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Conférence de presseLe Figaro (sur YouTube)· 26 novembre 2021 22 minAutoproduitActualité / polémiqueImmigration & asileInstitutions & électionsEurope & internationalCulture, médias & sport

🔴Emmanuel Macron rencontre le pape François

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 20 %Défensif 50 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 2:00OuverteRéponse directe

    Pourquoi a-t-il sollicité une audience chez le pape et qu'attend-il de cette visite ?

  • 4:00OuverteRéponse directe

    Est-ce qu'on sait Jean-Marie Guénois comment s'est passé cette rencontre ?

  • 6:00OuverteRéponse directe

    Est-ce qu'on sait ce qu'il a dit au pape François Emmanuel Macron ?

  • 8:00ComplaisanteRéponse directe

    Si vous venez nous rejoindre en direct sur Figaro Live, nous euh vous parlons et nous commentons euh cette actualité aujourd'hui qui concerne la visite du chef de l'État français Emmanuel Macron au pape François au Vatican.

  • 10:00OuverteRéponse directe

    Jean-Marie Guénois, cette rencontre a été obtenue à 5 mois de la présidentielle. Or, en préparant cette émission, je je me suis aperçu qu'en dépit de l'usage, cet événement a lieu en dépit de l'usage qui veut que le pape ne reçoive pas de chef d'état pendant une campagne électorale. Pourquoi le pape accorde-t-il, on va dire, c'est une faveur, cette sorte de faveur au chef de l'État français ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 3:00Jean-Marie GuénoisFait
    « Les catholiques ont été extrêmement déçus par le tour de pass-p que Macron avait voulu faire au Bernardin en allant rencontrer l'Église catholique à grand renfort de publicité. »
  • 5:00Jean-Marie GuénoisChiffre
    « Un premier ministre c'est à peu près une demi-heure, un chef d'état c'est entre 45 minutes et 1 heure. »
  • 9:00Jean-Marie GuénoisFait
    « Le pape François siège au Vatican depuis 2013 et pourtant il ne s'est jamais rendu en France. »

Modèle mistralai/mistral-small-3.2-24b-instruct:floor · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Bonjour à tous, merci de nous retrouver en direct sur Figaro Live. Un peu plus tôt ce matin, le président français Emmanuel Macron est arrivé au Vatican pour être reçu par le pape François. Une rencontre dont les images ne nous parviennent qu'à l'instant puisque il s'agit d'un d'une diffusion en différé.

Là, il s'agit des images de son arrivée au Vatican. On aura dans quelques minutes les images de sa rencontre à proprement parler avec le pape. Jean-Marie Guénois, euh rédacteur en chef et spécialiste des religions Figaro est à mes côtés pour commenter cet événement et répondre à vos questions.

Bonjour Jean-Marie, bonjour Charlotte. Merci d'être avec nous en direct. Alors, c'est la deuxième fois depuis le début de son mandat qu'Emmanuel Macron est reçu au Saint-Siège.

La première visite avait eu lieu en juin 2018. Euh le président, il faut le préciser, a été reçu à sa demande. Pourquoi a-t-il sollicité une audience chez le pape et qu'attend-il de cette visite ?

Alors techniquement euh le président comme d'autres chefs d'état profitent souvent d'un voyage à Rome pour demander solliciter une audience avec le pape. Politiquement, c'est clairement euh un acte de de précampagne, voir de campagne électorale puisque rencontrer le pape, c'est donner l'impression en tout cas euh que les relations avec l'Église catholique sont bonnes. Donc les catholiques peuvent avoir confiance dans ce président et il y a vraiment c'est d'abord un geste clairement politique.

Mais il a besoin de de rassurer l'électorat catholique en France. Et pourquoi ? L'électorat catholique a été très déçu.

Les catholiques qui sont d'ailleurs pas du tout, on ne peut pas les enfermer dans une voie politique. Il y en a de droite, de gauche, des verts, des jaunes, des rouges, des bleus. Donc faut surtout pas commettre cette première erreur.

Deuxièmement, les catholiques ont été extrêmement déçus par le tour de pass-p que Macron avait voulu faire au Bernardin en allant rencontrer l'Église catholique à grand renfort de publicité. Donc Bernardin ce ce collège des Bernardins à Paris où il a fait un grand discours appelant les catholiques à participer au débat, à s'impliquer dans le débat qu'il les écoutait comme d'ailleurs il a dit je vais ce matin écouter le pape et en fait il en est rien sorti notamment sur les lois bioéthiqu il n'en est rien sorti donc il y a une part de de d'actes politiques de la part de de de Macron parce que les catholiques curieusement quand les élections sont serrées surtout au deuxème tour et que les enjeux se se se calculent et se jouent sur quelques quelques milliers de voix parfois ou dizaines de milliers de voix. Les catalogues peuvent être une variable d'ajustement très intéressante à ce moment-là.

