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DébatPublic Sénat (sur YouTube)· 22 mai 2026 26 minContradictoireFond programmatiqueAgriculture & alimentationÉconomie & entreprisesEnvironnement & énergieTravail & emploi

Loi agricole : un texte qui répond aux besoins des agriculteurs ?

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 40 %Attaque 40 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 90 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 2:30OuverteRéponse partielle

    Ce projet de loi répond-il aux besoins des agriculteurs ?

  • 3:30OuverteRéponse directe

    Le gouvernement facilite-t-il l'installation d'élevages intensifs ?

  • 4:30RelanceÉludée

    Les mégabassines sont-elles une solution pour l'eau ?

  • 5:30FerméeRéponse directe

    L'amendement sur les pesticides importés est-il conforme au droit européen ?

  • 6:30OuverteRéponse directe

    Ce texte est-il nécessaire selon vous ?

  • 7:30RelanceRéponse directe

    Favorise-t-il une minorité d'agriculteurs intensifs ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 4:00Benoît BitauFait
    « Ce texte ne répond absolument pas à ce que demande le monde agricole. »
  • 4:20Benoît BitauChiffre
    « On est sur un texte qui s'adresse à une frange extrêmement faible du monde agricole, les 6 % d'irrigants. »
  • 6:00Dario BorgognFait
    « Ce que nous proposons c'est sont interdits à l'importation les denrées agricoles toutes denrées traitées avec des substances interdites en France. »
  • 9:00Henri CabanelFait
    « Il n'y aura pas d'agriculture sans eau. »
  • 15:00Clémentine LouiseChiffre
    « 30 % des industries agroalimentaires sont déficitaires. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Bonjour à tous. Très heureuse de vous retrouver pour ce nouveau numéro de Parlement HBDO, l'émission qui vous fait vivre [musique] les temps forts de la semaine au Parlement. Et comme chaque semaine, nous vous proposons un débat entre un député et un sénateur.

Cette semaine, nous accueillons Benoît Bitau. [musique] Bonjour. Bravo !

Vous êtes député écologiste de Charante Maritime et agriculteur bio et face à vous cette semaine Henri Cabanel. Bonjour. Bonjour.

Vous êtes sénateur de l'héros, membre du groupe RDSE au Sénat. Le groupe RDSE, c'est le groupe radical et je précise que vous avez également été agriculteur viticulteur engagé dans le bio. Au programme aujourd'hui la loi d'urgence agricole.

Les députés ont commencé [musique] l'examen de ce texte. Le troisème sur l'agriculture en 3 ans. L'eau, la taille des élevages, le [musique] contrôle des produits importés.

Les sujets sont multiples et inflammables. Et en deuxème [musique] partie, les marges dans la grande distribution. Les supermarchés font-ils trop de profit au détriment des agriculteurs qui ont du mal à s'en sortir ?

Le Sénat avait lancé une commission d'enquête. Le rapport [musique] vient de sortir. Mais d'abord, le projet de loi d'urgence agricole débattu cette semaine à l'Assemblée nationale.

Dario Borgogn. Elle était attendue depuis la colère des agriculteurs de l'hiver dernier. La loi d'urgence agricole arrive enfin dans l'hémicycle présentée comme celle de la réconciliation avec le monde rural.

Une réconciliation appelée de leur vœux par les agriculteurs jusqu'aux portes même de cette assemblée. Leur message était clair. Pour continuer à nourrir les Français dans de bonnes conditions, nous avons besoin d'eau, de moyens de production et de protection.

Tout un programme décliné en 23 articles et les points de désaccord sont nombreux, notamment sur le modèle d'élevage. Le gouvernement pourrait être autorisé à faciliter l'installation d'exploitation intensive comme les poulaillers géants. Quelle agriculture voulons-nous soutenir ?

Une agriculture où des animaux passent toute leur vie enfermé sur du béton sans jamais voir l'extérieur ou une agriculture plus résiliente, plus autonome, ancrée dans les territoires ? Autre point sensible, la question de l'eau. Un/art des 2227 amendements déposés porte sur ce sujet.

La loi prévoit de simplifier les procédures pour créer des stockages et notamment des mégabassines critiquées [musique] pour leurs effets sur l'environnement. Le stockage serait un remède magique. Cette solution n'en est pas une.

