l'âge où on peut supposer qu'on doit transmettre à des générations qui ne sont au courant de peu de choses, finalement, avec cette époque et leur faire comprendre par un unitaire comme celui-là que l'ordurerie humaine existe et qu'il faut être vigilant. Il faut être concerné, surtout. Et il faut pleurer quand on voit des choses comme on voit en ce moment.
Pleurer. Et surtout, on se rend compte qu'on peut faire des choses insensées quand on est dans des situations qui imposent ce genre de décision. On n'hésite pas vraiment, en fait. Là, moi, mon personnage, elle n'hésite pas du tout, mais elle ne se rend pas vraiment compte. Toi, tu es un petit peu plus méfiant. C'est la patronne dans le couple. C'est la patronne. C'est la gentille patronne.
Elle est assez éloignée des personnages que vous endossez.
Elle est complètement... Habituellement. Oui, c'est très différent. Je fais rarement ce genre de personnage comme ça en mâle d'enfant. Elle est plus douce que d'habitude. Elle a de temps en temps quand même de l'autorité où on retrouve. Mais c'est vrai que c'est quand même une composition. Mais ça correspond à votre souhait de quête de sens. Avoir des rôles utiles, Mathilde ? Je ne sais pas si oui. Avoir des rôles utiles, c'est prétentieux, mais pas utiles. Mais essayer de faire des choses qui me plaisent avec des personnages un tout petit peu plus profonds. Voilà, un peu loin des comédies et tout ça. J'en ai un peu marre. Ouais, c'est vrai. Quitte à tourner moins, quoi. à être plus rare.
Ouais, pas... Oui, voilà.
Oui, parce que voir
à deux doigts de faire une pause, quoi. Pour justement retrouver du sens. pas à deux doigts. À une main. À une main. À une main de faire une pause. Donc plusieurs doigts. Oui, j'ai très très envie de réfléchir, de faire une pause, de vivre, de choisir et d'attendre un projet qui me plaît, un petit peu différent des choses que j'ai faites ces dernières années. Voilà.
Parce qu'il y a parfois un sentiment d'être une fonctionnaire de l'art. Je vous entendais utiliser cette expression.
Oui, il y a des moments où on fait des films qui ne sont pas très bons comme tout le monde où on n'en est pas content, c'est vrai, et que du coup, ça use et puis ça lasse. Et donc, on se dit, ben voilà, je vais essayer de faire des choses dans la mesure du possible de qualité, quoi. Enfin, voilà. Et c'est le cas ce soir dans le film de Fabien Otoniente. En tout cas, vous deux, je ne sais pas depuis combien de temps vous vous connaissez, mais on a vraiment le sentiment que vous êtes de la même famille, le même refus de concession, la langue pendue sur les plateaux télé, la façon de dire enculerie ou enculée comme ça. que vous auriez pu dire. Non.
Non, mais il y a des gens qui méritent qu'on les traite ainsi. Donc, ce n'est pas notre langage. Et encore, là, on est sobre. Là, je suis sobre. J'ai le souvenir d'une radio il n'y a pas longtemps, on était un peu plus... un peu moins sobre. C'est vrai qu'on se connaît depuis longtemps parce qu'on s'est croisés tout jeunes, nous deux. Et je savais que c'était une partenaire idéale parce que le tempérament. Et aujourd'hui, on a eu cette chance avec Fabien de pouvoir se réunir parce qu'on ne s'est connu que sur camping, nous deux. C'est un grand écart, quand même. Oui, que fait Fabien. Non, parce que, voilà, c'est que... Oui, il faut saluer aussi.
On a pris le temps de se revoir donc on ne sait pas lasser l'un de l'autre. Non, mais je trouve ça aussi bien que Fabien change de registre aussi. Il le fait. Avec sensibilité, là. Il monte sa sensibilité. Il a ça aussi, mais... Mais c'est un mec sensible, Fabien. Il faut le connaître, évidemment. Chacun, on a des réputations. Alors après, il faut aller chiner et voir à qui on a affaire. Mais moi, j'aime beaucoup Fabien. Il faut gratter un peu. Parce qu'en plus, c'est un bosseur et un bosseur, c'est toujours intéressant à fréquenter. Il n'est pas contre l'idée. Je lui dis, tiens, dimanche, qu'est-ce que tu fais ? On peut se voir. Allez, on prend la journée, on va écrire au moins ça.
