Il est temps de protéger les Français ! - Edwige Diaz (RC)
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Questions et réponses
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- 0:16OuverteRéponse directe
Comment qualifier ce qui s'est passé ? Est-ce que c'est un fait divers de plus ?
- 1:33OuverteRéponse directe
Par exemple, assouplir sous quels moyens ?
- 2:08OuverteRéponse directe
Les 25% de détenus étrangers dans nos prisons françaises, on en fait quoi ?
- 3:18OuverteRéponse directe
On constate un coût de 32 000 euros par année de prison. Qu'en pensez-vous ?
- 3:35OuverteRéponse partielle
Est-ce qu'il s'agit seulement des étrangers, ou est-ce qu'on peut aussi compter les binationaux ?
- 4:42OuverteRéponse directe
Ce texte était-il déjà inscrit avant le meurtre de Philippines ou l'avez-vous rajouté ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:23Invité politiqueFait
« C'est un drame, c'est un drame pour toute une famille, mais c'est aussi un drame pour le pays, parce que le problème, c'est que ce genre d'événement glaçant ne cesse de se reproduire. »
- 0:54Invité politiqueFait
« notre pays n'a pas voulu expulser ou pas su parfois expulser les étrangers qui représentaient une menace grave pour notre pays. »
- 1:37Invité politiquePromesse
« En fait, c'est quasiment une systématisation de l'expulsion des délinquants étrangers dès lors que ceux-ci sont condamnés à une peine allant à trois ans de prison. »
- 2:45Invité politiquePromesse
« ça nous permettra, en plus cette mesure nous permettra, en effet, de lutter contre la surpopulation carcérale. »
- 5:12Invité politiqueFait
« nous serons très attentifs au vote des autres groupes parlementaires, parce que nous, nous sommes 142, mais il faut 289 députés pour qu'un texte passe. »
- 5:51Invité politiqueChiffre
« c'est 85% des Français qui sont favorables au rétablissement de la double peine. »
- 6:51Invité politiqueFait
« En ce qui concerne les traités européens, pour l'instant, cette loi n'est pas contraire à un traité européen ni à la CEDH. »
- 7:31Invité politiqueFait
« j'en veux profondément à Emmanuel Macron qui nous avait promis la création de nombreuses places de prison et malheureusement, nous n'en avons pas vu le jour encore. »
- 14:05Invité politiqueChiffre
« la France dépense chaque année 15 milliards d'euros pour aider des pays à se développer. »
- 14:34Invité politiqueChiffre
« En 2020, la France a demandé l'expulsion de 3535 Sénégalais, et malheureusement, seulement 198 expulsions ont eu lieu. »
- 15:20Invité politiqueChiffre
« le fait que ça soit donnant-donnant dans l'aide au développement, c'est une attente majeure des Français, puisque 80% des Français sont favorables à ce dispositif. »
- 22:10Invité politiquePromesse
« il s'agira d'une première étape, d'un premier pas qui vise à abroger la réforme d'Emmanuel Macron. »
Temps de parole
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Vous êtes députée du Rassemblement National dans la 11e circonscription de Gironde. Vous êtes aussi conseillère régionale de Nouvelle-Aquitaine. Vous êtes notamment le rapporteur du texte sur l'expulsion des délinquants étrangers pour la niche parlementaire du Rassemblement National. Nous allons en parler bien sûr durant cette émission. Pour commencer avec Philippine, Edwige Diaz, comment qualifier ce qui s'est passé ? Est-ce que c'est un fait divers de plus ?
C'est un drame, c'est un drame pour toute une famille, mais c'est aussi un drame pour le pays, parce que le problème, c'est que ce genre d'événement glaçant ne cesse de se reproduire et que malheureusement, un fait en chasse un autre. Et moi, je voudrais avoir une pensée pour justement toutes les familles de ces innocents qui se retrouvent brisées parce que notre pays n'a pas voulu expulser ou pas su parfois expulser les étrangers qui représentaient une menace grave pour notre pays. Et c'est une des raisons qui nous a poussés avec Marine Le Pen à utiliser notre niche parlementaire.