La question de stockage, elle va devoir faire partie de nos politiques d'adaptation au réchauffement climatique. Qu'on le veuille ou qu'on ne le veuille pas. Sur les pesticides, un amendement des insoumis a été adopté contre la volonté du gouvernement.

Ce que nous proposons c'est sont interdits à l'importation les denrées agricoles toutes denrées traitées avec des substances interdites en France. Oui. Et bien ça paraît du bon sens total.

Vous allez créer une forme de faux espoir auprès des consommateurs. Elle n'est pas conforme aux droits européens. Les débats doivent s'étaler sur 2 semaines avant un vote solennel prévu le 2 juin.

Benoît Bito, ce projet de loi il était attendu par certains syndicats agricoles qui ont relayé la colère des agriculteurs à l'hiver dernier. Ça veut dire que ce texte, il est nécessaire. Alors ce texte, il est nécessaire si on parle de du du fait que effectivement il y a une colère du monde agricole, que des agriculteurs sont à l'os économiquement.

Donc on va être d'accord sur le constat, sur l'état des lieux, sur le diagnostic. Sauf que ce texte ne répond absolument pas à ce que demande le monde agricole. C'est exactement le même sujet que le projet de loi du plomb.

C'est-à-dire que euh on est sur un texte qui s'adresse à une frange extrêmement faible du monde agricole, les 6 % d'irrigants, parce que c'est que 6 % des agriculteurs qui ont accès à l'eau d'irrigation, pour qui on va engager beaucoup d'argent public pour faire des mégabassines et continuer la fuite en avant sans jamais répondre à une vraie problématique de de gestion de l'eau cohérente. Et donc là, on est encore sur une franche du monde agricole extrêmement restreint sur les 3 % 3 % d'éleveurs qui sont concernés par les installations classées pour la protection de l'environnement. Et donc euh les 97 autres % arrivent à faire de l'élevage sans euh euh être contraints par euh les les les normes ICPE.

Donc on est sur un texte qui s'adresse à cette frange de de l'agriculture industrielle euh mais en aucun cas euh répond euh aux difficultés du monde agricole. Et on a le même sujet que quand on parle de la politique agricole commune. On a 80 % de l'enveloppe qui est captée par 20 % des agriculteurs.

Ça veut dire que 80 % des agriculteurs se contentent des 20 % de miettes qu'uront que l'auront laissé les gros agriculteurs. Et on s'étonne qu'il y ait des difficultés de revenus. C'est pas en s'attaquant aux normes qu'on va régler le problème de revenu pour le monde agricole.

Henrique Cabanel, à quoi va servir cette 3è loi en 3 ans sur l'agriculture ? Et ça sera une loi de plus. Alors effectivement euh on doit en débattre mais moi ce que je regrette c'est euh l'accumulation et la succession des lois euh les unes après les autres qui viennent euh après des crises ou pendant des crises.

Donc on répond à la crise et je crois que ce qui nous manque avant tout c'est de ne pas se précipiter comme on le fait chaque fois après une crise, c'est de prendre un petit peu de hauteur. Donc celle-ci elle est inutile ? elle est pas inutile parce que c'est une demande mais on répond euh précisément à une demande précise.

Alors que l'agriculture doit répondre donc à une véritable stratégie où l'on doit effectivement euh dénommer les enjeux euh et construire une véritable stratégie et une véritable politique à moyen et long terme sur l'agriculture. Les agriculteurs ont besoin de visibilité et là on répond toujours à une crise. On est dans la réaction.

On est dans la réaction et c'est et c'est il y a rien de pire pour le législateur que de répondre et de ne pas penser sur le fond à moyen et long terme. Est-ce que c'est un texte qui favorise une minorité d'agriculteurs engagés dans une agriculture intensive comme le dit Benoît Bito ? Fait moi je je ne le pense pas.

Moi euh d'abord euh je pars du principe que on ne doit pas opposer les agricultures, qu'elles soient conventionnelles, durable et cetera. Euh dans ce cadre-là, euh nous avons une agriculture quand même qui est reconnue en terme donc de sécurité, de santé et environnementale comme la meilleure agriculture au monde par rapport donc à notre pays agricole. Moi je moi c'est ma position mais ce que je défends c'est que aujourd'hui qu'on le veuille ou pas nos agriculteurs diminue euh notre compétitivité diminue et chaque jour chaque jour il y a 27 fermes qui mettent la clé sous la porte.