Oui, il y a aucun problème. Je l'ai entendu hier matin à la radio, c'était très émouvant la façon dont il parlait de son film et de son histoire personnelle qui avait nourri aussi son envie d'aller sur ce registre-là. Pied noir, fils de pied noir, enfin, moi, cette histoire-là. En parlant de tempérament, je pense aussi à la période qu'on vit, Gérard, qui n'est pas seulement celle de la guerre, mais celle aussi d'une campagne électorale, d'une période politique et à votre chanson « Entre le dire et le faire » où vous en preniez tous azimuts à la classe politique du président de la République. Non, non, non, c'est une mauvaise interprétation. On écoute. Oui.
Sur la vie automarche, ils ont mis le gamin.
Métrèche-le-la-dite, on te garde bien dans les yeux quand tu serras tes mains. Retourne voir ta médaille.
Et alors ? C'est un pamphlet. Ah oui. C'est ce que faisait à l'époque les... On appelait Robert Roca, tous ces gens-là, Bernard Mabie. C'est un pamphlet sociétal, en fait. Je n'ai repris que ce qu'on m'a dit d'eux. Ah oui. C'est pas moi qui ai inventé Carla et moi, c'est du sérieux. C'est pas moi qui ai inventé l'idée que Hollande se fasse gauler en scooter comme un bruti et qu'il continue quand même à ouvrir sa bouche, celui-là. C'est quand même une amie. Je n'aime ce qu'il veut dire que moi. Ah oui, oui. Franchement, il y a un moment où si on doit parler des gens, on pourrait en parler très méchamment.
Oui, oui.
Et c'est pour faire rire. Voilà. C'est pour faire rire, moi, que j'ai parlé de ça. Et M. Macron et Mme Macron, c'est pas moi qui ai inventé leur histoire. C'est ce qu'on m'a raconté. À partir de là, je fais comme je fais avec Michel Colucci. Je prends les petits détails, les machins, je fais du puzzle et je me dis je vais me régaler. Et vous vous régaler vraiment ? Parce que les trois couplets sont pas méchants, ils sont juste drôles. Non, non, ils sont juste drôles. C'est de l'humour, c'est du sarcasme. Mais j'avoue que quand je le chante devant les gens, ils sont tous debout et ils reprennent le fondu. Donc ça... Pas me le chauffer, trop.
Sans rester franchement dans la politique, mais en évoquant une grande figure de la politique, je crois que votre grand-père, Louis Seignet, grande figure et doyen de la comédie française, a coaché un moment le général de Gaulle. Sans blague. Oui, c'est vrai. Et je crois que le général... Et je l'ai appris il n'y a pas si longtemps que ça, d'ailleurs. Moi, je l'ai appris cet après-midi. Oui, mais moi, on me l'a appris il y a... Oui, à peu près un mois. On m'a dit tu sais que ton grand-père a coaché le général de Gaulle et je ne le savais pas. Et alors, c'est extraordinaire ce qu'il avait dit comme consigne. Je ne sais pas ce qu'il avait fait faire. Le général de Gaulle lui avait dit M.
Seignet, enseignez-moi la bonhomie. Je trouve ça extraordinaire. Parce que ça, il connaissait bien la bonhomie, le père Seignet. Il le faisait bien. Mais néanmoins, ce gaulliste qui était votre grand-père n'avait pas beaucoup d'autorité sur ses petites filles. Non. Enfin, pas de... C'est-à-dire ? Vous allez voir. Ah, d'accord. On vous retrouve toutes jeunes, interrogées toutes deux. Emmanuel et vous à la télévision. Regardez ça.
C'est un grand-père sévère ?
Ça dépend pourquoi. Et quand il crie des fois, si vous avez peur.
Non, ça n'est pas tellement. Non, je ne parle pas tellement.
Devoir jouer ton grand-père et ta tante, Françoise, ça te donne envie de faire du théâtre ? Non. Pas du tout ? Non.
C'est mignon, votre façon de répondre juste avec des grimaces. Vous n'avez pas changé, en fait. Non. Tirer la langue sans arrêt. Oh non, c'était un grand-père gentil. Ah oui. Ça respirait ça, en tout cas. Moi, je l'ai vu. Il a tourné plus de 150 films, je crois, donc je l'ai vu très souvent. Moi, je suis fière, je suis fière parce que j'admirais, puis en fait, on se rend compte avec le temps. D'abord, c'était un second rôle admirable, Gabin l'adorait, donc il était dans Les Grandes Familles, dans Le Président. Il avait toujours des rôles de banquier, comme ça, truculant.
Et surtout, je me rends compte avec le recul que c'était un très grand acteur, enfin, de théâtre, le bourgeois gentilhomme inoubliable. Et les gens me le disent beaucoup. En fait, il était très populaire et je ne me rendais pas vraiment... Je l'ai vu, la comédie française, c'était... C'est la grande époque du français, quoi. C'est vrai. Gérard, vous évoquiez il y a quelques secondes Coluche, vous avez fait sa rencontre déterminante lorsque vous étiez marchand au puce de Saint-Ouen. Une autre rencontre déterminante, c'est avec Martin Lamotte. En 1976, vous jouez tous les trois dans la comédie musicale de Coluche, Ginette Lacaze. Oui, c'est vrai. Pourquoi vous vous habillez comme ça ?
