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InterviewRassemblement National (sur YouTube)· 24 septembre 2024 43 minContradictoireActualité / polémiqueSécuritéImmigration & asileJusticeEurope & international

On attend les actes de Bruno Retailleau ! - Andréa Kotarac (France Info)

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 26 %Attaque 53 %Défensif 21 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 91 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:00OuverteRéponse directe

    Andrea Cotarac, j'ai trois priorités, rétablir l'ordre, rétablir l'ordre, rétablir l'ordre.

  • 0:09OuverteRéponse directe

    Ce sont les mots tout à l'heure de Bruno Rataillot lors de la passation de pouvoir. C'est une phrase qu'aurait pu prononcer Marine Le Pen ou Jordan Bardella, ça ?

  • 2:31OuverteRéponse directe

    Jonas Haddad, quand vous entendez les premiers mots de Bruno Retaillot au ministère de l'Intérieur, vous vous dites quoi ? C'est l'homme de la situation ?

  • 4:05OuverteRéponse directe

    Ludovic Mendes, on sait que le profil de Bruno Retailleau, il fait un peu grincer les dents chez certaines personnalités du groupe présidentiel. Qu'est-ce que vous dites, vous, ce soir ? Vous êtes sur la ligne Retailleau ou vous avez quand même un peu de réserve ?

  • 4:52OuverteRéponse directe

    C'est quoi les lignes rouges pour vous ?

  • 6:25OuverteRéponse directe

    Delis Iglesias, quel regard vous portez sur les premiers mots de Bruno Retailleau ? Vous êtes dans quel état d'esprit ce soir ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:15Invité politiqueChiffre
    « On se souvient que le résultat, c'était 12 000 postes de policiers et gendarmes en moins. »
  • 11:57Invité politiqueChiffre
    « l'IFOP explique que 91% des Français considèrent la justice comme pas assez sévère dans notre pays. »
  • 18:06Invité politiquePromesse
    « On va proposer l'abrogation de la réforme des retraites, nous avons proposé des peines planchers, nous avons proposé la présention légitime défense pour nos policiers. »
  • 22:31InvitéChiffre
    « Le narcotrafic, c'est entre 3 et 6 milliards. »
  • 23:47InvitéChiffre
    « Chaque jour qui passe, c'est mille agressions. »
  • 23:53InvitéChiffre
    « Chaque heure qui passe, c'est une attaque avec arme. »
  • 26:59InvitéFait
    « J'avais fait passer un certain nombre d'amendements, notamment sur les articles 9 et 10 du dernier texte sur l'immigration qui concernait les OQTF et les ITF. »
  • 32:24Invité politiqueChiffre
    « on a 6% seulement d'exécution des obligations de quitte le territoire. »
  • 32:58Invité politiqueChiffre
    « Les 15 milliards d'euros sur 5 ans, nous avions voté d'ailleurs pour ce qu'avait proposé Monsieur Darmanin. »
  • 33:21PrésentateurFait
    « Il a dit je veux rétablir l'ordre aux côtés des forces de l'ordre »
  • 33:38InvitéFait
    « Il a notamment rappelé que les Jeux Olympiques et Paralympiques avaient été une réussite. »
  • 33:58InvitéFait
    « Il y avait du monde sur la voie publique. »
  • 34:25InvitéFait
    « L'investigation est en souffrance dans la police nationale. »
  • 35:40InvitéFait
    « L'AME, c'est la ministre de la Santé donc ce sera elle de valider ou non ce choix. »
  • 35:47InvitéFait
    « C'est pour la modifier en AMU comme il est proposé par M. Retailleau, la réponse est non. »
  • 36:03PrésentateurFait
    « Les soins gratuits pour les clandestins. »
  • 36:12InvitéFait
    « Ce qu'on dit c'est pas vrai et quand on parle d'attractivité de la France ça n'a pas été démontré non plus à plusieurs reprises. »
  • 36:21InvitéFait
    « Il oublie une chose c'est qu'il a besoin du Parlement. »
  • 37:02InvitéFait
    « On a laissé longtemps nos frontières fermées et pas simplement pour la Covid. »
  • 37:40InvitéFait
    « Tant qu'on ne met pas de pression sur les visas de ces pays-là pour venir sur notre territoire on ne trouvera pas de réponse. »
  • 39:00InvitéChiffre
    « C'est principalement aujourd'hui le regroupement familial et 48% des gens qui sont aujourd'hui dans notre pays ne travaillent pas. »
  • 40:08InvitéFait
    « Mais c'est comme ça que les extrêmes que vous dénoncez montent. »
  • 40:42InvitéFait
    « On n'obtient pas des papiers en claquant les doigts dans notre pays. »
  • 41:16InvitéChiffre
    « Il y a 70% de gens qui veulent ça. »
  • 42:27Invité politiqueFait
    « Lisez les rapports de l'INSEE l'extrême pauvreté dans notre pays c'est pas dans les quartiers c'est dans les territoires ruraux. »
  • 42:40Invité politiqueFait
    « Vous avez un bilan monsieur il faudrait à un moment donné le regarder dans la glace. »

Temps de parole

  • Invité23 %
  • Invité 219 %
  • Invité 316 %
  • Andréa Kotarac16 %
  • Présentateur12 %
  • Invité 49 %
  • Invité 53 %

0,7 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Andrea Cotarac, j'ai trois priorités, rétablir l'ordre, rétablir l'ordre, rétablir l'ordre. Ce sont les mots tout à l'heure de Bruno Rataillot lors de la passation de pouvoir. C'est une phrase qu'aurait pu prononcer Marine Le Pen ou Jordan Bardella, ça ?

0:12
Andréa Kotarac

Oui, ou même Nicolas Sarkozy qui avait proposé le Karcher. On se souvient que le résultat, c'était 12 000 postes de policiers et gendarmes en moins. Donc si vous voulez, les paroles, très bien, bravo, maintenant on attend les actes. Et j'ai envie de dire souvent, c'est un binôme qui doit être en action. Le ministre de l'Intérieur et le ministre de la Justice, l'un ne va pas sans l'autre. Et on se souvient dans le précédent gouvernement qu'il y avait un binôme, c'était M. Darmanin qui disait de l'ordre, de l'ordre, de l'ordre. Et à la Justice, c'était M. Dupond-Moretti qui expliquait qu'il n'y avait qu'un sentiment d'insécurité, mais pas vraiment d'insécurité dans le pays.

Et là, je constate qu'on aura probablement la même chose. M. Retaillot, de l'ordre, de l'ordre, de l'ordre. Et à la Justice, on a M. Migaud, un ancien socialiste qui d'ailleurs avait voté contre les peines planchées. Donc vous voyez bien que tout cela n'est pas tenable.

1:01
Présentateur

Alors on voit ces images en direct de Bruno Retaillot qui échangent avec des forces de l'ordre dans ce commissariat de la Courneuve. Patricia, Bruno Retaillot qui a donné le ton aujourd'hui.

1:13
Invité

— Ah oui, alors M. Cotarac trouve qu'il n'est pas assez à droite, mais il est quand même bien à droite, M. Retaillot.

1:19
Andréa Kotarac

— Moi, je viens de la gauche. Donc en fait, ce de droite, je lui demande juste de l'efficacité. De l'efficacité, c'est tout.

