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interviewLe Figaro (sur YouTube)· 29 septembre 2025 21 min

Affaire Claire Geronimi: la «honte» et le soutien de Marlène Schiappa

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Et cette donc interdiction du territoire français euh a été euh donc prononcée euh à l'issue de euh de ce procès. Euh vous dites encore euh euh non pardon, il y a une possibilité, c'était la question que je voulais vous poser, Claire Jérémy que euh cet ITF finalement et cette expulsion vers la Crafrique Centrafrique soit faite au cours de la détention de votre agresseur. Est-ce que vous y verriez un inconvénient ?

C'est c'est assez compliqué de se positionner euh sur ce sujet-là parce queà la fois en tant que victime, on a quand même envie que euh il puisse purger sa peine en France parce que forcément que quand il rentre dans son pays, on n' plus du tout la main de savoir ce qui va ce qui va devenir de de lui. Encore une fois, comme il y a une sûreté euh de la moitié de la peine, donc c'est-à-dire de 9 ans, je suis déjà sûre à 100 % qu'il pourra faire ses 9 ans en France. Après, à la suite, encore une fois, j'entends et je pense que si il est expulsé par la suite, c'est c'est très bien aussi.

Bonjour Marlenè Chiapa. Bonjour. Qu'est-ce qui vous a marqué touché dans l'histoire de Claire et Mathilde ?

Beaucoup de choses. C'est difficile de faire la liste. D'abord, je dirais le courage de Claire qui je te regardais t'exprimer et je trouve que c'est un courage remarquable que de parler de ce qu'on a vécu intimement et de dire justement.

Vous savez, il y a un vieux slogan féministe qui dit "La honte doit changer de camp." Mais c'est un slogan. Et aujourd'hui, Claire en prenant la parole montre que et bien que que ce n'est pas à elle d'avoir honte.

Et j'ai été très marquée par cette phrase que tu as prononcé en disant "Je voulais lui montrer qu'il ne m'avait pas détruite." Euh et je trouve que c'est ce qu'on voit avec ce combat que tu mènes depuis maintenant 2 ans. Euh voilà, je trouve qu'il y a beaucoup de courage, beaucoup de sincérité et puis un un attachement.

Voilà, c'est c'est tu disais de Mathil, ça pourrait être ta petite sœur. Moi, je t'ai souvent dit, tu pourrais être ma petite sœur, ma fille. Et et je trouve que c'est son histoire est tellement à la fois terrible et elle la raconte avec tellement de d'élégance et de dignité que on peut que être en soutien.

Euh, j'ai honte du peu de soutien. C'est ce que vous avez écrit sur Instagram que tu as reçu en vous adressant à Cla réseaux féministes de gauche pour avoir nommé l'identité du violeur. Bien sûr.

Justement euh Anne Cécile Mefer qui est président de la fondation des femmes a qui est donc une figure du féminisme a répondu indirectement dans une vidéo à cette équivisation. Je vous propose de de l'écouter. On y revient.

Et je soutiens là en ce moment en tant que victime évidemment Claire et Mathilde qui sont en ce moment même devant la cour criminelle départementale et je les soutiens parce que les destins de toutes les femmes sont liées et que toutes les violences masculines doivent être dénoncées auquels se déroule et par qui que ce soit qu'elle soit commise. Donc il y a eu quand même un soutien de la part de la fondation. Bah cette partie là de la vidéo, moi je la trouve très bien.

Si c'était la totalité de la vidéo, ce serait formidable. enfin sous le contrôle de Claire puisque c'est d'elle don dont il s'agit et de Mathilde bien sûr mais pour moi le problème c'est toute la partie avant de cette vidéo dans lequel Anne Cécile Mefer vous l'avez dit qui est une figure du féminisme qui a qui exerce des responsabilités aujourd'hui fait du sarcasme en en plein procès sur les femmes d'extrême droite. Je trouve que c'est assez assez déplacé, assez malvenu.