Comment ça ? Personne n'est habillé comme ça, notre époque. Comment ça ? On est déjà trois avec ici. La musique que vous aimez est une musique un peu vulgaire, un peu forte, un peu agressive, de fois même dérangeante. Tu ne sens pas bien, toi ? Comment ? Tu es dérangé de la tête. Pourquoi attaquez-vous des vieux ? Tu fais quelle taille, là ? Tu parles pour toi, là ? Fule-moi le col, fule-moi le col, j'en avais besoin. Elle est vieux, tu parles pour toi ? Quel trio d'enfer, Coluche, la mode ? Je me dis souvent, je ne sais pas toi, Jérémie Mézières et Peter Flamme. Un type comme Coluche, il doit être halluciné d'une époque comme celle-là, non ?
Il serait halluciné parce que c'est tellement devenu consensuel. Ça, c'est bien pensant. Pas avec vous ce soir, là. Non, mais pas avec nous, mais nous, il ne faut pas trop nous sortir, mais on ne sort pas trop, d'ailleurs, enfin, attention. Non, mais c'est devenu très pensée unie, consensuelle, on ne peut plus dire grand-chose et tout. Quand je me dis qu'il y a des gens comme lui, comme des... Heureusement qu'ils ne sont plus là. Heureusement. Ils ont fait leur époque. Voilà. Il ne faut pas chercher à savoir. C'était plus libre. La vie est ainsi. Oui, mais il y a toujours des pamphlets musicaux, histoire de se regeillardir la pensée. Il y a toujours des gens qui ont été éduqués à ça.
Voilà, exactement. Et qui transmettent. Et qui transmettent. Merci.
Tous les soirs, dans C'est à vous, il y a l'œil de Pierre. Et ce soir, il est pas sans raisonner avec Les enfants des justes
qui sera diffusé ce soir sur France 2.
D'accord.
Le film dont vous nous parlez ce soir, il va intéresser forcément Mathilde et Gérard puisqu'il présente les témoignages ultimes d'Allemands anonymes, d'Autrichiens aussi qui ont accepté de raconter leur vie plus ou moins proche
des nazis et même des camps. Ce documentaire est sorti aujourd'hui dans une seule salle parisienne. Mais c'est une vraie pièce pour l'histoire.
Oui, le titre de ce film dit beaucoup le dernier témoignage. Son auteur, c'est un Anglais, Luc Hollande, il n'a rien à voir avec le... Il n'y a pas deux à la fin. A consacré 10 ans de sa vie à recueillir des centaines de témoignages de ceux et celles qui étaient jeunes pendant la guerre en Allemagne ou en Autriche. Il a fallu les convaincre de parler très souvent parce que ces femmes et ces hommes n'avaient même pas raconté ce qu'ils avaient vécu à leurs enfants ou petits-enfants. Ce ne sont pas des criminels historiques du régime nazi. Ce sont les citoyens anonymes ou actifs, ceux dont parlait Primo Levi.
Les monstres existent, c'est ce que disait Levi, mais ils sont trop peu nombreux pour être vraiment dangereux. Ceux qui sont plus dangereux, ce sont les hommes ordinaires, les fonctionnaires prêts à croire et à obéir sans discuter. Je vous propose quatre petits extraits de ce film, de ces témoignages. Ces femmes d'abord qui vivaient en Autriche, près d'un camp de concentration meurtrier à Ebensee et qui n'en dit ces mots.
«L'histoire, vous avez vu les des forces. Ils ont déjà cru quitté,
quand ils ont vu, ils ont besoin d'un campagne. C'est la vie. C'est la vie. Maintenant, c'est les dé sampling. S'ils ont sans... Luc Hollande, documentariste reconnu, est mort peu après la fin de son travail,
en 2020, il avait 72 ans, il voulait nous faire réfléchir à la place de chacun, dans des mondes complexes et radicaux, vous voyez ce que je veux dire. Regardez ce souvenir d'enfance, par exemple, toujours dans le film, la femme que vous allez voir avait 14 ans, lorsqu'elle était la jeune nounou d'un couple, dont le mari faisait partie de la SS, comme sa femme, qui travaillait, elle, dans le sinistre camp de Matausen. Dans ce témoignage, on croise tout au long du film la honte, l'aveuglement, la ruse, mais aussi ceux qui ne regrettent rien, car ils tiennent avant tout, disent-ils, à leur propre honneur personnel, comme cet homme, qui faisait partie de la garde personnel d'Adolf Hitler.
