Aller au contenu
Pourquijevote
Tous les transcripts
DébatRassemblement National (sur YouTube)· 13 janvier 2025 61 minContradictoireActualité / polémiqueImmigration & asileSécuritéJusticeInstitutions & élections

La France orange mécanique se met en place ! - Philippe Ballard (CNEWS)

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 12 %Attaque 62 %Défensif 26 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 90 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 2:07OuverteRéponse directe

    Quelles informations avec vous sur cette chasse à l'homme qui est en cours ?

  • 2:57RelanceRéponse partielle

    Est-ce que ça veut dire vraiment qu'il y a un manque d'indices ?

  • 4:31RelanceÉludée

    Pourquoi est-ce que les appels à témoins n'ont pas donné de résultats probants ?

  • 6:17OuverteRéponse directe

    Qu'est-ce qui s'est passé à Caen ce week-end ?

  • 18:28OuverteRéponse directe

    Est-ce que c'est une bonne idée, ce que propose Gérald Darmanin ?

  • 18:34RelanceRéponse directe

    Est-ce que c'est une bonne mauvaise idée ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 1:28PrésentateurChiffre
    « 70 gendarmes sont mobilisés ainsi que des moyens aériens, drones et hélicoptères et des équipes cynophiles. »
  • 17:30Invité politiquePromesse
    « On va mettre les 100 plus gros narcotrafiquants dans une prison »
  • 18:02Invité politiqueFait
    « Ce ne sera pas un isolement classique, mais un isolement inspiré du modèle appliqué aux plus grands terroristes que nous avons arrêtés. »
  • 23:48PrésentateurChiffre
    « Aujourd'hui, jamais il n'y a eu autant de consommation de cocaïne et de cannabis dans notre pays. »
  • 26:40InvitéFait
    « Badinter, qui est mort il n'y a pas très longtemps, doit se retourner dans sa tombe. »
  • 33:20Invité politiqueFait
    « L'influenceur algérien Doilem, Boilem Naman, de son vrai nom, est placé en rétention administrative pour 28 jours supplémentaires. »
  • 33:38Invité politiqueFait
    « Le motif de risque de trouble à l'ordre public a lui été retenu, ainsi que celui d'urgence absolue. »
  • 34:03Invité politiqueFait
    « Il avait publié une vidéo où il demandait à s'en prendre sévèrement à un opposant au régime algérien. »
  • 37:01InvitéFait
    « ce que fait M. Retailleau, c'est contraire à l'état de droit. »
  • 37:10InvitéFait
    « c'est un symbole de l'extrême droite au pouvoir. »
  • 37:20InvitéFait
    « quand vous avez un ressortissant d'un pays que vous voulez le renvoyer dans son pays, ça se fait avec l'accord du pays. »
  • 37:59PrésentateurFait
    « Cette personne a appelé à la haine, à la violence des Français pour tuer des Français. »
  • 38:23PrésentateurFait
    « Boalem Sansal est en prison en Algérie pour un droit d'opinion. »
  • 41:14PrésentateurFait
    « ce monsieur, il est rentré par deux fois illégalement en France. »
  • 42:14PrésentateurChiffre
    « c'est 160 000 personnes qui le suivent sur TikTok. »
  • 42:41PrésentateurFait
    « par des vidéos, a dit qu'il fallait tuer des gens. »
  • 45:39InvitéFait
    « L'extrême droite française, revancharde et haineuse, mène actuellement une campagne de désinformation contre l'Algérie. »
  • 46:01InvitéFait
    « On y trouve les crimes commis par la France coloniale en Algérie. »
  • 46:53InvitéFait
    « 62 ans après, la France et l'Algérie n'arrivent pas à s'en sortir. »
  • 53:38InvitéChiffre
    « la question du budget qui est primordiale pour les agriculteurs. Ils veulent 450 millions d'euros pour l'agriculture. »
  • 55:48PrésentateurFait
    « un tiers des produits agricoles transformés ou non transformés importés en France nos agriculteurs ne peuvent pas les produire. »

Temps de parole

  • Présentateur88 %
  • Invité3 %
  • Invité 23 %
  • Philippe Ballard2 %

0,2 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Philippe Allard, bonjour. Merci d'être avec nous, député de l'Oise et porte-parole du Rassemblement National. Karim Maloum, bonjour. Bonjour à tous. Merci d'être avec nous, directeur de la publication de Rupture. Et puis vous êtes journaliste franco-algérien. Et donc c'est pour ça que je voulais aussi vous avoir aujourd'hui, parce que l'Algérie fait l'actualité. Ludovic Thoreau, bonjour. Bonjour. Merci d'être avec nous. Maire de Coubron, c'est pas où vous êtes, en revanche ? Dans 93 Céne-Saint-Denis. Non, non, c'est pas Coubron, c'est vous, personnellement. Ah, moi, je suis clair. Vous êtes Lili, vous êtes dans la majorité ou pas ? Non, je suis... Ah, bon ? Pas dans la majorité.

Non, mais l'UDI, elle rejoint la majorité ? Non, l'UDI est dans l'Yot et pas dans la majorité. D'accord. Donc vous soutenez pas le gouvernement ? Moi ? Assurément pas. D'accord. C'est clair. Mais l'Yot, on sait pas. Non, mais... Ah ben c'est comme les LR et tous les autres, on sait pas où ils vivent, vous savez y avoir une partie. Donc même vous, vous savez pas où vous vivez ? Si, moi je sais très bien où ils vivent. À Coubron. Je vis à Coubron et je suis un profond anti-macroniste génétiquement. D'accord. On ne pourra pas modifier. Maître Philippe-Baronnegaard, bonjour. Bonjour. Merci également d'être avec nous avant de développer l'actualité politique et ce qui se passe avec l'Algérie.

Également, je voulais qu'on revienne sur la situation à Nîmes avec cette chasse à l'homme qui a été lancée à Nîmes et cet appel à témoins après l'agression gratuite samedi à coups de couteau d'une femme qui faisait son jogging. Ça s'est passé à Vergès. Cette mère de famille a été attaquée par derrière, frappée par plusieurs coups de couteau. Pendant plusieurs heures, elle s'est retrouvée entre la vie et la mort. La procureure de la République de Nîmes a lancé un appel à témoins car l'agresseur est en fuite et de gros moyens sont mobilisés pour le retrouver. 70 gendarmes sont mobilisés ainsi que des moyens aériens, drones et hélicoptères et des équipes cynophiles.

Je vous propose d'écouter la procureure de la République de Nîmes.

1:37
Invité

J'ai ouvert une enquête en flagrance du chef de tentative d'homicide volontaire. Cette enquête est menée par les gendarmes du groupement de gendarmerie du Gard et la section de recherche de Nîmes pour essayer de retrouver une personne qui est présentée comme étant l'agresseur, une personne unique, un homme, sur lequel on a pour l'instant pas d'informations à donner.

1:59
Présentateur

On est en direct avec Bruno Bartosetti. Bonjour, merci d'être avec nous, secrétaire national délégué de la Zone Sud du syndicat Unité. Quelles informations avec vous sur cette chasse à l'homme qui est en cours ? Oui, bonjour. Alors, comme vous le précisez, je suis syndicaliste policier. Et bien sûr, je ne représente pas la gendarmerie. Néanmoins, on sait que quand on a affaire justement à une telle recherche, à une chasse à l'homme, on va dire, eh bien on déploie beaucoup de moyens immédiats, comme ça a été dit par Mme le procureur.

Et ensuite, lorsqu'on n'arrive pas à appréhender l'auteur dans les heures qui suivent un tel drame, un tel acte, eh bien on continue bien sûr à le rechercher avec les indications qu'on peut avoir. Les indications, ça va être, est-ce que les appels à témoins ont donné des retours probants ? Je ne le sais pas. Et puis bien sûr, si je le savais, vous comprenez que je me réserverai le droit de ne pas répondre. Après, il y a toutes les traces et indices qu'on peut relever. Et là, il y a un travail minutieux qui est fait par la gendarmerie, tout comme la police, quand c'est ainsi avec une police ou une gendarmerie scientifique. Donc il y a toute une recherche qui est faite.

L'enquête forcément avance, on s'en doute. On ne reste pas les bras ballants comme ça parce que d'un coup, on n'a pas pu attraper l'auteur d'un flagrant délit. Mais on continue forcément les recherches et conjointement avec la police maintenant, pour retrouver cet individu en fonction des éléments qu'on a à notre possession. Qu'il y ait un appel à témoins comme celui qui a été lancé et qu'on voit sur la gauche de l'écran, est-ce que ça veut dire vraiment qu'il y a un manque d'indices, il y a un manque d'informations de la part des autorités concernant cet agresseur ? Alors, dans un premier temps, oui.

C'est pour ça que j'insiste bien sur tout le travail après de recherche qui va être effectué sur d'autres indices, des recherches qui sont autres que le visuel. Et bien sûr, quand c'est comme ça, c'est immédiatement, on attend d'avoir des éléments, des appels à témoins. Pourquoi ? Parce que de toute façon, toute procédure est montée avec des témoignages, même si on a des éléments parfois scientifiques. L'appel à témoins, pourquoi ? Parce qu'on peut très bien, même une demi-heure avant, une heure avant, deux heures avant ou la veille parfois, eh bien, on peut remarquer un individu suspect, en tout cas, avec une attitude inquiétante.

Et donc, tous ces éléments-là, il faut qu'on puisse les répertorier. Et c'est pour cette raison que, très rapidement, c'est ce qui a été fait. Néanmoins, il y a d'autres recherches qui sont effectuées au-delà des témoins, comme on peut le savoir. Il faut saluer aussi, si vous le permettez, le gendarme et les personnes qui sont arrivées un peu plus tard, qui ont pu secourir cette personne et certainement lui sauver la vie. C'est important de le souligner. Effectivement. Alors, ce qui est assez impressionnant, c'est les moyens qui sont déployés sur place pour retrouver cet homme. Je l'ai dit, 70 gendarmes mobilisés, des moyens aériens, drones et hélicoptères.

