Réunion à l'Elysée : déclaration des Écologistes en intégralité - 10/10/2025
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Analyse automatique
Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie
Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 10 %Attaque 70 %Défensif 20 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:00Locuteur 2Fait
« nous estimons que nous ressortons avec aucune réponse sur rien si ce n'est que le prochain premier ministre qui devrait être nommé dans les heures qui viennent nous dit Emmanuel Macron ne sera pas dans notre camp politique »
- 2:00Locuteur 2Chiffre
« près de 43 reculs environnementaux qui étaient enregistrés depuis le début de l'année et c'est en 2025 alors que tout le monde sait irresponsable »
- 5:00Locuteur 2Chiffre
« 86 % des Français trouvent le spectacle navrant »
- 6:00Locuteur 2Chiffre
« la dissolution a coûté à l'économie de manière directe 15 milliards d'euros, qu'elle a coûté 05 points de croissance immédiatement »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Déjà, merci euh d'avoir patienté. Vous savez dans quel esprit de responsabilité nous sommes venus discuter aujourd'hui. Vous savez euh que c'est pas forcément naturel pour des écologistes de venir discuter avec des macronistes, avec le parti les Républicains.
Si nous le faisons, c'est parce que nous tenons à ce pays et que nous sommes comme beaucoup de Français très inquiets de ce qui se passe en ce moment. Nous sortons de cette réunion sidérée. considérer parce que si comme d'habitude un tour de table a pu être fait pour que chacun pose un peu ses préoccupations, nous estimons que nous ressortons avec aucune réponse sur rien si ce n'est que le prochain premier ministre qui devrait être nommé dans les heures qui viennent nous dit Emmanuel Macron ne sera pas dans notre camp politique pour le dire clairement dans tous les sujets qui ont été posés et vous vous imaginez lesquels ils sont les retraites la justice fiscale le pouvoir d'achat la justice sociale L'environnement que je dois dire, nous avons été bien seuls avec Cel Châelin à poser sur la table, c'est près de 43 reculs environnementaux qui étaient enregistrés depuis le début de l'année et c'est en 2025 alors que tout le monde sait irresponsable.
Nous avons posé tous ces sujets. un seul a été traité celui des retraites non pas pour avancer sur une abrogation, vous l'imaginiez, non pas même pour aborder une suspension, mais finalement pour nous dire que peut-être on pourrait décaler dans le temps, donc pas suspendre mais décaler, étaler davantage dans le temps seulement la mesure sur l'âge et non pas celle sur le nombre de trimestres. Vous comprenez bien que ça ne peut convaincre personne à gauche chez les écologistes autour de la table.
Vous comprenez bien que quand Emmanuel Macron à la fin termine alors que nous avons assisté comme vous y assistez tous les jours dans les médias à l'explosion du socle commun qui n'est plus un socle et qui n'a rien de commun qu'on appelle plateforme de stabilité mais enfin de quelle stabilité parle-on ? De qui se moque-ton ? Et quand monsieur Macron finit en disant bon ben je compte du coup vous êtes autant de parlementaires et vous en comptant tout le socle commun vous êtes autant donc vous restez plus nombreux alors que ce à quoi j'ai assisté aujourd'hui ainsi que Châtons ainsi que tout le monde c'est un socle commun qui n'est pas stable et c'est pas juste nous qui le disons ou qui l'avons constaté cet après-midi.
C'est ce que nous avons vu trois fois de suite. Ce socle commun a été testé et désapprouvé trois fois et la dernière fois il a implosé. C'est même pas une censure de la gauche.
C'est pas que nous aurions pas donné notre confiance, c'est que ils se sont donnés en spectacle et ridiculisés. Ils ont prouvé qu'ils n'étaient pas capable de travailler ensemble. Et donc quand j'entends Emmanuel Macron de manière assez stupéfiante faire sa conclusion en disant dans les quelques heures qui viennent, je nommerai du coup un premier ministre qui correspond au calcul arithmétique que je viens de vous faire.
Enfin, excusez-moi, je je suis sidérée. Je suis sidérée, mais je suis aussi extrêmement inquiète parce que nous écologistes, ne prenons pas ça à la légère. On n' pas de plaisir à faire tomber des gouvernements.
