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InterviewRMC — Apolline Matin (sur Podcast)· 30 juillet 2026 7 minComplaisantActualité / polémiqueEnvironnement & énergieSécuritéSolidarités & famille

L'invité du jour : Bruno Lafon - 30/07

Source d'origine 2 locuteurs

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 70 %Attaque 10 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:26OuverteRéponse directe

    Un mot de la situation ce matin.

  • 1:36OuverteRéponse directe

    Vous dites que ça commence à faire long. Vous avez des nouvelles de vos administrés, des habitants ?

  • 2:33OuverteRéponse directe

    Ce sont des vraies tranchées en réalité. Est-ce que selon vous, ces zones de 50 à 100 mètres de large, sans arbres, il va falloir les laisser telles quelles à l'avenir pour protéger la ville ?

  • 4:48OuverteRéponse directe

    Il y a aussi le fait que cette forêt soit privée, et hier, l'un des représentants de ces forestiers privés disait ici même qu'il faudra replanter absolument des pains maritimes, parce que c'est le modèle économique aussi de la région. Vous comprenez ça, replanter comme avant, et est-ce que les habitants, est-ce que vos administrés sont prêts à l'accepter ?

  • 5:46OuverteRéponse directe

    Je voudrais qu'on parle du porche, parce que les habitants sont assez en colère, ils montent un collectif, ils estiment avoir été sacrifiés, parce qu'ils ont vu les pompiers partir, c'était il y a une semaine, lorsque les maisons ont brûlé, 185 maisons brûlées, sacrifiées pour aller sauver le Cap Ferré. Qu'est-ce que vous en pensez ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:48Invité politiqueFait
    « le feu ne sort pas de son périmètre qui est énorme comme vous l'avez dit. »
  • 3:16Invité politiqueChiffre
    « Nous avons fait 128 kilomètres. »
  • 4:45Invité politiqueChiffre
    « il est changé sur 42 000 hectares, et on a perdu la biodiversité aussi. »
  • 5:12Invité politiqueFait
    « le pain maritime est le seul arbre qui peut passer des jours sans eau. »
  • 5:55PrésentateurChiffre
    « 185 maisons brûlées »

Temps de parole

  • Invité politique66 %
  • Présentateur34 %

0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistralai/mistral-small-3.2-24b-instruct:floor · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Vous écoutez RMC. Il est 8h15, vous êtes sur RMC et RMC Story. Plus de 120 kilomètres de périmètres, de lisières, de forêts rasées en deux jours pour stopper le feu et protéger les communes. Bonjour Bruno Laffont. Bonjour. On est en Gironde avec vous, vous êtes le maire de Biganos. Vous présidez aussi l'association de défense des forêts contre les incendies en Nouvelle-Aquitaine. D'abord peut-être un mot de la situation ce matin. On nous parle d'une nuit qui a été calme. Et la préfète disait même hier envisager un retour possible à la vie normale si les choses continuent de se stabiliser. Est-ce que ça veut dire qu'on a espoir ce matin de voir les habitants revenir chez vous à Biganos ?

0:42
Invité politique

La décision lui appartiendra. Mais ce qui est sûr c'est que depuis deux jours et trois nuits, le feu ne sort pas de son périmètre qui est énorme comme vous l'avez dit. Mais c'est un bon espoir puisque les reprises sont toujours à l'intérieur du feu et malheureusement nous en aurons longtemps. Et c'est là où ça peut être inquiétant. Mais pour l'instant, là ce matin au moment que je vous parle, nous avons eu deux, trois coups de tonnerre et il tombe un peu d'eau. Donc ça c'est toujours... Mais est-ce que... Moi je suis sur le bassin d'Arcachon, donc sur Biganos, mais est-ce que ça sera pareil plus au nord vers le Médoc ? Vous savez, c'est assez changeant ici.

Mais quoi qu'il arrive, les conditions s'améliorent et ça l'aidera à prendre la décision parce que ça commence à être un peu long.

1:26
Présentateur

Il y a de l'humidité et il y a des températures qui vont baisser. C'est ce que nous disait Charvenne Villemere. Ça c'est pour les informations plutôt rassurantes et les bonnes nouvelles qu'on a ce matin. Vous dites que ça commence à faire long. Vous avez des nouvelles de vos administrés, des habitants ?

1:41
Invité politique

Oui, je suis allé les visiter hier après-midi dans les centres où ils sont recueillis. Vous savez, le français est très patient de manière générale. Je trouve qu'ils sont assez résignés et ils prennent leur temps, leur mal en patience. Mais bien sûr, ils veulent rentrer chez eux. Et puis vous savez, ils ont l'inquiétude de la sécurité, donc il faut se faire en arrière les rassurer. Mais j'espère bien que d'ici quelques heures, nous allons avoir la bonne nouvelle qui nous permettra de réintégrer nos communes et de sortir de ces villes fantômes puisqu'on se croirait vraiment à la période de la Covid sans rien, sans personne dans les rues. C'est terrible.

2:18
Présentateur

Alors ce qui aide les pompiers, c'est aussi ces dizaines de kilomètres de pare-feu qui ont été creusés. C'est tout simplement de la forêt qui a été abattue pour faire des zones sans rien à brûler. Et pour arrêter le feu, vous y avez contribué. Ce sont des vraies tranchées en réalité.

