Narcotrafic : "Il faut ouvrir un débat sur la légalisation du cannabis !" (Chloé Ridel)
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 60 %Attaque 20 %Défensif 20 %
Questions et réponses
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- 0:15OuverteRéponse directe
Six personnes sont mortes en moins d'une semaine dans des affaires liées au trafic de stupéfiants. Le procureur de Nice s'est inquiété du rajeunissement des personnes liées au narcotrafic. Qu'en pensez-vous ?
- 2:00OuverteRéponse directe
La ministre de la santé a évoqué les stocks stratégiques face à l'antairus. Vous regrettez le manque de précision ?
- 5:00OuverteRéponse directe
Comment faire pour que l'hôpital public soit prêt face à une future pandémie ?
- 9:00OuverteRéponse directe
La crise énergétique est-elle la priorité absolue ?
- 12:00OuverteRéponse directe
Ces nominations à la tête des institutions sont-elles du népotisme ?
- 15:00OuverteRéponse directe
La liberté est-elle un mot clé de votre campagne ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 2:00Chloé RidelChiffre
« Entre 2014 et 2024, la part des mineurs condamnés pour le trafic de stupéfiant est passé de 9 % à 29 %. »
- 6:00Chloé RidelFait
« Il faut réguler l'installation des médecins en France comme l'installation des kinésithérapeutes ou des infirmières. »
- 15:00Chloé RidelFait
« La liberté pour un individu, c'est pouvoir choisir sa vie, avoir du pouvoir sur sa vie et donc être capable de travailler et de vivre dignement de son travail. »
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14h3 l'heure d'accueillir votre deuxième invité Chloé Ridel eurodéputé PS et coordinatrice du programme du PS bonjour Chloéel bonjour soyez la bienvenue. Merci six personnes sont mortes en moins d'une semaine dans des affaires liées au trafic de stupéfiant. Le procureur de Nice Damien Martinelli était l'invité ce matin de nos confrères de RTL.
Il s'est inquiété du rajunissement des personnes liées au narcotrafic et remet au centre du débat les consommateurs. Écoutez-le. Entre 2014 et 2024, la part des mineurs condamnés pour le trafic de stupéfiant est passé de 9 % à 29 %.
Donc une part extrêmement importante. Nous avons tout à la fois une consommation qui est massive. Le sujet de la consommation est centrale.
Depuis le mois de novembre, j'ai fait le choix de refaire placer en garde à vue des consommateurs. Donc ils sont interpellés. Ensuite, ils sont présentés à un délégué du procureur.
Ils font l'objet d'une interdiction de paraître dans le quartier. Et le message est triple. C'est un message de sanction.
C'est un message de responsabilisation. Venir acheter au moulin ce quartier où il y avait neuf morts, nous sommes à 11 maintenant n'est pas un acte anodin. Chloé Ridel.
Laurent s'est rendu à Nant ce matin après la fusillade qui a lieu hier et un adolescent de 15 ans qui est mort, un autre de 13 ans qui est grilléement blessé. Et il l'a dit, il l'a répété même "On n'a pas perdu la guerre contre le narcotrafic mais est-ce qu'on l'a pas vraiment déjà perdu quand même un peu mais il n'est pas trop tard pour reprendre le dessus. Et d'abord, je voudrais présenter mes condoléances aux familles de cet adolescent tué.
Les victimes sont de plus en plus jeunes du narcotrafic. C'est quelque chose de terrible. Ce sont des réseaux criminels surpuissants, surarmés, surfinancés euh qui s'attaquent aux jeunesses de nos quartiers populaire et qui leur promettent beaucoup d'argent en l'échange de petits postes ici et là de guetteteur, de revendeurs.
Et aujourd'hui, il faut un sursaut républicain parce qu'on va s'habituer en fait à voir tous les mois des jeunes comme ça se faire fusiller de plus en plus jeunes d'ailleurs. Et donc il faut un sursaut avec je crois le renforcement des moyens du parquet spécialisé, des forces de l'ordre et cetera. Mais il faut aussi qu'on puisse ouvrir un débat, me semble-t-il, sur la légalisation du cannabis en France pour que on puisse réorienter des moyens qui aujourd'hui sont alloués à la lutte contre le cannabis vers la lutte contre les drogues les plus fortes et les plus nocives.