1:25
Invité

— Un homme de droite sans complexe et une droite assumée catholique conservateur. Eh bien Bruno Retaillot, il est à la fois une arme pour neutraliser le RN, un épouvantail pour la gauche, un homme inquiétant pour la Macronie. Avec un mot à la bouche, l'ordre, sous-entendu, c'est le désordre dans le pays. Ça a dû faire plaisir à Gérald Darmanin qui était juste à côté de lui, son prédécesseur. La boussole de son action, eh bien rétablir l'ordre dans les rues, aux frontières, dans les esprits. Voilà les mots de Bruno Retaillot aujourd'hui. Alors qu'il prenait les clés de la place Beauvau, aura-t-il les moyens, Bruno Retaillot, de son ambition financière ?

Bien sûr, mais pas que, parce qu'il va devoir former un tandem avec son alter ego à la justice. Didier Migaud, son exact inverse sur l'échiquet politique. Didier Migaud est un homme de gauche plus mesuré. D'où cette question que tout le monde se pose. Ce duo droite-gauche, ces deux piliers de l'État de droit, vont-ils parvenir à travailler ensemble au service de la France et des Français ?

2:23
Présentateur

C'est une question évidemment qu'on se posera tout à l'heure. Mais d'abord, Jonas Haddad, quand vous entendez les premiers mots de Bruno Retaillot au ministère de l'Intérieur, vous vous dites quoi ? C'est l'homme de la situation ?

2:33
Invité

Moi, je pense que ça peut être l'homme de la situation, surtout si on sort, et permettez-moi de le faire un peu comme l'a fait Michel Barnier. Vous avez raison dans vos analyses politiques, mais qui sont très très politiques, et qu'on se tourne un peu vers les Français. Je m'explique. Soit on fait comme vous avez fait, c'est-à-dire on met en opposition des différentes personnalités, certaines qui critiquent, parce qu'il est trop catholique, parce qu'il est trop conservateur. Alors soit on se tourne vers les Français, et on regarde que veulent les Français en la matière. Les Français disent 70%, on veut plus de sécurité. 70%, on veut moins d'immigration.

Donc si on arrête d'être dans ces postures politiques et qu'on se tourne vers les Français, les Français veulent plus d'ordre. Les Français veulent moins d'immigration. Et il y a des sujets dans lesquels on n'a pas besoin de se tourner vers le ministre de la Justice pour avoir des réponses. Je vous prends deux exemples. Pendant les JO, on a bien vu que la sécurité permettait d'être beaucoup plus attractif et de faire en sorte que les manifestations se passent bien. Un deuxième exemple, l'obligation de quitter le territoire français. Ça n'a rien à voir, par exemple, avec la justice. Si la justice décide des OQTF, si vous les exécutez, l'intérieur peut exécuter.

Ce qu'on a envie, en fait, c'est tout simple. C'est un exécutif, un gouvernement qui exécute. Alors après, on peut mettre les qualificatifs qu'on veut sur M. Retailleau. On peut dire qu'un tel, dans la Macronie ou dans la gauche de la droite de la Macronie, considère ça. La réalité, c'est qu'il faut se tourner vers les Français et voir de quoi ils ont envie. Je vais même vous dire un truc. Et ça va peut-être faire plaisir à M. Cotarac. Même les anciens sympathisants de gauche ou même les sympathisants de gauche actuels qui votent pour le Parti Socialiste sont pour plus de sécurité et moins d'immigration. Donc en réalité, la grande majorité des Français se rejoint là-dessus.

4:05
Présentateur

Ludovic Mendes, on sait que le profil de Bruno Retailleau, il fait un peu grincer les dents chez certaines personnalités du groupe présidentiel. Qu'est-ce que vous dites, vous, ce soir ? Vous êtes sur la ligne Retailleau ou vous avez quand même un peu de réserve ?

4:22
Invité

Beaucoup de réserve. Et je l'ai déjà exprimé à plusieurs reprises, donc ça ne me pose aucun souci. Après, comme me dit très bien M. Haddad, maintenant il est nommé, il est ministre de l'Inférieure. Moi, j'ai exprimé mes doutes, j'ai exprimé mes lignes rouges et à partir de là, on a été même plusieurs à faire. Mais à partir de là, on va voir ce qu'il propose. Je suis membre de la commission de loi, donc à partir de là, on va aussi l'auditionner à plusieurs reprises. On va être très présent et il ne pourra pas faire sans les parlementaires. Donc il faudra qu'il trouve des consensus. Ces consensus-là, on n'ira pas les chercher avec l'extrême droite.

Donc il faudra qu'on puisse dialoguer intelligemment.

4:52
Présentateur

C'est quoi les lignes rouges pour vous ?

4:53
Invité

Par exemple, quand on parle d'immigration, j'étais rapporteur du texte d'immigration, un des rapporteurs. Moi, ça ne me pose aucun problème de parler d'immigration. Quand on veut lutter contre l'immigration illégale, il faut taper sur les passeurs. Donc il faut donner plus de moyens à la police pour lutter contre les passeurs. C'est ce qu'on a fait dans le texte de loi. Il y a tous ces sujets qu'on peut mettre sur la table, qu'on a mis dans le texte de loi. Maintenant, il faut laisser s'appliquer aussi ce texte de loi et donner les moyens complémentaires, ce qu'on a fait avec le texte, à la police, à la douane, à la gendarmerie, qui manquait de certains moyens.

Donc là, c'est déjà dans le texte. Et puis, il faut qu'on arrête de faire croire que les personnes viennent de l'étranger juste pour avoir de l'AME ou pour avoir des aides sociales. On a pu démontrer à plusieurs reprises que c'est faux. D'ailleurs, le rapport sur l'AME rendu par M. Stéphanini et Évin, M. Stéphanini et Évin démontrent justement que c'est l'inverse de ce qui est dit par cette droite-là, qui nous explique qu'il faut arrêter l'AME parce que les personnes viennent. Au contraire, rupture de soins, risque, c'est pas d'impact financier. L'AME, l'aide médicale d'État pour les clandestins.

Donc, tous ces sujets-là qui sont mis sur la table, en fait, moi, qu'on parle d'immigration, il ne pose aucun problème. Moi non plus, il n'y a pas de tabou. Sur l'AME. Mais le vrai tabou de l'AME, c'est de se dire qu'ils veulent la retirer totalement pour faire une aide médicale d'urgence. Là, on est tous contre. Mais on n'a jamais dit que c'était un tabou de débattre sur l'AME. On peut débattre sur l'AME et il y a un rapport qui conforte les propositions de chacun. Donc maintenant, on doit discuter et trouver une solution. C'est ça qui est primordial. On ne refuse pas de parler d'immigration. On dit juste que ce qui nous est proposé ne répond pas aux besoins migratoires.

On ne sait pas comme ça qu'on va régler les problèmes de l'immigration illégale qui pose un véritable problème dans notre pays. Ça, c'est la lutte contre les passeurs. C'est un ensemble de sujets. Et c'est aussi un sujet européen. Et là-dessus, M. Retailleau risque d'avoir des problèmes entre le discours et la manière dont il va faire les choses. Parce qu'il ne pourra pas le faire en un claquement de doigts. Et c'est important à le soulever.

6:22
Présentateur

Si vous nous rejoignez, vous voyez cette image en direct. On est dans un commissariat de la Courneuve, en Seine-Saint-Denis. C'est le premier déplacement de Bruno Retailleau en tant que ministre de l'Intérieur. Vous le voyez, il échange avec des forces de l'ordre. Delis Iglesias, quel regard vous portez sur les premiers mots de Bruno Retailleau ? Vous êtes dans quel état d'esprit ce soir ?