On n pas de plaisir à voir que y compris l'hypothèse d'une démission du président de la République avance très fortement dans l'opinion publique, dans les sondages, mais aussi dans son propre camp. On a quand même Édouard Philippe qui est son premier premier ministre dans l'ordre chronologique qui appelle au départ du président. Comment voulez-vous que tout ça se termine bien ?
Et comment interprétez-vous le fait que quand vous en êtes là, vous ne soyez même pas capable de faire demi-tour, de vous remettre en question et de voir comment vous pourriez faire différemment. Ils sont incapables en fait de se remettre en question, incapable de faire quelque bougé que ce soit. Alors ça bouge che Gabriel Atal il a bougé, Agnès Panagier Runaché a bougé, Éric Dupont Maoretti a bougé, Ellisabeth Borne a bougé.
On a l'impression que plus il est seul, plus il se rigidifie sur sa position initiale. Et si je vous dis que je suis très inquiète, c'est que j'estime que tout ça va très mal se terminer parce que 86 % des Français trouvent le spectacle navrant. Je pense que nous faisons partie avec Cyel Châelin de président de groupe à l'Assemblée de ces 86 % de Français qui sont navrés.
Mais heureusement que les Français n'assistent pas à ce genre de réunion et à la manière dont monsieur Macron fait sa conclusion. Donc on a compris très clairement, très clairement que nommer un premier ministre de gauche ou écologiste n'était pas son option. Mais nous continuons de vous dire avec conviction que euh ce c'était finalement la seule solution et que s'il ne le faisait pas, ça terminera exactement de la même manière que les s'il vous plaît.
Ça veut dire censure quand vous dites qu'il y aura pas. Madame Châtin va vous est-ce que ça veut dire il marche seul ? Je pense que dire je répond je pense que le moment n'est pas à répondre à la question d'une censure d'un premier ministre qui n'est même pas nommé.
Enfin, je pense qu'on a besoin d'un peu de clarté dans le monde. Euh, on est dans un moment qui est incompréhensible et dans une situation particulièrement inquiétante. Et le rendez-vous que nous venons d'avoir a accentué les inquiétudes que je pouvais avoir, que Marine Condolier pouvait avoir et je crois de l'ensemble des participants.
Première chose, effectivement, c'était une réunion pour que le président de la République réaffirme, peut-être même presque contraigne les membres du socle commun à continuer à être ensemble malgré toute la faiblesse de ce sole et malgré le fait que ce socle nous entraîne depuis 3 ans dans de l'instabilité. Parce que voilà 3 ans que le président de la République s'appuie sur les membres de sa majorité présidentielle et sur les LR. Il y a donc une faute extrêmement forte de sa part qui est celle du refus du pouvoir.
Le premier ministre sortant s'était appuyé sur le discours de Bailleux et sur le discours du général de Gaulle pour finalement légitimer le fait qu'il fallait regarder vers l'assemblée. il avait raison euh mais il oublie et le président de la République oublie un élément important de ce discours qui est que général de Gou considérait que les pouvoirs public législatif et exécutif devait être fortement séparés et fortement équilibré. Et bien aujourd'hui, le président de la République nous confirme que il n'y a pas la séparation des pouvoirs et qu'il veut continuer à avoir la main sur Matignon et qu'il n'y a pas d'équilibre des pouvoirs par la nomination.
Non mais je pense qu'il faut quand même le dire clairement et c'est ça cette inquiétude là. La 2e chose parce que euh et c'est pour ça que je ne répondrai pas sur la Franure parce que chez nous on discute euh sur le fond des politiques. Sur le fond des politiques, nous n'avons eu aucune réponse.
Aucune réponse sur les questions de l'ambition environnementale. Aucune réponse sur la question euh de la préservation de l'état de droit. Aucune réponse sur le pouvoir d'achat.
Il n'y a rien. Le seul sujet qui a été abordé est celui des retraites où pour le moment l'abrogation a été repoussée, la suspension a été repoussée. Ça c'est très clair.
Et la deuxième chose et je suis désolée, je vais être un peu technique mais qu'est-ce qui se passe sur la réforme des retraites ? C'est que elle s'applique en fait finalement la borne de 62 ans et 9 mois s'est appliquée à partir du 1er octobre. Donc en fait il n'y a plus de bougé pour le moment en 2026.