Moi, vous savez, j'ai jamais demandé à Claire pour qui elle votait. C'est elle qui m'a parlé de son engagement politique quand elle a décidé de prendre cet engagement politique. Et je lui ai dit "On est en démocratie, tu t'engages comme tu veux, avec qui tu veux.

Personne n'a à te dire. Quand on se bat pour la liberté des femmes, c'est aussi pour la liberté de penser que vous êtes minoritaire dans votre camp quand vous parlez comme ça ?" Je suis ultra minoritaire.

Oui, je vous le confirme. Je suis un peu seule, mais c'est pas le sujet. Et moi, j'ai envie de défendre ça parce que je me suis engagée pour défendre les femmes, quel que soit ce qu'elles pensent politiquement.

Qu'est-ce que c'est que ce ce féminisme dans lequel on soutient les femmes à condition qu'elles votent comme nous ? Ça veut dire moi je devrais soutenir que les femmes qui votent Macron. Clair devrait se sentir solidaire des femmes qui votent Siooti et on devrait jamais s'adresser la parole.

En tant que femme et en tant que féministe de surcroix, je pense que c'est absolument fondamental de se soutenir sans préalable d'engagement politique. Alors justement, il y a une autre partie de la vidéo, elle est un petit peu longue, mais on va l'écouter justement en longueur et on y revient juste après. Droite serait-elle devenue féministe ?

Tout à coup, on les voit s'engager en faveur d'un des victimes dans un procès pour viol incroyable. Elle qui ne dénonce jamais les violence sexuelles contre les enfants, par exemple dans les établissements catholiques ou par les curé. Tout d'un coup, les voilà qui s'affè autour de cette histoire de viol.

Hm hm. Qu'est-ce qu'il y a derrière ? Évidemment, il s'agit du viol de deux femmes qui a été commis par une personne qui était sousf, sous obligation de quitter le territoire français.

Et donc on voit là une stratégie que nous voyons de plus en plus de l'extrême droite qui essae de faire de la propagande pour ses propres idées sur nos dos, sur nos viols, sur les crimes commis à notre rencontre. Il y a trois raisons à ça. Premièrement, quand l'extrême droite fait ce genre de choses, ça leur permet de mettre au centre du débat leur agenda à eux qui est dénoncer l'immigration, un agenda raciste, un agenda xénophobe.

Et donc ça leur permet de parler de ça et de faire en sorte que la méia parle de ça, de l'immigration plutôt que de nos viols. Donc on passe en réalité derrière. Deuxièmement, ce que ça va permettre aussi, c'est que ça va permettre de se donner une bonne image, une bonne figure puisque'en fait l'extrême droite, on le sait, de tout temps et partout, a toujours été le pire ennemi des droits des femmes.

C'est l'extrême droite aujourd'hui dans le monde, de Poutine à Trump en passant par Mélanie, en passant par l'Argentine. Partout où est l'extrême droite, ce sont les droits des femmes qui reculent, concrètement le droit d'avortement qui recule, les lois contre les violences conjugales qui reculent, tous les sujets d'égalité fem entreprise par exemple qui sont dénoncés et qui reculent. Et puis enfin troisièmement, ça leur permet de nous mettre un petit taquet, voilà, de se dire "Mais où sont les féministes ?" On les entend sur Cs, où sont les féministes ?

Ah bah, c'est sûr qu'on n'est pas sur cs mais il y a des raisons pour ça. Qu'est-ce qui vous gêne dans cet extrait là ? Marl Chapin, je suis très mal à l'aise parce que moi je veux j'ai été mise de l'égalité femum, j'ai été mise de la vie associative.

Donc j'ai passé beaucoup de temps à soutenir les organisations féministes dans leur ensemble qui sont souvent attaqués et et parfois injustement. Mais là d'abord le ton me gêne profondément le le ton de sarcasme. Enfin quand on a des des femmes qui sont victimes de viol qui font face à leur procès, ça me gêne le timing.

