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interviewfranceinfo (sur YouTube)· 29 juin 2026 9 min

Richard Ramos est l'invité politique de la matinale de franceinfo

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Bonjour Richard Ramos. Bonjour. On commence à souffler après une semaine éprouvante, caniculaire.

Ce matin, plus aucun département en vigilance rouge, 5 ans orange. D'abord, vous êtes un élu de terrain. Comment ça s'est passé dans le Loiret ?

Ça a été très dur. Ça a été très dur. D'abord pour les personnes âgées, c'était très dur.

Il y avait évidemment des épades qui étaient pas préparées. Il y avait des fois un hôpital et donc ça a été très dur pour les gens. Mais encore une fois, c'est là où ce peuple est un peuple formidable.

Il y a eu beaucoup de solidarité et dans nos campagnes, dans nos villages, on fait quand même attention aux voisins et aux personnes âgées. Euh, Santé publique France parle de 1000 morts de plus qu'en temps normal depuis mercredi à cause de la canicule. Le bilan sera sans doute beaucoup plus lourd, hein.

En 2003, la canicule avait causé la mort de 15000 personnes. La ministre de la santé se rassurante. Vous vous redoutez qu'on atteigne ce ce type de chiffre ?

Oui, je je redoute et je dis euh il faut arrêter de parler il faut arrêter de commenter ce qu'il faut faire, il faut le faire. Et je pense, et pourtant vous savez que je suis dans la majorité présidentielle, on n' pas été bon. On a on parle de la canicule comme si demain on aura oublié, vous savez cette accident sur l'autoroute.

On voit l'accident, on freine, on ralentit et puis après on oublie et on réaccélère. Il faut arrêter de parler, il faut faire il faut faire en sorte que nos anciens que les gens qui sont dans des logements où ils ont trop chaud, il fait 40°gr, il faut qu'on agisse, il faut arrêter de parler. Donc ça veut dire que euh quand vous entendez euh du Rassemblement national à la France insoumise dénoncer le bricolage du gouvernement, quand vous entendez Michel Édouard Leclerc hein, le patron des Santes Lecer pointer l'impréparation de la France, vous dites il a raison, ils ont raison collectivement.

Ah non, c'est pas l'impréparation, c'est on a tout préparé mais on fait rien. C'est-à-dire que on sait ce qu'il faut faire mais on le fait pas. Qu'est-ce qu'il faut faire ?

Et ben il faut il faut permettre notamment aux gens dans les normes de bâtiment de faire en sorte évidemment que quand il s fait froid, on puisse mettre du chauffage avec des normes des normes euh je dirais aujourd'hui d'isolement mais aussi de penser qu'il y aura d'autres canicules, de penser que il y a pas un hôpital, il y a pas un ÉPAD qui doit pas protéger nos anciens. Et donc il faut faire en sorte que ces gens qui vous rappelez d'Orpa qui avaient pris du pognon en mettant des épades sur le dos de nos anciens et qui leur pompent 3000 4000 € par mois et bien on les oblige à avoir 100 % des épades qui soient climatisées. Alors depuis 2003 il y a eu la fameuse salle fraîcheur qui est obligatoire dans tous les épades.

Vous dites quoi ? Est-ce que vous dites il faut climatiser il faut climatiser les écoles ? Il faut climatiser les épades ?

Il faut climatiser les hôpitaux. Oui, mais il faut climatiser. Mais il y a pas que il y a la climatisation évidemment, mais il y a pas que ça.

Quand on fait on a mis la prime rénov, ça a coûté des milliards d'euros. Pardon, je vais pas rentrer dans les détails, mais quand vous aujourd'hui isolez un mur et vous connez votre isolation extérieure sur le mur, et bien vous isolez très mal. Il faut un vide d'air entre les deux.

Et donc, il faut revoir notre notre schéma, notre construction aussi à l'ône de la canicule et pas à l'ône uniquement de l'hiver et de la la dépense d'énergie. Mais mais vous voyez bien que sur ce sujet, chacun se renvoie la balle. Le gouvernement dit que c'est aux élus, aux collectivités territoriales locales de de s'occuper de d'adapter les bâtiments publics et et et ces collectivités elles disent "On est impuissante parce que le fond vert qui est censé nous aider à faire cette transition, il a baissé.