Fühlen Sie sich immer noch stolz, dass Sie bei der Leibstandarte Adolf Hitler waren? Ja, selbstverständlich. Denn es gehörte ja nicht jeder dazu. Sie meinen, das war... ...ne Elite. Aber sind Sie bereit anzuerkennen heute, dass die SS eine verbrecherische Organisation war? Nein. Das wollen Sie nicht anerkennen. ...will ich nicht anerkennen. Dann würde ich mich ja selbst besputzen, wenn ich ja zugebe, dass das so gewesen ist.
Enfin, regardez cette conversation entre un ancien SS, ça se passe à Berlin, face à des étudiants d'aujourd'hui. Ça se passe dans une villa où en janvier 1942, 15 hauts dirigeants du Reich ont discuté de l'organisation de la solution finale. Et dans ce lieu si lourdement chargé, un étudiant cessait presque à justifier l'action de l'ancien SS.
Ja, aber Sie waren doch damals auch voll mit Ehre und Stolz. Was war?
Wenn Sie Ehre beibehalten hätten. Sie schämen sich jetzt dafür, dass Sie damals die Ehre hatten, für Ihr Vaterland zu stehen? Das verstehe ich nicht.
Wir haben nämlich gesagt, uns wurde eingeklärt, unwertes Leben ist zu verdichten. Unwertes Leben. Planung, die hier in diese Hause, in der Wannsee-Konferenz ausgearbeitet wurden, an einem so einen Tisch, wie wir hier sitzen. In gemütlicher Runde über Kaffee haben Sie beschlossen, wie die Juden, Frauen und Kinder umgebracht wurden. Mit dieser scheußeligen Methode, da kann ich doch nicht stolz drauf sein. Da schäme ich mich heute.
Voilà, on espère simplement que ce témoin, ce repenti, aura convaincu le jeune homme, le jeune étudiant. Le dernier témoignage est donc proposé depuis aujourd'hui au cinéma Le Luminor, près de l'Hôtel de Ville, à Paris.
Et c'est signé Luc Hollande.
Merci beaucoup, Pierre. Sans oeufs. Oui, mais à la fois le témoignage est extraordinaire. L'émotion dans la voix. L'émotion monte pendant... Il y a des gens qui ont tellement subi. Ah oui, on n'est pas... Qui étaient sûrement des belles personnes, mais qui étaient embringuées dans des systèmes si effrayants. Il y en a plein autour de M. Poutine, des gens comme ça. Oui, oui, bien sûr. Sûrement, bien sûr. Puis il y en a d'autres qui disent non. C'est aussi un autre choix. Merci beaucoup, Pierre. Dans un instant, un sourire. Celui d'un champion qui vient d'achever une saison exceptionnelle. C'est vrai ?
Oui.
Le meilleur biathlète au monde depuis dimanche. Et le skieur français le plus titré de toute l'histoire des JO.
Avec cinq médailles. Deux en or, trois en argent. Vous l'avez vu ce matin ? Je l'ai vu ce matin. C'est où ça ? France 2. Ah bah dites donc. Vous l'y avez parlé ou pas ?
Oui. Il est venu me saluer. Je l'ai félicité parce que j'avais suivi, moi. Eh bah vous pourrez le faire une deuxième soir. Voilà, je vais le faire. Non mais il le sait, il peut le dire. Il est venu tout spécialement pour ça. Je vous suis partout, il nous a venu. Quentin Fillon-Maillet. Voilà, exactement. Fillon-Maillet, histoire de succès et peut-être à Martin Fourcade en individuel. Et rentré dans le Panthéon du sport français pour devenir champion olympique de l'individuel. 30 secondes d'avance, on va attendre. Mais là, là on a les poils, on a les palpitants qui est à 220. Ce sprint avec Quentin Fillon-Maillet qui passe sur l'extérieur. La France, une deuxième place.
Le voici Quentin Fillon-Maillet qui arrive et qui prend la deuxième place. Il a repris du temps. Peut-être la médaille d'argent, peut-être sa troisième médaille. Quentin Fillon-Maillet et ce seigneur. Partout Mathilde Seignet, c'est la nouvelle épreuve olympique de suivre Mathilde Seignet. Si vous voulez découvrir le biathlon, je vous invite. Ah, alors ça, on aimerait voir ça. Il y a des initiations bien plus faciles que ce qu'on fait en complétition. Non, mais je ne sais pas skier. Juste essayer le tir, ça se fait bien. Ah, juste le tir. Juste le tir, parce que le ski, ce n'est vraiment pas mon truc. Parce que ça complique beaucoup les choses. C'est énorme ce que vous faites.
