Municipales à Nice : "Éric Ciotti est le lieutenant de Marine Le Pen", lance Christian Estrosi |LCI
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Tous les rebondissements du second tour qui bouleversent la bataille, le retrait de Sarah Knafo. On va y revenir dans quelques instants à Marseille. Le retrait de Sébastien Deel de Legu et puis la situation à Nice. 10 minutes pour convaincre ce soir avec Christian Estrosi.
Demain ce sera Éric Siotti. Bonsoir Christian Estros. Bonsoir.
Merci d'être avec nous en direct à Nice, place Gary Baldi. Un coup d'œil s'il vous plaît sur les les résultats. On verra ce qui est de du second tour mais les résultats du premier tour avec cette avance tellement marquante qui a été celle d'Écoti par rapport à vous.
Une surprise lui au-dessus de 43, vous à 30,92. Allez en bon français ça s'appelle un gadin. Quand on regarde un gadin en face comment est-ce que vous l'expliquez ?
Oh, je l'explique simplement par le fait que tout le monde n'avait pas conscience qu'avec le bilan qui est le nôtre, nous pouvions être en quelconque difficulté qui ont généré près de 100000 abstentions. Et nous sentons dans ce deuxème tour que tous ceux qui se sont réveillés avec la gueule de bois lundi matin sont en train de s'activer de toutes leurs forces pour éviter que le Rassemblement national conduit par Eric Sioti ne puisse mettre leur ville sous cloche pour les années qui viennent. une ville qui n'a cessé de de prospérer, d'offrir de l'emploi, d'avoir une cohésion économique et sociale, de la créativité, de la culture et de la sécurité plus que toute autre ville en France puisque tous les classements nous placent aujourd'hui au sommet.
Christian Estrosi, quand on est depuis si longtemps maire de Nice, on se dit on incarne ça, ça a dû être très dur pour vous. Est-ce qu'il y a eu un moment de déprime ? D'abord, ça n'est pas depuis si longtemps.
Euh je suis depuis moins longtemps maire de Nice qu'il n'est député ou président du conseil départemental. Donc nous voyons dans le département le maire d'Antibe qui en est à son 6e mandat. Ça n'est pas un problème de longévité, c'est tout simplement un élan qui aujourd'hui est sur le coup, disons les choses, voilà, un maire, on sait très bien ce que c'est, c'est important, c'est charnel un maire, ça doit être quand même une blessure.
Ça a dû être une blessure. Oui, au fond de moi-même, je l'ai ressenti comme une blessure, comme une forme d'ingratitude même par rapport à cette transformation de la ville. Mais pour autant, je veux remercier les Nissois et les Nissois qui m'ont accompagné de manière magnifique.
Une administration extraordinaire qui m'a accompagné de manière magnifique pour transformer leur ville et aujourd'hui lui permettre d'être ce qu'elle est classé en 5e position de la ville la plus attractive au monde dans le magazine Forbe. Ça parle tout cela et le seul que je regrette c'est que nous n'ayons pas pu avoir monsieur Monsieur le maire pardon de vous couper mais pour qu'on comprenne vraiment ce qui se passe. Qu'est-ce que ensuite vous direz ce que vous proposez pour l'avenir évidemment mais si on fait le bilan du passé est-ce que vous payez aussi les les changements ?
Vous avez le l'étiquette d'un d'un homme qui a beaucoup changé. Vous avez TRPR TUMP vous. Bon ça c'est l'évolution normale.
Ensuite vous êtes devenu partisan du président Macron. Aujourd'hui, vous êtes très très antienne, d'autres temps où vous étiez plus à droite. Est-ce que vous payez au fond ce parcours assez slalom ?
Je ne suis pas moins à droite, je ne suis pas plus à gauche, j'ai été maire. Vous savez ce que ça veut dire être maire ? de s'entendre parce que c'est une exigence avec tous les présidents de la République.
J'aurais été maire sous trois présidents de la République différent : monsieur Sarkozi, monsieur Hollande, monsieur Macron et je me suis entendu avec les trois présidents de la République. Certes, j'aurais partagé plus d'idées avec Nicolas Sarkozy sur ma vision pour l'avenir de notre pays, sur sa gestion, sur l'économie, sur l'industrie. Et pour autant, le maire de Nice a le devoir pour apporter aujourd'hui près de 70 % de financement sur toutes les transformations de notre ville avec chaque administration.