6:44
Invité

Bonsoir. Forcément, quand on entend le discours de M. Retailleau, « Rétablir l'ordre, rétablir l'ordre, rétablir l'ordre ». Vous imaginez bien que lorsqu'on entend ce discours de la part du ministre de l'Intérieur, le premier flic de France, que ce soit les policiers nationaux, les gendarmes, la police municipale, qui est la troisième force du pays, on est plus que satisfait. Maintenant, on ne juge pas sur des paroles, on juge sur des actes. Donc, Alliance Police Nationale, nous, on demande un véritable choc d'autorité. Et on va dire que, pour l'instant, le discours du ministre de l'Intérieur va dans ce sens.

7:26
Présentateur

Donc, pour l'instant, on est plutôt satisfait. Un choc d'autorité, vous pouvez nous expliquer ?

7:31
Invité

Un choc d'autorité, en fait, c'est que tout le monde puisse travailler ensemble et qu'on arrête cette inversion des valeurs, tout simplement. que le policier se retrouve systématiquement coupable. Il faut vraiment une forme d'autorité dans ce pays. Moi, mes collègues, quand ils entendent ça, que ce soit en France métropolitaine ou dans les Drômes-Com, en Martinique, où mes collègues subissent des exactions tous les soirs, ils se font tirer dessus à balles réelles ou encore en Nouvelle-Calédonie. Lorsqu'ils entendent ce lettre-motivre-là rétablir l'ordre, on attend des actes, concrètement.

8:13
Présentateur

Mais est-ce qu'on doit comprendre, quand on vous entend, que cette autorité des forces de l'ordre, elle s'est effritée depuis qu'Emmanuel Macron est au pouvoir ?

8:22
Invité

Ce n'est pas depuis qu'Emmanuel Macron est au pouvoir. Vous savez, je ne vais pas faire de politique politicienne, je vais faire de la politique syndicale. En fait, depuis plusieurs années, on constate qu'il y a un réel problème sur le terrain. Moi, mes collègues, ils demandent tout simplement à travailler. Ils demandent tout simplement à travailler. Lorsque vous avez un refus d'obtempérer, un individu qui vole un véhicule ou qui commet un vol et que lorsqu'on dit aux collègues la nuit ou même la journée, qu'on leur dit « vous cessez la poursuite pour pas qu'il y ait de problèmes » ou quoi que ce soit, c'est là qu'il y a un réel problème. Et moi, mes collègues, ils attendent des actes.

Là, ils ont entendu rétablir l'ordre, rétablir l'ordre, rétablir l'ordre. Et bien maintenant, ils attendent, même si, je le rappelle, Alliance, Police Nationale, nous, on demande ce véritable choc d'autorité. Donc voilà, on attend beaucoup de M. Retailleau.

9:15
Présentateur

– Jonas Adel.

9:16
Invité

– Il y a deux choses quand on dirige l'administration, quand on est ministre. Bien évidemment, il y a les moyens, mais il y a aussi le mental, la psychologie. Et c'est normal que chaque ministre doit insuffler de la confiance à ceux qui sont en dessous de lui. On dirait quoi si un ministre de l'éducation ne donnait pas de la confiance à des professeurs ? Déjà, là, il leur donne de la confiance et c'est très bien qu'il le fasse. Deuxièmement, on oublie très très vite, quand même, vous parliez tout à l'heure, monsieur, en termes de refus d'obtempérer, qu'aujourd'hui, c'est un refus d'obtempérer par jour. Et les refus d'obtempérer, ce n'est pas n'importe quoi. C'est des policiers…

– Un tous les quarts d'heure. – Pardon, tous les quarts d'heure. – C'est un peu plus. – Autant pour moi, vous voyez, c'est la fin de la journée. Et donc ça, ça veut dire des morts. Deuxièmement, il y a des policiers qui ont été égorgés dans ce pays. Et troisièmement, il y a un leader d'un grand parti qui s'appelle la France Insoumise, qui fait des scores importants, qui défile au slogan de la police tue.

Donc déjà, si dans le mental, on change le logiciel pour dire « le gouvernement, aujourd'hui, redonne beaucoup de confiance et d'autorité à ces personnes », je vous assure que, notamment dans ceux qui dirigent des bandes ou dans ceux qui sont des petits trafiquants du quotidien, il y a, comme on dit souvent sur d'autres sujets, la peur doit changer de camp. Donc ça, c'est un premier sujet. Deuxièmement, je pense qu'en la matière, Bruno Retailleau va être très solide aussi sur le maintien des crédits qui sont alloués à la police. Il y a eu un bond, c'est réel, de la part du gouvernement précédent sur l'aspect financier. L'aspect financier a été augmenté.

Maintenant, il faut pouvoir augmenter des aspects qui sont quasiment psychologiques et d'exécution. Et je peux vous assurer que si on met en place ce choc d'autorité-là, qu'appellent de leur vœu les syndicats, à qui ça va profiter en premier ? Pas à des idéologues d'extrême droite. Ça va profiter aux gens faibles, surtout dans ces cités-là, qui sont obligés de baisser la tête lorsqu'ils rentrent chez eux, qui vont se dire « Maintenant, il y a des policiers qui vont nous protéger et qui eux-mêmes seront protégés et qu'on n'emmerdera pas. »

11:05
Présentateur

Qu'est-ce que vous attendez concrètement, Andréa Cotarac, de Bruno Retailleau ? Est-ce qu'il y a des mesures comme ça, concrètes, que vous attendez qu'il dévoile, par exemple, dans son discours de politique générale ?

11:15
Andréa Kotarac

Quand vous avez posé la question tout à l'heure aux policiers, qu'est-ce que c'est que le choc d'autorité ? Mais on a vu à la fois pour les policiers qui sont attaqués, à la fois contre des professeurs. Moi, je suis élu d'Auvergne-Rhône-Alpes. Il y a un professeur qui a plusieurs jours d'ITT à Villeurbanne qui a été frappé par un élève. C'est l'explosion des violences vis-à-vis des élus. Donc l'autorité, finalement, n'existe plus. Donc oui, il y a une demande d'autorité. Moi, je pourrais être d'accord avec M. Trotailleau. Mais le problème, c'est que vous me dites qu'il ne faut pas regarder les personnes. Il n'y a pas de binôme ministre de l'Intérieur, ministre de la Justice. C'est faux.

Les policiers dans notre pays font leur travail et ils le font bien. Le problème, c'est que les délinquants, souvent, sont relâchés. Et ce n'est pas pour rien non plus si, puisque vous me parlez de sondage, l'IFOP explique que 91% des Français considèrent la justice comme pas assez sévère dans notre pays. 91% des Français. Ça transcende les âges, ça transcende les partis politiques, ça transcende les sexes. Par conséquent, il y a une grande majorité des Français qui ne se reconnaissent plus dans cette justice qui est pourtant prononcée au nom du peuple français. Donc dire que M. Rotailleau pourra tout faire sans un ministre de la Justice qui suit, c'est faux.

Si on considère les juges comme pas assez sévères, on pourrait par exemple proposer des peines planchées. Mais là aussi, M. Migaud avait voté contre. Donc vous voyez bien qu'il y a une cohérence générale qu'il faut avoir.

12:33
Invité

Il y a rappelé sur France 2 ce soir d'ailleurs, l'indépendance de la justice.

12:37
Andréa Kotarac

Mais madame, moi je me souviens, puisqu'il a cité Robespierre, M. Rotailleau a cité Robespierre, dans l'esprit révolutionnaire, le juge, c'est la bouche de la loi. Par conséquent, quand vous changez la loi, le juge est obligé de la suivre, particulièrement pour des peines planchées justement.

12:51
Invité

Est-ce que vous êtes de ceux qui pensent que le problème de la police, c'est la justice ?

