Trump devant le Congrès, suspension des aides à l’Ukraine…- C à Vous l’intégrale 05/03/2025
Emmanuel Macron Au micro : Anne-Élisabeth Lemoine, Patrick Cohen, Emilie Tran Nguyen, Mohamed Bouhafsi, Lorrain SénéchalSource d'origineTranscription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 20 %Défensif 50 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 2:00OuverteRéponse directe
La France est le seul pays d'Europe où la mortalité infantile augmente depuis 4 ans. Pourquoi ?
- 4:00OuverteRéponse directe
Les États-Unis traversent une crise de la rougeole. Le ministre de la Santé est-il à la hauteur ?
- 6:00OuverteRéponse directe
Trump affirme avoir un bilan historique en 43 jours. Qu'en pensez-vous ?
- 8:00OuverteRéponse directe
Trump a évoqué le Lesotho dans son discours. Pourquoi cette référence ?
- 10:00OuverteRéponse directe
Trump a menacé d'augmenter les droits de douane sur l'Europe. Quel impact pour les consommateurs ?
- 12:00OuverteRéponse directe
Pourquoi les démocrates américains sont-ils silencieux après le discours de Trump ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 6:00P.CohenFait
« D.Trump n'a que 43 jours de présidence pour son second mandat, mais il est déjà plus fort que G.Washington, le 1er président des Etats-Unis. »
- 8:00P.CohenChiffre
« Merci, Elon, qui nous a fait économiser des centaines de milliards de dollars »
- 10:00P.CohenFait
« Trump fait rire avec le Lesotho, pays de 2 millions d'habitants, enclavé dans l'Afrique du Sud, et où aucune association LGBT n'a reçu cet argent. »
- 14:00P.CohenChiffre
« Il dit qu'il a signé 100 décrets et pris 400 décisions »
- 16:00C.SellinChiffre
« Les estimations varient entre 119 et 182 milliards. 182, c'est tout compris. »
- 18:00S.LeurquinChiffre
« Le taux de mortalité autour de l'accouchement est multiplié par 2 avec un trajet au-delà de 45 minutes. »
- 20:00M.BouhafsiChiffre
« Près de 264 enfants dans 9 Etats ont dû être transportés en urgence dans les hôpitaux. »
- 22:00E.MacronPromesse
« Je demande au gouvernement de sortir des codes et des cases. On assume, sur le terrain, de régulariser nombre de médecins étrangers qui tiennent parfois, à bout de bras, les services de soins. »
- 24:00L.SénéchalChiffre
« La guerre menée par Israël à Gaza a fait près de 49 000 morts, selon l'administration du Hamas. »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
... - A.-E.Lemoine: Bonsoir.
Très heureuse de vous retrouver. On est ensemble avec l'équipe. Bonsoir à tous les cinq.
Emilie? - E.Tran Nguyen: La France, seul pays d'Europe où la mortalité infantile augmente depuis 4 ans.
Une augmentation inquiétante dénoncée par 2 journalistes. - A.-E.Lemoine: A.Cortes et S.Leurquin, qui signent cette enquête: "4,1.
Le scandale des accouchements en France". 4 décès pour 1000 naissances, c'est le taux de mortalité infantile. Mohamed? - M.Bouhafsi: Les Etats-Unis traversent une crise grave liée à la rougeole.
Ca tombe mal, le ministre de la Santé américain est antivax. - A.-E.Lemoine: Patrick? - P.Cohen: D.Trump n'a que 43 jours de présidence pour son second mandat, mais il est déjà plus fort que G.Washington, le 1er président des Etats-Unis.
C'est lui qui le dit. Il s'est adressé d'autres fleurs dans son discours de la nuit devant le Congrès. - A.-E.Lemoine: On n'est jamais mieux servi que par soi-même.
On en parle avec le professeur agrégé d'histoire, chroniqueur sur la politique américaine pour les jours.fr, C.Sellin.
La nuit a été longue, vous avez suivi le discours de D.Trump devant le Congrès. Lorrain? - L.Sénéchal: On parle beaucoup de l'Ukraine, à raison.
A Gaza, les tensions reviennent. Israël a bloqué l'aide humanitaire. - P.Lescure: 79 ans, N.Young ne désarme pas...
Il avait déjà dit à D.Trump de ne pas utiliser sa chanson. Hier, il a dit qu'il ouvrirait sa tournée européenne par un grand concert gratuit en Ukraine, même si juin, c'est loin pour l'Ukraine... - A.-E.Lemoine: Après 20h, H.Vincent, bouleversante dans le 1er film d'E.Baroux, qui traite de la question de la fin de vie.
A.Kantorow, le virtuose, qui a joué du Ravel malgré la pluie, sera sur la scène de "C à vous" avec un morceau qu'il a choisi spécialement pour J.Depardieu, fan d'opéra.
Elle reprend du service dans la série "Alexandra Ehle". - B.Chameroy: Une 2e partie d'émission qui risque d'être agitée en raison du plat que prépare Charles.
Il m'a dit que c'était une full topinambour. - C.Coulombeau: Ce soir, 3 préparations autour du topinambour. - A.-E.Lemoine: Tout de suite, l'Edito de P.Cohen.
Un exercice de style, ce soir. Vous nous résumez en 5 minutes chrono le discours de 1 heure 40 de D.Trump devant le Congrès. - P.Cohen: Un discours qui ne nous concernait pas.