On peut on peut donc aujourd'hui qu'est-ce qu'on doit faire et comment doit-on réagir les agriculteurs les agriculteurs français euh n'ont absolument pas peur de la compétitivité. parce que on fait un métier comme ça. Donc voilà, ce qu'il demande c'est travailler avec les mêmes règles au moins que leur partenaire européen, ce qui n'est pas le cas.

Et cette loi vient amener effectivement le fait que on puisse avoir les mêmes règles qui nous permettent donc d'être un petit peu plus compétitif par rapport donc à d'autres pays agricoles européens. Mais le constat, on peut on peut le partager. C'est-à-dire qu'effectivement, il y a plus d'agriculteurs qui s'installent, il y a des difficultés de revenus.

Sauf que c'est la conséquence de quoi ? C'est la conséquence des politiques successives qu'on a mis en place depuis des décennies. Et c'est pas nous, les écologistes par exemple qui sommes à l'origine de la difficulté d'installation d'agriculteurs.

On n jamais été au pouvoir sur les sujets agricoles, ni à Bruxelles ni en France. C'est c'est précisément les politiques publiques qui ont été imaginées avec la FNSEA qui murmure à l'oreille des ministres de l'agriculture successif et qui ont dicté les politiques publiques qui ont mis l'agriculture dans la situation où aller aujourd'hui avec 50 % des agriculteurs qui vont partir à la retraite et personne pour le renouveler avec aucune visibilité sur le revenu, aucune visibilité sur les projets pour pour les agriculteurs. Et donc en vérité toutes les tous les ingrédients manquent pour un renouvellement des générations, pour créer de l'attractivité.

Et ce qu'on voudrait faire avec cette loi, c'est remettre en celle les solutions qui ont qui ont mis en place qui ont été mises en place et qui ont conduit l'agriculture dans laquelle on est. Einstein disait c'est pas avec ceux qui sont à l'origine du problème qu'on va trouver la solution et c'est ce qu'on voudrait faire avec ce projet de alors l'un des points sensibles de ce débat c'est la question de l'eau au l'eau qui se fait de plus en plus rare dans notre pays en Cabanel ce projet de loi il facilite le stockage de l'eau pour les agriculteurs. Est-ce que vous êtes favorable à ce type de disposition ou est-ce que vous dites comme les détracteurs de ce texte que c'est un texte qui favorise les mégabassines et l'accaparement de la ressource en eau ? ce dont je viens d'évoquer par rapport à un peu de prise de hauteur et les enjeux les enjeux principaux sont le changement climatique et l'adaptation de notre agriculture au changement climatique.

Ben le changement climatique, il y a de de des périodes de plus en plus sèches. Chez moi, dans le département de l'héro, on connaît ça. Dans les chez nos voisins, les PO encore plus.

Donc il n'y aura pas d'agriculture sans eau. Mais pour quelle agriculture ? C'est là qu'il faut se poser la question.

Et aujourd'hui, et en tout cas, moi je l'ai dit plusieurs fois et j'apporterai un amendement s'il a pas s'il a pas été déposé ici à l'Assemblée nationale, moi je suis pour l'utilisation d'une eau raisonnablement pour pouvoir survivre par rapport à au à l'agriculture d'un d'un territoire. Mais attention, il faut que ça soit conditionné. Il faut plus amener de l'argent sans que en retour il y ait pas quelque chose.

Là, vous êtes d'accord. Et et dans ce cadre-là, dans ce cadrel, il sont quand même des réserves, des bassines. Dans ce cadre-là, dans ce cadre-là, on sait très bien que là, on vient de connaître nous un hyper un hiver très vieux où il y a des millions de mètres cubes qui sont partis à la mer.

On peut effectivement arriver à trouver en sorte de pouvoir arriver à stocker ces ces taux pour permettre dans des périodes plus sèches de la réutiliser. À une condition, moi en tout cas j'y tiens, à une condition, c'est que on oblige euh quelque part euh l'agriculteur qui va demander de l'eau de restructurer son sol parce qu'on a un gros problème de déstructuration des sols. Parce qu'amener de l'eau dans du sable, ben ça amènera rien du tout.