Et donc la suspension effectivement c'est l'abrogation c'est en finir avec la réforme et la suspension c'est l'arrêter. Et bien ces deux choseslà il refuse. Et donc en fait du moment où il refuse ça veut dire qu'il ne bouge sur rien.
Est-ce que les Français doivent s'attendre à de nouvelles élections très congé ? Comme ça, il faudra demander. C'est de la prérogative du président de la République.
Ce que nous on peut dire en tant qu'écologiste, c'est que nous défendrons une ligne claire s'il y a des élections, une ligne de gauche, une ligne écologiste et que on leur demandera effectivement de donner une majorité à la gauche et aux écologistes pour en tourner la page du macronisme. Est-ce que vous avez senti que président s'orienté vers un gouvernement ? Il a pas évoqué de nom mais c'est la même c'est le même socle.
Vous avez demandé un nom ? et un gouvernement technique cela a été voté non plus. Il a été assez clair qu'il y aurait pas de gouvernement avec de la droite et de la gauche dedans parce que je pense que tout le monde a conscience que ça n'a aucun sens un conseil des ministres.
C'est pas un endroit où on se met d'accord un peu tous les matins pour savoir ce qu'on va bien pouvoir faire la semaine d'après. C'est quand même sérieux ce que doit faire un gouvernement. Donc pour nous, ça veut dire être cohérent, être compact et surtout un gouvernement d'action dans un moment où la les macronistes faut quand même tourner ce pays en rond depuis maintenant plus d'un an.
Si ça n'avance pas sur nos sujets écologistes, mais plutôt ça recule, mais aussi les carnets de commande des entreprises ont du mal à se remplir ou les embauches à se faire, c'est parce que tout le monde attend de savoir ce qui va se passer. Et je vous le dis très tranquillement, s'il renomme comme il a apparemment l'intention de le faire quelqu'un de sa majorité qui n'en plus même plus majoritaire, ça se terminera comme les fois précédentes. Et donc ça veut dire que il continue de nous faire perdre du temps.
Et c'est une forme de stratégie d'obstruction d'un gauloir réfractaire comme il le dire qui a décidé de ne pas rendre de pouvoir et qui continue à alimenter ce pays d'une fable en laquelle plus personne ne croit. Une fable de la stabilité. la stabilité ce serait juste eux.
Et donc dans un un scénario où tout ce qu'ils ont tenté à échouer mais en battant des records quand même qui n'avaient jamais été battus dans la 5e République des des choses inédites et au lieu de se remettre en question ils expliquent qu'en fait l'urgence est de continuer comme avant et je ne comprends pas ce qu'ils le comprennent pas. Donc je le dis au président de la République comme je lui ai dit en conclusion en sortant et il le sait. Si s'il ne nomme pas à quelqu'un de gauche les écologistes, on sait bien comment ça finira.
Ça finira par une dissolution parce que ça ne marchera pas. Les groupes de gauche sont arrivés ensemble, vous repartez séparés. Est-ce que c'est que vous n'avez pas tous la même analyse de la rencontre ?
Si si, on s'est enfin pour vous tout vous dire, on s'était ass parce qu'il y avait pas de plan de table cette fois-ci, ce qui est assez rare et on s'est disposé de manière à pouvoir se voir. Et je pense qu'on a déjà communiqué du regard et de la tête pendant toute la réunion qu'on était très aligné. On s'est beaucoup passé les rullets, c'était très compact.
Et à la sortie, on a discuté. Alors, vous savez que par ailleurs, on a chacun des fonctionnements très démocratiques, propres et donc ça exige d'aller se concerter aussi avec les uns et les autres. Donc même chatin avec son groupe, moi avec le parti et donc on connaît nos trouves qui ne sont pas forcément les mêmes mais on a discuté, on s'est isolé dans on s'est isolé dans une salle avec Fabien Roussell, avec Stéphane Peu, avec Olif, avec Boris Valot et toutes les deux pour vérifier qu'on avait bien compris la même chose que ça a quelque chose de tellement sidérant qu'à un moment je vous dis quelqu'un serait sorti de cette réunion si je n'y avais pas assisté et qu'il m'expliquait, je ne le croirais pas.