C'est pendant le procès. C'estàd c'est au moment où c'est où Claire et Mathilde sont dans le procès, font face avec leurs avocats et cetera. ne pas se déplacer, ne pas s'adresser à elle directement pour les soutenir, mais le faire de cette manière à ce moment-là avec ce sarcasme là, ça me dérange de parler de nos violes, c'est pas nos viols, c'est sont pas nos viols, sont le viol de Claire et de Mathilde en fait.

Donc nous on peut être là en en soutien, on peut débattre, on peut mais les personnes qui sont concernées, ce sont elles. Le sujet n'est pas ma personne, n'est pas sa personne, n'est pas voilà, je pense que c'est très important de pas déposséder les victimes de leur récit, de leur histoire, de leur combat et de leur procès. Donc oui, ça me ça m'attriste en réalité.

Est-ce que comment vous avez reçu ce cette vidéo justement de ce procès ? Parce que c'est vous qui l'avez aussi révélé à travers vos réseaux sociaux. Totalement. en fait avec Mathilde, on alors déjà de base, j'avais fait une lettre ouverte justement chez vous au Figaro pour appeler toutes les associations à à venir nous soutenir pendant ce procès parce que c'était un message à la fois qui devait être assez large pour soutenir toutes les victimes pour montrer que bah la justice peut aussi être là et cetera.

Euh Mathilde avait fait un petit message euh pour demander à la Fondation des femmes justement de de venir. Je pense que Mathilde était la mieux placée parce que non politisé. Euh la fondation des femmes n'a pas voulu venir parce qu'il allait avoir des associations dites d'extrême droite.

Euh du coup euh ils ont accepté de faire un petit poste de soutien. Sauf qu'en fait ça c'est ce poste de soutien s'est transformé en poste juste pour attaquer pour euh parler de son agenda politique. Et ça c'est quelque chose qui m'a énormément dérangé en plein milieu d'un procès.

C'est une agression en plus en fait. On est censé être soutenu. On n pas besoin de propos déplacés comme ça de la part de de certaines femmes qui veulent juste parler de comme quoi elles soutiennent toutes leur toutes les victimes.

C'est ridicule. Euh donc on précise que vous êtes engagé euh à l'UDR donc présidé par Eric Siotti donc vous en êtes d'ailleurs le vice-président de ce ce mouvement. Euh est-ce que Maren Chiapa, il y a pas quand même quand on entend cet extrait, il y a j'ai trouvé quelque chose d'assez frappant, c'est que est-ce que je pose la question le tabou c'est pas le rôle de l'immigration dans ces agressions ou à tout le moins le fait d'en parler.

Si aussi, mais d'abord je veux dire ce que Claire le dira pas parce que j'ai compris qu'elle allait pas se plaindre mais qu'il y a eu aussi des vagues de cyberharcèlement. Enfin, je me permet de le dire clair à son endroit et je trouve que c'est absolument terrible quand vous êtes victime déjà d'un viol qui est un crime d'être de surcroix victime d'ind parce que vous savez d'où émanenter les les vagues de de cyberharcèlement. Ah bah honnêtement, il y a eu des militants d'extrême gauche.

Il y a eu aussi des personnes engagées dans le mouvement féministe. Et c'est pour ça que j'ai dit que j'étais j'avais honte d'être féministe. Quand je vois que quand une femme parle du viol, on narrête pas de dire victime, on vous croit parler la libération de la parole.

Et quand une femme parle, on lui explique qu'elle aurait pas dû donner l'état civil de la personne qui l'a violé. Mais au nom de quoi ? Enfin, je je suis choquée.

Et pour répondre à votre question donc que je n'ai lu de pas du tout, si il y a bien sûr un sujet puisqueen fait on voit que dans ce procès et dans cette affaire entre guillemets, pardon de le dire comme ça, il y a deux sujets qui se croisent. le sujet des violences sexistes et sexuelles qui sont habituellement des sujets plutôt traités par la gauche historiquement ou par les progressistes, les macronistes et cetera et le sujet de l'immigration qui est plutôt traité effectivement politiquement par la droite, par l'extrême droite et par certaines personnes dans le camp du centre ou le camp macronisme pour aller très vite. Et donc aujourd'hui, ces deux sujets spercolent et vous avez des gens qui réagissent par idéologie, par idéologie sur l'un des sujets ou par idéologie sur la question de l'immigration, sur la question des OQTF et donc qui sort des des automatismes et des éléments de langage.