Avez-vous entendu parler de peuples étrangers, européens ou autres? Les problèmes du monde ont été expédiés en quelques minutes, en fin d'allocution. C'est un discours qui parle à la moitié de l'Amérique, les électeurs de Trump et aux élus américains qui lui font face, et dont il va avoir besoin pour faire passer ses mesures budgétaires dans les prochaines semaines.
Sur la forme, ni surprise ni dépaysement. Il parle au Congrès comme dans ses meetings de campagne. ... - P.Cohen: "L'Amérique est de retour..." J.Biden avait dit la même chose il y a 4 ans, quelques semaines après avoir succédé à D.Trump, dans un discours adressé à ses partenaires européens à Munich, là où le vice-président J.D.Vance a expliqué qu'on avait tout faux.
L'objet du discours de Trump n'est pas de célébrer l'Amérique mais sa propre action, son bilan historique, faramineux, accompli en 43 jours. ... - P.Cohen: G.Washington, père fondateur et premier président des Etats-Unis.
On ne sait pas sur quoi il se base...
Apparemment, c'est le nombre de décrets. Il dit qu'il a signé 100 décrets et pris 400 décisions...
Dans ce bilan, il y a la tronçonneuse de celui qui avait noué une cravate pour l'occasion. ... - P.Cohen: "Merci, Elon, qui nous a fait économiser des centaines de milliards de dollars", a affirmé Trump.
En réalité, le Doge ne revendique que 105 milliards, sans donner de détails, sauf pour une vingtaine de milliards. Dans son discours, le président américain a donné une série d'exemples. ... - P.Cohen: Trump fait rire avec le Lesotho, pays de 2 millions d'habitants, enclavé dans l'Afrique du Sud, et où aucune association LGBT n'a reçu cet argent.
Le Lesotho, en revanche, a reçu des aides américaines très importantes pour la lutte contre le sida. Là, on ne rit plus. Une fondation prédit un demi-million de morts du sida en plus dans le monde dans les 10 ans si le robinet des fonds américains reste fermé.
Dernier extrait, il contient 2 proclamations qui ont nourri la campagne de Trump et qui l'ont fait à nouveau acclamer par les élus républicains. ... - P.Cohen: Le wokisme, c'est fini. "Dehors", dit Trump, en regardant son camp et seulement lui.
Une autre moitié de Congrès silencieuse et désapprobatrice. Des élus démocrates se sont contentés de brandir des pancartes. "C'est faux", "Musk est un voleur".
Au moins, on les a vus un peu. Ce qui frappe dans cette période, c'est le silence assourdissant des grandes figures du parti. Pas un mot, pas même un tweet après l'algarade du bureau Ovale avec Zelensky, J.D.Vance et D.Trump.
Pas un mot de K.Harris, B.Obama... - A.-E.Lemoine: J.Biden, réduit au silence, est considéré comme le grand responsable de la victoire de D.Trump et de la défaite du camp démocrate. - C.Sellin: J.Biden sera l'objet d'un livre événement d'un journaliste de CNN qui risque de révéler l'étendue de sa dissimulation sur son état de santé, qui l'a mené à son retrait.
Tous les démocrates ne veulent plus entendre parler de J.Biden, qui a choisi de partir définitivement à la retraite politique. Pour les démocrates, d'ordinaire, quand un président est battu, le vice-président peut être un leader de transition.
Là, ils ont grillé les 2 cartouches. K.Harris a été battue également mais pourra revenir en politique.
Elle envisage une candidature pour devenir gouverneure de Californie. C'est encore trop tôt. B.Obama a donné beaucoup de son capital politique.
C'est lui qui a poussé en 2016 H.Clinton plutôt que J.Biden, qui aurait été un meilleur candidat cette année-là.
C'est lui qui a beaucoup soutenu K.Harris. Aujourd'hui, B.Obama vit une vie de producteur pour Netflix, très éloigné de tout ça. - A.-E.Lemoine: Au regard du contexte international, le silence de ces grands noms de la politique américaine démocrates, c'est une surprise? - C.Sellin: Non, si on considère que les démocrates doivent reconfigurer leur logiciel politique.
C'est le parti qui est censé incarner le progressisme. Gauche et droite, aux Etats-Unis, ça n'a pas le même sens. C'est le centre gauche, le progressisme.
Ils bénéficient d'une grande partie du vote populaire, les classes populaires. Ce positionnement vis-à-vis de la classe ouvrière, la classe non diplômée, il faut qu'ils y réfléchissent. Ils ne prennent jamais le temps d'y réfléchir.
Aux Etats-Unis, les élections, c'est tous les 2 ans. Ils mettent la poussière sous le tapis. Ca les rend inaudibles.
Ils n'ont pas de nouvelles propositions. Ils attendent que Trump fassent des bêtises. - A.-E.Lemoine: Ils veulent parler à l'Amérique, avant de parler au reste du monde? - C.Sellin: Oui.
C'est particulièrement vrai pour D.Trump. En politique, il a toujours eu cette prescience que la politique américaine devait intéresser la classe populaire qui votait pour lui.
On se souvient de cette phrase, quand il est sorti pour la 1re fois des accords de Paris: "Je ne suis pas président de Paris, je suis président de Pittsburgh." La politique étrangère doit parlait aux américains ordinaires de la classe populaire. Trump fait toujours cela. "Je suis président de Pittsburgh, pas de Paris." - P.Cohen: On peut peut-être entendre l'élue démocrate qui a été chargée de répondre.
