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interviewPublic Sénat (sur YouTube)· 14 octobre 2024 24 min

Rémi Féraud : « Le Budget 2025 s’apparente à du bricolage dans l’urgence »

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

et puis nouveau rituel dans cette émission Rémy Ferro on va regarder ensemble trois unes de la presse régionale qu'on a sélectionné d'abord la une de la voie du Nord 1 an après l'attentat d'aras un hommage digne et poignant pour ne pas oublier on l'a vu cet hommage rendu hier à Dominique Bernard la unee de l'Alsace c'est le Mondial de l'auto qui s'annonce morose il s'ouvre aujourd'hui à Paris durcissement des normes écologiques stagnation du marché du véhicule électrique de nombreux constructeurs ont choisi de ne pas participer à ce rendez-vous et puis la dernière une c'est celle de la montagne foot la télé ruée sur le piratage la flambée des prix des abonnements pousse de plus en plus de supporters à pirater laquelle choisissez-vous la voie du Nord et l'hommage à Daniel Bernard et à Samuel batti aussi cette semaine un hommage on l'a vu he hier effectivement hommage à aras on l'a vu sur les images Michel Barnier qui sera aujourd'hui à Conflant saintonorine pour rendre hommage à Samuel pati est-ce que selon vous les leçons de ces attaques terroristes ont été tirées quand on voit la utilisation des Français comme hier à haras quand on voit la force de l'hommage aux victimes on voit la mobilisation de la société française pour l'école pour la laïcité pour la République et contre le terrorisme islamiste mais quand je vois aussi les sacrifices qui sont demandés à l'école publique par le gouvernement encore dans le budget qui va nous être présenté je dirais que non parce que il faut à la fois être très ferme sur la laïcité et que les laïques parlent qu'il ne se testent pas comme disait charbe mais il faut aussi donner les moyens à l'école publique de faire son travail de le faire dans les meilleures conditions possibles et là je dirais que évidemment non les leçons n'ont pas été tirées sur ce point-là hier dans le la tribune dimanche la ministre de l'Éducation nationale disait que les atteintes à la laïcité sont en recul est-ce que selon vous c'est dû à la fermeté du gouvernement et notamment à celle de Gabriel hatal moi j'avis approuver les mesure de de Gabriel àal sur l'interdiction de la BAA donc il faut aussi savoir reconnaître des décisions qui vont dans le bon sens mais ça ne peut pas résumer une politique de l'éducation ça ne peut pas résumer un engagement pour la laïcité qui est un fondement républicain le fondement de notre liberté et de la fraternité donc ce que je reproche au gouvernement c'est de ne pas mettre l'école publique au centre de sa politique bien au contraire c'est aujourd'hui par exemple le budget le plus sacrifié certainement dans les chiffres qui sont annoncés par Michel Barnier par le gouvernement je vois là vraiment quelque chose qui n'est pas cohérent et ça n'empêche pas qu'il faille l'Union nationale sur le refus évidemment et la lutte contre le terrorisme islamiste sur l'hommage aux victimes je ne confonds pas tout mais je veux aussi bien mettre en regard ces deux dimensions du sujet on parle du budget dans quelques instants mais d'abord l'autre information on l'a vu dans le journal c'est le gouvernement qui a donc annoncé hier par la voix de maebreéjon la porte-parole qu'il aurait une nouvelle loi immigration en début d'année notamment pour prolonger la durée de rétention dans les centres de rétention administrative quelle sera votre position sur cette loi non c'est des annonces il y a pas de projet de loi mais je vois pas comment on pourrait pour aller dans ce sens vous rendez compte que pour une nouvelle loi pour vous absolument pas la loi précédente n'a même pas un an c'était en janvier de cette année il y a dû y avoir une vingtaine de lois dans les 40 dernières années sur l'immigration une trentaine même j'ai j'ai entendu ma bréjon dire il y a besoin d'une nouvelle loi ils en ont besoin politiquement parce que le gouvernement vit sous les pé d'amocles du rassemblement national donc il faut nourrir la bête pour que le l'extrême droite ne censure pas le budget on est vraiment dans la politique politicienne sur le dos des étrangers Olivier fort le disait tout à l'heure dans votre reportage ce n'est pas comme ça qu'il faut prendre ch R demande aussi les Français non c'est une réponse