Or je pense qu'il faut se défaire des idéologies et commencer par l'empathie. Moi, il me semble que si on fait de la politique, c'est parce qu'on s'intéresse aux gens, aux personnes et et qu'il faut s'intéresser à ce que les personnes ont vécu, ce qu'elles ressentent et les écouter et pas penser à leur place. Moi jamais, ça ne traverserait l'esprit de penser à la place d'une femme qui est victime de viol et lui dire "Tu vas penser c, tu vas penser ça." Enfin, si on se parle, d'abord je te donne une carte d'adhésion à mon parti.

Enfin, je je trouve que tout ça tout ça me dégoûte en fait. C'est vraiment le sectarisme. C'est tout ce que je déteste dans le dans les dérives politiques du moment.

Je vous cite encore, "J'ai honte que ces actions se soient heurtées à la réalité de sa présence et de ce viol." Qu'avez-vous Qu'avez-vous voulu qu'avez-voulu dire par là ? Pardon ?

Ce que j'ai voulu dire, c'est que j'ai été aussi au ministère de l'intérieur pendant 2 ans. J'ai travaillé sur cette question de l'application des OQTF euh et j'ai je n'avais pas la responsabilité directe, mais j'ai vu aussi des ministres travailler avec énormément d'énergie, que ce soit Gérald Armanin, Bruno Retaillot aujourd'hui et sans doute leur leur successeur par la suite, mais que les actions se heurent à la réalité. On a cette question du taux d'application des OQTF qui est extrêmement diff à la réalité ou une mauvaise volonté.

Je moi sincèrement je parlerai pas de mauvaise volonté des ministres en tout cas pour ceux que je non je parle pas de l'intérieur mais de de toute la chaîne qui doit mener et appliquer la réalité vous savez c'est que et vous vous la connaissez c'est que quand vous voulez appliquer des OQTF il y a toujours des gens pour vous expliquer que c'est pas une bonne idée d'appliquer les OQTF en 2018 en comité interministériel immigration avec Édouard Philippe j'obtiens et le premier ministre arbitre en ma faveur le principe d'expulsion des étrangers en plus de leur condamnation et je me fais à l'époque vilipander par également une partie de mon camp pour avoir voulu aborder ce sujet. Donc ce sujet, il est il est mis au jour aujourd'hui et le fait que Claire en parle, je trouve que c'est important de le mettre dans le débat public. C'est important ce que vous précisez là Marine Chapa parce que il y a une polémique sur les réseaux sociaux.

Alors, de l'autre côté, si j'ose dire, quand vous avez pris position et quand vous avez affirmé euh et et annoncé votre soutien à Claire et à Mathilde, c'est que il y a un certain nombre de de personnes qui vous qui se demandent, qui vous demandent, qui vous interpellent, il disent pourquoi ne pas avoir voulu traiter le problème et voir ce problème quand vous étiez aux affaires, voir même appeler parfois à recevoir des des migrants comme les réfugiés. Alors bah voilà, c'est ma réponse. Je l'ai traité, je l'ai fait à la mesure de mon échelle à partir de 2018 et c'est bien justement ce qui me ce qui me ce pourquoi je dis qu'aujourd'hui en tant que responsable politique, on peut aussi éprouver un sentiment de honte en se disant "Écoutez, nous on a fait des politiques publiques théoriques, on a fait du droit formel mais le droit formel c'est heurté au réel et dans le réel en fait ce droit-là n'est pas appliqué." Et cette personne n'avait rien à faire en France, n'avait rien à faire dans ce hall, n'avait rien à faire ce 11 novembre à violer Claire et et précédemment Mathile.