12:55
Andréa Kotarac

Je pense que les policiers font très bien leur travail, mais que manifestement, si on veut un choc d'autorité, il faut aussi de la sanction, et que cette sanction-là n'existe pas ou peu dans notre pays.

13:04
Présentateur

Ludovic Mendes, sur l'attelage dont on parle beaucoup, Rotailleau, Migaud, intérieur, justice, on sait que c'est un attelage qui doit travailler, a priori, main dans la main, le ministre le plus à droite, c'est en tout cas comme ça qu'on a tendance à présenter les choses, et le ministre le plus à gauche, donc Didier Migaud, qui vont devoir travailler ensemble. Il y a un risque d'étincelle pour vous ? Ou est-ce que, justement, Didier Migaud a été choisi pour freiner, pardon pour la formule, Bruno Rotailleau ?

13:27
Invité

Je crois qu'on oublie de regarder en arrière, mais sous Nicolas Sarkozy, on avait une personne qui était plutôt de très à droite à l'intérieur, et un peu plus sociale à la justice, ou François Hollande, la même chose avec Valls et Tobira. Donc cette réalité, on l'a tout le temps. Et les résultats aussi ? On ne vous a pas coupé. Les résultats aussi ? Non, mais vous pouvez juste respecter les gens, vous n'avez pas coupé. C'est peut-être le problème aussi de l'extrême droite. Arrêtez avec l'extrême droite, non franchement.

13:48
Andréa Kotarac

Vous l'êtes. Non, mais arrêtez.

13:49
Invité

Vous respectez la justice. On nous sommes le premier parti de France, respectez les 11 millions d'électeurs, monsieur.

13:54
Andréa Kotarac

Respectez les 11 millions d'électeurs.

13:55
Invité

Je ne parle pas des électeurs, je parle du parti. Non, non, respectez les électeurs. Nous sommes le premier parti de France, et vous ne pourrez rien faire sans nous. C'est parce que malheureusement, ils pensent que nous serons les électeurs sur nous. Sur l'attelage, Migos-Rotaille. Sur l'attelage, moi, ça ne pose aucun problème. Je vous le dis honnêtement, ce n'est plus un problème de personne. Maintenant, je veux savoir ce qu'on va faire. Ça fait un moment qu'on parle de personne, je ne sais toujours pas ce qu'on va faire. Donc moi, ce qui m'importe le plus, et ça fait deux mois et demi que je le demande, c'est qu'est-ce qu'on va faire.

Et la seule chose que je trouve dommageable, et je souhaite réussir de ce gouvernement, parce qu'on est tous dans le même bateau et on a des problèmes derrière, c'est qu'on n'ait pas plus l'ouvrir plus que ça. Parce qu'il aurait fallu avoir quelque chose de plus large. Alors certains aimeraient que ça soit vers l'extrême droite, mais l'arrêté, c'est que non, ce n'est pas possible. Mais il aurait fallu aller vers la gauche, et c'est vrai qu'en proposant certains profils, la gauche ne peut pas accepter de dialoguer avec nous. Mais en même temps, la gauche s'est tirée une balle dans le pied quand elle n'a pas accepté de tendre la main au bloc central et à la droite.

C'est l'erreur, c'est le péché originel. C'est-à-dire qu'à partir du moment où on nous explique que tout est de la faute d'Emmanuel Macron, maintenant ils ne sont capables de ne rien faire. Mais quand on a un responsable politique, même s'il y a une erreur qui a été commise, comme ils le disent, ils doivent trouver des solutions pour répondre aux Français. Et s'ils ne veulent pas que l'extrême droite prenne le pouvoir dans ce pays, ou soit là en train d'agiter une baguette pour nous faire peur, ou une épée d'amoclès, il faut qu'ils prennent leur responsabilité.

Et là, quand Olivier Faure annonce hier que c'est une motion de censure, il ne prend pas ses responsabilités et il donne le pouvoir au rassemblement.

15:06
Présentateur

– Alors justement, vous évoquez Olivier Faure, je voudrais vous faire réagir sur cette déclaration du premier secrétaire du PS aujourd'hui. L'équipe de Barnier est dans une porosité idéologique avec l'extrême droite. Elle a besoin de l'extrême droite pour se maintenir au pouvoir. Qu'est-ce que vous répondez, ce soir ? Comment vous réagissez ?

15:23
Invité

– Vous savez, je suis normand, et en Normandie, on dit que c'est le camembert qui dit « Olivaro, tu pus ». C'est extraordinaire. C'est celui qui a sacrifié le parti socialiste de Jaurès et de Blum en se compromettant, j'allais avoir un terme plus violent et plus vulgaire, avec Mélenchon qui dit « la police tue » et qui est en train de faire exploser tout le champ républicain, qui vient donner lui des leçons de porosité avec l'extrême.

15:49
Présentateur

– Alors pardon, mais pour peut-être cette forme de clin d'œil de Bruno Retailleau aujourd'hui à l'extrême droite, ce n'est pas du tout comme ça que vous voyez la chose.

15:55
Invité

– Oui, le clin d'œil à l'extrême droite, alors qu'eux, ils ont fait un accord avec l'extrême gauche. C'est hallucinant que ce monsieur se donne encore les moyens de pouvoir donner des leçons. Qu'est-ce qu'il a ? À sa naissance, on lui a donné un sceptre de moralité, a donné comme ça les bons et les mauvais points. Je ne sais pas. M. Fort, que j'ai connu dans d'autres temps, lorsqu'il était socialiste bontain, il est en train de partir en avril, ce monsieur.

16:19
Présentateur

– Il n'y a aucune porosité idéologique, comme le dit Olivier Fort, entre Bruno Retailleau et l'ERN ? – C'est extraordinaire quand même.

16:25
Andréa Kotarac

– Il y a 65 jours, on a eu les élections législatives, dans lesquelles l'extrême gauche a fait alliance avec la Macronie. Et c'est d'ailleurs cette alliance-là qui aujourd'hui a eu pour conséquence cette Assemblée qui n'a pas de majorité. C'est l'alliance entre Emmanuel Macron et l'extrême-gauche. J'ajoute que M. Wauquiez, par exemple, évitez de me couper la parole, c'est peut-être comme ça qu'on va commencer à parler. Merci, je termine ma plante, je termine. – Chacun ne respecte pas les autres Français qui votent contre vous. – Je termine, M.

Wauquiez lui-même, qu'on dit qu'il est de droite dure, etc., a été élu face au Rassemblement National grâce au désistement de la candidate verte du Nouveau Front Populaire. Donc vous voyez que ce parti unique est le même. Par ailleurs, par ailleurs, quand j'entends, vous voyez, vous êtes d'accord, vous faites partie du parti unique. Quand j'entends extrême droite, les extrêmes, l'idéologie extrême, pardon, mais le Rassemblement National, que vous le vouliez ou non, est le premier parti de France.

C'est le premier parti des ouvriers de France, c'est le premier parti des salariés de France, c'est le premier parti des employés de France, c'est même le premier parti de ces emplois qui avaient tenu à bout de bras la nation lors du Covid, ce que Mme Borne appelait les 13 métiers essentiels. C'est le parti du Rassemblement National. Aujourd'hui, rien ne se fera sans le Rassemblement National. – Non mais on a compris. – Rien ne se fera sans le Rassemblement National.

17:48
Invité

– Non mais excusez-moi, vous voyez, en fait, on ne peut pas refaire le match. Là, maintenant, on a un gouvernement, et excusez-moi de parler de ça, mais il faut que ça réussisse. Si vous ne voulez pas en être, je comprends, mais ne soyez pas commentateur.

