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Podcast / conversationLe Figaro (sur YouTube)· 15 avril 2025 55 minContradictoireActualité / polémiqueBudget & impôtsInstitutions & électionsImmigration & asileSécurité

Budget, motion de censure, Algérie... Le gouvernement sous tension

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 20 %Attaque 50 %Défensif 30 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 2:00OuverteRéponse directe

    De quoi va-t-on parler ce soir ?

  • 4:00OuverteRéponse directe

    François Bairou peut-il survivre à cette nouvelle épreuve politique ?

  • 6:00OuverteRéponse directe

    40 milliards d'euros à trouver pour le budget : comment faire sans impôts supplémentaires ?

  • 8:00OuverteRéponse directe

    Est-ce que les Français ont pris conscience du mur budgétaire ?

  • 10:00OuverteRéponse directe

    La méthode Macron vis-à-vis d'Alger a-t-elle atteint ses limites ?

  • 12:00RelanceRéponse directe

    Manuel Bompard : la motion de censure est-elle crédible ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 37:00Frédéric MichotFait
    « L'image de l'Algérie est très dégradée dans l'opinion publique française. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Bonsoir à tous. Bienvenue dans une nouvelle édition du club politique tous les lundis soirs 22h sur le Figaro TV, canal 34 de la TNT sur le Figaro.fr.

De quoi va-t-on parler ce soir ? Et bien de la nouvelle bataille pour le budget qui s'engage. 40 milliards d'euros à trouver pour Éric Lombard.

Et cette question : François Bairou, peut-il survivre à cette nouvelle épreuve politique ? On évoquera aussi l'Assemblée nationale embouteillée sous tension. Le palais Bourbon est-il devenu la chambre des fous ?

Et on terminera l'actualité de ce lundi avec le dossier algérien qui s'en venîme et cette question. La méthode Macron vis-à-vis d'Alger a-t-elle atteint ses limites ? Voilà, vous avez le menu.

On se retrouve tout de suite pour le club [Musique] politique. Alors, bonsoir à tous. J'accueille ce soir Carl Meus qui est rédacteur en chef au Figaro Magazine et qui suit l'actualité politique pour l'domadaire du du Figaro.

Bonsoir Carl Guillaume Tabar qui est bien connu des des lecteurs du Figaro puisqu'il signe chaque jour le contrepoint rédacteur en chef et donc éditorialiste au Figaro. Merci Guillaume. Jacques Olivier Martin un peu plus rare sur le plateau du du club politique mais qu'on est ravi d'accueillir.

J'accue Olivier Martin. Vous êtes le directeur de la rédaction du Figaro.fr.

Vous étiez auparavant au Figaro économie et puis Frédéric Michot, directeur général adjoint d'Opinoné. Merci d'être présent ce soir. Alors on commence par le budget et ce chiffre est très impressionnant de 40 milliards d'euros.

C'est les économies nous annoncons que nous allons devoir trouver pour le prochain budget. François Bairou avait dit c'est l'Himalaya budgétaire et c'est vrai que plus on avance plus on a l'impression que c'est une face nord sans corde et sans oxygène qui attend le le Premier ministre. Guillaume Tabar impossible qui se qui se profile pour le le Premier ministre.

Écoutez, c mission très difficile et le problème lorsque on attaque un Himalaya, c'est que l'ascension est toujours plus dure quand on part de très bas et qu'on a pas forcément préparé tout le matériel pour entreprendre cette ascension. Que la France soit frappée par un endettement colossal ou abissal selon le l'échelle que le que l'on prenne, que la France par ses politiques publiques ne parvienne pas à voir un budget en équilibre, ça n'est pas une nouveauté. Euh c'est même un diagnostic qui est répété régulièrement en gros, on va dire par tout premier ministre qui arrive au pouvoir.

Euh bon, le problème c'est que de budget en budget euh je pas sous le contrôle de Jacques Olivier, mais on n' jamais vraiment pris les moyens euh de s'attaquer à ces déficit et on voit que c'est déjà très difficile et en tout cas jamais fait lorsqu'un président et lorsqu'un gouvernement dispose d'une majorité confortable à l'assemblée. à forceurie euh c'est comme si porte attention il y avait une une pluie de de de grê et une tempête de neige supplémentaire qui qui s'abattait ce qui rend l'exercice encore plus encore plus difficile. Euh et on a vu comment déjà sur le président de budget François Bairou pour obtenir non pas la bienveillance mais ne serait-ce que la neutralité politique des socialistes avait fait quelques chèqus ou plusement avait renoncé beaucoup.

Donc on voit mal puisque les conditions pitiques ne sont pas différentes euh maintenant qu'elle l'était il y a il y a quelques mois. On voit mal comment il réussirait plus difficile là où il n'avait pas entrepris un peu plus facile. On va on va reparler un peu plus tard de de l'équation politique.

Je voudrais d'abord qu'on s'arrête sur l'équation budgétaire. Jacques Olivier qui est complexe puisque euh Éric Lombard et Emmanuel Macron disent pas d'impôts supplémentaires. En même temps, on a des prévisions de croissance qui sont en baisse.

On est désormais à 0,7 %. Euh où est-ce qu'on trouve l'argent ? Alors, il faut le trouver.

C'est complexe mais clairement il faut trouver cet argent. Je vais peut-être ajouter un ou deux chiffres peut-être pour bien mesurer ce que ça signifie 40 milliards. Il faut déjà le rapporter au déficit de l'an dernier.

Le seul déficit de l'an dernier, c'était 170 milliards. C'est-à-dire, fallait trouver 170 milliards déjà, donc essentiellement en dette. Donc faire un effort de 40 ou 50 milliards d'une certaine manière, c'est le quart du déficit.

La deuxième chose, pourquoi c'est nécessaire ? Et après je vais vraiment vous répondre, les charges d'intérêt avec l'augmentation des taux d'intérêt et il baisse sont passés en 4 ans. Ce qu'on paye tous les ans pour payer les intérêts de cette dette, les intérêts uniquement, on est passé de 30 une trentaine de allez 30 milliards à 58.

On a quasiment doublé 58. Je mets peut-être que je je donne un ordre d'idée. C'est probablement aujourd'hui le budget de l'éducation nationale 1300000 personnes, l'éducation de nos enfants.

Là, on doit payer 50 à 60 milliards uniquement de charge d'intérêt. Donc oui, c'est une urgence de pouvoir aujourd'hui essayer véritablement de trouver ces 40 milliards. Comment on fait si c'est pas des impôts ?

Il y a pas 36 solutions. Il va falloir envisager des économies. Alors, où sont-elles ?

On parle beaucoup de d'économie au niveau de l'assurance maladie, de notre modèle social qui est très coûteux. Là aussi, je vais notre modèle social, ce qui tout ce qui est retraite, santé, aide aux familles, c'est autour de 750 milliards par an de dépense. C'est colossal, ça ne cesse de monter.

Donc là, il va falloir faire un choix soit des coups de draau, c'est ce qu'on a fait un petit peu cette année et les autres années comme le disait Guillaume. Est-ce que c'est suffisant pour trouver 50 milliards ? Est-ce qu'il faut pas des économies plus structurell ?