Est-ce que quand vous êtes attaqué à ce problème euh en tant que ministre euh vous avez été euh vous heurtez à la réalité, vous dites "Il y a eu un arbitrage d'Edard Philippe en ma faveur, j'ai été vilipandé. Est-ce que il y a eu d'autres blocages ? Bien sûr, il y a des blocages dans les discussions interministérielles parce que chacun a ses tendances, parce que parfois l'idéologie reprend le dessus, mais il y a aussi des blocages dans toute la chaîne d'application euh aujourd'hui.

Et je vais vous dire, moi j'ai changé après mon passage au gouvernement parce que auparavant venant plutôt de la gauche quand je voyais qu'il y avait des des expulsion ordonné, j'avais plutôt tendance à me dire "Oh là là, c'est pas gentil d'expulser les gens, je schématise he je m'autocaricature et après mon passage au ministère de l'intérieur, j'ai compris qu'il y avait des raisons quand on quand on proclamait des OQTF. Je je schématise et je caricature aussi très rapidement, mais là de surcroix, dans ce cas-là où c'est un récidiviste donc il y a aussi la question de la récidive qui est un troisème sujet qui vient également se se greffer aux deux précédents. Euh que vous a apporté le le soutien de Marlen Chiappa clair ?

Je me suis dit enfin enfin une personnalité politique a pu me soutenir et d'autant plus qui a travaillé qui a été ministre de l'égalité fam et ça c'est un soutien inconditionnel parce qu'on je suis soutenue depuis le début par une partie une partie de la société mais c'est vrai que là ça élargit encore plus le champ des possibles et je me dis que mon histoire peut peut rayonner et peut on va dire était entendu plus ou moins par tout le monde. En tout cas, je l'espère. On est en train de faire un bon bout de chemin et puis je je le vois dans tous les cas avec avec Marline, on a commencé à à discuter juste après que j'ai j'ai médiatisé cette cette histoire et elle m'a apporté tout le temps vraiment son soutien et ça je remercierai jamais assez.

C'est normal. au-delà de la question de l'immigration, au-delà de la question des violences sexistes et de et des lectures qu'on peut avoir autour de ces affaires, pardon, prendre un peu de champ par rapport à à l'horreur que vous avez vécu mais il y a une question qui qui est souvent absent du débat, Marine Chiappa est clair, je vous la pose également. Finalement, longtemps dans l'histoire de la civilisation et en particulier la civilisation occidentale, la civilisation européenne, le sommet de la civilisation, ça été le respect dû aux femmes.

Est-ce que et au-delà de ça, ces violences sexistes, ces violences sexuelles ne sont pas surtout l'expression du d'une régression qu'on vit depuis des années et une forme de régression barbare ? Je pense que là, typiquement, on est dans une analyse politique et on aura peut-être pas la même analyse, mais ce qui nous empêche pas de d'être d'accord sur le reste. Mais moi, je vais vous donner un exemple pour aller dans le sens de la culture et vous savez pour être très honnête en fait, ça m'étonne encore.

Ça m'étonne tous les jours parce que je me demande toujours comment été élevés les garçons, les hommes qui se comportent de cette manière, qui envoient des propos insultant aux femmes sur les réseaux sociaux, qui les suivent dans la rue, voir évidemment qui les violent. Je je ça très sincèrement en tant que en tant que humaniste, je me pose toujours la question de me demander comment on en arrive là. Je vais vous dire, j'ai on a un autre point commun qui sont des attaches en Corse.

Euh et en Corse, vous avez très très peu de harcèlement de rue, très très peu de violence en direction des femmes dans la rue. Alors vous il y a des violences intrafamiliales qui existent comme partout, mais c'est un fait et c'est un fait qui est documenté depuis des années. Encore, si une femme peut sortir le soir, il n'y a pas un homme qui va la suivre, l'agresser sexuellement dans la rue, la l'interpeller, la harceler.

