Budget 2026 : Éric Coquerel appelle à "battre ce budget" qui "n’est pas bon pour le pays"
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 83 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:15OuverteRéponse directe
Vous êtes président de la commission des finances, comment va se passer l'examen du budget à partir de demain ?
- 0:45RelanceRéponse directe
Le gouvernement dit être intraitable sur les équilibres budgétaires, qu'en pensez-vous ?
- 1:15OuverteRéponse partielle
Comment comptez-vous faire passer vos amendements en commission ?
- 3:00RelanceRéponse partielle
Vous critiquez la politique du gouvernement, mais partagez-vous l'objectif de rester sous les 5% de déficit ?
- 5:00OuverteRéponse directe
Les socialistes ont obtenu une suspension de la réforme des retraites, leur concédez-vous ce point ?
- 7:00OuverteRéponse directe
Pourquoi déposer une nouvelle motion de destitution contre Macron ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:00Éric CoquerelFait
« ils ont expliqué qu'ils allaient être intraitable sur les équilibres »
- 1:30Éric CoquerelFait
« depuis 2017, c'est le fait que l'État s'est privé de recette et en faveur des plus riches notamment »
- 2:30Éric CoquerelChiffre
« on a quand même réussi à baisser le nombre d'amendements qui fait que je pense on devrait parvenir en commission à tous les examiner »
- 4:30Éric CoquerelChiffre
« on a des mesures on si on les faisait toutes passer, on a au moins une centaine de milliards de recettes qui arriveraient »
- 9:30Éric CoquerelFait
« Emmanuel Macron sans tête a imposé des gouvernements minoritaires et une politique minoritaire »
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[Musique] Bonjour Éric Coerrel, vous êtes président de la commission des finances à l'Assemblée nationale. On est ravi de pouvoir échanger avec vous aujourd'hui parce qu'à partir de demain, vous allez être très occupé. Vous avez un rôle crucial au sein de cette commission avec le début de l'examen du budget.
Alors, on va parler en détail de cet examen, mais sur l'esprit général, d'abord faute de majorité, le gouvernement va devoir négocier encore plus que d'habitude avec les groupes parlementaires. Vous vous en réjouissez ? Bah, sur le principe oui.
Enfin, sauf qu'il nous a prévenu qu'en réalité il allait pas beaucoup négocier dès le départ. Ils ont expliqué quoi parlez-vous ? Bah, par exemple, ils ont expliqué qu'ils allaient être intraitable sur les équilibres.
Bon, les équilibres, c'est en réalité la structure même du budget. Est-ce que par exemple vous diminuez le déficit en permettant qu'il y ait plus de recettes puisque vous savez que c'est ça qui explique l'explosion du déficit depuis 2017, c'est le fait que l'État s'est privé de recette et en faveur des plus riches notamment ou est-ce que vous allez attaquer par la face nord, c'est-à-dire la baisse des dépenses publiques, la baisse des prestations sociales et cetera et cetera. Le gouvernement a choisi cette deuxième option.
Bon et il dit on va pas changer les équilibres donc on négociera dans ce cadre là. Donc vous voyez qu'il est pas parti, j'allais dire, pour accepter tout ce que l'Assemblée pourrait lui imposer et il a notamment l'article 40 dont je suis dépositaire mais la Constitution m'oblige à le respecter qui est une arme redoutable par exemple pour éviter toute dépense supplémentaire. Mais il n'y aura pas de 493, c'est aussi ce qu'a dit Sébastien le Cornu.
Donc ça veut dire qu'en l'état vous pouvez vous permettre de de tout faire passer s'il y a une majorité. Et bien non, justement déjà au niveau dépenses, c'est ce que je viens de vous expliquer, c'est très corseté et puis il y a d'autres il y a d'autres façons de faire. Alors le 4 çaouvre pas le jeu comment pardon ça ouvre pas le jeu cette absence ça n'ouvre pas le temps le jeu autant qu'on l'imagine.
C'est-à-dire que ce qui se passe c'est alors certes le 493 est un vestige de la 5e République qui est qui qui est quasiment unique en Europe. Moi quand j'en parle à des à là onutilisera pas. Donc quelque part ça permet d'ad sauf que vous avez d'autres méthodes.
Par exemple, vous avez une méthode qui consiste quand on démarre un budget de semaines en retard comme on est là qu'on a plus de marge à faire en sorte de laisser traîner les débats pour qu'au bout de 70 jours pour le budget de l'État, 50 jours pour le budget de la sécurité sociale, on y reviendra sur le fameux amendement sur les retraites. Vous puissiez dépasser ces ces ces délais et dans ces cas-là, le gouvernement, figurez-vous, applique le budget par ordonnance le budget initial. Donc on voit bien que ça c'est par exle une façon de faire.