C'est un débat qui est délicat en France, mais il me semble que c'est quelque chose qu'il est nécessaire de mettre sur la table aujourd'hui, c'est notamment le message d'Amine Kessassi hein, dont les deux frères ont été assassinés dans le cadre du trafic de drogue à Marseille. Et c'est une solution qui pour l'instant n'a toujours pas été débattue. Mettre en garde à vue les consommateurs euh pourquoi pas ?
Mais je ne crois pas que cela permettra d'avoir des résultats face à ces réseaux criminels. Mais légaliser, ça voudrait pas dire justement que bon bah ça y est, on laisse tomber là le cannabis, on n'y peut plus rien et donc ça on le laisse finalement libre comme ça. Mais vous savez, d'un point de vue de la santé, il y a quelque chose d'absurde parce que par exemple l'alcool est légal en France et c'est une drogue bien plus nocive que le cannabis.
Ça tous les médecins vous le dire, on savait pas dire que le cannabis est pas nocif. il est notamment chez les jeunes jeunes adolescent qu' justement que le cannabis ouvre la voie à d'autres drogues, d'autres addictions beaucoup plus dures aussi que c'est une première étape souvent ce que les scientifiques disent si vous voulez mais il faut aujourd'hui une politique raisonnée et pragmatique. Vous avez 8 millions de consommateurs de cannabis en France.
D'autres pays comme l'Allemagne ont dépénalisé le cannabis. Ça existe aussi dans certains États des États-Unis. Et qu'est-ce qu'on voit ?
On voit d'abord que ça n'augmente pas la consommation de cannabis, mais que ça permet à l'État de contrôler le prix du cannabis à la revente, d'en contrôler aussi la nature. C'est-à-dire qu'on voit des formes de cannabis qui sont revendues par les réseaux qui sont de plus en plus nocifs. Et si on contrôle la production avec un voilà un régime public, on peut contrôler ça aussi et puis on peut réalouer les fonds à des actions de prévention contre la consommation.
C'est pas un peu bizarre de lutter contre le tabac et en même temps d'autoriser le cannabis ? Le tabac pareil. que tabas c'est c'est une des drogues les plus nocives.
On n'interdit pas si vous voulez les les politiques prohibitives en matière de drogue ont montré leurs limites. Évidemment qu'on ne peut pas aller légaliser des drogues comme l'héroïne comme la cocaïne et cetera et que ça il faut compte. Mais une drogue comme le cannabis, la question se pose parce que d'autres pays le font et on voit que cela marche et ça permet de mieux contrôler le marché et la politique de Mais après il reste d'autres drogues que ce soit des drogues de syntax que ça soit la le cocaïne cocaïne que ça soit le fantanil aux États-Unis, il y a pas de raison que ça n'arrive pas en France un jour ou l'autre.
Et là comment on fait alors ? Ah mais là, il faut une lutte acharnée contre les réseaux de narcotafricains. Et donc là, il faut augmenter les moyens de la justice et de la police souvent et du renseignement parce que souvent ce sont des trafiquants qui n'habitent pas dans notre pays et qui exploitent les jeunes de nos quartiers populaires depuis Dubaï.
Donc il faut renforcer euh les moyens d'évoluer au renseignement et puis il faut qu'on puisse saisir les avoirs de ces narcotrafiquant pour les réallouer à des moyens de sécurité mais aussi des moyens de prévention en santé parce qu'on voit bien que tant qu'il y aura de la consommation euh ces réseaux vont prospérer. Le problème c'est que les gens consomment et de plus en plus la cocaïne la consommation a explosé dans notre pays et désormais un objet de consommation pour des classes populaires et des classes moyennes ce que ce qui n'était pas le cas avant. Chloé, je rappelle que vous êtes heureux député PS et coordinatrice du programme du Parti socialiste.