Et ce qui est inquiétant, en revanche, c'est cette attaque, parce que cette attaque, visiblement, n'avait même pas de motivation sexuelle, comme on aurait pu le penser. On aurait pu penser que c'était éventuellement pour un viol. C'est visiblement un homme qui s'est jeté sur cette joggeuse, qui est une mère de famille, qui a un peu plus de 40 ans et qui l'a poignardée, visiblement, gratuitement, à plusieurs reprises. C'est assez inquiétant. Voilà, c'est ça. Ce qui est inquiétant, c'est aujourd'hui de savoir qu'à tout moment, on peut se faire agresser gratuitement.

Il n'y a rien de payant, de toute façon, dans ce cas de figure, mais qu'on peut se faire agresser aussi facilement à coup d'hôputeau, sans mobile précis. Et donc là, vous imaginez l'émotion, l'émotion, l'inquiétude, la colère que peut régner aujourd'hui autour de Vergès, mais de toute notre société. On est pris par l'émotion quand on sait qu'on a une personne vulnérable qui peut se faire attaquer au couteau. Et aujourd'hui, on en est là, on se pose la question, on se dit, mais ça peut arriver encore, et ça va nous arriver peut-être. Pourquoi ? Parce que malheureusement, depuis de nombreuses années, on voit que les attaques au couteau sont de plus en plus fréquentes.

Et c'est là où ça devient très, très, très inquiétant. Merci beaucoup Bruno Bartosetti d'avoir été avec nous, délégué de la zone sud du syndicat Unité. Sur cette ambiance, et je vous ferai réagir après, parce que je voudrais vous donner un autre exemple. Je voudrais vous donner l'exemple de ce qui s'est passé à Caen, pendant ce week-end. À Caen, où c'est un jeune homme qui était dans un tram, qui a été violemment attaqué. Il était avec une de ses copines, vous le voyez ce jeune homme, il a été attaqué par 15 personnes. Vous imaginez le courage, ils étaient 15 contre lui, à l'attaquer. À un moment donné, d'ailleurs, l'un d'entre eux a dit, je vais prendre un couteau.

Donc vous imaginez la frayeur. Ce jeune homme, on l'a eu, il s'appelle Célim. Alors, on doit essayer de l'avoir en direct, mais pour tout vous dire, il est en train de déposer plainte, parce que ça s'est passé ce week-end. Il est actuellement au commissariat, donc s'il sera temps du commissariat, on le rend en direct. Mais en tout cas, on a une vidéo dans laquelle il raconte ce qui s'est passé. Écoutez-le, vous allez voir, il est terrorisé, il est en larmes à plusieurs reprises face à la violence de ce qui lui est arrivé. Un groupe de 15 personnes sont rentrées dans le tram. Je ne sais pas ce qu'il a eu, je m'en fous de ce qu'il faisait. Et ils ont bousculé ma pote une première fois et tout.

Ma pote, elle a dit juste, faites attention, je suis quelqu'un de super solaire, je rigole avec tout le monde, je fais du mal à personne. Enfin, moi, j'essaye. Un mec s'est levé, il me regarde et il crie fort devant ses potes. Ah, c'est un pédé, lui, je n'aime pas les pédés. Et du coup, moi, je lui ai dit, en fait, je n'ai rien fait, je n'étais même pas mal regardé, je n'étais même pas calculé. Et du coup, je me suis levé parce qu'ils étaient tous debout et je me suis dit, s'ils me sautent dessus, là, je ne peux pas me défendre. Donc, je me suis levé et dès qu'il a vu ma taille, je pense que ça l'a impressionné.

Il a voulu me mettre un coup de poing, sauf qu'il a mal visé, donc il a tapé dans le plafond. J'ai voulu me défendre et j'ai mis des coups de pied, des coups de poing aussi. Sauf que je ne sais pas trop attraper, je suis tombé par terre, il me mettait des coups de pied et tout. J'essayais de me défendre comme je pouvais. Le tram, il s'est arrêté et j'ai voulu sortir dehors. Personne ne m'a aidé, en fait. J'avais ma pote aussi qui était là, mais elle était tétanisée aussi. Il y avait des filles qui étaient là qui, en gros, lui ont dit, toi, ne bouge pas parce que sinon, on te fait pareil. Et j'entendais ma pote qui disait, arrêtez, arrêtez, s'il vous plaît.

J'étais par terre, il pétait des coups de pied, j'essayais de me défendre comme je pouvais. Et quand j'ai réussi à sortir, un mec, en fait, est sorti par l'autre porte derrière, il m'a choué par le cou. Et ma tête, elle a explosé contre le sol. Ma tête a explosé au sol, je l'ai entraîné avec moi dans ma chute et il est tombé entre le tram et le trottoir. Ça veut dire que j'ai eu le temps de m'enfuir. Au départ, je n'ai pas couru, je me suis dit, je vais juste aller m'asseoir, ils vont peut-être arrêter. J'ai vu qu'ils m'ont suivi et j'entendais qu'il allait prendre un couteau y dessous. Du coup, j'ai commencé à courir, sauf qu'il faisait noir. Il faisait tout noir.

Je me suis dit, là, je suis en train de m'enfuir, c'est de plus en plus. J'ai réussi à me réfléchir dans un fast-food pour protéger, parce que c'était le seul endroit où il y avait du monde. Je me suis caché dans les toilettes, merci à l'employé de cet endroit qui m'a aidé. Ils sont rentrés tous dans le truc, je les ai entendus. Et elle leur a demandé de sortir, ils m'attendaient devant. Sauf que ma pote, pendant ce temps-là, elle avait appelé la police. Moi, je ne suis pas sorti. Et la police est arrivée et j'ai pu constater, après je suis allé à la... Je suis médecin. Mais moi, aujourd'hui, je veux surmédiatiser cette histoire, parce qu'on ne peut plus continuer comme ça.

On ne peut plus continuer... Aujourd'hui, j'avais un entretien d'embauche, je ne sais même pas si je vais y aller, il est 13h, j'ai rendez-vous dans une heure et demie. Je n'ai pas le courage d'y aller, en fait. Je voulais me défendre moi-même. Mais non, je veux faire ça correctement, qu'ils répondent de leurs actes. Avec la justice, je ne veux pas me défendre moi-même, parce que, après tout, j'ai envie d'être une personne bien. Mais bon, je vois le positif, je me dis, ce n'est pas toujours comme ça. Sauf que ma vie, c'est déjà de la merde depuis un certain moment. Ça fait cinq fois qu'il est agressé, c'est ce qu'il nous a dit quand on l'a eu au téléphone.

Je pense que c'est la musique qui était chez lui, bien évidemment, ce n'est pas de la musique. C'est un terrible témoignage de la gangrène, de l'insécurité dans ce pays. Un jeune homme, victime de l'homophobie, une personne, 15 personnes sur lui, de l'agresser, parce qu'il est homosexuel. Je ne sais pas comment ils ont défini qu'il est homosexuel déjà. Le deuxième point, ces dernières années, on l'a constaté, beaucoup d'études et beaucoup de sondages ont montré que l'homophobie s'est beaucoup développée chez les adolescents, chez les jeunes aussi, parce que le fait religieux est arrivé, il s'est propagé dans la société.

La haine qui se développe dans les écoles, la haine qui se développe dans les quartiers, parce que pour leur fait religieux, je ne sais pas pourquoi, je n'ai pas tous les éléments pour donner les éléments d'analyse à cette agression, mais ces dernières années, il faut remettre l'église au centre du village, beaucoup d'actes homophobes sont dus à des faits aussi religieux. Ça a toujours existé aussi, mais il faut le dire, ce jeune homme, j'en suis convaincu, il est victime de ça. Je pense que les autorités doivent arrêter ces 15 personnes, cette gangrène doit s'arrêter, l'insécurité frappe tout le monde, c'est impensable de continuer de vivre dans cette société, il le faut à tout prix.

L'État exprime ça avec force, son autorité de ne pas laisser des jeunes agressés, ils sont libres d'être homosexuels, ils sont libres de vivre leur homosexualité, quand on touche à un homosexuel, on touche à tout le monde aussi. Et on voit son désespoir, je vous l'ai dit, ça fait 5 fois, il nous a dit quand on l'a eu en ligne, il nous a dit ça fait 5 fois que je suis agressé, juste je voudrais vous montrer le tweet d'Aurore Berger, qui est la ministre, qui a réagi justement à ce témoignage en disant inlassablement, nous devons lutter contre la haine homophobe qui sévit, qui humilie, qui violente, qui agresse, qui traumatise et ne rien laisser passer.

Elle dit bravo à Céline d'avoir eu le courage de témoigner, Philippe Ballard. C'est terrible, c'est la France orange mécanique en fait, qui se met en place avec ces deux exemples, appelons-les ainsi. Mais c'est bien parce qu'il parle, autrement dit il agit, il va porter plainte, il met cette vidéo sur les réseaux sociaux, c'est très bien, bon maintenant on attend la suite, c'est-à-dire que ces 15 individus soient punis, je pense que ça s'est passé dans un tram, donc il y a des caméras de vidéosurveillance, ils devraient pouvoir être identifiés. Ils ont suivi dans un fast-food, donc là aussi il y a des caméras, on devrait les retrouver.

Mais ce qu'on espère, il va falloir suivre la suite, parce que si on s'arrête là, ça ne va pas. Et ce que je voudrais dire non rapidement sur Vergès, parce qu'en fait... Sur la dame qui a été attaquée, Nicolas Maisonnet est député de cette ville, se trouve là-dessus. En fait, ça s'est produit en bordure d'une ère d'autoroute qui est particulièrement malfamée, pour reprendre. Il nous dit qu'il y a des trafics de drogue qui s'y déroulent, il y a des passes, des passes sexuelles, il y a des migrants qui sont parfois débarqués là-dessus. On sait très bien que c'est une zone quasiment de non-droit, mais rien n'a été fait depuis des années pour tenter de sécuriser cet endroit.

Alors, des caméras de vidéo surveillent, parfois ça peut aider. Exactement. Ludovic Thoreau, on a deux cas, deux cas très différents bien évidemment, mais deux cas de ce que vivent les Français aujourd'hui. Vous savez, ça me rappelle la mot à la ministre qui disait que c'est qu'un sentiment d'insécurité, il n'y a pas d'insécurité. Là, on a l'exemple flagrant. Mais au-delà de ça, il dit quelque chose d'important. Il dit « je ne veux pas faire la justice moi-même, la justice s'applique ». Eh bien, c'est ça qu'on va vouloir. Ça, c'est bien de sa part d'ailleurs de dire ça. C'est super raisonnable, mais c'est bien pour ça que ce que vous dites est juste. On va voir ce qui se passe.