Et ça c'est déjà vérifié dans des élections présidentielles précédentes. Donc Emmanuel Macron le sait très bien et il anticipe finalement cette mauvaise humeur des catholiques euh à son égard en essayant de rattraper une image et la meilleure façon de le faire c'est de voir le pape François de même qu'il avait téléphoné quasiment la veille de de de lancement des lois sur bioéthique. Il avait appelé le pape François sur un autre sujet pour dire voyez on a quand même des bonnes relations, n'est-ce pas ?

Mais mais en réalité, il faut pas se leurer sur l'agenda politique du président de la République qui est d'ailleurs de bonne guerre. Alors, on le voyait il y a quelques secondes, on vous montrait les les images de de l'arrivée du chef de l'État français au Vatican. Voilà, il sortait de son véhicule, il était accueilli par Monseigneur Sapiensa, le préfet de la maison pontificale.

L'entretien a déjà eu lieu. On devrait voir quelques images de leur rencontre à proprement parler. Est-ce qu'on sait Jean-Marie Guenois comment s'est passé cette rencontre ? si elle s'est bien passé et combien de temps elle a duré parce que je crois que la durée d'un entretien avec le le pape est quand même à son importance.

Il y a pas des tarifs mais presque. C'est un premier ministre c'est à peu près une demi-heure, un chef d'état c'est entre 45 minutes et 1 heure. Et de fait elle a duré 1 heure donc c'est beaucoup.

Euh il faut compter aussi le temps de traduction. Oui. Parce que parfois comme la dernière fois avec le premier ministre les deux se sont exprimés en esp il y a un peu plus d'un mois.

Voilà ils sont parlés en espagnol donc vous gagnez la moitié du temps évidemment. Là, il est possible qu'il y ait une une traduction, j'en suis pas certain, mais c'est assez probable vu la technicité des dossiers. Donc 1 heure, c'était c'était quand même un temps un temps important, c'est significatif.

Mais vous savez, des chefs d'état et des premiers ministres, il y en a en moyenne deux à trois par semaine. Donc c'est pas du tout un événement vu du côté du Saint-Siège que de recevoir le chef d'État français qui lui donne l'impression que la terre entière le regarde en train d'aller voir le pape. Les chefs d'État, c'est monnaie courant au Vatican.

Donc le protocole est très très réglé, très mesuré et et Emmanuel Macron entre dans ce protocole comme les autres chefs d'État. Est-ce qu'on sait euh ce qu'il a dit euh au pape François Emmanuel Macron ? Euh sur quel sujet prioritaire il souhaitait s'entretenir avec lui ?

Alors, on n' pas eu alors justement une des caractéristiques, c'est qu'en général la règle, ce qui montre d'ailleurs que c'est aussi une une un montage en partie médiatique, la règle veut que un chef d'état soit discret et pudique sur ses rencontres avec le pape. Et encore là, on a eu droit hier à une mini conférence de presse, très bien pour les journalistes, où le Macron va dire avant de voir le pape ce qu'il va dire au pape à savoir les dossiers de l'immigration, enfin les grands dossiers internationaux du moment, la vaccination, on peut les deviner. Euh donc euh voilà euh ce sont quand même des discussions très très larges.

Euh il peut y avoir un aspect plus personnel. Euh parfois ça arrive hein. Un chef d'état peut avoir besoin de s'entretenir personnellement avec le pape et on voit parfois des des chefs d'état sortir de ces rencontres transformés ou liquéfié ou un petit peu différent ému en tout cas.

Ça arrive. Euh là, on a des dossiers très lourds, notamment la le dossier d'immigration, euh le dossier évidemment de la société biorse bien sûr. Euh donc euh il y a dans je pense le vrai le vrai dossier central reste la question d'immigration.

Il se trouve que le pape va aller à Chypre et à lesbos sur lesbos la semaine prochaine pour défendre toujours son idée d'ouvrir les frontières européennes aux migrations. Là-dessus, évidemment le président français comme d'autres présidents en Europe sont sont en en réserve, mais c'est le dossier central. D'un autre côté, le pape est plutôt socialdémocrate de de de de disons de de positionnement politique.