Il faudra s'interroger sur notre modèle social. Il est merveilleux notre modèle social simplement il est coûteux d'une façon démentielle. Euh il va donc falloir qu'on se pose des questions.

Je suis pas sûr, il y a pas de major majorité politique pour revoir tout ça. Enfin euh qu'est-ce qu'on peut faire ? espérer.

Je vais je vais lancer peut-être une piste une une piste probablement qui pourrait nous aider en tout cas en terme de recette. Allez, j'enlève les économies de recettes. Travailler plus longtemps.

Le taux de de d'emploi en France est très inférieur à celui de l'Allemagne. Je crois que c'est 5 ou 10 points de moins. Il y a eu des économistes qui disaient simplement si on avait le taux d'emploi en Allemagne, on parlerait plus de déficit.

C'est parce que plus de recettes, moins de chômage. Voilà. Donc il va falloir chercher dans tout ça.

Moi ce que j'en pense et je vais laisser passer parler mes mes collègues, mais euh je pense que cette année, il y a une pas de majorité euh euh claire à l'assemblée, pas de majorité du tout, ça va être extrêmement difficile. Euh il y a la question politique Frédéric Péchot, il y a aussi la question de l'opinion. Est-ce que les Français ont pris conscience du mur budgétaire qui se dresse devant nous et est-ce qu'ils sont prêts à consentir un effort alors que ce soit un effort direct via l'impôt ou bien un effort et bien on va dire vis-à-vis de des services publics d'une d'une baisse de certains budgets de de raboter certains poste de fonctionnaires.

Voilà, ça peut être différents types de la prise de conscience de la dette largement accomplie. Il y a eu beaucoup de de débats autour de tout ça. On sait que c'est un thème qui est cher au premier ministre et donc ça participe à cette euh plus grande visibilité de ce de ce sujet.

Euh en revanche sur l'acceptation euh par la société, je crois que c'est absolument pas le cas. J'ajoute une contrainte supplémentaire à cette équation qui de plus en plus nous paraît insoluble. On a aussi des dépenses nouvelles supplémentaires, notamment toutes celles qui sont liées à un environnement international de plus en plus périlleux, la fameuse question du réarmement de la France qui apparaissent de plus en plus nécessaires et ça l'opinion publique le voit très clairement.

On a 60 % des Français qui considèrent que ce sont des dépenses, les dépenses militaires qu'il faut engager dans l'environnement international qu'on qu'on connaît. Euh mais pour autant euh sur les questions du financement, c'est évidemment pas l'impôt qui est la solution privilégiée, c'est en majorité une réduction des dépenses. Alors toute la question consiste à savoir de quelle dépenses est-ce qu'on parle.

Là, dans l'absolu, on a cette idée très largement acceptée que il faut baisser les dépenses publiques. Quand on regarde dépenses par dépense, là c'est le diable est dans les détails, ça devient beaucoup plus compliqué. Question de santé, on sait que c'est un enjeu très important pour les Français.

Donc là, ça va être difficile de de tailler dans ces dépenses. Euh et et puis euh la question du levier euh du levier fiscal, là aussi, il y a beaucoup d'incrédulité de la part de l'opinion sur le fait que c'est un levier qui ne sera pas actionné. On a vu les différents responsables du gouvernement dire qu'il y aura pas de hausse d'impôts et s'engager sur le fait qu'il y aura pas de hausse d'impôt en 2025, ce qui laisse peut-être la porte un peu ouverte sur 2026.

Il y a une incrédulité totale de l'opinion publique h qui au contraire se prépare et on le voit dans l'explosion du taux d'épargne à une augmentation de la fiscalité dans les mois ou dans les ou dans les semaines qui viennent. Est-ce qu'ils ont raison de s'inquiéter selon vous Carles Méus sur la question des impôts ? Euh alors oui, parce que euh comme l'a dit Frédéric Michot, les Français sont très au courant de ce qui se passe euh quand on entend François Baou dire il faut avant de prendre les décisions qui a une sorte de prise de conscience, d'où la réunion euh de demain avec la conférence sur les finances publiques.

Voilà, avec tous les acteurs dans l'idée de brosser un tableau général, mais on le connaît. Je sais pas. À moins que les Français aient zappé les informations le dernier trimestre, mais Michel Barnier pendant 3 mois se battait sur le budget.

Il est tombé à cause de ça. Et ça a fait la une et tout le monde a parlé et il y avait tout ce problème. Vous l'avez évoqué.

Est-ce qu'on augmente les impôts ou pas ? Est-ce qu'on réduit des dépenses ? Donc les Français le savent.

Vous avez donné les chiffres Jacques Olivier Martin. Voilà la dette plus de 3300 milliards. Les Français sont au courant.

Donc en fait François Baot est en train de faire perdre du temps euh et c'est très dommageable. On le ressent dans sa courbe de popularité qui est assez faible. En tout cas telle qu'elle est mesurée par Veran pour le Figaro magazine, il replonge euh au début de mois parce que les Français voi bien qu'il y a il y a un problème euh et qu'il ne cherche pas ou qui prend du temps avant de le résoudre.

Et ça c'est le premier point. Le deuxième point qui vient peut-être là en complément enfin atténuer un peu ce que je dis par rapport à François Berou, c'est qu'il a pas de majorité h et surtout il n'y a pas de mandat clair. Si on reprend la disolution de l'Assemblée nationale de du 9 juin dernier, Emmanuel Macron ne dit pas clairement qu'une des raisons pour lesquelles il disou en juin, c'est qu'il peut pas le faire en septembre octobre.

Parce que en septembre octobre, au moment de la discussion budgétaire, si il avait là à ce moment-là, il avait dit "Je vais avoir une motion de censure parce que le budget est infaisable, j'envoie je fais la dissolution". ces troupes, c'est allaient au tapis puisque l'idée du budget à ce moment-là c'était il fallait faire des économies. Vous gagnez jamais une campagne quand vous dites aux gens il faut serrer la ceinture, je vais augmenter les impôts.

Donc il le fait en juin mais la campagne du mois de juin jusqu'en juillet ne se fait pas sur quel budget on aura, quel impôt il faudra augmenter ou pas quelle réduction euh quelles économies il faudrait faire. Et donc vous avez là une majorité, il y a pas de majorité à l'Assemblée et vous avez des gouvernements qui n'ont pas de mandat clair pour pouvoir imposer un budget. Et le risque euh toujours existant d'une d'une censure.

Euh cette menace, elle a été agitée à nouveau par la France insoumise en l'occurrence par Manuel Bompard ce matin. On l'écoute. Donc nous évidemment nous sommes favorables à l'ascensure de ce gouvernement.

Nous avons déjà essayé à cinq reprises. À cinq reprises, nous avons déposé une motion de censure et nous sommes prêts là dans les prochains jours à à déposer une nouvelle motion de censure. Mais comme on n pas des motions de censure de manière illimitée, nous sommes prêts à déposer cette motion de censure si on a une garantie que au moins tous les députés de gauche la votent.