Il y a de l'homophobie, tentative d'homicide volontaire avec couteau et avec 15 personnes. Ils vont prendre combien ? Et qu'on ne me dise pas, vous avez raison, il y avait des caméras partout. Un tram, un fast-food, il y en a partout. Attendons, mais vous savez quoi quand j'entends un ministre qui dit « il ne faut pas que ça se reproduise ». Eh bien, allons-y. Oui, allons-y. Le rôle du ministre, ce n'est pas de tweeter. Il faudrait qu'ils comprennent, les ministres, que le rôle, ce n'est pas de tweeter. C'est pas ça, c'est agir. En tweetant, ça n'arrête le problème. Un mot va être et puis on fait ses nos infos.

Deux cas qui sont quand même très différents et qui, je crois, ont aussi des mécaniques très différentes. C'est-à-dire que dans le cas de cette jeune dame qui se fait agresser par couteau, on n'a aucune information. Et c'est vrai, je sais que vous n'aimez pas quand je vous dis ça, mais que quand on a l'impression qu'on a des choses très violentes sans aucune raison, très souvent, c'est lié à des causes psychiatriques et on a un vrai problème de la psychiatrie en France qui fait que sont souvent en liberté des gens qui devraient être traités psychiatriquement.

Sur le deuxième cas de ce monsieur, c'est vrai qu'on a eu pendant une époque les agressions homophobes qui ont largement baissé et depuis quelques années, ça remonte. On est autour de 5 000 personnes par an, 5 000 agressions homophobes. Et ce qui est très important de comprendre, c'est que dans l'immense majorité, c'est des jeunes hommes qui attaquent des jeunes hommes. C'est ça, c'était le cas là, visiblement, c'était 15 jeunes, et c'est 15 jeunes hommes qui les sont combattus.

Et c'est dans l'immense majorité des cas, c'est-à-dire qu'en fait, il y a un problème culturel autour de jeunes hommes, certainement comme ceux qui l'ont agressé, qui ont 20 ans, et qui ont à un moment donné, ont grandi dans une culture dans laquelle cette violence homophobe, elle est tolérée si ce n'est encouragée, et c'est là-dessus qu'il faut lui dire. Elle fait peur la société d'aujourd'hui, parfois, quand on voit tout ça. Il faut aussi préciser, s'il y a un fil culturel, il faut le situer, il faut le nommer aussi. Ça ne sert à rien de le dire, il y a un fil culturel. Parce que là, on ne sait pas. Honnêtement, on n'avançons pas trop vite.

Si vous voulez nommer la culture homophobe, je crois que vous ne regardez pas forcément toujours au bon endroit. On rappellera qu'il y a une histoire homophobe qui n'est pas forcément là où vous la situez, et qui est toujours aussi... On ne va pas faire de plan sur la comète, on ne sait pas qui sont ces jeunes, donc la justice va le savoir, et ce jeune est en train de porter plainte, justement, Célim est en train de porter plainte. On lui souhaite bon courage, et on va rester en contact avec lui, puisqu'on lui a déjà parlé hier.

Et ce matin, on fait le CNUS Info, et juste après, on parlera de la lutte contre la drogue, avec cette prison spéciale pour les 100 plus gros trafiquants que veut mettre en place le garde des Sceaux. Est-ce que c'est une bonne idée ou pas ? Tout de suite, le CNUS Info, il est signé Sommail à l'habitier.

16:00
Invité

Le ministre de l'Intérieur, Bruno Retailleau, au Havre, en Seine-Maritime, dans le cadre d'un déplacement consacré à la lutte contre le narcotrafic et à la sécurisation du port du Havre, porte d'entrée du trafic de stupéfiants en France. Les syndicats agricoles reçus ce matin à Matignon par François Béroux et Annie Gennevard, leur ministre, la FNSEA a ouvert le bal dès 8h30 et reconnaît un Premier ministre à l'écoute, tout en réclamant la mise en place des mesures promises. Puis la coordination rurale a été reçue à 10h30. Rencontre à leur demande dans un contexte de mobilisation et d'élection dans les chambres d'agriculture.

Et puis ils seront jugés en comparution immédiate dès cet après-midi 14h. Mercredi dernier, à Annemasse, en Haute-Savoie, deux frères ont agressé plusieurs soignants d'un hôpital faisant 13 blessés au total. Une agression ultra-violente déclenchée par un délai d'attente trop long à leur goût.

16:57
Présentateur

Merci sur CNews, merci d'être avec nous. La lutte contre le trafic de drogue et la maîtrise des gros trafiquants qui sont en prison et qui continuent à dealer très souvent d'ailleurs pendant qu'ils sont en prison avec cette proposition du ministre de la Justice Gérald Darmanin qui veut que les 100 plus gros narcotrafiquants ne puissent plus poursuivre leur activité en prison et puis faire une prison spéciale pour ces 100 plus gros trafiquants. Le rappel des faits.

17:21
Invité

Pour Gérald Darmanin, le narcotrafic doit être combattu fermement, comme on le fait pour le terrorisme.

17:28
Philippe Ballard

On va mettre les 100 plus gros narcotrafiquants dans une prison et montrer qu'on ne peut pas téléphoner et avoir une vie agréable.

17:34
Invité

Qui sont ces 100 individus concernés ? Ceux qui commanditent des assassinats ou qui gèrent des points de deal depuis leur cellule. Ils seront désignés via une liste établie par les services de police et de gendarmerie en collaboration avec le renseignement pénitentiaire. Pour l'heure, des expertises sont en cours afin de déterminer la prison concernée. Une fois choisie, la prison sera totalement vidée de ses détenus et sécurisée avec des agents pénitentiaires particulièrement formés.

18:02
Philippe Ballard

Ce ne sera pas un isolement classique, mais un isolement inspiré du modèle appliqué aux plus grands terroristes que nous avons arrêtés.

18:08
Invité

Des systèmes de brouillage seront installés, les fouilles renforcées, tout comme la lutte anti-drone aux abords de l'établissement. L'opération est vouée à se réitérer avec d'autres narcotrafiquants. En tout cas, cette première étape doit avoir le jour cet été.

18:23
Présentateur

Voilà, et avant d'en parler, je voulais qu'on parle avec le personnel pénitentiaire, parce que c'est intéressant de savoir ce qu'ils en pensent. On est avec Cyril Huetlanding, qui est secrétaire général national adjoint du syndicat pénitentiaire des surveillants. Bonjour, merci d'être en direct avec nous. Est-ce que c'est une bonne idée, ce que propose Gérald Darmanin ? Écoutez, pour nous, c'est une bonne mauvaise idée. Il va fermer une prison pour mettre les 100 plus gros narcotrafiquants. D'abord, ce n'est pas eux qui gèrent les points de l'île en prison. Ensuite, on a un surencombrement qui est déjà assez conséquent. On ne va pas en rajouter en prenant une prison juste pour 100 personnes.

Et puis les 100 plus gros narcotrafiquants, ce n'est pas grand-chose par rapport à ce que ce réseau représente. Ils sont bien plus nombreux et ce n'est pas les plus gros qui gèrent. Il a dit qu'on commence par les 100 plus gros et puis ensuite on mettra les 100 suivants et puis les 100 suivants. En gros, on va se retrouver avec une prison qui sera uniquement consacrée à ces gens-là avec des mesures de sécurité exceptionnelles. À un moment donné, d'ailleurs, Gérald Darmanin les compare aux terroristes en disant on va les traiter en gros comme des terroristes. Oui, enfin, les terroristes, ils sont traités un petit peu comme tout le monde.

C'est vraiment des terreaux particuliers qui sont traités différemment. Ok, on fait quoi les autres détenus ? On les empile les uns sur les autres ? Moi, c'est la question que je me pose. On fait quoi les autres détenus ? Est-ce que la solution, ce n'est pas plutôt de faire respecter la sécurité dans toutes nos prisons avec tous les détenus ? Parce que tous les détenus sont potentiellement dangereux. Donc là, on s'occupe de 100 détenus sur 80 000 détenus. Waouh ! Quelle annonce ! Pour reprendre la citation de Gérald Darmanin, il dit « Ce ne sera pas un isolement classique, mais un isolement inspiré du modèle appliqué aux plus grands terroristes que nous avons arrêtés. » Oui.

Alors, il va mettre des brouilleurs, ça va coûter de l'argent. Alors, apparemment, c'est des mesures qui ne coûteront pas d'argent, mais mettre des brouilleurs, ça coûte beaucoup d'argent. Sur une prison, ça ne doit pas coûter une fortune. Juste, excusez-moi, juste sur une prison, ça ne doit pas coûter une fortune. Ah, des brouilleurs, ça coûte très cher. Oui, sur une prison, ça coûte très cher. Mais quand bien même, on les brouille et ils ne peuvent pas téléphoner, ils ont d'autres moyens de communiquer. Ces gens-là sont très organisés, ils peuvent se servir des liens familiaux, parce que ça m'étonnerait qu'ils rompent le mention des liens familiaux.

Donc, par le biais des familles, ils pourront communiquer, parce qu'ils ont des messages codés, que ce soit de manière écrite ou verbale. Donc, ce sera plus compliqué, mais ils pourront quand même communiquer. Je suis un peu surpris, en fait, honnêtement, je suis un peu surpris par votre réaction, parce que je me suis dit, bon, je pensais que vous alliez me dire, bon, c'est une première étape, c'est pas suffisant, mais c'est une première étape. Alors, visiblement, quand je vous entends, j'ai l'impression que pour vous, c'est une très mauvaise idée. Alors, nous pensons qu'aujourd'hui, on veut s'occuper de 100 plus gros narcotrafiquants. Il y a 80 000 détenus en France.

Je pense qu'ils méritent tous qu'on s'occupe de la sécurité dans tous les établissements et pas seulement de 100. Je pense que c'est une mesure. Je pense que M. Darmanin n'a pas entendu les bonnes personnes pour avoir les bonnes idées. Je pense que tout ce qui touche au renseignement, par exemple, ça va être en lien avec le ministère de l'Intérieur, mais on a des gros problèmes de communication, parce que c'est des services qui sont différents entre la justice et l'intérieur. Et la dernière fois où on a eu des renseignements, on a eu le drame d'Incarville. On était au courant de tout et finalement, il ne s'est rien passé et il y a eu un drame.