Bravo, je lui ai dit tout ce matin déjà.
Et vous êtes arrivé avec combien de vos médailles ? Les cinq médailles sont là. Vous vous êtes amusé à les peser. Il y en a pour près de 3 kilos quand même.
C'est un journaliste qui s'est posé la question. Il a pris la balance d'une chambre d'hôtel où on faisait une interview. Il a pesé ses cinq. C'est de l'argent, argent ? Oui, c'est de l'argent. Les sels d'or font 600 grammes, donc elles sont juste plaquées. Donc excellent de bagages en rentrant. C'est ça, oui. Si on ajoute le poids du gros globe de cristal, la coupe du monde que vous avez soulevée dimanche en Norvège, alors là, c'est plus la peine de se lever de la fonte en salle de muscu, quoi. Il suffit de faire des... Il y en a deux de plus, sur deux disciplines, du coup, que j'ai gagné aussi, que je n'avais pas emmené, parce que ça faisait beaucoup trop lourd emmener.
Mais oui, ça faisait un certain excédent de bagages. Mais bon, c'est pas un gros problème.
Non, c'est le poids de la gloire, quoi.
C'est ça, oui. Vous venez d'où, en fait ? Vous habitez où ? Moi, je viens du Jura, oui. Jura. C'est une terre de ski nordique et sport d'extérieur. Puis en fait, mes parents m'ont donné ces valeurs de sport. Et donc, du coup, je les remercie énormément, parce que du coup, ils m'ont donné la chance de faire tout ça et puis de vous croiser aujourd'hui. Dans le Jura, le village s'appelle Saint-Laurent-en-Grand-Veau. Et ils étaient contents de vous accueillir, de retour de Pékin. « Foul a envahi les rues du village de Saint-Laurent-en-Grand-Veau.
Perché sur le camion d'un menuisier local, le héros français de ces jeux est acclamé par plusieurs centaines de personnes, comme un air de fête nationale. Ici, tout le monde connaît de près ou de loin l'enfant du pays.
Quand il est né, juste en face de chez nous, voilà, il est joli tout dans mes bras.
Tu l'as regardé à la télé ?
Ouais, ouais.
Et alors, t'en as pensé quoi ? C'est le meilleur. C'est le meilleur. Puis on aime bien l'accent bougien. C'est le meilleur. C'est le meilleur. C'est le meilleur. C'est le meilleur. C'est le meilleur. C'est le meilleur. C'est le meilleur. C'est pas loin, c'est le côté. C'est pas loin, ouais. C'est pas loin, ouais. C'est pas loin, ouais. C'est pas loin, ouais. On ne voit pas. Il faut que tu le pousses. Où on te voit, on te voit. C'est basse-tu, en jouant. Moi, je ne vois plus. Ah oui. Anne-Elisabeth, c'est pas loin. Je vous présente Marion Flipot, chef création chez Cogent, qui a vraiment la lourde responsabilité de vous préparer le dîner, mais c'est délicieux depuis lundi, donc on est ravis.
Alors ce soir, c'est une bouillabaisse. C'est une kale-césar salade, toujours pas la bouillabaisse. Non. Donc le kale, c'est un chou frisé particulièrement riche en antioxydants, donc c'est pour ça qu'il fait la singularité de cette salade. Vous avez du filet de poulet et des crackers aux graines qui font le remplacement des croûtons classiques,
donc c'est travaillé façon granola salée. Donc pour un sportif, c'est parfait.
C'est le genre de truc que je mange. On va pas aussi élaborer, bien entendu. Pas ce soir non plus, mais là, oui. Moi, je goûte un petit bout. Tantin, vous avez rendu hommage à vos parents qui vous ont inculqué les valeurs du sport, mais il n'y a pas que les valeurs du sport, il y a un travail considérable. Tous ceux qui vous connaissent dans tous les portraits, on parle d'un travail acharné, stakhanoviste même, une expression que vous pourriez accepter. Oui, avec plaisir, bien entendu. Stakhanoviste. En fait, je pars du principe que j'ai une chance unique d'une certaine qualité. Je vais les exploiter jusqu'au bout pour tenter d'aller chercher mon rêve qui est ici, là, ce soir.
Donc combien d'entraînements par semaine ? 14, peut-être plus des fois. 14 heures ? 14 heures, 14 entraînements. 14 entraînements par jour ? En général, on a deux entraînements par jour. On en fait un peu moins l'hiver parce qu'on a trois courses par semaine, plus les déplacements, donc c'est assez intense. Mais du coup, c'est la préparation qui sert de foncier pour tout l'hiver. Et là, on en fait beaucoup plus que l'hiver. On s'entraîne en ski-roues. C'est des espèces de rollers avec nos bâtons de ski. Et donc, on en fait beaucoup. Avec le mental en plus, si je vous dis le Morbac. Je ne sais pas ses surnoms. J'ai le surnom aussi de cannibale. Donc, ce qui signifie, c'est assez simple.