Donc on dit en centre gauche. Il est très utile actuellement au chef d'État européen, très utile de voir le pape pour contrer une sorte de vague nationaliste, souverainiste, populiste qui monte en Europe. Et en fait, le pape lui regarde la France à travers l'Europe et en accordant cette audience, c'est une façon de soutenir pour lui, pour le pape François, la lutte contre le nationalisme.

On a vu comment il a traité quand même le chef d'état, le Premier ministre hongrois quand il est allé sur place en en ne donnant que 2 heures d'une d'une messe et en partant aussitôt sans accueil officiel. Enfin, c'était vraiment une gifle à l' Hongrie parce que les Hongrois avaient mal voté dans son état d'esprit. Donc euh voyez donc cette cette rencontre en fond le le noyau de cette rencontre c'est un un acte politique apporté européenne surfond de crise migratoire et en vue de de repousser aussi loin que possible dans l'esprit du pape comme de du président Macron la perspective d'un vote populiste souverainiste.

Si vous venez nous rejoindre en direct sur Figaro Live, nous euh vous parlons et nous commentons euh cette actualité aujourd'hui qui concerne la visite du chef de l'État français Emmanuel Macron au pape François au Vatican. Le chef de l'État a été reçu il y a quelques minutes maintenant euh en fin de matinée au Vatican par le pape François. L'événement a eu lieu.

Nous allons vous diffuser les les images en différé si la FP veut bien nous permettre d'accéder au flux. En tout cas, on est avec Jean-Marie Guois, rédacteur en chef au Figaro et spécialiste des religions qui commande cet événement avec nous en direct. Si vous avez des questions, vous n'hésitez pas à les poser.

Nous sommes diffusés sur Figaro Live et sur YouTube. Euh Jean-Marie Guinois, euh cette rencontre a été obtenue à 5 mois de la présidentielle. Or, en préparant cette émission, je je me suis aperçu qu'en dépit de l'usage, cet événement a lieu en dépit de l'usage qui veut que le pape ne reçoive pas de chef d'état pendant une campagne électorale.

Pourquoi le pape accorde-t-il, on va dire, c'est une faveur, cette sorte de faveur au chef de l'État français ? Alors, formellement, le président Macron n'est pas encore candidat si si mes informations sont exactes. Donc, du point de vue du pape et de l'Église catholique et du protocole, il reçoit un chef d'état en exercice.

Deuxièmement, cette règle que vous évoquez, elle s'applique surtout pour les voyages pontificaux. Le Saint-Siège évite soigneusement de d'envoyer le pape ou d'accepter un voyage dans un pays dès lors qu'il y aurait à horizon de moins d'une année une élection importante qu'elle soit législative ou présidentielle. Euh enfin euh personne édup et là on revient à ce que nous venons d'évoquer, c'est-à-dire que le pape François veut encourager autant qu'il peut les chefs d'État européens qui ne sont pas populistes, qui ne sont pas souverainistes et et là il est il est à découvert.

Le pap François n'a pas peur de ses opinions politiques, il a pas peur de mener des combats politiques. Et cette rencontre s'inscrit dans cette volonté de de de faire barrage parce que c'est pour lui, il s'agit de faire de cela. On a vu comment il a agi par exemple avec le président Trump et comment ensuite il a complètement changé d'attitude avec le président Biden aux États-Unis.

Toujours en raison du même sujet, la question d'immigration. Donc le pap François a mis la question migratoire au centre de son pontificat. Il a des raisons aussi de le faire.

On n'est pas là pour en juger mais en tout cas c'est un fait. et euh tout ce qui peut aller dans le sens d'une politique européenne européenne, j'insiste hein, pas seulement française euh contre les nationalismes et les populistes, le pape François saisit toutes les occasions pour pouvoir euh faire avancer ce dossier. Alors, ma question euh sur cette faveur qu'on pourrait penser de cet accueil que fait le pape François aujourd'hui dans cette échéance électorale française, c'est aussi parce que certains pensent qu'il y a une relation particulière entre le pape et et le chef de l'État.

Cher Charlotte, c'est c'est du storytelling. Ça c'est l'Élysée qui écrit cette cette histoire là. Il y a pas de relation particulière entre le pape François et Emmanuel Macron.