Bien il y a d'autres façons de faire. Je vous ai parlé de l'article 40 il y a tout un tas de mesures qui permettent en réalité au gouvernement d'essayer de peu changer son budget. Mais ce qui est vrai c'est que je pense que comme il n'a pas de majorité, je pense qu'au final nous battrons ces budgets.
Maisel vous prêtez là des intentions au gouvernement aujourd'hui dans les temps on peut tenir les timings. Dans les temps, on peut tenir ces timings mais c'est extrêmement serré. C'est ce que je suis en train de vous dire.
On a plus on a plus un jour de marge. Avant on avait 2 semaines de plus. Donc voilà, je suis je le je si vous voulez je je regarde comment agit depuis 1 an le pouvoir macroniste minoritaire dans les urnes, minoritaire à l'Assemblée nationale et essayant de passer coûte que coûte quoi qu'il en coûte euh ces budgets d'austérité, ces politiques antisociales.
Vous me permettrez d'être méfiant. Éric, justement, reprenons l'agenda de demain. C'est le début de l'examen du budget en commission juste sur la partie recette du budget.
Les dépenses, ça sera dans un second temps. Que les auditeurs nous comprennent bien, l'examen en commission, c'est une première discussion avant les débats dans l'hémicycle avec des députés de tout bord mais en plus petit comité. C'est intéressant parce que ça permet souvent de voir les équilibres, les points de blocage, les points d'entente aussi.
Comment ça va se passer concrètement à partir de demain en commission ? Ah bah concrètement, on va regarder tous les amendements, voilà qui sont déposés en commission. Alors de mémoire, il y en a eu à peu près 1800.
On a essayé de faire des cibles. Moi, j'essayie d'organiser. Vous vouiez 1200 ?
Vous vous aviez dit pas plus 1200 parce que je savais que ça débordé c'est une cible. Vous savez le droit d'amendement est constitutionnel donc d'ailleurs le socle commun qui a débordé un peu. Oui, c'est ça qui est paradoxal.
Vous avez raison de le noter. C'est-à-dire que on a des budgets en général qu'est-ce qui se passe dans un budget ? Le gouvernement les forces les groupes gouvernementaux à monent très peu puisque ils sont d'accord avec le budget.
Normalement, c'est les groupes d'opposition et là c'est l'inverse, c'estàd que c'est les groupes gouvernementaux, ce qui me met un petit alerte sur la question des délais qui ont le plus amendé et qui ont finalement le moins fait d'effort par rapport aux cibles que qu'on s'était fixé collectivement. Bon, malgré tout, il y a quand même une depuis un an, on a quand même réussi à baisser le nombre d'amendements qui fait que je pense on devrait parvenir en commission à tous les examiner. Le vrai enjeu, ça va être la séance.
Et concrètement vous chez LFI, vous espérez faire passer quels amendements ? Quelles sont vos priorités ? Bah nous notre programme, on a un programme tout le programme.
Non mais j'ai pas dit ça. Vous me dites qu'est-ce qu'on va essayer de faire. On a un programme, c'est le programme du NFP.
Nous on y reste fidèle et donc on a un certain nombre de de mesures qui en gros cherche va chercher du côté des recettes notamment la taxation des plus riches, des grandes entreprises taxes au Zucman. Mais il y a aussi l'ISF climatique, un rétablissement de l'ISF avec une variante climatique. Il y a aussi des taxes sur les dividendes en finir avec la flat taxe et le bouclier social du capital.
En gros, on a des mesures on si on les faisait toutes passer, on a au moins une centaine de milliards de recettes qui arriveraient et vous voyez qu'on aurait pas besoin d'aller baisser les dépenses publiques et on récupérerait même de l'argent pour l'investissement. Mais je me fais pas d'illusion aujourd'hui dans dans la séance en commission et dans la séance, il n'y aura pas de majorité pour passer beaucoup de ces mesures, notamment parce que le Rassemblement national me semble engager la discussion budgétaire sur un côté un peu plus libéral, néolibéral que l'an dernier. L'an dernier, justement, vous aviez réussi à faire passer une série d'amendements pour un coût total de 50 milliards d'euros.
