Paul Christophe, président du groupe Horizons, est l'invité de la matinale de franceinfo
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 40 %Attaque 10 %Défensif 50 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:00OuverteRéponse directe
Qu'est-ce que vous pensez de la plainte contre Jordan Bardella et des affaires judiciaires du RN ?
- 0:30OuverteRéponse directe
Est-ce qu'on va vers un compromis sur la partie recette du budget ?
- 1:00OuverteRéponse directe
Pourquoi vous vous êtes abstenu sur la hausse de la CSG ?
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Est-ce que le déficit de 30 milliards de la Sécurité sociale est un risque réel ?
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Édouard Philippe dit que le budget n'est pas votable en l'état. Êtes-vous d'accord ?
- 4:00OuverteRéponse directe
Est-ce que vous voulez vraiment un budget de la Sécurité sociale ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 4:00Paul ChristopheFait
« un déficit excessif, des mesures fiscales exagérées, l'absence d'économie et une suspension de la réforme des retraites »
- 5:00Paul ChristopheFait
« une droite divisée ça veut dire potentiellement pas de second tour »
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Bonjour Paul Christophe. Avant de parler du budget, on apprend ce matin que Jordan Bardella est visé par une plainte déposé au parquet national financier pour favoritisme et détournement de fonds publics. Qu'est-ce que Qu'est-ce que vous en pensez ?
Jordan Bardella est haut dans les sondages pour la présidentielle de 2027. Marine Le Pen, elle doit passer en appel sur une affaire justement de avec les fonds européens. Qu'est-ce que vous pensez de cette nouvelle affaire ?
Bonjour et ben écoutez après le parti, après Marine Le Pen, maintenant Jordan Bardella j'observe que ça commence à faire beaucoup mais maintenant j'ai toujours pour habitude de faire confiance à la justice. Donc laissons chacun faire leur travail et on verra les conclusions à la fin. Alors passons au budget ce matin.
Est-ce qu'on va vers un compromis en tout cas sur la partie recette ? On a vu hier soir, il semble que vous ayez trouvé vous en ayez trouvé un sur la hausse de la CSG sur les revenus du capital. Vous vous êtes abstenu, le groupe Horizon, mais est-ce qu'on est sur la bonne voie en tout cas pour la partie recette ?
Écoutez, chez Horizon, nous sommes constant. On a toujours dit que ce budget devait être l'œuvre d'un compromis mais pas de la compromission et que nous ne voterions pas n'importe quoi. C'est ce qui a semble-t-il surpris à certains dernièrement lorsqu'on a dit qu'on aurait pas trouvé de de voix de passage aujourd'hui pour voter favorablement.
Pour autant, nous avons l'intention de peser dans les débats. Vous l'avez vu hier, on était contre cette hause de la CSG qui portait sur 2 2,8 milliards d'euros. On a contribué à ce qu'elle soit réduite à 1,4 milliards d'euros en en excluant tous les petits épargnants en particulier, mais surtout en fléchant ces 1 milliard 4 non pas pour financer un déficit mais pour financer la branche autonomie.
Euh et donc savez que ça met très cher dans la mesure où j'étais à la création de cette branche autonomie à l'époque avec la bénédiction d'un certain premier ministre Édouard Philippe. C'était le un moindre mal pour vous pour que vous puissiez euh en tout cas au moins vous abstenir et ne pas voter euh contre cette CSG, cette hausse de la CSG. Écoutez, ce que ce qui était hors de question pour nous, c'était de voter une CSG à 2,8 milliards qui emportait tous les petits épargnants comme je le disais, à la fois les PE, les CEL, le revenu locatif et cetera.
Donc je pense que aujourd'hui notre rôle c'était de protéger nos citoyens, d'attirer à nouveau l'attention sous le fait que ce budget est déséquilibré, il ne porte pas de mesure d'économie et je le rappelle, il est sur une trajectoire qui dépasse les 23 milliards de déficit et ça ça doit nous interpeller. D'ailleurs, hier, Sébastien Lecornu a quand même brandi un peu le spectre du chaos sur la sécurité sociale en parlant de 30 un déficit de 30 milliards d'euros si le texte s'il n'y avait aucun texte sur le budget de la sécurité sociale. Euh c'est un coup de pression de la part de Sébastien Lecnu.