Guillaume Tabar, c'est la petite musique qui monte. LFI, la censure, le RN, on le sait après la condamnation de Marine Le Pen fait aussi monter la température, on va dire, sur la question de la censure. Est-ce que c'est un une hypothèse crédible selon vous ?

Il faudrait aussi que les socialistes la votent. Oui. Alors, l'épclè elle elle est en permanence sur la tête de François Bairou.

Après, dans chaque prise de position et on vient d'entendre celle de Manuel Bonpard, faut entendre aussi les arrièrespensées tactiques et politiques de chacun. Lorsque Manuel Bompard dit "Ouais, nous on a ça fait 5 fois qu'on a voté la censure, on est prêt à le faire et cetera, mais on le fera si on a la garantie que les autres." C'est une manière de dire aux électeurs de voyez les socialistes, c'est des mou genou.

La dernière fois, ils ont pas osé nous suivre et donc ils ne sont pas fiables sont entendus. Si vous voulez vraiment que ça change, n'allez pas vers eux. c'est que chez nous que ça que sommes la seule force d'opposition crédible.

Lorsque Marine Le Pen prévient aussi que elle n'a pas renoncer à censurer le gouvernement éventuellement sur la fameuse question de la programmation pluriannuelle de l'énergie, c'est une manière de dire ne croyez pas parce que comme je suis inéligible et que s'il y a des solutions je n'aurais pas assemblé, je vais devenir gentille et que je vais vouloir à tout prix rester député le plus rempl. Elle elle a besoin de montrer que elle ne défend pas son intérêt personnel. Donc elle dit "Bah très bien, si je vois si je vois quitte assemblé bien je le ferai mais en ayant privilégié les intérêts des Français." Et voyez donc chacun veut faire entendre ce discours.

Ce discours-là l'arrité elle est la même depuis le début mais depuis Michel Barnier. C'est que une censure n'est possible qu'à compter du moment où toute la gauche, toute la gauche, les insoumis, les écologistes, les communistes, les socialistes et le Rassemblement national et tout ce monde-là conjointement et ensemble et en sachant pertinemment les uns les autres qui vont voter ensemble la même de censure décident de le faire. c'est d'arriver une fois sous Michel euh sous Michel Barnier.

Bon euh ça reste possible mais à ce momentl il faut que chacun assume. Euh le PS peut pas nous faire un cours. Ça y est moi avec les fille c'est fini euh on en fera plus d'alliance.

Bah si sils ont besoin de faire ch gouvernement ils sont obligés de se mettre d'accord. On pe dire les voies du rassemblal sont impures. Gardez le gouvernement qui fait passer tel texte avec eux.

C'est scandaleux, c'est honteux. Alors que eux ont également besoin des voix du RN pour leur censure. Et c'est vrai symétriquement.

Donc voyez, il y a tout ce jeu de de de poker menteur et puis à travers tout les gens vont regarder les sondages. C rappelit à l'instant le le la grande impopularité de de France à Bairou, bah c'est plus facile de renverser un gouvernement et un président très impopulaire que de renverser quelqu'un au fait de sa popularité. Donc plus Bayerou sera faible et plus la tentation de le censurer va être forte.

J'accou matin une une guerre sur la une question pardon sur la guerre commerciale qui a été lancée par Donald Trump. Est-ce que finalement ça peut servir d'argument à l'exécutif français pour dire au députés et peut-être à l'opinion, bah regardez, c'est on est dans une crise majeure internationale. Il faut qu'on se renforce nous en tant que économie, en tant que pays pour faire face à ces à ces menaces et donc peut-être obtenir une forme de stabilité politique qui permettrait d'aller plus loin sur ce terme ou je crois qu'il y a une réponse effectivement économique.

Oui, il faudrait être plus solide, plus fort. C'est-à-dire, on le voit, s'il faut défendre son industrie, défendre sa croissance, c'est beaucoup on est finalement beaucoup plus fort quand on a des réserves ou des capacités d'emprunt. C'est le cas de l'Allemagne don la dette doit être autour de 70 % du PIB.

Nous, on est à 110 115. Donc, ils ont des réserves pour soutenir leurs industriels s'il décident de le faire. Et du reste, Frederich Mers dans son projet qu'il est en train de porter pour la coalition allemande, nouveau chancelier allemand, nouveau chancelier allemand très clairement va mobiliser un peu plus de dettes alors que l'Allemagne n'aime pas ça pour soutenir son tissu industriel.

Donc oui, il y a une réponse économique qui devrait pousser à une prise de conscience d'agir de de désendetter ou en tout cas stopper la la fuite en avant au nom des acteurs économiques. Derrière les acteurs économiques, on le dit pas assez, des entreprises, c'est des salariés, c'est des emplois, c'est des c'est donc sauver l'emploi. Après, je je très rapidement, j'ajouterai peut-être une dimension aussi dans ce spectacle.

Moi, je peux pas m'empêcher de penser hier quand j'ai entendu les propos sur ces 40 milliards d'entendre ce matin Bon et le Rassemblement national ce sentiment qu'on est en train de relancer à une petite musique qu'on a vu cet automne qu'on a eu en début d'année quand il y a quand Berou est arrivé pour sauver le budget là on est déjà en train d'en reparler chacun joue son rôle toujours de la même manière et pendant ce temps-là depuis 80 jours, il y a un type qui a qui est arrivé à la tête des États-Unis qui a déclaré au minimum une guerre commerciale comme jamais nous en avons vu. Enfin, en tout cas, moi jamais j'en ai vu. Et je trouvais que ce contraste m'a un peu surpris de me dire ce matin, finalement nous, on est toujours dans nos mêmes petites guerres.

Ça fait 50 et quelques années qu'on n pas eu un budget à l'équilibre. Ça fait, je je le dis pour Carl euh euh ou Guillaume que les commentaires sur le budget doivent être à peu près les mêmes depuis 15 ou 20 ans. Professe et je et j'étais un peu franchement triste, enfin franchement d'une certaine tristesse de me dire que la France ne change pas.

Frédéric Michot, ce contraste, est-ce que vous le percevez également au travers de vos enquêtes d'opinion ? Oui oui, on voit bien qu'on n'est pas du tout dans la même situation que celle qui prévalait au moment de la censure du gouvernement de de Michel Barnier. À l'époque, il y avait une courte majorité des Français qui étaient favorables à la motion de censure.

Aujourd'hui, ce n'est pas le cas pour les raisons que vous venez précisément d'évoquer. Les craintes sur l'emploi sont très fortes. Les craintes économiques, les inquiétudes socio-économiques, comme on dit sont également très très vives.

Et donc l'idée d'ajouter dans un environnement qui est encore plus ératique, encore plus périlleux, encore plus dangereux, qu'il y a 3 ou 6 mois, une instabilité supplémentaire d'ordre institutionnel, c'est quand même un choix qui est très qui est très risqué. Alors évidemment les les partisans, les sympathisants de de LFI, du Rassembl du Rassemblement national sont peut-être en majorité davantage favorable à une motion de censure. Mais on voit bien que dans la recherche de respectabilité qui est quand même important notamment dans la perspective des prochaines élections et des prochaines échéances politiques, prendre à nouveau ce risque, ouvrir à nouveau ce risque très important ne pourrait pas ne pas avoir de conséquences sur l'image, le stat le le le statut, le sérieux à la fois des dirigeants politiques et aussi des des formations politiques dans la perspective des élections municipales.