Et ceux qui prétendent demain être maire de Nice en étant fâché avec l'administration centrale, en refusant de parler avec un président de la République qui ne partagerait pas les mêmes idées que lui ne serait pas digne d'être maire de ministre. Quel est le danger ? On entend dans votre camp des grands mots dire il y a un danger fasciste.
Est-ce que vous pensez ça vraiment ? Mais nous avons un danger d'extrême droite. Nous voyons l'appareil qui est mise en place en face de moi et qui est d'ailleurs dénoncé par vos confrères journalistes Denis Matin de Libération d'une autre chaîne de télévision dans un complément d'enquête selon lequel l'appareil d'un homme d'affaires exilé en Belgique déjà aux élections législatives de 2024 apporter des financements inadaptés au candidats de l'ultradroite que j'ai contre moi aujourd'hui.
Donc c'est un danger de voir tout cela s'abattre, mettre sous cloche notre ville là où je veux donner de la place à la culture qu'il veut la tuer. Et pour preuve, il est président du conseil départemental. Il a supprimé 500000 € chaque année à l'opéra de Nice, 300000 € chaque année au théâtre national de pareil pour le tissu associatif.
Forcément, ce n'est pas la même vision des choses. Monsieur le maire, vous avez quand même sacrément changé. Pardon, vous dites vous dites "Vous avez pas changé." Oui, je rappelle vous avez commencé votre carrière sous Jacques médecin.
Jacques Médecin qui était votre mentor par rapport à nous tous. Tout le monde est gauchiste par rapport à Jacques Médecin. C'est l'homme qui disait "Je suis je partage depuis 30 ans les idées communes avec Jean-Marie Le Pen sur l'immigration, la peine de mort et sur l'avortement.
Même sur l'avortement, ça c'était votre milieu d'origine, c'était votre maire, c'était votre patron." Et aujourd'hui vous dites "Je suis le le rempart au fascisme." Non, mon patron mon patron était Jacques Chirac.
Jacques médecin était RPR, j'étais le président du RPR des Alpes Maritimes. C'était le candidat désigné. a fait de très belles choses dans la transformation de notre ville et j'étais dernier de l et normalement non éligible sur cette liste et je défensais je je défendais les couleurs du RPR dont qui a toujours été ma famille politique parce que je suis gauliste alors que vous dis 99 % d'accord avec le RN de Jean-Marie Le Pen.
Voilà, ça c'était quand même le la la ville de Liste là vous l'avez pris. Écoutez, nous allons nous allons nous allons vous vous êtes en train de me parler de 40 ans en arrière. Euh aujourd'hui, on parle de 2026 et du destin de ma ville pour les 7 ans qui viennent et des 18 ans que je viens d'accomplir comme maire de Nice qui aujourd'hui est reconnue comme la ville de France par l'Institut montagne qui est la mieux gérée au plan budgétaire et qui apporte le plus ouverture sociale et qui en même temps de la main droite apporte le plus de fermeté avec 6500 caméras que j'ai installé dans cette ville avec 650 agents de police municipale pour compenser le manque des effectifs de police nationale et garantir plus de sécurité que dans toutes les autres grandes villes de France.
Parlez-moi de 2026 et pas de 19. Parlons 2026 Christian Ristrosi, parlons de 2026. Il y a évidemment un anniversaire très important 2026, c'est la tuerie de Nice.
C'était en 2016. Ça a été une des pires tueries islamistes de toute la France qui a Nice à un degré inoui. Je crois il y a eu 80 plus de 80 morts. 86 morts si ma si ma mémoire est bonne. 86 86 morts.
Voilà. et c'était un islamiste euh installé à Nice aujourd'hui. Qu'est-ce que Qu'est-ce que vous pouvez faire pour prévenir le danger de du radicalisme islamiste ?
On sait à quel point c'est un débat national. J'étais le premier à illustrer la 5e colonne qui était en train de s'installer dans notre pays et qui aujourd'hui a tendu ces tentacules de partout. Et donc nous savons qu'il y a une menace, une menace terroriste qui est permanente et qui est à très haut niveau.