à l'extrême droite les français demandent de l'efficacité et lorsqu'on regarde ce qu'il passe avec ce passe avec les ooctf les personnes qui doivent quitter le territoire leur difficulté d'application ça n'est pas en allongeant le délai de rétention qu'on va être efficace il faut prendre les choses de manière sérieuse plutôt que d'agiter des boucs émissaires et de faire plaisir à l'extrême droite par avance autre sujet c'est Sanofi qui est en discussion avec un fond d'investissement amériain sur la question du doliprane c'est le médicament le plus vendu en France Antoine Armand le ministre de l'économie qui s'engage hier est-ce que le doliprane continue d'être produit en France il dit qu'il mettra des conditions quitte à bloquer le rachat il a eu raison oui mais c'est largement grâce à la mobilisation des parlementaires socialistes de nos deux présidents de groupe de l'ensemble des parlementaires socialistes c'est une question de souveraineté sanitaire absolument essentielle la crise covid l'a montré aujourd'hui il plutôt que dire nous allons mettre des conditions nous allons envisager je pense qu'il est temps de le faire il y a des dispositions qui existent dans notre dans la loi française dans la réglementation elle date notamment d'Arnaud Montebourg du passage d'Arnaud mtebourg au ministère de l'Industrie je crois qu'il est vraiment temps de le mettre en œuvre surtout quand on sait comment sanofi a été aidé pour localiser sa production vousi demander de bloquer le rachat même sans conditions je crois qu'aujourd'hui c'est vraiment ce qu'il faut faire ou alors que les conditions soient claires et e mais j'en doute donc oui nous demandons de bloquer ce rachat aujourd'hui on va parler du budget le budget 2025 qui a donc été présenté jeudi soir on en sait plus sur le détail des 60 milliards à trouver des choix du gouvernement qui continue de faire débat y compris au sein de son propre campand Michel Barnier se dit ouvert à toute modification lors des débats parlementaires alors quels sont les points qui pourraient coincer au Parlement on voit ça avec Alex Poussard [Musique] bonjour Alex bonjour ran bonjour remémy fer bonjour et Alex le gouvernement a donc présenté au parlementaires le budget 2025 60 milliards d'euros d'efforts financier donc 41 milliards de baisse de dépenses 19 milliards de hausse d'impôts quelles sont les mesures qui pourrai coincer au Parlement alors d'abord il y a une mesure qu'on avait pas forcément vu venir c'est la hausse des cotisations sociales pour les entreprises sur les bas salaires ces dernières années ces cotisations elles ont plutôt été abaissé pour favoriser l'emploi mais cela a aussi développé la concentration des bas salaires au détriment du pouvoir d'achat donc le gouvernement prévoit d'augmenter un peu ses cotisations une hausse du coût du travail qui ne plaît ni au bloc central de l'hémicycle de l'Assemblée nationale ni au rassemblement national écoutez comment le ministre des comptes publics Laurent Saint-Martin l'a justifié vendredi devant les sénateurs on peut aussi baisser les aides d'État parce que ce sont des aides d'État les allègements généraux vous les prenez comme des Hauses de charges mais c'est aussi recul de l'aide d'État là-dessus qui doit être considéré à mon avis comme juste et proportionné dans ce besoin collectif aussi de redressement des des comptes publics autre mesure budgétaire qui fait grincer des dents les parlementaires la suppression de 4000 postes dans l'Éducation nationale vous en parliez Rémi Ferraud alors que de nombreux de nombreuses classes sont surchargées que beaucoup de professeurs ne sont pas remplacés mais Laurent Saint-Martin a justifié cette décision par la diminution du nombre d'élèves on va l'écouter c'était également vendredi mais devant les députés démographie des élèves évoluent on a eu moins de 350000 élèves ces 6 dernières années c'est démographique c'est statistique il y en aura encore moins 97000 sur la prochaine rentrée donc maintenant on peut aussi se poser la question en intelligence collective de est-ce que on doit effectivement adapter le nombre de recrutements en face pour moi la bonne gestion c'est que oui et puis enfin on a entendu la fronde monté la semaine dernière contre le gel des pensions de retraite pour les 6 premiers mois de l'année 2025 il n'y aura sur cette période donc pas d'indexation sur l'inflation cela rapporterait environ 4 milliards d'euros dans