Donc, il y a d'autres choses à mettre en avant en premier lieu que de vouloir sécuriser comme ça. Ça donne un effet démagogique. Donc, bien sûr que dans le discours, il y a un discours de fermeté, de sécurité qui est appréciable. Mais par rapport à ce qui se passe aujourd'hui, moi, j'ai plutôt l'impression qu'on est dans la démagogie que dans des actes réels. Comme quoi, c'est intéressant de vous entendre, vous qui êtes sur le terrain. C'est ce qu'on essaie de faire toujours parce que c'est vous qui avez le regard juste sur tout ça. Merci, Cyril Huetambing, secrétaire général national adjoint du syndicat pénitentiaire des surveillants. Philippe Ballard, comment vous réagissez ?

Je l'ai dit, je suis un peu surpris par la réaction parce que je pensais qu'ils allaient dire « Ah ben c'est bien parce que ça va les sortir des prisons classiques, etc. » Or là, c'est plutôt la soupe à la grimace. Je ne suis pas surpris parce que moi, j'ai écouté d'autres responsables. Alors, ce n'était pas du même syndicat, mais qui tenaient le même discours. Qui disaient « Quand on est en prison, normalement, on ne devrait pas pouvoir téléphoner, on ne devrait pas pouvoir... » On sait que ce n'est pas le cas. Oui, mais on parlait des brouilleurs. La semaine dernière, on commentait les 500 millions, c'était l'achat des brouilleurs. Darmanin disait « 500 millions, c'est beaucoup trop cher.

» Donc, ça explique peut-être en partie pourquoi il veut les isoler. Enfin, 500 millions, franchement, quand on a un tel niveau de dette, on peut se dire « On fait des choix ailleurs. » Non, mais quand on est en prison, on ne doit pas pouvoir téléphoner. Oui, d'accord. Non, mais c'est la règle de base. On ne doit pas pouvoir téléphoner. Non, mais c'est tellement évident, j'ai envie de dire que... Oui, mais l'évidence, malheureusement, n'est plus. Ludo Victor. Non, mais simplement, effectivement, et ce qu'il disait, c'est un peu de la com à la Darmanin. Je gonfle les muscles. Très bien sur le principe que ces types-là ne puissent plus téléphoner, ne puissent plus sur le papier, c'est pas mal.

Mais on va mobiliser à 100, peut-être après 150, 200 places. Il y a 80 000 places, Macron avait promis 15 000 places de prison supplémentaires. Ah, ça c'est sûr. Oui, oui, ben, on ne les a pas. Ludo Victor, votre avis là-dessus, et puis M. Philippe Henri-Légar après, qui est en train de bouillir sur le plateau. L'avis, il est clair. Vous allez neutraliser ces 100 grands trafiquants. Mais il y en aura sans doute qui vont arriver. C'est tout. Parce que de toute façon, on a 2,7 milliards. Mais non ! Ah, mais on rentre chez soi, alors on ne fait rien. Écoutez-moi, Jean-Marc. Vous êtes tous en train de décéder les bras. Écoutez-moi, écoutez-moi, il faut de l'efficacité.

Aujourd'hui, jamais il n'y a eu autant de consommation de cocaïne et de cannabis dans notre pays. Donc il y a une demande. Donc l'OF a y répondre. Vous allez neutraliser ces 100-là, je suis d'accord. Mais ils sont neutralisés. Ils sont en prison aujourd'hui, simplement. Mais ils ne sont pas neutralisés. Donc, l'heure, lundi, on va les empêcher de gérer leur trafic. On les supprime. On les supprime. Et vous croyez que ça va s'arrêter, la vente de la drogue dans ce pays ? Non, ça ne va pas s'arrêter. Mais déjà, ce n'est pas normal qu'en prison, ils se sont en liberté. Pourquoi ils ne l'ont pas fait avant ? Je regrette, moi qui ai la chance d'être à l'Assemblée, quand il y avait M.

Darmanin à côté de M. Dupond-Moretti, pendant des mois... Ce n'était pas le grand amour entre eux non plus. Il n'a peut-être pu lui dire, attendez, il faut peut-être les mettre à l'abri, ces types-là. Mais pourquoi ils ne l'ont pas fait avant ? Maître Deguerre, pourquoi ça vous fait bouillir cette histoire ? Parce que depuis qu'il est arrivé en place, M. Darmanin, il enchaîne les très mauvaises idées qui sont l'illustration parfaite de quelqu'un qui ne connaît strictement rien au sujet et qui veut faire semblant de faire des choses et qui fait n'importe quoi. C'est dans la continuation, vous savez, de l'annonce qu'il avait faite. On va mettre les semblues gros trafiquants à l'isolement.

Moi, je vous le dis, je suis sur le terrain. Concrètement, ce qu'il a fait, ça a des répercussions. C'est-à-dire qu'il a donné des instructions pour que dans les maisons d'arrêt, on mette à l'isolement les gens dont on estime, pour une raison ou une autre, qui sont des gros trafiquants. Et typiquement, la semaine dernière, par exemple, moi j'étais à Nanterre, il y en a quatre à qui, concrètement, on ne recroche rien. C'est-à-dire que ce n'est pas des gens à qui on peut dire, concrètement, on a un dossier pour vous, vous allez vous évader. Concrètement, on a trouvé un téléphone dans la cellule. On ne reproche rien.

C'est juste qu'on leur a demandé de faire du chiffre et donc ils ont dit, on va les mettre à l'isolement. Et moi, je discutais avec un surveillant pénitentiaire qui me disait, mais vous savez, à Nanterre, à l'isolement, il y a dix places. Et bien là, on nous en a mis quatre pour des mecs qui n'ont rien à y faire. C'est-à-dire que tous les autres qui font le bordel en détention et qui devraient être à l'isolement parce qu'ils sont au quartier disciplinaire, on ne peut pas les y mettre. Et donc c'est typiquement la décision de quelqu'un qui n'y connaît rien. Créer une prison de haute sécurité, puisque c'est de ça dont il parle, avec 100 personnes. N'oublions pas que dans les années 80...

Moi, j'ai l'impression que chaque fois qu'on bouge, en fait, on critique à chaque fois qu'il y a des tentatives. Franchement, c'est une tentative de fermeté, alors ça ne marchera peut-être pas. Non, mais ce n'est pas que ça ne marchera peut-être pas. On ne peut pas tout jeter en permanence. Si c'est pas une mesure pour être totalement contre-productif, on ne va pas le féliciter. Je vais vous dire pourquoi c'est contre-productif. Je vais vous dire pourquoi. Ça peut échouer, mais ça ne peut pas être contre-productif. Non, non, c'est contre-productif. Je vais vous dire pourquoi.

Vous imaginez mettre les 100 plus gros, à supposer qu'on arrive à le définir, trafiquants de France dans une même prison. Et le but, c'est de lutter contre le trafic de stupéfiants. Vous imaginez bien ce qui va se passer. S'il y a bien quelque chose à faire, c'est de l'isoler les uns des autres pour qu'ils ne puissent pas travailler les uns avec les autres. Je ne vous parle pas du fait que dans les années 80... Non, mais il faut être débile pour penser ça. Non, mais on va être débile, c'est pas respectueux. On va prendre pour le ministre. Il ne faut pas oublier que Badinter, qui est mort il n'y a pas très longtemps, doit se retourner dans sa tombe.

Lui qui a fait interdire les prisons de sécurité, justement parce que ça posait d'énormes problèmes de dignité humaine, parce que ça posait des problèmes psychologiques. Qui faisait ? Mais je continue sur ce que je dis. Contre-productif, problème psychologique qui faisait que ces 100 personnes qui sont punies, non pas pour des crimes, mais pour des délits, 10 ans d'emprisonnement, un jour ils vont ressortir de prison. Et si ces 100-là, vous les mettez pendant 1 an, 2 ans, 3 ans, dans des conditions complètement dingues qui les rendent fous, quand ils ressortent, ils sont 10 fois plus dangereux qu'avant. Et donc c'est contre-productif.

Et enfin sur les brouilleurs, et j'en finirai avec cette obsession qu'on a sur les brouilleurs, pourquoi est-ce que les brouilleurs, on ne les met pas partout en France ? Il y a pas mal de prisons dans lesquelles ça a été implémenté et d'ailleurs dans lesquelles ça a été enlevé, c'est parce qu'en fait ça pose plus de problèmes que ça n'en résout. Certes, les personnes qui ne devraient pas avoir des téléphones en cellule, ils ne peuvent pas les utiliser. Mais tous les autres, c'est-à-dire... Oui, on m'a expliqué que pour les surveillants, par exemple, c'est compliqué parce qu'ils ne peuvent plus se servir. Les voisins, les voisins...

Et les voisins, dans le prison de Mont-Bomède, par exemple, il y a beaucoup de voisins. Ça pose des problèmes avec les caméras, ça pose des problèmes avec le système informatique, d'autant que dans certaines prisons, ils ont mis les brouilleurs pour la 4G, sauf que maintenant, il y a la 5G. Donc on a dépensé des tonnes pour rien. Donc c'est des idées qui sont contre-prenées. J'arrive à l'autre, j'arrive. Moi, deux secondes. Deux secondes. Alors, attendez, Ludovic, on va pas. Je vais vous dire pourquoi c'est du buzz. Les 100 et les 110 et les 120. Non, mais il a dit après, on commence par 100 et on en fait 100. Mais arrêtez, mais c'est du buzz, ça n'arrivera pas.

Ce qu'il faut faire, c'est arrêter et baisser la consommation dans ce pays. Oui, alors vous, c'est le monde de oui-oui, quoi. Mais c'est pas du oui-oui. Mais avec ces grandes idées qu'on vient sur Adelaide, on dit qu'il faut baisser la consommation de drogue. Oui, bravo. Super. Il faut faire de la prévention, il y en a aucune. Jean-Marc, vous êtes gentil. Ok, on va aller demander de la santé. Ce que vous dites, c'est du Miss France. Mais c'est pas du Miss France. Je suis pour la paix de remonde. Excusez-moi. Et Jean-Marc, donc on continue à consommer. Non, mais c'est bon ici. Vous croyez que ça va diminuer la consommation ? Mais c'est de la tarte à la crème.