C'est marrant ce que vient de dire monsieur Cabanel parce que moi je suis agriculteur sur une commune qui s'appelle Sablonceau. Je l'ai pas volé hein. Quand vous balader chez moi, vous savez que le sable il est pas loin.

C'est pas par hasard que s'appelle Sabonceau. Et donc je je peux je ne peux que valider. Mais en vérité moi j'ai un vrai problème et ça nous a été répété je ne sais combien de fois hier puisque c'était le grand la grande journée du débat sur le stockage de l'eau hier à l'Assemblée nationale.

Il n'y a pas d'agriculture sans irrigation. Aujourd'hui, il y a seulement 6 % des agriculteurs qui ont accès à l'eau d'irrigation. Je trouve ça proprement insultant.

Mais avec le réchauffement climatique, certains agriculteurs disent il va falloir de plus en plus stocker l'eau. On va on va on va y venir. Et et donc il pour le moment pour le moment dans ce texte de loi, on ne ça a été un de mes combats d'illeurs dans la journée, on ne remet pas en cause les références historiques et donc ça veut dire qu'on est en train de créer du stockage de l'eau pour continuer de garder l'eau dans une chasse gardée de ces 6 % d'agriculteurs qui ont accès à l'eau parce que il y a 10 ans, il y a 20 ans, il y a peut-être 30 ans, ils ont planté le bâton là en disant là j'ai fait un forage, là j'ai tant de volume et maintenant je veux disposer de ces volumes.

Et comme effectivement on est dans un phénomène de dérèglement climatique et bien ces volumes sont difficilement accessibles et donc on veut les mettre dans des mégabas mais à aucun moment ces mégabassines n'ouvrent la porte à de l'eau pour des nouveaux entrants en agriculture. Donc on est en train de sanctuariser pour une partie de la population agricole des volumes d'eau. Je veux juste terminer parce que ce que vous disiez ce le dérèglement climatique, il y a le dérèglement climatique mais il y a aussi ce qu'on a fait sur les territoires depuis 60 ans.

Qui a arraché les qui a arraché les armes ? qui a rectifié les cours d'eau pour que ce soit des autoroutes de l'eau qui d'ailleurs au bout du bout crée des inondations parce que chez vous on a les extrême des phénomènes de sécheresse. Vous parliez de l'aude ou de des Pyrénées orientales et puis de temps en temps des phénomènes d'inondation incroyables.

C'est bien la le le symbole d'un d'un territoire qui a été mal aménagé. Et bien si on veut réussir le stockage de l'eau parce que c'est pas aussi maniqué que veut le dire madame Jeun Vert. Il y a pas des anti-hirrigations, des antistoages.

Moi, je suis là pour euh témoigner dans mon parcours politique. J'ai écrit des documents qui montrent à quel point le stockage peut être important. Mais il faut passer par des préalables.

Ça mérite d'être terminé la démonstration. Il faut passer par les préalables du réaménagement du territoire. C'est-à-dire que si on veut avoir de l'eau pour les mettre dans le stockage, il va falloir reméndraer les cours d'ouvre, replanter les arbres, recréer les zones de cru de des pendages de cru parce que quand l'eau va être importante et ça va être d'autant plus vrai sur fond de dérèglement climatique, il va falloir l'accueillir, la ralentir, la retenir pour pouvoir en disposer ensuite pour les mettre dans les dans les dans les étag la question des pesticides également dans ce débat puisque Henric Banel, vous êtes cosignataire de la proposition de loi du plomb 2 qui prévoit d'autoriser par dérogation l'utilisation de néonicotinoïde notamment l'acétamite pour certaines cultures.

Cette loi du plomb, il y a eu un grand débat l'année dernière et la droite et l'extrême droite dans ce texte à l'Assemblée ont voulu réintroduire ses dispositions par voie d'amendement. Cela a été déclaré irrecevable par l'Assemblée nationale. Pas de débat à l'Assemblée de nouveau sur ces questions.

Vous le regrettez ? Est-ce que vous dites "On va essayer de réintroduire cette loi du plomb au Sénat lors de l'examen de ce texte agricole Mais comme je pense que je ne doute pas un seul instant que mon collègue Duplomb user de tous les moyens pour la réintroduire dans ce projet de loi. Mais là aussi, je pense que il faut arrêter la démagogie.