On ne la voit pas. Une dame a été désignée pour donner la réplique à Trump. Elle a choisi d'attaquer le président sur l'économie et la vie quotidienne. ... - P.Cohen: C'est Elissa Slotkin, élue de la Rust Belt, la Ceinture de la rouille, ces Etats industrieux, jadis industriels qui ont perdu beaucoup de leurs emplois.
Le Michigan...
C'est important, ce choix? - C.Sellin: Oui.
Elle a été élue dans le Michigan à l'automne dernier, dans un Etat que Trump a gagné. Elle faisait son allocution dans un endroit où elle avait gagné pour les sénatoriales. Elle a montré qu'elle peut gagner où Trump l'emporte.
C'est une femme avec une carrière remarquable, elle a été analyste à la CIA. Elle a de grandes compétences en politique étrangère et de défense. Surtout, elle a été élevée dans une ferme.
Ses parents étaient fermiers. Elle a vécu dans une ferme. Elle a pu incarner cette ruralité pendant toute sa campagne, montrer que l'Amérique de la ruralité, populaire, ça lui parlait.
C'est ce qui lui a permis de gagner de justesse sa course pour les sénatoriales. Comme elle avait fait pendant la campagne, elle est plutôt modérée, axée sur les thématiques économiques. Ca peut être une option.
Pour l'instant, il n'y a pas de débat sur le fond avec les autres. On la lance mais il n'y a pas de débat avec les autres démocrates. - A.-E.Lemoine: Peu de minutes consacrées à l'international, mais toujours les mêmes attaques contre les Européens.
Il continue à mentir quand il dit que la facture de l'Ukraine s'élève à 350 milliards de dollars pour les Etats-Unis. C'est faux. - C.Sellin: Oui.
Les estimations varient entre 119 et 182 milliards. 182, c'est tout compris. Pourquoi Trump fait ça?
Pour lui, quand les Etats-Unis aident, ils doivent être remboursés. Ils doivent recevoir quelque chose en retour. - P.Cohen: Même si ça va à leurs entreprises... - C.Sellin: Ce n'est pas assez, pour lui.
Quand il rentre en politique, on est dans le sillage de la guerre en Irak. Il dit: "En Irak, j'aurais au moins pris le pétrole." Là, il a aidé en Ukraine et l'accord qui n'est pas encore signé sur les terres rares, c'est pour rembourser le contribuable américain.
Pour lui, la politique extérieure américaine doit faire ressentir ses bienfaits économiques pour les Américains, en Amérique, en particulier pour la classe populaire et moyenne. - A.-E.Lemoine: En parlant de l'Europe, il dit: "Un océan nous sépare." Ca rappelle une phrase prononcée par un autre président américain. - C.Sellin: Oui.
A contrario, F.D.Roosevelt, en 1940, alors que les Etats-Unis ne sont pas en guerre, décide d'aider ceux qui résistent au nazisme, la Grande-Bretagne, en ouvrant l'arsenal américain librement aux Européens qui combattent encore le nazisme.
Il avait dit, en particulier en s'adressant à ses compatriotes: "Ne croyez pas que l'océan pourra nous protéger si nous ne faisons rien contre la tyrannie en Europe." Trump dit l'inverse avec J.D.Vance: "Ce n'est pas nos affaires.
Nous sommes sanctuarisés, ça ne nous importe pas." J.D.Vance a eu des phrases très dures en disant que ce qui se passe en Ukraine, il s'en fiche.
Ca ne leur importe pas. Ils pensent être protégés par cette distance océanique. - P.Cohen: Il avait dit qu'il se fichait de qui gagnerait la guerre en Ukraine, J.D.Vance. - A.-E.Lemoine: Un discours prononcé devant des invités que D.Trump a présentés, qui n'avaient pas été choisis au hasard. ... - A.-E.Lemoine: D.Trump et son équipe ont le sens du casting, c'est ce que soulignait le "New York Times".
Chacun de ses invités symbolisait sa ligne politique. - C.Sellin: C'était très axé sur les thématiques intérieures.
Les 2 thématiques intérieures principales de son début de présidence, c'est l'ordre et la sécurité absolue, avec la liaison qui est faite...
Il avait amené la famille d'une victime d'un crime commis par un immigrant sans papiers. C'est associer l'insécurité à l'immigration qui serait hors de contrôle, la justification à ce qu'il prépare: le renvoi massif de sans-papiers. La 2e thématique, c'est la lutte contre "la dérive woke", les excès des droits des LGBT+.
En particulier, il a mis en exergue un jeune garçon qui aurait été victime d'un ballon de volley-ball qui l'aurait frappé, tiré par une personne qui, comme dirait Trump, était "un homme de naissance". Pour lui, ce sont les 2 axes qui ont ravi la salle. Il faut le rappeler, d'après le sondage fait par CBS après le discours, son discours a été très apprécié. - A.-E.Lemoine: 76 % des Américains l'ont approuvé. - C.Sellin: Plus de 1 Américain sur 2 qui regardait était républicain.
Ca a marché. Il leur a donné du grain à moudre. - A.-E.Lemoine: Même si on peut nuancer son "bilan faramineux de 43 jours".
On a l'impression qu'il a refait l'Amérique en 43 jours. - C.Sellin: C'est un des charmes sur sa base, par rapport à des décennies de politique où on avait tendance à être stagnant dans le Congrès, qui n'agissait pas...