les caisses de l'État on va écouter le député socialiste Arthur de la porte qui dénonçait ce gel des pensions de retraite vendredi sur notre plateau on ne va pas augmenter de 200 € c'est 200 € en gros de moins au niveau du SMIC sur la retraite si on l ça sur l'ensemble de l'année et ben écoutez moi je trouve pas ça normal quand on a une petite retraite on a besoin de ces 200 € pour compenser les effets de l'inflation et cetera et ça je trouve qu'il y a une unanimité de la classe politique le problème c'est que ce qu'a dit le Premier ministre c'est qu'il faudrait aller chercher ses économies ailleurs si on ne veut pas aller prendre notamment chez les petits retraités effectivement face à à la fronte des parlementaires face à cette mesure Michel Barnier a déjà prévu de l'abandonner mais il souhaite maintenir les 4 milliards d'euros d'économie Rémi Ferraro d'abord un mot sur cette hausse du coût du travail qui finalement est décidé dans ce budget 2025 hausse des cotisations sur les bass salaires vous allez la voter est-ce que vous ne craignez pas que cela freine l'emploi je crois pas qu'on puisse prendre les choses comme ça c'est un budget qui est presque du bricolage dans l'urgence donc comprend un peu partout je suis pas sûr qu' est le compte parce que encore une fois les hypothèses du gouvernement sont très optimistes sur la croissance notamment l'année prochaine c'est qu'il y aura pas les 60 milliards à la fin pour vous vous dit je su pas sûr quel compte non non je su pas oui en effet je suis pas sûr qu' a le compte je suis pas sûr qu' a les 60 milliards parce que les hypothèses chaque année ont été très très largement surévalué c'est une des raisons pour lesquelles nous sommes aujourd'hui dans cette situation de crise des finances des finances publiques et puis ensuite parce qu'il n'y a pas d'équilibre je crois que la priorité ce serait vraiment de mettre à contribution et de le faire vraiment les Français les plus riches les grands groupes et les super profits or ça n'est pas la direction que prend le gouvernement il ne le fait que de manière presque un peu anecdotique notamment sur les Français les plus riches mais il n'y a pas de rétablissement d'un impôt sur la fortune et ça pour nous je pense notamment à gauche c'est ça qui devrait être la priorité aujourdi vous allez élargir l'assiette aujourd'hui ça concerne les les personnes seules qui gagnent 250000 € les couples qui gagnent 500000 € vous dites il faut descendre ce seuil oui d'ailleurs c'est le gouvernement qui l'avait dit ils ont réduit je crois c'était 65000 foyers fiscaux qu'ils envisageaient de mettre à contribution par cette contribution sur les hauts revenus c'est pas le patrimoine c'est le revenu et il n'en resterait plus que une vingtaine une vingtaine de milliers donc il transforme en une mesure anecdotique ou quasiment ce qui avait été présenté comme un vrai élément de justice fiscale finalement là-dessus on est dans la continuité du macronisme même si Michel Barnier n'est pas lui personnellement responsable de l'état des comptes publices aujourd'hui donc je je je répète ma question les hausses de cotisation sociales sur les bas salaires est-ce que vous voulez vter est-ce que vous êtes pour moi je suis favorable en effet parce que les allègements de cotisation sociale soit réduit parce qu'aujourd'hui il coûte extrêmement cher à la sécurité sociale ou au budget de l'État sans toujours être efficace en matière d'emploi mais il fauda aussi une discussion parlementaire pour voir quels sont les allègements de cotisation qui doivent être diminué pour être efficace juste ne pas mettre en difficulté les entreprises ne pas nuire à l'emploi donc nous allons évidemment regarder cette mesure- là alors 4000 postes supprémés dans l'Éducation nationale mais en face il y a quasiment 100000 élèves en moins ça paraît une décision logique bah faites le calcul hein euh la réduction du nombre d'enseignants qui va aussi vite voir plus vite que la réduction du nombre d'élèves euh c'est un sacrifice de l'éducation nationale la diminution du nombre d'élèves elle est aussi l'occasion de renforcer l'encadrement euh des élèves et euh si on met la priorité à l'école publique on raisonne comme cela par ailleurs on parle de grands chiffres très généraux mais il y a tellement d'inégalités entre les territoires entre les quartiers entre les écle qu'on ne peut pas raisonner comme ça euh 4000 postes d'enseignants