Julien Odoul : "Macron est responsable de la monter de l'antisémitisme en France !" (Sud Radio)
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Chapitres
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Questions et réponses
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- 0:00OuverteÉludée
Est-ce que les députés du RN et vous-même allez voter en faveur de la proposition de loi contre l'antisémitisme ?
- 1:16RelanceRéponse directe
Vous dites qu'Emmanuel Macron serait responsable de la montée de l'antisémitisme en France ?
- 1:57RelanceRéponse directe
Donc jusqu'à aujourd'hui, le RN accusé LFI, désormais la nouvelle ligne c'est la faute à Macron ?
- 3:10FerméeRéponse partielle
A bien compris votre avis, mais vous votez pour ou vous votez contre ?
- 3:41OuverteRéponse directe
Vous regrettez cette décision prise par la Commission des lois de ne pas porter cette pétition à l'Assemblée ?
- 4:38OuverteRéponse directe
Julien Audoul, les carburants, le gouvernement veut encadrer les marches sur les distributeurs. Vous le soutenez ou pas ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:15Invité politiqueFait
« Cette loi cherche à occulter la responsabilité écrasante, terrifiante de la Macronie dans l'explosion des chiffres de l'antisémitisme. »
- 0:31Invité politiqueFait
« Le comportement des macronistes, notamment l'alliance avec LFI en 2024 et l'élection de plusieurs députés antisémites, c'est la responsabilité d'Emmanuel Macron et Gabriel Attal. »
- 0:41Invité politiqueFait
« Des symboles extrêmement lourds comme le refus de participer à la marche contre l'antisémitisme, des propos assez délirants, des revirements sur notre soutien à l'état d'Israël. »
- 1:22Invité politiqueFait
« Il est responsable et coupable, effectivement. Il est coupable puisqu'il a toujours refusé systématiquement de lutter contre le principal danger pour nos compatriés de confession juive qu'est l'islamisme. »
- 1:33Invité politiqueFait
« Tous les réseaux islamistes qui mettent une cible dans le dos en permanence aux juifs de France. »
- 1:47Invité politiqueFait
« Il avait dit je ne vais pas inventer un programme de lutte contre le terrorisme dans la nuit. Ça fait dix ans qu'il n'a rien inventé et qu'il a été extrêmement lâche dans la lutte contre un ennemi existentiel. »
- 2:03Invité politiqueFait
« Vous avez effectivement un parti antisémite, passionnément antisémite, qui est la meute et les filles, les amis de Jean-Luc Mélenchon. »
- 2:12Invité politiqueFait
« Qui font de l'antisémitisme un carburant électoral avec des propos nauséabonds, qui font à la fois de l'antisionisme, qui est de l'antisémitisme en faisant des parallèles scandaleux. »
- 3:29Invité politiqueFait
« Cette pétition a été un outil de la France Insoumise. »
- 4:14Invité politiqueFait
« On le voit notamment avec certaines manifestations devant des permanences. Je pense à celles qui devaient se tenir devant la permanence de Jérôme Gage, avec « virer les antisionistes », « virer les sionistes », ce qui signifie « virer les juifs », tout simplement. »
- 6:40PrésentateurChiffre
« Vous savez que ça coûte 7 milliards d'euros aux caisses de l'État, cette histoire de baisse de la TVA sur les carburants. »
- 6:56Invité politiqueChiffre
« Quand on est capable de verser 18 milliards d'euros à l'Ukraine sous forme de dons, parce qu'on nous parle de prêts, mais quand un prêt n'est pas remboursé, ça s'appelle un don. »
- 8:57Invité politiqueChiffre
« 75% des Français, selon un dernier sondage, sont favorables au travail le 1er mai. »
- 10:55Invité politiqueChiffre
« On est crédité à 35% au premier tour de la prochaine élection présidentielle. »
Temps de parole
- Julien Odoul76 %
- Présentateur24 %
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Bonjour Julien Audoul. Est-ce que les députés du Rassemblement National et vous-même, vous allez voter en faveur de la proposition de loi défendue par la députée Caroline Yadant qui vise à lutter contre les formes renouvelées de l'antisémitisme ?
Alors déjà il faut parler de cette loi, il y a un problème de forme puisque cette loi cherche à occulter la responsabilité écrasante, terrifiante de la Macronie dans l'explosion des chiffres de l'antisémitisme et dans la mise en insécurité de nos compatriotes de confession juive. Comment ça de la Macronie ? Le comportement des macronistes, notamment l'alliance avec LFI en 2024 et l'élection de plusieurs députés antisémites, c'est la responsabilité d'Emmanuel Macron et Gabriel Attal.