C'est ce mouvement permanent, ça donne l'illusion. - P.Cohen: Il déploie une énergie fascinante.
C'est un homme de 78 ans. Tous les jours, il est sur le front, il communique. C'est un phénomène, quand même. - C.Sellin: Absolument.
C'est ce qui a beaucoup tranché pendant la campagne. Il n'a que 4 ans de différence avec J.Biden.
Mais en matière d'énergie ressentie, ce n'était pas la même chose. - E.Tran Nguyen: Il a déclaré la guerre commerciale à la Chine, au Canada, au Mexique, en augmentant les droits de douane.
Il a menacé d'augmenter les droits de douane également pour l'Europe. J.Trudeau, à quelques jours de son départ, lui a répondu. ... - E.Tran Nguyen: Dans son discours, D.Trump a annoncé que cette hausse des droits de douane pourrait provoquer quelques perturbations pour les consommateurs américains.
On peut entendre par là des hausses de prix. Or, l'inflation, c'est exactement ce qu'ils reprochaient à J.Biden lors de la campagne. - C.Sellin: Et cette nuit, il est parti sur un discours sur la responsabilité de J.Biden sur l'augmentation du prix des eaux.
On sent qu'il est gêné. Les hydrocarbures canadiens représentent un quart de tout le pétrole brut qui est raffiné aux Etats-Unis. Il est très important dans les Etats du nord des Etats-Unis.
Même si le tarif douanier est moins fort sur les produits d'hydrocarbures canadiens. Si le prix de l'essence monte à la pompe, alors qu'il a fait toute sa campagne sur l'inflation...
Il essaye de dire que ce sont de légères perturbations. Pour l'instant, son ministre du Commerce dit: "Ne vous inquiétez pas, ces tarifs douaniers sont là pour négocier. On négocie, ça va aller très vite." On voit la réaction de J.Trudeau, qui a des moyens de pression.
Le Canada fournit des hydrocarbures, les deux tiers de l'aluminium consommés par les industries américaines. Il a des moyens de pression. Il faut que Trump fasse attention à ne pas contrarier les partenaires économiques très lourds, qui ont les moyens de pénaliser l'économie américaine. - A.-E.Lemoine: Merci, C.Sellin.
On reste aux Etats-Unis pour la Story de M.Bouhafsi. ... - M.Bouhafsi: C'est l'histoire d'un antivax climatosceptique, complotiste, déjà critiqué quelques jours seulement après sa nomination.
Alors que le Texas connaît une épidémie importante de rougeole, qui a entraîné 2 décès, dont un enfant de 6 ans, le ministre de la Santé américain n'a cessé, ces derniers jours, de prendre à la légère cette épidémie qui touche plusieurs centaines de personnes. ... - M.Bouhafsi: Cette sortie a entraîné un torrent de critiques.
Près de 264 enfants dans 9 Etats ont dû être transportés en urgence dans les hôpitaux. Le porte-parole du ministère de la Santé a même démissionné. Des propos de Robert Kennedy de 2019 ont refait surface.
Il disait être persuadé d'un lien entre le vaccin contre la rougeole et l'autisme. Ce dimanche, il a fait machine arrière. Il a reconnu l'importance des vaccins dans la santé, tout en ajoutant que c'était une décision personnelle et que l'usage de la vitamine A était nécessaire. - A.Buzyn: Les enfants peuvent attraper des maladies mortelles qu'on ne voit plus aujourd'hui dans la plupart des continents, qu'on a réussi à éradiquer complètement.
La rougeole est éradiquée du continent sud-américain. Ca repart dans les pays développés à cause du complotisme. Il a eu beau promouvoir des thèses complotistes, aujourd'hui cette réalité rattrape la politique et la désinformation. - M.Bouhafsi: Celui qui a gagné le coeur des réactionnaires américains avec l'expression "rendre sa santé à l'Amérique" reste un antivax avec des idées basées sur aucun fondement scientifique.
Dernier exemple hier. ... - M.Bouhafsi: Ca, c'est pour soigner la rougeole.
Il parle de l'huile de foie de morue. Il est à la tête d'une administration de 80 000 agents, même si des centaines de démissions ont lieu chaque jour. Juste avant sa nomination, sa cousine dressait un constat impitoyable. ... - M.Bouhafsi: Il n'y a pas qu'au sein du secrétariat d'Etat de la Santé que les salariés fuient.
Plus de 75 000 agents américains ont accepté de démissionner s'ils étaient payés jusqu'en septembre. D'autres milliers de personnes sont aussi licenciées, sans aucune raison valable, provoquant des tensions dans plusieurs secteurs. ... - M.Bouhafsi: Des licenciements qui ont déjà des conséquences directes.
Le 29 janvier dernier, une collision entre 2 avions au-dessus de Washington entraînait la mort de 67 personnes. L'enquête porte actuellement sur le manque de contrôleurs aériens. Les professionnels de l'aérien sont nombreux à regretter le manque d'employés dans les aéroports pour assurer la sécurité des Américains. ... - M.Bouhafsi: Le milliardaire imparfait, vous l'aurez reconnu, E.Musk.
Même détresse au sein du NWS, l'agence météorologique du pays, censée prévenir des alertes et des événements météorologiques. Beaucoup de coupes budgétaires et des licenciements en masse. ... - M.Bouhafsi: Après toutes ces décisions prises à la masse, ces licenciements et ces nominations inexpérimentées...