Mais c'est de la prévention, il n'y a rien qui se fait au niveau du ministère de la Santé. On ne peut pas dire que c'est un productif d'avance. C'est bien de prendre des mesures qui peuvent être, qui peuvent sanctionner, pour donner un peu la force de l'État à toutes ces personnes, quand elles sont arrêtées, elles n'ont aucun contact avec l'extérieur. C'est pas évident que ça va ramener un résultat contre le trafic de drogue. La comparaison avec les terroristes, c'est une idée hasardeuse aussi. C'est pas parce que vous arrêtez un terroriste que le terrorisme s'arrête. Donc le terrorisme, c'est pas arrêté en France, malgré qu'on a arrêté des terroristes depuis 1995.

Donc voilà, c'est la même chose. La comparaison n'est pas bonne. Mais je vais juste dire quelque chose. Il faut prendre des mesures. Le trafic de drogue est très compliqué, et c'est vrai. Mais je vous rejoins. Je vous rejoins. Il faut diminuer la consommation aussi. Mais quand il y a des mesures qui sont prises, il ne faut pas dire d'avance qu'elles soient improductives. Non. Non, mais c'est la preuve qu'une prison, c'est l'aveu même. Une prison n'est pas une prison en France. Voilà, parce que sinon, on ne serait pas obligé d'inventer, de faire du buzz, de la com à la Darmanin, pour dire, bon, ok, ça ne marche pas, les prisons ne sont pas des prisons, alors on va construire des sortes de...

Mais qu'est-ce qu'on fait, Philippe Allard ? Qu'est-ce qu'on fait pour les prisons ? Qu'est-ce qu'on fait pour les prisons ? Je connais un peu. Juste moi. Mais parce qu'ils ne font pas des fouilles systématiquement, parce qu'on achète la paix. Parce que c'est interdit, c'est interdit aussi. Ils n'ont plus le droit de faire des fouilles systématiques, à cause de quoi ? À cause de l'Europe aussi. À cause des droits de l'homme et de l'Europe. Non, mais il faut dire les choses. Absolument. Il faut dire les choses jusqu'au bout. Parce que les avocats vont... Profession que je respecte. D'accord, mais il y a la Cour...

Non, mais la Cour en train des droits de l'Union Européenne On peut juste éviter de dire des choses qui ne sont pas une dalle. Les fouilles systématiques ne sont plus autorisées. Attendez, systématiques sur tous les détenus, sans raison, ne sont plus autorisées. À partir du moment où il y a la moindre raison de penser que, alors, elles sont à nouveau autorisées. Mais les fouilles systématiques ne sont plus autorisées. Systématiques sans raison. Exactement. Non, mais sans raison. Oui, mais on ne peut pas se dire, il doit y avoir des téléphones, on va les chercher, c'est plus possible. La femme, la compagne qui arrive... Moi, je peux vous exempleer ici ?

Non, qui sont en plus, qui sont voilés, alors... Je veux dire légalement, c'est-à-dire qu'on voit quand même le visage, ils sont aperçus, quand elle était repartie, qu'elle avait pu introduire dans la prison, dans la maison d'arrêt, des choses complètement proscrites et interdites. Voilà. Et il n'y avait pas de fouilles systématiques, parce qu'il n'y avait pas de suspicion que cette personne pouvait faire entrer des objets complètement illicits.

Si, à le moindre doute, il y a des fouilles, les parloirs, c'est une situation un peu différente, parce que les parloirs familles, c'est quasiment systématique qu'il y a des fouilles pour les personnes qui rentrent, qui sont fouillées, parce qu'elles sont passées dans des radars, parce qu'on fouille les affaires qu'il y a dedans, parce qu'il y a des machines pour regarder ce qu'elles ont sur eux, donc elles sont fouillées et contrôlées systématiquement pour celles qui rentrent. Et quand on a des parloirs pour le détenu, quand il y a le moindre doute, ils sont fouillés systématiquement. Ce qui a été interdit, effectivement, par le droit européen... C'est une vision optimiste.

C'est une vision concrète, pragmatique, de la réalité de ce... Bon, en tout cas, ce qui est sûr, c'est que le gouvernement a décidé de se saisir de ce dossier du trafic de drogue. Bruno Rotaillot, vous allez le voir, est en ce moment au Havre pour la lutte contre le trafic de drogue. Il est arrivé ce matin à 8h45. Il s'est rendu au commissariat de police avec une revue des troupes. L'inquiétude sur place et le port du Havre, je vous le disais, avec un trafic de drogue qui explose, mais également la corruption, la violence. Et c'est à ça que Bruno Rotaillot veut s'attaquer de façon ferme, Ludovic Thoreau. Voilà, ils prennent les choses en main, au moins. Non ?

Mais, écoutez-moi, ce genre de déplacement, ce genre d'annonce qu'on a depuis 10 ans, est-ce que ça a abouti, oui ou non, à une diminution de la faute au trafic ? Non. Mais là, ils sont les calachnikovs, ils sont partout. Donc, tout ce qui a été fait jusqu'à présent n'a pas marché. J'adore qu'on aille voir, parce qu'on a chopé, si on chope 2 tonnes de cocaïne, ça veut dire tout simplement qu'on a augmenté dans notre pays la consommation de cocaïne et on le sait aujourd'hui. Donc, à un moment... Vous savez, ce qui me gêne, c'est ce que je vous dis, Ludovic Thoreau, c'est que quand on ne bouge pas, vous dites qu'on ne bouge pas. Quand on bouge, quand on bouge, vous dites que ce n'est pas bien.

Je ne dis pas ça. En fait, c'est quoi la solution ? Non, Jean-Marc, écoutez-moi. En fait, c'est... Non, Jean-Marc. J'ai le sentiment qu'on est dans une position systématique... Non, non, je ne sais pas. Non, ce déplacement, ce déplacement, il est bien, maintenant. Bon, ah ben voilà, commencez-moi déjà. Écoutez-moi, écoutez-moi, sauf qu'il y en a eu tellement, avec tellement d'annonces, qu'on n'a abouti à rien. Je veux voir à la suite de ce déplacement qu'est-ce qui va se passer. Et c'est ça que les Français, ils veulent. C'est-à-dire que les ministres se déplacent partout, là, il y a des échecs. Je comprends qu'on dise que si, que ça.

Mais après, qu'est-ce qui se passe d'une façon efficace à N plus 1 ou N plus 2 ? C'est tout. Bon, allez, on va parler des influenceurs algériens en chance de sujet. Les influenceurs algériens puisqu'on l'a appris ce week-end. Doilem reste en rétention. C'est cet... Alors, on l'appelle influenceur. Je ne sais pas qui est l'influence. Mais en tout cas, voilà. C'est pas une échecule. C'est pas une influenceur. C'est un algérien. Son placement à rétention a été prolongé de 28 jours de plus, ce qui est autorisé par la loi. Un procès doit se tenir à la fin du mois de février. Tanguy Hamon nous explique ce qui s'est passé hier.

33:20
Philippe Ballard

L'influenceur algérien Doilem, Boilem Naman, de son vrai nom, est placé en rétention administrative pour 28 jours supplémentaires. À la fin de ce délai, une autre prolongation pourra être appliquée. Aucune anomalie concernant la procédure n'a été relevée par le juge des libertés et de la détention. Le motif de risque de trouble à l'ordre public a lui été retenu, ainsi que celui d'urgence absolue. Le juge a également écarté l'idée d'une assignation à résidence. Boilem Naman va donc rester en rétention jusqu'à sa prochaine expulsion ou possiblement jusqu'à son procès qui doit se tenir à la fin du mois de février. Il va être jugé pour provocation publique et directe à un crime ou un délit.

Il avait publié une vidéo où il demandait à s'en prendre sévèrement à un opposant au régime algérien. Boilem Naman a pris la parole lors de l'audience. Il s'est excusé pour ses propos, mais il s'est dit extrêmement choqué par tout ce qui lui arrive et ce qu'il se passe autour de lui.

34:20
Présentateur

Karim Maloum, je le rappelle, vous êtes franco-algérien, mais quelle humiliation pour la France. Honnêtement, ce qui s'est passé dans cette affaire, quelle humiliation pour la France. Jean-Marc, je suis français avant. Je vis en France. C'est pour ça que je dis franco-algérien. Je tiens à le dire, je vis en France. Je suis français, mais effectivement, je suis franco. Vous avez raison de le dire. Je vis en France. Ça veut dire que vous connaissez bien le dossier. Absolument. Je suis heureux et fier de vivre en France dans un pays de liberté, un pays de démocratie. L'Algérie est une dictature. On ne peut pas comparer une dictature avec une démocratie. C'est ce que les gens appellent.

La presse appelle un influenceur. C'est un esservelet qui est appelé à la violence, à la haine, à tuer des Français. Imaginez une seule seconde. Je m'adresse aux Algériens qui m'écoutent, des franco-algériens. Un Français appelle à tuer des Algériens à Alger. Les Algériens eux-mêmes peuvent même le désosser. Il sera arrêté à la première seconde. Et c'est normal. On ne peut pas appeler à tuer des gens dans un pays. Cette personne, c'est un étranger que la France a accueilli et l'appelle à tuer des Français. Donc, c'est un point important de le dire que les gens qui n'aiment pas ce pays, qui n'aiment pas la France, qui la quittent. Il n'y a pas de souci. Moi, j'adore la France.

J'aime la France. La France m'a accueilli au moment où j'ai échappé à des attentats à Alger. C'est ce pays qui m'a accueilli. Quand je parle, je suis toujours ému. Ceux qui n'aiment pas ce pays, qui appellent à tuer des Français, ils n'ont qu'à rentrer en Algérie. Même l'Algérie ne veut pas d'eux. La preuve, cette personne a été expulsée. Même son pays d'origine, même il n'est pas français, c'est un Algérien, ne l'a pas reçu, il n'a pas accepté. Ils l'ont renvoyé. Ils l'ont renvoyé en France. aux franco-algériens.

Mais quand vous exprimez des idées de liberté, quand vous défendez la France, que vous êtes des hommes pour l'universalisme et que vous voulez vivre en tranquillité, que vos enfants partent à l'école, l'Algérie ne veut pas de vous. Vous avez un exemple concret. Ils ne veulent pas de vous. Votre pays, c'est la France, ce n'est pas l'Algérie. Même si vous avez des origines, même si vous avez une histoire, bien entendu, comme la mienne. Mais maintenant, ce renvoi de l'Algérie a encore attisé la crise. Mais c'est une humiliation, je vous le disais. J'ai le sentiment qu'on a été émis. Oui, oui, j'attends.