Donc une niche parlementaire, c'est une journée au cours de laquelle à l'Assemblée Nationale, l'ordre du jour est décidé par un groupe parlementaire. Donc la niche parlementaire du Rassemblement National aura lieu le 31 octobre et nous avons décidé avec Marine Le Pen et l'ensemble du groupe RN de déposer une proposition de loi visant à assouplir les conditions d'expulsion des étrangers constituant une menace grave pour l'ordre public.
Alors par exemple, assouplir sous quels moyens ?
En fait, c'est quasiment une systématisation de l'expulsion des délinquants étrangers dès lors que ceux-ci sont condamnés à une peine allant à trois ans de prison. Donc en gros, un étranger se comporte mal, il est sanctionné par la justice, il va en prison, mais à la sortie de prison, il n'est pas libéré en France, il est systématiquement mis dans l'avion et expulsé de notre pays.
Alors vous avez dit, il passe en prison, très concrètement, les 25% de détenus étrangers, selon le chiffre du ministère de la Justice, dans nos prisons françaises, on en fait quoi ? Ils purgent d'abord leur peine, puis ils repartent chez eux, s'ils sont étrangers ?
Oui, c'est ça, mais en fait, il y en aura forcément moins qui seront dans les prisons, puisque malheureusement, on le sait, il y a un taux de récidive qui est relativement important. Donc en fait, oui, il restera des étrangers dans les prisons françaises, mais en tout cas, pas forcément des récidivistes, puisque les récidivistes n'auront pas l'occasion de récidiver, puisqu'ils seront renvoyés avant dans leur pays. Donc ça nous permettra, en plus cette mesure nous permettra, en effet, de lutter contre la surpopulation carcérale.
Moi, je suis élue dans le département de la Gironde, et je voudrais avoir une pensée pour les agents pénitentiaires de Gradignan, qui est une prison les plus surpeuplée de France, où vous avez en effet, donc non seulement des détenus qui dorment à 3, dans les cellules de 9 mètres carrés, donc des cellules surpopulées, mais surtout ça crée des tensions considérables au sein de l'équipe pénitentiaire, puisque régulièrement, il y a des agressions à déplorer à l'encontre des agents pénitentiaires, qui vraiment réalisent un travail exceptionnel dans des conditions catastrophiques.
Et au-delà de la surpopulation, en plus on constate un coût, c'est vrai, une année de prison, il y a un chiffre, c'est de 32 000 euros, qui coûterait aux contribuables par année de prison. Je précise pour nos auditeurs que le nombre de détenus étrangers d'ailleurs a augmenté de quasiment 80%, 79 exactement, en 20 ans, depuis 2002 jusqu'en 2022. Est-ce qu'il s'agit seulement des étrangers, ou est-ce qu'on peut aussi compter les binationaux ? Est-ce que c'est une autre option plus tard peut-être ?
Oui, c'est une autre option plus tard. Là, en fait, dans le cadre de niche parlementaire, nous n'avons pas beaucoup de temps, malheureusement, pour développer tout ça. En général, quand vous étudiez une loi à l'Assemblée, elle peut prendre plusieurs heures ou plusieurs jours. Là, le 31 octobre, nous disposons seulement d'11h30, discussions générales comprises, et nous avons plusieurs textes à présenter, et notamment sur cette journée-là, nous aurons aussi le texte visant à abroger la réforme des retraites d'Emmanuel Macron, à rétablir les peines planchées, aussi un accord pour défendre les agriculteurs, c'est-à-dire pour les protéger du Mercosur.
Donc, en fait, malheureusement, nous devons aller vite. Et donc, il ne s'agit pas là de présenter une grande loi pour révolutionner la justice, parce que là, il faudrait plusieurs semaines d'études au Parlement. Donc, nous faisons une loi qui est un premier pas vers le rétablissement de la sécurité au bénéfice des Français.