Des symboles extrêmement lourds comme le refus de participer à la marche contre l'antisémitisme, des propos assez délirants, des revirements sur notre soutien à l'état d'Israël et puis la reconnaissance de l'état de Palestine qui serait au jour d'aujourd'hui un état dirigé par le Hamas. Donc très clairement, on ne peut pas faire oublier cette politique-là avec une petite loi cosmétique qui cherche à mettre en scène la lutte contre l'antisémitisme. La lutte contre l'antisémitisme, ça ne passe pas par une loi, ça passe par des politiques claires de lutte contre l'immigration et de lutte contre l'islamisme.
Vous êtes en train de nous dire ce matin qu'Emmanuel Macron, disons les choses clairement, serait à vos yeux responsable de la montée de l'antisémitisme en France.
Il est responsable et coupable, effectivement. Il est coupable puisqu'il a toujours refusé systématiquement de lutter contre le principal danger pour nos compatriés de confession juive qu'est l'islamisme. Tous les réseaux islamistes qui mettent une cible dans le dos en permanence aux juifs de France. Rappelez-vous en 2017 quand il a été élu pour la première fois, c'était après l'attentat sur les champs divisés, l'attentat islamiste contre notre policier Xavier Jugele. Il avait dit je ne vais pas inventer un programme de lutte contre le terrorisme dans la nuit. Ça fait dix ans qu'il n'a rien inventé et qu'il a été extrêmement lâche dans la lutte contre un ennemi existentiel.
Donc jusqu'à aujourd'hui, le RN accusé LFI, désormais la nouvelle ligne c'est la faute à Macron.
Mais les deux sont liés malheureusement. Alors vous avez effectivement un parti antisémite, passionnément antisémite, qui est la meute et les filles, les amis de Jean-Luc Mélenchon, qui font de l'antisémitisme un carburant électoral avec des propos nauséabonds, qui font à la fois de l'antisionisme, qui est de l'antisémitisme en faisant des parallèles scandaleux et en essentialisant les juifs de France. Et puis vous avez ceux qui les portent sur leurs épaules. Parce que s'ils sont aussi nombreux à l'Assemblée Nationale, c'est parce que certains les ont fait élire, c'est parce que les macronistes se sont désistés en 2024.
C'est grave ce que vous dites quand même, d'accueillir le président de la République, de faire monter l'antisémitisme dans ce pays. Ce qui est grave, c'est les politiques qui ont été menées et c'est les choix d'Emmanuel Macron, de Gabriel Attal et des macronistes, qui ont préféré se désister pour faire barrage au Rassemblement National et faire élire des députés racistes, antisémites et communautaristes. Donc c'est non à cette proposition de loi. Ce que je peux vous dire, c'est qu'il y a beaucoup d'illusions avec cette loi, c'est qu'elle a été très mal engagée, c'est qu'elle a été très mal construite. A bien compris votre avis, mais vous votez pour ou vous votez contre ?
Et que malheureusement, déjà on verra si elle est finalement votée, parce que c'est même pas sûr. Ce que je peux vous dire, c'est que surtout le fait qu'elle a été mal construite, mal engagée et mal portée par Caroline Yadant, fait qu'elle a été récupérée par la France Insoumise. Vous pensez que cette loi ne peut pas être discutée quand ? Aujourd'hui, demain ? On ne sait pas. Aujourd'hui ou demain soir, mais peut-être qu'elle ne sera jamais discutée finalement. Qu'elle ne puisse jamais être discutée ? C'est un risque, effectivement.
Vous regrettez cette décision prise par la Commission des lois de ne pas porter dans l'hémicycle cette pétition qui a dépassé les 700 000 signatures, la jauge c'est 500 000 d'habitude, pour que ça puisse arriver à l'Assemblée Nationale et discuter en tout cas.
Non, c'est une bonne nouvelle. C'est une bonne nouvelle, puisque cette pétition a été un outil de la France Insoumise. Je croyais que le RN était favorable aux consultations populaires. Vous aimez ça ? Bien sûr, mais vous voyez que l'objet de cette pétition a été d'attiser la haine, la stigmatisation, la division. On le voit notamment avec certaines manifestations devant des permanences. Je pense à celles qui devaient se tenir devant la permanence de Jérôme Gage, avec « virer les antisionistes », « virer les sionistes », ce qui signifie « virer les juifs », tout simplement. Vous avez une instrumentalisation de cette pétition par les réseaux antisémites, par la France Insoumise.
Et très clairement, il ne fallait pas donner une tribune supplémentaire à ces gens-là.