Si c'était vrai, le pape François serait venu en France depuis longtemps. On dit on dit qu'Emmanuel Macron est un ancien élève des jésuites et dans cette mesure-là, est-ce que il peut ça peut aider à capter l'attention ? Emuel a quelque chose à monde qu'il en est manière et qu'il est un peu comme chez lui, même si par ailleurs il a pris ses distances personnelles avec le catholicisme.

Non, il n'y a pas de relation privilégiée avec le le entre le pape François et Emmanuel Macron. Il faut bien réaliser que la France vue de Rome n'est pas le centre du monde et Mel Macron n'est pas le président des présidents. Et euh l'église se garde toujours de privilégier tel ou tel euh régime ou telle ou telle personnalité et essayer d'avoir une attitude assez neutre par rapport au-delà des dossiers plus politiques dont on vient de parler.

Mais en en terme disons de relation protocolaire, elle est extrêmement soucieuse de ne pas donner l'impression de privilégier l'un ou l'autre. Donc euh beaucoup de chefs d'état téléphonent au pape quand il y a des sujets particuliers. Euh il y a pas du tout euh de d'exception Macron dans les relations avec le le pape François.

Même quand on voit cette image qui nous sert d'illustration de leur rencontre. Oui, mais ça c'était le président Macron au début, cette première rencontre qui a osé embrasser le pape, mais il savait ce qu'il faisait aussi. Hm.

On est dans on est dans un récit euh dans un récit politique avec des séquences qui sont pensées à l'avance et Macron a l'art à l'art effectivement de savoir parler à l'inconscient euh du peuple français par des gestes symboliques dont celui-ci. Et c'est ce jamais le pape ne se permet d'embrasser un chef d'état. C'est lui, si vous regardez bien les images, qui était allé embrasser le pape et ça avait un peu surpris le protocole à ce moment-là parce que ça ne se faisait pas.

Ça ne se faisait, ça ne se fait pas. Un chef d'état ne va pas embrasser le pape le pape en public. C'est c'est c'est quelque chose qui ne se fait pas.

Et c'est une c'est une erreur diplomatique, une faute diplomatique. Non, c'est un je le pape français, vous savez, c'est un homme très libre. Oui.

Donc il est latino-américain, argentin, il vous tape sur l'épaule. C'est c'est un homme absolument pas du tout conventionnel. Donc il est tout à fait à l'aise avec justement des relations humaines vraies et il les apprécie.

Donc je ne vais pas juger non plus ses intentions, mais en l'occurrence poser ce geste donne l'impression qu'il y a une relation tout à fait particulière. Or euh j'atteste qu'il y a une relation normale d'un pape avec un président parmi d'autres et que voilà s'il y avait une relation si extraordinaire que ça, Macron Emmanuel aurait réussi à convaincre le pape François de venir en France. Et bien justement le pape François siège au Vatican depuis 2013 et pourtant il ne s'est jamais rendu en France.

Comment on l'explique ? Est-ce que c'est parce que la France finalement ça n'est pas une priorité dans l'agenda du pape François et pourquoi si il était venu à Strasbourg et ça avait créé un mini scandale, c'était donc après son élection, est-ce que c'était fin 2013 ou début 2014, je crois c'est fin 2013 pour aller aux communautés européennes. Il avait délivré un grand discours, très beau discours sur l'Europe d'ailleurs à à cette occasionlà.

C'était la première fois que le pape s'adressait à l'Europe et c'était très important. Et moi, j'avais été un de ceux qui disaient, c'était en 2014, ça me revient maintenant, à écrire comment se-il que le pape passe à quelques mètres de la cathédrale de Strasbourg quasiment un siècle après le début de la guerre de 1914 qui a quand même été qui a ravagé quand on est un peu il se trouve que je suis un peu de cette région de ce de la France on voit la le ravage que ces guerres ont fait dans ces dans ces régions et en France tant en 14 qu'en 39, il aurait été quand même pas indécent que le pape s'arrête même sans vouloir faire un voyage en France. aille prier à la cathédrale en silence en mémoire des millions de morts de ces conflits puis aille ensuite aux communautés européennes.

Non, il avait dit non, je vais aux communautés européennes. C'était le début du pontifical. Il était quand même très très arrêté aussi dans dans dans ses idées dans ce qu'il voulait faire. ne voulait pas mélanger la France et les communautés européennes et ça avait été à la limite bon à la limite d'un incident diplomatique.