On va d'ailleurs y venir. On vient de vivre une semaine sous le rythme des annonces du gouvernement au sujet de l'antairus. Écoutez les prises de parole, une des prises de parole de la ministre de la santé Stéphanie Rist.
La responsabilité du gouvernement, c'est d'anticiper et d'anticiper tous les scénarios, même les inimaginables et donc même les pires. Dès le début que nous avons eu cette alerte, j'ai demandé aux équipes et notamment aux services de faire un point sur évidemment les stocks stratégiques, donc les stocks de masque, les appareils de poumon respiratoire aussi sur les médicaments de premier recours, d'oliprane, paracétamol, cortisone, de la prudence et on voit bien sûr que il y a quand même quelques leçons qui ont été tirées de la pandémie de Covid. C'était il y a il y a 6 ans.
Euh donc encore heureux, c'est vrai que c'est effrayant quand on voit que le navire de croisière sur lesquels trois personnes sont sont mortes de l'antairus a été évacué par des moyens militaires, par l'Espagne et cetera. On se dit "Mon dieu, qu'est-ce que c'est ?" Mais je crois qu'on peut se réjouir à ce stade que les choses soient prises au sérieux et que euh on évite que le virus euh ne se ne se propage.
Mais en même temps, je constate que 6 ans plus tard, après la pandémie de Covid, on a toujours des hôpitaux dans un état euh si ce n'est catastrophique, si ce n'est pas bon, des soignants qui demeurent trop peu payés pour la dureté de leur travail. Donc toutes les leçons n'ont pas non plus été tirées de la pandémie de Covid. Et si demain on devait faire face de nouveau à une pandémie, je ne suis pas certaine que nous soyons tout à fait prêts en raison des moyens du manque de moyens voué à l'hôpital public.
Absolument. [grognement] Et ce que vous diriez Adrien Clouet de la France insoumise était à votre place hier et à ce micro, il disait que mais que il y a eu certes beaucoup de transparence et de communication de la part du gouvernement qu'il fallait le saluer mais que sur certains points notamment sur les masques ou alors sur ces poumons artificiels dont on parle beaucoup pour l'anvirus. Certes, la ministre de la santé avait répondu en disant "Oui, il y a suffisamment.
Oui, on en a." Mais sans être précise. Vous regrettez ce manque de précision ?
Oui, parce que quand c'est flou, il y a un loup. On sait bien que quand les responsables ne sont pas tout à fait clairs sur la nature des stocks, c'est qu'ils sont pas tout à fait certains que ces stock soit au bon niveau et suffisant. Donc je pense qu'il faut un contrôle parlementaire d'urgence pour faire toute la lumière sur la réalité des stocks notamment de masque en France.
Et comment vous disiez que si jamais une autre pandémie arrivé, ce qui peut être le cas, les scientifiques le disent et préviennent d'ailleurs, il y a eu le Covid, là on a eu un peu peur. On verra si ce tanta virus se termine bien ou non, mais il pourrait y avoir une autre pandémie. Comment on fait justement pour que l'hôpital public et les moyens d'y faire face ?
Mais déjà, il faut il faut le décharger. Le problème en France, c'est que nous avons deux fois plus de gens qui se rendent à l'hôpital qu'en Allemagne, par exemple. Et une consultation à l'hôpital coûte beaucoup plus cher à la collectivité que une consultation chez un médecin au soins de ville.
Le problème c'est qu'il y a pas assez de médecins traitant en France. 6 millions de Français qui n'ont pas de médecins traitants. Et donc pour pouvoir décharger l'hôpital, il faut améliorer ce qu'on appelle les soins de ville, les rendre aussi moins chers parce que vous avez beaucoup de dépassements d'honoraires, vous avez pas assez de régulation tout simplement.
Et donc au Paris socialistes, nous ça fait longtemps qu'on porte régulation eux disent qu'ils ne sont pas assez payés. la régulation de l'installation des médecins. Bah, écoutez, peut-être qu'ils sont pas assez payés, mais je pense que quand on regarde comment sont payés les infirmières par exemple ou les étoignants, euh ils sont plutôt bien lottis.