Alors, ce texte, il était déjà inscrit dans votre niche, justement, parlementaire, avant le meurtre de Philippines, ou bien est-ce que vous l'avez rajouté ?
Non, tout à fait. En fait, quand vous déposez un texte dans le cadre d'une niche, vous êtes obligés de le déposer plusieurs semaines avant sa présentation. Donc, nous l'avions déposé il y a plusieurs semaines, et c'est vrai que le meurtre de Philippines ne fait que confirmer que nous avons raison, nous, de nous intégrer à la sécurité des Français. Et nous serons très attentifs au vote des autres groupes parlementaires, parce que nous, nous sommes 142, mais il faut 289 députés pour qu'un texte passe.
Et donc, nous serons très attentifs au vote des autres députés, tout en gardant l'espoir que ce texte soit validé, puisqu'en 2022, Olivier Marlex, alors président du groupe LR à l'Assemblée nationale, avait déposé un texte à peu près similaire au nôtre. Donc, nous espérons que les LR ne se renie pas, ne feront pas preuve de sectarisme, et qu'ils voteront en faveur de notre texte, qui est très attendu par les Français, puisqu'en fait, c'est 85% des Français qui sont favorables au rétablissement de la double peine.
Alors, on espère effectivement que les LR et les autres députés voteront avec vous ce texte d'importance majeure. On sait bien qu'il y a un consensus dans la population française. Vous aviez parlé tout à l'heure des nombreuses victimes innocentes qui s'accumulent. On a eu évidemment Lola, on a eu Thomas, Axel Dorier, pour ne citer qu'eux, mais ils sont très nombreux. À chaque fois, on s'est dit, plus jamais ça, on s'est dit que c'était la goutte d'eau, mais la justice n'a pas été faite et les victimes continuent. Comment est-ce qu'on peut expliquer cette défaillance de l'État ? Est-ce qu'on peut changer nos lois ? En l'occurrence, il s'agirait de renforcer l'expulsion, vous l'avez dit.
Est-ce qu'on peut l'échanger ? Est-ce que la loi est parfois déjà suffisante, mais juste pas appliquée ? Ou est-ce qu'on peut aussi se soustraire d'ailleurs aux traités européens qui parfois nous empêchent dans notre action ? Ou bien, il ne s'agit vraiment que de volonté politique, concrètement ?
C'est un peu tout. En ce qui concerne les traités européens, pour l'instant, cette loi n'est pas contraire à un traité européen ni à la CEDH. Donc là, du coup, le verrou européen, en l'espèce, n'existe pas. Ensuite, oui, il y a une défaillance de l'État parce qu'il y a eu depuis des années, voire des décennies, un sous-investissement dans les services publics et la justice fait partie des services publics de proximité. Il manque de personnel de justice dans notre pays et il manque aussi de moyens. Typiquement, je connais un certain nombre de magistrats, de juges qui me disent que c'est compliqué de renvoyer des gens en prison quand on sait que les prisons sont surpeuplées.
Et là, j'en veux profondément à Emmanuel Macron qui nous avait promis la création de nombreuses places de prison et malheureusement, nous n'en avons pas vu le jour encore. Et donc voilà, ça fait partie des défaillances de l'État, des sous-investissements et du désengagement de l'État. Et après, bien sûr, il faut changer la loi et c'est ce que nous allons faire le 31 octobre avec, voilà, en gros, c'est cette systématisation de l'expulsion des délinquants étrangers puisque là, aujourd'hui, vous avez des délinquants qui ne sont pas expulsés parce qu'il peut y avoir des vides juridiques ou alors parce que les avocats s'appuient sur tel ou tel dispositif.
Si vous faites lever ces verrous, ces freins, ces failles, eh bien, il n'y aura plus de raison que la loi ne soit pas appliquée.
Alors, pour sortir du laxisme judiciaire pour restaurer la sécurité des Français, il y a un autre texte que vous proposez dans cette niche parlementaire du 31 octobre pour le Rassemblement national. Je pense évidemment à la restauration des peines planchers qui avait été supprimée en 2014. C'est le deuxième texte majeur de votre texte. Il est présenté, je crois, par Pascal Borde, un député du Gard. Est-ce que vous pouvez nous expliquer exactement de quoi il va s'agir ?