en moins ça veut dire que l'éducation nationale est le premier sacrifié de ce budget est-ce que c'est raisonnable est-ce que c'est une bonne politique est-ce que c'est ce que souhaitent les Français est-ce qu'on prépare l'avenir comme ça c'est ça la question qu'il faut se poser alors il y a une autre mesure on en parlait qui fait grincer des dents au Parlement c'est le gel des pension de retraite sur les 6 premiers mois de l'année 2025 est-ce qu'il faut selon vous maintenir cette mesure mais en épargnant les retraités modestes non je pense qu'il faut épargner les retraités modestes et de la classe moyenne on est aujourd'hui euh dans une situation où 7 ans de macronisme auront diminué les recettes de l'État de 50 à 60 milliards d'euros par an essentiellement au bénéfice des entreprises des Français les plus aisés des revenus du capital et on le fait payer à qui aujourd'hui avec euh justement la non indexation des retraites ou avec la taxe prévue sur l'électricité on le fait payer par tous les Français y compris les plus modestes c'est ça une politique injuste c'est contre ça que nous allons essayer de nous battre de proposer des amendements dans la discussion budgétaire m de bréjon la porte-parole du gouvernement qui a dit également qu'il y aurait pas d'augmentation de taxes sur le gaz vous êtes d'accord avec ce choix du gouvernement elle a dit qu'il y aurait pas d'augmentation des taxes sur le gaz et d'autres ministres ont dit qu'il y en aurait donc il y a alors hier elle a dit que l'arbitrage pas région qui a dit qu'il n'y en aurait pas et la ministre une autre ministre Mame panier runach qui a dit qu'il en aurait donc on verra il y a quand même beaucoup de tiraillement au gouvernement et dans la majorité je pense que à la base il y avait une différence entre agè P Laurent Saint-Martin qui disait pas la même chose bréjon a dit hier l'arbitrage c'est qu'il y en a pas oui ben on verra dans la discussion parlementaire je pense que ces taxe sur l'énergie qui touche tous les Français quel que soit leurs conditions de vie leurs revenus doivent être évités parce que le pouvoir d'achat doit être la priorité aujourd'hui la Cour des comptes qui est présidée par le socialiste Pierre moscovissi préconise de supprimer 100000 emplois dans la fonction publique territoriale vous adhérez à cette idée non je crois que c'est pas raisonnable je crois que c'est pas raisonnable du tout les collectivité territoriale remplisse un rôle absolument essentiel en terme de service public de solidarité de proximité les Français ils sont attaché notamment à leur commune et je crois que ce chiffre n'est pas n'est pas raisonnable je ne vois pas d'ailleurs à quoi à quoi il renvoie les collectivités qui doivent contribuer à hauteur de 5 milliards d'euros à l'effort demandé c'est ce que souhaite le gouvernement est-ce que vous adhérez à cette idée non plus le gouvernement quand même reste la majorité actuelle les macronies sont responsable de l'état des finances publiques et veulent le faire payer aux collectivités locales notamment aujourd'hui et 5 milliards d'euros le chiffre est largement sous-évalué parce que ça ne prend pas en compte les effets de l'inflation d'autres mesures la diminution du fond vert qui permet à l'état de subventionner des projets de transition écologique ces 5 milliards là aussi ne sont pas raisonnables j'espère que le Sénat va se battre au-delà même de la gauche nous nous allons nous battre je suis élu parisien je vois comment ces 5 milliards pour la ville de Paris ça représenterait plusieurs cent de millions d'euros de ressources en moins dont l'état prive les collectivités locales ça n'est vraiment pas raisonnable il est temps de revenir dessus les élus les associations d'élus sont extrêmement remonté comme vous avez pu le voir elles ont raison et je pense que l'État doit arrêter de faire payer aux collectivités locales par des prélèvements les fruits très négatifs de sa politique en matière de finances publiques quelles seront les grandes mesures que vous et les socialistes porterez au au Parlement durant ce l'examen de ce budget en matière de recette nous porterons des mesures de justice fiscale je l'ai dit sur un impôt sur la fortune écologique sur une conditionnalité du crédit d'impôtrecherche pour qu'il soit plus juste plus concentré sur les PME et sur les investissements sur la recherche en matière de transition écologique nous allons aussi porter la