Mais en tout cas, il n'y en a pas assez, ça c'est certain. Euh et il y a trop de dépassement d'honoraires, ce qui fait que quand voilà, vous avez beaucoup de médecins en secteur 2 à Paris par exemple, c'est un désert médical parce que vous avez quasiment tous les professionnels de santé qui sont au secteur 2, c'est-à-dire avec des dépassements d'honoraires et quasiment personne qui applique le tarif de la sécurité sociale de base. Donc il faut réorganiser ce qu'on appelle les soins de ville, donc les soins qui ne sont pas de l'hôpitaux pour qu'ils puissent décharger les hôpitaux et que les hôpitaux se concentrent sur mais les patients aux maladies les plus graves, notamment les maladies chroniques.
Et puis je pense qu'on peut aussi faire beaucoup d'efforts dans la prévention en santé. Vous savez que 80 % des maladies sont évitables mais que seul 4 % des dépenses de santé en France sont consacrées à la prévention. C'est une absurdité économique et de santé publique.
Il faut qu'on mette le paquet là-dessus. Mais est-ce qu'il ne faut pas euh à l'inverse revaloriser l'ensemble des salaires des professions médicales ? Donc soignant, être soignante, infirmière, mais aussi des médecins pour que justement on attire des gens qui veulent bien faire ce métier et qu'on est qu'on évite aussi les désert les déserts médicaux.
Alors vous vous parliez de Paris mais il y a des endroits en France où il y a pas du tout de médecin à des kilomètres à la ronde. Absolument. C'est pour ça qu'il faut réguler l'installation des médecins en France comme l'installation des kinésithérapeutes ou des infirmières et réguler.
C'est-à-dire que quand une zone est déjà surdoté en médecin, on ne vous laisse pas vous y installer et on vous incite à aller vous installer dans une zone où il n'y a pas de médecin parce que c'est pas possible. Tous les Français cotisent, payent des impôts, il n'est pas possible qu'il n'ait pas accès aux soins. Ça c'est une insécurité majeure, je crois, dans notre pays.
Quand vous n'avez pas accès aux soins, vous n'avez pas le médecin traitant, mais vous vous sentez euh en insécurité, vous sentez laisé. Mais écoutez, moi euh je je peux vous continuer de faire la liste de toutes les professions qui sont réglées dans ce pays. Quand vous êtes préfet, quand vous êtes professeur, enseignant, j'entends pas les uns et les autres se plaindre parce qu'on leur dit on les affecte à tel ou tel endroit.
Les médecins sont payés par euh euh la sécurité sociale, encore une fois, par des fonds euh en très grande partie publique et donc il faut qu'ils acceptent aussi euh que euh ben ils doivent répondre de l'intérêt général. Chléridel, vous êtes eurodéputé socialiste, coordinatrice du programme du Parti socialiste. Vous avez euh rendu public les différents axes de campagne il y a quelques semaines.
Maintenant, alors on en parlera dans un instant sur Europe 13h 15h, Europainfo. Merci de nous rejoindre [musique] sur Europe 1 14h47, les grands entretiens politiques se poursuivent sur Europie Mathias, c'est votre invité Chloé Ridel, eurodéputé PS et coordinatrice du programme du PS. Chloé Ridel, dans un instant, on parlera de ces grandes lignes du Parti socialiste que vous avez.