C c'était mais donc il est il n'a pas voulu il ne veut pas venir en France parce que la France n'est pas une priorité pour lui. Et puis il y a aussi d'autres dossiers qui le chagrin en France. La France est un pays qui fabrique beaucoup d'armes.

Il est il est il déteste ça. Il est pas il est pas à l'aise avec une certaine arrogance française. La France considère que c'est un pays assez gâté sur le plan de l'église.

Elle a été choyée par les papes, choyé par le pape Jean-Paul II, choyé par le pape Benois X qui étaient tous les deux des francophones et des francophiles [Musique] d'une sincérité totale. Enfin, il a reçu beaucoup de la France. C'est un dév François c'est un dévot de de Sainte Thérèse de l'Enfant Jésus.

Il a il a toujours histoire d'une âme dans son sac. qu'il a parmi ses ses grands ses pères spirituels et ses inspirateurs, il y a de des des de des des jésuites français très importants. Donc il est il est familier de de ce pays et de sa culture, mais il la tient à distance comme comment dire comme comme un un père de famille qui considérait bon ça va tu as été très gâté maintenant j'ai beaucoup d'autres enfants à à devoir m'occuper dont des pays en difficulté et on le voit par exemple il va il va aller en Grèce la semaine prochaine il va les boss se retourne dans ce camp de réfugiés c'est voilà ça préoccupation, ce sont les pauvres, les petits, les marginaux et non pas les pays qui ont pignon sur rue.

Que que peut penser que peuvent penser les les catholiques français au-delà de ces aspects politiques ou géostratégiques de de de cette réponse que vous faites et et de ce que ça peut ça peut probablement les toucher de savoir que le pape considère que voilà, ce sont des catholiques suffisamment gâtés, que ce ne sont pas des catholiques prioritaires entre guillemets. C'est, je dirais pas que c'est pas des catholiques prioritaires. Les catholiques sont les premiers à comprendre que euh le pape justement dans une perspective chrétienne s'intéresse d'abord aux petits, au aux souffrants, au plus démunis.

On les voit ces images d'Emmanuel Macron à l'instant diffusé en en différé de sa rencontre avec le pape François au Vatican qui s'est déroulé un peu plus tôt ce matin. Une rencontre, vous le disiez Jean-Marie Guinois, spécialiste des religions, rédacteur en chef au Figaro, une rencontre qui a duré 1 heure et qui de ce que vous dites est un un un timing, une durée d'entretien qui correspond à celle qui est une bonne moyenne qui est une bonne moyenne alors c'est toujours cordial, on le voit sur ces images. Là, c'est la deuxième partie de l'entretien, c'estàdire que on l'a vu assis à son bureau juste avant qu'il ne commence l'entretien en tête à tête et puis ensuite le président fait entrer donc une fois qu'ils ont parlé donc à peu près une heure, le président fait entrer sa délégation.

Là, il doit être en train de lui offrir un livre d'ailleurs et faire entrer sa délégation. Et à base, c'est le livre Inigo, c'est le c'est le livetou c'est le livre écrit par François Surau sur le fondateur des Jésuit Inigo. C'est la le surnom de Ignas de Loyola.

C'est un très beau livre d'ailleurs, je je vous le recommande. François qui écrit d'ailleurs dans dans le Figuero régulièrement et qui est un de ces un de ses conseillers aussi. Donc voilà.

Euh et après donc on fait entrer la la délégation, échange de cadeaux donc des livres, des gravures, des des céramiques, que sais-je et puis après euh voilà le pape accompagne ce petit monde à à alors ça c'est le pape vient de montrer au pape au président de la République français une lettre. Oui, là il y a un plateau avec des chapelets qui arrivent aussi qui sont des cadeaux offerts. Là, c'est vraiment le revoir.

Ce qu'on voit c'est vraiment la dernière scène, il se disent au revoir et voilà et une rencontre qui qui qui dont on sent l'aspect plutôt la tonalité plutôt chaleureuse entre guillemets. Oui, mais mais le pape est comme ça. Le pape n'est pas enfin sauf pour Trump la première fois.

Là, c'est le carnel Paroline donc le premier ministre de l'Église catholique qui que le président de la République a rencontré après sa rencontre avec le P. Là, c'est Monseigneur Calager qui est un anglais, le ministre des affaires étrangères du Vatican qui parle très très bien français. Les deux d'ailleurs parlent un excellent français euh puisqu'ils ont été aux affaires diplomatiques tous les deux.