Vous avez toujours faim, quoi. C'est ça ? Et Morbac, parce que... En fait, on... Il vous suit, quoi. Il s'accroche. On ne décroche jamais. C'est ça. On a la même idée du Morbac. C'est Simon Fourquette qui m'a donné surnom. J'avais dit, je me vengeais. À chaque fois, je loupe des belles occasions. J'aurais pu faire quelque chose. Et il paraît que pour le mental, pour le côté Morbac, vous avez fait appel au GIGN, c'est vrai ? Oui, oui. En fait, ça fait les trois années précédentes, j'étais troisième mondial avec des super résultats sur les championnats du monde. Mais ça manquait de petits trucs pour vraiment aller briller au vraiment très, très haut niveau.
Et en fait, j'ai fait le bilan à la fin de la saison. Et je me suis dit, il faut que je travaille davantage cette approche du stress, les émotions et tout ça. Donc, j'ai fait appel à tout un tas de personnes qui m'ont conseillé, préparateurs physiques, posturologues et GIGN aussi. Du coup, j'ai l'opportunité justement de les côtoyer. Je me dis, c'est les personnes qui croisent le plus de stress au monde. Je pense qu'ils se retrouvent face à des personnes armées, en danger de mort, dans une situation inconnue et des fois sous l'eau, des fois en train de sauter d'un avion. Donc finalement, c'est un échange hyper enrichissant pour retranscrire ça, ce que je fais en Coupe du Monde.
D'ailleurs, je les remercie beaucoup parce qu'on a tissé quelques liens, on réorganise quelque chose cet été. J'aime bien la façon dont vos parents, votre mère et votre père, racontent comment ils vous ont observé depuis tout petit. Ils ont regardé vos dons sportifs et même là où vous n'étiez pas forcément doué, avant d'arriver au biathlon que vous avez découvert devant la télé en 2002. Les débuts, racontés par vos parents.
L'étant petit, on l'a mis au rugby et le rugby, quand il avait le ballon en main, il ne savait pas quoi faire. Il n'arrivait pas à être en groupe, à prendre sa place et tout ça. On a fait de la descente, tous du ski de descente. Donc ça, c'était la priorité pour leur apprendre, pour apprendre la vitesse, l'équilibre et puis ne pas avoir peur.
Un jour, on s'est mis un peu au ski de fond et les résultats, les plus ou moins bien.
Il se faisait plaisir.
Il gagnait une course ou deux, des petites courses par-ci, par-là. Il n'a jamais été le meilleur, loin de là même. Il s'est atteint une course, il se prenait des bonnes tôles, on va dire. C'est mignon dans la façon dont il raconte ça. Il est sans filtre, mais il faut dire la vérité. Les débuts ont été assez longs. En fait, j'explose à seulement 29 ans, on va dire. Mais Morbac ! Mais du coup, j'ai peut-être mis plus de mal, plus de temps et plus de mal à mûrir que mon compatriote Martin Fourcane. Mais finalement, j'y arrive, peut-être tard, mais j'y arrive. Vous nous avez vraiment fait rêver. Mathilde disait qu'elle avait suivi vos exploits. C'est vrai que c'était extraordinaire.
Chaque départ, vous avez couru six courses à Pékin. Cinq médailles sur six courses, c'est quand même dingue. Donc merci, parce que du coup, on se dit, tiens, voilà. Ça nous fait rêver. Exactement. Quand tout d'un coup, on a un français, ça nous fait rêver. Tous les efforts. Quand on est sur la ligne de départ, c'est bon, on a une bébé ce soir. On a une responsabilité de porter les couleurs de la France. Et moi, ça me plaît beaucoup, parce que c'est autant un challenge personnel qu'un devoir de ma nation. Imaginez Patrick Cohen, qui porte la France aussi. Hein, Patrick ? Bon appétit. Ben oui. Vous devez avoir les cuisses en béton. Comment ? Vous devez avoir les cuisses en béton.
Ah ben, je ne suis pas lourd, mais justement, je joue sur ma capacité.
Et alors, l'entraînement, par exemple, il y a de l'entraînement en salle, spécifique, en musculation.