écrit, publié aussi juste avant quand même puisque dans un an jour pour jour Emmanuel Macron aura quitté le pouvoir une fin de reine donc il reste 1 an un an pour faire quoi Chloé qu'est-ce que vous attendez de cette année faut poser la question au président ben je pense que là là j'attends que le président attendez vous attendez la fin avec impatience que le prés je pense mais je suis pas la seule dans ce pays mais non j'attends que le président agisse face à la crise en cours énergétique hein et pour pour vous la priorité c'est celle-ci bien sûr Je pense que la priorité quand vous avez des gens qui ne peuvent même plus aller travailler parce que le prix de du gazoile et de l'essence est passé au-dessus de 2 € l'urgence c'est de soulager les Français et de trouver une issue pour pour sortir de cette crise pour débloquer le D3 et même s'il était débloqué aujourd'hui ça mettrait encore des mois et des mois pour qu'il soit de nouveau praticable parce qu'il y a sans doute des mines et cetera. Donc ça c'est vraiment, me semble-t-il l'urgence et ça va ça va durer jusqu'à la fin de son mandat cette crise cette crise pétrolière. Mais ce qui serait bien aussi c'est qu'on finisse par tirer les enseignements de 45 ans de choc pétrolier parce que c'est pas nouveau des chocs pétroliers hein, ça a commencé dans les années 70 et que le président Macron pourquoi pas commence à amorcer la sortie de notre dépendance aux énergies fossiles.
Il l'a fait puisqu'il a dit qu'il allait mettre le paquet [grognement] sur le nucléaire. Eh ben écoutez euh je m'en réjouis. Euh je pense qu'il faut aussi mettre le paquet sur les énergies renouvelables.
L'un ne va pas sans l'autre. Il faut du nucléaire et des renouvelables. Mais euh écoutez toute action en la matière sera bonne à prendre.
En 2017, Emmanuel Macron avait été élu sur la promesse de parler à la gauche et à la droite. C'est le fameux en même temps. Et je vois à votre tête que visiblement il n'a pas tenu cette promesse.
Mais il a il a nommé comme premier premier ministre de son gouvernement Édouard Philippe qui est tout sauf un homme de gauche, qui est un homme très libéral et de droite et donc il a mené un mandat et deux mandats et de droite et de droite tout simplement. Mais je veux dire c'est pas c'est pas un problème mais il y a effectivement un manque de sincérité par rapport à ce qu'il avait promis au départ tout comme la promesse qu'il avait faite de renouveler profondément euh les institutions démocratiques, ce qui n'a pas du tout été euh été fait les nominations puisque alors c'est un grand classique bien sûr mais là depuis quelques semaines moi et Manu Macron procèdent à des nominations à la tête des institutions. le Conseil constitutionnel pour Richard Ferrand, la Cour des comptes pour Amédechalin.
On dit que l'ancien secrétaire général de l'Élysée, Emmanuel Moulin, pourrait aller à la tête de la Banque de France. Est-ce que vous y voyez comme le Rassemblement national un verrouillage des institutions justement avant la présidentielle ? Et ça c'est du népotisme, c'est faire l'usage.
Oui, mais si vous voulez un homme, ça s'empêche. Le président de la République en France a un pouvoir de nomination beaucoup trop large. Il peut nommer jusqu'à des postes qui peuvent paraître pas du niveau d'un président de la République de nommé.
Bon, c'est pas le cas pour la Banque de France ou pour la Cour des comptes. Là, ce sont des postes très importants. Euh, mais quand on est comme ça en fin de règne, peut-être qu'on consulte un peu avant de nommer puisque on sait bien que sa légitimité est fragilisée, qui plusait depuis les législatives de 2024.
Donc, on ne nomme pas comme ça ses amis à différents postes clés de la République. J'observe que ceux qu'il nomment ont des compétences. Madame de Manchalin a des compétences, même si sa nomination pose quand même question hein.
Mais pour ce qui est d'Emmanuel Moulin, je ne crois pas que ce monsieur soit économiste. On parle quand même de la présidence de la Banque de France. Donc ça typiquement pour moi, c'est du népotisme.
Est-ce que François Hollande n'avait pas nommé Laurent Fabius à la tête du Conseil constitutionnel aussi ? Est-ce que voilà, c'est pas une une démarche qui a été prenée par et faite par différents présidents qui soit de gauche je pense qu'il faut tourner la page maintenant. Il faut changer de méthode, on peut plus continuer comme ça et il faut que il y ait un pouvoir de contrôle parlementaire des nominations faites par le président de la République accru, voilà qu'il y ait des auditions devant le parlement et un pouvoir donné aux commissions parlementaires de dire oui ou non.