Et là, c'est un entretien plus technique sur les questions bilatérales, sur les questions multilatérales. Euh la place de la France, en quoi le Saint-Siège peut faciliter un certain nombre de choses comme une diplomatie un peu parallèle, un peu de soft power. Voilà.

Donc effectivement et c'est toujours très impressionnant cette cet aspect un peu protocolaire, les marbres, les gardes suisses, les couleurs. Le Saint-Siège a a l'art de de conserver une une honore en tout cas ces visiteurs par une une grande dignité. On voit les ministres qui suivent, je crois que l'odillant également dans la dans la dans la suite du président.

Voilà, ce sont des images en différé d'un événement donc qui s'est déroulé un peu plus tôt ce matin. Le pape François recevait donc le chef d'État français Emmanuel Macron au Vatican pour une une rencontre placée sous une une totalité plutôt chaleureuse mais avec des intentions politiques. Vous nous l'avez bien expliqué Jean-Marie Guenois de la part de du chef d'État français.

Euh vous disiez que leur temps d'entretien qui était d'une heure environ était dans la moyenne. Euh c'est la 2è fois, on disait que le chef de l'État euh euh va à la rencontre du pape François au Vatican. Euh deux visites en un quinquena, c'est plus ou c'est moins que les prédécesseurs d'Emmanuel Macron ?

Là, on peut pas non plus euh tirer de de conclusion là-dessus. C'est c'est ce qui est étonnant effectivement, c'est cette visite à 5 mois des élections présidentielles. C'est une visite de fin, non pas de pontifica de fin de quinquena.

Euh et là euh très peu, sauf François Hollande, je crois aussi avait essayé de tirer sur le la corde jusqu'au bout. Euh on on est on est quand même euh là on peut pas s'empêcher de penser qu'il y a qu'il y a des arrières-pensées euh politiques et que le pape finalement fréquenter le pape même pour des tenants de la laïcité euh pure et dure, c'est quand même utile parfois dans dans l'escarcelle politique. Quand les internautes qui nous suivent en direct, mais je les en remercie.

Quand Chris Cross qui est un fidèle de Figaro Live commente en disant ça sert à quoi cette rencontre ? À rien. Est-ce que les objectifs d'Emmanuel Macron peuvent être satisfaits en partie ?

Il est un petit peu sévère notre notre internaute que je salue d'ailleurs. Merci de de votre fidélité et de votre réaction. Euh sert à rien non parce que c'est justement on est dans un domaine du soft power.

C'est-à-dire que l'Église catholique n'a pas un rôle prééminent majeur dans les affaires du monde, mais pourtant elle est là comme entité morale, comme facilitatrice parfois de solutions dans des conflits, comme veilleur moral, comme comme vigile. Et donc ça ne fait pas de mal à un État comme la France d'avoir des relations avec le Saint-Siège. De même, le Saint-Siège a besoin d'échanger, de se confronter avec des pays comme la France, comme d'autres.

Donc bien sûr, ça ne sert pas au sens technique à quelque chose. Il va pas il va pas il ne se produira pas après cette rencontre des des décisions, des actions majeures, mais euh on entretient un mouvement, on entretient une relation qui est qui est au bénéfice quand même de tout le monde, du pays, de la France, de l'église et de l'humanité d'une certaine manière parce que la France a quand même une influence internationale importante. Le Saint-Siège le sait et réciproquement le Saint-Siège malgré sa petite apparence et ses gardes su et ses fleurs et tout ce qu'on a vu là et est quand même une entité mondiale très importante dans notamment dans des pays comme l'Afrique des continents importants.

Donc tout le monde a intérêt à à ce genre de relation. Merci beaucoup Jean-Marie Gainois de nous avoir consacré un peu de votre temps ce matin pour commenter cette actualité et en l'occurrence la visite d'Emmanuel Macron au pape François un peu plus tôt ce matin. On le voit sur ces images.

Vous aurez l'occasion de réécouter et revoir cet entretien que je viens de mener avec Jean-Marie Guenois. Guillaume Tabar est sur place notre chroniqueur politique et il va nous raconter ça dans le détail dans le détail dans le print demain matin et sur le figaro.fr évidemment dès demain dès la fin de journée aujourd'hui j'imagine.

Merci encore Jean-Marie Guenois. Je rappelle que vous êtes rédacteur en chef et spécialiste des religions au Figaro. Merci à tous de nous avoir suivi sur le Figaro.fr et sur YouTube.

À très vite sur Figaro Live. Evet.