Toutes ces décisions ne vont pas mettre en danger des centaines de milliers d'Américains? - C.Sellin: En ce qui concerne la Santé, c'est un gros pari politique qu'il a fait de choisir Robert Kennedy.
On le voit déjà avec la crise de la rougeole. D'un certain côté, la réalité le rattrape. Sur la rougeole, il sort les rames pour justifier le vaccin.
Ca peut être un rappel au réel. Si on élargit, c'est toujours le problème dans cette idéologie qui vise à détruire des emplois étatiques, considérés comme des emplois de paresseux. C'est le discours officiel de Musk.
Ca peut être populaire avec la base républicaine, sauf que quand les effets vont se faire sentir dans quelques mois, que les prévisions météo seront incorrectes pour les agriculteurs, que dans les parcs nationaux, ça va être une grande crise cet été...
Plus de 1000 rangers ont été licenciés. La gestion des parcs nationaux va être perturbée. Ce sera nettement moins populaire.
Dans toute une gamme de sujets, ce sont les mêmes problèmes. Dire qu'il va supprimer des fonctionnaires, c'est populaire dans un premier temps. Quand on voit les services qui ne sont plus rendus, ça pourrait être impopulaire. - A.-E.Lemoine: Il se fiche que ça fasse exploser le nombre de non-salariés? - C.Sellin: Il considère que ce ne sont pas des emplois productifs.
C'est ce que dit Musk. Il pense que ce sont des emplois improductifs qui forment une bureaucratie qui empêche les entrepreneurs de s'épanouir pleinement. C'est une conception libertarienne.
C'est une nouveauté pour Trump. C'est hostile à l'Etat. L'Etat entraverait la liberté d'entreprendre. - P.Lescure: Il va falloir attendre plusieurs semaines avant de connaître les causes du décès de G.Hackman et de sa femme.
Comme l'ont révélé nos confrères de franceinfo, ce mystère favorise les théories complotistes. On y revient. L'une des plus délirantes, c'est de lier cette disparition à la déclassification de documents confidentiels sur l'affaire Epstein.
Cet homme d'affaires américain était accusé de trafic et s'est suicidé en prison. - P.Lescure: Ce genre de vidéos entraînent des milliers de tweets qui échafaudent je ne sais combien d'hypothèses sans preuve.
Le shérif de Santa Fe a beau donner le maximum de détails au fur et à mesure de l'avancée de l'enquête, c'est inarrêtable. C'était déjà inarrêtable, une théorie complotiste, du temps de l'assassinat de Kennedy. Avec les réseaux sociaux aujourd'hui, on n'y peut rien.
C'est un raz-de-marée. - C.Sellin: Si on était un peu taquins, on pourrait rassurer le monsieur de la vidéo.
Aujourd'hui, à la tête du FBI, on a 2 complotistes. On peut supposer que le FBI ne sera plus pour rien. Si on est un peu sérieux, ça a été une des grandes forces de la campagne Trump en 2024 de s'appuyer sur ce moteur du conspirationnisme qui a été nourri par la crise covid.
Ca a été un des éléments supplémentaires qui l'a fait dépasser sa performance de 2020. Il a puisé dans cette énergie, cette énergie du conspirationnisme en ligne. Aujourd'hui, il en récompense les tenants.
Le risque, c'est qu'on peut avoir bientôt des troubles à l'ordre civil. N'importe quelle rumeur peut se répandre et créer des troubles à l'ordre civil extrêmement rapidement. C'est un moteur de mobilisation politique très puissant, mais très dangereux à manier.
Il faut regarder ça de très près car c'est très important, même pour la paix civile américaine dans les années à venir. - A.-E.Lemoine: En France, la natalité baisse et, en même temps, la mortalité infantile ne cesse d'augmenter.
Des chiffres sidérants placent la France en bas de l'échelle européenne, entre la Pologne et la Bulgarie, à égalité avec la Croatie. La dégradation du suivi des prématurés, la fermeture des petites structures obligent, avant même la naissance, à des prises de risque. - D'un côté, je m'en veux car je roulais vite.
Si je n'avais pas fait ça, le petit naissait sur le bord de la route. C'est évident. Je n'ai pas eu le temps de la déposer qu'il naissait 10 minutes après qu'on soit arrivés. - Je voyais les petites routes de campagne très étroites où on roulait très vite.
Je pensais aux sangliers et à notre premier qu'on a laissé chez nos grands-parents. Je ne voulais pas qu'il devienne un orphelin qui perde ses parents et son petit frère. - A.-E.Lemoine: A.Cortes, S.Leurquin, bonsoir.
Vous cosignez une enquête sur le scandale des accouchements en France. La France est un cas unique en Europe. C'est le seul pays où le taux de mortalité infantile augmente.
Partout ailleurs, il baisse. - S.Leurquin: On est un cas unique en Europe.
On a voulu enquêter sur ce paradoxe français avec, d'un côté, la natalité qui chute de manière historique et la mortalité infantile qui croit. A travers cette enquête, on a voulu donner corps à ce chiffre. Montrer que c'était des vies qu'il y avait derrière ces 2800 bébés.
Ce sont des familles anéanties. On voulait raconter les drames absolus que cache ce chiffre. - A.-E.Lemoine: Ca vous fait dire qu'avant de se soucier de réarmer démographiquement la France, on se souvient du discours d'E.Macron, il faut s'acharner à faire baisser cette mortalité infantile.