Je rappelle que vous êtes vice-président du groupe d'amitié France-Israël. Je n'ai pas bien compris. On ne sait pas si elle sera votée ou pas. D'accord, mais si elle est votée, si un vote arrive, vous votez quoi ? Oui ? Non ? Je m'abstiens ? Enfin, nous, j'en avis quand même.
Encore une fois, moi je vous dis sur le fond, la loi ne permettra pas de faire reculer la haine des juifs en France. La loi ne permettra pas de faire reculer la haine des juifs en France. C'est une illusion qui cherche, je le dis, à masquer la responsabilité d'Emmanuel Macron. Ce qui fait reculer l'antisémitisme et ce qui fera reculer en 2027 quand nous serons au pouvoir, c'est la lutte contre l'immigration anarchique et c'est la lutte contre l'italisme.
J'ai bien compris vos arguments. On ne va pas passer l'interview là-dessus, mais juste une dernière question. Marine Le Pen qui a été discrètement reçue par Joshua Zarka, l'ambassadeur d'Israël en France, plutôt une bonne relation. Donc elle ne sait pas, elle ne va pas donner d'instructions concernant le vote. Pour qu'on comprenne une bonne fin pour toutes.
Déjà, il y a deux choses très différentes. Il est tout à fait normal que la présidente du premier groupe à l'Assemblée nationale, qui sera peut-être dans un an présidente de la République française, puisse rencontrer des responsables, des ambassadeurs, des dirigeants de pays amis, alliés. C'est tout à fait légitime. Ça n'effraie que quelques gauchistes, quelques extrémistes, qui voient, encore une fois, que le Rassemblement national, lui, parle à tout le monde et essaie d'entretenir de bonnes relations avec nos alliés dans la région. Et vous le dites au passage que vous espérez toujours que sa candidature soit possible.
C'est ce que vous avez glissé au passage. Julien Audoul, les carburants, le gouvernement veut encadrer les marches sur les distributeurs. Vous le soutenez ou pas, là-dessus ?
C'est un geste ? Ce sont des mesurettes. C'est l'aumône, en fait, que le gouvernement propose. Le gouvernement doit baisser les taxes. Il n'y a pas d'autre mesure. Il peut essayer de financer. De 20% à 5,5 ? Il peut essayer de bidouiller. Oui, la TVA de 20% à 5,5 sur les carburants, mais finalement sur toutes les énergies.
Vous savez que ça coûte 7 milliards d'euros aux caisses de l'État, cette histoire de baisse de la TVA sur les carburants. C'est comme ça.
Alors, vous savez, quand on est capable de verser 18 milliards d'euros à l'Ukraine sous forme de dons, parce qu'on nous parle de prêts, mais quand un prêt n'est pas remboursé, ça s'appelle un don. Quand vous avez 18 milliards d'euros qui sont provisionnés pour aller en Ukraine, on est capable de faire des économies avec une baisse de TVA et de rendre de l'argent aux Français. Donc, il ne faut plus aider l'Ukraine. Il faut soutenir l'Ukraine, on l'a toujours fait. On l'a soutenu d'un point de vue humanitaire.
Je vous rappelle que le premier maire qui a soutenu l'Ukraine, c'est Louis Aliot, maire et reine de Perpignan, qui était allé chercher des réfugiés ukrainiens à la frontière polonaise pour les accueillir dans sa ville de Perpignan. Donc, on n'a pas de leçon à recevoir en matière de soutien à l'Ukraine. En revanche, on le dit, compte tenu de la situation économique et sociale, on ne peut plus continuer à verser des milliards d'euros à l'Ukraine. Ces milliards d'euros doivent revenir aux Français, notamment pour aider leur pouvoir d'achat avec une baisse de taxes sur les carburants.
Donc, il n'aura pas lieu, puisque l'État ne veut pas renoncer à ces 7 milliards de rentrées fiscales du fait de la TVA sur les carburants.
Alors, il y a une bonne nouvelle en tout ça, c'est que ce gouvernement est finissant. Dans quelques mois, ce sera terminé. Et une majorité, l'Assemblée nationale, baissera les taxes et rendra de l'argent aux Français en France.
Et les ZFE, puisqu'on parle d'automobiles, pourquoi ne pas miser aujourd'hui, avoir un peu de vision d'avenir sur le véhicule électrique français, par exemple ? Avoir un peu de vision sur le développement durable, la lutte contre les règlements climatiques ?