Je sais pas si c'est la bonne chose. Alors, c'est sans doute peut-être une des dernières périodes qui pourrait être propice à une censure parce que le droit de représaquel la dissolution n'a pas encore été recouvré par le président de la République. Donc d'une certaine manière une censure peut avoir censure et changement de gouvernement.

Il peut y avoir censure et changement de gouvernement. Mais je veux dire que le risque pour les députés d'être renvoyé devant les électeurs jusqu'à début juillet euh n'a pas n'a pas lieu parce que c'est inconstitutionnel. Euh donc ça c'est peut-être de nature à favoriser la censure mais l'environnement économique, politique et d'opinion est plutôt joue plutôt contre cette option même si je considère qu'elle est pas du tout euh euh je dire que c'est c'est c'est quelque chose que de de crédible.

C'est une hypothèse qui est sur la table et et dans ce domaine, il faut pas être uniquement rationnel, hein. Ça peut être aussi déterminé par des éléments d'ordre émotionnel et on n' pas nécessairement des décisions qui sont réfléchies, pensées. Alors cette cette réflexion sur la censure et la proportionnelle nous amène naturellement à la question de l'Assemblée nationale auquel je voulais consacrer le deuxième thème de cette émission avec une une assemblée finalement qui est dans un état un peu inquiétant.

Enfin, en tout cas, moi c'est l'impression que j'ai un an après la dissolution avec des des réformes qui tombent à l'eau, des pluies d'amendements qui euh euh qui euh qui paralysent finalement l'activité des députés, un ordre du jour auquel on ne comprend plus grand-chose, des crises de nerf à répétition. Euh est-ce que vous avez l'impression, Guillaume que le travail à l'assemblée est devenu très compliqué et est-ce que l'assemblée est cassée ? Une fois encore, ce que l'on voit à l'assemblée résulte de de des élections de de juin juillet dernier, donc de de de la censure qui a enfin de la dissolution qui a qui a précédé.

Euh faute de majorité, le gouvernement n'a aujourd'hui pas les moyens de porter des textes un peu ambitieux, c'est des vraies réformes structurelles qui concerneraient l'école, l'économie euh et cetera, la sécurité. Bon euh il ne peut pas le faire. Du coup euh que fait le gouvernement ?

D'abord, il essaie de tirer au maximum euh de ce qui était déjà en cours de discussion. Alors parfois ça veut dire simplement essayer de rattraper les retards perdus. Vous voyez que l'un des rares textes qui a été voté récemment, c'est la fameuse loi agricole qui avait été décidée après la crise de d' voilà et la réponse qu'on avait que le gouvernement avait voulu y donner à l'époque.

Ce texte a été censée reporté he et infiné on a pu le faire voter parce qu'il était déjà bien engagé. le texte narcotrafic également qui narcotrafic également un exemple ce qui permet ensuite au nouveaux ministres en l'occurrence Gérald Armin et Bruno Rotaillot de de se construire aussi une image sur la défense d'un texte qui était déjà dans les tuyaux mais sinon faute de moyens d'agir on voit aussi que le gouvernement a recours à ce que à des promotions de lois c'est que il ne peut plus avoir l'initiative de projet de loi faute de majorité de coup il essaie de dégager de de majorité de circonstances à partir de textes d'origine parlementaire. D'ailleurs, le texte sur le narcotrafic et un texte d'origine euh parlementaire euh sur le mode de scrutin à Paris.

Alors là aussi, autre incongrué, vous parlez du d'une guerre commerciale telle que ni vous, ni moi, ni personne nous l'avons déjà connu et ils vont dit bah c'est pas grave, on va voter une réforme du mode scrutin. Donc tout ça est assez assez étonnant. Euh on voit également, enfin qu'on a des euh on n'arrive pas à euh à à solidifier une réforme de des retraites.

Bah du coup, on en profite en toute urgence pour inscrire un texte sur sur la fin de vie euh au Parlement. Je sais pas s'il y a un moyen de répondre à la première question par un autre B. En tout cas, il y a ce télescopage qui est qui est qui est réel.

Euh voilà, tout ça effectivement fait assez brouillon, mais je ne vois pas comment on en sort dans le contexte actuel. H il suffit de prendre par exemple la la semaine dernière car pour pour voir un peu le la situation à l'Assemblée pendant 6 mois grosso modo après le budget, il s'est pas passé grand-chose si ce n'est en effet comme le disait Guillaume le le loi la loi narco trafic et puis la semaine dernière on a eu la loi simplification la loi fin de vie qui est arrivé en commission on a eu la la réforme de l'audiovisuel qui a commencé mais qui est tombé à l'eau. On a eu la réforme du mode de scrutin par Lyon Marseille.

On a eu la réforme des municipales dans les communes de moins de 1000 habitants et puis tout ça a commencé et là c'est les vacances parlementaires pendant 2 semaines. Est-ce que tout ça a du sens ? Alors tout ça a du sens parce que c'est on le sait depuis le début euh ces vacances parlementaires elles ne tombent pas par hasard.

C'est pas soudain on s'est dit ben tiens on va prendre non c'est programmé de la même façon que le gouvernement va tout faire pour éviter qu'il y ait une session extraordinaire. Aujourd'hui, ce qu'on nous dit c'est ou là là, c'est très dangereux d'avoir une session par extraordinaire parce que on peut avoir une censure. Ah bon ?

Mais puisque je croyais que François Pot faisait tout pour éviter la censure. Donc pourquoi il l'aurait plus à ce moment-là, on sait pas mais ça veut dire que pendant 3 mois, juillet, août, septembre, vous n'aurez pas de discussion à l'Assemblée nationale. C'est aussi aberrant à mon sens que ce que disait Guillaume tout à l'heure, d'étudier Paris Lyon Marseille à un moment où on est en guerre commerciale avec Trump.

H donc je pense que là il il y a à la fois cette perte de temps et ce décalage complet entre les attentes des Français et ce que Alors il est un peu comme le petit Petit François Berou il veut beaucoup mais il veut pas mais il les français ont l'impression qu'il veut pas beaucoup et qui pourra encore c'est ça c'est la vraie question c'est Fr est-ce que vous pensez qu'il veut vraiment beaucoup parce que un des principaux griefs que les Français semblent lui attribuer c'est justement une forme peut-être de de de paress de moleste je sais pas Comment formuler ça exactement ? Est-ce que quelle analyse vous vous tirez de ce euh bah des des premiers mois de François Baou à Matignon sur ce sujet ? Il y a sans doute la volonté de stabiliser le pouvoir et d'éviter d'être renversé.

Donc effectivement toutes les toutes les stratégies, toutes les tactiques qui peuvent être mises en œuvre pour atteindre cet objectif sont choisis et sont et sont appliqués. En fait, on retrouve deux deux réalités que vous avez d'abord très bien très bien expliqué. Il y a pas de mandat clair.