Alors, plus que ça 60 60, il y a pas eu d'effet parce que tout est tombé à l'eau avec la chute du gouvernement. Quel non, tout a été battu par la battu. Bah parce queil y a une alliance entre le Rassemblement national et le socle commun qui n'ont pas voté le budget qu'on avait réussi à abander.
Oui aussi effectivement. Mais votre objectif c'est quoi aujourd'hui ? Ah aujourd'hui très clairement je ne crois alors je je je reviens ce sous je ne pense pas cette fois-ci que nous allons réussir à imposer un budget dit NFP compatible.
On a essayé il y a un an. On a été même on y était arrivé dans les amendements. On s'aperçoit qu'après il y a eu un espèce de bloc réactionnaire qui a empêché de le faire.
Et puis depuis un an, on a l'habitude, c'est que ce gouvernement et le pouvoir de Macrosist ne veut rien lâcher par rapport à ça. Aussi une autre problématique, c'est que le NFP arrive moins soudé, moins unique monsieur Fort a été a tenté d'aller négocier avec le gouvernement. Il lui-même dénonce désormais, enfin en tout cas dit qu'il n'est plus lié au programme du NFP.
Donc il dit qu' pas d'accord hein qu'il y a pas eu d'échange en tout cas. Bon écoutez ce que je constate c'est que entre ce que dit le premier ministre euh pour essayer d'obtenir la noncensure des socialistes et ce qui était sorti du bureau national du parti socialiste, ça se ressemble étrangement parce au moindre mot. Oui.
Oui. D'accord. Mais je parle de la censure.
Il y a il y a un an, les socialistes avec nous avaient voté la censure de monsieur Michel Barni avant qu'on engage le débat. Là ça a pas été le cas. Bon donc je constate, je sais pas si c'est de l'accord mais ils sont entendus au moins au mot près sur le sur les formules qui permettaient l'annoncensure.
Donc on n'est pas dans la même cas de figure. Donc très clairement on va jouer notre travail de parlementaire. Nous on le fait toujours France insoumise pour essayer de modifier ce budget.
Je ne crois pas qu'on y parviendra euh dans le cadre d'un budget que nous pourrions du coup voter. Et donc l'objectif, je vous le dis très clairement, ça va être de battre ce budget parce qu'il est pas bon pour le pays. Éric Ocrel, depuis l'année dernière, le budget euh la l'état économique de la France s'est dégradé.
On voulait vous faire réagir au propos de Roland l'escur. Il s'exprimé hier matin sur France info. Ce que je leur dis, c'est soyons responsables.
C'est vraiment à nous et quand je dis nous, c'est à la fois le gouvernement et le Parlement de convaincre les observateurs, les agences de notation, les marchés financiers. Mais il faut continuer à rassurer les investisseurs et les agences de notation. Alors Roland Lcure, il s'adresse à vous les parlementaires, l'opposition également.
Il réagit après la dégradation de la note de la France par SNP de A à A+, on l'a appris avant-hier. Concrètement, est-ce que vous pouvez au moins être d'accord avec lui sur l'objectif, c'est-à-dire de maintenir euh la trajectoire, l'impératif de rester sous les 5 % de déficit pour assurer les marchés et lesàjappellerai lui et ses collègues à être responsables parce que il dit qu'il doit l'être aussi ceux qui sont Oui. Oui.
Ceux qui ont irresponsables depuis un an parce que c'est ce qui explique notamment toutes les notes des agences de dotation quand il dégradent. Le note c'est l'instabilité politique. C'estàd que si on regarde depuis un an par on a perdu quasiment 10 milliards d'euros cette année de croissance du fait des de des décisions des gouvernements de s'imposer coup de cocout alors qu'ils sont minoritaires età déjà il faudrait qu'il soit responsable et qu'ils arrêtent d'appliquer une politique qui a été minoritaire dans les urnes il y a un an.
Deuxièmement il faudrait qu'ils arrêtent de jouer les alarmes. Vous savez comme l'avait fait monsieur Berou sur le table. Monsieur l'escur le fait moins.
Je je je tiens à le dire. Mais euh monsieur euh Berou sur le thème on est près de la faillite, le FMI arrive à la porte, enfin toutes choses qui sont des absurdités totales et qui finissent par inquiéter effectivement les marchés et les agences de dotation. Et puis troisièmement dans l'agence de dotation que vous notez euh ils indiquent que euh la réduction du déficit peut se faire deux manières.