18:04
Andréa Kotarac

– Excusez-moi, on ne commente absolument rien. On va proposer l'abrogation de la réforme des retraites, nous avons proposé des peines planchers, nous avons proposé la présention légitime défense pour nos policiers, puisque je vois qu'il est encore en ligne. Nous avons des propositions d'ailleurs qui ont été recopiées. Lorsqu'on propose sur le pouvoir d'achat, une TVA à 0% sans produit de première nécessité pour les Français, mais qui reprend cette idée ? Monsieur Ruffin. – Quand on propose une baisse de la TVA sur le carburant, qui le propose ? Qui l'a repris ? C'est le patron du Parti communiste. Quand on propose des solutions pour contrer et contrôler l'immigration, qui les a reprises ?

Monsieur Retailleau. Donc vous voyez bien que nous sommes au cœur des propositions et nous répondons aux attentes des Français. C'est d'ailleurs peut-être pour ça qu'on est premiers et que le gouvernement ici, c'est le gouvernement des perdants. Vous l'avez un peu oublié.

18:50
Invité

– Vous pensez vraiment que la droite et Monsieur Retailleau, qui a commencé en Vendée avec des personnalités qui sont de droite, ont attendu le RN pour faire des propositions sur l'immigration ? Parce qu'à l'époque où Monsieur Retailleau, il était avec Philippe de Villiers, vous, vous étiez à l'extrême-gauche. – L'extrême-gauche qui n'était pas pour l'immigration, Monsieur. – Ah bon ?

19:05
Andréa Kotarac

– Il faut revoir un petit peu autre histoire. – Mélenchon n'était pas pour l'immigration quand vous étiez avec lui ? – Mais bien sûr que non. – Ah bon ? – Bien sûr que non. – Mélenchon a toujours été pour l'immigration en réalité socialiste. – Ni Monsieur Mitterrand qui voulait expulser les groupes étrangers, ni Monsieur Marchais, et encore moins Monsieur Mélenchon qui était notamment contre le travail étaché. Donc je crois que vous connaissez pas… – Alors on va revenir à Bruno Retailleau. – Je crois que vous connaissez pas vraiment l'histoire politique de la gauche.

19:25
Présentateur

– On va revenir à Bruno Retailleau. Vous voyez cette image en direct dans ce commissariat de la Courneuve où on attend d'une seconde à l'autre cette déclaration de Bruno Retailleau qui a échangé il y a quelques instants. Le voilà, le nouveau ministre de l'Intérieur qui va donc faire une petite déclaration après avoir échangé avec les forces de l'ordre dans ce commissariat de la Courneuve. C'est son premier déplacement en tant que ministre de l'Intérieur. On va écouter Bruno Retailleau.

19:54
Invité

– Premier déplacement à venir ici à la Courneuve. – Tout simplement pour être au milieu des troupes. Je pense qu'elles ont besoin de sentir que leur patron, comment dirais-je, prend soin d'eux. On a eu dans la soirée de jeudi une interpellation qui s'est mal passée puisque un des fonctionnaires de police a été grèvement blessé, 42 jours d'ITT, une main qui était cassée avec une intervention quand même qui était un petit peu lourde. et ils ont réussi quand même à interpeller 4 individus sur le privé de police.

Donc voilà, je suis venu à la fois leur dire que je suis avec eux, les féliciter quand même, et puis leur dire, parce qu'on me posait tout à l'heure la question sur un plateau pour me dire mais quelles sont les premières mesures qu'il faudrait prendre, dans quelle direction vous voulez aller. La première direction pour rétablir l'ordre, c'est d'être aux côtés et, comment dirais-je, de conforter les forces de l'ordre. Voilà. Parce qu'elles font un boulot incroyable dans des conditions qui sont de plus en plus difficiles parce qu'il y a une ultra-violence et il faut qu'on soit vraiment à leur côté. Moi, je ne tolérerais de ce point de vue aucune offense, rien.

Et ceux qui mettent des cibles dans le dos de nos policiers et de nos gendarmes, je me mettrai en travers de leur route. Vous dites que vous allez défendre les forces de l'ordre et de leur inquiétude, c'est aussi des questions budgétaires. Qu'est-ce que vous avez à leur répondre ? Eh bien, ce sera aussi un autre front. Voilà, c'est un front moins dangereux sur le plan physique et autre, mais ce sera un front important. Il y a eu les JO, il y a eu des engagements qui ont été pris, ils ont été très sollicités. Et je veux dire d'ailleurs, en remerciant le privé de police et toutes les équipes qui ont œuvré, la sécurisation des Olympiques et Paralympiques, ça a été un immense succès.

Et on a beaucoup demandé à nos forces de l'ordre. Et ce n'est pas, vous le savez bien, la première fois qu'on leur demande beaucoup. Ça fait quand même plusieurs années qu'ils sont sur la brèche. Il y a des engagements, il faut que l'État, la République, tienne ces engagements-là. Vous leur dites aujourd'hui, les budgets sont maintenus, la l'opération est très magnifique. Je dis, attendez, la passation de pouvoir était à 10h30. Donc j'ai essayé de voir exactement où on en est sur le plan budgétaire. Mais je les défendrai, bien sûr. Comment lutter contre le narcotrafic ? Vous allez continuer les opérations place net ?

C'est un point que je veux étudier, parce que je pense qu'il faut être très pragmatique. C'est ce que le Premier ministre m'a demandé, ou c'est positif, ou c'est pas positif. En tout cas, j'avais pris l'initiative, moi, il y a moins d'un an, au Sénat, de créer une commission d'enquête. Le narcotrafic, c'est entre 3 et 6 milliards. C'est énorme. C'est en train de gangréner des parties du pays. Et on voit bien qu'il y a un lien très étroit entre le narcotrafic et puis l'ultra-violence. Donc on a fait des propositions. Il y en a une trentaine. Elles ont été d'ailleurs transcrites dans une proposition de loi.

Parmi ces propositions, il y a un parquet national, il y a un statut pour le repenti, il y a aussi un statut pour ceux qui sont les informateurs, il y a aussi la préconisation d'enquête de patrimoine. Vous savez, je le disais tout à l'heure, Al Capone est tombé sur une enquête fiscale. Il ne faut rien s'interdire. Simplement, il faut prendre les leviers qui fonctionnent. Mais le narcotrafic est un vrai souci. Et il faut s'y atteler, encore une fois, sans esprit de système doctrinal, et essayer de voir ce qui fonctionne bien. Vous dites qu'il faudrait pas dire l'ordre, ça veut dire que sous votre prédécesseur, Gérald Darmanin, il n'y avait plus d'ordre tenu ?

Il a dit lui-même, Gérald Darmanin, qu'on va pas tout bien faire. Ce que je constate, moi, c'est qu'il y a quand même une ultra-violence. Je le disais aussi, on a parlé tout à l'heure avec le préfet de police, et le préfet, des refus d'obtempérer. Un toutes les 20 minutes. Chaque jour qui passe, c'est mille agressions. Il y a une agression, et je parle de celles qui sont déclarées. Chaque heure qui passe, c'est une attaque avec arme. On peut pas s'en satisfaire. Quand on parle avec les policiers tout à l'heure, on voit bien qu'il y a une délinquance qui sont d'origine mineure. Pourquoi d'ailleurs, les trafiquants de drogue utilisent, entre guillemets, beaucoup de mineurs ?