Je ne sais pas. Enfin en tout cas nous on l'a pas ressenti comme tel. Vous savez, on est on est suffisamment expert du sujet.
Euh je rappelle que Frédéric Valtou est président de la cause affaire sociale. J'étais moi-même ministre des solidarités en son temps et on a Nathalie Coninsterlle qui est très investi sur le sujet François Gernigon, on a des spécialistes chez nous qui peuvent vous faire la démonstration que c'est pas parce que le budget ne serait pas voté en décembre que c'est le chaos. Je rappelle juste qu'il a pas été voté non plus l'année dernière.
Pour autant la sécurité sociale a continué à fonctionner, votre carte vitale a fonctionné. Les soins ont été dispensés. Évidemment, c'est toujours un mode un peu dégradé, mais ça veut dire qu'on se reverrait à minimar en janvier pour voter un budget.
Je on a fait la démonstration que des mesures réglementaires pour être prises en compte pour faire sun serait une intéresserait certainement beaucoup d'avoir un budget voté avant les municipales et je peux l'entendre mais ne confondrez pas les choses savez-nous c'est important c'est ne pas mentir au français de dire la vérité aujourd'hui on a un budget qui s'inscrit dans une trajectoire déficitaire excessive je rappelle juste à nouveau queer Philippe en 2019 le busila la sécurité sociale prévoit un déficit non pas de 15 de 23 ou 30 milliards mais de 1 milliard donc ça veut dire que des économies sont possibles. Alors, est-ce que vous êtes toujours sur cette ligne lorsque Édouard Philippe dit "En l'état, ce n'est pas possible de voter pour le budget." Est-ce que cette ligne est toujours valable ?
Et est-ce que vous voulez vraiment un budget en fait de la sécurité sociale ? Écoutez, cette phrase qu'on a prêté Édouard Philippe en fait, c'est un constat un constat qu'il a fait après nous avoir entendu nous parlementaires du groupe Horizon indépendant, nous avons débattu mardi dernier en rayon de groupe et le constat était de dire que en l'État effectivement le budget ne pouvait pas être voté. Pourquoi ? parce que un déficit excessif, des mesures fiscales exagérées, l'absence d'économie et une suspension de la réforme des retraites qui est une mauvaise idée.
Edd Philipp a fait donc le constat en nous écoutant disant l'état si je comprends bien personne n'est prêt à voter. Donc c'est pas une commande d'orphilippe, ce sont nos expressions au regard de l'examen du texte. Mais est-ce que vous voulez un budget au final parce que chacun dit il faut faire des compromis mais personne n'avance.
Écoutez, on a fait la démonstration hier qu'on pouvait s'inscrire dans une trajectoire de compromis. En tout cas, nous avons fait cet effort qui repose quand même sur une réduction, je le répète, à de la taxation CSG de 1 milliard4. C'était pas neutre.
Nous l'avons obtenu, je pense, par la négociation, par le compromis. Donc, continuez à avancer. Le vote se fera, je rappelle, à la fin de l'examen de la partie recette et de la partie dépense.
Si il y a la partie recette est adoptée aujourd'hui. Ce sera un vote effectivement qui sera proposé aujourd'hui. Alors, Édouard Philippe, il s'est déclaré candidat pour 2027.
Est-ce qu'il a opté pour un destin présidentiel au détriment du budget avec sa sortie ? Non, je pense que il faut il faut rembobiner un petit peu le film. Édouard Philippe lorsqu'il s'est exprimé sur une radio il y a pas si longtemps que cela, a commencé par dire une chose, une chose que tout le monde a oublié.
Il faut que le pays ait un budget. Donc on s'inscrit dans cette trajectoire, mais un budget qui soit bon pour le pays. Voilà ce qu'a dit Edard Fil.
Je pense que sa posture d'homme d'État, c'est bon de le rappeler. On n'est pas là encore une fois pour bâtir des compromis sur des mensonges. On veut une réalité.
La réalité c'est qu'il faut faire des efforts. Il faudra sans doute travailler plus demain, travailler plus longtemps et surtout qu'on soit plus nombreux à le faire. C'est ça aussi notre défi d'aujourd'hui.