On est responsable. C'est l'État qui sommes responsables. Je suis responsable.

C'est nous qui sommes à l'action. C'est nous qui devrions être à l'action. Quand il y a des problèmes, on met pas la faute sur les autres.

On assume ces problèmes, mais surtout on fait en sorte que ça reproduise pas. C'est la faute du gouvernement. C'est la faute de de moi comme député.

C'est nous qui sommes à la manœuvre. C'est à nous de résoudre les problèmes. Voilà, on arrête de les mettre sur les autres.

On prend nos responsabilités et donc aujourd'hui, il faut faire en sorte qu'on prenne les mesures, que ça ne se reproduise plus. Euh, un mot encore, cette canicule, elle a surtout touché les plus de 65 ans avec une surmotalité notable, non pas dans les ÉPADES, mais à domicile. Ça veut dire quoi ?

Ça veut dire que la solidarité individuelle familiale, elle est en panne dans notre pays ? Non, elle est pas elle est pas en panne. Mais vous avez vu aussi que la solidarité familiale, elle est difficile quand vous êtes à 800 km de de vos parents.

Donc c'est beaucoup plus compliqué. On a eu notamment à Paris des solidarités. Je l'ai vu à Paris c ce weekend puisque j'y étais à Paris ce weekend parce qu'il y avait des gens qui étaient sous des toits 5e 5e étage à 40°.

Non, il y a de la solidarité. Mais là pour le coup, c'est plus que de la solidarité qu'il faut. Il faut que l'État fasse un grand plan et agisse.

Arrêtez de dire à la télévision, arrêtez de dire il faut faire c, il faut faire ça. Arrêtons de parler et faisons. Euh la présidentielle est déjà près d'une trentaine de candidats.

Qui pour représenter le centre, le modèle, vous par exemple ou ou Jean-Noël Barreau, c'est le ministre des affaires étrangères, c'est aussi le vice-président du modèle, il tenait un meeting à Versailles euh dimanche. C'est lui qui pourrait prendre la relève. Euh vous savez, moi on me on me le dit souvent parce qu'on me dit que je parle comme les Français.

En tout cas, je j'y participerai notamment sur l'alimentation. Il faut arrêter de faire crever les pauvres en France. Mais hier à Versaill, Jean-Noël Barre a réuni plus de 1000 personnes et tout le monde en sortant du j'ai envie de dire de la fête de la démocratie de Jean-Noel Barreau a dit "Mais c'est lui notre candidat centriste." Alors c'est pas un de plus.

Il y a pas de candidat centriste aujourd'hui. Le seul candidat centriste qu'on voit émerger, il s'appelle Jean-Noel Barreau. Il a cette fraîcheur là.

Il est aujourd'hui ministre des affaires étrangères. Tout le monde le reconnaît. Il est sur le podium des ministres préférés des Français. tout le monde hier les 1000 personnes, il y avait des socialistes, il y avait des LR, il y avait il y avait des renaissances ont dit c'est le candidat centriste.

Donc oui, je pense que Jean-Noel Barreau et je l'espère sera candidat à la présidence et vous l'espérez ce qui vous l'a dit et ce qui se prépare ? Je pense qu'il se prépare à peser dans le débat. Je pense qu'on a vu hier beaucoup d'intellectuels qui sont venus et aussi cette jeune chef d'orchestre qui est venu des quartiers qui est venu nous parler de son sa maman qui apprenait les cours de solfèche pour qu'elle devienne chef d'orchestre.

Et donc je pense qu'hier on a retrouvé en tout cas nous au modè nous les centristes cette fraîcheur de 2007 incarnée par Jean- Noël Barreau. Alors Jean Noël Barreau il plaide pour que le prochain président rende le pouvoir au français en clair fasse des référendums dans les 100 premiers jours notamment sur l'instauration de la retraite par point. Est-ce que c'est pas dangereux un référendum sur cette question électrique ?