Et donc c'est réunion, vous sortez en doant dire vous avez compris comme moi quand même. Oui. Oui.
Bon c'est c'est donc on a vérifié qu'on avait compris la même chose. On a vérifié qu'on en pensait la même chose. La réponse est oui.
Et puis après la suite nous appartiendra. Est-ce que vous expliquer ? Il a dit vous avez dit que c'est pas une suspension mais en même temps que ça doit s'arrêter à Non.
Ce qu'on veut expliquer c'est alors pardon très clairement ce que ça veut dire la suspension. La suspension ça veut dire qu'on prend alors déjà nous ce qu'on souhaite c'est l'abrogation. Si nous n'avons pas l'abrogation, la suspension, c'est il y a des choses qui ont été mises en place, nous le regrettons, continuer à le combattre mais ça s'arrête.
Et bien ça, cet arrêt par la loi pour le moment est écarté par le président et par un nombre important du bloc du socle commun. En fait, pour donner l'exemple, c'est aujourd'hui on est à 62 ans et 9 mois depuis le 1er octobre suspension. Ça veut dire que la prochaine borne qui est au 1er janvier 2027 si j'ai bien compris en fait on ne va pas à la prochaine borne, on reste à 62 ans et 9 mois.
Ce que lui dit c'est on continuera à passer les bornes mais on peut peut-être échelonner un peu plus sur l'âge même pas sur le nombre de trimestres parce que vous savez que ils ont accéléré la mise en application de la réforme tourne. Ça, ils ne veulent même pas en parler. Vous voyez bien quand on parle de l'abrogation et qu'on arrive à juste la mesure d'âge et pas les trimestres et pas suspension mais mais prolongation ou décalage d'entemps.
Bon ça reste pas grand chose à la fin. Non non il ne ralentit pas non il ne ralentit pas l'application de la réforme. La réforme elle contient une accélération de la réforme tourenne c'est-à-dire la durée de cotisation.
Cela il n'a pas été question, c'est la première chose. La deuxième chose, c'est qu'effectivement la borne de 63 ans pour certaines générations serait au 1er janvier 2027 et qu'il pourrait potentiellement dire attendons la présidentielle. Mais aujourd'hui, ça veut dire que finalement la tout reste et donc la réforme elle s'applique et donc ça c'est ce que nous ne souhaitons pas.
C'est comme sur l'histoire du SMIC où il nous expliquait que si vous étiez en couple au SMIC sans enfants, peut-être que vous payez vous vous payeriez plus d'impure et quand ils compte à la fin combien de personnes ça ça concerne, ils se sentent obligés de faire un démenti tellement ils comprennent après avoir donné leur leur avancée qu'en fait ça ne concerne personne. Sur les retraites, franchement, faudrait qu'on compte. Évidemment, on a on a pas fait là dans les 10 m qui nous séparaient de de vous.
On va compter mais c'est c'est peinuts. C'est peinuts et je rappelle quand même pour ceux qui sont très sur la crédibilité économique et et qui sont sur cette boussole là, c'est leur droit que la dissolution a coûté à l'économie de manière directe 15 milliards d'euros, qu'elle a coûté 05 points de croissance immédiatement. Juste l'action de la dissolution, je ne vous parle même pas de tout ce qui se passe depuis un an où rien n'avance.
Et donc à un moment, y compris avec un simple raisonnement économique, tout ça n'a aucun sens parce que la suspension, on avait chiffré que c'était la première année, c'était 3 milliards d'euros la suspension de la réforme que l'on demandé, c'est c'est comment pour 2026 et donc du coup 3 milliards d'euros même ça ils sont pas capables de le faire. Ils préfèrent que ça coûte beaucoup plus cher à l'économie mais avoir tenu c'est y compris d'un point de vue économique c'est irresponsable. Madame voilà je pense qu'on vous en a dit assez là.
Est-ce que la sortie de cette réunion vous avez l'impression que la gauche ne va jamais être élue à Max par Emmanuel Mac ? Si, mais elle va être élue par les Français. Oui, c'est mieux.
Emmanuel Macron