Il y a un postulat, un constat démographique aujourd'hui que certains semblent nier. On a un système social qui a été bâti sur une démographie qui s'est complètement rétractée et donc il nous faut nous projeter sur un budget qui puisse tenir compte de cette considération. Alors Édouard Philippe candidat, Xavier Bertrand candidat, David Lisnard candidat, Gabriel Atal pense de plus en plus.
La liste va certainement s'allonger. Donc les candidatures, elles se multiplient à droite pour 2027. On le sait, il y aura qu'une place he pour le second tour puisque l'autre candidat sera très probablement soit Marine Le Pen, soit Jordane Bardella si l'on en croit les sondages pour l'instant.
Autant de candidature, c'est l'échec assuré pour la droite. Je ne sais pas ce que pensent les autres. Moi je je sais que depuis très longtemps chez Horizon, nous avons un candidat candidat solide qui a prouvé qui pouvait être à la manœuvre pour faire prospérer le pays.
Je rappelle tout à l'heure les résultats de 2019 chômage en baisse déficit faible dans le contexte actuel. Une droite divisée ça veut dire potentiellement pas de second tour. Écoutez, c'est à nous de convaincre du bien fondé de la candidature du Philippe.
Je pense qu'on s'y emploie. on travaille à un projet un projet de société c'estàd pas un catalogue de petites mesure pas un catalogue populiste, mais il y a un projet de société robuste qui permettent et bien à nos enfants, nos petits-enfants finalement de s'épanouir dans la société de demain. Est-ce qu'il faut passer par une primaire ?
Édouard Philippe pour l'instant dit non, il n'en est pas question mais pourtant il a rencontré Laurent Voquet il y a peu de temps et Laurent Voquet lui est pour une primaire très large jusqu'à Sarah Knafo et il a aussi d'ailleurs rencontré Éric Zemour. Alors est-ce que la position d'Edouard Philippe évolue en vue de d'une potentielle primaire ? Je pense que quand on veut gouverner, il est bon d'écouter les autres.
Mais pour autant euh nous avons toujours tenu la ligne où qui refuse finalement la primaire puisque nous avons un candidat, nous aurons un projet. À nous de rassembler finalement derrière ce candidat et ce projet. Je pense que c'est ça notre trag trajectoire.
C'est ça notre notre objectif. Alors, avant les la présidentielle, il y a les municipales. Est-ce que la case municipale est essentielle pour Édouard Philippe avant de se lancer pour 2027 ?
Bien, vous savez qu'on a on a déjà beaucoup de maires qui nous soutiennent, plus de 600 maires recensés, ce qui veut dire d'ailleurs qu'on aura pas forcément de problème de parrainage contrairement à d'autres. Mais en tout cas, les municipales, c'est un enjeu important pour nous parce que nous sommes un parti d'élus connectés au territoire et donc le maire est par essence l'homme politique de proximité avec le territoire. Donc c'est important de s'appuyer sur un réseau de ma grandir autant que possible.
Nous sommes aussi pour faisant démonstration qu'on peut être en soutien d'autres candidats d'autres partis lorsque c'est intelligent de le faire. Donc c'est ça aujourd'hui l'objectif nous de des municipales. En tout cas, un dernier mot.
Est-ce que Édouard Philippe aujourd'hui euh la rupture avec Emmanuel Macron est totalement actée, définitive ? Je je pense pas que ça se les choses s'expriment de la sorte nous avons du respect euh pour le président de la République, pour l'institution, pour ce qu'il représente, ce qu'il incarne pour le pays. Euh nous sommes-nous à travailler pour les Françaises et les Français.
Donc c'est ce qui guide d'ailleurs tout à l'heure l'écriture d'un projet, un projet de société. Nous sommes soudés derrière Édouard Philippe. Je pense que le président préside et nous on travaille finalement à la fois, vous le disiez tout à l'heure, sur la le fait de doter la France d'un budget et puis d'une trajectoire qui puisse nous permettre de sortir de cet endettement excessif dans lequel on s'est enfermé.
Merci Paul Christophe. Bonne journée.
Paul Christophe