2:36
Invité politique

En fin de compte, ce sont des coupes d'appui, on appelle ça. C'est-à-dire qu'on coupe la forêt pour empêcher que le feu, lorsqu'il arrivera, il n'aura plus de combustible. Et donc nous avons eu un travail considérable. Nous étions prêts depuis samedi. Nous avions fait venir les machines prêtes à démarrer. Si nous avions le feu vert, nous avions concerté l'ensemble des entreprises forestières. Et nous avions 200 machines avec des machines qui coupent les arbres, des machines qui les extraient de la forêt pour les mettre bord de route. Des machines qui vont après nettoyer la forêt puisqu'on laisse le terrain le plus propre possible pour que le feu n'ait rien à consommer.

Nous avons fait cela en deux jours. Nous avons fait 128 kilomètres. Et nous avons encore quelques distances sporadiques de 50 à 100 mètres de large, ce qui est énorme. Ce qui permet aux pompiers de s'occuper que des sautes de feu, c'est-à-dire les brandons qui peuvent passer au-dessus.

3:31
Présentateur

Est-ce que selon vous, je vous laisse reprendre votre souffle, monsieur le maire, est-ce que selon vous, ces zones de 50 à 100 mètres de large, sans arbres, il va falloir les laisser telles quelles à l'avenir pour protéger la ville ?

3:44
Invité politique

Bien sûr. Et je pense qu'il va falloir que nous menions une réflexion, à la fois les professionnels, mais également tous ceux qui sont dans ce massif forestier, pour que nous puissions assurer, je dirais, des carreaux. Mais ce n'est pas forcément des carreaux, mais des espaces, nous appuyer sur les endroits où il y a de l'agriculture qui est arrosée. Donc on a des espaces de répit, si vous permettez l'expression, et qui nous permettraient de composer ce massif, comme nous l'avaient fait nos anciens.

Mais là, il faut qu'on l'adapte à une situation qui a changé à cause du changement climatique, à cause de personnes qui sont plus nombreuses dans le massif, à cause des constructions qui se sont faites, etc. Il faut qu'on prenne tout cela en fait, et c'est ce que nous avions voulu commencer à faire à partir de 2022. Mais si vous voulez, c'est toujours très difficile en France, parce que dès l'instant où on commence à vouloir couper de la forêt lorsque c'est des temps normaux, on vous dit qu'on va détruire la biodiversité, que l'on va changer le paysage. Mais aujourd'hui, il est changé sur 42 000 hectares, et on a perdu la biodiversité aussi.

4:45
Présentateur

Il y a effectivement parfois les normes environnementales qui sont bloquantes. Il y a aussi le fait que cette forêt soit privée, et hier, l'un des représentants de ces forestiers privés disait ici même qu'il faudra replanter absolument des pains maritimes, parce que c'est le modèle économique aussi de la région. Vous comprenez ça, replanter comme avant, et est-ce que les habitants, est-ce que vos administrés sont prêts à l'accepter ?

5:05
Invité politique

Monsieur, la forêt des pains maritimes, elle a été plantée à une époque, mais le problème, c'est que le pain, il a toujours existé. Et ici, que voulez-vous qu'il pousse sur du verre pilé ? C'est du sable. Or, le pain maritime est le seul arbre qui peut passer des jours sans eau. On le voit actuellement, il perd un peu les aiguilles un peu l'été, et il peut rester trois mois les pieds dans l'eau. Ça, c'est un arbre extraordinaire pour cela. Et alors qu'il y ait des lisières avec d'autres feuillus, on a commencé à le faire, mais malheureusement, la forêt, alors après, est-ce qu'on devra planter autant, c'est-à-dire autant densifier ? Est-ce qu'il faudra mettre des carreaux ?

Ça ne sera pas du jour en demain, mais ça peut les goûter.

5:43
Présentateur

Mais il y aura du pain, il y aura du pain. Juste une dernière question, monsieur le maire. Je voudrais qu'on parle du porche, parce que les habitants sont assez en colère, ils montent un collectif, ils estiment avoir été sacrifiés, parce qu'ils ont vu les pompiers partir, c'était il y a une semaine, lorsque les maisons ont brûlé, 185 maisons brûlées, sacrifiées pour aller sauver le Cap Ferré. Qu'est-ce que vous en pensez ?

6:02
Invité politique

Oui, monsieur, il y en a eu la même polémique lorsqu'il y a eu la teste, en disant qu'on a sauvé le Pila avec le Mondain par rapport à l'Andiras. Vous savez, l'enquête le dira, parce qu'il y aura une enquête, et chacun s'exprimera, ce n'est sûrement pas à moi d'apporter ce genre de propos. C'est toujours des moments difficiles, et encore plus pour ces gens qui ont perdu leur maison, donc c'est terrible. Mais écoutez, il faudra que tout cela soit regardé de près, et il y a tous les chiffres, tout est marqué sur des mains courantes, tout sera observé. Aujourd'hui, on a des moyens pour pouvoir regarder tout cela, et il faudra bien répondre à toutes ces questions.

6:37
Présentateur

Merci Bruno Laffont d'avoir été avec nous ce matin en direct. Je rappelle que vous êtes le maire de Biganos en Gironde, président de l'association de défense des forêts contre les incendies en Nouvelle-Aquitaine.