Je pense que la France, depuis 30 à 40 ans, est à la pointe de la transition énergétique. On est l'un des pays les plus vertueux du monde. On représente entre 0,7 et 0,9% des émissions de gaz à effet de serre. Donc, on en a marre de stigmatiser les Français qui ont un véhicule thermique, qui roulent au diesel. Ce ne sont pas eux les responsables de la pollution mondiale. Ça, vous ne bougez pas là-dessus ? On est très fiers d'avoir permis le barrage de ces zones à forte exclusion, qui cherchaient à exclure les pauvres des métropoles. C'était ça, en fait, une stigmatisation de catégories de Français.
Ceux qui ont l'argent de venir dans les métropoles, ceux qui n'ont pas l'argent d'avoir un véhicule électrique, qui sont exclus de certains métiers, de certains développements et des métropoles.
Revoilà le 1er mai. Sébastien Lecornu qui annonce finalement que les boulangers et les fleuristes seront reçus à Matignon cette semaine. Il y aura des propositions faites, peut-être, pendant 15 jours. C'est plutôt une bonne nouvelle, non ?
C'est quand même assez incroyable. Sur une mesure qui fait consensus, 75% des Français, selon un dernier sondage, sont favorables au travail le 1er mai. Et vous avez un gouvernement qui tergiverse, qui est tétanisé, qui recule, qui avance, qui ne sait pas quoi faire. On a l'impression que le Premier ministre, ce n'est pas M. Lecornu, mais c'est Olivier Faure du Parti Socialiste.
C'est lui qui fixe la règle. Lecornu, il revient en arrière. Il dit, finalement, je les reçois, on va faire quelque chose. Donc, ça avance.
Non, mais ça avance avec des pas de fourmi. Je veux dire, à un moment donné, sur une mesure qui fait consensus, on a besoin de travailler le 1er mai. Les Français veulent travailler le 1er mai. On n'a pas besoin de corseter le travail. On n'a pas besoin de revenir à l'époque de Germinal. Très clairement, on est dans une période où il faut ouvrir, libéraliser.
Donc là, il ne doit pas les recevoir.
Donc, c'est non. Il ne faut pas le faire. On espère que ça évolue. Mais avec ce gouvernement, malheureusement, il y a toujours quelqu'un qui décide à côté. Et ce quelqu'un, c'est Olivier Faure.
Vous avez entendu la mise au point de Sébastien Lecornu, puisqu'on parle de lui, vis-à-vis des Républicains. Ça s'est passé au Sénat, Julien Audoul. Il demande aux Républicains, à l'air, la grande clarification vis-à-vis de vous, le Rassemblement National.
Clarification, c'est-à-dire ? On a bien compris que M. Lecornu, lui, était un partisan de l'alliance avec la gauche. Et on a bien compris que certains LR, effectivement, préfèrent pactiser avec la gauche, préfèrent s'unir avec des macronistes, plutôt que de défendre les intérêts de leurs électeurs, qui, eux, dans leur immense majorité, veulent l'alliance avec le Rassemblement National. Comme l'a fait Éric Ciotti, qui a été élu brillamment maire de la cinquième ville de France, Nice. Aujourd'hui, il y a besoin de se rassembler autour de nos valeurs, de nos convictions, pour faire gagner la France. Et ça passera par le rassemblement autour de Marine Le Pen, autour de Jordan Bardella.
C'est toujours le plafond de verre, en quelque sorte, finalement. Ah non, il n'y a pas de plafond de verre. Regardez, on est le premier groupe à l'Assemblée Nationale. On est crédité à 35% au premier tour de la prochaine élection présidentielle. On a gagné 70 villes, et pas des moindres. Les banques ne veulent pas vous prêter d'argent pour la campagne présidentielle ? Ah ben, vous avez toujours, effectivement, une volonté de certains de nous persécuter financièrement, de nous barrer la route financièrement. Ça, c'est une réalité, mais je le dis et nous le disons, cela ne nous arrêtera pas. Il y a un problème de fond qui est démocratique.
Quand vous représentez 13 millions de Français, quand vous êtes le premier groupe à l'Assemblée Nationale, quand vos représentants sont les plus populaires dans le paysage politique français, il est totalement inconcevable qu'on ne puisse pas avoir un prêt dans une banque.
Sur les plafonds de verre, toujours, regardez Patrick Martin, le MEDEF qui reçoit le Rassemblement National, comme il va reçoire tous les partis, en quelque sorte, obligé de se justifier, quand même, en disant, je veux crever cette baudruche selon laquelle le patronat aurait massivement pris parti pour le RN. Les yeux dans les yeux, je vous le dis, c'est faux. Il se justifie. Ça peut vous poser problème, toujours, en quelque sorte.