Il y en a pas eu lors de la dissolution, il n'y en a pas eu lors de l'élection présidentielle. Donc, on voit bien qu'il faut une élection présidentielle pour trancher les grands enjeux sur lesquels nous butons depuis des années, des décennies et cetera. Et et ça c'est ce qui fait vraiment défaut parce que le diagnostic est établi depuis des années.

Là aussi, vous avez raison, tout le monde le sait. des rapports euh pules. L'opinion publique est très au clair de tout ça, mais on ne parvient pas à trancher ces différents sujets sur lesquels nous butons.

Et puis le deuxième élément, c'est l'absence de majorité. Et là aussi, les Français voi très clair. Ils nous disent à 78 % que la situation institutionnelle est très grave, à 80 % qu' a les sources de blocage.

Et donc là, on retrouve des critiques classiques de la démocratie, c'est-à-dire l'immobilisme et c'est évidemment très dangereux. Je cite un seul chiffre 48 % plus 5 points par rapport à l'année dernière donc un français sur deux quasiment qui nous dit qu'en démocratie rien avance il vaudrait mieux moins de démocratie mais plus d'efficacité donc la pétence pour un pouvoir fort fait se renforce elle est de plus en plus euh précise dans l'opinion publique précisément parce que il y a un sentiment d'impuissance de de piétinement du travail parlementaire et puis d'absence de de constats classiques euh tangible concrets des euh bah des effets des différentes mesures qui pouvaient qui pourrai être pris. Puis on en parlait à l'instant les Français, ils voient Donald Trump qui chaque jour signe ses décrets avec son gros feutre.

Exactement. Exactement. Et et ça a un poids aussi ça symbolique ce contraste lui il laisse entendre finalement qu'on peut agir.

Alors je dis pas je vais pas rentrer sur ce qu'il fait mais il montre qu'on peut agir. C'est pas forcément un modèle bien sûr. Et et je pense que moi je suis moins spécialiste que vous mais ce qui se passe là est-ce que ça participe pas à affaiblir le législatif ?

On a attaqué le judiciaire sur les récents jugements nos juges là. Le législatif qui monte pas des choses extraordinaires. L'exécutif qui se monte aussi un peu impuissant. effectivement, ça ne participe pas euh à au enfin à la au dynamisme de notre de notre démocratie auquel euh nous tenons en tout cas sommes un certain nombre à tenir par-dessus tout.

Mais il faut reconnaître que là le spectacle et moi je le vois de depuis euh d'une fenêtre peut-être un peu plus extérieure à la vôtre. Je trouve ça effectivement euh pathétique, là encore pathétique. Enfin, c'est euh des sujets qui sont euh euh cette confusion, des sujets qui sont quelquefois mineurs qu'on me sur lequels on va s'écharper.

Euh effectivement, je trouve ça euh c'est peu glorieux. Et puis une assemblée qui est de moins en moins hermétique aux tensions extérieures. On a vu euh sur la question d'Israël Gaza euh beaucoup de maintenant il y a quasiment un aping par semaine à l'Assemblée hein euh sur la question des aussi des luttes euh entre les extrêmes, extrême gauche, extrême droite.

Euh Guillaume, est-ce que vous pensez que c'est normal que l'Assemblée finalement soit le reflet de la société sur ces questions-là ou bien est-ce qu'il doit y avoir une sorte de sanctuaire parlementaire démocratique et que les députés doivent être protégés de ça ? Je peut-être vous faire une réponse de de Normand, mais ce serait des serait logique. Euh je pense que en soi, c'est une bonne chose que l'Assemblée nationale soit le reflet de la société et donc y compris des conflits ou de la dureté qui s'exprime dans la société.

On peut pas se plaindre parfois d'avoir un personnel politique qui ne ressemblerait pas au français euh et euh et vouloir à tout prix une représentation politique qui serait déconnectée de la diversité. Euh bon, à partir du moment bah où les gens euh votent pour les députés qui ont été élus et c'est normal que ça soit représenté. Ensuite, il vaut mieux parfois que la dureté voir la conflictualité sur de sujets, elle s'exprime dans cette enceinte parlementaire plutôt qu'elle s'exprime dans la rue ou ou même de manière violente dans dans d'autres cas.

Donc je pense voilà que accepter la logique démocratique, c'est aussi bah accepter ce ce risque là. Alors après ça veut pas dire que qu'ils se satisfaire de la médiocrité. Ben moi j'ai une chance je disingré la conflictualité qui ne me paraît pas en soin danger et la médiocrité qui pour le coup me paraît une caractéristique du euh du moment.

Et au fond juste un mot sur ce à quoi on assiste, c'est finalement euh la fin d'une illusion qui a été très brève mais souvenez-vous après la la dissolution et donc la nouvelle assemblée ingouvernable beaucoup d'acteurs politiques ont dit "Ah ben au moins ça y est le parlement qui va redevenir le lieu où les choses se décident." C'était même Gabriel Atal qui n'étant plus premier ministre mais devenant président de groupe a dit "Ben désormais dans la nouvelle logique c'est le parlement décide, le gouvernement exécute." Voilà bah il y a un déplacement du de la légitimité du pouvoir et bien l'assemblée devient ce lieu où les choses vont se non seulement se débattre mais même se trancher, se décider.

Bah, on voit clairement alors est-ce que c'est lié à sa composition que en tout cas que les acteurs du jeu parlementaire ne sont pas à la hauteur de cette de ce rêve qu'ils avaient de faire de l'Assemblée ce lieu rêvé de de de l'expression démocratique. Je précise quand on parle de de médiocrité qu'il ne faut pas globaliser ou essentialiser tous les les députés, c'est il y a des réalités très différentes selon les groupes politiques et selon les individus. Mais présent, moi je ne dis je ne dis pas qu'il y a certains groupes qui sont médiocres et d'autres qui ne le sauraient pas.

Je pense qu'il y a de la mécré partout. Euh et pour moi la médiocré, enfin en clair, ça n'est pas forcément celui qui parle le plus fort, qui est le plus médiocre. Euh voilà, faut aussi qu'on se laisse un peu bousculer par tout ça.

Euh je trouve qu'il y a aussi de la médiocrité de la part de ceux qui s'offusent du ton des autres dire "Ah bah qui se passe ?" Bah après tout si chacun enfin est capable de faire exprimer sa légitimité, qu'il en prenne qu'il en prenne les moyens. Alors, on va passer au dernier thème de cette émission.

La crise qui s'intensifie entre Paris et Alger qui vient de d'expulser 12 agents de l'ambassade de France. Carl Minus, est-ce que c'est un échec pour la diplomatie française et pour Emmanuel Macron ? Alors, faut faire très attention avec toute cette histoire algérienne parce que on en parlait avant l'émission avec Jacque Olivier Martin et on se disait euh ce qu'on dit à un moment euh il se peut que quelques heures euh voir quelques jours plus tard euh la situation soit complètement inversée.