C'est parce qu'ils savent qu'on a des textes qui sont totalement décalés avec ces violences des mineurs. J'entendais tout à l'heure qu'un de ceux qui est à l'origine des dégâts causés à la main d'un policier avait plusieurs dizaines d'antécédents, dont un où cet individu avait volé avec acte de torture. Pas un jour présent. Quelles seront vos relations avec le ministre de la Justice ? Vous parlez de la Justice, on l'a nommé là directement. Elles seront bonnes. J'en ai parlé, j'ai commencé à lui en parler ce matin. Et on doit se voir, je pense qu'il faut qu'on institue une relation de concurrence. La justice, évidemment, elle est indépendante. Mais je dis ce que j'ai toujours dit.

Je pense qu'en matière d'ordre public, on ne peut pas tout demander aux forces de l'ordre. Il faut que l'ensemble de la chaîne puisse fonctionner. Il faut que lorsqu'un policier, lorsque les gendarmes interpellent, il faut aussi que la justice suit son cours. Voilà. Alors, soit il y a des textes à changer, soit... Voilà. Mais ça, c'est le job. Ce n'est pas le mien. Mais en tout cas, ma responsabilité, c'est de dire les choses. Si on revient sur votre fonction de ministre de l'Intérieur, le dernier a s'étrondu ici. C'était Nicolas Sarkozy en tant que ministre de l'Intérieur. Il a fait une déclaration que vous connaissez sûrement. Il faut que vous vous rappelez. Le coup de Karcher.

Est-ce que c'est un signe ? Pourquoi avoir choisi la Courneuve au-delà de ce qui s'est passé jeudi dans la soirée ? Ça, c'est une question de journaliste. C'est une question que vous pose. Non, non. C'est tout simplement parce que quand j'ai voulu faire ce soir une visite à des policiers, à mes troupes, voilà, j'ai eu plusieurs propositions. Je trouvais que ça avait beaucoup plus de sens. Je ne sais pas si vous avez vu le jeune policier tout à l'heure avec sa main, etc. 42 jours d'ETT, ça n'est pas rien. Une opération, la main. On lui a mis un certain nombre de blocs d'acier, etc. dans la main. Donc je trouve qu'en plus, il y a eu quatre interpellations. Donc il y a eu des résultats.

Et c'est ça qu'il faut que les Français sachent. C'est que c'est vraiment au péril de leur intégrité physique. Mais il y a des résultats. Beaucoup de résultats. Et on doit être fier. On l'a vu d'ailleurs pendant les Jeux Olympiques, les Jeux Paralympiques. On l'avait vu d'ailleurs au moment du terrorisme. Mais les policiers sont soutenus. Les Olympiques sont soutenus de nos forces de l'ordre par les Français qui les aiment, qui les soutiennent, qui les respectent. Concrètement, sur l'immigration, comment vous pouvez agir aujourd'hui ? Je vais agir. Je vais réunir une dizaine de préfets des départements qui sont les plus concernés dans quelques jours.

Je veux que les préfets me disent quels sont les obstacles qu'ils rencontrent, les trous qui sont dans la raquette. Je vais leur dire aussi qu'il faut aller au maximum de ce que l'on peut faire d'un point de vue réglementaire, faire en sorte qu'on puisse régulariser, naturaliser au compte-gouttes. En revanche, expulser le maximum. On a... Je m'en étais particulièrement occupé. J'avais fait passer un certain nombre d'amendements, notamment sur les articles 9 et 10 du dernier texte sur l'immigration qui concernait les OQTF et les ITF, les interdictions du territoire français. Donc la loi a desserré des contraintes.

D'ailleurs, on a vu, on a commencé à voir la différence sur un certain nombre d'expulsions. Je me souviens, dans le rapport du Sénat, il y avait un individu, 42 précédents, y compris avec des crimes. Et on ne pouvait pas le renvoyer, on ne pouvait pas l'expulser. Donc on a, pour une grande partie, bouché un certain nombre de choses. Donc première chose, première chose, aller au bout de ce que l'on peut faire avec les textes qu'on a, avec des circulaires, des consignes claires au préfet et un soutien aussi à notre administration territoriale de l'État. Première chose. Deuxième chose, je ne m'interdis pas une nouvelle loi.

Conseil constitutionnel a censuré, tout simplement sur de la forme, 35 articles. Je pense que certains d'entre eux sont à se... Enfin, vraiment sont essentiels. Donc il faut y retravailler. Donc, je parlais tout à l'heure de délits de séjour irréguliers, je peux parler de beaucoup de choses, mais on peut aller, y compris la ME, on peut voir sur le plan réglementaire, pas seulement sur le plan législatif, quels sont les contours qu'on puisse changer. Et puis, il y a la question européenne. On a une forme de chance parce qu'au niveau européen, il y a désormais une convergence, y compris avec des gouvernements qui ne sont pas conservateurs, qui sont des gouvernements socialistes.

Dernier étant, M. Scholz, on voit bien qu'il y a beaucoup plus de fermeté parce que les peuples d'Europe veulent de la fermeté. Ils veulent qu'on maîtrise ce désordre migratoire. Et moi, je pense qu'il y a un travail à faire, notamment pour réviser un certain nombre de textes, la directive retour, qui a été pensée au début des années 2000 pour être ensuite, pour entrer en application à partir de 2008. Mais là encore, elle a été pensée dans un monde qui n'est pas le nôtre. Et je pense que là encore, c'est fondamental.

Aujourd'hui, ce que je constate, c'est que quand vous prenez un certain nombre de critères, aide sociale, c'est aux soins, hébergement, bien d'autres, asile, la France est bien souvent un des pires européens les plus attractifs. Un objectif à moi, c'est qu'au moins notre pays soit dans la moyenne européenne pour qu'il ne se signale pas vis-à-vis des passeurs. Parce que, malheureusement, quand on est trop attractif, ce n'est pas les pauvres migrants qui partent du fin fond du Sahel ou d'ailleurs qui ont ces informations-là. Ce sont les passeurs. Alors, on a le choix. soit on délègue aux passeurs notre politique migratoire ou soit on reprend le contrôle de la politique migratoire.

Moi, je suis pour la souveraineté. Voilà. Ça, c'est important et c'est la politique qu'on entend mener avec Michel Barnier et avec le Premier ministre. souveraineté française ou européenne ? Les deux, mon capitaine. Moi, je pense, on le voit bien d'ailleurs, que, je l'ai toujours dit, l'Europe doit faire des efforts. Il y a même trois membranes, si j'ose dire. Il y a l'Europe aux frontières extérieures de l'Europe. C'est fondamental. Bien. Les moyens de Frontex et un certain nombre de règles. Ensuite, il y a des frontières qui ont été partiellement rétablies. On a parlé de l'Allemagne.

Je veux simplement dire que depuis novembre 2015, la France, parce que Schengen nous permettait en cas de crise, tous les six mois, a rétabli un certain nombre de contrôles. Mais la jurisprudence récente, le CGE, vous ne pouvez pas refouler. Il faut demander aux migrants un délai qui partent volontairement. Donc, ça nous désarme. Et comme je parlais d'une troisième membrane, je pense, et on l'a bien vu dans le cas, par exemple, de l'Italie et dans d'autres cas, je pense qu'il faut aller au-delà de l'Europe. Et je pense qu'il y a des accords. Alors, l'Italie a fait des accords avec la Tunisie, avec l'Égypte.

Je pense, moi, qu'on va avoir un report des entrées du secteur est de la Méditerranée, l'Italie, vers l'Espagne. Et je pense que le rétablissement de bonnes relations avec le Maroc doit nous permettre de travailler cette question. Et c'est un point qu'il faut qu'on travaille avec d'autres. Mais vous voyez qu'il y a du boulot. Et bien sûr qu'il y a la question allérienne, il y a les questions d'accord. Les relations se sont un peu refroidies.