Je vous donne la parole parce que je voudrais que vous réagissiez à ce que dit Marine Tondelier parce que c'est intéressant parce qu'elle prend le côté algérien. C'est-à-dire que moi, quand je l'entends, j'ai la pression quasiment d'entendre parler du gouvernement algérien. On l'écoute, c'était ce week-end sur RTL.

36:47
Invité

Je trouve que tout ça, c'est de la provocation. Ces influenceurs, oui, sont dans la provocation, c'est ce qui les caractérise, mais Bruno Retailleau aussi dans la provocation. Et ça, il faut le dire. C'est plus que de la provocation, c'est des appels à la haine. Oui, mais ce que fait M. Retailleau, c'est contraire à l'état de droit. D'expulser des gens dont un procès est prévu le 14 février, sans attendre leur procès, excusez-moi, c'est un symbole de l'extrême droite au pouvoir. Le droit international, par exemple, les relations entre États ont des règles aussi. Quand vous avez un ressortissant d'un pays que vous voulez le renvoyer dans son pays, ça se fait avec l'accord du pays.

Ce n'est pas des colis la redoute, les gens. Vous ne pouvez pas dire « Ah bah tiens, je l'envoie, retour à l'expéditeur. » Qu'est-ce que c'est que ça va faire ? On n'a pas de problème diplomatique avec l'Algérie aujourd'hui ? On a des problèmes diplomatiques avec l'Algérie et je pense ce que je pense du gouvernement algérien. Mais les relations internationales ont des règles. Il y a des règles de droit et il y a aussi des règles de droit dans les procès et dans les règles qui régissent aujourd'hui en France comment on peut renvoyer ou pas des personnes.

37:46
Présentateur

Quand vous entendez ça, Karim Maloum, comment vous régissez ? Quand on entend une dirigeante d'un parti politique et nulle de la République qui défend un pays étranger, il agit et il intervient contre son pays. Cette personne a appelé à la haine, à la violence des Français pour tuer des Français. Voilà. Une dirigeante politique française qui appelle à soutenir les propos parce que ce qu'elle vient de dire c'est ce que les autorités algériennes ont démontré. C'est ce que je disais en l'ensemble. C'est ce que je disais en l'ensemble. Je termine par contre. Je termine. Important. Aujourd'hui, il s'en semble 58 jours qu'un nombre de libertés à même qu'on est reconnés et qu'on est en prison.

Boalem Sansal est en prison en Algérie pour un droit d'opinion. Boalem Sansal c'est un nombre de libertés et que parce que l'Algérie l'a arrêté parce que c'est une dictature sa place il n'est pas en prison il doit être libéré. Tant que Boalem Sansal n'est pas libéré il y aura toujours une crise diplomatique entre l'Algérie et la France et il faut qu'il se soit une crise entre l'Algérie et l'Europe. Je vois M. Néhier qui fait la grimace en vous écoutant. Non mais c'est pas ça.

c'est que vous avez raison sur plein d'aspects et très probablement que ce monsieur qui fait des appels à la haine si la France estime qu'il ne doit pas rester en France elle aurait raison de le renvoyer dans son pays d'origine. Ça il n'y a pas de difficulté. Mais on se retrouve devant un cas qui est très important et qui je crois est au cœur à mon avis du débat qu'on a aujourd'hui. C'est que quand on se veut un état de droit qui veut lutter contre les personnes qui sont contre l'état de droit c'est l'honneur de la France de respecter cet état de droit. Et je crois que ce qu'elle dit aussi Mme Tondelier c'est ça.

C'est-à-dire qu'on ne peut pas se priver des règles de l'état de droit même si on a envie de... Mais il a été explicite dans le cadre de l'état de droit. Laissez-moi. Mais non, je n'ai pas été explicite. Je peux terminer ? Je peux terminer ou pas. C'est-à-dire que vous dites que vous êtes une contre-vérité. Vous dites qu'elle a été explicite en dehors de l'état de droit. Je peux terminer mon raisonnement. Non, le ministre de l'Intérieur le préfet peut expulser une personne quand il porte la tête à l'ordre public. Je vais terminer. Ça s'appelle l'état de droit, monsieur. Si vous me laissez terminer... Révisez vos chapitres et vos connaissances juridiques. M. Négeur.

Si vous me laissez terminer mon raisonnement, il se trouve que ce monsieur il va être jugé à la fin du mois de février en France. La logique habituelle, habituelle dans tous les cas... C'est logique. C'est pas un problème de droit. Non, mais si c'est un problème de droit parce que ça s'appelle la présomption d'innocence, qui vous dit que ce monsieur est absolument coupable ? Qui vous dit ce qu'il y a dans le dossier ? Mais vous les avez ! Vous avez accès aux... C'est ces vidéos. C'est ces vidéos. C'est ces vidéos. Mais non, mais attendez. Elles sont visibles. Non, mais attendez. Pour que quelqu'un soit déclaré coupable, il faut qu'il y ait un juge qui se prononce sur cette situation.

C'est pas vrai. C'est faux. C'est faux. C'est faux. La question du trouble à l'ordre... Non, mais laissez-moi juste finir parce que vous me dites que c'est juste de dire donc il aurait quand même été intéressant que cette personne puisse être jugée, qu'on aille au bout de son jugement, qu'on laisse la possibilité au juge judiciaire qui en a la possibilité de se prononcer éventuellement sur une interdiction du territoire français parce que c'est aussi l'objet d'une telle audience. C'est qu'on est en train de dire qu'il est en train d'alimenter et qu'il est en train d'alimenter. C'est qu'on est en train d'alimenter. Allez, je vais faire un alimenter. C'est qu'il est en train d'alimenter.

Marine Tandelier, elle incarne l'anti-France en fait. Plus la France est humiliée, plus la France est amulée, plus elle est amulée. Alors, vous avez lu le communiqué de l'ambassade d'Algérie. Oui, je l'ai lu dans le détail. Très intéressant, il justifie la décision en disant mais ce monsieur avait son titre de séjour qui venait d'être renouvelé pour 10 ans. Il était quasiment parfaitement asserré dans la société française. Il y a un petit problème, c'est que ce monsieur, il est rentré par deux fois illégalement en France. Il a été condamné pour des délits par le passé. Alors, je peux vous dire avec nous, il n'aurait jamais eu titre de séjour, mais zéro.

Et il a été renvoyé chez lui il y a 10, 15, 20 ans. Alors, justifier le fait que l'Algérie nous renvoie son ressortissant parce qu'il est inséré dans la société française... C'est ça, moi ? Moi, j'ai justifié ça ? Non, mais... Bah oui, mais... Non, non, c'est indirectement... Bah, ricochet ! Moi, la seule chose que j'ai dit directement, c'est que si vous ne voulez pas justement créer de polémique, vous respectez l'état de droit habitué. Mais il est respecté, monsieur ! Le Président peut ordonner... Mais non, il est respecté ! Dire à quelqu'un, vous comprenez l'absurdité, monsieur, on va vous juger dans deux semaines, mais on vous dégage.

Et comme ça, vous ne pouvez pas venir à votre jugement. Si tu fais un administratif... On vous déclare coupable avant même de savoir... Mais non, c'est une lutte de victoire si c'est pas une lutte de victoire. Deux secondes ! Très bien, très bien. Au-delà du fait que vous parliez d'humiliation, on en parlera un autre jour, ce monsieur a appelé au crime. Je ne dis pas à Mme Tondelier qu'elle se rappelle de Charlie, qu'elle se rappelle de Samuel Paty. C'est pas des gens, c'est 160 000 personnes qui le suivent sur TikTok. C'est un criminel en puissance. Il faut qu'il retourne dans son pays, excusez-moi de vous dire ça. Mais pourquoi pas en prison ? Mais non, il a...

Il est en train de lui dire... Attendez, attendez, attendez, tous les deux, personne n'entend rien. S'il vous plaît. Ludovic Thoreau, cette personne, par des vidéos, a dit qu'il fallait tuer des gens. D'accord ? Alors, il est en prison. Excusez-moi, mais il ne va pas en prison, il retourne dans son pays. Comme ça, il continue à le faire depuis là-bas. Mais là-bas, il n'en prend pas le problème. On en reparlera après la pause. On va faire la pause, et puis on en reparlera après, et on va vous montrer comment la télé algérienne parle de la France aussi. C'est intéressant, ça, c'est à voir. On fait la pause, la pub, le Cédu d'Info avec Sommeil à la midi, et on y revient juste après.

A tout de suite en direct. Une fois stérilisé, votre chat peut garder son poids idéal. Et ça se voit. Mais le fait qu'il puisse avoir des troubles urinaires ne se voit pas forcément. Ultima, chat stérilisé, aidez-le avec ceux qui se voient et ceux qui se voient moins. Pourquoi ce client du bistrot régent aime tant la fameuse sauce Charmelsia ? Eh bien, on pourrait lui demander. Peut-être parce qu'elle est onctueuse ? Parce qu'elle est montée au beurre au dernier moment ? Parce qu'elle est bonne, tout simplement.

43:41
Invité

Formule à 15,90 euros, midi et soir, tous les jours, dans toute la France.

43:46
Présentateur

Bistrot régent, le restaurant, tout simplement.

43:49
Invité

Oujancoura Mayotte sera levé à 15 heures en attendant les autorités craignent des pluies diluviennes. Conséquence, la population est invitée à rester confinée. Aucune victime n'a été recensée pour l'heure sur l'archipel, mais trois décès ont été annoncés sur l'île voisine de Madagascar. L'imam de la mosquée de Pessac, jugé ce lundi pour apologie du terrorisme, le prédicateur est accusé de publier depuis plusieurs années de nombreux textes visant à inciter à la haine ou à la discrimination envers les non-musulmans ou les juifs ou au rejet des valeurs de la République. Et puis, à la veille de sa déclaration de politique générale, François Béroux poursuit ses tractations.

Objectif, éviter la censure de la gauche sans froisser ses alliés de LR. Au cœur des discussions, la réforme des retraites, c'est dans ce cadre qu'il recevra les présidents des deux chambres du Parlement, Gérard Larcher et Yelbrun Pivé, dès 17h30 à Matignon.