Les projections pour 2025, d'ores et déjà, ne sont pas bonnes. - A.Cortes: Derrière ce chiffre de 4,1 qui, peut-être, ne représente pas grand-chose, il y a un chiffre très froid d'un rapport inaccessible, c'est 2800 enfants.
Quand j'ai entendu E.Macron parler de "réarmement démographique", on avait déjà commencé à travailler sur cette enquête. Ca nous avait paru indécent.
On avait déjà commencé à parler à des parents endeuillés. Ils attendaient surtout qu'on accueille mieux les enfants à naître et pas qu'on parle de données quantitatives, qu'on ne demande pas de faire des enfants. Est-ce qu'on ne doit pas s'interroger sur comment on accueille les enfants? - A.-E.Lemoine: Parmi les explications à ces chiffres, il y a la fermeture de nombreux lieux qui éloigne les patients du lieu de leur accouchement.
Il y a un lien direct entre l'augmentation du temps de trajet et le taux de mortalité? - S.Leurquin: Les 3/4 des maternités françaises ont fermé ces dernières années.
L'effet pervers auquel on assiste c'est que la distance moyenne entre les femmes en âge d'être mères et la maternité...
Le taux de mortalité autour de l'accouchement est multiplié par 2 avec un trajet au-delà de 45 minutes. - A.-E.Lemoine: Si des petites structures ont décidé de fermer, c'est dans un souci de qualité.
Au départ, ça a aidé à lutter contre la mortalité infantile. Il faut le dire. - A.Cortes: A l'époque, c'était Marie-Madeleine Dienesch, qui avait lancé des décrets en 1972.
Le taux de mortalité est passé de 18 pour 1000 à 4,8 pour 1000. Le problème, c'est ensuite. A partir de la fin des années 90, on est allés un peu trop loin dans cette logique.
En fermant de plus en plus de maternités, on a créé des déserts. On a éloigné des femmes et augmenter les risques. - A.-E.Lemoine: A moins de 300 naissances par an, on considère que la maternité ne pratique pas assez d'accouchements pour assurer la sécurité de ses patientes. - S.Leurquin: C'est le raisonnement.
En dessous d'un certain seuil d'accouchements par an, le personnel et les infrastructures ne seraient pas à la hauteur pour gérer les accouchements en cas de problématiques. - P.Cohen: A moins d'une naissances par jour, il faut occuper des personnels permanents. - A.-E.Lemoine: Sur les maternités qui existent encore, un dixième est en situation de fermeture partielle, faute de soignants.
Ce ne sont pas des soignants inoccupés, mais qui ne sont pas là. C'est arrivé à Elisa. C'est une future maman qui habite à Sarlat, à quelques mètres d'une maternité qui était fermée le jour de son accouchement.
Elle a accouché chez elle, toute seule. - Quand la tête de mon enfant sort, je suis dans une position qui fait que j'ai peur que mon enfant tombe au sol. Je me dis que si je n'ai pas ce réflexe de me mettre sur mon canapé et de m'asseoir, de mettre une jambe d'une certaine manière pour qu'il ne tombe pas, qu'est-ce que je fais?
Si les pompiers n'arrivent pas assez vite, qu'est-ce que je fais? Si le cordon est autour du cou de mon enfant, qu'est-ce que je fais? Mettre un enfant au monde n'est pas anodin, quel que soit le lieu. - A.-E.Lemoine: Dans ce cas, ça se passe miraculeusement bien.
Pourquoi c'est si difficile pour les maternités de recruter? - S.Leurquin: On constate que les maternités pour rester ouvertes doivent assurer la triple permanence des soins.
Il doit toujours y avoir un gynécologue-obstétricien, un anesthésiste et un pédiatre. Aujourd'hui, il devient difficile d'assurer cette triple permanence. Elles se retrouvent à être en fermeture partielle voire totale.
Ce qu'on montre dans ce livre, ce n'est pas un plaidoyer pour les petites maternités, car certaines sont dangereuses. En revanche, on montre que l'augmentation de la distance entre les femmes et les maternités est un vrai problème. En plus, quand les petites maternités ferment, elles ont pour effet de surcharger les centres hospitaliers qui sont déjà en surcharge.
On a des fermeture d'un côté et des usines à bébés de l'autre. C'est le terme qu'on a voulu reprendre. Des soignants l'ont utilisé à plusieurs reprises. - E.Tran Nguyen: Des établissements qui font naître jusqu'à 5000 enfants par an, comme le CHU de Port-Royal à Paris.
Ca conduit à cette ultra rationalisation du bien-être. Les équipes en sous-effectif manifestent régulièrement. Voici des images de 2021. - On est en sous-effectif et on n'a plus le temps de s'occuper de nos patientes.
On peut avoir 2 accouchement en même temps, 2 bébés en situation de risque, et on fait quoi? On n'est pas Shiva. - On est amenés à faire des gardes supplémentaires, des heures supplémentaires à flux tendu.
On est payés 1800 euros brut en début de carrière, et 3700 en fin de carrière. On ne va pas tenir très longtemps. - E.Tran Nguyen: Dans ces CHU que vous appelez des usines à bébés, une sage-femme s'occupe de plusieurs patientes.
Ensuite, une sage-femme s'occupe d'une seule patiente. Des maternités proches de la saturation et des conséquences directes sur le suivi pour le bébé, mais aussi pour la maman? - A.Cortes: C'est l'entre-deux mortifère.