Oui, c'est ça. C'est mon excellente collègue du Gard, Pascal Borde, qui est avocate, qui va présenter ce texte sur l'instauration des peines planchers. En fait, on s'est rendu compte que dans notre pays, il y avait des peines maximales. C'est-à-dire, on en court jusqu'à X années de prison et jusqu'à X milliers d'euros d'amende. Mais le problème, c'est qu'il n'y a pas de minimal, il n'y a pas de seuil. Et donc, c'est pour ça qu'on peut se retrouver parfois avec des peines alternatives à l'emprisonnement, même quand il s'agit de faits de délinquance suffisamment graves.
Et nous, ce que nous souhaitons, c'est qu'il y ait une véritable peur de la sanction, c'est-à-dire une sanction qui soit réelle. Et nous pensons que la sanction est clé en termes de dissuasion. C'est-à-dire qu'il faut que, dès lors que vous vous attaquez, par exemple, à un policier, à un élu, à un enseignant, ou même toute forme d'atteinte à l'intégrité physique de nos compatriotes, il faut que vous ayez la certitude de la peine de manière à ce que vous soyez dissuadés de passer à l'acte. Et bien sûr, grâce à l'instauration de ce cercle vertueux, vous aurez des gens qui réfléchiront, donc vous aurez moins de condamnations, moins de personnes en prison, etc.
Donc oui, ça fait partie du retour de la sécurité dans notre pays, puisque de plus en plus de Français se sentent en insécurité dans notre pays. Et malheureusement, il n'y a qu'Éric Dupont-Moretti pour penser que la France n'est pas un coup de gorge.
Et maintenant, Didier Migaud, qui estime que le laxisme judiciaire n'existe pas. N'existe pas. Voilà, on a l'impression d'une copie conforme, malheureusement, de l'ancien garde des Sceaux. On peut justement imposer une peine minimale fixe, par exemple, pour des cas précis. Par exemple, le viol, ce serait par échelon, par crime, par délit ?
Oui, c'est ça. Alors malheureusement, il n'y conviendrait de hiérarchiver l'horreur. Ça ne sera pas un exercice difficile, mais en tout cas, c'est un signal fort que nous voulons envoyer. Et c'est dire aux délinquants, aux criminels, aux voyous, que le temps de l'impunité est terminé et que cette double peine ne doit plus incomber aux Français. Parce que les Français, aujourd'hui, sont eux qui subissent la double peine, c'est-à-dire que c'est eux qui vivent en insécurité et c'est eux qui subissent, quelque part, l'injustice de l'État.
Parce que, alors qu'eux sont, quelque part, condamnés à vie, à vivre avec ces horribles souvenirs, eh bien, parfois, ils assistent médusés et révoltés, et je les comprends, à la libération ou à l'absence de condamnation de leur agresseur ou à sa libération. Et ils peuvent voir, parfois, leurs agresseurs récidivés, c'est-à-dire qu'ils vivent aussi avec, dans la tête, le fait que d'autres personnes ont eu leur vie détruite par leur même bourreau.
Et donc, oui, nous voulons dire à ces Français que nous, au RN, nous sommes préoccupés par leur sécurité et c'est la raison pour laquelle, oui, dans le cadre de cette niche parlementaire, il y a, en réalité, deux textes qui visent à rétablir la sécurité des Français.
Alors, évidemment, pour rétablir cette sécurité, on a besoin d'une coopération entre les ministères. On parlait à l'instant de Didier Migaud. Et donc, on doit, le ministère de l'Intérieur, le ministère de la Justice, mais aussi, évidemment, les affaires étrangères pour les OQTF, doivent apprendre à collaborer. Or, en l'occurrence, on a quand même un ministre de l'Intérieur de droite, un ministre de la Justice de gauche. Ça semble mal parti, non ?