44:52
Présentateur

– Sous-titrage Société Radio-Canada – Sous-titrage Société Radio-Canada – Bonjour à tous, merci d'être là. 11h34 sur CNews, merci d'être en direct avec tous. Ils sont même en train de s'engueuler pendant le CNews Info. – Non, non, on l'échange. – Et pendant la... – Oui, on l'échange entre amour et bienveillance. Je vous propose de regarder comment la télé algérienne parle de la France en ce moment. C'est Laurent Tessier qui est sur Europe 1 qui a regardé la télé algérienne pendant ce week-end et c'est très intéressant ce qu'il a vu et surtout ce qu'il a entendu. Écoutez, c'était ce matin sur Europe. – Comment les médias algériens parlent de la France en ce moment ?

Il y a par exemple la chaîne de télévision Canal Algérie. Le journal de samedi soir à 19h, la présentatrice lit le communiqué du ministère des Affaires étrangères.

45:39
Invité

– L'extrême droite française, revancharde et haineuse, mène actuellement une campagne de désinformation contre l'Algérie.

45:45
Présentateur

– La présentatrice ne lit pas un paragraphe, non, elle lit tout le communiqué de deux pages. La séquence dure à la télévision 2 minutes et 44 secondes. Dans la foulée, voilà ce qui est proposé dans le journal.

45:57
Invité

– Parlons à présent de l'une des pages les plus sombres et douloureuses du pays. On y trouve les crimes commis par la France coloniale en Algérie.

46:04
Présentateur

– À l'écran s'affichent ces mots. La colonisation française, un crime contre l'humanité, cette musique que vous entendez anxiogène, des photos de cadavres, ces mots qui défilent, massacre, crime, sauvagerie, génocide, barbarie, famine, destruction massive. Un sujet qui dure 5 minutes à la télévision algérienne et diffusé aussi hier soir. Une émission aussi sur cette chaîne d'information en continu avec des invités en plateau hebdo show Algérie. Il y a quelques sous-titres ce week-end. « Sur enchaire et escalade, la France attise les feux de la haine. Stigmatisation, désinformation, racisme et diabolisation. L'extrême droite et les médias français s'acharnent contre l'Algérie.

» – Karim Allou, ça vous surprend ? – Non, pas du tout. Mon collègue, un, s'étendre que la journaliste, il lit le communiqué, parce qu'il n'y a pas de liberté de la presse en Algérie. Mais c'est normal qu'il va lire le communiqué du ministre des Affaires étrangères. Je l'ai lu, j'ai écouté beaucoup d'émissions. Effectivement, 62 ans après, la France et l'Algérie n'arrivent pas à s'en sortir. Pour quelles raisons ? Parce que l'Algérie, depuis 62 ans, détient, développe un discours de haine envers la France. La France a mis 15 ans, 13 à 15 ans, pour avoir des relations avec l'Allemagne. On est passé à autre chose. On est un couple franco-allemand qui fonctionne bien.

Mais l'Algérie ne veut pas de la paix. Elle veut toujours alimenter cette haine qui répercute sur les franco-algériens qui vivent en France, sur l'immigration, etc. que la France, c'est l'ennemi. – Mais justement, quand on entend ce discours à la télé, parce que… – Parce que ça leur permet de terminer mon idée. – Non, non, mais justement, je suis dessus. Laurent Tessier l'a bien montré. C'est-à-dire que quand on entend ce discours en permanence sur la France, c'est des racistes, la France ne nous aime pas, la France nous a tués, la France nous a colonisés, il ne peut pas y avoir d'histoire d'amour entre la France et l'Algérie avec ce discours.

– Il ne peut pas y avoir une histoire d'amour entre les gens qui vous parlent de haine, de violence et les gens qui veulent développer une coopération. Je pense que cette crise, cette crise qui est entre l'Algérie et la France, ne date déjà depuis 62 ans. Ce n'est pas quelque chose de… Pour quelle raison ? Parce que pour des politiques intérieures, le pouvoir algérien alimente cette haine, le colonialisme, les morts, etc. et que les Algériens font dans le lien. – Alors, Philippe Allard, Philippe Allard veut vous poser une question. – Allez-y, allez-y.

– Comment vous expliquez qu'il y ait autant d'Algériens qui demandent des titres, des visas pour venir en France si notre pays est aussi repoussoir, répugnant pour eux ? – Parce que les Algériens, ils vivent dans des conditions difficiles. Il n'y a pas de démocratie, il n'y a pas de boulot. Ils vivent dans des conditions difficiles. Donc ils espèrent y aller en Europe, particulièrement. Ils venaient en France par à cause de l'histoire. – C'est le rêve européen. – Le rêve européen, tout simplement. Mais tout simplement, la question de l'immigration, c'est important. Tous ces gens-là qui arrivent, il faut un certain moment qu'on me dise les choses.

Il y a des gens qui arrivent, effectivement, ils nous aiment, ils nous adorent, ils aiment la France, ils aiment la langue française, mais il y a une bonne partie. Ils nous détestent aussi. Ils détestent nos libertés, ils détestent notre démocratie, ils détestent nos femmes, ils détestent nos valeurs. – Ils veulent venir en France. – Tout le problème est là, ils n'ont pas à venir. Ils n'ont pas à venir, il faut le dire. – Pourquoi ils veulent venir s'ils nous détestent ? C'est là, on a du mal à comprendre. – C'est une dictature qui va mal. Il y a à peine 25% des gens qui vont élire le président de la République. – Même pas.

– Ils se veulent élire à 120%, mais qui lisent un tout petit peu le dernier rapport d'Amnistie internationale. Liberté d'expression, atteinte aux libertés d'association, atteinte aux libertés de réunion pacifique, torture et atteinte aux libertés de religion. Hé, mettez ça aussi en place. Maintenant, s'ils font voir les images, est-ce qu'ils vont faire voir les 50 à 150 000 harkis qui ont été tués ? – Oui, mais en fait… – Non, mais… – Je ne sais pas si on peut repartir là-dessus. – Non, mais ce que je veux vous dire… – Non, mais c'est que… – Non, mais c'est que… – Oui, mais le problème, c'est qu'en faisant ça, ils vont attiser certains qui sont fragiles dans leur pays.

– Non, mais ça, je suis d'accord. – Bien sûr. – Et que si on ne répond pas, Jean-Marc, et si on dit « Ah, il faudrait peut-être faire quelque chose ». Mais il faut faire quelque chose. – Il faut répondre. – Ils nous ont dit que, soi-disant, il n'y avait pas d'attaque vis-à-vis de la France. Vous avez vu un peu ce qu'ils nous ont dit ? – C'est pour ça qu'il avait voulu vous le montrer. – C'est une attaque. – Exactement. – Et qu'est-ce qu'on répond, nous ? Alors peut-être qu'on va voir avec l'Europe pour descendre les droits de douane. C'est une blague ? Est-ce que c'est ça la réponse qu'on va avoir ? – Non, mais… – Alors on pourra peut-être parler des mesures pour effectivement que ça change.

Mais c'est intéressant, la télé algérienne, ce qu'elle disait. Elle parlait de « crime contre l'humanité ». Mais qui a employé ce terme ? C'est Emmanuel Macron, en 2017, quand il s'est rendu à Alger. Donc à la limite, pour la télé algérienne, c'est facile d'employer ce terme, puisque notre propre président l'a employé pour parler de ce qu'avait fait la France en Algérie pendant 100, 130 ou 140 ans. – C'est sûr qu'il y a des propos comme ça qui peuvent justifier d'autres propos. Mais l'atteinte aux libertés, elle est aujourd'hui présente. Même si eux, ils parlent du passé. Regardons ce qui se passe en Algérie, et vous le savez très bien. – Un mot mettre en guerre, et puis on parle…

– On ne peut pas contester qu'il y a une histoire qui est quand même très problématique avec l'Algérie depuis 200 ans. – On aurait dû la régler. – Et qui aurait été réglé. Je pense, espère avoir malentendu ce que vous vouliez dire en critiquant le fait qu'on ait utilisé le crime contre l'humanité pour ce qui en a été un. Je vous rappelle que la semaine dernière, quelqu'un est mort dont il a plus ou moins été reconnu, qu'il avait participé aux tortures qu'on lui a eu en Algérie. Et donc, si vous voulez, il ne faut pas non plus faire fi de l'histoire. Maintenant, vous avez absolument raison, depuis 70 ans, 62 ans, on aurait dû trouver les moyens de normaliser les relations.

C'est vrai qu'il y a une relation d'amour-haine entre deux peuples qui sont très proches, qui ont vécu ensemble, qui ont grandi ensemble, et qui aujourd'hui ont du mal à vivre ensemble. Mais attendez, ce que je voudrais dire, c'est qu'il ne faut pas non plus instrumentaliser la question de l'immigration avec l'Algérie de manière totalement malhonnête. C'est-à-dire que c'est normal qu'il y ait des gens d'autres pays qui veuillent venir en France, comme il y a un certain nombre de Français qui veulent aller en Algérie avec les accords de 1968.

Tous les Français qui, à un moment donné, décident, par exemple, d'aller vivre en Algérie parce qu'ils ont un intérêt économique, parce que c'est pour le travail, parce qu'il y a une tonne... Vous croyez qu'ils se permettent de dire ce que disent certains Algériens en France ? Vous croyez que les Français en Algérie se permettent de dire ça ? Je dis simplement qu'ils ne sont pas obligés d'adorer l'Algérie pour aller ailleurs. Mais en revanche, là où je suis absolument d'accord avec vous, c'est qu'il faut aussi prendre ce qu'est le régime algérien actuel pour ce qu'il est. Vous avez raison d'utiliser les mots que vous utilisez pour le décrire.

Et c'est toujours difficile pour un État de droit de discuter avec un État qui n'en est pas un. Mais c'est toujours aussi l'honneur de l'État de droit d'utiliser son État de droit et de le respecter, de le mettre en œuvre. Pour trouver sa carrière. Ensuite, au centre de séjour, on va parler des agriculteurs. N'utilisons pas les armes de l'ennemi quand ces armes sont corrompues. C'est une dictature... Vous en avez pu rajouter corrompue d'ailleurs. C'est une dictature complètement corrompue. Je vais juste répondre pour bien préciser ce que j'ai dit. C'est Emmanuel Macron qui a adjet à parler de crimes contre l'humanité en parlant de la présence contre l'État de droit.