D'un côté, les petites maternités dangereuses et de l'autre, ces CHU. Parfois, on les montre comme un endroit sûr, sauf que non. Les soignants nous le rapportent.
On a voulu donner la parole aux sages-femmes. On entendait des soignants qu'on n'entend pas souvent. Elles sont en première ligne face à cet entre-deux mortifère.
Elles tiennent la baraque avec de très petits moyens. On a découvert dans cette enquête qu'elles n'avaient aucun soutien psychologique. Absolument aucun.
Ce sont elles qui tiennent tout. - S.Leurquin: On a un exemple concret dans le livre.
Une sage-femme nous raconte une nuit de l'horreur. La surcharge mène à la mort d'un bébé. Elle nous raconte qu'après, elle a dû gérer 7 autres accouchements dans la même nuit sans soutien ni assistance.
C'est la réalité. - A.-E.Lemoine: Vous pointez le faible nombre de césariennes pratiqué en France.
On considère qu'on a une préférence pour l'accouchement par voie basse. C'est un débat médical et scientifique mais qui fait mécaniquement augmenter une certaine mortalité à l'hôpital? - S.Leurquin: On n'est ni scientifiques ni médecins, mais journalistes.
On a posé des questions et on a constaté que des recommandations de la Haute Autorité de santé entrées en pratique en 2012 ont influencé les médecins à favoriser l'accouchement par voie basse. Ces recommandations de 2012 incitent les gynécologues à favoriser l'accouchement par voie basse. Dans le livre, on dit que ça se passe bien dans une grande majorité des cas.
Quand ça se passe mal, qu'un accouchement par voie basse est bloqué et qu'est pratiqué une césarienne d'urgence, il y a un risque 6 à 7 fois plus élevé de mortalité pour le bébé. - A.-E.Lemoine: On conclut avec une phrase de l'Académie de médecine qui vous a surpris sur le fait qu'une femme au travail se trouvait "mieux" à l'hôpital. - A.Cortes: Il y a des modes de transport pour amener les femmes qui habitent loin.
En France, on n'a pas la même topographique qu'en Suède. Les femmes habitent beaucoup trop loin. Les faire accoucher dans une ambulance, c'est augmenter les risques. - A.-E.Lemoine: L'Académie de médecine dit qu'il vaut mieux une femme en travail dans un camion du Samu avec un personnel compétent que dans une maternité on ne pourra pas ranimer leur enfant en cas de problème.
Merci à tous les deux. Voici le titre de votre enquête: "4,1. Le scandale des accouchements en France".
C'est l'heure du 5/5 de L.Sénéchal. Israël menace de frapper à nouveau Gaza. - L.Sénéchal: Ecoutez le nouveau chef d'état-major israélien.
Il vient de prendre ses fonctions. Cérémonie diffusée à la télévision. Il faut continuer le combat contre le Hamas, estime-t-il. ... - L.Sénéchal: Après le pogrom du 7-Octobre, la guerre menée par Israël à Gaza a fait près de 49 000 morts, selon l'administration du Hamas.
Des chiffres jugés crédibles par l'ONU. La première phase du cessez-le-feu a permis à Israël de récupérer 33 otages, dont 8 corps, en échange de 1800 prisonniers palestiniens. La seconde phase est plus que jamais en péril.
Israël a même suspendu l'acheminement de l'aide humanitaire avec une rhétorique assassine. ... - L.Sénéchal: Le gouvernement Nétanyahou réclame la démilitarisation totale de Gaza et l'élimination du Hamas.
Du jusqu'au-boutisme pour les familles des otages. Il y a encore 58 otages détenus à l'intérieur de la bande de Gaza, dont 34 déclarés morts par l'armée israélienne. La dépouille de cet homme a été rendue à Israël. ... - L.Sénéchal: Hier, les dirigeants arabes ont adopté un plan pour la reconstruction de Gaza qui met, de fait, le Hamas à l'écart dans la gestion de l'enclave palestinienne.
Il prévoit un retour de l'Autorité palestinienne. Il garantit aux 2,4 millions d'habitants de Gaza de rester sur leurs terres. C'est une réponse à la proposition de D.Trump. - A.-E.Lemoine: Des médecins en grève de la faim pour obtenir leur régularisation. - L.Sénéchal: Ceux qu'on appelle les Padhue, médecins, dentistes, sages-femmes au statut encadré et qui colmatent les nombreuses brèches de notre système hospitalier. - Tunisie, Irak, Côte d'Ivoire...
Voici ceux qui font tourner le service. Si j'avais assez de praticiens à diplômes français pour soigner les populations, je ne me serais pas tourné vers des praticiens diplômés à l'étranger. Ne nous trompons pas, si nous ne les accueillons pas, ils iront ailleurs et nos populations ne seront pas soignées. - L.Sénéchal: Des places sont ouvertes au compte-gouttes avec des notations arbitraires selon les 300 médecins mis en grève de la faim aujourd'hui pour quelques jours jusqu'à une manifestation samedi.
En attendant d'être régularisés, ils enchaînent les petits contrats mal payés: 1400 à 2200 euros net. - J'exerce en France depuis 6 ans. Aujourd'hui, j'ai la reconnaissance de mes pairs, mes chefs de service, mes collègues...
J'encadre des internes et externes. On a 300 médecins en grève de la faim qui ont plus de 10 jusqu'à 14 de moyenne et sont recalés par le jury. Le jury qui parfois, a décidé de mettre la barre très haute.