Avec les Algériens et dans la relation franco-algérienne, c'est très compliqué. Il y a des susceptibilités qui sont très grandes. On le voit aujourd'hui puisque euh il y avait un apaisement qui était en route et patatra tout est tombé par terre parce que la justice française a décidé de faire son job et de d'interpeller trois Algériens dont l'un est porteur de enfin d'un diplomat d'un passeport consulaire ce qui a mis en fureur Alger.

La question c'est voilà, est-ce que c'est une vraie fureur qui met tout à plat ou est-ce que c'est une fureur finte sur laquelle on va pouvoir peut-être reconstruire ? Euh l'impression que ça donne, c'est malgré tout pour répondre à votre question qu'effectivement euh il y a un coup d'arrêt à la politique d'Emmanuel Macron qui visait à privilégier l'apaisement au bras de fer qu'avait lancé Bruno Rotaillot. Euh la difficulté c'est qu'on est allé tellement loin là dans dans cet affrontement verbal, dans dans cette situation, qu'on voit mal la la sortie euh sans humiliation pour l'un ou pour l'autre.

Euh comment euh retrouver des relations normales sans que l'Algérie libère Boem sans sal ? On va en parler bien sûr, on va en parler. Hm. paraît difficile.

Et comment eux peuvent le libérer sans être humilié ou sans que on se dise bah c'était pas ça qu'il fallait faire ? Est-ce que la Emmanuel Macron est prêt à humilier Bruno Rotaillot ? Euh un autre sujet mais qui n'est pas neôre parce que euh Bruno Rotaillot a engagé ce bras de fer euh a dit "Je regarderai avec attentif euh avec attention euh ce qu'il va en être des discussions de de cet apaisement de la façon dont ça sera sorti." Et on sait très bien que Bruno Rotaillot peut aussi dire "Bah attendez, moi ça ne me convient pas, je sortirai du gouvernement." Ouais.

Il n'a échappé à personne qu'il a déjà fait le bilan de son action. Ouais. Assez tôt.

Mais dans cette période où les gouvernements chutent assez rapidement et où tout va très vite, 6 mois, on considère que c'est le temps de faire un bilan. Mais du coup, quand vous avez fait un bilan, bah légitimement vous pouvez dire d'autant plus qu'il a présenté un bilan, sans jeu de mot globalement positif, il peut dire "Bah je je pars" et il partirait sur un clash en disant "Le président m'empêche ou je n'ai pas les moyens de poursuivre mon action". En effet, Bruno Retaillot, il est à la à la recherche de résultats et il réclamait hier un rapport de force avec l'Algérie.

On écoute un extrait de son interview. En tout cas, on ne résout pas de crise quand on est trop gentil. Il faut assumer ce que j'ai assumé, c'est-à-dire un rapport de force.

Parce que d'ailleurs c'est aujourd'hui le rapport de force malheureusement, mais le langage international entre les pays. Il faut donc assumer de poser un rapport de force et ensuite il faut la diplomatie. un moment ou en non je pense que moi je vais vous enfin le rapport de force est là il y a la diplomatie mais je vais vous dire je verrai ce qu'il en est je jugerai au résultat Frédéric Michot ce matin Laurent Voquet qui est donc l'adversaire de Bruno Rotaillot dans la course à la présidence de des républicains a parlé d'humiliation de la France sous-entendue d'humiliation également de de Bruno Retaillot est-ce que ça peut l'handicaper le ministre de l'intérieur s'il n'obtient pas de rés résultat sur ce dossier très symbolique franco-algérien.

D'une manière générale, le ministre de l'intérieur doit obtenir des résultats si il veut donner corps à ses ses espérances politiques. Là sur le sujet, je dirais que l'opinion publique est plutôt sur sa ligne et soutient le rapport de force dans des majorités qui sont qui sont importantes. L'image de l'Algérie est très dégradée dans l'opinion publique française.

On a un taux d'opinion favorable qui est très minoritaire et qui contraste beaucoup avec ses voisins la Tunisie et le et le Maroc. Et puis surtout l'opinion appuie le rapport de force très clair qui a engagé le le ministre de l'intérieur. Je trouve que dans l'extrait que vous vous avez montré, c'est c'est assez finement joué de de de de mettre en avant plutôt la complémentarité avec le chef de l'État et pas l'opposition.

On voit bien que certains dans sa famille politique veulent à tout prix dresser ce contraste. Je crois que l'intérêt du ministre de l'intérieur, c'est sans doute pas de démissionner sur sur ce sujet. Alors, évidemment, il faut obtenir des résultats, faut pas perdre la face, il faut euh il faut pouvoir euh euh donner euh un bilan euh euh c'est dire visible pour euh pour l'opinion publique.

Mais euh jusqu'à présent, euh les sondages montrent très clairement qu'il est soutenu dans ce rapport de force avec l'Algérie. Jacques Olivier Martin, au cœur de cette crise, il y a aussi évidemment le sort de Boem Sans sal, le l'écrivain franco-algérien qui est qui est détenu par Alger. En fin de semaine, Emmanuel Macron s'est dit très optimiste sur la libération de Bolems.

Il avait peut-être des informations. Là, en l'occurrence le climat est beaucoup plus froid. Est-ce que Emmanuel Macron n'a pas été assez prudent ou s'est montré trop optimiste sur ce sur ce sujet ?

On le on le verra dans quelques heures, dans quelques jours. Nous effectivement ce matin quand on a eu les dernières nouvelles donc d'Algérie, effectivement on a le sentiment qu'il a été probablement imprudent. Je pense aussi que vendredi, il avait des éléments qu'il le laissait entendre que ça devait ou ça pouvait euh avancer.

Euh alors, est-ce que la parole politique d'un chef de l'État dans une situation comme celle-là doit consister à être à ne rien dire alors même qu'il a quelques informations ? probablement que c'est le cas puisqu'on est en train de découvrir qu'aujourd'hui en l'espace de de 48 heures et d'un retournement finalement on se retrouve dans une situation où ça nous semble nous difficile d'imaginer une libération de de Boilem sans sal dans le contexte actuel humiliation des Algériens ou désir d'humilier la France et l'exécutif. Donc effectivement effectivement c'est complexe et c'est un élément clair aujourd'hui dans ce bras de fer entre la France et l'Algérie.

Alors ce qui m'ennuie, c'est que vous le disiez, l'opinion française est assez engagée dans ce dans ce dans ce sujet-là. Euh le cas de de Boem sans sal il se retrouve autour d'une au cœur euh finalement d'un bras de fer, si on peut parler d'un bras de fer euh qui pourrait durer à mon avis euh euh pendant certains un un certain temps. J'espère euh que Boem Sansal pourra sortir de cette affaire dans laquelle il a effectivement euh c'est c'est pas c'est absolument scandaleux qui soit l'objet de ce de ce bras de fer entre la France et et l'Allemagne euh et le l'égie par euh Guillaume est-ce que vous pensez aussi que les Français euh ont conscience des conséquences que peut avoir une dégradation des relations entre la France et l'Algérie, que ce soit au niveau bah diplomatique peut-être commercial, économique.