Ça se passe comme ça aux États-Unis et je crois que c'est très positif. Chloé Ridel, vous avez présenté il y a quelques semaines un projet destiné à définir le socialisme du 21e siècle. Il y a un mot qui revient beaucoup et vous l'avez mis en exergue, c'est le mot libre.
Alors, j'ai l'impression quand même que ce mot libre va donner là et la clé de cette campagne présidentielle. Gabriel Atal en homme libre. Édouard Philippe la semaine dernière à Reins le weekend dernier.
La France libre et vous aussi donc la liberté. Il y a un grand combat politique et culturel qui s'organise autour de la liberté. D'abord parce qu'on est dans un Je vais vous répondre.
D'abord parce qu'on est dans un monde où la liberté recule, la démocratie recule, la guerre revient et on est face à un capitalisme de plus en plus autoritaire. Vous avez de grands états, de grandes entreprises qui de façon de plus en plus violente cherchent à s'accaparer des ressources euh et donc ça ça menace nos libertés à la fois en tant que peuple et en tant qu'individu. La liberté pour un individu, c'est pouvoir choisir sa vie, avoir du pouvoir sur sa vie et donc être capable de travailler et de vivre dignement de son travail, de pouvoir se loger, de ne pas être discriminé.
Pour moi, c'est ça la liberté. Et le problème c'est que cette liberté dans le monde dans lequel nous vivons, elle devient de plus en plus un luxe. Elle est réservée au plus riches, au plus puissant.
Et nous les socialistes, nous voulons la liberté réelle pour toutes et tous. La liberté, c'est une grande promesse révolutionnaire héritée de la révolution française. C'est l'abolition des privilèges.
Et ça n'est pas du tout ce que promet monsieur Atal. Par exemple, monsieur Atal disait pour le 1er mai, il faut que chacun soit libre de travailler le 1er mai et de faire des heures supplémentaires en faisant péter le plafond des heures supplémentaires par an. Mais ça ce n'est pas la liberté, c'est euh agrandir au contraire les contraintes.
Pour que les travailleurs soient vraiment libres, il faut qu'ils puissent vivre être mieux payés et vivre décemment de leur travail sans avoir à travailler en plus le 1er mai et à faire des heures supplémentaires. Donc si vous voulez, nous nous disons que la dérégulation, le libre marché, ça ne construit pas la liberté, ça construit la domination. Et c'est la raison pour laquelle nous voulons [raclement de gorge] parler de liberté à gauche.
C'est pour dire aux soi-disant libéraux et à la droite et à l'extrême droite que ce qu'elles promettent, ça n'est pas la liberté. Encore une fois, c'est la domination de quelquesuns sur la majorité. Mais vous parlez de l'histoire là, on revient au marxisme au final.
On revient en tout cas à une phrase d'un antifasciste italien du 20e siècle, Carol Los Rosselli, qui disait "Le socialisme, c'est quand la liberté arrive dans le foyer des gens les plus modestes." Voilà et ça cela résume bien notre pensée. Et pour que la liberté arrive, y compris dans le foyer des gens des plus modestes, il faut des politiques de puissance publique, il faut des politiques de solidarité, il faut des politiques de redistribution.
Euh on le voit par exemple sur la question du logement, si euh chaque si tout le monde doit être libre de pouvoir accéder au logement, et ben il faut aujourd'hui pouvoir organiser la production massive de logement mais aussi réguler le marché du logement, euh permettre de réquisitionner des logements vacants en zone tendue, de taxer les multipropriétaires et cetera et cetera. Ce que fait par exemple Emmanuel Grégoire à Paris, c'est l'inverse de politique de dérégulation et de libre marché. Et c'est pour ça que c'est un débat intéressant à ouvrir si vous voulez de dire que ceux qui se réclament de la liberté, la droite et à l'extrême droite, ne la [raclement de gorge] promettent que pour quelques-uns et pas pour toutes et tous.