C'est ce que nous dénonçons aujourd'hui. - L.Sénéchal: Pourtant, la régularisation des médecins c'est une promesse faite par E.Macron il y a un peu plus d'un an, en janvier 2024. - E.Macron: Je demande au gouvernement de sortir des codes et des cases.
On assume, sur le terrain, de régulariser nombre de médecins étrangers qui tiennent parfois, à bout de bras, les services de soins. Comme ils sont dans une précarité administrative, c'est inefficace. - L.Sénéchal: Ils ont manifesté ce samedi à Paris avec le soutien de leurs collègues de service. - A.-E.Lemoine: E.Macron auteur d'une nouvelle visite surprise loin des journalistes. - L.Sénéchal: Il s'est invité dans une petite commune de l'Yonne. 1000 habitants à peine.
Il est d'abord allé chez le boucher. ... - L.Sénéchal: Ce sont les images postées par les équipes d'E.Macron.
C'était juste après le déjeuner. Il a rencontré d'autres commerçants, notamment une restauratrice. Il a discuté avec des habitants et est resté quelque heures.
De quoi a-t-il parlé, selon vous? Réponse avec le maire. - Il a été sur le champ de l'international en nous demandant comment nous percevions le conflit en Ukraine, les relations internationales entre l'Amérique d'un côté et la Russie de l'autre, et essayé de voir comment nous percevions les enjeux de ce qui se trame au-delà de nos frontières mais qui nous touche de près. - L.Sénéchal: Un président qui se déplace sans journalistes, ça fait bondir l'Association de la presse présidentielle.
Elle est très en colère après les autres visites dans le même genre. Voici ce qu'elle dit. - A.-E.Lemoine: 7 mois après avoir frôlé la mort, un cycliste professionnel retrouve la compétition. - L.Sénéchal: Il a 27 ans et est coureur pro de l'équipe Cofidis.
L'été dernier, il a fini dans le fossé et s'est fracassé dans un muret. Il est passé près de la mort ou de la paralysie. - Je ne me suis jamais rien cassé auparavant mais là, le fait de tomber comme ça, je me suis dit que c'était important.
Je ressens énormément de douleurs. J'ai cassé 4 vertèbres et 2 cervicales avec le sternum devant. Le sternum me posait beaucoup de problèmes parce qu'il empêchait une respiration optimale.
Il y a un peu de panique. J'avais 50 % de chances de décès et 90 % de possibilités d'être tétraplégique. - L.Sénéchal: 90 % de chances d'être paralysé.
Il a fallu 5 heures d'opération pour le sauver et des mois de rééducation. Il est remonté en selle. On l'a suivi à l'entraînement. - On arrive à faire entre 20 et 30 heures par semaine.
Je suis content de simplement être sur le vélo. D'un autre côté, il y a quand même des petites tensions musculaires. Le dos et le cou, je sens le matériel qui est présent au niveau thoracique.
Le cou, il y a un manque de mobilité. Il y a du travail à faire là-dessus. Je suis capable de faire les mêmes choses, mais moins confortablement.
Je m'estime chanceux d'être ici et de pouvoir pratiquer mon sport. C'est quand on est privé des choses qu'on se rend compte à quel point elles sont importantes pour nous. - L.Sénéchal: Il est même prêt à reprendre la compétition.
Il sera aligné, à la fin du mois, d'une épreuve de la Coupe de France. - A.-E.Lemoine: La Corée du Nord ouvre une voie au tourisme. - L.Sénéchal: Elle s'était barricadée suite au covid. - P.Cohen: On va y faire entrer Y.Moix. - L.Sénéchal: Ca, c'était avant.
Elle va autoriser des séjours. Tout est très encadré jusqu'à la destination. Ca a surpris un guide. - On travaille sur des nouveaux itinéraires, des visites de Pyongyang.
Ils nous ont contactés et nous ont dit que ce serait finalement une ville un peu méconnue dans le nord-est du pays où on voit des choses un peu moins "glamours" qu'à Pyongyang. "Vous verrez surtout des usines". Il y a une usine qui fait tous les uniformes scolaires du pays qui est intéressante à voir. - L.Sénéchal: Ils ont mis le cap vers Rason.
C'est un séjour facturé 650 euros et qui attire une clientèle jeune et branchée. - On a beaucoup, d'une part, des influenceurs qui savent que la Corée du Nord fait parler et que, s'ils arrivent à voir des vidéos, ils auront beaucoup de clics et de personnes qui veulent voir tous les pays du monde. Ces personnes étaient bloquées, depuis 5 ans, à 192 pays. - L.Sénéchal: Regardez ce qu'ils découvrent: des étendues vides, de la nature, beaucoup de champs...
Pas beaucoup de choses à voir. L'attraction locale est de nourrir les biches avec du maïs qu'on leur fournit. On est aussi invité à entrer dans les salles de classe et assister à un cours avec les enfants nord-coréens, y compris, les cours de gym.
Ce sont des images d'influenceurs qui ont pu participer à un cours de sport. On peut aussi rapporter des souvenirs: des cartes postales de propagande anticapitaliste, antiaméricaine. D'ailleurs, les seules conversations que vous aurez sur place sont des conversations gavées de propagande. ... - L.Sénéchal: La porte entrouverte est déjà refermée.
Ils ont déjà suspendu les entrées, aujourd'hui. - A.-E.Lemoine: On a espéré vous envoyer en Corée du Nord,