Elle peut se faire par la baisse des dépenses publiques et le problème c'est que la baisse des dépenses publiques, figurez-vous, ça a un aspect récessif sur l'économie. L'an prochain, l'OFCE vient de sortir une analyse, c'est un c'est une institution qui travaille sur l'économie qui estime que ça va un effet récessif de 08 points sur la croissance ou alors on peut le faire sur les recettes que nous proposons. Pardonnez-moi, vous avez pas répondu sur l'objectif des 5 % de de rester sous les 5 % de déficit.
C'est c'est un c'est important, c'est une trajectoire, c'est un engagement de la France. Oui, c'est un engagement de la France, mais je pense que dans la situation où nous sommes aujourd'hui, d'accord, c'est-à-dire une situation économique mauvaise où la consommation intérieure baisse, or la consommation intérieure, c'est la moitié du PIB dans ce pays. On ne doit pas prendre des mesures récessives.
Pourquoi ? Parce que si vous prenez des mesures récessives, en réalité, non seulement vous allez attaquer le pouvoir d'achat des Français, vous allez produire une politique négatière, mais figurez-vous à la fin, vous n'avez pas la réduction des déficits attendus. Donc moi, le problème n'est pas de dire on va il faut respecter 05 et cetera.
Aster à la à la virgule près, c'est de mettre en place la bonne politique économique qui sur 3 4 ans nous permettent à la fois de relancer l'économie, de faire une bifurcation écologique et également de réduire les déficits. Et or la politique menée aujourd'hui et proposée aujourd'hui n'est pas une bonne politique. Elle va faire exactement l'inverse.
Mais vous entendez aussi ces Français qui disent qu'ils épargnent plus, ces entreprises qui investissent moins, qui embauchent moins. Il y a une crise qui qui se ressent qui est là. Pourquoi ?
Bien sûr, à partir du moment où la consommation intérieure baisse et que vous avez un pays qui est quand même très lié à cette consommation intérieure, les carnets de commande des entreprises diminue. À partir du moment, par exemple, l'État va cette année diminuer tous les budgets des ministères. Les budgets des ministères, c'est aussi des commandes publiques.
Quand il y a moins de commandes publique, par exle dans l'écologie, puisque depuis 2 ans, on baisse les budgets de l'écologie alors qu'il faudrait les augmenter de près de 40 milliards si on voulait respecter les accords de Paris. Ça a des effets sur les carnets de commande. Toute cette politique anémit l'économie française.
C'est ça qui est c'est cela que je condamne presque le plus en en plus du caractère inégalitaire qu'elle qu'elle qu'elle propose. Éricel, vous restez avec nous. Dans un instant, on va évoquer la suspension de la réforme de des retraites et ses conséquences.
Ce sera après le fil info à 8h45 avec Dianne Ferchit sur France Info. Une nouvelle dépouille d'otage identifié en Israël. Il s'agit de l'un des deux corps rendus cette nuit par le Hamas qui porte à 12 le nombre de dépouilles récupéré par Israël sur les 28 attendus au total.
Le Hamas s'affirme que la fermeture du point de passage de Rafa entre la bande de Gaza et l'Égypte entraînent des retards dans la récupération des corps. En France, le débat parlementaire sur la fin de vie devra être tranché avant l'élection présidentielle. C'est ce qu'affirme ce matin Maot de Bréon.
La porte-parole du gouvernement s'exprime tant le Parisien aujourd'hui en France. Deux propositions de loi sont concernées. Les débats avaient été interrompus par la crise politique.
Demain, l'Assemblée nationale débute en commission l'examen du budget. Un foyer de grippe avière détecté dans un élevage de canard dans le Lotte et Garon. Les 2000 animaux vont être abattus afin d'éviter la propagation du virus.
C'est ce que précise la préfecture, une zone de protection de 3 km a été mise en place autour du site contaminé. La France affronte la Roumanie en finale du championnat d'Europe par équipe de tennis de table aujourd'hui. Ça se passe en Croatie.
Des bleus emmenés par les frères Lebrin. Cela fait 27 ans que la France n'a pas décroché le titre dans la compétition. Finale qui débutera à 17h.
France info le 830 France info Benjamin Fontaine Camille Vigon Leat. Éric Cocrel député insoumis et aussi président de la commission des finances. Vous êtes toujours avec nous.
On va parler des retraites du Parti socialiste aussi grâce auquel ce gouvernement tient. Ils n'ont pas voté votre motion de censure dans leur majorité. Elle a échoué à 18 voix près.