Qu'est-ce qui se passe si les Français disent non ? Il y a jamais de danger quand on interroge le peuple. Et je pense que ce que dit Jean-No Barreot, c'est-à-dire aujourd'hui en fait, c'est pas les mesures elles-mêmes qui sont importantes, c'est comment on retrace ce qu'a dit Jean-Noel Barre, la confiance entre les humbles, entre le peuple et ses élites.

Aujourd'hui, ils n'ont plus confiance en nous parce qu'ils ont l'impression qu'ils nous ont délégué le pouvoir, le pouvoir représentatif. On les représente mais qu'on les représente plus. Et vous savez, je le dis et je le répète, vous vous rappelez que très peu de temps dans l'affaire périscolaire à Paris où on a le juge a dit, le juge a dit euh la personne, elle a commis des méfets, elle a touché fin des des agissements et on a relaxé la justice qui est donnée au nom du peuple.

Le peuple il se reconnaît plus dans le politique, il se reconnaît plus dans sa justice. Et ce que veut faire Jean- Noël Barreau, c'est pas consulter le peuple, c'est faire agir le peuple pour qu'on gouverne avec lui. Euh, au cœur du livre de François Baot qui vient de sortir, hein, François Baot qui est donc le le patron de votre parti, ce livre Alerte sur la France qui vient, euh il y a la dénonciation de la dette.

Quel candidat va avoir le courage de porter ce sujet-là lors de cette campagne présidentielle qui aura les épaules ? Est-ce que ça peut être Jean Noël Barre ? doit être Jean-Noel Barre parce que je pense qu'il a cet équilibre là.

Il a été au numérique, vous se rappelez qu'il a été ministre du numérique, il a fait des réformes importante sur le numérique. Il s'est battu contre les gars femmes. Il a été également très important dans mesurer les politiques publiques Jean-Noel Barreot quand il était député.

Et donc oui, moi je le dis, Jean-Noel Barreot doit être candidat à la présidentielle. François Bairou, il a renoncé à la présidentielle. Oui, je je je le pense.

Vous le pensez ? Il pousserait en coulisse un représentant du centre. Alors, ce serait pas Jean-Noël Barre parce que c'est pas forcément quelqu'un d'encarté au modèem.

On parle de Thierry Breton dont il dit il a une expérience incroyable. C'est le seul français qui est tenu tête à Trump sera un bon candidat. Thierry Breton.

Euh j'en sais rien. J'ai entendu la même chose. Je vous dis que François Baou, je crois dit ça.

On lui reprochera évidemment d'avoir peut-être pas toujours réussi dans le monde de l'entreprise. Je sais pas. Je je l'ai pas encore euh vous savez, moi je suis un garçon de terrain, il faut que je rencontre les gens comme on fait là avec les Français qui nous regardent.

Euh je verrai. En tout cas peut-être que pour moi, il est peut-être trop techno, il a été courageux au Parlement européen. Est-ce que ça fait un bon candidat à la présidentielle ?

J'en sais rien. Il faut quelqu'un qui aime les Français. Il faut quelqu'un qui les comprenne dans leur quotidien.

Et pourquoi pas Gabriel Atal ou Édouard Philippe ? Est-ce que c'est pas aussi des candidats du centre ? Mais c'est des non, c'est pas des candidats du centre.

Édouard Philippe c'est un homme honorable. C'est un homme de droite. Gabriel Atal court après la droite.

Il y a pas de candidat du centre. Et nous le centre, on doit être représenté dans un équilibre dans celui qui pense euh qui doit pouvoir travailler avec la gauche. Moi, vous savez, je serai cignataire d'une d'une proposition de loi avec le PS dans une niche, c'est-à-dire dans une niche PS.

Et donc nous, le centre, nous sommes ceux par exemple qui pouvons travailler sur les deux rives, la droite modérée, la droite golienne et les gens qui ont des valeurs de gauche et c'est les centristes qui sont capables de faire ça. On vous a entendu. Merci beaucoup Richard Ramos.

Bonne journée à vous. Merci Richard Ramos qui appelle donc on l'a bien compris à la candidature de Jean-Noel Barreau pour l'élection présidentielle. On verra si vous êtes entendu.

Vous avez dans les jours, les semaines qui viennent. S'il veut venir l'annoncer, on l'annonce, on l'attend évidemment. On verra ça.

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