C'est la réalité historique. Non mais attendez. Il ne peut pas dire en même temps Emmanuel Macron, le pouvoir algérien, ce qui est vrai d'ailleurs pour le coup, vit sur cette rente mémorielle. C'est le en même temps. Mais qui parfois est un vrai poison. On aura l'occasion d'y revenir. Il y a ce du char qui a froid à Matignon. On va aller la voir. C'est historien. Arrêtez de ce franchement de historien. Pourquoi on parle de Matignon ? Parce que les agriculteurs, les principaux syndicats d'agriculteurs sont reçus à Matignon. Elodie Huchard est sur place. Bonjour. Elodie, comment ça se passe ces réunions à Matignon ?

53:18
Invité

Alors écoutez, Jean-Marc, on a déjà pu entendre Arnaud Rousseau de la FNSEA et le président des jeunes agriculteurs qui disent tous les deux qu'ils ont trouvé un Premier ministre à l'écoute. Alors, ils ont un certain nombre de conditions qu'ils ont mises sur la table. Et d'ailleurs, depuis un an, Arnaud Rousseau rappelait qu'il y a un an précisément, il était déjà devant le perron de Matignon. Il y a deux choses évidemment qu'ils mettent en avant. D'abord, la question du budget qui est primordiale pour les agriculteurs. Ils veulent 450 millions d'euros pour l'agriculture.

Et puis, l'autre volet, évidemment, tout aussi important, c'est le volet législatif avec un point d'étape, nous disent-ils, qui sera le salon de l'agriculture. Il se tiendra dans six semaines. D'ici là, évidemment, ils se doutent bien que toutes les lois qu'ils veulent ne seront pas forcément votées. Mais ils auront déjà une idée de savoir si oui ou non leur budget a été respecté et si le travail parlementaire a commencé. C'est Arnaud Rousseau qui nous disait que les agriculteurs n'en peuvent plus. Ça fait plus d'un an maintenant qu'ils attendent des réponses à coups de dissolution et de censure qui leur ont fait perdre énormément de temps.

Et puis, en ce qui concerne Arnaud Rousseau comme les jeunes agriculteurs, pour l'instant, ils n'appellent pas à la mobilisation. Ils préfèrent être dans la discussion, disent-ils. Et au moment où je vous parle, c'est la coordination rurale qui est reçue par François Bayrou. Ça sera ensuite autour de la Confédération Paysanne.

54:24
Présentateur

C'est intéressant, justement, la coordination rurale parce que c'est parmi les plus durs, en fait, dans ce conflit. Donc, c'est intéressant de savoir dans quel état d'esprit ils vont ressortir.

54:36
Invité

Oui, effectivement, parce qu'on a vu d'abord finalement les syndicats les plus faciles, si j'ose dire, à gérer pour François Bayrou, ceux qui ont été le moins dans les manifestations, qui ont appelé à manifester uniquement, si j'ose dire, il y a un an, au plus fort de la crise. D'ailleurs, Arnaud Rousseau a adressé quelques critiques sans les citer, mais à la coordination rurale en disant, par exemple, que lui n'était pas partisan des happening ou de la manifestation permanente. On sait que la coordination rurale déjà s'était agacée et s'était immobilisée parce qu'ils estimaient que cette réunion avec le Premier ministre arrivait trop tardivement.

On attend d'ici quelques minutes, Jean-Marc, qu'ils sortent de Matignon pour nous dire est-ce qu'eux aussi ont trouvé le Premier ministre à l'écoute et est-ce qu'ils sont satisfaits de ce qu'ils ont entendu ou pas.

55:13
Présentateur

Merci beaucoup. On va surveiller ça avec attention. Ludovic Thoreau. On va attendre parce qu'il demande à l'argent dans une loi de finances où on va tout diminuer. La seule chose qu'il faut faire pour nos agriculteurs, c'est tout simplement qu'on leur applique les mêmes conditions qu'on donne aux autres pays qui importent chez nous. C'est ça le truc. Tant qu'on sera aussi dur chez nous et aussi mou à l'extérieur avec ce qu'on signe Mercantour et tout ça, c'est mort pour nos agriculteurs. Donc tout le monde se met le même truc mais pas seulement la France. Ne demandons pas des efforts à nos agriculteurs qui sont à l'abandon qui se suicident.

Vous le savez Jean-Marc pratiquement tous les jours. Donc maintenant pour l'agriculture, nous sommes comme les autres et pas différents. Un tiers des produits c'est un rapport sénatorial qui a un an et demi qui nous l'apprenait et qui est des produits du Rassemblement National un tiers des produits agricoles transformés ou non transformés importés en France nos agriculteurs ne peuvent pas les produire. N'empêche qu'on les retrouve dans nos assiettes. Là ce qui se passe à Matignon c'est en quelque sorte le conjoncturel. On parle du budget et d'ailleurs le gouvernement a menti là parce que Mme Génévar en début d'année a dit pas de problème et c'est tant mieux d'ailleurs.

Toutes les mesures ils nous ont dit ça va être bloqué tout ce qui est fiscalité tout ce qui est calcul le GNR le gasoil non routier non pas du tout c'est rentré et tant mieux c'est rentré en application donc ils ont menti aux agriculteurs et vous avez ça c'est pour le conjoncturel les mesures pour l'agriculture seront reprises à la fois dans le budget et dans un projet de loi d'orientation agricole on verra ce qu'il y a dedans on est prêt à le voter et puis vous avez raison c'est le structurel c'est ces accords de libre-échange qui plantent notre agriculture depuis des dizaines d'années il est là le problème donc comme M.

Rousseau nous dit qu'il cogère avec la FNSEA depuis des dizaines d'années l'agriculture française on a besoin de ces 450 millions oui c'est vrai mais c'est pas suffisant c'est pas ça qui va aller sortir du marasme on continue à les trahir à les planter à Bruxelles alors on les caresse dans le dos à Matignon et puis arrivé à Bruxelles on les plante on va voir ce qu'a dit la coordination de loi on attend qu'ils sortent de Matignon et ça va être intéressant de voir ça et l'autre dossier chaud pour le gouvernement c'est la réforme des retraites on se demande comment François Bayrou va réussir à s'en sortir bonjour Thomas Bonnet journaliste politique à CNews cette réforme des retraites c'est stop ou encore ?

c'est toute la question en tout cas je peux vous dire que ça discute en coulisses depuis maintenant plusieurs jours à Bercy à Matignon en gros François Bayrou il essaye d'avoir l'assurance que le parti socialiste ne vote pas une éventuelle motion de censure et pour ça il veut leur donner des gages sur la réforme des retraites alors quelle forme ça va prendre quel mot même va-t-il employer demain dans sa déclaration de politique générale est-ce qu'il va parler de suspension de décalage d'abrocation et bien évidemment on n'en sait rien pour l'instant en tout cas c'est sûr qu'il va vouloir donner des gages au parti socialiste pour tenter d'avoir une forme de pacte de non-agression mais ce que François Bayrou peut gagner éventuellement sur sa gauche il peut le risquer de le perdre sur sa droite et on a vu ce week-end Laurent Wauquiez Gérard Larcher ou encore même Gérald Bermanin dire non il ne faut pas toucher à la réforme des retraites et c'est vrai que le signal envoyé serait quand même particulier François Bayrou il parle de la dette depuis des années l'état des finances publiques on sait que c'est un peu ça marotte à François Bayrou revenir sur la réforme des retraites pourquoi pas abaisser l'âge de départ revenir à 62 ans comme c'était prévu avant la réforme le signal envoyé serait particulier au moment où on va demander aux français de faire des économies il va falloir donc financer un éventuel recul sur la réforme des retraites et là évidemment c'est là où ça se complique quelle solution pourrait apporter soit le parti socialiste soit le bloc central pour permettre de revenir sur la réforme des retraites c'est une question et puis d'un point de vue un peu plus anecdotique imaginez quand même qu'Elisabeth Borne qui est actuellement ministre de l'éducation nationale qui a été première ministre en charge de la réforme des retraites qui a utilisé le 49-3 elle pourrait voir sa mesure sa réforme détricotée par l'actuel gouvernement tout ça est assez particulier il faut bien le reconnaître Thomas moi ce qui m'intrigue quand je vous écoute quand même c'est que j'ai le sentiment que François Bayrou dans cette histoire de réforme des retraites il n'est pas du tout sur une idée stratégique sa seule stratégie c'est comment sauver ma peau j'ai un peu l'impression que c'est ça quand je vous entends c'est presque personnel en fait en fait la consigne qui lui a été donnée par le président de la république c'est de ne plus dépendre exclusivement du rassemblement national donc de ce point de vue là on peut dire qu'il suit la feuille de route de l'Elysée il cherche d'autres voies de passage ça peut passer par le parti socialiste mais c'est vrai que ça va plutôt à l'encontre du discours qui consiste à dire qu'il faut faire attention aux finances publiques s'attaquer à la dette c'est ça que nous disait François Bayrou depuis des années la réforme des retraites revenir sur la réforme des retraites ça ne va pas dans ce sens là mais en effet Jean-Marc vous avez raison demain François Bayrou à l'Assemblée nationale c'est en quelque sorte un entretien d'embauche il a envie de rester à Matignon plus longtemps que ce que certains lui prédivent plus longtemps que Michel Barnier et si pour ça il faut faire des concessions y compris sur la réforme des retraites on a l'impression que ça ne pose pas vraiment de problème Merci beaucoup Thomas Bonnet Philippe Allard c'est votre faute tout ça en fait Non mais c'est un tripatouillage je ne sais pas franchement les français doivent être un peu dégoûtés parce qu'on sait très bien les sondages après sondage montraient que cette réforme les français n'en voulaient pas et puis de toute façon le corps conseil d'orientation d'un terrain ça ne suffit pas donc de toute façon elle est complètement inopérante non mais on l'a compris c'est pour s'attirer les bonnes grâces du parti socialiste pour rester en place et pour que je reste en place je ne comprends rien à ce qui se passe c'est pas son problème je s'en fous son seul problème c'est comment je reste en place je ne sais pas si vous avez lu un petit peu tous les échanges qui existent en ce moment autour de ces entre François Bayrou et les partenaires sociaux on n'y comprend rien voilà merci beaucoup