taxation des super profits plutôt que la mesure uniforme que prévoit le gouvernement et puis en matière de dépenses nous allons nous battre pour un certain nombre de budgets il faut notamment à la santé à l'hôpital et à l'école publique et au collectivités local Michel Barnier dit qu'il est ouvert à toutes les propositions issues des parlementaires est-ce qu'un accord pourrait être trouvé avec les socialistes gouvernement socialiste ou est-ce qu'un 493 est inéuctable selon vous alors ça c'est à l'Assemblée nationale et c'est gouvernement qui déclenche le 4 des acccords entre les deux groupes socialistes quand même oui bien sûr j'imagine que le gouvernement déclenchera le 493 c'est pas parce que nous n'allons pas voter le budget qu'il ne faut pas écouter un certain nombre de nos propositions c'est ça la discussion c'est ça la discussion parlementaire et pour ce qui concerne ici le Sénat j'espère vraiment que les collectivités locales pourront être défendu et défendu efficacement et que le gouvernement nous entendra ben justement on va en parler tout de suite le temps de remercier Alex à tout à l'heure al on parlera de la nouvelle loi immigration ce sera à suivre dans le club et nous on va continuer à parler de budget justement et leur les conséquences de ce budget au plan local on voit tout de suite ça avec Jacques Paquier qu'on retrouve bonjour Jacques merci d'être avec nous directeur de la rédaction du journal du grandour Paris Jacques et justement va parler avec vous des conséquences des économies budgétaires au plan local à Paris oui alors remémy fer vous venez de le dire vous y êtes opposé il vous semble que c'est ces mesures ne sont pas raisonnables on intercommunalité de France a calculé je retrouve mes notes mais pour la ville de Paris ça représenterait en effet 154 millions d'euros euh de prélèvement 700 pour l'Île-de-France sur les 3 milliards d'euros donc prélevés sur les recettes 2025 pour euh pour contribuer à la réduction du du déficit public on se souvient monsieur Ferraro que la Ville de Paris avait augmenté la taxe foncière on a l'impression que vos marges de manœuvre l'an dernier vos marges de manœuvre financièr ne sont fiscales ne sont pas très grandes quelles conséquences pour le pour pour Paris est-ce que vous estimez qu'il n'y a aucune économie à faire et et comment vous com sur quelle réduction de service public porte votre inquiétude alors d'abord c'est 150000 million d'euros qui sont dans un tableau que j'ai vu également je crains qu'il ne soit sous sous-évalué sous-estimé c'est d'abord notre notre première crainte ensuite nous avons déjà augmenté la taxe foncière à Paris comme le font d'ailleurs beaucoup de commune française confronté à cette privation de ressources nous nous réclamons encore au gouvernement de pouvoir augmenter un certain nombre de ressources et ne pas être privé de certaines autres augmenter c'est-à-dire pouvoir augmenter la taxe d'habitation sur les résidences secondaires sur les logements vacants la taxe de séjour sur les palaces et puis ne pas être privé de ressources comme celles sur les entreprises qu'on appelle la CVAE ça ne concerne pas que Paris ça concerne toutes les collectivités françaises et faire des économies bien sûr on peut toujours faire des économies on peut toujours aussi faire de la démagogie sur les économies c'est assez facile mais quand on fait des vrais économies et bien on sacrifie des politiques publiques et nous nous allons tout faire pour ne pas sacrifier de politiqu publiqu et notamment celles qui sont le plus indispensable aux Parisiens Jacques justement sur la tax sur les logements vacants absolument euh je crois que Rémy Ferro vous êtes tout à fait favorable si j'ai bien lu x euh et suivi vos propos tout à fait favorable à une proposition de votre collègue Jacques baudrier qui est en charge du logement à Paris et qui prends l'exemple belge euh où les où la taxe o où les logements vacants de même que je crois les résidences secondaires sont beaucoup plus taxé qu'à Paris euh il estime je crois plus de 200000 le le nombre de logements qui reviendraiit sur le marché si on élevait cette taxe vous soutenez cette mesure vous pensez qu'elle est qu'elle est réaliste et que le gouvernement pourrait l'avoir de façon favorable alors je pense que le gouvernement va avoir du mal à l'avoir de manière favorable mais il a tort il faudrait permettre aux collectivités qui sont confronté à une