Aujourd'hui, je je l'ai dit tout à l'heure, on doit pas opposer les agricultures, mais il faut faire un constat. ce qu'on n'est pas capable de produire en France, on l'importe hein. Et si aujourd'hui j'ai été cosignataire de cette proposition de loi, je n'étais j'étais en total opposition quand monsieur Duplon a fait son premier texte.

Totalement en opposition parce que il voulait se séparer de l'enesse, il voulait réintroduire dans toute sa généralité là, c'est cetera. Moi, j'étais il y avait des lignes rouges qu'il ne fallait pas fréchir. On est revenu petit à petit sur ce texte-là.

Je reste dans les convictions qui sont les miennes euh opposé à la surtransposition donc des règles européennes. Çaen est une. J'ai voté la loi en 2018 concernant l'arrêt des nom côé et je regrette et et et pour ce texte là comme pour les autres qu'on ne prenne pas suffisamment de temps pour étudier les et et faire des études d'impact dignes de ce nom parce qu'on se sera perçu effectivement quelques années plus tard qu'il y a des filières qu'ils sont donc exemptes de de produits parce qu'ils n'ont pas de produits de substitution et qui sont en train donc de disparaître pour autant notamment la noisette, on continuera à consommer du Nutella et à importer les noisettes qui sont traitées par la cétamide parce que chacun son rôle et aujourd'hui la loi a enlevé les les néonicotidnoïdes et notamment la cétamipride mais l'encè qui est association sanitaire qui régule donc la santé elle elle ne l'a pas levé pas plus que l'fra donc ça c'est l'agence sanitaire européenne la réaction de Benoabito sur cette question moi j'ai pas envie de mettre dans la balance et d'opposer euh la capacité à produire et la santé publique.

Moi, je viens d'une circonscription où il y a six fois plus de cancer pédiatrique que partout ailleurs en France. Et où le lien entre l' la charante maritime, la pleine et où le lien entre l'utilisation des pesticides et ses cancers pédiatriques est aujourd'hui de plus en plus démontré ? Moi, j'invite tous ces gens qui nous disent, on a besoin de ces pesticides pour faire de l'agriculture à venir à ma permanence et rencontrer les parents de ces gamins qui vont en chimiothérapie, de rencontrer ses parents pour certains d'entre eux qui les ont conduits dans leur dernière demeure et leur dire non mais écoutez mesdames et messieurs, on peut pas faire autrement.

On a besoin de pesticide pour parler d'économie agricole. Et bien moi ça je sais pas faire. et j'ai invité madame Jeunevar à venir le faire avec moi, la ministre de l'agriculture.

J'attends toujours qu'elle vienne rencontrer ses parents. Six fois plus de cancer pédiatrique que partout ailleurs en France. Et on voudrait nous parler d'économie.

Sauf que quand on y regarde de près et là je reprends ma casquette d'agronome quand moi je vais rencontrer les agriculteurs qui n'utilisent plus d' cette ami pris chez les producteurs nois chez les producteurs de betterve et bien ils me disent on a trouvé des solutions à toujours n'aller voir que ceux qui utilisent des pesticides. On va avoir toujours un discours qui nous dit on ne sait pas faire autrement et ne supprimez pas les pesticides si tu on a pas de solution. Et bien moi j'ai une solution qui existe depuis longtemps.

Ça s'appelle la grenomie. Moins on utilise de pesticides, moins on en a besoin et plus on en utilise, plus on en a besoin. On a bien compris.

On va passer au second thème de cette émission. On va parler donc du revenu des agriculteurs. Alors que la commission d'enquête du Sénat sur les marges a réalisé un rapport sur la grande distribution et ses fournisseurs.

Elle l'a publié ce jeudi. Les sénateurs dénoncent des pratiques commerciales des supermarchés. Écoutez euh les détails de ce rapport avec Clémentine Louise.

C'est une guerre silencieuse mais douloureuse pour vos économies, celle des prix. Sur les 1,85 € que coûtent ces œufs de poule élevé en plein air, savez-vous quelle est la part que touchera l'éleveur ? Selon le rapport de la commission d'enquête, les éleveurs toucheraient moins de 5 % du prix, soit 0,08 centimes d'euros.

