Philippe de Villiers : «Le régime est en train de mourir»
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 60 %Défensif 10 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:15Philippe de VilliersFait
« deux chambres sur trois étaient composé exclusivement de membres du syndical de la magistrature »
- 0:45Philippe de VilliersFait
« le syndical de la magistrature est entré dans l'État pour démolir l'État, pour démolir la loi, pour démolir le bien commun »
- 1:45Philippe de VilliersFait
« l'Institut pour la justice a posé le problème de la composition de la magistrature »
- 3:30Philippe de VilliersFait
« ils deviennent substitut du procureur à Hauche »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Et là, je vais vous raconter quelque chose. J'ai eu une confidence d'un magistrat qui m'a appelé hier et qui m'a dit "Ah ben les chambres de il y a trois chambres de comparition immédiate à Paris dont une qui a été rajoutée au dernier moment. Et avant, il y avait un un juge qui présidait tout ça qui s'appelait Tonis Curtis et qui était considéré par le syndicat des magistratures comme trop dur parce que de temps en temps il envoyait en prison en comparaison immédiate.
Ils l'ont largué et ce magistrat m'a dit, je vous assure que deux chambres sur trois étaient composé exclusivement de membres du syndical de la magistrature. Le syndical de la magistrature est entré dans l'État pour démolir l'État, pour démolir la loi, pour démolir le bien commun. Et donc la syndicalisation c'est pas possible.
C'est comme l'armée. Quand on rentre dans l'armée, on se syndique pas. Quand on est magistrat, on juge au nom de la société, au nom du peuple français et pas au nom de conviction idéologique.
On laisse ces convictions idéologiques au vestiaire quand on prend la toge et l'armine. Et enfin, je termine par quelque chose d'essentiel dont jamais personne ne parle, sauf l'Institut pour la justice avec le remarquable Pierre Mariev qui est un homme exceptionnel et qui est exceptionnel de bon sens, qui a parlé de désastre judiciaire à propos de du drame concernant l' Alors là, je je crois pas trahir sa pensée en disant que euh l'Institut pour la justice a posé le problème de la composition de la magistrature. Pourquoi ?
Parce que en fait les jeunes magistrats qui sortent de l'École nationale de la magistrature, il y a aussi Jean-Paul Garot qui m'avait raconté ça parce qu'il a été à un moment donné en responsabilité là-bas. Tous ces ces jeunes, ils rentrent à 22 ans et ils sortent à 25 ans. Et à 25 ans, ils sont substitut du procureur à Hauche.
Vous voyez, ils ont jamais rien fait d'autre. Donc ils font des études, ils passent le concours, ils sortent de l'ENM et ils deviennent substitut du procureur à Hauche. Bon, alors la solution, bah la solution c'est simple, c'est le panachage.
La solution puisque on dit souvent euh "Ah, il faudrait un lien plus fort entre police justice." La solution, c'est de faire rentrer des policiers et des gendarmes dans la justice et donc par le tour extérieur, ce qui est à la disposition du ministre, c'est-à-dire en fait permettre à des anciens gendarmes, à des anciens commissaires de police de devenir magistrat et permettre à des magistrats de faire l'inverse. à ce moment-là, vous aurez une compréhension plus intime entre les forces de sécurité et la magistrature.
La grande différence entre les forces de sécurité et la magistrature, je vais dire un truc horrible mais ça fait rien, c'est le fruit de mon expérience. Quand vous rencontrez un gendarme ou un policier, il est dans la vie. Il est dans la vie de tous les jours.
Il parle à la population, il est dans la population, il est de la population. Le magistrat lui, il est à l'abri de sa toge et il médite la phrase de Richelieu qui disait "Laissez les juges dormir, tant qu'ils dorment, ils ne se révoltent pas et ils ne sont pas tentés de prendre le pouvoir." Mitteran a eu un mot juste, c'est rare que je lui rends dommage, mais il a dit "Les juges ont eu la peau de l'ancien régime, ils auront la peau du nouveau." Voilà, l'origine en train de mourir.
Philippe de Villiers