Le ministère de l'intérieur est extrêmement vigilant, nous le savons, et nous aussi nous sommes très vigilants. La preuve en est que nous avons aujourd'hui un degré de sécurité sur chacun de nos événements. Nous sortons de carnaval où nous avons accueilli 420000 personnes et le candidat de l'ultradroite que j'ai en face de moi voudrait promettre qu'il n'y aurait plus le dispositif de protection d'un événement comme celui-là l'année prochaine s'il était maire.
Alors que c'est exigé par le ministère de l'intérieur pour prévenir tout attentat terroriste. Il veut donc un bain de sang dans ma ville. Moi, je ne le veux pas. et nous continuerons à nous organiser, avoir un niveau de sécurité maximum pour accueillir des arrivées du Tour de France, pour accueillir le sommet des Nations- Unies sur la montée des eaux et le réchauffement climatique.
Monsieur le ma donc voilà la réalité. Tous ces événements ne viendront plus à Nice. L'économie de Nice va plonger à la verticale, là où nous n'avons cessé de créer de la croissance et de l'emploi.
C'est ça la réalité qu'il faut voir aussi de ce qui risque de mettre en danger notre ville dimanche prochain puisque ce candidat promet qu'il n'y aura plus de grande politique événementielle à Nice. Christian Estrosi, un mot encore s'il vous plaît. Il faut rassembler.
Al ça c'est de l'au de tout le monde hein. Ça personne ne peut le nier au second tour. Vous avez besoin des voix de gauche là tout à coup les gens de gauche vous avez besoin de leur faire des des sourires.
Il y a plein de de mê sur vous. Alors tout le monde dit c'est c'est bonne guerre hein. Vos adversaires ou les moqueurs disent que vous courez après la que vous êtes dans la phase opportuniste.
Vous essayez d'attraper tout et d'attraper la gauche en particulier. Pourquoi l'électeur de gauche devrait se dire tout à coup tiens Estrosie et mon rempart ? Vous savez, je me bats pour cette ville depuis toujours que j'ai été dans une carrière sportive où j'étais fier de faire sonner la Marseillaise et d'avoir Nice dans mon cœur, que j'ai occupé des ministères parmi les plus magnifiques sous Jacques Chirac et sous Nicolas Sarkozy.
J'avais Nice dans mon cœur que j'ai été président de cette région. J'avais mise dans mon cœur. J'ai décidé il y a trois mandats de direonisois, plus jamais je n'exasserai de mandat de politique nationale pour me consacrer à vous, pour faire avancer cette ville.
Donc ce que je dis simplement, c'est que je suis là pour rassembler tout le monde, tous ceux qui ne veulent pas demain voir le lieutenant de Marine Le Pen à la tête de cette ville et la faire plonger dans un précipice. C'est cela la réalité. Merci.
Et peu importe d'où viennent les voies, je suis là pour rassembler toutes les valeurs républicaines. Nous n'avons que 15000 voix rattrapées sur 100000 abstentionnistes, plus des voix qui viendront d'ailleurs et qui nous rejoindront. Et ce sera la victoire pour nous dimanche prochain pour que Nice ne plonge pas dans le précis.
Christian Estrosi, merci beaucoup. Allez, petit exercice républicain pour terminer. Vous êtes vous êtes adversaire mais enfin c'est la République.
Allez qualité principale, défaut principal de d'Éric Siotti. Vous avez beaucoup travaillé ensemble hein. Avant d'être ennemi, il arrive qu'on soit amis.
Qualité principale, défaut principal. Deux mots. J'en ai fait un député, j'en ai fait un président du conseil départemental, je lui ai proposé ben c'était un très bon collaborateur qui m'a pas une qualité. qu une qualité une qualité en défaut qui qui m'a qui pouvait c'était un très bon collaborateur qui m'a fait croire qu'il pouvait être d'une grande loyauté et donc son immense défaut c'est le mensonge le fake et la trahison.
Merci beaucoup et demand comme il a trahi d'ailleurs sa famille des républicains en s'enfermant dans ce bureau place du palais Bourbon pour essayer d'emporter les voix des LR au rassemblement national. Cette image tous les Français l'ont en tête. Merci à vous d'avoir été en direct et demain il vous répondra sans doute avec on verra si c'est les mêmes gentillesses qu'il vous rend.
Merci beaucoup à vous d'avoir été avec nous en
Christian Estrosi