L'industriel touche quant à lui 32 centimes et le distributeur 1,44 €. La répartition de la valeur serait donc très déséquilibré au profit de la grande distribution. Nous avons effectivement des marges qui sont captées par la grande distribution et qu'il y a un transfert de marge des industriels vers la grande distribution.

Avant, nous avions effectivement des marges plus importantes dans l'industrie agroalimentaire. ça n'est plus le cas aujourd'hui et qu'il faut faire attention parce que cela met en danger nos industriels agroalimentaires. Le rapport montre que 30 % des industries agroalimentaires sont déficitaires et donc en danger.

La commission pointe également la brutalité des négociations commerciales. Les distributeurs recourent volontiers à l'intimidation et la contrainte envers les industriels. Face à ces conclusions, le PDG de Carrefour se dit estomaqué.

Ces conclusions, elles sont à la fois irrespectueuses de notre métier. Toutes les caricatures sont grottes. Deuxièmement, elle montre à chaque fois une tendance du législateur ou en tout cas de certain nombre de parlementaires.

Il y a une volonté dans ce pays de tout administrer, de tout rigidifier, de tout contrôler, de tout encer, de tout plafonner. La commission montre également que démarges beaucoup plus importantes sont pratiquées sur des produits sains comme les fruits et les légumes. Les produits trop gras, trop sucrés sont quant à eux beaucoup moins margés.

Au terme de 6 mois d'enquête, la commission suggère entre autres de publier chaque année la comparaison entre l'évolution des prix en magasin et celle des tarifs négociés avec les fournisseurs et d'instaurer en grande surface un affichage obligatoire des marges. Henri Cabanel, vous avez entendu le PDG de Carrefour qui accuse les sénateurs d'avoir rendu un rapport grotesque et qui d'avoir la volonté de tout administrer. Qu'est-ce que vous répondez ?

D'abord, je tiens à saluer l'excellent travail de mes collègues, donc Antonette Gull et Anne Catherine Loisier. Euh, elles ont pris du temps, 6 mois de travail, elles ont auditionné presque 200 euh personnes. Euh et euh aujourd'hui euh les chiffres sont parlants.

Alors, on peut entendre ce que dit monsieur Bompard. ilen demeure pas moins que euh sur euh euh 400 euh agriculteurs, euh 26 euh euh euh industries et trois groupements donc d'achat dont fait partie euh monsieur Bonpard. Là, il y a une équité donc visible qui met en en défaut les capacités de négociation des uns et des autres.

Et ce que on a pu retenir dans les auditions et le travail qu'ont mené mes deux collègues, c'est la peur, l'attente de tous ceux qui venaient être auditionnés par justement la grande distribution. Donc, je pense qu'elles l'ont dénoncé, elles ont eu raison. La problématique de tout ça quand même, ça part de 2008 avec la création de la LME qui a permis justement la loi de modernisation économique en 2008 qui a permis effectivement le regroupement de ces distributeurs pour pouvoir négocier avec leur fournisseurs en centrale de chat française européenne.

Nous avons essayé au Parlement donc euh de cadrer tout ça à travers donc les différentes lois, notamment les lois égalimes qui se sont succédé. Mais force de constater que la loi ne peut pas tout et qu'à un moment donné euh il y a euh un sentiment de malhonnêteté de certains par rapport au partage de la valeur qui a été démontrée avec le travail qui qui vient d'être fait. Benoît Bito, ce rapport, il dénonce l'agressivité commerciale de la grande distribution dans les négociations pour faire baisser les prix, mais au final cela se fait au bénéfice du consommateur.

C'est pour le pouvoir d'achat. Alors oui oui, ça peut être la la l'approche. Moi, je voulais d'abord comme mon collègue saluer le travail des deux sénatrices et en particulier Antoine Gul qui est celle aussi qui avait levé le scandale des de des eaux de vitel et tout ça.

Donc voilà, Nesley hein Nesley Waters et compagnie. Donc c'est c'est plutôt quelqu'un qui qui lance l'alerte sur ces sujets-là. Effectivement, ce que nous disent les grands distributeurs, le Cler Carrefour, c'est de dire c'est tout ça est au service des consommateurs.