Écoutez, on verra dans quelle mesure ce gouvernement arrive à prendre ses responsabilités. parce que quand vous avez autant de la population française qui dit que sa préoccupation majeure, c'est la sécurité, je pense que ce gouvernement doit tirer les leçons des élections législatives, parce que la sécurité est au cœur du programme du RN. Donc, voilà, moi, j'attends de ce gouvernement qu'il fasse preuve de responsabilité et qu'il met tout en œuvre pour que les Français puissent vivre en sécurité dans leur pays.
Et sur le ministère des Affaires étrangères, ça, c'est aussi quelque chose que je voulais préciser, sur l'exécution des OQTF, on ne peut pas se satisfaire d'être de vie dans un pays qui exécute moins de 10 % des obligations de quitter le territoire français. Donc, quand M. Darmanin nous expliquait que c'était très difficile à mettre en œuvre, moi, je ne comprends pas pourquoi il n'a pas écouté les propositions du RN qui sont tout à fait applicables.
Ce que Marine Le Pen proposait, c'est que, par exemple, si un pays ne veut pas reprendre son ressortissant, eh bien, nous avons une marge de manœuvre, un levier, notamment sur la restriction des délivrances de visas, et notamment des visas étudiants. C'est-à-dire, on dit à un pays, si vous ne reprenez pas vos ressortissants, nous n'accueillerons plus vos étudiants. Nous serrons la vie sur les visas. Mais aussi, nous pouvons procéder à une restriction en matière de transfert de fonds privés. Vous avez les Western Union, par exemple, nous pouvons plafonner ces envois d'argent ou nous pouvons les surtaxer. Et enfin, nous avons aussi un dernier levier, c'est sur l'aide au développement.
Il faut savoir que la France dépense chaque année 15 milliards d'euros pour aider des pays à se développer. Et donc, il serait inconcevable que ces pays étrangers acceptent cette aide internationale, donc cette aide qui émane de l'impôt des Français, et qu'en même temps, ces pays refusent de collaborer avec la France. Et là, je vais vous prendre, juste pour illustrer ces chiffres, je vais prendre juste un exemple, c'est le Sénégal. En 2020, la France a demandé l'expulsion de 3535 Sénégalais, et malheureusement, seulement 198 expulsions ont eu lieu. Ça n'est pas possible.
Donc, il faut que le ministre des Affaires étrangères, avec beaucoup de respect, en toute collaboration et en bonne intelligence, contacte le Sénégal et qui visent que cette situation est plus acceptable.
Peut-être qu'à la nomination, justement, de Bruno Rétaillot à l'intérieur, pour le coup, la coopération pourrait être poussée davantage. Est-ce que vous avez espoir, justement, parce que lui, il a quand même martelé à trois fois, rétablir l'ordre comme priorité pour son mandat de ministre ?
Écoutez, j'espère. En tout cas, le fait que ça soit donnant-donnant dans l'aide au développement, c'est une attente majeure des Français, puisque 80% des Français sont favorables à ce dispositif. Donc, j'espère que M. Rétaillot saura faire appliquer tout ça. Et en tout cas, nous, nous attendons beaucoup du discours politique général du Premier ministre et nous attendons qu'il évoque ces sujets-là.
Forcément. Je vais revenir sur le rôle aussi, évidemment, des familles de victimes. On pense évidemment à la famille de Philippines. On se souvient des mots très forts de la veuve commune lors du refus d'obtempuré. qui expliquait que la France avait tué son mari. C'est ce même laxisme qui a tué, évidemment, Philippines. Mais là, le rôle de la famille reste aussi important, je pense, pour alerter. Qu'est-ce que vous leur diriez aux proches, aux parents de Philippines ? Est-ce qu'il faut qu'ils portent plainte ? Est-ce contre l'État, par exemple, pour inaction sécuritaire, pour mise en danger de la vie d'autrui ?