Voilà, c'est un pays avec lequel il y a une une longue histoire qui est avec une relation très spéciale. Il y a 2 millions de de francos algériens, on peut pas couper les ponts comme ça. Je pense en tout cas que pour la majorité de l'opinion, le le le le critère principal, c'est effectivement la question migratoire plus que la question commerciale que la question diplomatique. pour être franc que qu'alger rappelle son ambassadeur ou inversement bon ou que l'on a choisi de reconnaître la la souveraineté du Maroc sur le occidental et que ça fasse que ça fasse les Algériens, je ne suis pas sûr que ce soit un sujet de préoccupation centrale pour les pour les Français.

En revanche, il y a la question migratoire, la question sécuritaire dans le fameux deal qui est en train de se jouer, on voit bien qu'à le cas personnel de Bolhem sans sal, euh il y a aussi la question de la mise en œuvre de ce fameux accord de de 1994 sur la reprise des ressortissants faisant l'objet d'une EQTF. H dans ce que l'on entend sur les discussions et le fameux coup de téléphone entre Emmanuel Macron et le président Teboun, il y aurait une mesure en clair de grâce concernant Bolhem Sensal avec la question du moment où elle serait elle serait prononcée où il pourrait revenir en France et aussi le la reprise des des des OCTF. Bon euh si ce qu'on espère tous, il y a effectivement une libération de Bolhem Sensal qui se produit mais que le volet migratoire n'est pas mis en œuvre, je ne suis pas sûr que l'opinion dise on a obtenu l'essentiel et il faut prendre ça en compte.

Euh après parmi les considérations notamment que prend en compte le gouvernement, il y a l'impact qu'aurait enfin au-delà d'une dégradation des relations diplomatiques, une vraie rupture euh entre la France et l'Algérie et où de manière cynique le régime algérien dirait "Bah très bien, nous on ouvre les vannes, qui qui veut aller chez vous, on vous les envoie." Hm. Bon et là ça pourrait se se se redirer en en centaines de milliers de ça.

Là c'est effectivement une toute autre histoire et le français le gouvernement français a cette crainte-là et je crois même que il y a quelques années il avait fait étudier euh par ses services l'impact qu'aurait une arrivée un peu massive de nouveaux ressortissants algériens. Frédéric Mich, vous êtes d'accord ? C'est la question migratoire qui est aussi au centre de ce de la perception en tout cas française de cette crise.

Euh oui, étant donné l'histoire de l'histoire de la France et de l'Algérie, je crois que on pourrait même replacer les tensions qu'on perçoit dans dans l'opinion qui en fait un point de dire de de contentieux très fort. On pourrait replacer tout ça dans le sentiment qu'on a depuis quelques années d'une perte d'influence massive de la France sur la scène internationale. Recul au proche-Orient vu au Liban notamment, recul en Afrique, recul dans des zones dans lesquelles l'influence de la France était majeure si ce n'est prédominante.

Et là, le cas algérien est sans doute un élément très emblématique de cette perte d'influence globale que ressentent bien les Français et et c'est sans doute la raison pour laquelle ils en font un un point qui est très qui est très d'attention très vive. Alors, c'est l'heure de passer à la dernière séquence de l'émission, les coups de cœur et coup de griffe. Je vais vous demander donc une actualité qui vous a marqué positivement ou négativement ces derniers jours.

On va commencer avec vous Carles Méus, votre coup de cœur de la semaine. Alors, mon coup de cœur de la semaine, c'est que les partis finalement ne sont pas morts comme on avait pu le croire peut-être après l'élection d'Emmanuel Macron. Je vous prends juste deux chiffres.

En février de cette année, il y avait quelques 43000 militants chez les LR et ils sont début avril 93000 avec la possibilité d'arriver à 100000 d'ici le 17 avril qui est on sera cette semaine normalement voilà de la possibilité pour les les gens de s'inscrire. Alors, il y a un élément qui pousse à cette adhésion, c'est qu'il y a, vous l'avez dit tout à l'heure, l'élection du président DLR, donc entre Laurent Voquy et Bruno Rotaillot. Mais ça veut ça montre qu'il y a quand même un dynamisme parce que vous pouvez soutenir un des deux candidats mais en tout cas vous faites la démarche d'adhérer.

Enfin, en tout cas, une centaine de milliers euh de Français ont décidé d'aller. Vous êtes d'accord ? les parties ne sont pas morts.

C'est la leçon qu'on peut tirer. Euh une compétition interne est toujours propice effectivement un réengagement euh militant. Euh moi ce qui me frappe, c'est surtout la grande difficulté des partis à mobiliser.

Euh on a connu alors là pareil sont faire les anciens combattants, mais on a connu une période où lorsque dans des campagnes électorales à partir organiser des meetings, ça se soldait par dizaines de millions de personnes. Dizaines de milliers de personnes, pardon. Euh on voit bien maintenant que tout tous les rements politiques, on en a vu même récemment euh après euh quelques quelques affaires judiciaires, euh bah les partis n'arrivent plus à faire des gens gens dans la rue et un détail c'est que maintenant vous savez quand on voit les images à la télé, ce sont des images qui sont toujours fournies par les partis ou par les candidats.

Pourquoi ? Parce que il y a des effets de traveling des caméras qui permettent de donner un sentiment de foule là où ça n'est pas le cas. Et voilà.

Donc mais ce je je je veux partager cette cette confiance de sur la la capacité en tout cas de retrouver un coup de sens d'engagement politique. Alors Carl, on continue avec vous votre coup de griffe. Alors c'est un terme que j'ai découvert en lisant le Figaro.fr comme quoi j'encourage tout le monde à lire les articles Figaro.fr.

Je vais être très bien avec Jacques Olivier Martin lu et je vais être encore mieux avec Guillaume Tavar parce que ce sont lui Guillaume Tavar il court vraiment. Donc euh tout ça pour faire le la relation, c'est les Strava jock parce que vous connaissez cette expression que j'ai découverte. Donc ce sont des gens qui sont payés par d'autres pour courir à leur place et améliorer dans le meilleur des cas leur performance sur les applications, les réseaux sociaux.

D'accord ? et dans le pire des cas de fournir un alibi si jamais vous avez autre chose à faire, je ne détaillerai pas, et que vous voulez montrer à votre entourage que au contraire pendant ces heureslà vous avez bien couru puisque vous avez tout le trajet et donc sur un coup de griffe parce que vraiment qu'est-ce que ça révèle selon vous ? Mais c'est ça, ça révèle quelque chose d'inquiétant sur l'état de la société.

C'est-à-dire euh là on parle d'une appli mais c'est aussi sur les réseaux sociaux. C'est à la fois je je me montre je montre ce que je fais à tout le monde et je ne peux pas être dévalorisé. Je dois être forcément le meilleur, je dois faire le meilleur de moi-même et je je l'étale devant tout le monde.

Et donc c'est un peu inquiétant, je trouve. Alors Guillaume, on va passer à vous parce que je crois que vous avez un coup de griffe consacré aussi à la course à pied. Voilà, on est le thème de on aurait pu faire une 4 puisque bah hier dimanche, il y a eu le marathon de Paris qui s'est qui s'est déroulé euh avec 55000 participants avec un un parcours qui est qui est très beau he qui traverse tout Paris.