Sauf que on peut avoir des politiques qui vont dans le sens de de proposer une alimentation le plus bas possible pour le consommateur tout en respectant les producteurs. L'exemple du pain, alors on parle beaucoup du pain notamment quand on parle du canum. C'est un petit clin d'œil à la la à la proposition de loi qui vise à essayer de nous protéger de la contamination au cum.

Mais c'est un bon exemple, c'est-à-dire que sur une baguette de pain qui est autour d'un 1,20 € ce qui revient euh à l'agriculteur, donc le la matière première qui vient à l'agriculteur, c'est 6 centimes. Donc si on voulait vraiment avoir une politique qui va dans le sens de de de permettre des produits pas trop chers au consommateur et de préférence de bonne qualité parce que c'est ce que ce que et c'est dit dans votre sujet d'ailleurs, les produits où ça marge pas, c'est les produits qui sont dangereux pour la santé, les sucrés, les salés, les gras. Donc là, on voit bien que il s'en moque à ce moment-là de du bien-être des consommateurs, il s'en moquent de la santé publique.

Mais reprenons l'exemple de la baguette, si on augmenté de 6 à 12 centimes le prix de rémunération aux agriculteurs, donc on double, ça représente que 6 centimes au bout du bout si on ne répercute que ça sur le prix de la baguette. Je suis pas sûr que le consommateur est pas soit pas prêt à payer la baguette 1,26 € si ça double. Je parle bien de doubler la rémunération de l'agriculteur.

Donc et c'est ça qui manque dans le dans la dans la dans la dans le raisonnement des grands distributeurs. Justement sur le revenu euh de l'agriculteur Henri Cabanel et bien il y a eu plusieurs lois égalimes menées sous Emmanuel Macron depuis 2017. On a l'impression qu'elles n'ont pas servi à grand-chose, qu'elles ne sont pas vraiment appliquées, pas de contrôle.

Moi, je dirais pas qu'elles ont pas servi à grand-chose. Je pense que le fait donc de mettre égalime en place et de pouvoir construire avec tous les acteurs autour d'une table, c'était ça partait d'un bon sentiment. Il aurait fallu continuer effectivement dans cette démarche pour savoir à un moment donné qui jouait le jeu et qui ne le jouait pas.

Et heureusement qu'il y a ce genre de travaux parlementaires qui peuvent le mettre en avant. Donc aujourd'hui, s'il n'y a pas de revenu d'agriculteur, demain il n'y aura plus d'agriculteur d'où effectivement la prise de hauteur qu'on doit avoir dans une politique agricole parler de choses essentielles. Donc on parle de tout mais on oublie le revenu agricole qui me paraît essentiel.

C'est totalement indécent de voir que pour 100 € que dépense un consommateur, 8 € reviennent à l'agriculteur. Il y a un gros problème. Voilà.

Donc moi, je suis pour que tout le monde puisse gagner de l'argent mais de façon raisonnable. Je vais prendre mon cas personnel sur le vin. Sur le vin, on a un un un circuit de commercialisation chez moi où on vend donc le vin en vrac.

Il part des caves euh donc des vignerons à 85 centimes le litre. On le boit ici dans les euh troqué à 8 € le verre de 12 cll. Il y a un gros problème.

Beno Abito, comment on fait pour la solution ? Il faut des prix planchés en tout. Alors les prix planchés, pourquoi pas ?

Mais mais les prix planchés si on les adosse pas à des à des régulations de volume, ça ne marche pas. C'est-à-dire qu'on a on a voulu faire disparaître les quotas. On a pensé que c'était l'économie libérale qui allait réguler les marchés et en vérité on sait pas faire des prix planchés si on n'est pas capable de réguler.

Et je reviens avec le projet de loi d'urgence agricole. À quel moment dans ce projet de loi d'urgence agricole on intègre les questions de revenu et on apporte des réponses qui euh satisfait ce que ce que ce que relève Antoine Edgul et sa collègue dans ce rapport. Et c'est la fin de cette émission.

Merci beaucoup d'avoir participé tous les deux. Merci de nous avoir suivi et on se retrouve la semaine prochaine pour un nouveau débat sur l'actualité du Parlement. M.

Loi agricole : un texte qui répond aux besoins des agriculteurs ? — Benoît Biteau · Pourquijevote