Ou alors, pas contre l'État, mais contre les juges qui ont prononcé ces remises de peine, contre le ministre de l'Intérieur, peut-être celui de l'époque, Christophe Castaner, qui, en 2019, a laissé illégalement rentrer ce migrant sur notre territoire ? Ou alors, tout simplement, Gérald Darmanin, qui n'a pas fait appliquer cet OQTF ?
Déjà, je voudrais adresser mes pensées émues aux familles des victimes et leur dire mon admiration vis-à-vis de leur courage. Parce que c'est grâce à leurs paroles, et vraiment, je pense, oui, à la veuve comine qui a fait preuve d'un courage exceptionnel et qui a dit les choses, qui a dit la vérité. Et je pense que par le passé, malheureusement, les familles ont trop été réduites au silence, parce que certainement que des autorités leur ont dit « Écoutez, ne dites pas cela, parce que sinon, il va y avoir de l'instrumentalisation, de la récupération, etc.
» sauf que quelque part, on a réduit ces familles au silence et malheureusement, les gouvernements précédents, dans leur lâcheté infinie, ont juste attendu que l'on passe à autre chose et n'ont jamais réglé aucun problème puisque malheureusement, ces drames se succèdent. Donc, oui, moi, je trouve extrêmement courageux de la part des familles qu'elles expriment leur colère bien légitime et qu'elles s'adressent à la France parce qu'en fait, c'est grâce à la pression populaire qu'il y aura des évolutions, en tout cas que nous, RN, nous serons suivis dans notre volonté de faire voter des lois favorables au rétablissement de la sécurité des Français au sein même de leur pays.
Donc, par quel levier vous déposez plainte contre l'État, déposez plainte contre le juge, déposez plainte contre le ministre de l'Intérieur ? Je ne sais pas, là, il faudrait qu'elles se fassent conseillées par des avocats, mais en tout cas, je pense qu'avant tout, l'essentiel, c'est de parler pour qu'il y ait une prise de conscience de la part de nos opposants politiques qui, très souvent, ont relativisé ou minimisé l'insécurité dans notre pays et même parfois le lien entre immigration et insécurité en France.
Est-ce que vous pensez que, justement, les marches blanches, les mobilisations sont encore utiles ? Parce que quand on pense à des délinquants qui roulent sans permis dans une voiture volée, refusent d'obtempérer, on pense évidemment, par exemple, à Naël, là, les émeutes explosent de toute part et pendant plusieurs jours, vous avez parlé de ces familles réduites au silence, c'est vrai qu'il y a une certaine omerta, on s'automusèle, en tout cas, quand on est touché, par peur, justement, de récupération. Et à droite, justement, même un rassemblement apartisan, neutre pour la petite Lola n'a pas été possible, idem pour la même chose, pardon, pour Thomas Acrépole.
Franchement, est-ce qu'on doit encore se rassembler ? Ou est-ce que on... Enfin, vous appelleriez, vous, justement, une mobilisation apartisane, digne, une marche ?
Oui, alors, c'est vrai que les marches, ça permet de se réunir, ça permet de témoigner son soutien à la famille, mais c'est vrai qu'on ne luttera pas contre la délinquance avec des marches blanches, des bougies, des fleurs et des peluches. Donc, je pense que, oui, ces moments d'apaisement sont utiles, elles sont utiles pour faire la démonstration de la considération du peuple français à l'égard de la famille, mais elles ne sont pas l'arme pour lutter contre la délinquance.
Donc, en fait, elles sont juste une partie de la réponse, mais il ne faut pas qu'à la fin du défilé, il ne faut pas qu'on oublie et qu'on passe à autre chose parce que sinon, il y aura malheureusement beaucoup d'autres, Thomas, Lola, Philippine et tous les autres.
Oui, il ne faut évidemment pas se limiter à ça. Je me permets de relayer un appel, c'est celui du collectif Némésis qui a son initiative Un Grand Rassemblement est attendu Place d'Enfer Rocheros et ce dimanche à Paris à 15h, donc une manifestation nécessaire pour rendre hommage aux victimes du laxisme judiciaire et de l'immigration hors contrôle. Est-ce que le Rassemblement National peut s'y joindre ?