31:21
Présentateur

Voilà, vous venez d'entendre Bruno Retailleau en direct sur France Info depuis le commissariat de la Courneuve avec beaucoup de choses intéressantes. On va évidemment y revenir avec nos invités. Mais je voudrais d'abord avoir l'impression de Denis Iglesias qu'il n'est plus là. Voilà, on me signale qu'il n'est plus là. On a entendu en tout cas tout à l'heure qu'il était plutôt enthousiaste après les premiers mots de Bruno Retailleau. Andréa Cotarac, quand vous entendiez les mots de Bruno Retailleau expulser au maximum les clandestins, régulariser au compte-gouttes, vous avez dit hors antenne que c'est le programme de Jordan Bardella.

32:02
Andréa Kotarac

Non, c'était sur les doubles frontières. J'ai dit que c'était le programme, c'est ce qu'on proposait, les frontières au niveau européen et des frontières au niveau national. C'est exactement ce que font notamment les Allemands, les Danois et tout un tas de pays dont le gouvernement sont des gouvernements de gauche. Donc bien évidemment que c'est ce que veulent les peuples. Sur le sujet plus d'expulsions clandestines, quand on voit le résultat après cette année de macronisme, on a 6% seulement d'exécution des obligations de quitte le territoire. Mais ce n'est pas ça qui m'a plus choqué. C'est-à-dire qu'on a des paroles d'amour vis-à-vis des forces de l'ordre mais on attend des actes.

Et les actes, pardonnez-moi quand on connaît un petit peu les policiers, c'est un, le versement des primes compensatoires d'heures supplémentaires pendant les Jeux Olympiques. Monsieur Darmanin l'avait promis, on voit que là il ne peut pas y répondre. Et deux, les paroles d'amour doivent être suivies d'actes d'amour. Et deuxième point, c'est la loi de programmation pour les forces de l'ordre. Les 15 milliards d'euros sur 5 ans, nous avions voté d'ailleurs pour ce qu'avait proposé Monsieur Darmanin. On voit là aussi qu'il ne peut pas y répondre. Donc là encore, je vous le redis ce que j'ai dit en début d'émission et avant son intervention, très bien sur les paroles.

Maintenant, on attend des actes.

33:12
Présentateur

Alors justement, Denis Iglesias, on a rétabli la connexion avec vous. Vous avez entendu Bruno Retailleau depuis ce commissariat de la Courneuve. Il a dit je veux rétablir l'ordre aux côtés des forces de l'ordre avec quand même ce point d'interrogation sur le budget.

33:29
Invité

Déjà, il y a des engagements effectivement qui ont été pris au niveau de la ligne budgétaire. Donc nous, Alliance Police Nationale, on va veiller à ce que ces engagements soient tenus, bien évidemment. Il a notamment rappelé que les Jeux Olympiques et Paralympiques avaient été une réussite. mais c'est une réussite grâce à nos collègues qui ont su répondre présents en nombre, souvent au détriment de leur famille pendant la période estivale. Mais ça a été une réussite pourquoi ? Pourquoi ? Je vais vous dire tout simplement parce qu'il y avait du monde sur la voie publique. Et... Attendez, j'ai un petit souci technique. On se rend parfaitement. Voilà, c'est bon. Voilà, c'est bon.

Autant pour moi. En fait, il y avait du monde sur la voie publique. D'accord ? Il y avait cette parenthèse enchantée à Paris où vous aviez un collègue à chaque mètre carré. Maintenant, si on veut des résultats en France, partout, il va falloir du monde sur la voie publique et il va falloir également du monde en investigation. L'investigation est en souffrance dans la police nationale. Donc nous, on attend... Effectivement, on entend les paroles de M. Retailleau. On est plutôt satisfait de ce qu'on entend, nous, Alliance Police Nationale. Mais maintenant, on va juger sur les actes qui vont être pris.

Et en tout cas, on est plutôt satisfait, même totalement satisfait que ce soir, il soit à la Courneuve car aucun territoire ne doit échapper à la République. Et lorsqu'il est auprès des collègues qui ont été blessés il y a trois jours qui ont été lynchés par plusieurs individus, lorsqu'on voit que notre collègue a été blessé au poignet, il a eu le poignet cassé. Donc voilà, on est plutôt satisfait qu'il soit à côté des troupes.

35:07
Présentateur

– D'accord, donc satisfait, si on vous résume de ce premier déplacement et de ces premiers mots de Bruno Retailleau avec évidemment des attentes sur les moyens qui vont être alloués aux forces de l'ordre dans les semaines et dans les mois qui viennent. – Merci beaucoup Denis Iglesias pour votre témoignage ce soir. Ludovic Mendes, je vous ai vu lever les yeux au ciel quand vous avez entendu ces déclarations de Bruno Retailleau qui envisage pourquoi pas une nouvelle loi sur l'immigration, c'est ce qu'il a dit, qu'il envisage aussi qu'il n'exclut pas de toucher à l'AME, on en a parlé tout à l'heure l'aide médicale d'État, qu'est-ce qui vous gêne ?

35:40
Invité

– L'AME, c'est la ministre de la Santé donc ce sera elle de valider ou non ce choix et je rappelle qu'il y a un rapport donc si on se bat sur ce rapport, oui, on peut toucher à l'AME, c'est pour la modifier en AMU comme il est proposé par M. Retailleau, la réponse est non et l'ancienne majorité qui participe à ce gouvernement l'a dit à plusieurs reprises et des personnes issues de la gauche comme de la droite mais on n'est pas fermé, il n'y a pas un totem sur l'AME. – L'AME, on le rappelle peut-être,

36:03
Présentateur

les soins gratuits pour les clandestins.

36:05
Invité

– C'est plus compliqué que ce que c'est, c'est pour ça que ça intéresse de lire ce rapport et de se rendre compte qu'en fait ce qu'on dit c'est pas vrai et quand on parle d'attractivité de la France ça n'a pas été démontré non plus à plusieurs reprises même la Cour des comptes ne dit pas ça moi je lui souhaite bon courage honnêtement bon courage parce qu'il oublie une chose c'est qu'il a besoin du Parlement et quand on a ce type de discours-là ça ne parlera pas à l'ensemble du Parlement et il ne pourra pas le faire tout seul dans son coin et on va l'aider parce que c'est notre responsabilité de parlementaire d'apporter des réponses aux Français comme on l'a fait avec Gérard Darmanin ce qu'on n'en parle pas depuis tout à l'heure mais il a été très présent auprès des agents de police et ce qu'on a obtenu sur la loi d'orientation du ministère de l'Intérieur c'est quand même non négligeable le travail qu'il a effectué est non négligeable et moi je l'ai vu en proximité des agents de police et on a souvent été en désaccord quand il était à la marche de soutien des agents de police d'ailleurs beaucoup de monde était contre le fait qu'il y aille donc il a toujours été à proximité des agents de police mais quand il dit pardon

36:52
Présentateur

il y a quand même une espèce de tendance globale en Europe il cite l'exemple de l'Allemagne qui a renforcé les contrôles aux frontières l'Allemagne qui n'est pas vraiment un gouvernement d'extra-droite