vraie crise du logement ça concerne Paris toute l'Île de France d'autres régions françaises de pouvoir dissuader les propriétaires de laisser leur logement vide et de pouvoir aussi favoriser les résidences principales sur les résidences secondaires donc en augmentant la taxe sur les logements vacants sur les résidences secondaire c'est un outil qui le permet et en Belgique c'est en effet extrêmement dissuasif vous voyez bien qu'à Paris aujourd'hui il y aurait plus de 250000 logements qui sont vides ou des résidences secondaires ce sont 200 50000 logements dont sont privés les parisiens pour leur habitat principal c'est le droit au logement qui est en cause donc oui je suis tout à fait favorable à ce que la politique en France puisse évoluer en matière de logement ça vaut aussi sur Airbnb il y avait un texte de loi qui était en discussion au Parlement avant la dissolution quand va-t-il reprendre pour que les propriétaires ne soient plus incité comme c'est le cas aujourd'hui par la la loi fiscale à mettre leur le logement en location saisonnière plutôt qu'en location permanente on marche sur la tête alors que la crise du logement est extrêmement grave et qu'une ville comme Paris très attractive économiquement pour l'emploi est évidemment en première ligne face à cette crise du logement un mot sur un A TEX qui concerne Paris hein pas que Paris lyonmseille c'est la réforme du mode de scrutin il en était question avant la dissolution depuis sa semblait enterré le fait d'élire le maire au suffrage universel direct et non plus par arrondissement euh cette réforme pourrait être remise au goût du jour notamment par Sylvain Maillard le député de Paris qui l'a portait vous y êtes favorable vous pas du tout mais voyez déjà ça n'est pas une élection du maire au suffrage direct queil propose puisque le maire est élu au suffrage indirect dans toutes les communes de France il propose de supprimer les arrondissements ou de réduire leur rôle de manière très Paris encore plus particulier puisque c'est les maires d'arrondissement qui élisent le maire de Paris pas du tout mais ce sont les conseillers Paris voilà alors qu'ailleurs vous élisez une liste et le maire est élu sur une liste c'est le conseil municipal et les conseillers de Paris élu sur des listes par arrondissement comme depuis toujours et là il y a pas de bulletin ni dalalgo c'est ça qu'on veut dire pas voter à Paris pour pour dire ça parce que le N c'est beaucoup plus indirect à Paris à Lyon et à Marseille puisqu'il y a des arrondissements pas du tout ce sont des grandes villes avec la nécessité de beaucoup plus de proximité on est ça fait 2 3 ans qu'il parle de cette réforme du mode de scrutin ils enterrent le projet ils le déterrent de temps en temps je pense que cela est nuit est non avenu ils ont pas plus urgent à faire donc il faut pas la remettre au goût du jour absolument pas il ne faut pas changer un mode de scrutin pour des raisons politiciennes sans majorité à l'Assemblée et sans vraie raison merci Jacques Paquier merci un sommet de l'axe scène sous le signe de la décarbonation c'est à la du journal du Grand Paris un petit mot puisque il nous reste une petite minute pour parler du Parti socialiste euh François Hollande a dit euh la semaine dernière c'était lundi dernier qu'il voulait une nouvelle figure pour diriger le Parti socialiste vous aussi je veux d'abord une un congrès parce que c'est le rythme démocratique normal d'une organisation politique comme le Parti socialiste une clarification de notre ligne et de notre stratégie politique et le la poursuite de la reconstruction d'une vraie socialdémocratie française comme nous l'avions fait avec Raphael gluxman au moment des élections qu'est-ce qu'il faut clarifier selon vous la stratégie l'accord avec les insoumis notamment je crois qu'il faut vraiment à un moment rompre avec ceux qui sont dans cette dérive il faut clarifier nos propositions et puis aussi se rassembler bien sûr parce qu'aujourd'hui le Parti socialiste n'est pas rassemblé mais pour ça il faut avoir un moment démocratique et un moment qui définisse vraiment comment nous voulons aller et où nous voulons aller pour pouvoir l'emporter en 2027 parce que la gauche telle qu'elle est partie aujourd'hui n'est pas en mesure de l'emporter en 2027 il faut vraiment sortir de l'emprise de LFI je crois que une grande majorité de nos électeurs et de nos militants y est prête merci Rémy chro [Musique]