En fait, ça ne se fait pas. Et on on est sur le territoire français. On n'est pas si loin, on est à quelques on est à 1h20 d'avion de Paris et pourtant culturellement ça ne se fait pas.

Donc il y a bien là aussi un sujet d'éducation, un sujet culturel, enfin je sais pas clair ce que tu en penses mais il y a une manière de d'aborder les femmes et de respecter les femmes qui existent. Totalement. Il y a il y a une il y a une réelle question, l'éducation et c'est que en éduquant dès le plus jeune âge aussi sans pour autant parler des sexualités.

Pour moi, à mon sens, on doit pas parler de sexualité à son enfant ou alors avec des mots vraiment très bien prononcés euh quand c'est le plus petit âge. Mais à côté de ça, il y a une réelle question, je je pense d'éducation et il y a que comme ça qu'on pourra endiguer, en tout cas, je l'espère, les violences sexistes et sexuelles, ça c'est sûr et certain. aujourd'hui euh quel qu'est-ce qui vous paraît prioritaire dans votre dans ce combat justement pour lutter contre la violence faite aux femmes et de retrouver un peu ce sens de la civilisation pour défendre la la figure figure des femmes aujourd'hui en tout cas mes mes combats sont vraiment l'aide aux victimes. l'aide aux victimes que ça soit leur soutien.

Je pense qu'il y a énormément de choses à faire. Malheureusement, je je vais vous prendre des exemples, mais il y a beaucoup de excusez-moi, il y a beaucoup de victimes qui sont totalement délaissées après avoir déposé plainte. Je pense qu'il y a une réelle question de prévenir prévenir comment faire si demain on se fait agresser.

Prévenir éviter des agressions que ça soit ça passe par des cours de selfd défense qu'on peut donner aussi avec l'association euh et tout simplement après les accompagner les accompagner au mieux que ce soit l'état qui les accompagne aussi sur les suivis psychologiques que elle puisse aussi avoir des tout simplement des conseils d'avocats et qu'elle soit vraiment très bien encadrée. Mar Chapa juste une question puisque vous parlez de la Corse parce que c'est quand même pas une société particulièrement matriarcale. Enfin, on peut avoir un débat sur cette question là le débat mais on va pas le lancer.

À quoi attribuez-vous le fait justement que dans la culture corse qui est une culture méditerranéenne et bien il y a ce respect ? Mais vous savez la culture corps c'est une culture assez particulière où on a vraiment la notion de respect, elle est extrêmement forte. le respect de la parole donnée encore.

Quand vous donnez votre parole à quelqu'un, si vous ne tenez pas votre parole, ce n'est plus la peine de ressortir. Il y a vraiment des choses, on respecte les personnes âgées. Vous avez assez peu de de personnes sans domicile parce qu'elles sont très aidées.

Il y a assez peu des pades d'ailleurs parce que les personnes âgées sont beaucoup prises à la maison ou dans les villages. Absolument. Le sens de la famille, le sens du respect et de la solidarité.

Voilà. Pardon, j'ai l'air un petit peu réactionnaire en disant ça, mais c'est nos valeurs et et je pense que c'est important. Alors, il peut il se peut que dans ces murs on vous pardonnera ça.

Merci beaucoup Marlè Chiappa, merci beaucoup à Claire Jéronymi Marlè Chapa, je signale que vous êtes désormais associé de l'agence Tilder et présidente de l'ONG active et Claire Géronimie, je signale encore une fois votre podcast éclat de femme. Il faut absolument l'écouter, le regarder, c'est très divers, à la fois par les témoignages qu'il y a et puis effectivement les conseils que vous donnez et ce partage et cette libération de la parole et ce partage de la parole éclat de femme. Merci beaucoup et on le retrouve sur le réseau.

Merci d'avoir témoigné sur le plateau de point de vue et d'avoir eu le courage de de venir témoigner sur notre sur notre plateau et bien évidemment on continuera de suivre les les conséquences de de cette affaire et puis également toute la toute la question autour de la lutte contre les violences faites aux femmes et contre toutes les personnes d'ailleurs dans

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