En fait, on fait une grosse partie ski-roues. On complète ça avec de la course à pied, du vélo, durant l'été. Et puis, oui, aussi pas mal de musculation. Donc, ce n'est pas pour faire gonfler les bras, mais du coup, c'est vraiment pour avoir un maximum de rendement sur la piste. Il y a tout un travail, beaucoup d'aspects. Et le tir, aussi, a un aspect très, très mental, parce que vous imaginez qu'on arrive à 180 pulsations au pas de tir. Il faut avoir la lucidité, faire des réglages s'il y a des changements de conditions devant. Et tout ça en étant à moitié lucide. Donc, avec les enjeux, le public, tout ce qu'il peut y avoir pour nous distraire.
Merci beaucoup.
Bravo. Quentin Pierre-Faillet.
Le gros globe et les médailles. C'est comme ça qu'on l'appelle, le gros globe. C'est ça, ouais. Parce qu'il y a des petits globes. Il est des Cernois, le meilleur viathlète du monde sur la saison. Tout de suite, on conclut cette émission, non pas avec Bertrand Chameroy, qui n'est pas là, mais avec les magnétos de Sébastien Thoen, qu'on est ravis d'accueillir sur le plateau de cette année. C'est un joli nom. Il y a un jingle ou pas ? Ouais, un esté.
Bonsoir à toutes et à tous.
Je suis ravi d'être là, évidemment. Puis, il y a tout le casting de Camping 6. Je suis content. Il y a l'ex de Pénélope Fillon. Vous avez gardé le nom. C'est tout à votre honneur de votre ex-femme. Normalement, ça fait plaisir. Et évidemment, les gens qui regardent se disent « Mais c'est qui ce con ? » Les autres se disent « Qu'est-ce qui fait là ce con ? » Pour une bonne raison, vous l'avez dit, je remplace Bertrand Chameroy, qui n'est pas là. Voilà, qui n'est pas là. Il est covidé, il est malade. Bien sûr, le covid n'existe pas. C'est une manipulation, tu le sais, Mohamed. Les laboratoires, t'as été douche. Évidemment, c'est du mytho.
Évidemment, il est retourné chez Hanouna, parce que c'est là que ça se passe. Même si vous ne l'aimez pas Patrick Cohen, je le sais. J'ai vu téléloisirs.fr, ça balançait sur... Vous n'aimez pas les Cyril. Cyril Ferrault, Cyril Hanouna, Cyril Lignac. Vous n'aimez pas les Cyril, mais ce n'est pas grave. Il n'empêche, je voulais vous parler, évidemment, en moins beau, en moins jeune, en moins drôle que Chameroy, évidemment, de l'actu un peu de la semaine et surtout des grands démocrates du monde d'après. Ceux qui vont nous gouverner, forcément. Et alors, forcément, je me suis intéressé à la soirée de Valeurs Actuelles. Il y a forcément une soirée de Valeurs Actuelles.
Alors, évidemment, quand il y a une soirée Wapiti, Modes et Travaux, ou Tiers et Magazine, qui sont tout aussi respectables, tout le monde s'en fout. Sauf que là, il y avait des caméras, c'était filmé, et il y avait celui qu'on l'aimait, il y avait Eric Zemmour, qui est arrivé à la fin. Et vous allez voir, c'est assez intéressant, parce que la chronique n'est pas seulement hilarante. Vous allez voir, il rentre sur une musique particulière qui en dit long sur ce qui est vraiment ce personnage. Regardez.
Non, non, non, non.
C'est... Non, excusez-moi. Non, mais c'est Emmerich, c'est le monteur. Fait déconner, les intermittents du spectacle, ils sont forcément de gauche. C'est du piratage. Vous le connaissez en tant qu'écrivain, en tant qu'essayiste, en tant que chroniqueur. Alors, Mathilde, vous reconnaissez, vous reconnaissez, c'est pas les trois cafés gourmands, c'est... Jamping Jack Flash. Quasiment, franchement, c'est quasiment le même groupe. C'est Rolling Stone, mais c'est peintite black. Ah, peintite black, bien sûr. Qui veut dire peint-le en noir. Bien sûr. Donc il y a deux solutions. Et Pierre le sait, ou Eric Zemmour n'est pas bilingue, il n'a pas compris le sens de...
Voilà, ça m'étonnerait quand même. Ou alors, justement, il l'a très bien compris, et donc il dit, peint-le en noir, double sens. Ça veut donc dire quoi ? Peint-le en noir, mais qui, mais quoi ? Les Français, le string de Gérard, votre robe, qu'est-ce qu'on fait ? Qu'est-ce qu'on peint en noir exactement ? Donc il est peut-être beaucoup plus open que ça. Et c'est un rocker. Parce que si, mais les Rolling Stones, c'est que c'est Mick Jagger qui a avalé Gargamelle. Mais c'est Mick Jagger quand même. Mais c'est un rocker, Eric Zemmour, et j'aimerais qu'on regarde une autre. Une image qui est évidente. Regardez, sur une moto par exemple. Regardez. Il y a une évidence. Regardez.