Oui, c'est possible. Alors, moi, je serai en déplacement ce week-end-là, mais il est tout à fait possible que des élus du RN s'y joignent. En tout cas, moi, je tiens à féliciter Alice Cordier, la présidente du collectif Némésis, qui, avec beaucoup de courage, a réussi à mettre au cœur du débat public des sujets essentiels, des sujets qui sont chers au RN. Je trouve qu'elle est très courageuse parce que, bien souvent, elle a lutté seule avec nous sur des sujets qui étaient encore tabous, alors que nos opposants politiques arrivaient à faire taire quelque part. Donc, voilà, bravo à elle et à son collectif pour le travail remarquable qu'il réalise.
On lui transmettra, évidemment, ses paroles. Il nous reste quelques minutes et j'aurais voulu continuer de parler avec vous de cette niche parlementaire du RN un peu plus en détail. outre, évidemment, l'expulsion des étrangers délinquants criminels, la proposition de loi que vous vous proposez. Au-delà des peines planchées proposées par Pascal Borde, quels sont les autres textes ? Vous avez parlé de l'abrogation, notamment, de la réforme des retraites. En l'occurrence, il s'agit bien, on est d'accord, d'abroger seulement et pas encore de proposer votre texte, c'est ça ?
Oui, c'est ça, parce qu'en fait, c'est ce que je vous disais tout à l'heure, on a un temps très contraint, très réduit sur une niche parlementaire et donc, malheureusement, on ne peut pas proposer dans le cadre d'une petite niche parlementaire la réforme des retraites voulue par Marine Le Pen, c'est-à-dire celle qu'elle a défendue pendant l'élection présidentielle et celle que Jordan Bardella a défendue pendant l'élection législative.
Donc, en fait, il s'agira d'une première étape, d'un premier pas qui vise à abroger la réforme d'Emmanuel Macron et donc, c'est un premier pas vers davantage de justice sociale et vers davantage de reconnaissance à l'égard de ceux qui ont travaillé toute leur vie. Donc, ça va être très intéressant de voir comment les uns et les autres vont se positionner. Là, bien sûr, je pense au nouveau Front populaire qui s'était prétendu hostile à la réforme des retraites, alors que je voudrais rappeler que c'est précisément à cause de l'obstruction de la France insoumise que nous n'avons pas pu aller au débat jusqu'au fameux article 7, c'est-à-dire l'élévation de l'âge pivot.
Et donc, c'est à cause de la bêtise de la France insoumise que le gouvernement de l'époque en a profité pour déclencher le 49-3. Et ensuite, les amis de M. Wauquiez ont servi de béquille à Emmanuel Macron puisque suite au 49-3, il y a une motion de censure qui a été déclenchée et le gouvernement n'a pas été renversé à quelques voix près parce que les républicains ont servi de béquille à Emmanuel Macron.
Donc là, c'est l'occasion de remettre un peu les pendules, de remettre un peu tout à plat et de dire aux autres groupes politiques Écoutez, cette loi est passée dans des circonstances incroyables à l'Assemblée nationale, presque antidémocratique et surtout, cette loi ne répond pas aux attentes des Français. Donc, nous vous proposons une deuxième chance, c'est que vous abrogiez la réforme des retraites d'Emmanuel Macron pour permettre aux Français de profiter de leur retraite quelques années en bonne santé.
Alors, l'abrogation de la réforme des retraites est aussi inscrite dans la niche parlementaire de la France insoumise justement. ils viennent d'annoncer la date 28 novembre prochain. Si elle ne passe pas le 31 octobre, s'ils ne veulent pas voter avec vous, s'il n'y a pas la majorité pour ce texte, est-ce que vous pourriez, vous, le Rassemblement national et du GDES, la voter le 28 novembre ?