Et donc nous voulons encore une fois rendre réelle cette grande aspiration populaire qui est la liberté grâce à des politiques d'égalité et de fraternité. Alors évidemment, ce que jeais dire c'est que les ceux à droite dont vous dites qu'ils ne sont pas libraient exactement l'inverse. Mais sans rentrer dans ce débat là puisqu'ils ne sont pas là, je vais citer quelques-unes de vos propositions, peut-être pas toutes évidemment, vous en rajouterez libre à vous Chloé Ridel. euh une taxe Zucman un peu plus light si j'ai bien compris que celle qui était dans la taxman qui est la qui est la qui est la proposition de Gabriel Zucman que nous reprenons absolument qui est une taxe de 2 % sur euh euh le patrimoine des euh 0,1 % les plus riches qui est une mesure aujourd'hui d'équité fiscale élémentaire face à la concentration des richesses que nous constatons à la fois en France et au niveau mondial.
Alors, contrairement à ce qui se passe dans d'autres pays européens, la retraite à 62 ans. Non, c'est un nouveau système de retraite que nous proposons qui n'est pas du tout ça. Ah, j'ai le Oui, parce que c'est ce qui c'est ce que sortent des médias un peu paresseux sans regarder ce que nous proposons.
Qu'est-ce que nous proposons ? Nous proposons de construire un système de retraite où euh les droits à la retraite est calculé en fonction d'une durée de cotisation qui est de 43 ans pour tout le monde et qui ensuite est réductible, aménageable en fonction des critères de pénibilité des métiers exercés tout au long de la vie. Donc euh si vous avez exercé des métiers pénibles, vous pouvez réduire euh cette durée de cotisation de 43 ans.
Mais ce qui fait que chacun travaille, si vous voulez, l'âge légal, c'est une une machine à produire aussi des inégalités euh et à ne pas euh considérer la pénibilité des des métiers exercés par les uns par les autres. Est-ce qu'ils ont commencé à travailler plus tôt ? Là, c'est tout le monde travaille une durée égale.
On peut travailler moins si on a exercé des métiers euh pénibles et 62 ans, l'âge reste une mesure de protection. On peut pas juste supprimer l'âge légal, ça n'existe pas. pour celles et ceux qui ont des carrières hachées.
Alors, je citerai également le SMIC à 1690 €. Beaucoup d'écologie aussi, on n pas le temps. Une taxe carbone, je crois aussi.
L'écologie populaire des transports, le l'accessibilité pour toutes et tous à la vie à la voiture électrique. C'est très rouge plus que rose, non ? Pour le PS non, c'est un c'est un programme socialiste de gauche, ça je vous le confirme.
Ambit ça, nous l'avons toujours assumé. le SMIC que nous proposons de réhausser à 1690 € en appliquant simplement la croissance depuis 2012 qui était la dernière hausse légale du SMIC. Euh tous les gouvernements de gauche en arrivant augmentent le SMIC si vous voulez.
Donc moi je je j'observe un glissement quand même à droite du débat public français quand on considère que ça c'est quelque chose qui serait rouge comme vous dites. Il me semble que c'est de gauche et c'est ce que nous sommes. Une dernière question et je vous demanderai à Chloé une réponse très rapide.
La semaine dernière, il y a une semaine tout pile, Boris Valot a quitté la direction du PS. Vous prenez l'union, l'union de la gauche, en tout cas d'une certaine gauche. Ça part mal là déjà puisque au sein même du PS des divisions.
Moi, je je constate oui qu'il y a une crise au Parc socialiste et je j'aimerais qu'on en sorte très rapidement. Moi, je me suis dédiée à la construction d'un nouveau projet pour le Parti socialiste et maintenant, il faut que nous ayons une incarnation. Voilà.
Euh donc je souhaite que le Parti socialiste désigne un candidat et que nous puissions euh aller tous ensemble à la primaire de la gauche parce que euh je crois que la gauche pour l'emporter en 2027 a besoin de ce grand moment populaire et démocratique que sera la primaire. Merci Clériidal. Je rappelle que vous êtes au début TPS, coordinatrice du programme du Parti socialiste.
Chloé Ridel