Mais parce que certains mettent une pression lamentable, antidémocratique. Il est tout à fait normal que, dans une démocratie mature et apaisée, les dirigeants du premier parti de France puissent rencontrer les chefs d'entreprise, puissent rencontrer les syndicats, puissent discuter de leurs propositions, de leurs programmes. C'est tout à fait sain, démocratiquement.
Vous avez vu que certains grands patrons ont confié qu'ils sont ressortis du dîner avec Marine Le Pen, inquiets, parce que votre leader a une vision troupe, à leurs yeux, à leurs yeux étatistes, de la gestion des affaires du pays. Ils sont inquiets, les grands patrons. Elle ne les a pas rassurés.
Non, si j'en crois un grand nombre de grands patrons que Jordan Bardella a rencontrés, que nous avons rencontrés, que je rencontre, moi, dans mon département, il y a une attente. Il y a une attente après dix ans de macronisme. Les dix ans de macronisme ont fait énormément de mal à la compétitivité des entreprises, ont fait énormément de mal à l'économie française, avec le creusement de la dette, avec un pouvoir qui a matraqué fiscalement nos concitoyens et les entreprises. Nous ne sommes pas étatistes. Je ne sais pas ce que ça veut dire, étatistes. Nous souhaitons que l'État soit à sa place.
Que l'État soit très impliqué dans la gestion des affaires économiques du pays.
Mais l'État sera impliqué à sa place, c'est-à-dire sur le régalien. Nous souhaitons, au contraire, laisser beaucoup de liberté. Nous souhaitons desserrer le corset des normes, des contraintes, de la fiscalité pour les entreprises, pour libérer le travail, pour faciliter les embauches, pour baisser les charges patronales, pour augmenter les salaires. Ce sera la ligne pour la présidentielle, ça. Ça, c'est la ligne pour 2027, ça. Bien sûr, mais bien évidemment, c'est notre programme. C'est une partie du programme économique que je ne peux pas vous divulguer, puisqu'il ne sera pas présenté aujourd'hui.
Mais très clairement, nous souhaitons permettre aux entreprises, à la fois d'embaucher, d'augmenter les salaires de leurs employés, et en même temps, d'avoir moins de charges, moins de contraintes, moins de normes.
Tout dernier mot, Julien Audoul, la justification, la clarification, pardonnez-moi, de Jordan Bardet, hier soir, au 20h de France 2, sur les photos qui ont fait la une de Paris Match, en expliquant que ce n'était pas des photos volées, comme le laisser croire, d'ailleurs, les clichés, traquées par des paparazzis. Nous avons pris la décision de ne plus nous cacher, d'assumer, à expliquer le président du RN. Fin de la controverse à vos yeux ?
Je ne sais pas s'il y avait une controverse. C'est une photo volée ou pas volée ? Il y a manifestement une très belle histoire d'amour. Et ça devrait réjouir tout le monde, quel que soit son parti politique, quel que soit son statut. Et il est vrai qu'il est toujours difficile, quand on est un personnage public, quand on est un responsable politique de l'envergure de Jordan Bardella, de pouvoir avoir une vie privée. Et il a essayé de la préserver au maximum. Il a bien vu qu'à un moment donné, c'était compliqué.
Une question que tout le monde se pose, pour finir par-delà la vie privée du président du RN, qui est très respectable, chacun a une vie privée. Ces images de luxe, de richesse, vous savez, elle est influenceuse de sa compagne, qui tourne sur les réseaux sociaux à un moment de grande difficulté des Français. Est-ce que vous ne craignez pas qu'il y ait un effet d'amalgame, d'images, un effet de préjudice au parti qui se veut proche des Français ?
Mais Jordan Bardella a toujours été proche des Français. C'est un enfant du peuple. Et surtout, il est jugé, il sera jugé, sur la politique qu'il mène, sur les propositions qui sont les nôtres. Et vous savez, nos électeurs ne sont pas envieux. Ce ne sont pas des gens qui considèrent que l'argent des autres est mauvais. Ce sont des gens qui ne supportent pas les injustices.
Nos électeurs, les Français qui votent pour le RN, et les Français en général, ne supportent pas les injustices, ne supportent pas de travailler pour quelqu'un qui est dans l'assistanat, ne supportent pas de voir que la personne qui vient d'arriver sur notre territoire a plus de droits et plus de bénéfices que le Français qu'il a depuis toujours. Il n'y a aucun préjudice. Et encore une fois, c'est une relation sentimentale. C'est la vie privée, Jordan Bardella. Ce qui compte, c'est le programme que nous mettrons en œuvre en 2027 et qui intéresse particulièrement les Français.
Julien Odoul