Et Emmanuel Grégoire, donc savez qui est le député socialiste qui brigue l'investiture du PS pour concourir pour les prochaines municipal à une idée dans je crois qu'on peut qualifier d'idée la plus stupide que personne n'avait jamais eu depuis longtemps puisquemanuel Grégoire propose que le prochain marathon de Paris on le court sur le boulevard périphérique c'estd que les coururs fassent le tour du boulevard périphérique. En clair que l'on court sur du sur du becadam pendant pendant 40 km, c'est que entre deux rails de de sécurité sans ne rien voir. Bon et le plus extravagant, c'est que Emmanuel Grégoire veut s'appuyer sur l'expérience des des JO.

Mais ce qui a fait la magie des JIO, c'est que précédemment les épreuves se déroulaient dans Paris que lorsqu'on regardait les JIO, on voyait des épreuve qui se déroulent sur la place de la Concorde, qui se déroulaiit entre l'école militaire et la tour Effel, qui se déroulaient sous les ponts de Paris, sur le pont Alexandre 3 et cetera. Et le la force et je dis ça parce que c'est vraiment j'ai eu le plaisir de de couvrir à plusieurs reprises ce marathon de Paris, c'est de découvrir Paris de enfin de découvrir ou de ou de redécouvrir Paris la beauté de ses monuments, la beauté de ses sites, la beauté de ce cadre, la beauté de la scène. Je ne suis pas sûr qu'il y a la même magie lorsque l'on court sur un boulevard périphérique.

Je sais que vous n'aimez pas trop ça, mais quand même un coup de cœur. Alors, un coup de cœur. Ça aujourd'hui sera pas un coup de cœur, enfin ça sera plutôt un coup de chapeau euh à l'écrivain Vargas Laa Mario Vargas Laa qui dont on a appris le le décès ce matin parce que voilà, je crois que c'est alors c'est un écrivain pour être que j'ai découvert assez tardivement euh mais je l'ai découvert avec plaisir.

Je pense que un de de de ces romans c'est les pavés he les romans de Vargas, ils font tous environ 500 600 pages mais euh qui se qui se dévore avec un bonheur euh rare. Voilà. Donc il n'en écrira plus mais bon il a eu le le le le le temps et surtout le la plume donne de d'écrire de très nombreux romans.

Donc je ne serais que pas invité tous nos téléspectateurs à à lire parmi les plus grands titres de de Varcas Laa que ce soit là. Jacques Olivier Martins, c'est à vous. Votre coup de griffe.

Alors mon coup de griffe récurrent régulier, c'est contre la CGT qui nous a donc annoncé son projet de faire une nouvelle grève autour dans les à la SNCF. autour du weekend du 8 mai. Euh j'ai envie de dire que c'est plus qu'un coup de griffe.

Ça finit par mériter. Euh parce que c'est toujours la prise en otage ou en tout cas la perspective d'une prise en otage des gens qui utilisent les trains. On arrête pas de nous dire "Prenez des trains, prenez des trains, prenez des trains." Oui, mais arrêtons ou demandons en tout cas à la CGT d'arrêter ces ces tentatives de prise d'otage permanente.

Elles me semble totalement scandaleuses, déplacée. On a parlé en début du contexte difficile de la France où on se dit que tout le monde doit un peu se serrer les coudes. Là, c'est le comble du corporatisme.

En tout cas, la CGT à la SNCF. Et ça, franchement, je trouve ça scandaleux. Votre coup de cœur ?

Alors, mon coup de cœur mon coup de cœur est très très différent. Euh j'ai été surpris ce weekend d'apprendre que le Parlement britannique s'est mobilisé en urgence pour sauver les deux derniers au fourneaux donc de la sidérurgie. Euh je trouvais ça intéressant.

Alors ça peut être contesté mon mon analyse mais j'ai ça je me suis dit euh une des au fourneaux si on les arrête quelques mois c'est fini hein. C'est des choses qu'il ne faut jamais arrêter. Donc ils ont décidé de le sauver parce que l'actionnaire de British Steel qui est devenu chinois il y a quelques années avait décidé de le stopper parce que ils perdent de l'argent et j'ai trouvé que c'était intéressant.

Je suis pas sûr que ce soit une action économique extrêmement euh rentable vers laquelle s'engage le gouvernement britannique, mais finalement ça en dit peut-être long de la sur la mondialisation. C'est-à-dire qu'aujourd'hui la Chine a des excès d'acier, va pas pouvoir les envoyer vers les États-Unis, rêve de les envoyer là où il peut les envoyer notamment en Europe. Et donc quand on cède finalement une partie de ces actifs, en tout cas à quelques investisseurs étrangers, pourtant moi je suis pour la mondialisation, beaucoup le savent, il faut quand même faire attention.

Les premiers qu'on peut sacrifier, c'est ceux qui sont les plus éloignés des sèches des des la direction ou de l'origine de l'actionnaire. Et là, l'Angleterre va tenter de sauver parce que il y a des actionnaires chinois qui avaient décidé d'abandonner l'acier et je trouve que c'est une opération assez originale et intéressant. Frédéric Méchot, on termine par vous votre coup de griffe de la semaine.

Euh pour moi, c'est la dévitalisation du projet de simplification de la vie économique. Alors expliquez-nous qui a été un peu c'est un projet comme son nom l'indique qui vise à simplifier toutes les procédures qui sont très nombreuses et très fastidieuses que doivent entreprendre les les chefs d'entreprise qui a été d'ailleurs conçu avec eux et avec leurs représentants très largement. et il y avait énormément de de de progrès que contenait la première version de cette de cette loi qui a été vidé substance dans les premières lectures.

Alors, j'espère que une partie de ces dispositions seront euh euh rétablies lors de en 2e lecture. Mais voilà, pour l'instant, je trouve que le texte n'est pas à la hauteur des ambitions euh qui qui qu'il avait initialement. Et votre coup de cœur cette coup de cœur sans me mettre concerté, moi j'avais vu dans l'actualité que il y avait une progression très forte du nombre de personnes qui faisait de la course à pied.

Ah bah décidément je suis désolé mais et j'ai trouvé que c'était un signe très positif dans un moment où on parle beaucoup à la fois de santé mentale. C'est l'une des grandes causes du du quinquena et on sait très bien que le sport aide à la santé mentale et puis aussi on voit de plus en plus une épidémie d'obésité. J'avais trouvé que ce voilà ce chiffre là était un chiffre positif et je crois que c'est quelques c'est plusieurs millions.

On a on dépasse maintenant la barre des 100 millions de de pratiquants de de course à pied. J'ai trouvé que c'était un point point positif dans l'actualité. Peut-être aussi un effet JIO, qui sait hein.

C'est c'est une possibilité. Bien, on va terminer sur ce sujet de la course à pied qui aura été le fil rouge peut-être de cette dernière partie. Je vous remercie à tous d'avoir été présents sur ce plateau du club politique et vous retrouvez Ivre lundi prochain pour une nouvelle édition du club.

Je vous souhaite à tous une très belle semaine. À bientôt. [Musique] [Musique]