Il va comme un gant. Il n'empêche très vite les consciences, les convictions, l'engagement politique revient au galop, notamment quand il achète une crêpe.
Vous voulez du sucre blanc ou du sucre roux ?
Blanc. Blanc, voilà. Blanc, blanc. Mais pourquoi pas roux ? Non, pas roux. Déjà, déjà, les Arabes, c'est un dédiat, mais les roux, non. Donc moi, il l'a compris, voilà. On rigole, on rigole, enfin, surtout moi. Et c'est avec l'argent de la redevance, donc il ne faut pas déconner. Il n'empêche. Si on parlait enfin de notre marraine adorée, notre pop-up girl chérie, de notre reine de beauté, qui n'est pas fort dans les sondages, mais qui garde encore la pêche, c'est la marque des grandes. Elisabeth Lemoyne, non. Valérie Pécresse, non plus. Anne Hidalgo, sûrement pas. Marine Le Pen, elle est partie faire la chansonnette en province, regardez, c'est génial. Allez, c'est super. Ça fait plaisir.
Non, les chiants ! Mamé Bric ! Non, mais sérieux, c'est pas drôle, franchement. C'est pas drôle. En plus, c'est pas drôle. C'est pas drôle, mais ça se fait pas. La vraie chanson, il a encore piraté le truc. Elle a chanté un vrai truc sympa, regardez. Voilà, Java bleu, c'est sympa. Et c'est dommage, parce qu'à la suite du magnéton, on va le voir, l'accordéoniste qui est en folie, il continue un autre morceau, mais là, elle décline, elle s'en va. Elle avait un truc à faire, un seul film, je sais pas. Et écoutez le morceau. Écoutez le morceau, c'est dommage. Vous reconnaissez ? Imaginez, il aurait continué, ça aurait été super. L'avion, ça fait élever les yeux.
Et là, franchement, là, franchement, regardez, regardez. Là, elle fait ça, dans les sondages, elle remonte tout de suite. Elle remonte comme ça. Elle remonte, mais grave, et là, elle gagne, parce qu'elle va perdre, malheureusement. Avec les voix masculines, du coup. Pardon ? Seulement avec les voix masculines. Absolument, absolument. Donc, c'est dommage. Écoute, il n'y aura pas de fin de présidente, pas pour l'instant. Il n'empêche, la bonne nouvelle, c'est que le téléfilm de Gérard et Mathilde est formidable. Je l'ai vu, je vous le dis, je trouvais ça très bien, notre performance.
Et ce qui m'a fait plaisir, c'est de voir que Famille Antoniente, qui est un type très sympa, a enfin, il passait à un autre juste que la comédie. Voilà, c'est plus la trône, la déconne, là, c'est un téléfilm qui est avec un esprit, évidemment, dramatique, sur un moment fort, sur lequel il faut se rappeler et tout, des choses, évidemment. Et je l'ai vu en avant-première, j'ai eu la chance que nous, on a un peu des passe-droits, mais voilà. Et il y a une scène qui m'a particulièrement touché. Et c'est plus le Famille Antoniente qu'on connaissait. Et c'est super bien joué. Alors ? On n'attend pas Patrick ? C'est vraiment du... Non, mais c'est... Et ça passe, Gérard ! Ça passe ?
Eh oui, tout passe. Il n'y a pas que ça dans le téléfilm, mais il y a aussi ça. Ah non, non, non, non, on en parlait tout à l'heure. On ne peut pas s'empêcher. Non, mais ça c'est... Mathilde Seigné, Gérard Lanvin, les enfants des justes, ce soir à 21h10, France, de suivi du documentaire La RAF des Notables, dont nous parlait Anne Sinclair. C'est une soirée très importante pour France 2, devoir de mémoire. Quentin Fillon-Maillet, premier athlète français à gagner 5 médailles dans les mêmes JO et vainqueur de la Coupe du Monde. Ce qui a tous les trois d'avoir accepté notre invitation. Tout de suite, la grande librairie.
François Bunel, qui parle poésie ce soir, avec notamment Jean-Pierre Sivéon. Et oui, j'aime même les invités de François Bunel. Et on se tourne vers Vincent. Et on va voler les médailles de Quentin. On se tourne juste vers Vincent pour saluer une excellente soirée à nos invités. Merci à nos spectateurs. Merci à nos invités. Merci d'avoir suivi. Ne souris pas si on a l'air. Souriez avec un truc en train de se dire. Ah non, je suis à la place.
Bisous à demain.
Delphine Batho