37:01
Invité

et nous on l'a fait aussi je rappelle qu'on a laissé longtemps nos frontières fermées et pas simplement pour la Covid la frontière italienne c'est le cas c'est renforcé ça a été fermé à plusieurs reprises il y a des contrôles on l'a fait aussi avec l'Espagne quand il y a eu un afflux important qui est arrivé vers Bayern et pour les JO cet été ça a été fait pour les JO ça peut être fait pour des raisons de risque terroriste il y a différentes façons de le faire donc ça on sait faire on sait bien faire le plus compliqué aujourd'hui et c'est pour ça que même des propositions que moi j'avais faites de mon côté c'est comment on trouve des solutions avec les pays qui ne veulent pas récupérer leur ressortissant d'origine ça c'est le plus gros des défis et le niveau européen n'arrive pas à y répondre non plus d'ailleurs les accords qui sont passés sont plutôt caduques on en a passé avec la Turquie on en a passé avec l'Algérie on en a passé avec le Maroc l'Algérie les a dénoncés la réalité c'est qu'aujourd'hui tant qu'on ne met pas de pression sur les visas de ces pays-là pour venir sur notre territoire on ne trouvera pas de réponse parce que la seule solution aujourd'hui elle est diplomatique ça ne passera pas par la loi donc il faudra qu'on trouve des solutions il a parlé de rétablir une partie des relations avec le Maroc comme il l'a dit maintenant on va avancer tous ensemble c'est pour ça que je lui dis bon courage mais il y a deux choses moi qui m'ont heurté qu'on expulse des personnes qui n'ont rien à faire sur le territoire oui mais qu'on dise qu'on fait au compte-gouttes des personnes qui ont le droit d'être sur le territoire qui peuvent obtenir un visa qui peuvent obtenir un droit de séjour ou qui peuvent avoir une naturalisation et le dire qu'on le fait au compte-gouttes ça veut dire au cas par cas vous êtes un peu énervé les choses sont assez simples et assez claires je ne suis pas énervé du tout on poursuit notre tour d'étape Jonas Haddad alors moi je ne vois pas en quoi ça remet la République de dire qu'on accueille au compte-gouttes des personnes qui ne sont pas français on régularise au compte-gouttes on donne la suite au compte-gouttes je vous ai parlé la République c'est les français ce n'est pas la République universelle donc quand on dit on régularise au compte-gouttes c'est parce que et ça nos téléspectateurs le savent on est passé de 100 150 000 personnes qu'on a accueillé par an à 500 000 personnes donc vous concevez bien qu'à un moment on ne va pas pouvoir éternellement recevoir 500 000 et si c'est justifié des étudiants des chercheurs des ingénieurs c'est ça la réalité les métiers en tension aussi c'est ça la réalité pas du tout 500 000 personnes c'est principalement aujourd'hui le regroupement familial et 48% des gens qui sont aujourd'hui dans notre pays ne travaillent pas je vous ai laissé vraiment développer mais vous ne dites pas n'importe quoi je suis en train de défendre quelqu'un que vous devez défendre en tant que tenant de la majorité donc ne commencez pas à critiquer le gouvernement défendre qui a été nommé par votre alors c'est pas une coalition par votre on a une liberté ça va vous déranger on a une liberté et alors j'avance ça va pas tenir ça va pas tenir j'ai quand même dit que je souhaitais bon courage et qu'on l'allait léger je sais et à côté de ça je pense aux téléspectateurs vous voyez par exemple qui nous regardent à Marseille ou qui nous regardent à Calais et qui vivent dans leur chair les conséquences de l'immigration dérégulée quand vous êtes quelqu'un qui habite à Calais et que vous avez des migrants qui passent dans votre jardin quand vous êtes à Marseille et que vous voyez des checkpoints et que vous voyez des checkpoints qui sont installés en bas de chez vous par des gens qui ne sont pas régulièrement sur le territoire français je peux vous assurer que ça ne vous fait pas bondir quand on dit qu'on régularise au compte-gouttes et quand on dit qu'on va expulser des gens un maximum possible parce que vous savez si à un moment vous avez votre responsabilité parlementaire eux ils ont un devoir d'exécutif et le devoir d'exécutif c'est d'exécuter la loi parce que si on dit que nous votons non mais j'ai entendu tout à l'heure dans votre discours un truc qui m'a un peu gêné c'est de dire ça on peut pas ça on peut pas mais c'est comme ça que les extrêmes que vous dénoncez montent c'est parce que quand on dit aux gens on peut pas et ben ils disent bon on va aller voir les extrêmes on a pas droit d'avoir des valeurs et des principes mais en quoi je vous repose la question ce ne sont pas simplement des points politiques c'est important et les français disent ils veulent plus gérer l'immigration illégale oui mais avec plus d'humanité donc on peut reprendre les sondages je vous repose la question en quoi les valeurs sont menacées par ce qui vient d'être dit alors moi je voudrais je vous le dis parce qu'il y a des choses importantes dans le fonctionnement de l'état français on a parlé de l'AME et d'autres la manière dont il a dit la chose fait volontairement une différence quoi qu'il arrive on n'obtient pas des papiers en claquant les doigts dans notre pays on n'obtient pas la naturalisation française en claquant les doigts dans notre pays donc la réalité non mais ça veut dire que moi je dis au compte goût fermeté et humanité mais là vous dites n'importe quoi mais qui a dit ça mais vous savez très bien que le discours est important et quand le ministre dit ce genre de choses il laisse penser à des choses mais ils ne sont pas dans le fondement pas d'amalgame mais je ne parle pas d'amalgame j'ai le droit moi moi personnellement de me dire que quand il dit ce genre de choses j'attends un autre discours mais vous êtes une minorité en France vous avez conscience d'être choqué par ça il y a 70% de gens qui veulent ça

41:21
Présentateur

alors juste pardon en quelques secondes quand on vous entend ce soir on a le sentiment que vous êtes dans l'opposition à ce que dit Bruno Retailleau c'est quand même une complicité une difficulté pour le gouvernement

41:32
Invité

il ne peut pas faire tout seul le parlement en l'état ne peut pas lui donner tout ce qu'il veut d'accord sauf s'il va chercher les voies de l'extrême droite s'il va chercher les voies de l'extrême droite on ne le suivra pas ça c'est la réalité ça a toujours été comme ça donc on doit aussi parler au peuple de gauche et le peuple de gauche comme vous et moi je le dis oui on doit lutter contre le trafic oui on doit lutter contre l'immigration illégale mais il y a une manière de dire les choses et il faut aussi de l'humanité quand on regarde les statistiques et que la quatrième génération de personnes issues de l'immigration est aussi paupérisée que la première c'est de la délinquance et c'est pour ça que des mineurs sont récupérés dans ces quartiers là parce qu'il y a tous ces problèmes aussi mais non il n'y a pas d'excuse

42:10
Présentateur

il nous reste quelques secondes si vous faites des choses de l'immigration si on vous a entendu on vous a entendu

42:15
Andréa Kotarac

en quelques secondes les macronistes qui ont perdu les élections et c'est pas pour rien et c'est pas un hasard vous parlez de pauvreté dans les quartiers et de personnes immigrées qui rentrent dans la délinquance lisez les rapports de l'INSEE l'extrême pauvreté dans notre pays c'est pas dans les quartiers c'est dans les territoires ruraux et particulièrement dans les territoires ruraux les plus isolés ceux à qui vous n'avez pas parlé pour les personnes qui sont issues du monde agricole ceux à qui vous n'avez pas parlé c'est cette année au pouvoir vous avez un bilan monsieur il faudrait à un moment donné le regarder dans la glace mais c'est pas un problème

42:45
Locuteur

je le défendrais sans soucis

On attend les actes de Bruno Retailleau ! - Andréa Kotarac (France Info) — Andréa Kotarac · Pourquijevote