Vous comptez les récupérer comment la prochaine fois les socialistes ? Bah écoutez, si on les récupère, bah en théorie euh si comme je l'espère on basse budget que euh le gouvernement est censuré, euh j'espère qu'à ce moment-là ce ça sera le cas parce qu'ils font un retour aux urnes. On peut pas continuer longtemps comme ça.
Et vous savez que le retour en nousur, nous on souhaite que ça soit une présidentielle anticipée. On on on va y venir mais ils ont quand même obtenu une sacrée victoire avec cette suspension de la réforme des retraites. Est-ce que vous leur concédez le point ?
Non, je leur concède pas le point. Pourquoi ? Parce que alors ils ont obtenu un surcis.
C'est-à-dire qu'en gros, pour que les gens comprennent, la retraite la réforme des ret l'allongement de l'âge jusqu'à 64 ans. Ce qui se passe c'est que les gens vont gagner 3 mois par rapport à ce qui était prévu. A priori on sait pas jusqu'où ça va aller d'ailleurs, mais en tout cas les générations 64 65 ça va être le cas bien.
Et en face de ça, ils sont aujourd'hui dans l'obligation parce que sinon cet amendement qui est prévu dans le projet de loi de sance de la sécurité sociale ne passe pas. pour le faire passer. Ils sont ils sont quasiment obligés de voter ce projet de loi.
Et ce projet de loi, c'est un musée des orreurs sociales. C'est une je on a rarement vu un projet de loi de la sur la santé aussi, j'allais dire antisocial depuis le début de la 5 comprend un amendement. Vous votez pas l'amendement de la mur donne juste un exemple pour bien comprendre.
D'un côté, on dit au retraités, "Bon, on va vous accorder 3 mois sur euh la réforme qui est prévue, qui est totalement minoritaire dans le pays." Donc, c'est pour ça que nous on dit il y a que l'abrogation qui aurait dû être faite. Mais d'un autre côté, on leur prend 3,7 milliards d'euros, soit à travers les indexations de pension, gel de l'impôt sur le revenu et cetera qui vont condamner.
Donc, d'un côté ce on nous dit bah pour faire passer cet amendement, faut pas faut voter pour un projet de loi qui prend 3,7 milliards d'euros. Donc, vous ne voterez pas l'amendement. Comment on votera pas le projet de loi de finance de la sécurité sociale.
On verra bien comment l'amendement est écrit pour la suspension. Vous n'êtes pas certain de le voter. On verra bien comment l'amendement est écrit pour l'instant.
Comment vous justifieriez auprès de v vos électeurs de pas Oui, mais je je cherche à je cherche à comprendre pas comment écrit l'amendement. D'accord. Donc nous on a l'habitude quand un amendement va dans le bon sens de le voter.
Donc on va bien voir ce qu'il y a dans le amendement parce que furez-vous on sait pas par exemple je rentre pas les détail si c'est l'application de la réforme qui est reportée ou est-ce que c'est la la réforme globalement. Donc ça ça va faire des petits changements et en tout cas on ne mettra pas le doigt dans quelque chose qui en réalité fige la retraite à 64 ans et ne l'abroche pas. Donc on verra bien l'amendement.
Mais ce qu'il faut bien comprendre, ce que les gens entendent, c'est qu'en réalité cet amendement ne servira à rien si les groupes de gauche, si les oppositions vont jusqu'au bout et s'opposent à un projet de loi de finance qui est euh totalement des euh des euh délétaire vis-à-vis des retraités, vis-à-vis des pensionnés, vis-à-vis des populations les plus précarisées. Donc tout ça c'est un jeu de dupe. Vous avez le sentiment que les socialistes se sont fait piéger ?
Ah ben en tout cas je euh si je suis euh si je suis aimable, je dirais que oui, ils sont fait piéger. Peut-être le savait-il, mais comme je suis aimable, je vais dire qu'ils sont fait piéger. Il y a un autre scénario qui se dessine depuis hier.
Jean-Luc Mélenchon, Marine Le Pen ont demandé au gouvernement de ne pas passer par un amendement, mais d'inscrire la suspension de la réforme des retraites dans le budget de la sécurité sociale et avant son examen. Ça permettrait selon vous que la suspension justement ne se fasse pas retoquer par le Conseil constitutionnel. Alors, c'est un peu technique, je l'ai demandé également, c'est le constitutionnaliste Benjamin Morel qui a rappelé que si vous faites une lettre rectificative avec le projet de loi de finance, vous n'avez pas le défaut en cas de dépassement des délais de soit 50 jours que les ordonnances restituent le texte initial et donc annulent l'amendement sur les retraites.