Oui, parce que nous, nous ne sommes pas sectaires et puis surtout, nous avons été élus pour répondre aux préoccupations des Français et la réforme de la réforme des retraites d'Emmanuel Macron fait partie des préoccupations des Français. Mais c'est vrai que je dis à la France insoumise que vous perdez un mois vous perdez un mois juste parce que vous êtes sectaires, juste parce que vous ne voulez pas voter avec le Rassemblement national et finalement, ce sectarisme qui les caractérise est indigne du vote de leurs électeurs.
Et oui, moi, je me souviens de Mathilde Panot qui a indiqué sur un plateau télé il y a quelques jours sur une autre antenne, je ne veux pas donner de victoire politique aux Français. Moi, en fait, je voudrais juste que la France insoumise travaille avec nous pour donner une victoire aux Français et non pas au Rassemblement national comme elle l'indiquait.
Il pourrait y avoir peut-être aussi un autre camp qui vous soutiendrait. En tout cas, je pense à Michel Barnier qui lui a promis, alors c'était des dimanches derniers, à l'occasion du JT de France 2 chez nos confrères de France 2, de prendre le temps, je cite, d'améliorer la réforme des retraites. C'est un bon début en tout cas que Michel Barnier soit positionné là-dessus ?
Oui, c'est un bon début, mais bon, là, on est en train de se contenter de quelques miettes seulement. Il nous dit oui, on va réfléchir à des améliorations. Quand ? Lesquelles ? Avec quelle majorité ? On ne sait pas puisque c'est qu'il y a du rififi au sein de cette majorité. Je ne vois pas des députés qui ont farouchement défendu la réforme des retraites d'Emmanuel Macron rétro-pédaler et venir voter l'inverse aujourd'hui. Donc oui, on va dire que c'est un bon signal, mais c'est un signal trop flou pour s'en réjouir totalement. Oui,
et toujours sur Michel Barnier, il a recadré récemment, cette semaine, Antoine Armand, ce nouveau très jeune ministre de l'économie après ses propos sur le Rassemblement National. On rappelle pour nos auditeurs qu'il avait expliqué sur France Inter que votre parti, le Rassemblement National, n'appartient tout simplement pas à l'arc républicain. Alors sur quels critères ? Vous nous le direz peut-être. Vous avez parlé avec le Rassemblement National d'un gouvernement sous surveillance justement. Il y a déjà eu une erreur là avec Antoine Armand pour vous. Vous le censuriez à la deuxième erreur ?
Non, alors on ne va pas travailler comme ça parce que le problème c'est que si vous censurez pour des raisons mineures, on va dire, ce sont les Français qui vont perdre du temps. et moi je travaille beaucoup sur ma circonscription et dans mon département avec des chefs d'entreprise, avec des indépendants, avec des fonctionnaires aussi, avec des associations qui me disent on a besoin d'avancer là maintenant. Il y a beaucoup trop d'incertitudes.
Je pense par exemple à la filière du bâtiment, la fiscalité qui est très changeante dans ce secteur d'activité et donc c'est une filière qui est en crise avec beaucoup de pertes d'emplois, des marchés conséquents qui s'arrêtent et des conséquences sur la dignité du logement qui est proposé aux Girondins, c'est-à-dire dans mon département. Donc du coup il faut maintenant qu'on avance et c'est la raison pour laquelle nous avons décidé de ne pas censurer dans les médias le gouvernement Barnier dès lors qu'il s'engageait à respecter les électeurs du Rassemblement National. Donc M. Barnier a bien agi avec M.
Armand en le recadrant et c'est vrai que moi j'ai apprécié le rétro-pédalage de ce jeune ministre de l'économie et je trouve en effet tout à fait normal que le premier groupe parlementaire à l'Assemblée Nationale soit reçu par le ministre de l'économie à quelques jours de la présentation du budget et du vote de celui-ci.
Et alors des discussions évidemment continueront à ce sujet et j'espère que vous reviendrez nous en parler quand le but du 2025 sera sur la table. Merci beaucoup Madame la députée merci Edwige Diaz vous êtes élue du Rassemblement National en Gironde. Sous-titrage Société Radio-Canada
Edwige Diaz