Donc ça ça règlerait au moins ce problème. Donc moi je le demande par contre ça ne réglerait pas. Le deuxième problème que je vous signale, c'est que pour faire voter ça, pour faire voter cette mesure, il faut voter le projet de loi de finance de la sécurité sociale qui du coup plus, je permets d'insister, est une catastrophe y compris pour les retraités.
Donc c'est là où le piège n'est pas totalement, j'allais dire ouvert mais ça serait déjà à mieux. Donc moi je je j'ai demandé également hier en tant que président de la commission des finances que le gouvernement fasse vite parce qu'il faut le faire maintenant par contour sur cette question euh du véhicu législatif. J'espère puisque nous on on a fait la demande, je l'ai faite officiellement à monsieur le cornu donc on va voir mais il faut que ça ça vienne vite parce qu'il faut que ça soit bah là là quasiment maintenant parce qu'il faut que ça soit dans le débat de la première partie qui va commencer bientôt sur le projet de loi de sance de la sécurité sociale.
Alors vous parliez du départ souhaité d'Emmanuel Macron. Euh une nouvelle procédure de destitution à l'encontre du président de la République va être déposée par la France insoumise. Pourquoi ?
Parce que vous vous entêtez alors que la précédente vient juste d'être rejeté par le bureau de l'Assemblée nationale. Parce que Emmanuel Macron sans tête a imposé des gouvernements minoritaires et une politique minoritaire. Et donc je ne vois pas comment on décoince la situation qu'en permettant aux gens de revenir aux urnes mais de revenir aux urnes sur l'élection qui est l'élection cadre de la 5è.
Votre motion d'institution elle a pas plus de chance d'aboutir la semaine prochaine que la semaine dernière. Mais si le rassemblement national avait voté pour cette destitution au bureau de l'Assemblée nationale, la destitution aurait été déjà débattu. On a posé la question à Tom Aménager qui était à votre place hier, il nous a dit qu'il changerait pas de position.
Bah alors, ils prennent leur responsabilité mais alors qu'ils arrêtent que le Rassemblement national arrête de dire qu'il faudrait que le président Macron démissionne ou qu'il faudrait je ne sais quoi, il faut être cohérent avec les choix à soi. On pense que monsieur Macron mène une meitique catastrophique pour le pays et non démocratique parce que il n'a pas respecté le suffrage universel et dans ces cas-là c'est normal, j'ai pas d'autres moyens. Qu'est-ce que vous qu'est-ce que vous nous donnez d'autre comme moyen que d'essayer cette voix ?
Et moi je dis une chose, c'est que je ne sais pas si la motion pourrait aller jusqu'au bout, mais déjà le fait qu'elle soit discutée dans l'assemblée, vous imaginez le coup de tonner. Donc déjà la pression sur Emuel Macron serait d'autant plus forte, surtout que d'autres vous le savez demandent sa distribution. Édouard Philippe l'a redemandé enfin en tout cas une façon mais tout à l'heure vous avez dit François Baou a affolé les instituts de notation justement en faisant peur.
Est-ce que en agitant une démission, en agitant cette destitution, vous ne craignez pas je crois pas. d'affoler ces agences ? Non, je crois pas.
Je crois que pour en finir avec l'instabilité et le chaos dans le pays, il faut permettre aux gens de revenir et de voter pour que on ait une vision claire sur la politique que les le peuple veut. Ça veut dire que pendant des mois pas enfin voilà pas de chos qui avance un budget. Alors, il y aura un budget s'il y a une que ce soit une dissolution ou autre, il y aura une loi spéciale qui sera votée avant qui va restituer le budget de l'an dernier qui se trouve il se trouve que le budget cette année est tellement si catastrophique que si on restitue le budget l'an dernier, il sera quand même meilleur pour les assurés sociaux, pour le tous nos concitoyens qui qui payent l'impôt sur le revenu et cetera.
Donc on aura un un on aura un budget et puis ça permettra de faire des élections et d'avoir un débat sain dans ce pays et non pas qu'on nous impose une politique minoritaire avec tous les arcanes de la 5e République. On aura un budget. C'est ce que vous nous dites aujourd'hui il y aura un budget bien sûr arrê de faire peur aux gens quoi.
Gouvernement fait peur aux gens du coup tout le monde des finances de l'Assemblée nationale. Bon courage pour les prochaines semaines. Merci Camille vous évidemment dans les pages politiques du nouvel ops le 830 est à retrouver en intégralité et en vidéo sur franceinfo.fr. faire.
Éric Coquerel